#webtube : Parmi les milliers de livres invisibles que charrie chaque année l’océan de l’autoédition, certains méritent de trouver leur lecteur. C’est le cas de « 1 + 1 = 1 », étrange objet littéraire signé Fred-Achille Viguier. Entre dystopie, satire et fable, ce livre inclassable raconte l’effondrement de notre monde moderne avec une verve et un humour noir qui méritent l’attention.
Nous, éditeurs, petits ou grands, on reçoit beaucoup de bouteilles à la mer, manuscrits dérivants, romans en quête de port d’attache, autofictions fantômes… Il y a de tout dans cette mer de papier. Pourquoi en ouvre-t-on certains plutôt que d’autres ? Nul ne le sait. La providence des bons auteurs ? Peut-être. Les ouvrir tous est impossible à moins d’avoir dix vies de lecture devant soi. Parfois, ces livres nous tombent dessus comme la bouteille de Coca-Cola dans Les Dieux sont tombés sur la tête.
1 + 1 = 1 est sûrement de cette famille, une bouteille de Coca qui ne paie pas de mine, échouée sur les rivages d’Amazon. Le géant américain a mis à la portée de tout un chacun de pouvoir s’auto-éditer, confortant au passage notre fétichisme du livre à une époque où de moins en moins de gens lisent. Amazon a beau couvrir la terre entière comme les satellites de Starlink, les livres auto-édités qui transitent par la plateforme américaine demeurent pour la plupart invisibles au commun des mortels. Avec son titre évoquant une tête à Toto à multiple 1, le livre de Fred-Achille Viguier n’a sans doute guère franchi le cercle étroit des connaissances proches de l’auteur. D’ailleurs il est pour ainsi dire introuvable, même sur Amazon.
C’est dommage. Il y a un style et on sait, depuis Buffon au moins, que l’homme, c’est le style. Celui de Fred-Achille Viguier est musical et psychédélique. Son livre enchâsse les récits : le Covid, une vie de Jésus à la première personne, la fin du monde, la théorie de l’évolution. Un produit hybride qui retrace notre apocalypse molle, dérisoire, loufoque et risible. Il s’ouvre d’ailleurs sur une scène qui résume à elle seule le coronavirus : une bataille rangée dans une épicerie de Sydney pour l’acquisition du dernier paquet de papier hygiénique disponible. Toute notre civilisation tient dans cette image. Rome est en train de brûler, mais nous nous battons pour du PQ triple épaisseur.
L’histoire ? En 2023, Emmanuel Macron est assassiné par Alice Coffin qui mène une révolution ethno-woko-LGBT avec Sandrine Rousseau. La France se désagrège, la Seine-Saint-Denis devient un califat et le monde entier entre dans une phase de convulsions apocalyptiques. Elon Musk envoie une colonie sur la Lune qui disparaît à son tour. Puis vient l’apocalypse thermonucléaire. Réduite à une poignée de survivants, l’humanité retourne à son destin mammifère et troglodytique, rejoignant les intuitions d’un Richard Duncan et de sa théorie d’Olduvaï, selon laquelle la civilisation industrielle ne serait qu’une parenthèse de quelques générations dans l’histoire humaine. Ou comme le dit le Terminator, cité par l’auteur : « It’s in your nature to destroy yourselves. »
Mais ce n’est pas cette dystopie qui fait le sel du livre. Ce n’est pas davantage le nazisme mis à toutes les sauces, comme une sorte d’exhausteur de dégoût universel. Non, ce qui retient l’attention, c’est ce ton, un mélange de gonzo, de pop culture et de délire psychédélique désenchanté. Quelque chose qui évoque à la fois Jean Baudrillard et J.G. Ballard. C’est parfois inégal, mais jamais ennuyeux.
#webtube : L’immigration massive, longtemps présentée comme une réponse quasi automatique au vieillissement démographique et aux pénuries de main-d’œuvre, fait l’objet d’une remise en cause croissante jusque dans les colonnes du Financial Times. Oren Cass, économiste en chef du think tank American Compass, y estime que la profession a trop longtemps minimisé les effets de l’immigration sur les salaires, la qualité de l’emploi, le logement et les services publics.
