#webtube : Il n’y a jamais eu autant de centres dramatiques, et cependant jamais le théâtre français n‘a été aussi pauvre. Bien-pensant, faussement subversif, et surtout très conformiste dans un original toujours plus convenu, frileux, pagailleux, décousu, décadent, le Festival d’Avignon est à l’image de la France actuelle et de son théâtre : d’un côté, un délire de fonctionnaires culturels et de nantis de la profession, ennuyeux comme des poules mouillées, de l’autre une immense pagaille, une foire à l’ail dans laquelle un bulbe ne retrouverait plus ses petits.
Tout y est et le contraire de tout : Fabienne Pascaud, la papesse de Télérama, Michalik le migrant de Paris, ou Jean-Marc Dumontet, le grand censeur des soirée des Molière, ou l’actuel directeur Santiago de Rodriguez, l’antifa de service pour la lutte contre le RN, qui, d’ailleurs, ce 9 juillet, a reçu Jean-Luc Mélenchon et sa troupe, en tournée dans la cité des papes, une sorte d’inflation folle semble s’être emparée d’un art dont on se demande ce qu’il est et s’il ressemble encore à quelque chose…
Qu’il soit in ou off, avec ses 1.780 spectacles en trois semaines, ce théâtre est devenu un lieu où l’éparpillement et le n’importe quoi ont atteint un point de non retour.
Et les pouvoirs publics ne sont pas en reste, avec leurs bureaucraties. La culture est partout, les cultureux foisonnent, les bien-pensants bien pendus se trémoussent tout l’année.
Il n’y a jamais eu autant de centres dramatiques, de scènes croisées, entrecroisées, jambes croisées ou d’intérêt régional, national, international… Et cependant, jamais le théâtre français n‘a été aussi pauvre, aussi conformisme et rabâcheur ; il crève d’un manque d’audace et d’imagination sans fin. Où est Cyrano et son épée ? Sa transformation en théâtre culturel d’Artcena, de Langs et de Dracs a tout desséché.
La même sauce scénique
Est-ce encore du théâtre ? On se le demande. Les adaptations y pullulent, le texte dramatique n’existe quasiment plus, remplacé par des soliloques de toutes sortes, à Avignon, à Paris, on en trouve à tous les coins de rue et même dans les placards à balais, créations collectives, hybrides, vidéos, textes à finir ; tout le monde écrit, tout le monde y va de son texte illisible ou griffonné par ou pour des comédien(nes), on fait du théâtre aujourd’hui comme on va à la pêche aux moules.
Au commencement, le théâtre était quelque chose de grand, par définition, un géant à pleurer ou à rire, qu’il soit populaire ou d’élite.
A présent, le théâtre est devenu un nain, un petit lieu où chacun vient faire ce qu’il veut comme il veut quand il veut comme il peut : à chacun de décider.
Ne me demandez pas ce qu’il y a cette année ou ce qui va émerger de cette débâcle ? Au milieu du ronron, le spectacle vedette de l’ouverture du Festival, en présence du ministre de la Culture, après l’émoi éphémère d’un scandale obligé, serait une sorte de montage fait d’un peu de Maldoror, celui des chants du même nom mixé avec un poète chilien, et le tout mis à sa sauce scénique par l’éternel manitou du temps, ici le metteur en scène Julien Gosselin comme l’an dernier ou l’année prochaine, pendant près de six heures. Bonne nuit, les petits !
Molière châtré par Trissotin
Entre rabâchage et idéologie, les grands textes ont disparu, censurés ou réduits au silence par une sorte de culture soft d’administration. Les auteurs, les œuvres véritables ont disparu, remplacés par des soliloques à penser. La politisation, la gauchitude, les poncifs sociétaux ont achevé l’ensemble. La censure contrôle tout débordement et serre les rails. Le rabâchage de Molière a atteint des sommets : Le Malade imaginaire, Le Misanthrope, Le Bourgeois, L’Ecole des femmes, mais sans évoquer nulle part l’islamisme ou un Tartuffe qui serait Nouveau.
N’est-il pas étonnant qu’un des auteurs les plus subversifs de notre théâtre soit aussi le plus joué dans les lieux du ronron culturel ? Mis à toutes les sauces par les Trissotins d’aujourd’hui. C’est que jouer Molière ne dérange plus grand monde, dès lors que l’on occulte son sens originel. Mais à quoi servent les auteurs vivants, à quoi sert le théâtre, s’il doit être le catéchisme des engagés conformes ?
Le théâtre d’aujourd’hui est culturel. Il est mort. Vive le théâtre !
#webtube : 100 vols, 25 agressions et 6 viols par heure : les chiffres officiels racontent une autre France. À eux seuls, les chiffres résument le bilan 2025 de la délinquance publié par le ministère de l’Intérieur. Un constat qui tranche avec un discours officiel insistant, comme chaque année, sur les effets de la libération de la parole, l’amélioration de l’accueil des victimes ou encore les progrès réalisés dans l’enregistrement des plaintes.
Ces explications existent et le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) les rappelle tout au long de son rapport. Mais elles ne suffisent plus à masquer une tendance de fond : la violence continue de progresser.
🚨 Insécurité, crimes et délits en France
💥 Les chiffres définitifs pour l'année 2025 viennent d'être publiés il y a quelques minutes.
Les violences physiques enregistrées par les services de police et de gendarmerie augmentent encore de 5 % en 2025. Plus révélateur encore, leur nombre progresse en moyenne de 6 % par an depuis 2016. Le ministère souligne lui-même que cette hausse est principalement portée par les violences commises hors du cadre familial, signe que la délinquance de voie publique continue de gagner du terrain.
Même constat pour les violences sexuelles. En moins de dix ans, le nombre de victimes enregistrées est passé de 51 900 à 132 100, soit une progression de plus de 150 %. Si le SSMSI rappelle que cette évolution est en partie liée à une meilleure prise en charge des victimes et à une parole plus libre, la hausse se poursuit année après année.
Une violence devenue structurelle
Les pourcentages décrivent une évolution. Les volumes racontent une réalité. En moyenne, les forces de l’ordre enregistrent 100 vols ou cambriolages, 25 agressions et 6 viols chaque heure. À cette photographie déjà préoccupante s’ajoute un autre indicateur particulièrement scruté par les spécialistes : les homicides et les tentatives d’homicide.
