– Ukraine : propagandes et réalités

Articles : Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026
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#webtube : Tout d’abord, il convient d’admettre la complexité de cette guerre, où chacun y va de son couplet, jusqu’à proposer des frappes nucléaires sur l’Ukraine, mais aussi sur l’Europe. Jamais Poutine ne cédera à cette extrémité aux conséquences aussi tragiques qu’inconnues. Ni Washington, ni Pékin n’accepteraient cette folie. Même Scott Ritter, encore fan du feu nucléaire il y a peu, reconnait aujourd’hui qu’il faisait fausse route.

D’ailleurs, si Poutine le décide, pas besoin de frappes nucléaires pour se débarrasser du régime kiévien. Les missiles hypersoniques à charge conventionnelle suffisent.

Que ce soit dans la presse ou sur les réseaux sociaux, on assiste à une déferlante de désinformation occidentale sans précédent. Et en matière de manipulation de l’opinion, reconnaissons que les médias français sont des modèles du genre.

Quand les Russes s’emparent d’une ville fortifiée du Donbass, après des semaines de durs combats, un simple flash y fait référence au 20 heures. Mais quand un drone ukrainien atteint exceptionnellement sa cible et provoque des dégâts mineurs sur une raffinerie, l’information tourne en boucle du matin au soir.

Il convient donc de faire le tri afin de démêler le vrai du faux. Cependant, s’il y a un point qu’il est difficile de contester, c’est l’avancée continue des troupes russes, sur un théâtre d’opérations difficile, puisqu’il a été fortifié pendant les huit années de guerre du Donbass, de 2014 à 2022.

Et si des milliers de drones occidentaux et ukrainiens frappent de plus en plus profondément au cœur de la Russie, n’oublions pas que l’Ukraine voit ses infrastructures énergétiques, ses voies ferrées, ses usines et ses installations militaires partir en fumée depuis quatre ans.

Et plus question pour les Ukrainiens de s’abriter derrière des boucliers humains, comme c’était le cas jusque là. Toute entreprise ou usine civile qui abrite des éléments militaires, est aussitôt pulvérisée dès que le renseignement russe découvre cette fourberie.

La difficulté de s’informer

Une large majorité de citoyens soutiennent l’Ukraine en Europe, pour la simple raison que le narratif occidental relayé par les médias a mis sous le tapis les causes réelles de la guerre et a fait de Poutine le Diable personnifié, coupable de tous les crimes.

Parallèlement, l’Occident a fabriqué de toutes pièces le héros Zelensky, oubliant que ce saltimbanque est cité dans les Panama Papers, que l’Ukraine vénère le boucher nazi Stepan Bandera et que certaines unités de son armée arborent des insignes SS. Sans parler de la corruption gigantesque et des détournements de fonds occidentaux qui alimentent les comptes offshore des oligarques ukrainiens.

Le postulat incontournable est simple : saint Zelensky se bat contre le criminel Poutine.

Qui écouter en dehors des médias mainstream ?

Si vous écoutez Gilbert Doctorow, un analyste politique indépendant basé à Bruxelles, Diplômé  de Harvard College et titulaire d’un doctorat en histoire russe de l’Université Columbia, il vous dira que la Russie va perdre la guerre. Voici son dernier podcast :

https://gilbertdoctorow.substack.com/p/russia-is-losing-the-war

“Ceux qui écoutent Scott Ritter, le colonel Macgregor et Larry Johnson lors de leurs interventions quasi quotidiennes dans leurs podcasts et qui croient que la progression inexorable des forces russes sur la ligne de contact dans le Donbass, en direction du Dniepr et de la conquête de l’ensemble du Donbass, signifie une VICTOIRE RUSSE, se trompent.”

Mais si vous écoutez précisément les trois analystes ci-dessus, ou bien Xavier Moreau et le colonel Baud, vous aurez une version opposée. « L’Ukraine et l’Otan ont déjà perdu cette guerre »

Pourquoi une telle contradiction entre victoire et défaite russe ?

En fait, Doctorow ne nie pas l’avancée russe dans le Donbass, mais pour lui la guerre ne s’arrêtera pas après l’annexion totale de la Novorossia par Poutine. Une affirmation peu convaincante. En fait, la contradiction entre victoire et défaite vient de Russie.

Il existe en Russie une classe biberonnée aux idées libérales depuis 1991. Toute une frange de la population aisée qui ne rêve que de paix et de retour au juteux business avec l’Occident.

Ils veulent la paix et agitent le spectre d’une destruction du tissu industriel de la Russie.

En face, il y a les partisans de la force pour lesquels cette guerre sans fin n’a que trop duré et pourrait se terminer en 48 heures en frappant au sommet du régime ukrainien et au besoin avec des missiles nucléaires. Ils pressent Poutine d’en finir et même de frapper les usines d’armement en Europe qui alimentent la guerre.

Une option impensable pour le Tsar, qui a toujours réclamé aux Occidentaux des garanties de sécurité pour toute l’Europe. Or, l’usage du nucléaire, c’est la mise au ban de la Russie pour des décennies. Une option que Pékin a toujours refusée pour l’instant.

Les soutiens de l’Ukraine surfent sur ces divisions internes en Russie, faisant circuler la menace d’un putsch. Or, Poutine reste le leader le plus soutenu par son peuple avec plus de 70% de cote de popularité. Macron doit être à 20% et les Français ne veulent pas mourir pour l’Ukraine. 

