– La nouvelle loi anti-démarchage crée la panique au Maroc

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#webtube : Aussi stupéfiant que ça paraisse, les députés français ont voté une loi très utile et très raciste. Les blédards ne pourront plus harceler les Français innocents au téléphone avec leur accent atroce...

Centres d’Appels: fin du démarchage en France, chômage au Maroc

TV5 Monde :

En France, la fin du démarchage téléphonique non-sollicité est accueillie avec soulagement par de nombreux consommateurs. Mais au Maroc, cette nouvelle réglementation suscite l’inquiétude. La France représente en effet près de 80% du marché des centres d’appel marocains. À Casablanca, l’activité s’est brutalement interrompue dans une société française implantée dans le pays depuis vingt ans. Une cinquantaine de personnes y travaillaient.

Depuis plusieurs semaines, les salariés disent ne plus avoir de nouvelles de leur employeur. “Même si les objectifs devenaient de plus en plus durs à cause de la loi anti-démarchage, on les atteignait toujours”, témoigne une salariée du centre d’appel. “Depuis le 9 juillet, on n’a plus de salaire, plus de travail, plus aucun responsable dans les locaux”, déplore-t-elle. Et d’ajouter : “Nous sommes 48 salariés dans le flou total”.

À Casablanca, la Fédération nationale des centres d’appel a organisé une réunion de crise. Selon le gouvernement marocain, jusqu’à 50.000 emplois pourraient être menacés par la nouvelle loi française. Pour Ayoub Saoud, secrétaire général de la Fédération nationale des centres d’appel, certains employeurs profiteraient de la situation pour se séparer de leurs salariés sans respecter leurs droits.

Pas trop d’enthousiasme cependant, le recyclage est en cours.

Source : D.P

– Fuite massive des données de près de 700 000 contribuables français

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#webtube : Il ne fait toujours pas bon d’être français, avec des fuites de données à tire-larigot. La dernière en date concerne la DGFiP, alias le fisc pour les intimes, qui aurait laissé sortir les données d’exactement 678 437 personnes. Entre revenus fiscaux, adresses, échanges avec les impôts et taux d’imposition en vente sur le dark web, des campagnes de phishing bien ficelées se profilent à l’horizon. Vivement que les gens fournissent leurs pièces d’identité à l’État français pour pouvoir utiliser les réseaux sociaux !

Les Numériques :

Révélée par FrenchBreaches ce 13 août 2026, cette cyberattaque des impôts proviendrait d’une intrusion survenue en juin 2026. Le pirate ayant mis en vente cette base de données prétend avoir infiltré des serveurs internes pour obtenir un accès VPN, qui lui aurait ensuite permis d’utiliser un outil interne pour extraire massivement ces données.

L’exfiltration aurait été rapidement interrompue après sa détection, mais le mal est fait : un fichier regroupant toutes les données collectées est déjà en vente pour plusieurs milliers d’euros sur le dark web. Dans les détails, 392 867 dossiers concerneraient les particuliers, contre 285 570 pour les professionnels.

Au-delà des coordonnées (nom, prénom, date et lieu de naissance, situation familiale, adresse postale et mail ou encore numéro de téléphone), les informations compromises dressent un profil d’une précision redoutable.

On y trouve en effet :

L’identifiant fiscal
Le revenu fiscal de référence
Le taux de prélèvement à la source
Le nombre de parts fiscales et de personnes à charge
Les informations relatives au conjoint
L’historique des échanges avec l’administration.

Dans une mise à jour datant de ce matin 7 h, FrenchBreaches ajoute que 26 805 des comptes récupérés auraient un revenu fiscal de référence de 100 000 € ou plus, 386 dépasseraient 1 million d’euros et 8 dépasseraient 10 millions d’euros. Un niveau de détail qui fait froid dans le dos, et surtout qui ouvre incontestablement la porte à des campagnes de phishing ciblées très dangereuses, avec beaucoup de données pouvant être utilisées pour tromper de futures victimes.

Comme toute fuite, elle doit encore être confirmée par la principale intéressée : la DGFiP. Pour l’instant, ce n’est pas le cas, ce qui laisse encore planer le doute sur sa véracité. À titre de rappel, la précédente fuite de fin janvier 2026 avait été confirmée environ deux semaines plus tard à la mi-février. Peut-être que ce sera aussi le cas cette fois-ci, ou que l’administration fiscale réfutera l’incident.

Au lieu d’un vague « vous devez payer vos impôts », ils pourront écrire à René quelque chose comme : « M. X, concernant votre dossier fiscal, votre taux de prélèvement de X % et votre revenu fiscal de référence de XX XXX €, une régularisation est nécessaire ». Ils pourront connaître adresse, téléphone et éventuellement les échanges passés avec le fisc, l’arnaque devenant beaucoup plus difficile à repérer par les victimes.

Sans parler des « home Jacking » qui dorénavant ne se feront plus à l’aveugle mais avec l’adresse des plus riches contribuables…. Bravo l’Etat Français…. ON est bien devenu un pays du tier monde !

Courage fuyons ce pays « poubelle »

Source : D.P.

– Retour dans les seventies : Les rues de San Francisco, « Mésaventures »

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#webtube : Si vous aimez les enquêtes au rythme des années 70, les vestes en cuir, les imperméables et les poursuites sur des rues à 45 degrés, Les Rues de San Francisco (The Streets of San Francisco) est un incontournable absolu. Diffusée entre 1972 et 1977, la série repose sur un duo père-fils de substitution qui fonctionne à la perfection : Lt. Mike Stone (l’immense Karl Malden) : le vétéran du terrain, chapeau feutre vissé sur la tête, l’instinct pur et l’expérience de la rue. Inspecteur Steve Keller (un jeune Michael Douglas) : l’inspecteur diplômé, plein d’énergie, d’idéalisme et de fougue. Le troisième personnage principal ? La ville de San Francisco elle-même. Filmée en décors réels avec une liberté rare pour l’époque, la baie offre un décor urbain spectaculaire, sublimé par le générique cuivré mythique produit par Quinn Martin. Une référence du genre policier qui n’a rien perdu de son charme rétro !

Présentation de l’épisode : « Mésaventures »

Préparez le popcorn !

Dans cet épisode, Stone et Keller se retrouvent confrontés à l’un des rouages les plus redoutables du crime : la mauvaise décision au mauvais moment. Quand un événement en apparence anodin ou un engrenage de choix malheureux fait basculer la vie de citoyens ordinaires dans le drame, la frontière entre victime et coupable devient particulièrement floue.

Nos deux inspecteurs vont devoir faire preuve d’autant d’empathie que de flair pour démêler le vrai du faux avant que la situation ne dégénère complètement sur les hauteurs de la ville.

Gyrophare allumé, générique à fond… Bon visionnage !

Source : DD MIX RESTORED MOVIES

– HAARP, chemtrails… dérèglement climatique, manipulation ? On décrypte.

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#webtube : Le climat est-il encore naturel ? Dôme de chaleur, sécheresse, canicule : et si le ciel était devenu un terrain d’action militaire ? Entre révélations sur le projet HAARP, les zones d’ombre sur les conventions internationales et les questions interdites sur les chemtrails, une émission qui pourrait bien changer votre regard sur ce qu’il se passe au-dessus de nos têtes. Avec Patrick Pasin (Vidéo)

Source : Tocsin et Tocsin+

– Ce sera la plus grande crise sociale que le Monde ait jamais connue

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#webtube : Laurent Alexandre est venu nous dire une chose simple : la crise sociale que l’intelligence artificielle va déclencher sera la plus violente depuis un siècle, et personne en France et en Europe ne l’a préparée. Pendant que la Silicon Valley dépense 3 milliards de dollars par jour en recherche sur l’IA, la France investit entre 1,5 et 2 milliards par an — l’équivalent d’une demi-journée américaine. En 1980, nous avions le même niveau de vie que les États-Unis ; aujourd’hui la richesse par habitant française se situe au niveau du Mississippi et de l’Idaho, les États les plus pauvres du pays. En cinquante ans, les États-Unis ont fait naître 267 entreprises valorisées plus de 10 milliards de dollars. L’Europe en a fait naître 14.

Et le choc n’est plus théorique. L’IA est déjà meilleure que 99,9 % des médecins du monde. Une compétence professionnelle durait trente ans en 1987, elle dure deux ans aujourd’hui. Vers 2030, des robots autonomes branchés sur les meilleurs modèles arriveront en nombre : la dextérité d’un ouvrier et l’intelligence d’un polytechnicien, pour quelques dollars de l’heure. Les cols bleus seront frappés en même temps que les cols blancs — l’inverse de ce que tout le monde annonce depuis trois ans. Dans cette vidéo, on décortique toute la mécanique : pourquoi l’Europe a perdu la bataille technologique avant même de la livrer, pourquoi la reconversion promise par les politiques est déjà impossible, ce que devient une économie quand la richesse n’est plus produite par des humains, et qui achètera encore quand les robots produiront tout. On termine sur ce que personne n’ose regarder en face : la révolte anti-technologie a déjà commencé aux États-Unis, avec deux tentatives d’assassinat contre le patron d’OpenAI et près de trois Américains sur quatre qui réclament l’arrêt des data centers. Personne n’a préparé le pays à ce qui arrive. Après cette interview, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas.

Sommaire

00:00 L’histoire de l’IA en accéléré

08:14 Le décrochage économique de la France et de l’Europe

22:36 La pire crise sociale de l’Histoire est déjà lancée

33:13 La génération sacrifiée

46:30 Superintelligence et IA hostile

56:04 Transhumanisme : la fin de l’humanité telle que nous la connaissons 01:04:17 L’Europe étranglée par sa propre régulation

01:15:05 Survivre à l’IA : ce que fait déjà la nouvelle génération

01:22:21 Droite et gauche s’allient enfin, contre l’IA

01:31:13 Les questions qui fâchent : impôts, souveraineté, contrôle

01:48:02 La Chine est devenue le pays de la liberté

Source : Grand Angle



– Quelque soit le secteur, avec Macron c’est un désastre absolu !

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#webtube : François Asselineau : « Il n’y a pas de secteur où Macron ne soit un désastre absolu ! François Asselineau livre ici une critique particulièrement sévère du bilan d’Emmanuel Macron. Au cours de cet entretien, il affirme qu’« il n’y a pas de secteur où Macron ne soit un désastre absolu » et développe longuement les raisons qui, selon lui, expliquent cette conclusion. Cette vidéo revient sur les principaux thèmes abordés : économie, industrie, énergie, dette publique, pouvoir d’achat, souveraineté, institutions, Union européenne, politique étrangère et stratégie du gouvernement. L’objectif est d’analyser les arguments avancés par Asselineau et de les replacer dans le contexte de la politique française actuelle. Que l’on partage ou non ses analyses, cette intervention soulève plusieurs questions sur le bilan d’Emmanuel Macron, l’état des institutions françaises et les perspectives pour les prochaines échéances politiques.

Au programme :

  • le bilan économique d’Emmanuel Macron selon François Asselineau ;
  • la souveraineté nationale et les institutions françaises ;
  • l’Union européenne et la politique étrangère ;
  • les choix énergétiques, industriels et budgétaires ;
  • les conséquences politiques pour l’avenir de la France.

Cette vidéo est une réaction et une analyse d’un entretien politique. Les propos rapportés sont ceux de François Asselineau et sont présentés dans le cadre d’un commentaire et d’une mise en perspective.

Source : 𝐕𝐞𝐫𝐬𝐮𝐬 𝐌é𝐝𝐢𝐚

– L’intelligence artificielle achèvera-t-elle la vieille gauche ?

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#webtube : L’intelligence artificielle est généralement abordée par la gauche européenne sous quatre angles : les emplois qu’elle menace, l’énergie qu’elle consomme, les œuvres qu’elle pille et les profits qu’elle promet aux géants du numérique. La réponse en découle presque mécaniquement : réglementer, taxer, ralentir, socialiser. Une telle réaction n’est pas seulement défensive. Elle révèle l’embarras d’une famille politique confrontée à une révolution technique qui s’attaque précisément aux médiations collectives sur lesquelles elle avait construit sa puissance depuis le XIXe siècle.