Pour Éric Henry, délégué national du syndicat Alliance Police, ces chiffres traduisent une dégradation profonde de la situation sécuritaire. « Ce n’est pas un sentiment d’insécurité, ce n’est pas un ressenti. C’est quelque chose de concret, de palpable, que vivent les policiers comme les citoyens au quotidien », explique-t-il auprès de Boulevard Voltaire.
Le responsable syndical souligne notamment l’explosion des tentatives d’homicide, en hausse de près de 100 % depuis 2016, tandis que les homicides progressent d’environ 25 % sur la même période. Pour lui, cette évolution s’accompagne d’une criminalité organisée plus violente, d’un rajeunissement des auteurs et d’une pression croissante sur des forces de l’ordre confrontées à une délinquance toujours plus complexe.
La délinquance étrangère, un sujet que les chiffres imposent
Autre enseignement majeur : la surreprésentation des étrangers parmi les personnes mises en cause pour plusieurs catégories de crimes et délits. Rapportées à la population présente sur le territoire, les données montrent que pour 1.000 citoyens français, environ six sont mis en cause pour des crimes ou délits violents, contre seize pour 1.000 ressortissants du Maghreb, soit près du triple. Pour certaines infractions, notamment les cambriolages, cet écart devient encore plus marqué, les ressortissants maghrébins apparaissant proportionnellement jusqu’à dix fois plus mis en cause que les citoyens français.
Éric Henry rappelle que ces données ne sont pas des estimations syndicales mais des statistiques issues d’organismes officiels. Il souligne également qu’elles ne concernent que la nationalité, les statistiques ethniques étant interdites en France. Ces chiffres n’autorisent évidemment aucune généralisation individuelle. Ils alimentent néanmoins un débat de fond sur la politique migratoire, les conditions d’intégration et les facteurs socio-économiques pouvant expliquer cette surreprésentation.
Alliance appelle à un « plan Marshall de la sécurité »
Pour le délégué national d’Alliance Police, ces statistiques traduisent surtout l’absence d’une politique de sécurité cohérente sur le long terme. Il dénonce une succession de réponses ponctuelles, dictées par l’actualité, sans stratégie globale associant police, justice, administration pénitentiaire et protection de l’enfance. Le syndicat Alliance réclame ainsi un « plan Marshall de la sécurité », estimant que les forces de l’ordre ne pourront durablement répondre à l’augmentation des violences sans un renforcement des moyens, de la réponse pénale et des capacités carcérales. « La sécurité est la première des libertés. Ce sont les fondations de la République. Si les fondations ne sont plus solides, la maison ne tient plus », résume Éric Henry.
Au-delà des interprétations, une réalité s’impose à la lecture de ce bilan 2025 : malgré les explications avancées par les pouvoirs publics, les violences continuent de progresser, les atteintes les plus graves restent orientées à la hausse et la question de l’immigration demeure indissociable du débat sur la délinquance. Autant de constats qui devraient peser lourdement dans les prochains débats sur la sécurité.
#webtube : Il y a un peu plus d’un an, ce couple de Canadiens a quitté son pays pour s’installer en France et relever un défi hors du commun : redonner vie à un château chargé d’histoire. Au fil des épisodes, ils partagent sans filtre les avancées du chantier, les difficultés rencontrées, les découvertes du patrimoine français et leur nouvelle vie à la campagne. Dans ce 51ᵉ épisode de We Talk Basement, ils font le point sur l’évolution de leur incroyable projet de restauration. Entre travaux, imprévus, moments de doute et petites victoires, ils racontent avec authenticité le quotidien de cette aventure qui séduit des milliers d’internautes.Si vous aimez les rénovations ambitieuses, les vieilles pierres et les histoires d’expatriation, cette nouvelle vidéo devrait une nouvelle fois vous captiver.
#webtube : Les sujets qui vous ont le plus intéressés ces derniers jours L’actualité internationale continue de susciter un vif intérêt sur WebTube. Les analyses consacrées au match France-Maroc et à la situation en Iran arrivent en tête des consultations.
L’intelligence artificielle confirme également sa place parmi les thèmes qui interpellent le plus nos lecteurs. L’article « L’intelligence artificielle ou la mort subite du libre-arbitre », preuve que les questions liées à l’IA et à notre avenir passionnent de plus en plus.
Les faits de société restent également très suivis. Les articles consacrés à Louis, à la manifestation de Narbonne et à l’affaire des kebabs contaminés à la salmonelle enregistrent de bons scrores.
Un grand merci à tous ceux qui prennent le temps de lire, de partager et de faire vivre WebTube. Votre fidélité est la meilleure récompense et m’encourage à poursuivre la publication d’articles variés, entre actualité, analyses, société et découvertes.
#webtube :« La gauche n’a aucune vision négative de l’homme, elle croit qu’il est un opprimé, elle ne comprend rien à la psyché, au conflit intime, à la grimace proustienne. » (Fabrice Luchini)
Est-ce le fait d’approcher de mes 77 berges qui me rend morose ?
Je me demande si les Français, mes concitoyens, sont conscients des dérives de leur pays qui, petit à petit, en catimini, vire à la pire des dictatures. La liberté d’expression, le débat d’idées sont en train de disparaître et ça n’émeut pas grand monde. Pourtant, comment ose-t-on encore parler de démocratie dans un pays où les dirigeants, les partis politiques, les médias, les sportifs, le show-biz, les intellectuels, les magistrats, les syndicats n’ont qu’un seul mot d’ordre : faire barrage au RN, qui n’appartiendrait pas, disent-ils, à « l’arc républicain », surtout depuis que Marine Le Pen et certains cadres de l’ex-FN sont devenus des délinquants lourdement condamnés par la justice?
Le RN est, que je sache, un parti légal, respectueux des institutions, représenté par plus de 120 députés ; un mouvement qui est le premier parti de France, en nombre d’adhérents comme en nombre de voix. La droite molle, l’extrême-centre et les gauches, minoritaires dans le pays, sont prêts aux plus basses magouilles pour faire élire des gauchistes plutôt que de voir le pays basculer à droite. Pour eux, « Reconquête »,« Debout La France », « Identités-libertés », les journaux comme « Le JDD »,« Frontières »,« L’incorrect », une chaîne de télé comme « CNews », des sites comme « Riposte Laïque », sont assimilables au fascisme et ils feront tout pour les faire taire, au nom de… leur notion de la sacro-sainte liberté d’expression, bien sûr !
