#webtube : 1) Après des mois d’auditions et de travaux, le rapport porté par Charles Alloncle met le gouvernement face à ses responsabilités. Faut-il enfin réformer un audiovisuel public jugé trop coûteux et de plus en plus contesté par une partie des Français ? 2) La guerre en Iran bouleverse l’équilibre mondial et fait peser une menace directe sur le détroit d’Ormuz, point stratégique du commerce pétrolier. Fermetures, tensions, perturbations : les conséquences sont déjà visibles.
1) Après des mois d’auditions et de travaux, le rapport porté par Charles Alloncle met le gouvernement face à ses responsabilités. Faut-il enfin réformer un audiovisuel public jugé trop coûteux et de plus en plus contesté par une partie des Français ? Ou assistera-t-on, une fois encore, à un enterrement discret d’un dossier explosif ? Dans un contexte de déficits records et de tensions budgétaires, la question devient centrale : l’exécutif aura-t-il le courage politique de s’attaquer à un système financé par les contribuables mais accusé de ne plus refléter la diversité du pays ? Ce rapport peut-il marquer un véritable tournant… ou confirmer l’impuissance du pouvoir ? 2 ) La guerre en Iran bouleverse l’équilibre mondial et fait peser une menace directe sur le détroit d’Ormuz, point stratégique du commerce pétrolier. Fermetures, tensions, perturbations : les conséquences sont déjà visibles. Et pendant que la situation s’aggrave, la France encaisse.Après la mort de deux soldats français au Moyen-Orient, Emmanuel Macron multiplie les hommages… sans infléchir sa stratégie. Sur le plan intérieur, même immobilisme : aucune baisse des taxes sur le carburant, alors que les prix du pétrole flambent et que la facture explose pour les Français. Résultat : une pression croissante à la pompe, et une question de plus en plus brûlante : les Français doivent-ils payer le prix de crises qu’ils ne maîtrisent pas ?
#webtube : Les Émirats arabes unis ont annoncé ce matin leur retrait de l’OPEP, prenant de court une organisation sous énorme pression à cause de la fermeture de détroit d’Ormuz et déjà fragilisée par des divergences internes. La décision a été rendue publique par le ministre de l’Énergie, Suhail al-Mazrouei, qui a évoqué une « réévaluation stratégique » visant à donner au pays davantage de liberté dans la gestion de sa production.
Le départ du troisième producteur du cartel, après l’Arabie saoudite et l’Irak, ne constitue pas un simple ajustement technique. Il marque une rupture politique et ouvre une nouvelle phase d’incertitude pour un système énergétique mondial déjà sous tension.
Un geste brutal
Cette démarche des Émirats arabes unis de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole est un tournant. Producteur important et partenaire privilégié de l’Arabie saoudite, Abu Dhabi a choisi de s’affranchir des quotas qui encadrent la production de ses membres. La décision intervient après des années d’investissements massifs destinés à porter la capacité émiratie autour de cinq millions de barils par jour, c’est-à-dire 50% plus que l’Iran. Autrement dit, au moment même où le pays est en mesure de produire davantage, il refuse d’être bridé. Officiellement, il s’agit d’une décision économique mais en réalité, c’est un geste politique presque brutal.
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Depuis sa création, l’OPEP repose sur le principe de coordination de l’offre pour peser sur les prix. Mais cette mécanique suppose une discipline collective, donc des renoncements individuels. Or, dans un monde où chaque producteur a ses propres intérêts politiques et économiques, cette discipline devient de plus en plus fragile. Les Émirats ne font pas mystère de leur volonté de vendre plus, plus vite, et surtout en décider souverainement.
L’OPEP affaiblie
Ce choix s’inscrit dans une évolution plus large. En 2019 déjà, le Qatar avait quitté l’OPEP pour se concentrer sur le gaz naturel liquéfié. Derrière ces départs, une même logique, celle de reprendre la maîtrise de sa stratégie énergétique et l’aligner sur des priorités nationales. Les grands plans de diversification économique comme Vision 2030 en Arabie saoudite, les stratégies industrielles aux Émirats, exigent des ressources considérables. Produire davantage et selon ses besoins d’investissements c’est accélérer cette transformation.