Un basculement politique autant qu’économique
Selon Oren Cass, le changement de ton ne serait pas seulement académique. Aux États-Unis comme en Europe, les partis de centre gauche découvriraient que l’immigration incontrôlée menace directement leurs perspectives électorales, ce qui accompagnerait un retournement progressif du débat économique. Des économistes des Réserves fédérales de Dallas et de San Francisco ont ainsi attribué 30% de la hausse rapide des prix du logement aux États-Unis entre 2021 et 2024 à l’augmentation de l’immigration illégale.
Le référendum suisse de juin sur le plafonnement de la population aurait relancé la discussion en Europe. Le professeur d’économie Alan Manning y a défendu l’idée que l’immigration ne constitue pas une solution au vieillissement de la population et que les dépenses qu’elle entraîne peuvent peser sur la productivité. Un dirigeant d’entreprise suisse est allé jusqu’à qualifier le recours à l’immigration pour combler les pénuries de main-d’œuvre de solution de facilité.
Une main-d’œuvre abondante qui découragerait l’investissement
L’argument central d’Oren Cass porte sur les effets d’une offre de travail abondante et bon marché : lorsque les employeurs savent pouvoir recruter continuellement des travailleurs facilement exploitables, ils auraient moins intérêt à améliorer les postes, à réorganiser leur activité ou à investir dans la productivité. Pour lui, un emploi que les travailleurs nationaux refusent n’existerait souvent que parce que les entreprises savent pouvoir trouver quelqu’un d’autre pour l’accepter.
Ce que dit la recherche sur la baisse de la natalité
Une étude de Daron Acemoglu — Prix Nobel d’économie 2024 —, David Autor, Keelan Beirne et Andrew Scott vient nourrir ce débat sous un angle différent : les chercheurs, qui étudient les conséquences de la baisse de la natalité plutôt que celles de l’immigration elle-même, constatent que la diminution du nombre de travailleurs disponibles n’a pas produit la stagnation économique attendue. Ils l’expliquent par une réponse technologique endogène à la raréfaction des jeunes travailleurs : le manque de main-d’œuvre pousserait les entreprises à investir, automatiser et innover, ce qui préserverait l’activité tout en soutenant productivité et salaires.
Un parallèle avec le débat sur le libre-échange
Oren Cass reconnaît que ces résultats méritent d’être approfondis, mais estime qu’ils déplacent le point de départ du débat : l’idée selon laquelle l’immigration massive résoudrait la pénurie de logements en fournissant davantage d’ouvriers du bâtiment lui paraît désormais moins solide. Il invite les économistes qui défendaient encore en 2017 l’apport de jeunes travailleurs immigrés pour compenser les départs à la retraite des baby-boomers à produire des preuves concrètes.
L’auteur établit un parallèle avec le consensus qui entourait autrefois l’entrée de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce, présentée en 2000 comme unanimement bénéfique par les économistes — un jugement largement remis en cause depuis, Paul Krugman ayant lui-même reconnu s’être trompé sur les bienfaits automatiques du libre-échange. Pour Oren Cass, le débat sur l’immigration n’en serait qu’à ses débuts, comparable à celui sur le « choc chinois » au milieu des années 2010, et les prochaines années pourraient s’annoncer difficiles pour les défenseurs de l’immigration massive comme évidence économique.
#webtube : La pression fiscale sur les résidences secondaires ne faiblit pas en 2026. Entre revalorisation automatique des bases d’imposition, surtaxe pouvant atteindre 60 % dans plus d’un millier de communes et report d’une grande réforme à 2031, les propriétaires ont tout intérêt à comprendre le mode de calcul de leurs impôts locaux — et à le vérifier.
Une hausse automatique de 0,8 %, même sans décision communale
Chaque année, les bases servant au calcul de la taxe foncière et de la taxe d’habitation sont revalorisées en fonction de l’inflation. Pour 2026, cette hausse mécanique atteint 0,8 %, après 1,7 % en 2025, 3,9 % en 2024 et 7,1 % en 2023. Soit près de 14 % cumulés en quatre ans, avant même toute augmentation de taux votée par la commune.
Les résidences secondaires doublement exposées
Depuis 2023, les résidences principales sont exonérées de taxe d’habitation. Les résidences secondaires, elles, cumulent deux impôts : la taxe foncière, due par tout propriétaire, et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS), sans abattement.
Dans les communes classées en zone tendue — environ 1 100 l’appliquent en 2026 — la THRS peut en outre être majorée de 5 à 60 %. Des villes comme Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux ou Nice retiennent le taux maximal. Beaucoup de propriétaires découvrent cette majoration à l’automne, sur leur avis d’imposition. En cumulant revalorisation, hausse des taux et surtaxe, la facture d’une résidence secondaire peut doubler en quelques années.
La valeur locative cadastrale, clé du calcul
Les deux impôts reposent sur une même donnée : la valeur locative cadastrale, c’est-à-dire le loyer annuel théorique que le bien produirait s’il était loué, tel qu’estimé par l’administration. Mais ils ne l’utilisent pas de la même manière. La taxe foncière ne s’applique que sur 50 % de cette valeur, un abattement forfaitaire censé couvrir les frais du propriétaire. La THRS, elle, porte sur 100 % de la valeur, sans abattement, car c’est l’occupant qui est taxé.
Concrètement, pour une valeur locative de 6 000 €, la taxe foncière s’applique sur 3 000 € et la THRS sur 6 000 € avant majoration éventuelle. À taux égal, la THRS pèse donc deux fois plus lourd. Et lorsque la valeur locative est surévaluée, les deux impôts le sont automatiquement.
Or cette valeur repose toujours sur les conditions du marché locatif de 1970. Elle s’appuie sur une surface « pondérée » qui ne correspond pas à la surface réelle : chaque élément de confort ajoute des mètres carrés fictifs — 5 m² pour une baignoire, 4 m² pour l’eau courante, 3 m² pour une douche, 2 m² pour l’électricité ou le chauffage central. Dépendances et catégorie du logement modifient encore le calcul, et les erreurs sont fréquentes : équipements comptés mais inexistants, surfaces inexactes ou catégorie de confort obsolète.
Ce que change la loi de finances 2026
La grande révision des valeurs locatives des logements, attendue depuis 2020, est de nouveau repoussée : première application prévue en 2031 au lieu de 2028, la collecte des loyers ne débutant qu’en 2028. L’opération de « fiabilisation » des bases — l’ajout automatique d’équipements de confort présumés dans 7,4 millions de logements, pour environ 63 € d’impôt supplémentaire par an — est reportée mais non abandonnée. Selon une réponse gouvernementale publiée au Journal officiel du Sénat en mai 2026, elle sera mise en œuvre en accord avec chaque collectivité, les propriétaires concernés étant prévenus par courrier dans leur espace personnel, avec possibilité de signaler tout écart avant taxation.
Autre évolution, la déclaration d’occupation des biens devient réellement sanctionnée : 150 € d’amende par local en cas d’omission ou d’erreur, appliquée dès 2026 aux grands propriétaires. L’oubli de mentionner une résidence secondaire dans sa déclaration de revenus est désormais majoré de 10 % des taxes dues, et de 40 % en cas de manquement délibéré. Cette déclaration permet aussi d’éviter qu’une résidence secondaire soit considérée à tort comme logement vacant — un statut qui relèvera, dès 2027, d’une taxe unique issue de la fusion des deux taxes actuelles sur la vacance.
Vérifier sa valeur locative, un réflexe utile
Tout propriétaire peut demander à l’administration le détail du calcul de sa valeur locative, via la fiche d’évaluation, et déposer une réclamation en cas d’erreur — en règle générale jusqu’au 31 décembre de l’année suivant la mise en recouvrement. Un contrôle qui peut s’avérer payant : il n’est pas rare de trouver, dans les bases, une baignoire, un bidet ou un vide-ordures comptabilisés depuis 1970 alors qu’ils n’existent pas ou plus. Chaque mètre carré fictif de trop se paie deux fois, sur la taxe foncière comme sur la THRS.
#webtube : Suivre le Tour de France ne se limite pas à regarder passer le peloton. À Plougonvelin, dans le Finistère, Gildas Menguy en a fait un jeu à part entière, transformé cette année en application accessible à tous.
Tout est parti d’un moment partagé avec son fils, en 2015 : les deux Plougonvelinois pariaient alors sur les meilleures nations lors des étapes de la Grande Boucle. Le principe a traversé les années sans changer : miser sur la nationalité des coureurs les plus performants, étape après étape, pour cumuler un maximum de points. Pas besoin de connaître les échappées ou les classements des cyclistes eux-mêmes : seule la nationalité compte, ce qui ouvre le jeu à des joueurs qui ne suivent le cyclisme que de loin.
Pendant plusieurs éditions du Tour, Gildas Menguy a géré la compétition via un simple groupe Facebook et un tableur, où il compilait les pronostics envoyés par ses proches. Une organisation artisanale qui a fini par montrer ses limites : le nombre de cases disponibles sur le tableur plafonnait le jeu à 24 participants.
C’est l’arrivée de joueurs extérieurs au cercle familial et amical qui a convaincu le Plougonvelinois de passer à l’étape supérieure. Poussé par son fils et son épouse, il a fait développer une application par un prestataire francilien, pour un investissement de plusieurs milliers d’euros qu’il décrit comme le projet d’une vie. Baptisée Chasing Flags, elle est pour l’instant disponible uniquement en version web et permet à chacun de créer sa propre ligue de pronostics, sans limite de joueurs.
Une aventure qui dépasse le Tour masculin
Gildas Menguy ne compte pas s’arrêter à la Grande Boucle masculine, disputée du 4 au 26 juillet. Son ambition est d’étendre le jeu au Tour de France féminin, prévu du 1er au 9 août, puis à la Vuelta espagnole, entre le 22 août et le 13 septembre — de quoi transformer l’été cycliste en compétition permanente entre amis, quel que soit leur niveau de connaissance du peloton.
#webtube : Les sondages le confirment : l’Europe se dirige vers un durcissement inédit des politiques migratoires. Assisterait-on au réveil des nations européennes ? Après des décennies marquées par une approche aussi naïve qu’irresponsable de l’immigration, un nombre croissant de citoyens et de gouvernements européens réclament un changement radical de cap. Partout sur le continent, le débat se déplace vers la maîtrise des frontières, la priorité donnée au respect des mœurs locales et surtout l’exécution la plus efficace possible des mesures d’éloignement. Cette émergence d’une « internationale pro-remigration » traduit une volonté grandissante des populations autochtones de reprendre en main leur destin.
Danemark, le laboratoire européen
Au Danemark, la demande de fermeté migratoire apparaît largement majoritaire dans l’opinion. Un sondage réalisé en 2026 indique que 67 % des Danois sont favorables à l’expulsion d’étrangers criminels, même lorsque cela pourrait contrevenir aux sacro-saintes conventions internationales. Le pays est devenu un pionnier des politiques de retour volontaire, avec des aides financières pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros pour encourager les migrants à rentrer chez eux. Le gouvernement de Mette Frederiksen, pourtant social-démocrate, a également renforcé les expulsions de délinquants étrangers, les contrôles des personnes en situation irrégulière et les coopérations avec les pays d’origine.
Remigration in Europe.
Norway : 84% support refugees RETURNING if it’s safe.
Denmark : 70% support DEPORTING foreigners who commit crime.
Italy : 73% support DEPORTING people who are in the country illegally.
France : 83% support DEPORTING foreigners who commit crime…
Longtemps symbole de la dérives des politiques d’asile, la Suède a opéré un net changement de cap ces dernières années. Selon un sondage réalisé en 2022, 77 % des Suédois sont désormais favorables à l’expulsion systématique des étrangers ayant commis des crimes. Et depuis l’arrivée au pouvoir d’une coalition de droite soutenue par les Démocrates de Suède, Stockholm s’est inspiré du modèle danois en augmentant fortement les aides au retour volontaire.
Les succès du modèle italien
En Italie, la demande de contrôle migratoire progresse également dans l’opinion. Selon un sondage Euromedia Research, 73 % des Italiens estiment que les migrants en situation irrégulière devraient être renvoyés dans leur pays d’origine. De quoi donner les coudées franches au gouvernement de Giorgia Meloni dont les premières mesures reflètent ces aspirations populaires : accélération de l’examen des demandes d’asile provenant de pays considérés comme sûrs, renforcement des accords de réadmission et création de centres en Albanie destinés aux expulsions des indésirables. En conséquence, les débarquements ont diminué de 60 %, pour s’établir à 65 000 en 2024, contre 130 000 l’année précédente.