Ne croyez surtout pas que je noircis le tableau. Ce qui est en train de se passer dans notre pays est gravissime. Il ne s’écoule pas une journée sans que nous subissions une nouvelle atteinte à notre droit d’expression. En réalité, il nous est fait interdiction d’émettre des idées qui ne soient pas de gauche. Ceux qui penchent – fussent un peu ! – à droite, sont étiquetés dans la fachosphère ou dans son dérivé plus récent, la Bollosphère car Vincent Bolloré, considéré pendant des années comme un grand patron, un industriel de génie, est devenu, pour les ayatollahs de la bien-pensance, l’incarnation du mal, le diable en personne, l’archétype du fasciste.
Ne vous y trompez pas, il existe une alliance objective entre Macron et Mélenchon. Même quand ils font semblant de s’opposer, ils ont, l’un comme l’autre, les mêmes visées mondialistes.
Mélenchon est franc-maçon (du Grand Orient), Macron l’est sans doute lui aussi. Sa cérémonie d’intronisation, en 2017, devant la pyramide du Louvre le laisse supposer (1). Ils ont la même détestation du peuple de souche, de son passé, et de la culture française.
Depuis l’élection de Macron, puis la percée de LFI, le discours anti-droite s’est radicalisé et les attaques contre notre camp sont de plus en plus fréquentes, de plus en plus insidieuses, de plus en plus vicieuses. Tel jour, c’est la présidente de l’audiovisuel public qui attaque la chaîne « CNews » ; tel autre, Patrick Co-Haîne se livre, sur les ondes, à une violente charge contre Philippe de Villiers ; tel autre, on coupe les vivres du journal satirique de Laurent Obertone ; tel autre c’est l’avocat Pierre Gentillet qu’on voudrait chasser de la Sorbonne où il donne pourtant des cours depuis des années ; tel autre encore, les médias de gauche collent une cible dans le dos du millionnaire catholique Pierre-Édouard Stérin. Ce ne sont là que quelques exemples récents…
Nous avons près de chez nous un avant-goût de ce qui nous attend, la Belgique francophone. Dans ce petit pays, l’islam impose sa loi et les médias ont purement et simplement effacé la droite. Elle existe encore mais n’a plus le droit de s’exprimer dans les journaux, radios et télés. Je pourrais également vous citer le Royaume-Uni qui accepte que les tribunaux appliquent la loi coranique, ou le Canada dont les dérives wokistes sont inquiétantes. Ces exemples devraient nous faire réfléchir !
Au sein même de nos facultés, l’ultragauche fait régner sa loi (2). Le vieux rêve des socialistes d’accorder le Bac à 80% des jeunes est dépassé depuis longtemps. Aujourd’hui, c’est 95 ou 96 % des postulants qui obtiennent ce diplôme, complètement dévalorisé, et tous ces bacheliers au rabais encombrent nos facs où, plutôt que d’étudier, ils font de la politique d’extrême-gauche, car depuis toujours, les aigris et les ratés penchent très naturellement à gauche.
Les conférenciers qui se situent à la droite de Mélenchon se voient interdire l’entrée des amphis. C’est ainsi que Sylviane Agacinski, l’épouse de Jospin – qu’on peut difficilement situer à l’extrême-droite – a été interdite de conférence à l’université Bordeaux-Montaigne. Des associations gauchistes, la jugeant « homophobe » parce qu’elle est contre la PMA, ont obtenu l’annulation de sa conférence. C’était il y a cinq ans ; depuis on ne compte plus les annulations de conférences dans nos facs. C’est l’ultragauche qui décide qui peut encore s’exprimer au sein de nos universités. Et plus personne n’ose évoquer la tirade qu’on attribue à cette vieille canaille maçonnique de Voltaire : « Je ne partage pas vos idées maisje me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez les exprimer » (3).
La mobilisation en faveur des Gazaouis donne l’occasion à cette ultragauche haineuse de racoler chez les jeunes musulmans issus de l’immigration en affichant un antisémitisme virulent qui ne se cache pas (4). La future élite de notre pays est d’extrême-gauche, et les naïfs qui pensent que Mélenchon n’arrivera jamais au pouvoir n’ont rien compris. Il ne sera peut-être jamais président de la République, mais ses idées, encore plus radicalisées, plus extrémistes, plus violentes, finiront par s’imposer – dans les urnes ou par la force – à tout un peuple qui, ne voulant pas voir la réalité en face, aura préféré la politique de l’autruche ; la tête dans le sable et le cul à l’air, prêt à recevoir les derniers outrages. À force de voir des fascistes partout, ils n’auront pas vu arriver les nouveaux Khmers rouges (et leurs alliés, les Khmers verts, tout aussi nocifs).
Pendant que la droite nationale fait tout pour devenir fréquentable, pour se dédiaboliser, au risque de perdre son âme et ses valeurs, la gauche s’ancre un peu plus chaque jour à l’extrême-gauche et rêve d’un grand soir où, avec ses black-blocs, ses antifas et ses troupes islamisées issues des banlieues, elle prendra le pouvoir ; un pouvoir avili par Macron, et qui sera à ramasser.
Presque personne, dans ce foutu pays (ou pays foutu ?) ne semble s’inquiéter de l’influence de « Révolution Permanente » au sein des universités (sous l’appellation « le poing levé »). Or cette mouvance est une organisation trotskiste. Elle a été fondée en 2022 comme « Section Française de la Fraction Trotskiste – Quatrième Internationale ». C’est une émanation du « Courant CommunisteRévolutionnaire » (CCR), tendance du « Nouveau Parti anticapitaliste » (NPA). Le CCR est récent, il est né en 2011. Au congrès de 2018, la direction du NPA obtenait une majorité relative. Elle devenait la cible d’importantes critiques internes qui l’accusaient de trop vouloir se rapprocher de LaFrance Insoumise de Mélenchon, qui n’était pas jugée assez à gauche. Deux mois après ce congrès, 296 militants annonçaient leur départ du NPA, dénonçant, entre autres, une ligne politique droitière.