Un bouleversement

C’est tout l’intérêt d’un remarquable article d’Evgeny Morozov publié dans le numéro d’août 2026 du Monde diplomatique. Le mensuel présente lui-même la question en ces termes : comment imaginer un socialisme de l’intelligence artificielle qui ne se bornerait pas à socialiser le capital des entreprises, mais transformerait l’IA en « capacité collective » ? Morozov prend notamment ses distances avec la proposition de Bernie Sanders de transférer une partie massive du capital des géants du secteur vers un fonds populaire.

La question est infiniment plus intéressante que celle de savoir combien de secrétaires, de traducteurs ou de comptables seront remplacés par des algorithmes. Morozov comprend que l’intelligence artificielle bouleverse quelque chose de beaucoup plus ancien : les conditions mêmes dans lesquelles un individu acquiert la capacité de se défendre, de comprendre et d’agir.

Le prolétaire n’a plus besoin du permanent syndical

L’émancipation, dans le grand récit de la gauche, était une entreprise collective. L’individu isolé ne pouvait rien ; organisé, il devenait une force. Il fallait rejoindre le syndicat, la coopérative, la mutuelle, le parti, parfois la cellule. Le savoir politique, juridique et social s’accumulait dans ces institutions avant d’être restitué au militant ou au salarié qui venait demander secours.

Ce récit comporte sa part de vérité et sa part de mythologie. Toutes les conquêtes sociales ne sont évidemment pas sorties des barricades. L’élévation spectaculaire du niveau de vie européen tient aussi à la croissance économique, aux gains de productivité et à des compromis noués entre dirigeants, patrons et salariés. Bismarck, qui n’avait rien d’un révolutionnaire, mit en place dans l’Allemagne des années 1880 des assurances sociales dont l’influence fut considérable. La protection sociale ne fut donc jamais le monopole historique du mouvement socialiste.

L’IA introduit aujourd’hui une rupture d’une tout autre nature. Celui qui ne sait pas contester une décision administrative peut se faire expliquer la procédure. Un locataire peut préparer sa réponse à un propriétaire. Un salarié peut analyser son contrat, un contribuable déchiffrer une réglementation, un malade préparer ses questions avant une consultation. Les résultats ne sont pas infaillibles et exigent contrôle et prudence, mais l’asymétrie entre celui qui sait et celui qui ignore se réduit avec une rapidité extraordinaire.

Le prolétaire contemporain vient de trouver au bout de son clavier un secrétaire, un professeur, un documentaliste et, dans certaines limites, un conseiller juridique. Il ne lui demande ni cotisation, ni fidélité doctrinale, ni présence à une réunion le jeudi soir.

C’est ici que commence le véritable problème politique.

La puissance des organisations de gauche reposait largement sur leur rôle d’intermédiaire. Face à l’employeur, au propriétaire ou à l’État, elles concentraient l’expérience accumulée des conflits précédents. Elles savaient quel formulaire remplir, quelle jurisprudence invoquer, quel fonctionnaire appeler, comment rédiger une réclamation. Le parti fournissait en outre les concepts permettant d’interpréter le monde. L’intelligence artificielle commence à rendre une fraction de ce viatique directement accessible à chacun.

Ce n’est d’ailleurs pas seulement le permanent syndical qui doit s’inquiéter. Le journaliste, le professeur, le traducteur, le consultant, le fonctionnaire, le juriste et quantité de professions intellectuelles découvrent qu’une part de leur autorité procédait de la rareté de l’information et de la difficulté à l’organiser. La bibliothèque s’est mise à parler et, circonstance aggravante, elle répond à tout le monde.

Quand la machine détruit les médiateurs

Sur ce point, Jacques Ellul avait vu plus loin que la plupart des marxistes. La technique n’est pas seulement, chez lui, un instrument détenu par une classe et dont il suffirait de modifier la propriété pour en changer la nature. Elle tend à constituer son propre système, gouverné par la recherche de l’efficacité. Dans La Technique ou l’Enjeu du siècle, Ellul allait jusqu’à écrire qu’il était « vain de déblatérer contre le capitalisme » si l’on ne comprenait pas d’abord la puissance autonome de la machine.

La gauche demeure pourtant largement prisonnière du vocabulaire de la société industrielle. Elle compte les emplois supprimés, réclame des formations, demande des compensations salariales et réfléchit à la taxation des gains de productivité. Toutes ces questions sont recevables. Elles deviennent dérisoires si elles empêchent de voir l’essentiel : l’IA ne modifie pas seulement le marché du travail, elle redistribue des capacités.

Morozov le comprend fort bien. Les modèles contemporains concentrent une formidable accumulation d’expériences humaines, de textes, de raisonnements, de méthodes et de savoir-faire. Il propose donc, en substance, que cette accumulation cesse d’être seulement appropriée par le capital et soit restituée à la société. Une victoire individuelle contre une administration, un propriétaire ou une entreprise pourrait nourrir un savoir commun dont bénéficierait ensuite celui qui se trouverait dans une situation analogue.

L’idée est intelligente. Elle est même beaucoup plus sérieuse que le socialisme fiscal consistant à laisser fonctionner la machine puis à prélever une part de ses profits. Elle rencontre pourtant un obstacle anthropologique que Morozov paraît sous-estimer.

Son intelligence artificielle appartient déjà au XXIe siècle. Sa conception de la solidarité demeure largement celle du XIXe.

Il suppose qu’une communauté de situation peut redevenir une communauté humaine. Les locataires se regrouperaient parce qu’ils sont locataires, les travailleurs parce qu’ils travaillent, les usagers parce qu’ils rencontrent le même problème. De ces rapprochements circonstanciels naîtraient des institutions capables de recueillir puis de restituer le savoir commun.

Or l’intelligence artificielle pourrait produire exactement l’effet contraire. Pourquoi demeurer membre d’une organisation si l’expérience qu’elle accumule peut m’être transmise sans que je rencontre ceux qui l’ont acquise ? Pourquoi assister à dix réunions si la machine peut me fournir en quelques secondes la solution issue de dix années de contentieux ?

La gauche risque ici de perdre beaucoup plus qu’un répertoire de procédures.