Le succès de Meloni contre l’immigration clandestine reconnu par le 20h de TF1. pic.twitter.com/xGRgejBL6G
Même aspiration émancipatrice en Allemagne où le rejet de l’immigration incontrôlée ne cesse de prendre de l’ampleur. Selon un sondage pour l’agence IDEA, 80 % des Allemands souhaitent une expulsion plus systématique des étrangers délinquants. Mais l’AfD, seul parti à défendre une politique franche de remigration, reste violemment dénigré dans les médias. À croire que l’expulsion des délinquants et des clandestins serait un marqueur « néonazi »…
Le lent réveil des Français
La situation n’est guère moins ubuesque en France. En dépit des innombrables travaux prouvant le lien entre immigration et insécurité, la moindre mesure d’éloignement du territoire se voit immédiatement conspuée par le système politico-médiatique et associée à une politique d’extrême droite nauséabonde. On pourrait évoquer les déclarations récentes d’Emmanuel Macron après l’adoption par le Parlement européen du règlement « retour » : « Ce n’est pas notre Europe »… Ce réflexe pavlovien apparaît de plus en plus en décalage avec la volonté du peuple français : selon une toute récente enquête CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD, 83 % des Français se déclarent favorables au renvoi de certaines catégories d’étrangers présents sur le territoire, notamment les délinquants, les criminels ou les personnes en situation de chômage de longue durée. Ce n’est plus seulement l’arrêt des flux entrants qui est demandé, c’est l’accélération de l’immigration dite « négative ». Une aspiration qui sonne le glas de près de 40 ans de propagande immigrationniste.
Ainsi, d’un pays d’Europe à l’autre, les modalités diffèrent, mais une même tendance émerge : la demande de fin d’une immigration vécue de plus en plus comme une invasion, voire un processus de colonisation. Il appartient désormais aux peuples de porter au pouvoir des gouvernements nationaux et des représentants européens qui sauront répondre à leur demande.
#webtube : Les Français ont tranché en la portant très haut, sensibles à sa présidentialisation et à son regard juste sur ses prédécesseurs. Une semaine historique s’achève : la justice a tranché en permettant à Marine Le Pen d’être candidate ; Marine Le Pen a tranché en choisissant et la cassation et la candidature ; les Français, semble-t-il, ont aussi tranché en la portant très haut dans les sondages. C’est précisément cet alignement des planètes qui la rend historique et lance véritablement la campagne, bien plus que tel meeting d’Édouard Philippe ou tel livre de Gabriel Attal, qui n’intéressent pas grand-monde. Les Français ont été sensibles à la fois au destin de Marine Le Pen et à la combativité que révèle cette candidature. Ils saluent la bête politique.
Plus profondément, le soutien d’une majorité de Français, inédit par son ampleur et par les catégories désormais marinistes (ces fameux retraités qui font l’élection), que traduisent ces sondages qui la donnent gagnante, y compris au second tour, dans tous les cas de figure, acte la présidentialisation de Marine le Pen. Elle évolue dans cette zone rare qu’édifie une alchimie complexe entre une personnalité, un destin, un positionnement politique et les attentes d’un peuple. Et contre cela, tôt ou tard, les instrumentalisations de la justice et des médias ne peuvent rien. Or, dans cette alchimie de la présidentialisation réussie, il est un ingrédient indispensable : le rapport à l’histoire de France et donc aux présidents de la Ve République. Surtout à ce moment où, après l’échec de l’expérience macroniste, la Ve République est à la veille d’un tournant majeur, de l’aveu même des héritiers de Macron (voir Attal prétendant vouloir « changer le système » le 30 mai dernier…).
Son regard implacable et juste sur les huit présidents de la Ve République
Il est intéressant de revenir sur un moment clef du Grand entretien de Darius Rochebin avec Marine le Pen sur LCI, il y a une semaine. Lui-même a d’ailleurs reposté la séquence ce samedi sur X, tellement elle lui semble révélatrice de cette présidentialisation de celle qui est désormais candidate. Il demande à chacun de ses invités de caractériser d’un mot les huit présidents de la Ve République. L’examen de Marine Le Pen est un sans faute, traduisant une vision juste d’un point de vue historique, fidèle à son parcours sur le plan politique et profondément en phase avec la vision des Français.
« Charles de Gaulle ? – Un monument. Pompidou ? – Visionnaire. Giscard ? – L’américanisation de la vie politique. Mitterrand ? – Un redoutable roublard. Chirac ? – Ce n’est pas faux qu’il était un roi fainéant, mais il portait une image française. Sarkozy ? – Il s’est perdu le lendemain de son élection. Et je lui en veux parce qu’il était porté par une vraie vague et il aurait pu faire beaucoup de choses. Hollande ? – Un mandat pour rien. Macron ? – C’est la déconstruction française. Il a voulu construire autre chose. Il n’a rien construit, il a juste détruit.»
«C. de Gaulle? -un monument Pompidou? -visionnaire Giscard? -l’américanisation Mitterrand -redoutable roublard Chirac -Ce n’est pas faux qu’il était un roi fainéant, mais il portait une image française.» La même galerie, soumise à tous les camps politiques. Ici @MLP_officielpic.twitter.com/fCezsiOArP
Cette série de jugements est remarquable par sa justesse et par ce qu’elle nous dit du positionnement de Marine Le Pen, au seuil de cette campagne. Pour de Gaulle, le respect, sans ergotage. C’est ce qu’il fallait et c’est ce qui correspond à l’évolution du Rassemblement national sous sa présidence (cf. la tribune de Marine le Pen de 2020 en hommage à l’homme du 18 juin). Les circonstances font que soixante après de Gaulle, ceux qui prétendaient être ses héritiers l’ont trahi et ce sont les héritiers de ses adversaires, depuis longtemps rejoints par des gaullistes historiques, qui ont courageusement assumé la ligne nationale et patriote.
Mitterrand, « un redoutable roublard »
Le jugement par lequel Marine Le Pen exécute la présidence de Mitterrand est tout aussi remarquable. La formule est ciselée et claque avec son lot d’assonances et d’allitérations. Et, avec ce que l’on sait désormais du président socialiste, elle vise juste. Roublard, Mitterrand l’a été face à De Gaulle, quand, décoré de la Francisque, il va bien tardivement proposer ses services au Général à Alger. Un De gaulle qui ne le traitait pas de « roublard », mais d’« arsouille »… Roublard aussi avec la droite chiraquienne, prise au piège de l’interdit de l’alliance avec le FN. Roublard enfin par le cynisme de sa politique dispendieuse, avec cette retraite à 60 ans, dont il connaissait le gouffre et l’insoutenabilité, mais qu’il laissait le soin à ses successeurs de régler.
Sur Chirac, Marine Le Pen est gentille, sachant la nostalgie qu’il suscite dans une partie de l’électorat. De Sarkozy, elle retient surtout la vague qui l’a porté, une vague à plus de 30 % au premier tour, et sur une ligne de rupture très proche du FN, qu’il avait, selon ses mots « siphonné ». Date importante : dernière candidature du père, et début de l’ascension politique de Marine Le Pen. Elle renvoie Hollande à son insignifiance et Macron à son bilan. Ce parcours présidentiel depuis 1958 est cohérent et parlera à chaque Français. Marine Le Pen apparaît comme son aboutissement. En tout cas, en ce début de campagne présidentielle.
#webtube : Il s’agit de saper les fondements de la nation tout en anesthésiant le bon peuple. Pour dissoudre la France dans l’Europe, il faut d’abord la détruire.Chacun sait que Macron est capable de faire un discours de deux heures en citant 20 fois le mot Europe, sans citer une seule fois la France, notre nation millénaire.
Chacun sait qu’il se dit patriote européen, comme si le patriotisme pouvait se partager avec des nations dont les intérêts ne sont pas les nôtres et qui nous savonnent quotidiennement la planche sur le plan économique ou politique. La France n’a aucun ami dans ce panier de crabes corrompus, appelé UE.
L’Union européenne n’est qu’une arène politique où les gladiateurs sont les nations, qui doivent s’entretuer pour disparaître à jamais afin qu’émerge le grand village mondial.
