. Guerre en Iran : pénuries dès mai ? – Charles Sannat dans Politique & Eco 

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
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#webtube : La guerre en Iran est-elle en train de déclencher un nouveau choc économique mondial ? Malgré un cessez-le-feu annoncé par Donald Trump, le détroit d’Ormuz reste sous pression et utilisé comme levier stratégique par l’Iran, faisant peser une menace durable sur les approvisionnements en pétrole et en gaz.

👉 Inflation et pénuries : faut-il s’attendre à un choc majeur dans les prochaines semaines ? 👉 Quel impact sur le prix du pétrole, du gaz, des carburants et le pouvoir d’achat ? 👉 Les entreprises françaises et l’emploi sont-ils menacés par ce choc énergétique ? 👉 L’État et les banques centrales peuvent-ils encore amortir la crise (dette publique, OAT, taux d’intérêt) ? Dans Politique & Éco, Charles Sannat (Le Grenier de l’Éco – https://legrenierdeleco.com/) décrypte les conséquences concrètes : choc pétrolier, entreprises, chômage, faillites, transition énergétique et risques sur l’épargne (livret A, or).

Source : Youtube – TVL

. Ségolène Royal à la rescousse du gouvernement algérien

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#webtube : « Les église ne sont ni fermées, ni interdites en Algérie ». Vraiment ? Une chose est sûre : la visite du pape en Algérie est loin de faire l’unanimité. La preuve en est que même les médias de grands chemins osent afficher une certaine perplexité : L’Express, par exemple, titrait un de ses articles, à la veille de l’arrivée de ce dernier : « Le pape Léon XIV en Algérie : les dits et les non-dits d’une visite qui interroge » ; Paris Match, le même jour, écrivait aussi : « Églises fermées et conversions secrètes… Léon XIV et les paradoxes de l’Algérie ». Des analyses et des interrogations qui n’ont pas été du goût de tout le monde. En tout cas, pas de celui de TSA, un média algérien qui n’a pas manqué d’accuser L’Express d’avoir « rejoint la galaxie des médias proches de l’extrême droite et spécialistes de la propagande anti-algérienne », et de dénoncer Le Point et Le Figaro pour avoir laissé respectivement Kamel Daoud et Boualem Sansal donner leurs avis sur cette visite : en bref, le média condamne tout le monde pour « algérophobie ». Étonnamment, ou non, Ségolène Royal, elle aussi, s’est insurgée et, sur X, n’a pas manqué de dénoncer un discours influencé par « des voix qui font de la hargne contre l’Algérie un fond (sic) de commerce bien peu glorieux ».

La « porte-parole du régime algérien »

Sur X, le post de Ségolène Royal a suscité des réactions polémiques. Mohammed Sifaoui, par exemple, qu’il serait difficile de classer à l’extrême droite, n’hésite pas à interpeller directement celle qu’il appelle la « porte-parole du régime algérien » sur sa méconnaissance de la situation réelle des chrétiens en Algérie, expliquant notamment que « la réalité actuelle, c’est un christianisme qui survit mais se replie dans l’informel et le domestique, sous la surveillance d’un État qui utilise le droit des cultes comme outil de contrôle politique et identitaire plutôt que comme garantie de pluralisme religieux ».

En fait, Charlotte Touati relève tout simplement que Ségolène Royal « véhicule vraiment les éléments de langage du gouvernement algérien ». À BV, l’historienne et chercheuse en sciences des religions à l’université de Lausanne explique : « Ce qui m’a le plus choquée, c’est cette négation de faits parce que c’est documenté par des institutions internationales », arguant que « si [Ségolène Royal] dit que non, il n’y a pas de fermeture d’églises, ça veut dire qu’elle nie l’existence des protestants […] ça veut dire qu’elle laisse le soin au gouvernement algérien de décider ce qui est ou non une église ». Un discours qui contrevient, d’ailleurs, à la doctrine œcuménique prônée par les papes depuis Vatican II, relève Charlotte Touati. « Le grand argument – on voit que ce sont les éléments de langage du gouvernement algérien -, c’est donc que ce ne sont pas des églises, ce sont « juste » des protestants, ce sont des garages […] : on voit directement d’où est tiré l’argumentation. Ségolène Royal n’a pas autorité pour dire si ce sont ou pas des églises, c’est ça le plus choquant pour moi. » En bref, Ségolène Royal nie les persécutions chrétiennes en Algérie, et notamment celles des protestants en Kabylie, et, en cela, reprend le double discours officiel algérien.

Ignorance ou complaisance ?

Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, dit-on, et Gregor Puppinck, directeur du think tank ECLJ, interpelle lui aussi Ségolène Royal, sur X : « Non, @RoyalSegolene, vous ne connaissez manifestement pas le sujet, ou alors vous servez de relais à la propagande du régime. Il n’y a pas de liberté religieuse en Algérie pour les chrétiens. » À BV, Gregor Puppinck explique qu’en effet, soit « elle n’y connaît rien, soit elle est un relais d’influence de la propagande du régime ». Cependant, il lui reconnaît un mérite, celui « d’avoir suscité cette polémique et d’avoir ainsi posé la question publiquement […], parce que le fait de nier cette oppression est le propre du gouvernement algérien qui espérait par la visite [du pape] donner une image lisse d’un pays qui respecte les catholiques mais qui oublie l’existence d’une vraie Église algérienne […] »

À ce sujet — « Un Algérien ne peut qu’être musulman ». Vraiment ?

C’est simple, explique Gregor Puppinck, « c’est comme si la France se contentait de la grande mosquée de Paris et que toutes les autres mosquées étaient interdites et puis qu’on disait : « regardez, il y a l’islam en France, regardez la grande mosquée de Paris ! » C’est la vitrine mais tout le reste serait en fait supprimé […] » L’image est parlante : il s’agit de montrer au chef religieux en visite comme ça brille dans la vitrine tout en oubliant que « la vraie Église algérienne, elle, est opprimée ». Il nuance d’ailleurs encore : les catholiques étrangers sont « tolérés mais à condition qu’ils ne fassent pas d’évangélisation […] même implicite, silencieuse dans les œuvres », comme le montre, ajoute-t-il, l’interdiction de Caritas-Algérie en 2022.

Peut-être que, finalement, Ségolène Royal aura rendu service aux chrétiens d’Algérie : si c’était un non-sujet, elle n’aurait pas eu besoin d’en parler et de prendre la défense du gouvernement algérien.

Victoire Riquetti, dans BV

. Dans les quartiers abandonnés du nord de Paris : le tramway du crack

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#webtube : Les riverains vivent toujours l’enfer. La procureur de Paris lance « une cellule de coordination judiciaire ». Des décennies que ça dure et que ça empire… Le T1, première ligne de tramway exploitée par la RATP, a été mis en service en 1992. Il desservait alors les stations du « 9-3 », entre Bobigny et Saint-Denis. On y payait encore son transport par tronçons et, pour faire toute la ligne, il fallait plusieurs tickets. Montant dans ce tram à Bondy, une dame âgée demanda au chauffeur combien de tickets elle devait valider pour aller au terminus. Celui-ci lui répondit, dans un grand éclat de rire : « Madame, vous seriez bien la seule à payer votre trajet ! »

Trente-quatre ans de laxisme

Trente-quatre ans ont passé. Les lignes de tram se sont étendues et multipliées : la région parisienne en compte 15, aujourd’hui, dont le fameux T3b hanté par les crackeux. Pour avoir longtemps fréquenté la ligne T2, le tram Val-de-Seine inauguré en 1997 qui partait alors de La Défense vers Issy-les-Moulineaux, nous pouvons témoigner qu’à l’inverse du T3b, on y était constamment contrôlé. Il était surnommé « le tram des cols blancs ». Des gens dangereux, assurément.