Mais ce mouvement a une autre conséquence, plus discrète car il affaiblit l’OPEP de l’intérieur. Sans jamais être un bloc homogène, l’organisation reposait sur un noyau dur, dominé par Riyad et soutenu par quelques alliés fiables dont les Émirats faisaient partie. Leur départ rompt cet équilibre. Il réduit la capacité de l’Arabie saoudite à imposer des coupes de production et, par ricochet, à soutenir les prix. Ce qui se joue ici, c’est la fin progressive d’un cartel capable de dicter sa loi au marché.
Multipolarisation de l’énergie
Face à cela, les États-Unis apparaissent comme les bénéficiaires indirects de la situation. Depuis la révolution du pétrole de schiste, ils ont changé de statut. D’importateurs dépendants, ils sont devenus producteurs majeurs et exportateurs. Leur intérêt est clair : maintenir des prix suffisamment bas pour soutenir leur économie, tout en restant compétitifs sur les marchés internationaux. L’affaiblissement de l’OPEP sert cet objectif. Moins de coordination entre producteurs signifie plus de volatilité, et souvent, une pression à la baisse sur les prix.
Faut-il y voir le résultat d’une stratégie américaine délibérée ? La tentation est grande de le croire. Après tout, Washington n’a cessé, ces dernières années, de contester l’influence de l’OPEP, tant sur le plan diplomatique que par le développement de sa propre production. Mais la réalité est sans doute plus simple, et plus brutale. Ce sont les intérêts nationaux des producteurs eux-mêmes qui fissurent le cartel. Les Émirats ne quittent pas l’OPEP pour faire plaisir aux États-Unis. Ils le font parce que l’OPEP ne correspond plus à leurs besoins.
Reste que le symbole est puissant. L’OPEP, longtemps perçue comme un acteur structurant du système énergétique mondial, apparaît aujourd’hui comme une organisation en perte de cohésion. Elle continue d’exister, bien sûr, notamment à travers le format élargi de l’OPEP+, qui inclut la Russie. Mais son autorité est contestée, et sa capacité à imposer une discipline collective s’érode.
Au fond, le retrait des Émirats dit quelque chose de plus large sur l’état du monde énergétique. Nous ne sommes plus dans un système dominé par quelques acteurs capables de contrôler l’offre. Nous entrons dans une configuration plus fragmentée, plus concurrentielle, où chacun joue sa propre partition. Dans ce nouveau paysage, la coopération cède le pas à la stratégie individuelle.
Pour l’Arabie saoudite, c’est un avertissement. Pour les États-Unis, une opportunité. Pour le reste du monde, une incertitude de plus. Et pour l’OPEP, peut-être le début d’une lente marginalisation.
#webtube : Et si nous vivions déjà dans un régime d’encadrement des comportements… sans véritablement nous en rendre compte ? Pour évoquer ce sujet, TVL s’est entretenu avec Jean-Frédéric Poisson, à l’occasion de la parution de son ouvrage « La Dictature du Bien ». Homme politique mais philosophe de formation, il défend une thèse forte : nos démocraties sont engagées dans un glissement progressif vers une forme de “démocrature” – un système hybride où les apparences démocratiques subsistent, mais où la liberté réelle se trouve progressivement encadrée. En un mot : dictature camouflée et démocratie truquée règnent !
Pour l’auteur, le pouvoir ne s’impose plus frontalement : il devient diffus, moral, souvent invisible. Il évoque des mécanismes de simulacre démocratique, une concentration croissante du pouvoir exécutif, mais aussi des formes de contrôle plus subtiles. Les nouvelles technologies jouent évidemment un rôle clé, en permettant une surveillance fine mais réelle des comportements. Jean-Frédéric Poisson introduit également le concept de « clanocratie », décrivant la captation des ressources publiques par des cercles de pouvoir restreints au seul détriment de la population. Il avance enfin une idée plus dérangeante : “il n’y a pas de démocratie sans démocrates complices”. Dans cette perspective, il met en cause le rôle des médias, accusés d’avoir renoncé à leur fonction de contre-pouvoir pour devenir des complices voire des propagandistes de ce système de totalitarisme soft. Il conclut : « Les néo-libéraux vous promettent la liberté, et vous vendent une cage » ! Jean-Frédéric Poisson offre, au-delà du diagnostic, les moyens de trouver la force d’un avenir commun. Ne nous laissons pas enfermer dans une cage !