Une permanence syndicale n’était pas seulement une base de données. C’était une table, du café, des disputes, des fidélités, des souvenirs de grève, quelques vieux briscards et des jeunes gens qui apprenaient auprès d’eux. La transmission de l’expérience engendrait simultanément une sociabilité. Le savoir fabriquait du lien parce qu’il fallait rencontrer des hommes pour y accéder.

L’IA dissocie les deux. Elle conserve l’expérience et rend la réunion facultative.

La revanche des appartenances

Cette disparition progressive des médiations ne signifie pourtant pas que l’individu deviendra nécessairement cet atome solitaire que rêvaient certains libéraux. C’est peut-être ici que les réflexions de la Nouvelle Droite apportent une clé que Morozov ne possède pas.

Alain de Benoist rappelait récemment une évidence que le libéralisme comme le marxisme ont eu tendance à sous-estimer : « L’identité est proprement vitale : sans identité on n’est rien. » La formule vaut politiquement parce que les solidarités ne naissent jamais de la seule coïncidence des intérêts matériels. Pour durer, elles ont besoin de mémoire, de confiance, de proximité, d’un langage partagé et du sentiment d’un destin commun.

Le mouvement ouvrier historique lui-même n’échappait pas à cette loi. L’usine rassemblait les hommes, mais elle n’expliquait pas seule leur solidarité. Ils vivaient souvent dans les mêmes quartiers, parlaient la même langue, fréquentaient les mêmes cafés, partageaient des coutumes, des fêtes, parfois une foi et presque toujours un horizon culturel commun. Le syndicat poussait sur un terreau préalable. Il n’avait pas créé de toutes pièces la société sur laquelle il s’appuyait.

Cette évidence devient plus sensible lorsque les sociétés se fragmentent. L’immigration de masse, l’individualisme, la disparition des sociabilités villageoises ou ouvrières et l’État-providence bureaucratique ont contribué, par des mécanismes différents, à affaiblir les anciennes formes d’entraide. La solidarité devient de plus en plus souvent une prestation administrative ou une alliance ponctuelle autour d’un intérêt précis.

Parallèlement reviennent les appartenances que les théories de la modernisation annonçaient condamnées : origine, religion, famille élargie, communauté culturelle, mémoire historique. L’homme hypertechnologique ne devient pas nécessairement post-identitaire. Il peut, au contraire, employer la technologie la plus moderne pour renforcer des fidélités très anciennes.

Guillaume Faye avait tenté de saisir ce paradoxe avec son concept d’archéofuturisme. Il refusait l’alternative simpliste entre retour au passé et fuite progressiste en avant. « Le futur n’est donc pas la négation de la tradition », écrivait-il, mais sa métamorphose et sa régénération.

L’intelligence artificielle pourrait bien être archéofuturiste malgré elle.

Les mêmes outils capables d’universaliser le savoir peuvent permettre à des communautés particulières de se renforcer. Une technologie planétaire n’engendre nullement une humanité homogène. Demain, des individus utilisant les mêmes modèles, les mêmes puces et les mêmes réseaux pourraient vivre dans des univers culturels, religieux et identitaires de plus en plus distincts.

La société qui se profile serait alors fort éloignée du rêve socialiste universel. Elle pourrait ressembler à une mosaïque de communautés utilisant une infrastructure technique commune sans partager pour autant la même vision du bien, de l’histoire ou de l’avenir. Une sorte de libanisation technologiquement assistée : extrêmement moderne dans ses instruments, beaucoup plus archaïque dans ses appartenances.

Une machine à rendre la gauche inutile ?

C’est pourquoi l’intelligence artificielle représente peut-être une menace existentielle pour la gauche beaucoup plus profonde que celle décrite par Morozov. Elle ne lui enlève pas seulement des emplois à protéger. Elle rend moins nécessaires certaines institutions dont la fonction consistait à transformer le savoir collectif en pouvoir individuel.

La vieille proposition socialiste était simple : seul, tu es faible ; rejoins-nous et tu deviendras fort. L’intelligence artificielle répond : explique-moi ton problème et nous allons commencer immédiatement.

La différence est considérable. La gauche historique promettait une émancipation différée, obtenue par l’organisation, la discipline, la solidarité et le rapport de forces. L’IA procure des capacités immédiatement disponibles. Elle n’exige ni Grand Soir ni conscience de classe.

D’où le caractère presque pathétique de certaines réactions contemporaines. En refusant de penser l’intelligence artificielle autrement que comme une nouvelle « ruse du capital », une source d’inégalités ou un danger écologique, la gauche reproduit devant le numérique le réflexe des adversaires de la mécanisation au commencement de l’âge industriel. Elle croit défendre le travail quand elle défend parfois les intermédiaires que la technique rend superflus.

Morozov a donc raison sur un point capital : la gauche ne survivra intellectuellement à l’intelligence artificielle qu’en cessant de raisonner exclusivement en termes de propriété du capital et de redistribution des profits. Là où son analyse demeure insuffisante, c’est lorsqu’il suppose qu’une technique nouvelle pourra ressusciter sous une autre forme les solidarités sociales du monde industriel.

Le problème dépasse finalement le socialisme. L’IA oblige à penser une société dans laquelle une part croissante de la puissance intellectuelle sera directement accessible aux individus, tandis que ceux-ci rechercheront probablement avec d’autant plus de force ce qu’aucun modèle linguistique ne leur fournira : une filiation, une mémoire, une appartenance et des raisons de faire corps.

Pour comprendre ce monde-là, les romans d’Iain M. Banks seront peut-être plus utiles que les vieux manuels d’économie politique. Dans le cycle de La Culture, l’automatisation et l’intelligence artificielle ont déjà rendu largement obsolète la question classique de la possession des moyens de production. La politique ne disparaît pas pour autant. Elle se déplace vers d’autres interrogations : que faire de la liberté, pourquoi agir, quel mode de vie choisir et pour quelles fidélités accepter encore de se battre ?

La gauche européenne est née de la machine industrielle. Elle pourrait mourir de la machine intelligente. Non parce que celle-ci accomplirait le socialisme, mais parce qu’elle rendrait caduc le monde humain dont le socialisme avait besoin pour exister.

Balbino Katz, Via Breizh-Info et Polémia

– Loire-Atlantique (et ailleurs) : l’arnaque aux faux agents fait son retour

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#webtube : Faux agent des eaux, faux gestionnaire de location, faux policier : en Loire-Atlantique, des malfaiteurs usurpent des fonctions pour pénétrer chez leurs victimes et dérober leurs biens. La police nationale alerte sur une recrudescence des « vols à la fausse qualité » après deux affaires survenues jeudi 6 août à Saint-Herblain et Pornichet. Personnes âgées et touristes figurent parmi les publics visés par ces scénarios particulièrement rodés.

À Saint-Herblain, une femme âgée a d’abord reçu la visite d’un homme portant un gilet fluorescent et se présentant comme un agent des eaux. Il prétextait une prochaine coupure et la nécessité de vérifier la pression des robinets.

Selon CNews, qui a interrogé la police de Nantes, la victime l’a laissé entrer et circuler dans les différentes pièces de son appartement. Plusieurs objets ont alors été dérobés. Un second homme s’est ensuite présenté comme policier en civil et a tenté à son tour de pénétrer dans le logement. Cette fois, la victime a refusé de le laisser entrer.

À Pornichet, des vacanciers également visés

Le même jour, un autre scénario a été signalé à Pornichet. Un couple de retraités en vacances dans une location a reçu la visite d’un homme se faisant passer pour un agent de la société chargée de la gestion du logement.

Sous prétexte de vérifier du matériel, celui-ci est entré dans les lieux avant de dérober des moyens de paiement ainsi que des documents d’identité.

La police de Nantes a décrit un phénomène « rodé », dont les auteurs forment « souvent un petit duo » et peuvent multiplier les faits en série. Les deux affaires ont donné lieu à des plaintes et des enquêtes ont été ouvertes. Aux dernières informations, aucun suspect n’avait encore été identifié ou interpellé.

Vérifier avant d’ouvrir

Face à cette recrudescence, la Direction interdépartementale de la police nationale de Loire-Atlantique appelle à la vigilance. Elle recommande de demander systématiquement une carte professionnelle ou un justificatif de passage et de vérifier l’identité de toute personne prétendant intervenir au domicile.

En cas de doute, la consigne est simple : garder la porte fermée et composer le 17. Une précaution élémentaire face à des individus qui misent précisément sur l’autorité supposée d’une fonction, d’un uniforme ou d’un simple gilet fluorescent pour obtenir ce qu’ils cherchent avant tout à franchir : la porte du domicile.

Arthur Keraudren,
breizh-info.com

– Affaire Deranque : gants coqués, appel aux secours non transmis… l’entretien avec Jean Bexon.

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#webtube : Quentin Deranque, 23 ans, est mort le 14 février 2026 à Lyon, deux jours après avoir été roué de coups en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po. Le 19 février, 7 hommes de 20 à 26 ans ont été mis en examen : 6 pour homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs, le septième — Jacques-Elie Favrot, alors collaborateur du député LFI Raphaël Arnault — pour complicité d’homicide volontaire par instigation. L’instruction, confiée à 3 juges d’instruction du tribunal judiciaire de Lyon, se poursuit.

Jean Bexon, journaliste à Boulevard Voltaire, suit ce dossier depuis le début. Il a signé le 1er mai les photographies inédites des agressions visant les militantes Némésis, et publié le 9 août une nouvelle enquête sur les circonstances du meurtre. Il a consulté la version définitive du rapport d’autopsie, s’est procuré des images de vidéosurveillance documentant une agression antérieure impliquant Jacques-Elie Favrot, et affirme avoir identifié plusieurs dysfonctionnements dans la chaîne des secours comme dans la conduite de l’enquête. Il répond à nos questions. Plusieurs passages décrivent précisément les blessures de la victime. Les personnes mises en examen bénéficient de la présomption d’innocence.

Quentin Deranque, 23 ans, est mort le 14 février 2026 à Lyon, deux jours après avoir été roué de coups en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po. Le 19 février, 7 hommes de 20 à 26 ans ont été mis en examen : 6 pour homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs, le septième — Jacques-Elie Favrot, alors collaborateur du député LFI Raphaël Arnault — pour complicité d’homicide volontaire par instigation. L’instruction, confiée à 3 juges d’instruction du tribunal judiciaire de Lyon, se poursuit.

Jean Bexon a consulté la version définitive du rapport d’autopsie, s’est procuré des images de vidéosurveillance documentant une agression antérieure, et affirme avoir identifié plusieurs dysfonctionnements dans la chaîne des secours comme dans la conduite de l’enquête. Il répond à nos questions. Plusieurs passages décrivent précisément les blessures de la victime. Les personnes mises en examen bénéficient de la présomption d’innocence.

Breizh-info.com : Vous écrivez avoir consulté le rapport d’autopsie. Sans compromettre vos sources, que établit-il précisément sur la cause du décès ?

Jean Bexon : J’ai consulté ce rapport dans sa version finale. Il établit clairement que Quentin est mort à cause des coups qu’il a reçus. Le document indique que certains ont été portés avec des gants coqués, qui ont laissé des lésions sur les os. On ne sort pas indemne de la lecture de ces 8 pages. C’est atroce. Je pense à la famille, qui a dû voir le visage de la victime marqué d’un coup de pied indélébile.

Généralement, le nombre de coups est dénombré. Ici, le médecin légiste n’a pas pu le déterminer, pour la simple et bonne raison qu’il y en avait énormément. Le rapport évoque un très grand nombre de coups portés notamment à la tête, mais aussi sur l’ensemble du corps. Un coude a par exemple été déboîté. Il y a des écorchures partout. Les chocs étant extrêmement violents, le corps inerte de la victime a été écorché par les frottements sur le béton, un antifa tirant dans le même temps Quentin par les jambes pour le maintenir pendant le supplice.

Breizh-info.com : Le rapport parlerait de coups « caractérisant la volonté de tuer ». Est-ce une formulation du rapport lui-même, une lecture de votre source, ou la qualification retenue par les magistrats instructeurs ? La distinction est décisive.

Jean Bexon : C’est une formulation du rapport. Il y a en fait 2 rapports dans le dossier d’autopsie : un rédigé par le personnel médical qui tente de sauver Quentin, un autre rédigé après son décès. Tous ces professionnels soulignent la violence des coups portés à la tête et sur l’ensemble du corps. Il y a des détails qui entrent dans le champ de l’intolérable pour les proches, et que je ne divulgue pas. C’est une horreur : on dirait la description d’une victime de torture et de sévices physiques atroces.

J’ai pris conseil auprès d’un médecin légiste en lui présentant les constatations médicales. Connaisseur des agressions en groupe, il m’a dit qu’il avait rarement vu de tels impacts sur ce type d’affaire. Il souligne d’ailleurs : « Donner des coups d’une telle violence au niveau du cerveau sans vouloir donner la mort, ça ne veut rien dire. »

Les chirurgiens ont tenté une opération miracle, mais dès leur premier geste de soin, ils se rendent compte que Quentin est hélas condamné.

J’ai pour ma part été confronté à un dilemme moral : faire état de la réalité de cette agression, ou rester pudique par respect pour l’entourage. J’ai contacté une proche de Quentin en lui demandant son avis. Elle m’a dit qu’on ne pouvait pas laisser la vérité tue. J’ai essayé de trouver un compromis : ne pas dire toute l’atrocité des blessures sans pour autant euphémiser la réalité de l’agression.

La vidéo prise par un témoin du lynchage parle d’elle-même. Mais son angle de vue est trompeur : un plan en contre-plongée et depuis un point haut minimise de facto l’horreur de la scène.

Breizh-info.com : Une thèse a circulé selon laquelle le délai de prise en charge aurait joué un rôle dans le décès. Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer qu’aucune intervention plus rapide n’aurait sauvé Quentin Deranque ?

Jean Bexon : Une thèse ? Un mensonge monté de toutes pièces. Les soutiens des meurtriers présumés ont été abjects et efficaces pour modifier les perceptions de l’opinion publique. Un antifa a filmé Quentin et son ami, tous deux blessés violemment après avoir été tabassés à plusieurs. Un individu hostile leur a conseillé de ne pas aller à l’hôpital par « peur de la police ». Contrairement à ce qu’a affirmé M6, reprenant le récit des canaux antifas, il ne s’agit pas d’un membre du groupe des nationalistes.

Dans tous les cas, le médecin légiste est très clair : Quentin n’aurait pas pu être sauvé. Même pris en charge par le meilleur hôpital, à l’endroit exact où il a été lynché, cela n’aurait rien changé. Le rapport précise que la victime présente des « lésions au-delà de toute ressource thérapeutique ».

Breizh-info.com : Vous décrivez des traces de gants coqués et une blessure en forme de T d’origine inconnue. Sur quoi repose l’identification de ces impacts ? Et où en est l’hypothèse du poing américain évoquée par LCI ?

Jean Bexon : Les nationalistes m’ont dit avoir vu plus de la moitié du groupe de Favrot équipée de gants coqués. On peut le constater sur les images des témoins et sur celles prises par le renseignement territorial. Cet élément est désormais entièrement confirmé par le rapport médical : la victime présente des séries de bosses incurvées inversées, des lésions que le rapport relie à l’utilisation de cet équipement. Il faut bien comprendre que le gant coqué est une sorte de poing américain déguisé. C’est une arme contondante par destination, efficace en ce qu’elle protège celui qui frappe et maximise les lésions sur celui qui reçoit.

Par ailleurs, les enquêteurs ont trouvé sur les lieux du crime un poing américain, arme de catégorie A interdite à la détention. LCI a identifié un des antifas qui, selon la chaîne, pourrait en avoir été équipé. Quentin présente des lésions en forme de T dont l’origine est inconnue. J’émets l’hypothèse qu’elles puissent éventuellement être liées à l’utilisation de ce poing américain.

Le précédent de 2024

Breizh-info.com : Vous établissez un précédent impliquant Jacques-Elie Favrot lors d’une action revendiquée par la Jeune Garde. Comment avez-vous procédé à cette identification ? Ce précédent est-il versé au dossier d’instruction ?

Jean Bexon : Cette agression a été filmée, diffusée et revendiquée à l’époque par la Jeune Garde. Le mouvement avait pris soin de flouter tous les complices tout en affichant le visage ensanglanté de la victime. Sauf que je me suis procuré récemment les images de vidéosurveillance du bar dans lequel les victimes — des jeunes femmes et des jeunes hommes accusés par la Jeune Garde d’être de droite — prenaient un verre avant d’être agressées.

Dans ce document, on voit distinctement Favrot et Lelio Le B., à visage découvert, accompagnés d’une quinzaine de membres de leur mouvement, pour la plupart masqués, certains armés.

Cette agression suit exactement les mêmes étapes que celle qui a mené au décès de Quentin : repérage par une jeune femme antifa, assaut en groupe, isolement d’une victime, lynchage. Un des accompagnants de Favrot est équipé d’une matraque et porte de nombreux coups avec.

L’avocat d’un des nationalistes — pas celui de la famille de Quentin — m’a dit qu’il comptait transmettre ces nouveaux éléments au parquet. Notons que, selon mes informations, 3 plaintes antérieures visant Favrot ont déjà été classées sans suite.

La chaîne des secours

Breizh-info.com : L’appel d’un ami de la victime n’aurait pas été transféré au standard, et une riveraine dit avoir tenté d’alerter sans succès. Une enquête administrative a-t-elle été ouverte ?

Jean Bexon : Il y a un couac notifié dans l’enquête judiciaire. Un des amis de Quentin compose le 112 ou le 15, mais l’appel n’est pas transmis au standard, pour des raisons qui restent mystérieuses.

Par ailleurs, une témoin, Edwige, qui sortait de chez une amie qui l’hébergeait, a vu le corps inerte de la victime. Elle a le bon réflexe : elle appelle les secours, qui lui répondent qu’ils ne peuvent pas envoyer d’équipe. C’est juste après que des individus ont « conseillé » à Quentin, qui n’a plus ses facultés de raison, de ne pas aller à l’hôpital. Aucune enquête administrative n’a été ouverte, ce qui est dommage.

Au même moment, les autres nationalistes mettent en sécurité les jeunes femmes de Némésis, elles aussi agressées.

L’asymétrie de l’enquête

Breizh-info.com : Vous affirmez que Lelio Le B. n’a jamais été interpellé, alors que les téléphones des nationalistes et des militantes Némésis ont été exploités. Comment expliquez-vous cette asymétrie ?

Jean Bexon : Oui, c’est incompréhensible. Lelio Le B., identifié sur les vidéos de témoins en train de filmer les violences commises par ses camarades, n’a été ni interpellé ni auditionné. On le voit aussi dépouiller une victime au sol.

J’ai un lien direct avec le tribunal judiciaire de Lyon, mais cette enquête est pour le moment confiée à 3 juges d’instruction.

De façon générale, les groupes qualifiés d’ultra-droite par le ministère de l’Intérieur sont dans le viseur de la Justice. Parmi les 16 nationalistes présents le 12 février, 2 sont connus des services de renseignement comme affiliés à un groupe d’ultra-droite. Partant de là, les juges d’instruction ont dû estimer qu’il fallait absolument saisir tous les téléphones des victimes. Ces 2 militants ont d’ailleurs été placés en garde à vue au même moment pour une affaire antérieure de collage d’affiches qui faisait l’objet d’une filature du ministère de l’Intérieur.

Pour la petite anecdote, il leur a été reproché de ne pas avoir ouvert leur domicile pour la perquisition des téléphones. Sauf qu’ils étaient dans l’impossibilité de le faire, puisque déjà placés entre les quatre murs d’une cellule. Le PSIG a été mobilisé pour certains nationalistes. La police a même fouillé dans la corbeille à linge d’une jeune femme de Némésis, agressée le 12 février, dont l’appartement a été perquisitionné à 6h15 du matin.

Côté antifa, l’enquête estime qu’ils étaient une trentaine sur place. Seuls 9 ont été auditionnés, contre 13 côté nationaliste. Aucune des 50 personnes qui ont hué et molesté le groupe des Némésis n’a pour l’heure été entendue. Rappelons que 2 jeunes femmes ont été étranglées lors de cette agression, qui s’est déroulée dans une rue adjacente au lynchage de Quentin.

Breizh-info.com : Vous soutenez que ce même Lelio Le B. n’était pas un simple témoin, et qu’il aurait sélectionné les captures d’écran envoyées aux canaux antifas. Qu’est-ce qui, dans vos preuves, distingue un tri de photos d’une construction délibérée de récit ?

Jean Bexon : Il faut savoir que la Jeune Garde avait pris l’habitude de filmer l’ensemble de ses agressions, de les revendiquer, puis de les publier sur ses canaux. Il s’agit ordinairement de vidéos, pas de photos. Sur les images des témoins, on voit clairement Lelio Le B. filmer, en format vertical, les violences commises par ses camarades. Sauf que cette fois-ci, pour la première fois, il y a rupture dans ce qui est habituellement diffusé : seules sortent des captures d’écran, dans des médias de gauche radicale, ou un extrait confus de moins de 2 secondes censé montrer la charge des nationalistes.

Ces captures d’écran sont bien fournies par Lelio Le B. — j’ai pu le prouver. Ce matériau sert de preuve apparente pour expliquer que les nationalistes sont à l’origine de l’affrontement. Le vrai contexte est que ceux-ci essaient de casser la ligne antifa pour récupérer leur ami inanimé, tabassé et dépouillé au sol.

La fabrique du récit

Breizh-info.com : Au-delà du cas Deranque, décrivez-vous un mode opératoire structuré ?

Jean Bexon : Le processus est simple. Des « seeders » plantent le mensonge, puis sont repris par des « quoters », des relais institutionnels comme les députés LFI, qui vont leur donner une légitimité. Viennent ensuite les médias traditionnels qui, inconsciemment, reprennent l’infox. C’est le cas de M6 qui, lors de son JT, explique que les amis de Quentin l’ont dissuadé de se rendre à l’hôpital par crainte de la police. La machine est huilée et fonctionne pour d’autres infox. Par exemple, la gauche radicale a fait croire que Macron portait une montre à 80 000 euros ; il s’agissait d’un modèle vendu 2 400 euros.

Breizh-info.com : Vos publications ont fait l’objet de propositions de notes de communauté et vous êtes accusé de mener une enquête à charge depuis un média engagé. Que répondez-vous ?

Jean Bexon : Ceux qui contestent mon travail sont souvent du camp antifa, à savoir le camp qui a frappé ce jour-là : la vérité les dérange forcément. J’ai reçu des menaces de mort d’un membre de l’ultra-gauche, fiché S et connu du renseignement territorial, depuis que je travaille sur ce drame. Pharos a été saisi et m’a conseillé de porter plainte.

Je précise que c’est moi qui ai publié, par transparence, les propositions de notes de communauté formulées par une minorité. Elles n’ont jamais été validées par la communauté, preuve qu’elles ne sont pas fondées.

Propos recueillis par YV

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– Les candidats à la présidentielle se fichent de l’immigration ou nous mentent !

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#webtube : Ce n’est pas comme si on ne les connaissait pas, ces candidats pléthoriques qui nous promettent tout ce qu’ils ne feront pas s’ils sont élus et surtout : qu’ils n’ont jamais fait du temps où ils tenaient le manche. Pire, ils n’ont même pas l’élégance d’une pudeur de façade et avancent décomplexés, tant ils sont persuadés que les Français sont amnésiques et idiots. Ce en quoi on ne saurait leur donner complètement tort, sachant par exemple que les incendiaires sont déjà presque oubliés parce qu’il y a la rentée qui arrive et qu’ensuite ce sera Noël ! Une information en chasse une autre, et les chaînes spécialisées en la matière aident ces braves Français à brouiller les ondes à très courte distance de leur mémoire.

Donc, le défilé des bonnes intentions programmatiques a débuté, particulièrement celles liées à l’immigration, dont ce microcosme, habituellement indifférent à nos malheurs causés par ce fléau, a décidé de s’emparer, comme ils disent. Mais ils ne s’emparent en réalité de rien et participent au contraire à notre chute.

Prenons pour commencer Gabriel Attal, le petit ambitieux à tête de premier de la classe qui, comme la plupart de ses petits camarades, a déjà fait la preuve de son incompétence volontaire sur ce sujet comme sur tant d’autres. En effet, son cynisme en matière d’immigration, alors qu’il fut un servile macroniste de la première heure en 2016 – ayant gravi les marches aussi vite qu’un prétendant au moment crucial, le meilleur selon Clemenceau ! –, force le respect. Quand on connaît le bilan désastreux de la politique migratoire de la diva élyséenne qu’il a servie durant de longues années, on se dit qu’Attal se fout du monde, et le monde c’est nous, les dindons autochtones de la farce meurtrière immigrationniste ! Cependant, tout honte bue jusqu’à la lie, Attal prétend durcir le ton dans cette matière et lutter contre l’immigration illégale, et les réseaux de passeurs, en renforçant les contrôles aux frontières, un peu comme le promettait son mentor qui n’en a rien fait. La vérité sort tout de même parfois de la bouche de cet enfant gâté qui veut par ailleurs soutenir l’intégration, refuser l’immigration zéro et surtout s’en remettre au responsable principal de l’invasion de la France, c’est-à-dire l’Europe : « La France ne peut pas agir seule face à ce défi. Nous devons travailler avec nos partenaires européens pour trouver des solutions communes. » Conclusion : avec Attal ce sera pareil qu’avec Macron, en plus jeune.

Vient ensuite le cogneur des Gilets jaunes, le pourfendeur de la voix populaire, Édouard Philippe, lui aussi Premier ministre de Macron en son temps. Philippe veut de son côté installer un « verrou Schengen », afin, dit-il, « qu’aucun État européen ne puisse “engager seul une régularisation massiveˮ de clandestins “au-delà d’un seuil défini collectivementˮ et “sans accord préalableˮ ». Parce qu’il n’a toujours pas compris que nous ne pourrons lutter efficacement contre l’immigration qu’en reprenant le contrôle de nos propres frontières et en lançant un programme de remigration forcée. Il propose encore de mettre fin à l’accord de 1968 avec l’Algérie, mais, s’il est élu président, il ira ramper comme tout le monde à Alger. Alors c’est bien beau, Édouard, de crier comme une poissonnière « Je refuse l’impuissance migratoire », tu as prouvé tout le contraire lorsque tu dirigeais le gouvernement. Et ta seule fermeté fut d’ordonner la répression des « riens » autochtones !

https://www.cnews.fr/france/2026-08-10/presidentielle-2027-verrou-schengen-suspension-de-lasile-ce-que-propose-edouard

Vient Bruno Retailleau, autrement appelé Canada Dry, car il a le goût de la droite patriotique mais n’en a pas la consistance. Retailleau est lui aussi un « Européen » convaincu, proposant, après la tentative d’invasion de Ceuta, de réunir un Conseil européen extraordinaire. Parce que, nous affirme-t-il dans un jargon abscons de politicien confirmé : « Pour Bruno Retailleau, l’Europe n’a pas réussi à protéger ses frontières. Pour y parvenir, il appelle donc à une révolution diplomatique qui consisterait notamment à utiliser tous les leviers de fermeté pour mieux contrôler l’immigration. » L’Europe, toujours l’Europe, à qui l’on doit en grande partie cette catastrophe migratoire qui écrase notre continent depuis des décennies. Car tous les défenseurs de l’Europe furent des immigrationnistes, malgré leurs prétentions du contraire. Sinon, Retailleau a tout de même accepté de participer à un gouvernement macroniste, c’est un signe de sa duplicité. Dommage, on y aurait bien cru à Retailleau.

https://www.cnews.fr/monde/2026-08-03/crise-migratoire-ceuta-bruno-retailleau-plaide-pour-un-conseil-europeen

Viennent ensuite les gauchistes, alors là c’est un festival. Entre Glucksmann pour qui la submersion migratoire n’existe pas – peut-être pas dans les beaux quartiers qu’il habite, c’est possible ! – ; La Tondelier qui défend les droits humains pour les migrants – un peu moins pour des Philippine, des Quentin ou des Louis ! –, leur accueil et leur intégration au détriment des autochtones qui passeront leur tour, tout en défendant une politique migratoire européenne solidaire ; Mélenchon qui prône le grand remplacement – lui au moins il annonce la couleur, pas blanche de préférence ! –  ; nous sommes mal barrés. Et on ne parlera pas des scories d’ultragauche qui feront au mieux 5 % mais dont les nuisances n’en sont pas moins réelles, on pense par exemple au NPA ou à Lutte ouvrière.

Ah oui, on allait oublier Fabien Roussel qui, en bon communiste et malgré les admonestations de son camp qui le trouve trop blanc, persiste dans l’erreur diversitaire, allant jusqu’à nous faire porter le chapeau du dérèglement climatique, à nous Européens, justifiant ainsi l’immigration des pauvres déréglés allogènes : « Parlons des migrations à venir, que causeront le dérèglement climatique et son lot de catastrophes naturelles. Si nous n’agissons pas fortement, ces migrations vont se multiplier, jetant sur les routes des familles qui auront tout perdu. L’Union européenne est parmi les 3 principaux pollueurs de la planète, et nous devrions nous exonérer de toute responsabilité ? ». D’accord, il a écrit ça en 2019 mais il n’a pas trop changé d’avis.

https://www.pcf.fr/actualite_immigration_lettre_ouverte_de_fabien_roussel_emmanuel_macron

En face, qu’avons-nous ? Zemmour, Marine, d’accord. Mais l’hydre progressiste a, comme son modèle mythologique, une capacité incroyable de régénération dès qu’elle est attaquée. Si on lui coupe une tête, il en repousse deux et l’une d’entre elles est immortelle. Aussi, et même si nous voulons tous croire à un sursaut électoral de la part des Français, malgré la propagande et l’intimidation qui sévit déjà sur notre sol contre le patriotes – voir Vincent Présumey, autrement appelé le benêt du Bourbonnais ! –, il est à craindre que le système ne neutralise un vainqueur identitaire et ce, par tous les moyens. Que nous reste-t-il comme recours ? La guerre…

  « Il n’y a pas cinquante manières de combattre, il n’y en a qu’une, c’est d’être vainqueur » (André Malraux).

Cyrano, Riposte Lïque