Non, vous ne rêvez pas ! Depuis 2022, il existe dans nos universités une mouvance plus à gauche que le NPA, et elle fait tâche d’huile.
Ma seule consolation – il en faut bien une ! – c’est que si cette ultragauche arrive un jour au pouvoir, elle ne le gardera pas bien longtemps. L’islam, qui n’aime ni les mécréants ni les traîtres, se chargera de l’éradiquer comme il l’a toujours fait dans les pays où il a pris le manche ; en Algérie, en Iran, en Afghanistan et ailleurs. Les soixante-huitards, enrichis sous Mitterrand, devenus les bobos de la gauche-caviar, oscillent selon leur humeur entre Macron et Mélenchon. Peu touchés par la crise qui frappe le vulgum pecus, ils voient la vie en rose. Ils sont daltoniens car, à mon humble avis, l’avenir sera rouge-vif avant de virer au vert, couleur symbolique de l’islam.
Éric de Verdelhan, dans Riposte Laïque
1) Et s’il n’est pas franc-maçon son entourage l’est. Lui serait alors « un maçon sans tablier ».
2) Au point d’avoir même interdit une conférence… d’Élisabeth Badinter.
3) En réalité, c’est Evelyn Hall qui est l’auteur de la phrase « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire », souvent attribuée à Voltaire pour illustrer le concept de liberté d’expression.
4) Et bizarrement, cet antisémitisme de gauche n’est jamais puni par la loi.
#webtube : Dans un monde où les élites mondialistes martèlent que les frontières sont obsolètes et que toute défense de l’identité nationale relève du crime, un peuple africain ose dire qu’il n’est pas d’accord. Les Zoulous, descendants des fiers guerriers de Chaka, les Zoulous qui s’estiment sur leur terre en Afrique du Sud, se dressent contre l’invasion migratoire qui ravage leur pays. Tandis que les médias occidentaux n’osent pas parler d’ « afrophobie », les Sud-Africains noirs, dans leurs townships, vivent la réalité brute : chômage massif, criminalité importée, services publics saturés. Ce qu’on croyait être un mal caractéristique de la blanchitude, à savoir le racisme et la xénophobie, se rencontre aussi sur le continent noir.
« I have adream », pourrait-on dire en paraphrasant le célèbre discours de Martin Luther King. Le rêve des Zoulous ? Reprendre leur terre, protéger leur peuple et refuser d’être les victimes d’une africanisation chaotique qu’ils n’ont pas choisie. Ces indigènes, avec leurs sagaies et leurs boucliers traditionnels, montrent la voie à l’Europe endormie.
Avant de chatouiller un Zoulou, regardez-y à deux fois
Les Zoulous constituent environ 20 % de la population sud-africaine, le plus important groupe ethnique du pays. Issus des migrations bantoues (Nigeria jusqu’en Afrique australe sur 3000-4000 ans), ils appartiennent au rameau Nguni. Agriculteurs et éleveurs maîtrisant le fer, les Nguni se divisèrent après le Drakensberg : les Zoulous s’installèrent à l’est, dans l’actuel KwaZulu-Natal.
En 1818, Shaka, le « Napoléon noir », transforme une petite tribu en royaume puissant. Il réorganise l’armée (impi) en régiments par âge, avec une tactique en « cornes de buffle » (centre fixe, ailes enveloppantes). En dix ans, il conquiert un vaste territoire du Drakensberg à l’océan Indien avant d’être assassiné par ses demi-frères.
Au XIXe siècle, les Zoulous résistent farouchement aux Boers et aux Britanniques. En 1879, ils infligent une cuisante défaite à ces derniers à Isandhlwana, avec de simples sagaies et boucliers. Sous la domination des Afrikaners, ils se plient aux lois de l’apartheid. Avec les Xhosas, ils sont la principale ethnie à combattre le pouvoir blanc, qu’ils mettent finalement à bas, s’appuyant sur la mauvaise conscience de l’élite mondialisée (vous suivez mon regard ?).
Depuis le début des années 2000, les émeutes anti-migrants secouent régulièrement l’Afrique du Sud
Les pics les plus sanglants remontent à 2008 : à Alexandra, près de Johannesburg, puis dans tout le pays, des attaques ciblent Mozambicains, Zimbabwéens, Somalis et Nigérians. Bilan : au moins 62 morts, des milliers de blessés, des dizaines de milliers de déplacés. Les boutiques étrangères sont pillées, les « amakwerekwere » (les étrangers, terme péjoratif en langue zoulou, l’équivalent en français de métèques, négros, bougnoules et autres horreurs inqualifiables) sont chassés par dizaines de milliers. Des vagues similaires éclatent en 2015 à Durban et Johannesburg, en 2019, puis de manière récurrente. En 2021 émerge Operation Dudula (« expulser » en zoulou), mouvement populaire qui bloque écoles et cliniques aux clandestins, dénonce la criminalité et la concurrence déloyale sur le marché du travail. En 2026, les manifestations de March and March, menées notamment par Jacinta Ngobese-Zuma, avec un ultimatum au 30 juin : les illégaux dehors ! Depuis cette date fatidique, les violences « afrophobes » continuent. Des dizaines milliers de migrants fuient, laissant plus de 270 morts sur le terrain. Le gouvernement déploie la police, sans zèle particulier.
Les causes sont criantes : un chômage officiel dépassant les 30 % (40 % chez les jeunes), une population sud-africaine de 63 millions (ou 58… Les recensements sont très aléatoires) face à 3 à 5 millions de migrants (souvent illégaux), une criminalité endémique où les étrangers sont surreprésentés dans les trafics et les prisons. Les Zoulous, majoritaires dans le Kwazulu-Natal, sont le fer de lance de la contestation. Ce peuple noir, qui a incarné la résistance contre le pouvoir blanc, refuse aujourd’hui d’être colonisé par d’autres Noirs. Ironie tragique pour ceux qui, en Occident, nient toute notion de peuple indigène quand il s’agit des Blancs d’Europe.
Le parallèle avec l’Europe saute aux yeux
En Grande-Bretagne, les émeutes de 2024 suite à l’attaque de Southport, puis celles de 2025 en Irlande du Nord (Ballymena) et en République d’Irlande (Dublin, Coolock), révèlent la même colère populaire. Des meurtres commis par des « allogènes de couleur » et les rues s’embrasent contre l’immigration de masse, les hôtels réquisitionnés pour migrants et la délinquance importée. Des maisons et voitures brûlent, la police est débordée. En Irlande, longtemps préservée, les protestations contre les centres d’accueil explosent. Les peuples celtiques et anglo-saxons se réveillent : halte au grand remplacement !
En Allemagne, l’AfD caracole en tête des sondages, entre autres dans les Länder de l’Est et est en passe de remporter de nombreuses majorités régionales. En France, le Rassemblement National s’impose et de loin comme première force d’opposition, porté par la lassitude de l’opinion face à l’insécurité et à l’immigration de masse. Partout, les gauches et les centristes crient au « populisme » et à la « xénophobie », mais les peuples votent avec leurs pieds et leurs peurs légitimes. Les statistiques – délinquance, coût social, tensions culturelles – confirment ce que le bon sens populaire sait depuis longtemps : l’immigration de masse, inassimilable, détruit la cohésion et la confiance nationale.
L’afrophobie ? Très banale en Afrique…
Face à la mobilisation zouloue, Cyril Ramaphosa, président de l’ANC, tente vainement d’éteindre l’incendie. Il dénonce les « violences » et l’ « afrophobie » des manifestants, promet des tribunaux spéciaux, renforce la police. Des Africains atteints d’afrophobie… Autrement dit de racisme involutif…
Afrophobie ! Le comble pour un dirigeant dont le parti, l’ANC, doit une grande partie de son histoire et de son implantation au Kwazulu-Natal aux Zoulous. Jacob Zuma lui-même, ex-président zoulou, incarnait cette base. Ramaphosa flatte l’unité africaine de façade tout en sachant que ses compatriotes distinguent parfaitement le Zoulou du Xhosa, du Shona zimbabwéen ou du Nigérian. Les Africains ne s’y trompent pas : tribus, ethnies, langues et cultures diffèrent radicalement. À côté du racisme africain, le racisme des Blancs, c’est vraiment peanuts. Seuls les Européens, biberonnés au droits-de-l’hommisme, et abreuvés de propagande « diversitaire », sont sommés de croire qu’un Noir est interchangeable avec un autre Noir, et qu’une France à majorité africaine continuera à être la France. L’Europe du 20e siècle, sous la coupe des élites cosmopolites, a poussé jusqu’au suicide la négation de son vouloir-vivre en tant que race.
Sur le terrain, à Johannesburg ou Durban, on identifie vite l’étranger par l’accent, les pratiques, les réseaux. L’ironie est mordante : en Afrique, l’ethnicité est une réalité vécue quotidiennement ; en Europe, la nier relève de la 17e chambre. Les juifs de gauche ont fait, comme dirait Fabius sur un autre registre, « du bon boulot ».
Rappelons que Zoulous et Xhosas sont deux sous-groupes du groupe ethnique des Nguni bantou. Ces deux peuples, bien que cousins linguistiques et culturels sont distincts, avec des histoires, royaumes et rivalités politiques séparés (notamment sous l’apartheid et durant les violences des années 1980-1990 entre l’ANC à dominante xhosa et l’Inkatha zoulou).
Dans le contexte des tensions actuelles entre Zoulous et migrants, cette distinction ethnique reste très pertinente en Afrique du Sud, où l’identité tribale prime absolument sur une identité « noire » totalement fantasmagorique. Les Noirs ne forment un bloc racialement homogène que face aux Blancs et aux Asiatiques. La présence croissante de Chinois en Afrique a créé un racisme totalement inconnu auparavant. Voir la vidéo ci-dessous à partir de 2 min :
Les Zoulous rappellent une vérité universelle oubliée par l’Occident post-moderne : un peuple a le droit sacré de défendre sa terre, sa culture et son avenir démographique. L’Afrique du Sud post-apartheid, célébrée comme la « Rainbow nation » par Mandela – un Xhosa – s’enfonce dans la violence et la misère en partie parce qu’elle a ouvert grand ses portes sans contrôle. Les Blancs afrikaners, premières cibles d’une criminalité record et de discours racialistes (« Kill the Boer »), l’avaient pressenti. Aujourd’hui, ce sont les Noirs sud-africains eux-mêmes qui disent « stop ».
Les médias ne savent pas sur quel pied danser
Pas évident quand on est un journaliste français bien propre sur lui, qui n’a raté aucune heure de cours à l’Ecole française du journalisme bien gaucho à souhait, de rendre compte des émeutes « afrophobes » en Afrique du Sud. Mettez-vous à sa place. Il a passé son temps à dire que les émeutes en Irlande étaient dues à d’affreux Blancs, forcément xénophobes, raciaux, fascistes et nazis, et là, ils voient les mêmes scènes d’émeutes, commises par des Noirs contre d’autres Noirs. Ça crée ce qu’on appelle une « distorsion cognitive ». C’est très courant chez des gens habitués à ne penser que dans une seule direction. Dans la vidéo ci-dessous, on entend la journaleuse dire en conclusion (vers 44 min 45 sec) que dans cette affaire pas claire, « comparaison n’est pas raison » :
Autrement dit, surtout ne pas appliquer à la réalité africaine une grille de lecture d’événements en tous points semblables survenant sous nos latitudes. Ça n’a rien à voir : c’est pareil, mais c’est pas la même chose, vu ?
Que l’Europe regarde ce miroir africain. Les Zoulous en tenue traditionnelle en tête des cortèges ne mendient pas l’aide internationale ni ne pleurent le « racisme ». Ils agissent. Comme les patriotes français du RN, allemands de l’AfD, ou encore britanniques de Reform UK ? Juste un peu plus, peut-être, mais patience… Le rêve n’est pas l’utopie multiculturelle imposée d’en haut. Il est celui de la souveraineté retrouvée, des frontières respectées et des peuples maîtres chez eux.
Les Zoulous nous montrent le chemin. L’histoire des nations indigènes qui se réveillent ne fait que commencer.
#webtube : À chaque fois que la météo s’emballe, on reparle du GIEC. Mais ce machin est assez nébuleux. Qu’est-ce que c’est que le GIEC ? Comment fonctionne-t-il ? Qu’est-ce qu’il dit du climat ? Fait-il l’unanimité chez les scientifiques ? On essaiera ici de répondre, objectivement et impartialement à ces questions, en laissant chacun conclure pour ou contre ce GIEC qui suscite tant de passions.
D’où vient le GIEC ?
L’effet de serre a été découvert par Joseph Fourier en 1824 : certains gaz atmosphériques empêchent la chaleur du sol de s’évacuer dans l’espace. Des études scientifiques vont alors se multiplier pour examiner si la combustion d’hydrocarbures de la révolution industrielle (charbon, gaz et pétrole) augmente les quantités de CO2 de l’atmosphère, et si cela pourrait perturber significativement le climat. Les États, inquiets des possibles conséquences économiques, s’en mêlent et créent en 1972 le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE) pour accélérer la recherche scientifique sur le climat.
Quelques années plus tard, en 1988, le GIEC est créé par le G7, sous la houlette de Ronald Reagan et Margaret Thatcher. Pourquoi ? Parce que le PNUE, résolument écologique, devenait de plus en plus anticapitaliste. Le GIEC a donc à l’origine une double mission : étudier le changement climatique et ses impacts socio-économiques ; mais aussi assurer une mainmise de la politique et de l’économie sur cette expertise. Les dirigeants du GIEC sont nommés par les politiques et les rapports essentiels, les « résumés pour les décideurs », doivent être approuvés ligne par ligne par une assemblée où chaque pays dispose de ses émissaires.
Pour une fois, les scientifiques ont réussi à museler les politiques. En effet, si les États peuvent intervenir dans les résumés pour décideurs, ceux-ci ne peuvent rien contenir qui ne soit déjà dans les rapports complets originels. Ces rapports complets sont élaborés uniquement par des scientifiques, et publiés avant l’élaboration des résumés pour décideurs. Si un État voulait modifier les conclusions scientifiques, cela se verrait donc immédiatement – et de fait, jamais un État n’a osé voter contre la moindre ligne proposée par les scientifiques du GIEC, pas même Bush.
Comment fonctionne-t-il ?
Contrairement à une idée reçue, le GIEC ne produit pas d’études ni de théories, pas plus qu’il ne fait de préconisations ni ne donne de directives. Il prétend uniquement faire la synthèse des études scientifiques consacrées au climat. Comme de nouvelles études paraissent souvent, le GIEC publie tous les 10 ans environ un nouveau rapport, qui se veut l’état des lieux actualisé de la recherche sur le climat.
Le dernier rapport du GIEC (2023) a ainsi fait la synthèse de 66 000 études. 782 scientifiques ont été mobilisés pour cela. Cette première synthèse a ensuite été soumise à la relecture critique d’une armée de spécialistes qui ont émis pas moins de 200 000 commentaires qui ont dû être pris en compte, puis on a publié le rapport complet définitif (total : 10 838 pages), avant d’élaborer les indispensables résumés.
Qu’est-ce qu’il dit ?
Le rapport du GIEC se compose de trois volets différents : 1/ l’état des lieux physique du climat, 2/ les impacts actuels et prévisibles du réchauffement climatique, 3/ les stratégies d’atténuation.
Le premier groupe parvient à deux conclusions essentielles. D’une part, il y a une hausse brutale et inédite du CO2 dans l’atmosphère. D’autre part, cette hausse est « sans équivoque », sans aucun doute, liée à l’activité humaine, d’abord et avant tout la combustion des énergies fossiles caractéristiques de la révolution industrielle.
La conclusion centrale du deuxième groupe, qui se penche sur les impacts, est simple : ça va faire mal. Le GIEC établit différents scénarios servant à évaluer ce qu’il se passerait si on suivait telle ou telle trajectoire : quel réchauffement si l’on avait telles émissions de CO2. C’est pour cela qu’il y a plusieurs scénarios : cela permet de couvrir l’ensemble des possibles. Le scénario qui correspond à notre situation actuelle, où les émissions mondiales de CO2 ne baissent pas, est le scénario SSP5-8.5 : + 4,4 degrés en moyenne seront atteints entre 2080 et 2100. Personne n’a envie de vivre dans un tel monde. Les températures et les événements climatiques extrêmes vont augmenter au-delà de ce que les corps, les sociétés et l’environnement – donc l’agriculture – peuvent supporter. Les canicules ou les inondations que nous avons connues cette année, alors que le réchauffement n’est encore « que » de +1,4° environ, sont insignifiantes par rapport à ce qu’anticipe le GIEC à +4,4°.
Les conclusions du troisième groupe, qui se penche sur les atténuations possibles, ne sont guère réjouissantes. Les techniques pour capter et enfouir les gaz à effet de serre n’existent pas encore et rien n’indique qu’elles seront mises au point et mises en place à temps. Quoi qu’il en soit, toutes les innovations et toutes les transitions seront insuffisantes sans un changement radical de notre manière de vivre et de produire, ce qui n’est pas en vue.
Le GIEC fait-il l’unanimité chez les scientifiques ?
Bref, le dernier rapport du GIEC confirme les précédents : le réchauffement climatique est d’origine humaine ; et il ajoute que c’est plus rapide et plus brutal que prévu. L’objectif des +1,5° des accord de Paris en 2015 est désormais totalement illusoire, alors qu’il est déjà certain que les canicules vont bientôt dépasser 50° à Paris. Les rapports du GIEC sont donc globalement inquiétants, alarmistes, pessimistes.
On peut même se demander si ce n’est pas exagérément pessimiste. Il convient d’envisager d’un œil critique cet organisme qui dès sa création est mêlé à la politique et à l’économie. En effet, le réchauffement climatique est une affaire juteuse, et d’autant plus juteuse que les rapports sont alarmants. Il est ainsi bien des États, en particulier du Sud, qui en profitent pour réclamer des indemnités astronomiques aux pays du Nord, davantage responsables des émissions de CO2. Le réchauffement climatique est également instrumentalisé pour mettre en place de nouvelles normes, de nouvelles taxes, de nouveaux contrôles, de nouvelles migrations. Enfin, le réchauffement rend possible les formidables profits de l’économie verte, de la transition énergétique et de l’argent public qui s’y déverse.
Il est donc possible de se demander s’il n’y aurait pas une corruption plus ou moins généralisée au sein du GIEC, ou du moins un lobbying puissant. Le scandale du Climate Gate – la divulgation en 2009 de courriels de responsables du GIEC – a semble-t-il accouché d’une souris : ces mails ne contenaient rien de répréhensible. Mais il est possible que, compte-tenu des enjeux, certains dirigeants ou experts du GIEC soient corrompus.
Faut-il en déduire que les rapports du GIEC sont suspects ? La défense du GIEC a toujours été la même : les analyses sont fiables parce qu’elles sont validées par l’ensemble de la communauté scientifique mondiale. Est-ce réellement le cas ?
La recherche moderne, très coûteuse en matériel, s’effectue toujours dans des laboratoires et des instituts de recherche, privés ou publics, comme le CNRS, l’INRAE, l’IRD… Tous les laboratoires, tous les instituts, et toutes les revues scientifiques valident les analyses du GIEC. Pourtant, il y a des scientifiques qui ne les acceptent pas. En 2022 un manifeste climatosceptique fut signé par 1200 scientifiques et professionnels, emmenés par Ivar Giaever, prix Nobel de physique en 1973. Parmi les signataires du monde entier on trouvait de tout, dont un marin-pêcheur et un cardiologue, mais aussi plusieurs authentiques scientifiques et même un climatologue – difficile de savoir exactement combien de chercheurs, sans doute plusieurs centaines. Ces scientifiques climatosceptiques restent très minoritaires, comparés aux 330 000 chercheurs français ou aux 9 millions de chercheurs dans le monde. De même, il y avait un seul prix Nobel, sur les centaines encore vivants.
Des études ont été réalisées pour quantifier ce phénomène. En 2016, une étude de John Cook (University of Queensland, Australia) a montré que 97 % des études scientifiques validaient les analyses du GIEC. En 2021, une étude similaire menée par Krishna Ramanujan (Cornell University, USA) a porté ce chiffre à 99,9 %, après un passage en revue de 88 125 études sur les évolutions du climat. Il y a donc un consensus très large et croissant, la quasi-totalité de la communauté scientifique actuelle valide les analyses du GIEC.
Le GIEC, malgré ses liens troubles avec la politique et l’économie, est effectivement la voix de la science sur le climat, validée et confirmée par tous les instituts et toutes les revues de recherche ainsi que par tous les chercheurs, à quelques rarissimes exceptions près. Pour rejeter les analyses du GIEC, il faut donc soutenir que la quasi-totalité de la communauté scientifique se trompe ou nous trompe depuis 40 ans.
#webtube : Docteur en architecture et chercheur-enseignant, Sina Abedi est né en Iran et vit en France. Dans un livre agréable à lire et joliment illustré, Târof : l’art de la guerre à l’iranienne (Gondishapour Éditions, 156 pages, 16 euros), préfacé par la maîtresse de conférences à l’Inalco Leili Anvar, il propose aux lecteurs francophones, à travers la description d’un concept-clef, une analyse de la complexité culturelle d’un pays trop méconnu en Occident. Faute de comprendre cette notion subtile, les Occidentaux s’exposent à un risque particulièrement élevé de malentendus lors de leurs échanges avec des Iraniens.
Le « Târof »
La préfacière souligne que ce terme difficilement traduisible recèle de multiples significations, parfois contradictoires. Elle hésite souvent, suivant le contexte, à le traduire par « manières », « obséquiosité », « politesse », « délicatesse », « art de la guerre » ou encore « chorégraphie ».
En lisant le livre de Sina Abedi, elle s’est rendue compte à quel point la pratique sociale liée au Târof « est inséparable d’un rapport au monde dont on peut retrouver les manifestations dans tous les aspects de l’existence en Iran ». Dans un pays où « l’art du non-dit et de l’allusion » est particulièrement cultivé, la transparence « est considérée comme brutale, obscène, vulgaire » car elle réduit « l’être à une surface » qui « annihile sa profondeur et sa complexité ».
« Tout, en persan, doit être compris au deuxième, troisième ou quatrième degré ». De fait, la langue « structure la pensée et les émotions ».
Le fruit d’une histoire millénaire
L’Iran est « un carrefour bouillonnant où les civilisations se sont croisées, heurtées, mélangées » et « où se sont succédés les empires et les conquérants, des Assyriens aux Mongols, en passant par l’ombre immense d’Alexandre le Grand, la vague des conquêtes arabes, ou encore, plus près de nous, les soubresauts politiques menant à l’instauration de la République islamique et l’arrivée des ayatollahs ».
À chaque époque, le peuple iranien a su « préserver une identité culturelle riche, complexe, parfois insaisissable pour l’observateur extérieur », dont l’un des piliers est « un instrument social et stratégique d’une subtilité inouïe : le Târof ».
La langue persanne, riche de nuances et de métaphores poétiques, « valorise la subtilité et l’élégance verbale ». Bien davantage qu’une politesse exagérée, le Târof constitue « une véritable arme sociale et culturelle […] tissée de mots, de silences, de gestes et de refus calculés ».
Shéhérazade, la conteuse des Mille et Une Nuits (dont le noyau originel est persan), incarne magnifiquement « cet art de survie par la parole » : « Parfois, souvent même, l’art de la nuance, la maîtrise du récit et la patience triomphent là où la confrontation directe et les armes échouent. »
« Dans une culture où l’honneur, la réputation et le respect de la “face” (la sienne et celle de l’autre) sont primordiaux, le Târof agit comme un lubrifiant social et un bouclier protecteur ».
Sous des dehors aimables, il peut aussi être utilisé « comme un outil d’influence, de négociation, voire de domination subtile », car « le sens littéral des mots est souvent secondaire ». Il faut donc savoir « lire entre les lignes » pour saisir la véritable intention, tout en étant attentif au langage corporel (gestes de la main, positions de la tête et du buste, regards…).
« Biroun » et « Daroun »
« Ces deux termes, que l’on peut traduire approximativement par “extérieur” et “intérieur”, ne désignent pas seulement des lieux physiques, mais aussi et surtout des sphères sociales, psychologiques et symboliques distinctes, chacune avec ses propres règles de comportement et de communication. »
Dans le Biroun, la scène publique, « le Târof est roi » ; dans le Daroun, l’espace privé, « le besoin de représentation sociale diminue considérablement ».
Des invités, s’ils ne sont pas des intimes, seront traités selon les règles du Biroun.