#webtube : Et si tout se jouait maintenant… au Détroit d’Ormuz ? Un point de passage minuscule sur la carte, mais par où transite une part massive du pétrole mondial. Et aujourd’hui, ce verrou stratégique est sous tension maximale. Car derrière la guerre au Moyen-Orient, une réalité s’impose : l’Iran a la capacité de bloquer, ralentir ou faire exploser les flux énergétiques mondiaux. Résultat : prix de l’énergie sous pression, inflation qui repart, économies fragilisées. Et pour la France, le risque est clair : une véritable saignée économique.
Pendant que Donald Trump temporise et que Benjamin Netanyahu affiche sa fermeté, une question centrale demeure : ➡️ Qui tient vraiment les cartes ? ➡️ Jusqu’où cette crise peut-elle aller ? ➡️ Sommes-nous à l’aube d’un basculement durable de l’économie mondiale ? Avec Jacques Cheminade, ancien candidat à l’élection présidentielle et président du parti Solidarité & Progrès, décryptage d’un conflit qui pourrait redessiner les rapports de force… et frapper directement les Français. A la suite de « Politique & Eco », retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée : »Le contribuable Français saigné à blanc pour l’Ukraine ». Philippe Béchade est rédacteur en chef de La Chronique Agora et La Lettre des Affranchis aux @Publications Agora. Cliquez ici pour téléchargez gratuitement le rapport spécial de Philippe Béchade : « Votre épargne face au spectre d’une nouvelle guerre mondiale ».
#webtube : Dans un monde où nos vies sont de plus en plus connectées, une simple faille peut suffire à tout compromettre : comptes bancaires, données personnelles, voire identité entière. Mais concrètement, comment se protéger efficacement ? Aujourd’hui, on ne va pas parler de théorie compliquée… mais de conseils pratiques, directement issus de l’expérience d’un hacker. Oui, quelqu’un qui connaît les méthodes utilisées pour pirater — et surtout comment les éviter.Mots de passe, emails piégés, réseaux Wi-Fi… vous allez découvrir ce qui vous met réellement en danger au quotidien, et surtout les gestes simples qui peuvent faire toute la différence.Restez bien jusqu’à la fin, certains conseils pourraient vous éviter de très mauvaises surprises.
#webtube : Dans cette émission, nous recevons Bertrand Duccini, psychanalyste-psychothérapeute, auteur de « Les émeutes de l’envie – Aux sources du racisme-anti-blanc ». Il propose une lecture des tensions actuelles, en remettant au centre un concept largement oublié : l’envie. Selon lui, la disparition de cette notion dans la pensée moderne aurait profondément transformé notre compréhension des conflits sociaux, des émeutes urbaines et des tensions identitaires.
Le rôle de l’envie dans les comportements humains
Ce que la pensée issue des Lumières aurait laissé de côté
Le lien entre culpabilité, histoire et tensions contemporaines
Une analyse polémique des émeutes et des fractures sociales
Une discussion sans filtre qui interroge les grands tabous de notre époque et propose une grille de lecture qui ne laissera personne indifférent.
#webtube : La France et le Royaume-Uni ont conclu un nouvel accord de trois ans destiné à lutter contre les traversées irrégulières de la Manche. Le traité de Sandhurst, signé en 2018 puis reconduit une première fois en 2023, arrivait à échéance en 2026. Selon Le Figaro, ce nouvel accord prévoit une participation britannique pouvant aller jusqu’à 766 millions d’euros sur trois ans. Sur cette somme, 186 millions d’euros relèveront toutefois d’une part flexible, conditionnée à l’efficacité des mesures mises en œuvre. Seuls 580 millions d’euros sont donc assurés d’être versés.
Le dispositif s’accompagne d’un renforcement des moyens sur le littoral français. Les effectifs des forces de l’ordre seront portés à environ 1 400 agents d’ici 2029. Une unité de CRS, financée par la France, sera également dédiée à la lutte contre l’immigration clandestine, avec le déploiement de drones, d’hélicoptères et de moyens électroniques pour mieux prévenir les tentatives de traversées, notamment celles des « taxi-boats ».
La pression migratoire toujours élevée dans la Manche
Les chiffres rappelés par les sources françaises montrent que la pression reste forte. Selon les autorités britanniques, 41 472 personnes ont rejoint irrégulièrement le Royaume-Uni en 2025 sur de petites embarcations. Il s’agit du deuxième chiffre le plus élevé depuis le début de ces traversées en 2018. Au moins 29 migrants seraient morts en mer en 2025.
