– Ted Benoit : une ligne à suivre

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#webtube : Dans la série d’été « Ma Bédéthèque idéale », Monsieur Nostalgie nous invite à (re)découvrir la ligne claire de Ted Benoit (1947-2016), en particulier le recueil de dessins intitulé La peau du léopard (texte de Madeleine deMille) paru chez Albin Michel en 1985…

S’il ne fallait retenir qu’une seule signature visuelle en ce début des années 1980, le retour d’une esthétique néo-fifties en plein boom du chômage de masse, ce serait celle de Ted Benoit. Chef de file d’un mouvement libérateur et distant. L’héritier décomplexé d’Hergé et d’Edgar P. Jacobs. Le prolongateur d’une ligne claire pas si claire que ça, faisant cohabiter la rigueur du trait et la dinguerie des aventures sentimentalo-policières de son héros cabossé, le dénommé Ray Banana.

A lire du même auteur: Quand Jack Palmer rencontrait Bernard Pivot

Bien plus tard, Ted Benoit reprendra le flambeau de Blake et Mortimer, se moulant dans un expressionnisme belgo-britannique, un style plus académique. Pour l’heure, il est partout : dans les kiosques, chez les disquaires, dans la publicité ou les revues spécialisées. Les commandes s’enchaînent. On raffole de son trait limpide, qui rompt avec le fouillis ambiant ; les belles courbes de ses voitures américaines, son sens de la couleur architecturée et de la perspective hollywoodienne sont des portes d’évasion pour les ados imbibés de Renaud et de Mitterrand.

Une nostalgie en forme de manifeste 

Ted Benoit rompt avec la monotonie ouvrière et une certaine affliction française pour le drame noir et la grisaille salariale. La netteté de son travail, traversé par une puissante onde nostalgique, est finalement une prise de position politique dans ces années dogmatiques. Ses illustrations ont, de prime abord, le goût d’une Amérique léchée, caricaturale, hypertrophiée, issue d’un imaginaire collectif (fille de motel, shaker miroitant, juke-box aux airs de Caravelle, seins pigeonnants, American diner et drive-in), mais l’impression générale qui s’en dégage virerait plutôt vers une sorte de mal-être sociétal, de solitude simenonienne, d’un faux passé replâtré ou d’un futur hybride très flou reprenant les codes des Trente Glorieuses tout en étant imprégné du malaise français.

Ted Benoit, cinéaste de formation, dirige toujours notre œil vers de fausses pistes. On lui doit deux albums majeurs du XXe siècle : Berceuse électrique et Cité lumière. Le trouble est son encrier. Ray Banana, malgré une apparence clinquante, une chemise hawaïenne, des lunettes noires et une mèche graphique, demeure une énigme pour ses lecteurs. Ses quêtes existentielles, psychanalytiques, dans un Paris-Texas déroutant, n’ont rien à voir avec le chemin droit d’un Tintin, sûr de son bon droit.

L’œil des années 1980 

En 1985, Albin Michel, en collaboration avec le Groupement Graphique d’Expression Française (GGEF), a la bonne idée de réunir le matériau brut de l’artiste. Tout un bazar organisé, un portfolio qui part dans tous les sens. On comprend alors pourquoi Ted Benoit a irrigué notre mémoire et nous a réconciliés avec « le beau » et « l’étrange ». On retrouve donc, dans cette pochette surprise, des affiches, notamment celle de l’exposition Trois architectes français de l’Institut Français d’Architecture, en 1984, qui feraient défaillir le romancier Jean-Pierre Montal ; une publicité pour le restaurant de la Tour Montparnasse ou pour la compagnie Air France (destinations : Hong Kong, Alicante, Stuttgart et Los Angeles) ; une publicité pour la SACEM ; mais aussi un portrait de son confrère Yves Chaland, autre grand dessinateur inspirateur de la période ; un hommage à Hergé pour la Fondation Miró de Barcelone en 1983 ; une pochette de disque pour le groupe Bill Baxter ; un dessin du générique de l’émission Sex Machine sur Antenne 2 ; ainsi que des œuvres pour la galerie Totem de Bruxelles.

A lire aussi: «La littérature peut être engagée mais elle ne peut pas être que ça, à moins de se trahir»

Sans le savoir, nous avons été biberonnés au style Ted Benoit. On fait appel à lui aussi bien pour dessiner une Peugeot 203 pour les éditions Atlas que pour la couverture d’un numéro anniversaire de Jazz Magazine. Car c’est dans la presse écrite, dans les magazines « papier », que le talent de Ted Benoit va prendre une dimension pharaonique. Il est présent dans ActuelLibérationL’Écho des SavanesMétal HurlantTélérama et la revue À Suivre. Un âge d’or dont il a été le principal animateur. 