« Abérou »
Ce concept, qui est au cœur du Târof, se traduit par l’« honneur », dans un sens large « qui englobe la réputation, la dignité, le respect que l’on inspire, la crédibilité, l’image publique, la “face” ». Dans chaque échange, l’Abérou des participants est en jeu.
En l’absence de sincérité, divers « masques » feignant l’humilité, la générosité ou l’indifférence peuvent ainsi constituer une manière subtile de préserver son statut social.
Les compliments, « souvent fleuris et hyperboliques », doivent être retournés sous peine de passer pour une personne froide ou impolie.
Ces réflexes culturels profondément intégrés obligent chacun à être constamment attentif au statut social et aux réactions de son interlocuteur, ainsi qu’à la nature d’une offre et à celle de la réponse convenable. Ceux qui maîtrisent parfaitement ces codes peuvent d’ailleurs y trouver une dimension ludique.
Le refus et l’insistance
« Le jeu de l’offre et de l’acceptation passe par un rituel quasi obligé de refus initiaux suivis d’insistances répétées. Un “non” répété n’est donc pas nécessairement un refus définitif. C’est souvent le contraire : un premier “non merci” est la réponse attendue par politesse. »
Celui qui veut offrir un cadeau sincèrement devra donc insister poliment mais avec conviction, tandis qu’une acceptation trop rapide ou un rejet exprimé de manière directe seront vécus « comme un véritable camouflet, une agression verbale ».
La négociation à l’iranienne
« La préférence occidentale pour la clarté, les engagements fermes et les réponses sans ambiguïté contrastent avec la culture de l’indirect, de l’allusion et du non-dit propre au Târof. »
À l’instar de Sun Tzu, le négociateur iranien excelle dans l’art de vaincre son ennemi sans affrontement direct, en l’enveloppant par la politesse et en le complimentant avec un respect appuyé. Il cherche ainsi à obliger son interlocuteur à faire des concessions, dans un cadre où la relation personnelle est capitale.
Doté d’une grande patience considérée comme une arme stratégique, l’adepte du Târof pratique les « arts » de l’esquive (« dire non sans dire non »), de la ruse et de la dissimulation, avant de porter en douceur le coup décisif afin que l’autre partie trouve tout naturel d’accepter ses conditions. C’est tout le sens de l’expression « couper la tête avec de la soie »…
#webtube : Avec son maillot vert menthe rappelant la statue de la Liberté, l’équipe de France se qualifie pour les demi-finales de la Coupe du monde. Elle affrontera l’Espagne ou la Belgique le 14 juillet, jour de la fête nationale. Les Lions de l’Atlas sont renvoyés chez eux.
« Nous sommes là où nous voulions être », a dit Didier Deschamps, sans manifester un grand enthousiasme, au micro de M6 qui retransmet cette Coupe du monde, à la fin du match France-Maroc à Boston, jeudi. Les Bleus se sont imposés face aux Lions de l’Atlas par un 2 à 0 logique, mais à l’issue d’une rencontre soporifique, qui les qualifie néanmoins pour les demi-finales. Ils seront opposés au vainqueur d’Espagne-Belgique, qui se disputera vendredi à Los Angeles, à 21 heures (heure de Paris).
Pour l’emporter, le onze tricolore a dû attendre la 60e minute, et un tir de Mbappé dans la lucarne gauche. Six minutes plus tard, Dembélé remettait ça. En dehors de ces deux buts, jamais les Bleus n’ont mis en péril le gardien chérifien, Yassine Bounou. En revanche, le seul fait saillant de cette rencontre que Le Parisien annonçait comme un « choc royal » à sa Une lui revient : il a arrêté à la 28e un penalty tiré par Mbappé, qui avait été fauché dans la surface de réparation.
À partir de ce moment, la confrontation entre ces deux pays, aux allures de derby en raison des liens historiques entre eux (notamment migratoires dans les deux sens – retraités français dans l’un, main-d’œuvre marocaine dans l’autre), a ronronné. Les Marocains, qui ambitionnaient de prendre leur revanche sur leur élimination en demi-finale en 2022 au Mondial du Qatar sur le même score de 2 à 0, se sont montrés appliqués, sans plus, et les Français poussifs, ayant, eux, oublié leur superbe au vestiaire.
Quant à la troisième mi-temps « explosive » dans les rues de Paris et d’autres villes, à laquelle on s’attendait, à 2 heures du matin, elle semblait être aux abonnés absents. Après quelques scènes de liesse, Paris s’est endormie en attendant 5 heures du matin où elle s’éveille, comme le chantait Jacques Dutronc il y a des lustres.
Avec cette sortie de la seule équipe africaine ayant atteint ce stade, cette Coupe du monde devient une affaire européenne. Hormis l’Argentine qui affrontera la Suisse dimanche, toutes les autres appartiennent au Vieux Continent. Vendredi, ce sera Espagne-Belgique à Los Angeles à 21 heures, samedi Angleterre-Norvège à Miami et dimanche Argentine-Suisse.
La qualification de la France pour la finale — qu’elle se retrouve opposée à l’Espagne, contre laquelle elle s’est inclinée en demi-finale de l’Euro 2024 par un 2 à 1, ou à la Belgique — est en conséquence loin d’être assurée si elle déploie le même jeu que face au Maroc.
#webtube : Climat : entre fatalisme et culpabilité, qui a raison ? Le réchauffement climatique divise toujours. Pour les uns, l’homme n’y est pour rien, la Terre a toujours évolué ainsi. Pour les autres, l’activité humaine accélère un dérèglement sans précédent depuis l’ère préindustrielle. Les premiers pointent les cycles historiques, les seconds, les records de canicules et les catastrophes en série. La France, elle, subit déjà les conséquences : incendies, surmortalité, infrastructures en crise. Alors, phénomène naturel… ou crime contre l’avenir ? – Autre sujet, Brexit, Frexit : Indépendance ou sécurité, quel choix pour la France ?Le Brexit a permis au Royaume-Uni de retrouver sa souveraineté mais au prix d’un bilan économique contrasté. Pour la France, un Frexit promettrait une libération des contraintes européennes, mais avec des risques importants : dette explosive, hausse du chômage et isolement diplomatique. Entre indépendance et stabilité, quel est le prix à payer ?