Du côté français, les autorités soulignent une baisse de moitié des arrivées au Royaume-Uni depuis le début de l’année, par rapport à la même période de l’année précédente. Le Figaro mentionne aussi 480 passeurs arrêtés en 2025, selon le ministère de l’Intérieur.
L’accord salué officiellement, mais déjà contesté au Royaume-Uni
Le gouvernement britannique présente cet accord comme un pas supplémentaire dans la lutte contre l’immigration clandestine. Keir Starmer a déclaré : « Cet accord historique nous permet d’aller plus loin : en renforçant le renseignement, la surveillance et la présence sur le terrain afin de protéger les frontières britanniques ». De son côté, Shabana Mahmood a affirmé que « cet accord historique empêchera les migrants illégaux d’entreprendre ce périlleux voyage et mettra les passeurs derrière les barreaux ».
Outre-Manche, le média britannique GB News met en avant une lecture plus critique. Il insiste sur le coût élevé des engagements britanniques, sur le rejet d’une demande d’accès à l’information concernant le détail des paiements versés à la France depuis 2018, et sur les critiques formulées par des responsables conservateurs et de Reform UK à l’encontre d’un dispositif jugé insuffisamment efficace.
#webtube : Un combat en apparence bien dérisoire traduit en réalité la volonté de LFI d’imposer sa « Nouvelle France ». La France insoumise sait choisir des combats d’intérêt national. Depuis une dizaine de jours, plusieurs élus de La France insoumise se sont ainsi lancés dans la défense d’une enseigne de fast-food 100 % halal en Seine-Saint-Denis. Un combat en apparence bien dérisoire, mais qui traduit en réalité les fractures profondes de la gauche.
Le « raid » insoumis contre l’élu socialiste
Tout commence à la mi-avril. Karim Bouamrane, le maire socialiste de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), fait installer plusieurs blocs de béton devant la vitrine du nouveau Master Poulet qui vient d’ouvrir ses portes. L’édile reproche à l’enseigne de restauration rapide d’avoir ouvert « contre la volonté de la municipalité » et « au mépris des règles du droit commun ». Les restaurateurs, aidés de Me Guez Guez, connu pour avoir par le passé défendu, notamment, l’ancien Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), saisissent la Justice. Le tribunal administratif tranche et ordonne de « retirer les barrières bétonnées installées le long du local commercial de l’enseigne Master Poulet ». Mais Karim Bouamrane ne baisse pas les bras. L’édile refuse « qu’un établissement dégrade les conditions de vie des riverains : livraisons tardives, parfois jusqu’à 2 heures du matin, nuisances sonores répétées, odeurs pour les habitants qui vivent au-dessus ». « Je veille à ce que le tissu commercial ne se résume pas à une accumulation d’établissements identiques. Chacun est libre de consommer du poulet comme il le souhaite, mais notre ville dispose déjà d’une offre importante dans ce secteur », renchérit le maire, sur ses réseaux sociaux.
Face à lui, la meute insoumise se met en ordre de bataille. La première offensive est d’abord lancée sur les réseaux sociaux. Nadège Abomangoli, députée de Seine-Saint-Denis, dénonce « un acharnement […] complètement lunaire, teinté de racisme et de mépris de classe ». L’Insoumission, le média du parti, se rend sur place pour réaliser un micro-trottoir et dénoncer la présumée volonté de « gentrification » du maire de Saint-Ouen. Mohamed Awad, élu LFI de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), accuse l’édile d’être « prêt à tout pour empêcher un commerce halal ». « Cette affaire est hautement politique. […] [Karim Bouamrane] n’aurait pas réagi de la même manière si c’était un concept-store match quinoa », poursuit l’élu local.
La seconde offensive a lieu directement sur le terrain. Éric Coquerel (LFI) se rend en personne sur place pour soutenir l’enseigne halal au nom de la « liberté de commerce ». Tous ces élus appartiennent pourtant à un parti qui avait publié un « plan contre la malbouffe » en vue des élections municipales…
#MasterPoulet : avec Manon Monmirel, conseillère municipale insoumise à Saint-Ouen, nous avons rencontré les propriétaires de la chaîne : ils ont bel et bien ouvert en toute légalité mais font face aux méthodes du maire de Saint-Ouen qui, après avoir fait poser des blocs de béton… pic.twitter.com/0sTFG9IfnL
De son côté, Karim Bouamrane peut compter sur le soutien des (derniers) tenants d’une « gauche républicaine ». « On attend d’un maire du volontarisme et des convictions. Karim Bouamrane n’en manque pas pour sa ville », salue ainsi Jérôme Guedj. « Pourquoi LFI défend une chaîne privée de malbouffe ? […] C’est moins étonnant quand on sait que LFI est un parti identitaire et que ces enseignes sont 100 % halal », ajoute Vincent Lautard, infirmier et juriste, consultant pour Marianne. « Le combat [des Insoumis] est surtout de tenter un raid numérique contre Karim Bouamrane qui ne plie pas devant LFI », abonde Laurence Rossignol.