La peau du léopard, Ted Benoit,  texte de M.D de Mille, Albin Michel, 1985, 91 pages.

Thomas Morales, Causeur

– De Gaulle avant de Gaulle

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#webtube : Avais-je déjà lu Le Fil de l’épée, de Charles de Gaulle, paru en 1932 ? Je ne saurais le dire. Mais après avoir vu le film en deux parties, La Bataille de Gaulle, du réalisateur Antonin Baudry, je suis entré dans une petite librairie du Limousin, la clochette de la porte a tinté, et je l’ai commandé. J’ai voulu comprendre pourquoi de Gaulle avait décidé de partir pour Londres en étant persuadé que le combat continuerait, que l’espérance n’était pas morte et que la France était éternelle. Comme le dit Malraux, on ne comprend rien à l’appel du 18 Juin si l’on refuse d’admettre qu’il s’agit d’abord d’un acte irrationnel. On pourrait dire, après la lecture du Fil de l’épée, que de Gaulle a toujours fait confiance à son instinct. À l’instinct, et également à l’intelligence.

A lire aussi: «La Bataille De Gaulle»: quand les Français renouent avec la grandeur de leur histoire

En juin 1940, donc, la guerre n’était pas perdue, elle était, au contraire, gagnée. Malgré le doute, le découragement, la solitude, les trahisons, de Gaulle n’a jamais pensé que la défaite française était irréversible. La première partie de La Bataille de Gaulle le démontre avec efficacité et lyrisme, comme elle souligne le courage hors du commun des 3 700 soldats commandés par le général Kœnig lors de la bataille de Bir Hakeim. Face aux 32 000 hommes de Rommel et à quatre-vingts chars, ils ont tenu. On retrouve le même héroïsme chez les combattants de la 2e division blindée du général Leclerc. À Koufra, l’impétueux militaire à la canne en forme de fusil avait prononcé devant ses « clochards épiques » le serment devenu célèbre : « Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. »

Le général avant le Général

Pour comprendre l’itinéraire de de Gaulle, général de brigade à titre temporaire, déchu de la nationalité française, condamné à mort en juin 1940, il est nécessaire de lire Le Fil de l’épée, livre court, magnifiquement écrit, où les grands auteurs sont convoqués par l’écrivain-militaire pour donner de la puissance et du relief au propos. Le style peut paraître aujourd’hui démodé, alors que le relâchement syntaxique est admis par les instances officielles qui devraient, au contraire, fortifier les jeunes esprits, mais il ne rate pas sa cible : endiguer les forces nihilistes invitant au renoncement. Il convient même de parler d’écriture, comme le soulignait Dominique de Roux et comme le rappelle, dans sa synthétique préface, Hervé Gaymard : « L’écriture de Charles de Gaulle, c’est l’écriture du destin. Quel destin ? Une intelligence prophétique de l’histoire, prenant à son compte les armes de la liberté la plus grande. » De Gaulle parle à nos tripes et à notre esprit. Leclerc, Kœnig, Catroux, Moulin et tous ceux de « l’armée des ombres » l’ont bien compris. Il emploie le mot qui surclasse tous les autres : liberté. Citons encore Malraux : « J’appelle un homme libre celui qui accepte de se soumettre à ce qui, en lui, le dépasse. »

A lire du même auteur: Roger Vailland, reporter de guerre

À cela, de Gaulle ajoute l’expérience. Il a vu, de l’intérieur, les faiblesses coupables de l’armée française des années trente. Le constat est affligeant : méthodes dépassées, procédés rigides, paperasserie himalayenne, réunions inutiles, élites moisies. Plus généralement, il accuse l’individualisme. « Partout se fait jour, écrit-il avec clairvoyance, le besoin de s’associer. » Il est temps d’ouvrir les fenêtres. Il est temps de voyager « autour de la terre ». Ajoutons qu’il faut réarmer moralement le pays et en finir avec le pacifisme, synonyme de lâcheté. La guerre menace, Hitler tient sa revanche dans sa moustache, son peuple est programmé pour en découdre. À la table familiale, Charles de Gaulle a retenu les phrases du philosophe Bergson à propos de l’intelligence, dont « la nature est de saisir et de considérer le constant, le fixe, le défini, et de fuir le mobile, l’instable, le divers ». Il faudrait également cultiver le mystère qui entoure la personnalité. Tout le contraire de ce que nous faisons actuellement. Nous nous exhibons sur les réseaux sociaux, nous valorisons nos faiblesses, nous prônons l’égalitarisme, nous misons sur l’éphémère, alors que la durée seule apporte la force et la sérénité. « La dictature de la transparence », pour reprendre l’expression de Gaymard, voilà l’ennemi. N’a-t-on pas tendance à mépriser ce que l’on connaît trop bien ? Que pense de Gaulle dans la nuit noire de Goya ? Personne, au fond, ne le sait. Quand les premiers fidèles de la France libre se mettent au garde-à-vous devant la haute silhouette du Général, à Douala, le lieutenant Muracciole comprend que « de Gaulle pleure comme nous ».

Le refus du renoncement

Quand « le temps est hors de ses gonds », de Gaulle est prêt. À trente-sept ans, il avait indiqué la voie à suivre. On l’imagine tendre le bras et dire : « C’est par là. » Il ne tremble pas. Sa volonté est inextinguible. Il croit en son destin, car c’est celui de la France. Il dit non à Pétain, au défaitisme, à la collaboration et à son diabolique engrenage, au déshonneur. Les hommes qui disent oui sont des esclaves.

Je chemine vers la rivière. Le soleil décline lentement derrière la cime des sapins sombres. Il a encore fait très chaud, le soleil dément ressemblait à celui d’Afrique.

Charles de Gaulle, Le fil de l’épée, préface d’Hervé Gaymard, collection tempus des Éditions Perrin, 160 pages.

Pascal Louvrier , Causeur

– A la tête de l’Etat français : « Technique de l’Autruche ou cynisme  » ?

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#webtube : Quoiqu’il arrive, « c’est les Français qui paieront l’addition salée » ! Lorsque BV se demandait cette semaine si les ministres de l’UE avaient pris la mesure du phénomène de Ceuta, Laurialoic hésitait et se demandait s’il s’agit là de « technique de l’Autruche ou de cynisme ». Peut-être un peu des deux, en tout cas, en France, le gouvernement semble souvent friand de ce mélange.

« La vraie urgence est de changer de gouvernement »

C’est en tout cas comme cela que l’État semble choisir ses urgences…  Pour Oiseau de passage, c’est parce qu’« il y a tellement d’urgences que le gouvernement ne sait pas par où commencer ». Mais Tarelcire veut le « détromper » puisque, selon lui, « il le sait : par vous et moi et l’ensemble des Français qui ne partagent pas leurs idéologie ». Leturlupin en a une analyse encore plus tranchée, et derrière ces fumeuses urgences, « on veut effacer l’esprit français, même si un esprit populaire remontant à plusieurs générations, et quelquefois pas très spirituel », parce que, complète notre commentateur, autrefois « la France était une France paysanne et ouvrière et pas peuplée de bourgeois du 6ème arrondissement de Paris se prosternant devant Sartre ». Or, ajoute-t-il, « on dépend toujours un peu de son histoire, c’est ça une nation ». De toute façon, conclut Saint-guiral, non sans un certain cynisme lui aussi, « la vraie urgence est de changer de gouvernement ».

À ce sujet — [POINT DE VUE] Ceuta : les ministres de l’UE ont-ils pris la mesure du phénomène ?

« La France et les Français, aucune importance »

Et nombreux sont ceux qui se verraient bien prendre la place bientôt vacante… Gabriel Attal tente même pour ce faire de virer à droite toute dans le JDD ! Il ne faut pas s’en étonner selon L’arche, puisque « c’est un personnage totalement versatile. Ni lui-même, ni nous n’arrivons à le situer. Il demande à chaque citoyen « demandez-moi la lune, vous l’aurez ». C’est son seul programme ». Faut-il donc penser que les idées de droite sont porteuses ? Pourtant, sur France Inter, deux prétendues expertes tentent toujours de décrédibiliser le RN, à tel point que pour Aldo Macrone, « l’impartialité sur Radio France, relève sensiblement du stalinisme médiatique ». C’est vrai qu’en les écoutant, comme 67Garde, « on est en droit de demander à quoi a servi la commission parlementaire sur l’audio-visuel public ».  À gauche, le PS tente d’organiser sa primaire : il faudra payer 15 euros pour y participer. L’arche ironisent : « ils réhabilitent le suffrage censitaire, ils anticipent » ! Jean-Pierre Mathieu, quant à lui, se moque franchement et leur conseille plutôt, « pour remplir les caisses, de faire payer les candidats, ils sont si nombreux ! » Tango-echo n’a pas envie de rire et considère que « les socialos sont à Mélenchon, ce que les LR sont aux macronistes : des opportunistes, « on sait jamais… sur un malentendu ». » Selon notre commentateur, peu leur importe « la France et les Français, aucune importance, le truc c’est de choper une place dans les fauteuils musicaux de la bonne république arrosée des deniers de Nicolas ».

« Tout ce qui contredit Macron est une ingérence étrangère »

Il faut bien avouer qu’effectivement, sur un malentendu, cela pourrait passer tant la macronie semble décidée à s’enliser. Voilà que pour dévier le débat sur l’immigration provoqué par Ceuta, l’exécutif préfère parler d’ « ingérences étrangères » en matière d’informations. Autrement dit, comme l’analyseFrançois47, « pour faire simple, il suffit de dire que toute proposition ou toute critique qui ne va pas dans le sens de ce que Macron a décidé pour la France, est une « ingérence étrangère »… Vous ne voulez pas qu’on dépense plus de 7 millions pour changeres vitraux de Notre-Dame : Ingérence étrangère… Vous dénoncez le non renouvellement de la flotte de Canadair pourtant promis en 2022 : Ingérence étrangère… Vous râlez parce qu’on rembourse de moins en moins de médicaments alors que vous avez cotisé sur vos salaires pour ça, quand les migrants qui, eux, n’ont jamais rien cotisé sont pris en charge totalement : Ingérence étrangère… Tout ce qui contredit Macron est une ingérence étrangère ». C’est sûr que vu comme ça, la macronie devient l’incarnation de la souveraineté nationale !

On serait presque tenté de croire alors, que les vacances d’Emmanuel Macron pourraient effectivement être gâchées par l’alourdissement de la charge de la dette… Mais Roger n’en croit rien, « ce sont les vacances des Français qui sont gâchées par cette information. M. Macron est bien tranquille dans le fort de Brégançon, à l’abri des hurlements des paysans qui se dévouent pour éteindre les feux, sans aide de l’État qui les livre aux marchés internationaux, des pompiers qui n’en peuvent plus et des coups de couteau d’islamistes en goguette » ! D’ailleurs, remarquait Aby, « aujourd’hui, on nous parle de la dette qui n’est pas un scoop et qui n’empêche pas le gouvernement de partir en vacances et hier on nous parlait des futurs dépenses de Madame Braun Pivet qui ne sont absolument pas nécessaires », alors, à la fin, quoiqu’il arrive, « c’est les Français qui paieront l’addition salée » !

Boulevard Voltaire

– Six jours sur un brancard dans les couloires d’un hôpital à 85 ans…

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#webtube : Nino-Anne Dupieux, 85 ans, ancienne élue d’Orléans, dialysée depuis six ans, arrive aux urgences du CHU d’Orléans le 18 juillet 2026 pour une hémorragie digestive violente. Six jours et cinq nuits plus tard, elle est toujours là. Pas dans une chambre. Sur un brancard. Dans un box sans fenêtre ou le long d’un couloir où les civières s’alignent

« à touche-touche ». Soins sans anesthésie possible faute de personnel disponible, nuits sans sommeil, dos brisé, fatigue extrême. Elle finit par signer une décharge contre l’avis médical et rentre chez elle. Parce qu’en 2026, en France, un lit d’hôpital pour une vieille dame devient un luxe que l’État n’est plus capable de garantir.

Le CHU reconnaît des tensions exceptionnellement longues sur les capacités d’hospitalisation en aval des urgences et promet d’ouvrir des lits… à l’automne. Autrement dit : trop tard pour elle, et pour tous ceux qui ont eu le malheur de tomber malades en juillet.

Ce n’est pas un accident. C’est le produit d’une politique délibérée.

Depuis plus de vingt ans, les gouvernements successifs, et particulièrement ceux d’Emmanuel Macron, ont poursuivi une réduction massive des lits d’hospitalisation complète.

Entre 2013 et 2024, la France a perdu plus de 45 000 lits.

En 2023, près de 5 000.

En 2024, encore plus de 2 000.

On parle de virage ambulatoire, de modernisation, de  réorganisation... Sur le terrain, cela se traduit par des urgences transformées en salles d’attente permanente, des patients âgés qui pourrissent sur des brancards, des soignants épuisés qui n’ont plus que leur humanité à offrir faute de moyens.

La promesse solennelle de Macron en 2023 de désengorger tous les services d’urgence d’ici fin 2024 est restée lettre morte. Les brancards, eux, n’ont jamais été aussi nombreux.