Chacun sait que Macron a été mis en place par les mondialistes afin de « détruire ce qu’est la France ». C’est François Fillon qui a fait les frais de ce projet machiavélique.
La vidéo ci-dessous résume l’essentiel des deux quinquennats de Macron, qui a détruit le pays de la façon la plus insidieuse et perfide qui soit, sans rupture brutale qui aurait pu provoquer une révolte populaire. Le résultat est au rendez-vous. Entre la France de 2017 et celle de 2026, la chute est vertigineuse. Nous sommes ruinés pour plusieurs générations et plus rien ne fonctionne, tandis que la fracture identitaire est de plus en plus béante.
C’est l’histoire de la grenouille qui cuit à feu doux et qui finit ébouillantée. Quand le peuple sortira de sa torpeur, les carottes seront cuites. Le déclassement sera irréversible tandis que le face à face que prédisait Gérard Collomb ne sera plus très loin.
Un travail méthodique de long terme :
– affaiblir la Justice en l’asphyxiant financièrement et en compliquant les procédures. Des millions de dossiers sont en attente faute de moyens
– promettre 15 000 places de prison mais n’en livrer que le quart, ce qui fait le bonheur des malfrats et fait exploser l’insécurité. 100 000 peines de prison sont en attente d’exécution
– paralyser les forces de l’ordre en leur ôtant toute autorité et en les désarmant par la peur d’un procès pour violences policières
– ouvrir les frontières à une immigration non qualifiée qui nivelle le pays par le bas
– promettre 100 % d’exécutions des OQTF et n’expulser personne
– fermer les yeux sur la corruption, la fraude fiscale et sociale
– verrouiller l’information en contrôlant les médias subventionnés et traquer la parole dissidente
– imposer une écologie punitive qui plombe notre compétitivité
– mentir sur les chiffres de l’insécurité, du chômage ou du déficit
– torpiller l’école afin de faire de la France un pays de crétins parfaitement malléables
– saper l’enseignement des fondamentaux, dévaloriser les diplômes en augmentant les taux de réussite au Bac alors que le niveau baisse, jouer la mixité sociale au nom de l’égalité des chances, ce qui tue l’école du mérite et de l’effort. On politise les universités en supprimant les débats contradictoires. Une politique de la terre brûlée qui mène à la fuite des cerveaux. Le niveau scolaire est au plus bas depuis 150 ans !
– brader les pépites industrielles. Plus de 1600 entreprises sont passées aux mains des étrangers
– accepter la concurrence déloyale qui tue nos agriculteurs, en se retranchant derrière les diktats de Bruxelles
– laisser filer les déficits et la dette sans jamais tenter d’y mettre un frein
– torpiller les grands projets comme Astrid qui donnait à la France 30 ans d’avance et aurait permis d’avoir une énergie illimitée pour 1000 ans, avec nos déchets nucléaires
– fiscaliser au maximum les entreprises et les particuliers pour financer l’assistanat, lequel est encouragé pour affaiblir le pays
– diviser la nation en encourageant le droit à la différence et en vantant la diversité heureuse
– inventer une menace de guerre venue de Russie, afin de faire diversion sur le naufrage de la France
– se lancer dans une escalade délirante contre Moscou, sans consulter le peuple ni le Parlement
– verrouiller tous les postes clés de l’État pour sauvegarder l’héritage macroniste
– et pour 2027, tenter de torpiller toute candidature souverainiste au profit d’un centriste bien docile, qui continuera avec zèle de trouer la coque du bateau France
Bref, non seulement il faut détruire tout ce qui fonctionne encore, mais il faut surtout éviter un redressement national qui serait nuisible à la dictature de Bruxelles.
Pour conclure, reconnaissons que depuis 2017, Macron s’est parfaitement acquitté de sa mission de démolition de la nation. Nous sommes ruinés et plus rien ne fonctionne correctement, tandis que le pays se disloque avec un risque d’explosion sociale ou de conflit interconfessionnel.
Et notre génie élyséen, que la presse a encensé durant 9 ans sans discontinuer, a encore 10 mois devant lui pour parachever le travail et empêcher le RN d’arriver au pouvoir.
Y aura-t-il un jour un homme politique intègre pour faire le bilan de ces deux quinquennats, les pires de la Ve République ?