En effet, la querelle « Master Poulet » est, en réalité, bien éloignée des considérations de santé publique. Elle témoigne d’une bataille sociologique et électorale à gauche. Et ce n’est pas un hasard si ce conflit éclate à Saint-Ouen, ville où Karim Bouamrane (PS) a été largement réélu face à La France insoumise lors des dernières élections municipales. Or, il y a quelques jours, le maire de Saint-Ouen perdait, cette fois-ci, face à la nouvelle idole insoumise, Bally Bagayoko, l’élection pour la présidence de l’intercommunalité la « Plaine Commune ». En quelques mois, l’élu socialiste de Saint-Ouen est donc devenu le meilleur ennemi de la gauche insoumise et de son projet de « Nouvelle France ».
Rien ne va donc plus, à gauche : d’un côté, les Insoumis érigent en « symbole de résistance » une enseigne halal à des fins clairement électoralistes ; de l’autre, une autre gauche refuse « d’enferme[r] les villes populaires dans une assignation politique, intellectuelle et sociale ». Ces deux gauches « irréconciliables » finiront-elles par réellement s’affronter en 2027 ou, encore une fois, malgré leurs divergences évidentes, continueront-elles de s’allier et de « faire front » ?
#webtube : Pour plus de 76 % des Français, l’État devait arrêter momentanément d’accorder des visas aux Algériens (sondage CSA). Sachez-le : Emmanuel Macron considère que plus des trois quarts des Français sont « mabouls » ! En octobre 2025, un sondage CSA pour CNews/Europe 1/leJDD révélait que, pour plus de 76 % des Français, l’État devait arrêter d’accorder des visas aux Algériens qui veulent venir en France tant que l’Algérie refuse de récupérer ses ressortissants.
Or, Emmanuel Macron, en déplacement dans l’Ariège ce lundi, a durement attaqué les partisans d’une ligne ferme à l’endroit de l’Algérie : pour lui, ceux qui « veulent se fâcher avec l’Algérie » sont des « mabouls ». Cette déclaration – la précision est d’importance – intervient alors que le Président passait de la pommade dans le dos d’un médecin formé à Oran : ce dernier se plaignait du système des PADHUE [praticien à diplôme hors Union européenne en France, NDLR], une vérification des connaissances imposée aux médecins étrangers en France, qu’Emmanuel Macron a qualifié aussi sec de « bordel » (sic). « On marche sur la tête », a-t-il rajouté, s’appropriant sans complexe la bonne formule de nos amis paysans à son endroit. Flatter les allochtones, cracher sur les autochtones. De la préférence étrangère dans le texte.
Comme si…
Comme si ce n’était pas l’Algérie, elle même, qui avait décidé de se fâcher. La France d’Emmanuel Macron ressemble à une épouse enamourée, accrochée au pantalon de son conjoint toxique qui vient de demander le divorce : « Ne me quitte paaaas ! »
Comme si les mamours, préférés aux mabouls par le matador Emmanuel Macron, avaient mieux fonctionné. Tout a été essayé : les visites officielles, les flatteries, les ruptures du jeûne du ministre des Affaires étrangères à la mosquée de Paris, les murmures à l’oreille du pape… Les OQTF sont toujours sur notre sol et Christophe Gleizes est encore dans les geôles algériennes. Quant à Boualem Sansal, il doit sa libération aux Allemands.
Comme si Emmanuel Macron avait le moindre mot à dire, s’agissant des contrôles des médecins étrangers, quand lui et son épouse sont soignés, dorlotés, assistés à chacun de leur déplacement par des médecins militaires de pointe et triés sur le volet. Les Français ont vu leurs enfants refusés à l’entrée des universités de médecine par des concours très sélectifs et ils devraient se voir imposer sans moufter, pour leur propre santé, des praticiens étrangers n’ayant pas fait l’objet d’un contrôle aussi exigeant ? Une politique médicale qui ressemblerait singulièrement à celles agricole et énergétique (en matière de gaz de schiste) : accepter à l’importation ce que l’on n’a pas le droit de produire chez soi. N’est-ce pas cela, plutôt, qui est complètement fou, dingue, dément ; bref… maboul ?