Les analystes anciens militaires ou spécialistes du renseignement sont crédibles

Entre Gilbert Doctorow et nos trois analystes Scott Ritter, le colonel Macgregor et Larry Johnson, faisons confiance à ceux qui connaissent le terrain et ont sillonné le Donbass. Scott Ritter, un ancien officier du renseignement ayant servi dans le corps des Marines, sait de quoi il parle.

Voici un résumé de sa dernière vidéo

Oui, l’intensité des combats est évidente, mais elle tourne à l’avantage de la Russie. Car la bataille de l’information fait rage et la fable d’une Russie déstabilisée ne durera pas longtemps.

Faire croire que l’Ukraine va gagner avec les drones qui s’abattent par centaines sur la Russie, ou que Poutine est menacé de renversement  par un peuple en colère, est un conte de fées.

C’est le discours défaitiste de Doctorow, alors qu’en réalité, seulement 5% des drones ukrainiens ont une chance d’atteindre leur cible.

Certes, la vie des Russes se complique mais il n’y a pas de panique en Russie. A chaque lapin sorti du chapeau par les Ukrainiens, les Russes finissent par trouver la parade. C’est le cas avec le réseau Starlink d’Elon Musk, qui guide les drones et missiles sur leur cible en Russie. Plusieurs zones d’Ukraine ont vu le réseau Starlink désactivé par les Russes. Poutine est en mesure de pulvériser toute la constellation Starlink. Mais ce serait une déclaration de guerre à l’Amérique. Poutine n’est pas fou.

Les Russes ont trouvé la parade contre le drone Hornet, le bijou occidental imparable.

Quant aux drones FPV1, leur charge de 60kg ne fait jamais de gros dégâts sur les raffineries. La plupart ont été remises en état en quelques jours. Mais les usines de FPV1, comme celle qu’a visitée le sénateur russophobe Lindsay Graham, disparaissent sous les missiles Iskander…

Les Russes ont une écrasante supériorité dans les domaines du renseignement, de la surveillance et de la reconnaissance. Ils voient tout et ont intégré l’IA dans tous les systèmes de commandement. Quant à leur panoplie de drones, bombes planantes et missiles, elle s’élargit régulièrement.

Chaque jour, les Russes détruisent 8 à 10 centres de commandement de drones. Cela représente une perte de 80 à 100 opérateurs qualifiés difficiles à remplacer.

Il n’y a pas de crise énergétique en Russie. La certitude de victoire est totale.

Poutine a stoppé les exportations de gaz et d’essence. Les files d’attente dans les stations-service, largement exploitées par les médias, se résorbent.

Toutes ces informations, Scott Ritter les obtient sur place en contactant les militaires de tous grades, les sénateurs, les députés, les intellectuels et élites du pays parfaitement au fait de la situation.

Le sommet Otan d’Ankara est une farce. Il n’y aura jamais de Patriot fabriqués sous licence en Ukraine. Qui peut croire que les Russes resteraient les bras ballants ? En fait, Zelensky n’a plus  de défense aérienne et toute usine, toute installation détruite, n’est pas reconstruite.

Poutine ne veut pas frapper l’Europe alors qu’il serait en droit de le faire. Le droit international est de son côté. Il pourrait frapper les Pays Baltes, comme l’Estonie qui est impliquée dans des frappes de drones ukrainiens sur Saint-Pétersbourg. 

Poutine est en train de gagner. Il n’a pas de timing en tête. Il peut tenir des années. Le pétrole, c’est 20% du PIB. Ce qu’il veut, c’est préserver l’économie, donc les investissements, car pour lui, l’avenir de la Russie, c’est son économie.

Pourquoi changer de stratégie ? Aucun pays au monde n’est aussi riche en sous-sol que la Fédération de Russie. Il y a certainement en Sibérie orientale et dans l’Arctique russe, des richesses qui dépassent l’entendement. C’est cela l’avenir.

Poutine n’est pas un ennemi de l’Occident. Il sait que l’avenir de la Russie est avec l’Europe. Il sait que les dirigeants actuels, les teigneux comme Starmer, Macron ou Merz ne font que passer.

Merz n’a pas d’armée et les 2/3 des adultes refusent de faire la guerre. Quant aux jeunes Allemands, moins de 1% sont volontaires pour le service militaire. Comme quoi, l’argent de la riche Allemagne ne sert à rien si le peuple ne suit pas.

L’avenir de l’Allemagne, c’est l’AfD qui mènera une politique à 180°

Notons que les Ukrainiens, qui perdent entre 25 et 35 000 soldats par mois, renversent les chiffres et attribuent ces pertes aux Russes. Mais si les Russes sont en mesure de prouver les pertes ukrainiennes, l’inverse est impossible.

En résumé, l’Otan et ses supplétifs de l’information gagnent sur les réseaux sociaux. Mais c’est Poutine qui gagne sur le terrain.

Toutes les villes russes d’Ukraine, Soumy, Kharkov, Odessa, finiront sous la coupe de Moscou. L’Ukraine sera dénazifiée. Il n’y a aucun avenir pour ceux qui sont liés au bandérisme. La Russie les connait tous.

Combien de temps cela prendra-t-il ? Peu importe, Poutine ne compte pas le temps qui passe.

La conclusion de tout cela est que la seule voix qui compte en Russie, c’est celle de Poutine. Tout le reste n’est que boniment d’Occidental.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque