– Pourboires : petit racket pour le bonheur de Bercy

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#webtube : Malheureusement, de plus en plus de restaurants ont instauré la pratique du pourboire numérique. Au moment où l’on s’apprête à quitter la table du restaurant après avoir réglé l’addition, arrive le moment du pourboire. C’est un geste délicat, parce qu’il s’agit de répondre en quelques secondes à la question subtile du montant à laisser. Donner trop vous fait passer pour un parvenu démonstratif ; donner peu vous désigne comme un pingre. Laisser environ 5 % du montant de la note est l’usage, mais c’est sans doute un peu juste lorsque celle-ci est inférieure à vingt euros.

En ce qui me concerne, le montant du pourboire est proportionnel à l’amabilité du serveur et à la qualité du service, à laquelle je suis particulièrement sensible, bien plus qu’à celle des mets.

Malheureusement, de plus en plus de restaurants ont instauré la pratique du pourboire numérique. Sous prétexte que les clients ont de moins en moins de monnaie en poche, un serveur vous saute dessus en vous brandissant un terminal de paiement électronique sur lequel figurent plusieurs cases affichant des montants sous la question : « Souhaitez-vous laisser un pourboire ? » 5 €, 7 €, 10 €, 20 €, autre ?

Il y a, dans cette pratique, un petit côté racket qui me déplaît fortement. Elle déroge au principe même du pourboire, dont le montant doit être librement laissé à l’appréciation du client. Non seulement vous vous sentez obligé de laisser un pourboire, alors qu’il s’agit d’un usage et non d’une obligation, mais, en plus, vos choix sont limités. Ayant horreur que l’on me force la main, cette pratique m’indispose et  m’incite plutôt à ne rien donner, quitte à passer pour un fesse-mathieu.

En outre, dans ma conception du pourboire, celui-ci doit être laissé discrètement, sans ostentation, sur la coupelle où l’on vous a apporté l’addition, une fois celle-ci réglée, afin d’atterrir dans la poche du personnel.

Il y a plus grave encore. Le pourboire numérique vient entériner la disparition progressive des espèces et, par conséquent, sera probablement fiscalisé au même titre que tout autre revenu. Dans ma jeunesse, être serveur faisait partie des petits boulots de la belle saison et les pièces reçues en pourboire constituaient ce que nous appelions notre argent de poche. Pas question que Bercy vienne y mettre son nez tentaculaire !

Nous sommes déjà tellement fliqués par nos téléphones portables, par les banques et par la facturation électronique, devenue obligatoire pour les professionnels, que ce pourboire numérique va nous ôter le peu de liberté qu’il nous reste. L’État veut tout contrôler à outrance. Cela devient irrespirable. Bientôt, nous ne pourrons plus donner une pièce à un mendiant sans devoir déclarer ce don mirifique !

L’Europe souhaite la disparition du cash afin d’entraver (soi-disant) le blanchiment d’argent sale. Ce sera surtout le prétexte pour mieux contrôler absolument tous les mouvements d’argent, aussi modestes soient-ils. L’enfer est pavé de bonnes intentions, et cela n’empêchera jamais le brigandage ni les malversations.

Dans mon enfance, vers l’âge de dix ans, mon père me donnait de « l’argent de semaine » si je l’avais mérité. Il s’agissait d’une belle pièce de cinq francs que je conservais précieusement dans une tirelire en forme de cochon jusqu’à ce que je puisse m’offrir le jouet convoité. Ainsi, je me rendais compte que rien n’était gratuit ; j’apprenais à épargner et à gérer mes sous. Il y avait le geste et la matière : l’argent était concret.

Lorsqu’il n’y aura plus ni pièces ni billets, comment les parents feront-ils avec leurs très jeunes enfants ?

Aujourd’hui, je regrette que tout soit dématérialisé, alors même que la société est devenue de plus en plus matérialiste.

Charles-Henri d’Elloy, dans BV

– Ceuta : combien d’entrées illégales pour avoir le droit de parler d’invasion ?

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#webtube : En mai 2021, c’était près de 10.000 migrants qui étaient entrés illégalement sur le territoire de Ceuta. En une nuit. On pensait alors voir atteint un sommet. Mais non. Et demain ? Ceuta ! Un confetti espagnol – et donc européen – de 18 km2 adossé au Maroc (710.000 km2, Sahara occidental inclus) et plus largement au continent africain (plus de 30 millions de km2 !). « Retournez la carte et vous saisirez le poids du continent africain sur le continent européen », nous disait notre professeur de géographie, en classe prépa à Saint-Cyr, il y a près d’un demi-siècle de cela. Un conseil teinté de prophétie : ce professeur – paix à son âme – qui voyait loin car il voyait long, avait sans doute lu Le Camp des saints, publié cinq ans plus tôt. Ceuta, donc, ce 30 juillet, a connu une vague inédite de migrants illégaux qui a littéralement déferlé sur la petite enclave, principalement par la mer. Ce vendredi 31 juillet, on évoque plus de 60.000 personnes, dont une immense majorité de jeunes hommes. Ceuta compte 80.000 habitants, on vous laisse imaginer… « Cela représente 70 % de la population de Ceuta. C’est comme si, en 24 heures, 34 millions de personnes entraient sur le territoire espagnol. Évidemment, c’est impossible d’absorber cette pression », a d’ailleurs déclaré le président du gouvernement local de Ceuta.

25.000 auraient d’ores et déjà rejoint « volontairement » le Maroc, a annoncé le ministère de l’Intérieur espagnol, qui veut peut-être ainsi se rassurer et nous rassurer. Nous rassurer car, évidemment, compte tenu de l’ampleur du phénomène, l’affaire n’est pas qu’hispano-espagnole ou hispano-marocaine ! Elle est européenne et donc française. In fine, quel sera, d’ailleurs, le « delta » de cette expédition migratoire entre ceux qui n’auront fait qu’un petit aller-retour à Ceuta et ceux qui chercheront à aller plus loin, c’est-à-dire à rejoindre la péninsule Ibérique, c’est-à-dire le continent européen, c’est-à-dire aussi, fatalement, statistiquement, la France, même si M. Nuñez a annoncé avoir pris toutes les dispositions comme il se doit ? Nul ne le sait, à cette heure.

« Attaque contre l’intégrité territoriale »

Le président socialiste du gouvernement espagnol s’est rendu, ce vendredi, à Ceuta. Dans sa déclaration, il ne parle pas d’invasion mais d’« attaque contre l’intégrité territoriale de l’Espagne », ce qui veut dire la même chose. Des attaques contre l’intégrité territoriale, l’Espagne, la France et bien d’autres pays européens, notamment ceux qui sont en première ligne sur le pourtour méditerranéen comme l’Italie et la Grèce, en subissent depuis plus de dix ans de façon quasi quotidienne, à plus ou moins bas bruit. La question est donc celle-ci : à partir de combien de franchissements instantanés illégaux de nos frontières a-t-on le droit de parler d’invasion, d’attaque qui « mérite notre condamnation la plus retentissante et énergique », pour reprendre les mots du chef du gouvernement espagnol prononcés d’un air martial à Ceuta ? Et ce, sans se voir reproché d’« instrumentaliser la situation », comme l’écrit déjà notre presse de gauche.

Sánchez, pompier-pyromane

Un chef de gouvernement espagnol qui ressemble de plus en plus à un pompier-pyromane. Certes, il faudra évaluer la part de manipulation de la part des autorités marocaines dans cette invasion inédite, mais comment nier l’appel d’air qu’a constitué, ces derniers mois, l’annonce unilatérale de Pedro Sánchez de régulariser plus de 500.000 migrants illégaux vivant en Espagne ? Comment, aussi, ne pas souligner l’inconséquence d’une Justice espagnole, qui n’a sans doute rien à envier à la nôtre. En effet, le 8 juillet dernier, la Cour suprême du royaume a estimé que les refoulements immédiats n’étaient pas légaux pour les migrants arrivant par la mer à Ceuta ou Melilla (l’autre enclave espagnole sur la côte marocaine), tout en les maintenant possibles en cas de franchissement par voie terrestre d’un obstacle physique, comme une clôture. Le roi d’Espagne ne s’appelle pas Philippe mais Ubu !

Heureusement, Ursula fait le nécessaire

Ce qui se passe à Ceuta n’est en fait que le concentré tragique, en un lieu et un temps restreints, d’un phénomène qui dure depuis des années. On aurait presque envie de sourire en lisant la réaction d’Ursula von der Leyen, qui résume en fait toute la pensée de la majorité des gouvernants européistes : « Les images venant de Ceuta sont inacceptables. Nous ne pouvons permettre à quiconque de venir dans notre Union sans respecter nos règles. Les traversées dangereuses doivent cesser immédiatement. » Très bien. S’ensuit le couplet traditionnel sur les réseaux de passeurs : « Les réseaux de contrebande doivent être démantelés. » Des réseaux capables de faire franchir la frontière à 60.000 personnes en 24 heures, elle en connaît beaucoup, von der Leyen ? Et l’incantation se poursuit : « Et les retours doivent être rapides, comme nos règles le permettent. » Des règles qui permettent des retours rapides, c’est bien (on pense au règlement « retour » auquel Emmanuel Macron est opposé), mais on aimerait mieux des moyens qui empêchent ces entrées rapides. Plus compliqué… Néanmoins, Mme von der Leyen a chargé deux commissaires d’aider l’Espagne à contrôler la situation et Magnus Brunner, commissaire de l’UE aux Affaires intérieures et à la Migration, est même prêt à se rendre sur des points critiques. On est rassuré.

En mai 2021, c’était près de 10.000 migrants qui étaient entrés illégalement sur le territoire de Ceuta. En une nuit. On pensait alors voir atteint un sommet. Mais non. Et demain ?

À ce sujet — Ceuta : derrière la vague migratoire, le jeu trouble du Maroc


Georges Michel
, dans BV

– 2000 ans d’histoire de France entre éclatantes victoires et retentissantes défaites

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#webtube : La France détient le record mondial de batailles menées et de victoires remportées Qu’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore, depuis la nuit des temps le monde se construit par les guerres. Et 2026 ne faillira pas à la règle avec les deux conflits majeurs qui se déroulent en Ukraine et en Iran. L’homme est ainsi fait, ne sachant vivre en paix depuis la préhistoire, quand les clans partageaient leur temps entre la chasse et la guerre.

Quand les Chinois affirment que les Etats-Unis n’ont vécu que 22 ans en paix depuis leur naissance en 1776, ils disent vrai et l’IA le confirme.

J’ai donc interrogé l’IA sur notre propre armée, puisque c’est par elle que s’est construite  notre nation millénaire. Voici en quelques lignes les chiffres trop souvent ignorés, ainsi que les grandes victoires et défaites de notre fabuleux roman national.

1 . Un chapelet de victoires inégalé

Oui, selon plusieurs études et bases de données historiques, l’armée française détient le record mondial du plus grand nombre de batailles menées et de victoires remportées.

Cette position s’explique principalement par la position géographique centrale de la France en Europe, sa démographie longtemps supérieure à celle de ses voisins, et une histoire militaire quasi ininterrompue depuis le Moyen Âge.

Les chiffres clés de l’histoire militaire française

Bien que la comptabilisation exacte des batailles à travers les millénaires suscite des débats méthodologiques entre historiens, les classements s’appuyant sur les données globales (comme le projet Correlates of War ou les répertoires de Wikipédia) attribuent la première place à la France.

  • Le bilan global (sur plus de 2 000 ans) : La France se classe en tête avec 1 115 victoires militaires. Elle devance de peu le Royaume-Uni (1 105 victoires) et plus largement les États-Unis (833), la Russie (491) ou l’Allemagne (425).
  • L’analyse des guerres majeures : Le célèbre historien britannique Niall Ferguson a mis en avant que sur les 125 guerres majeures disputées en Europe depuis 1495, la France a pris part à 50 d’entre elles, soit plus que n’importe quel autre État du continent (suivie par l’Autriche avec 47 et l’Espagne avec 44).
  • Le taux de réussite : Sur un échantillon des 169 batailles les plus cruciales de l’histoire mondiale étudiées par certains experts, la France en a gagné 109, perdu 49 et concédé 10 matchs nuls, soit un taux de victoire d’environ 65 %.

Le top 5 des nations les plus victorieuses (notons que les Etats-Unis n’ont que 250 ans d’existence)

Le tableau ci-dessous synthétise le classement généralement retenu par les bases de données historiques concernant les victoires cumulées par pays :

RangNation / Empire historiqueNombre estimé de batailles gagnées
1France (et les Francs)1 115
2Royaume-Uni (et Angleterre)1 105
3États-Unis833
4Russie (et URSS)491
5Allemagne (Prusse et Empires)425 / 560 (selon agrégation)

On notera que les Anglais, « nos ennemis de toujours » comme se plaisait à le répéter mon prof d’histoire, nous talonnent de près.

Pourquoi ce record est-il méconnu ?

La perception moderne de l’armée française est fortement marquée à l’international par le traumatisme de la défaite éclair de mai-juin 1940. Ce revers majeur, largement repris dans la culture populaire anglo-saxonne, occulte souvent un passé militaire où la France a été la puissance dominante en Europe pendant près d’un millénaire, notamment sous les règnes de Louis XIV ou lors des guerres napoléoniennes.

En fait, nous ne nous sommes jamais vraiment relevés de cette terrible défaite de 1940, alors que le monde entier comptait sur la France, auréolée de sa victoire de 14-18, pour écraser l’armée allemande.

2 . Les plus grandes batailles tactiques de la France

L’histoire militaire de la France est marquée par des chefs-d’œuvre de stratégie et d’innovation tactique.

La plus grande victoire tactique de la France reste la bataille d’Austerlitz (1805), où Napoléon Ier a feint la faiblesse pour attirer et détruire l’armée austro-russe. Voici une sélection des batailles françaises les plus remarquables par leur génie tactique, classées par ordre chronologique.

Le Moyen Âge et la Renaissance

  • Bataille de Bouvines (1214) : Philippe Auguste utilise une gestion remarquable de ses réserves de cavalerie pour vaincre une coalition trois fois plus nombreuse, scellant l’unité du royaume.
  • Bataille de Cocherel (1364) : Bertrand du Guesclin feint une retraite pour attirer les forces anglo-navarraises hors de leur position défensive fortifiée, brisant leur élan. 
  • Bataille de Castillon (1453) : Les frères Bureau orchestrent la première grande victoire européenne basée sur l’artillerie de campagne, anéantissant les charges de cavalerie anglaise et mettant fin à la guerre de Cent Ans. 
  • Bataille de Marignan (1515) : François Ier combine une artillerie mobile foudroyante et des charges de cavalerie lourde pour briser les carrés de piquiers suisses, jugés alors invincibles. 

Le Grand Siècle et les Lumières

  • Bataille de Rocroi (1643) : Le jeune duc d’Enghien (futur Grand Condé) encercle et anéantit les redoutables tercios espagnols grâce à la vitesse et à la flexibilité de sa cavalerie.
  • Bataille de Denain (1712) : Le maréchal de Villars feint une marche vers une autre ville pour surprendre les lignes d’approvisionnement austro-hollandaises, sauvant la France de l’invasion.
  • Bataille de Fontenoy (1745) : Le maréchal de Saxe déploie des redoutes fortifiées et utilise des réserves d’artillerie à bout portant pour pulvériser la redoutable colonne d’infanterie anglo-hanovrienne.

L’Épopée Napoléonienne

  • Bataille d’Austerlitz (1805) : Le sommet absolu de la tactique militaire. Napoléon abandonne volontairement le plateau stratégique de Pratzen pour inciter l’ennemi à attaquer son flanc droit affaibli, avant de couper l’armée coalisée en deux par une contre-attaque fulgurante au centre.
  • Bataille d’Iéna (1806) : Une manœuvre d’enveloppement d’une vitesse sans précédent qui désintègre l’armée prussienne en une seule journée.
  • Campagne des Six-Jours (1814) : Face à des armées disproportionnées, Napoléon remporte quatre victoires tactiques consécutives (Champaubert, Montmirail, Château-Thierry, Vauchamps) en déplaçant son armée à une vitesse prodigieuse pour détruire les corps ennemis séparés. 

Le XXe siècle

  • Première bataille de la Marne (1914) : Le général Joffre exploite une brèche de 50 kilomètres entre les armées allemandes, combinant une contre-attaque flanquante et la réquisition des célèbres taxis de la Marne pour acheminer les troupes de réserve.

3 . Les pires erreurs tactiques

L’histoire militaire de la France est jalonnée de victoires éclatantes, mais aussi d’erreurs tactiques monumentales où l’arrogance de la noblessel’aveuglement du commandement ou un retard technologique ont conduit à des désastres mémorables. Voici les pires erreurs tactiques commises lors des batailles de l’histoire de France, classées par grandes périodes chronologiques.


Le Moyen Âge : L’arrogance de la chevalerie face aux archers

Au cours de la guerre de Cent Ans, la chevalerie française, persuadée de sa supériorité sociale et militaire, a répété trois fois la même erreur tactique dramatique.

  • La bataille de Crécy (1346) : L’armée française charge de manière totalement désorganisée sous une pluie battante. Les chevaliers piétinent leurs propres mercenaires arbalétriers génois qui battaient en retraite. Ils s’empalent aveuglément sur les lignes de défense des archers gallois équipés de leur redoutable longbow (arc long).
  • La bataille de Poitiers (1356) : Ignorant les leçons de Crécy, le roi Jean II le Bon ordonne une charge de cavalerie sur un terrain accidenté et clos de haies. Bloqués, les chevaliers sont massacrés par les archers anglais cachés derrière les buissons. Le roi de France est même fait prisonnier. 
  • La bataille d’Azincourt (1415) : La pire des trois. Le commandement choisit de charger à cheval à travers un champ labouré fraîchement détrempé par la pluie. Enfermés dans un entonnoir topographique, les chevaliers s’embourbent sous le poids de leurs armures. Devenus des cibles immobiles, ils sont massacrés par les archers d’Henri V.

 L’Époque Moderne : L’entêtement face au terrain

  • La bataille de Pavie (1525) : Le roi François Ier fait assiéger la ville. Lors de la bataille décisive, l’artillerie française, alors la meilleure d’Europe, commence à pilonner efficacement les troupes impériales de Charles Quint. Impatiente de briller, la cavalerie française menée par le roi se lance à l’assaut et se déploie juste devant ses propres canons. François Ier masque sa ligne de tir, coupe le soutien de son artillerie, et se fait encercler puis capturer.

Le XIXe siècle : L’impréparation et l’obsolescence tactique

  • La bataille de Waterloo (1815) : L’erreur tactique majeure revient au maréchal Ney. Croyant à tort à un début de retraite anglaise, il lance une charge massive de la cavalerie lourde sans aucun soutien d’infanterie ni d’artillerie. Les carrés d’infanterie britanniques de Wellington résistent héroïquement, brisant l’élite de la cavalerie napoléonienne.
  • La bataille de Sedan (1870) : L’armée française s’enferme volontairement dans une cuvette topographique entourée par les hauteurs de la Meuse. L’armée prussienne n’a qu’à positionner son artillerie moderne (les canons Krupp en acier) sur les collines pour pilonner les Français pris au piège. Cette erreur stratégico-tactique provoque la capture de Napoléon III et la chute de l’Empire. 

Le XXe siècle : Le retard d’une guerre et l’aveuglement

  • La bataille des Frontières & Le Chemin des Dames (1914 / 1917) : Au début de la Première Guerre mondiale, l’état-major applique la doctrine de « l’offensive à outrance ». Les soldats chargent en pantalon rouge garance face aux mitrailleuses lourdes allemandes cachées, causant 27 000 morts français en une seule journée (22 août 1914). En 1917, le général Nivelle répète cette obstination tactique au Chemin des Dames, envoyant l’infanterie s’écraser contre des positions fortifiées non détruites par l’artillerie, ce qui déclenchera les mutineries de 1917.
  • La bataille de France (1940) : Le haut commandement français s’est enfermé dans une logique purement défensive (derrière la ligne Maginot) et commet l’erreur tactique de considérer le massif des Ardennes comme « infranchissable » pour des blindés. Les divisions de Panzers allemandes traversent la forêt à toute vitesse, contournent les armées alliées montées en Belgique, et coupent l’armée française en deux (la percée de Sedan).
  • La bataille de Diên Biên Phu (1954) : Pour couper les lignes de ravitaillement du Viêt Minh, le commandement français parachute des troupes au fond d’une cuvette entourée de collines de jungle. Persuadés que l’ennemi ne pourra jamais acheminer d’artillerie lourde à travers la jungle, les généraux français sont pris de court lorsque le général Giap installe des canons camouflés sur les crêtes. La base aéroterrestre devient un stand de tir et capitule après 57 jours d’enfer.

Il est bon de se se souvenir des sacrifices de nos ancêtres qui nous ont légué un pays fabuleux, qu’ils ont forgé dans le sang et les larmes au fil des siècles. Ceux qui sont conscients des épreuves vécues par nos aînés savent qu’on ne brade pas un tel pays au premier venu, surtout quand il ne fait aucun effort d’intégration.

Hélas, nous avons un Président immature et ignare, totalement imperméable à notre roman national, qui ne rêve que de déconstruire notre histoire pour mieux nous dissoudre dans cette Europe sans âme, ennemie jurée des peuples historiques héritiers de la civilisation gréco-latine.

Nous avons derrière nous des siècles de grandeur. Quel patriote aura la volonté et le courage de sauver cet héritage ?

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– Crise migratoire à Ceuta : 22 dirigeants européens sur 27 réclament une réunion d’urgence et le rétablissement de contrôles aux frontières, Macron refuse de signer la lettre

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#webtube: Cette lettre intervient alors que le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a vivement critiqué certains États membres de l’Union européenne pour leur réaction à la crise.

Les dirigeants de 22 pays de l’Union européenne ont demandé l’organisation d’une réunion d’urgence afin de discuter de la réponse du bloc à l’arrivée, cette semaine, de dizaines de milliers de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord.

Dans cette lettre, dont l’initiative revient à l’Italie et au Danemark selon des sources citées par Euronews, les États membres réclament « une visioconférence extraordinaire des ministres de l’Intérieur », estimant qu’il s’agit d’une « question urgente ».

Alors que Madrid affirme que la quasi-totalité des quelque 50 000 migrants ayant franchi jeudi la frontière entre le Maroc et Ceuta ont été reconduits, les dirigeants européens disent conserver de « sérieuses inquiétudes » concernant la situation.

Le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre portugais Luís Montenegro et le Premier ministre luxembourgeois Luc Frieden n’ont pas signé la lettre.

Le courrier était adressé à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, au président du Conseil européen António Costa et au Premier ministre irlandais Micheál Martin. L’Irlande a pris en juillet la présidence du Conseil de l’Union européenne.

Les 22 dirigeants estiment que cette réunion devrait permettre d’établir « une évaluation commune de la situation » à Ceuta et de parvenir à « un accord sur une réponse européenne coordonnée ».

« Nous ne pouvons pas permettre que des franchissements massifs incontrôlés, l’instrumentalisation de la migration ou d’autres menaces hybrides donnent l’impression qu’il est possible d’entrer illégalement dans l’Union européenne », déclarent les signataires.

Ils ajoutent qu’ils envisageront « toutes les mesures nécessaires » pour répondre à ces risques, « notamment le renforcement ou le rétablissement temporaire des contrôles aux frontières intérieures ».

« Une telle perception encouragerait de nouvelles tentatives, affaiblirait la confiance dans notre politique migratoire commune et aurait des répercussions sur l’ensemble des États membres », poursuit la lettre.

Le texte désigne également la décision du gouvernement espagnol d’accorder un statut légal à certains migrants en situation irrégulière comme un possible « facteur d’attraction » ayant contribué au déclenchement de la crise. Madrid conteste cette interprétation.

Pedro Sánchez s’en prend à certains pays de l’Union européenne

Cette lettre intervient alors que le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a dénoncé la réponse « plutôt asymétrique » de certains États européens à la crise.

« La plupart nous ont témoigné leur soutien et leur solidarité, et nous ont proposé leur aide », a écrit Pedro Sánchez samedi dans sa propre lettre adressée à Ursula von der Leyen.

« D’autres ont cependant choisi d’attaquer l’Espagne et de réclamer son exclusion temporaire de l’espace Schengen », poursuit-il.

Il semble ainsi faire référence aux appels du gouvernement de la Première ministre italienne Giorgia Meloni en faveur d’une suspension de la libre circulation entre l’Espagne et les autres pays de l’espace Schengen.

Euronews

– Chateau Poséidon : Le portail revit !

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#webtube : « Une première impression, ça ne se fait qu’une seule fois. Et pour le Château Poséidon, tout commence ici, à la frontière du domaine. Bienvenue dans l’épisode 53 ! Aujourd’hui est un jour très particulier : on passe une étape majeure dans la rénovation avec la pose et le dévoilement officiel du portail. De la conception aux derniers réglages, je vous emmène dans les coulisses de ce Gate Reveal. C’est parti ! »

Source : Château Poséidon