Gageons, en plus, que dans quelques années, l’Algérie fera grief à la France d’avoir aspiré ses praticiens quand elle en avait elle-même tant besoin.
Si l’on doit parler des PADHUE, il n’y a qu’une seule chose à dire : un Président n’aurait PADHUE dire ça. S’il y a du « bordel » dans le pays, les mabouls – et fiers de l’être – savent bien à qui on le doit.
#webtube : Attentat, sécurité défaillante et théories complotistes : retour sur une soirée sous haute tension à Washington. Beaucoup de choses ont déjà été dites sur l’attentat spectaculaire dont a été victime Donald Trump, dans la nuit du 25 au 26 avril, au cours du traditionnel dîner des correspondants de presse de la Maison-Blanche. À plus d’un titre, le dîner était, même avant le premier coup de feu, une grande première. C’était la première fois que Trump acceptait de se rendre à ce dîner, après avoir abondamment fustigé la presse « méchante », selon ses propres termes – un comble pour quelqu’un qui a fait des basses attaques sa marque de fabrique en termes de communication...
C’était également la première fois que le spectacle n’était pas assuré par un humoriste – on sait que le monde du spectacle n’a guère tendance à épargner l’actuel président qui, de son côté, n’a pas beaucoup d’autodérision. Cette année, c’était un magicien mentaliste qui passait de table en table pour faire des tours de prestidigitation. C’était la première fois que le président n’avait pas prévu – mais on se trompait peut-être – de faire un discours plein de second degré et d’esprit, comme c’est l’habitude pour cet événement.
L’attentat, en revanche, n’était pas une grande première. Ni dans ce lieu précis, puisque le dîner des correspondants de presse avait déjà été le cadre d’un attentat contre Ronald Reagan, ni en termes d’attaque contre Trump, lequel, on le sait, avait déjà été visé par un autre attentat, lors de l’un de ses meetings de campagne. On espérait que le Secret Service serait plus performant que lors de cette dernière occurrence : il n’en a rien été. Malgré leur grand courage, en particulier celui de l’homme qui s’est interposé pour défendre la vie de son président, leur inertie a été préoccupante.
Alors maintenant, que sait-on ? On sait que l’assassin, un certain Cole Tomas Allen, est apparemment un individu très intelligent, qui considère Trump comme un « pédophile et un violeur ». Il a envoyé un manifeste à sa famille, dix minutes avant le début des tirs, indiquant qu’il souhaitait faire le moins de victimes possible, qu’il visait explicitement des membres de l’administration Trump et utiliserait, pour éviter les dommages collatéraux, des plombs au lieu de balles. Il ajoute, dans ce texte, une référence chrétienne (« Tendre l’autre joue, c’est pour ceux qui sont eux-mêmes opprimés »), indiquant en outre qu’il considère les frappes américaines contre l’Iran comme illégales. Enfin, après avoir indiqué qu’il faisait partie d’un groupuscule non violent héritier des idées abolitionnistes de Lincoln, il s’étonne (et comment, pour le coup, ne pas être d’accord avec lui ?) du fait qu’il puisse entrer dans l’hôtel Hilton et y prendre une chambre sans avoir été fouillé, alors qu’il possède plusieurs armes…
Après avoir noté, pour la petite anecdote, que Cole Tomas Allen, comme John Wilkes Booth et Lee Harvey Oswald, est un assassin présidentiel à deux prénoms, on est tout de même obligé de reconnaître qu’il reste plusieurs choses remarquables, dans cette affaire. Il y a le sujet de la sécurité, évidemment. Il y a aussi la floraison de théories complotistes, parmi lesquelles l’histoire de cet ancien de Goldman Sachs continuant son dîner au milieu du chaos, « comme s’il savait ce qui allait se passer », disent déjà les théoriciens les plus farfelus. Et puis, parce qu’au milieu de la tragédie, les Américains ne manquent jamais de rire un peu, il y a le spectacle de ces journalistes pourfendeurs du pouvoir évacuant la salle de bal à quatre pattes dans le sillage de l’inoxydable Donald…