Dans le nouveau Paris vert du socialisme triomphant, les quartiers nord sont les quartiers de pouilleux. Ceux où les édiles évitent de se montrer : le XIXe et le XVIIIe arrondissement, entre la porte de la Villette et la porte de Saint-Ouen. Autrement dit, le coupe-gorge qui commence à la Philharmonie et s’enfonce, par les tunnels des Maréchaux et le périphérique, vers ces zones de non-droit que sont les bidonvilles des Roms, les camps de migrants et la colline du crack. Sans cesse « évacués », sans cesse reconstitués, entre cités délabrées et immeubles de bureaux neufs et vides – à la station Rosa-Bonheur, si bien nommée – que les entreprises ont préféré déserter pour la sécurité de leurs salariés.

Nous n’avons cessé, depuis qu’existe BV, de vous raconter ces histoires, chaque fois que la mairie de Paris et le gouvernement nous convoquaient pour le grand nettoyage. Devant les caméras rassemblées, on jetait les tentes et les matelas à la benne et l’on annonçait la transformation de la colline maudite en jardin d’agrément. La dernière opération d’ampleur, c’était juste avant les Jeux olympiques : allez, ouste ! 4.000 migrants dans les bus, direction la campagne, le râteau et la pelouse artificielle sur les bords du périph’.

À ce sujet — Paris, enfer du crack 

Le XIXe, laboratoire de la »nouvelle France »

Et puis, tout a recommencé. Europe 1 est allée en reportage sur la zone de guerre, dans le tram T3b où sévit « une faune de zombies » comme on en voit dans les films gore. « Le trajet n’a plus rien d’une simple formalité urbaine, nous dit-on. C’est une plongée dans une « zone de non-droit » mobile. » Dans l’atmosphère saturée par l’odeur des pipes à crack « allumées au milieu des familles et des travailleurs », les passagers « croisent des silhouettes hagardes, aux joues creusées et au regard vide ».

Les commerces ont fermé, ne restent que ceux qui ne peuvent partir ailleurs. Tous les habitants de ces quartiers se plaignent d’avoir « été abandonnés ». Leurs appels, leurs pétitions, leurs actions sont restés lettre morte. On a regardé leurs quartiers s’enfoncer dans l’horreur pendant qu’on dépensait des fortunes en pistes cyclables. Mais ces gens-là ne roulent pas à vélo. D’ailleurs, il n’ont plus de vélos depuis longtemps. Ils ont tous été volés et désossés pour acheter des cailloux.

Une dame qui habite là depuis 50 ans confie : « On entend crier toute la nuit, ils se battent au tournevis ou au couteau. Les enfants sont traumatisés. Le soir, certaines femmes appellent leurs maris pour venir les chercher alors qu’avant, on rentrait tranquillement chez soi. » Avant, oui. Avant le vivre ensemble chanté par la gauche. Car rappelons-nous : la mairie du XIXe arrondissement est dans les mains du Parti socialiste depuis 1995, avec les maires Roger Madec puis François Dagnaud ; y a régné jusqu’en 2017 un député nommé Cambadélis, éléphant du PS s’il en est. Tous ces gens ont prospéré sous les mandats Delanoë et Hidalgo, préférant s’inquiéter du sort des migrants et des camés plutôt que de celui des Parisiens.

Aujourd’hui, la fille de Gérard Filoche, Léa, élue du XIXe arrondissement, est « adjoint à la maire de Paris chargé des solidarités, de l’hébergement d’urgence et de la protection des réfugiés, de la lutte contre les inégalités et contre l’exclusion ». Va-t-elle s’attaquer au dossier ou, comme ses prédécesseurs, reprendre le « « jeu de billard » consistant à déplacer les toxicomanes d’un square à une porte sans jamais régler le fond du problème » ?

Il reste un frêle espoir : la procureur de Paris lance, ce lundi, une cellule de coordination judiciaire dont l’objectif est de « briser les silos en faisant travailler ensemble magistrats, police nationale, police municipale et services de la RATP/SNCF ». On peut faire semblant d’y croire…

Marie Delarue, dans BV

. « Nouvelle France » : les amis d’Assa Traoré s’implantent dans les mairies…

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#webtube : Le Comité Adama étend son influence locale en plaçant ses militants dans plusieurs conseils municipaux. On ne sait pas exactement ce que recouvre le concept de Nouvelle France. Invitée, ce dimanche, sur CNews, Manon Aubry elle-même semble tourner autour du pot et ne pas avoir d’éléments de réponse consolidés. Tournons-nous donc plutôt du côté du monde associatif pour comprendre de quoi il retourne. En l’occurrence, c’est StreetPress, aussi enclin à dénoncer un imaginaire fascisme qu’à promouvoir les idées les plus à gauche du spectre politique, qui nous fournit des témoignages éclairants.

Vous vous souvenez évidemment du comité « Justice pour Adama » animé par la sœur d’Adama Traoré, ce délinquant multirécidiviste mort pendant son arrestation. Plusieurs enquêtes successives ont établi avec certitude la complète innocence des gendarmes, mais la question n’est apparemment pas là. Assa Traoré et ses amis ont décidé de passer à la vitesse supérieure en formant des élites issues des « quartiers populaires » afin que ces « jeunes » prennent le pouvoir. Youssef Brakni, à Bagnolet, Fenda Diarra à Ivry-sur-Seine, Sonia Chaouche à Paris, sont trois anciens militants du Comité Adama qui ont fait leur entrée au sein des conseils municipaux, à la faveur des dernières élections. Et ils ne sont pas là pour faire de la figuration… ni même, à en croire leurs propos, pour défendre particulièrement les couleurs (écologistes, communistes ou insoumises) sous lesquelles ils ont été élus. « On part du combat contre les violences policières pour construire quelque chose de solide, qui va durer sur plusieurs générations », annonce Assa Traoré. Ce « quelque chose », c’est tout simplement l’irruption du racialisme dans la vie politique française.

Montée en puissance

Youssef Brakni le confirme sans détour : « Sonia [Chaouche] n’est pas entrée seule au Conseil de Paris : elle est entrée avec le Comité Adama, l’antiracisme et dix ans de lutte. » Elle semble en revanche avoir laissé à la porte la politique de la ville, quand elle ne concerne ni les minorités ni les supposées violences policières. Cet entrisme remonte à 2022, lorsque Assa Traoré a fondé le collectif « Générations Leaders » avec, entre autres, le soutien de l’université de Columbia. « C’est dans le rapport d’impact de Génération Leaders : « prendre le pouvoir municipal et démocratique » », confirme Assa Traoré, à la rédaction de StreetPress. Au moins, les choses sont claires.

Quatre années de formation, de masterclass, de montée en puissance et, finalement, de beaux succès dans beaucoup de villes françaises : en quelque sorte, les militants du Comité Adama ont réalisé le travail dont beaucoup de droitards rêvent immobiles. Ils se sont appropriés les éléments de langage de leurs cibles, ont noué des contacts, reçu une formation intellectuelle qui leur permet d’être à l’aise dans le marécage politique… et voilà le travail.

On connaît déjà la prochaine étape : les législatives. À n’en pas douter, les militants de cités formés par Assa Traoré, avec une méthode et un objectif très clairs, feront encore des étincelles. Certains se prennent déjà à imaginer l’entrée de la militante à l’Assemblée nationale. De quoi ouvrir la porte à la présidentielle de 2032, peut-être. « L’époque du porte-parolat est révolue », annonçait Rima Hassan, devant une Mathilde Panot sidérée, dans une séquence devenue célèbre.

La voilà, la Nouvelle France : une France uniformément issue des quartiers abandonnés de la République, qui perçoit tout ce qui vient de l’extérieur comme raciste et a bien l’intention de mettre un terme à ce qu’elle considère comme une injuste domination. Cette logique clanique n’a aucune prétention au rassemblement, bien au contraire : c’est de séparatisme qu’il s’agit, mais avec beaucoup d’intelligence et le soutien des médias. Et nous ?

Arnaud Florac, dans BV