Pendant ce temps, on a volontairement tarifié l’accès aux études de médecine. Le numerus clausus a longtemps fabriqué la pénurie. Sa suppression en 2019-2020 et le passage au « numerus apertus » n’ont pas réglé le fond du problème : une sélection ultra-compétitive qui continue d’éliminer des jeunes Français brillants et motivés dès la première année. Des milliers d’entre eux partent chaque année en Roumanie, en Espagne, en Belgique ou au Portugal pour se former. Ils reviennent ensuite exercer en France grâce à la reconnaissance européenne des diplômes. Résultat : on forme insuffisamment chez nous, on laisse partir les nôtres, puis on recrute à l’étranger pour combler les trous, parfois avec des niveaux de formation très variables. On refuse de former assez de médecins français pour ensuite s’étonner que les déserts médicaux s’étendent et que les hôpitaux manquent de bras.

Cette double politique – fermeture de lits et rationnement de la formation – n’est pas une maladresse. C’est un choix. Un choix de gestion budgétaire à courte vue, de priorités données aux ratios comptables plutôt qu’à la capacité réelle de soigner, de soumission aux logiques de « maîtrise des dépenses » qui finissent toujours par frapper les plus fragiles. Les déficits hospitaliers explosent (plus de 2 milliards d’euros pour les hôpitaux publics), les soignants partent, les lits ferment, les patients attendent. Et l’on s’étonne ensuite que des octogénaires passent une semaine sur un brancard.

Il n’y a sans doute pas de complot secret pour « faire crever les Français », comme le disent certains patriotes amers et désabusés, il y a quelque chose de plus froid et de plus cynique : l’indifférence organisée. On a accepté que l’hôpital public devienne un service minimum permanent. On a accepté que la dignité des malades âgés devienne une variable d’ajustement. On a accepté que des jeunes motivés soient rejetés du système de formation pendant que l’on importe de la main-d’œuvre pour colmater les brèches. Et pendant ce temps, on parle de « souveraineté sanitaire » et de « refondation ».

Voir ce qu’écrivait Antislam il y a 3 ans :

 Concours première année de médecine : toujours plus de wokisme et de discrimination positive

Nino-Anne Dupieux a eu le courage de parler. Elle a même salué les soignants – « des anges en enfer ». Ces anges n’ont pas besoin de médailles. Ils ont besoin de lits, de personnel, et d’une politique qui arrête enfin de traiter l’hôpital public comme une ligne de dépenses à réduire. Tant que cela ne changera pas, les brancards continueront de servir de lits, et les vieux continueront de mourir un peu plus seuls, un peu plus humiliés, dans les couloirs de la République.

Six jours. Cinq nuits. 85 ans.
Ce n’est plus une anecdote. C’est un bilan. C’est une sonnette d’alarme…

Christine Tasin, dans Riposte Laïque

– L’axe Pakistan-Turquie-Arabie, un coup bas de Riyad contre Israël

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#webtube : Une menace qui s’ajoute à celle de l’arc chiite iranien, qui rêve d’effacer Israël de la carte. Ben Salman joue avec le feu et complique encore le jeu au Moyen-Orient.

Qui peut croire que le monde sunnite normalisera ses relations avec Israël si celui-ci accepte de façon irréversible la création d’un Etat palestinien à ses côtés ?

Le prince héritier d’Arabie Mohammed ben Salman, qu’on dit modéré, n’a rien trouvé de mieux que de signer un accord de défense avec deux puissances hostiles à Israël, la Turquie et le Pakistan. Le but ?

– Opposer un arc sunnite à l’arc chiite iranien qui veut le contrôle du Moyen-Orient

– Pallier les défaillances des Etats-Unis, incapables d’assurer la protection des monarchies du Golfe contre les missiles de Téhéran.

Mais dans les faits, c’est une menace pour Israël pour deux raisons :

– Les nouveaux alliés de Riyad sont deux pays hostiles à Jérusalem.

– Ben Salman entend faire pression sur l’Etat hébreu pour débloquer le projet d’un Etat palestinien souverain, solution inacceptable à ce jour pour les Israéliens.

La Turquie : Si Ankara a depuis longtemps reconnu Israël, Erdogan, éternel virtuose du double jeu tous azimuts, entend devenir le leader de la cause palestinienne. Il a rompu les relations commerciales entre les deux pays.

Le Pakistan : Islamabad n’a jamais reconnu Israël. C’est une puissance nucléaire asiatique qui a toujours défendu la cause palestinienne par solidarité avec le monde musulman sunnite.

Le ministre pakistanais de la Défense a affirmé qu’Israël  est le mal absolu, une entité illégitime, qui représente un danger imminent et direct pour la stabilité de l’ensemble des pays du Moyen-Orient et qui réclame une réponse militaire collective. Pour la stabilité du MO, le prince saoudien aurait pu trouver mieux !

L’Arabie : Ce que vise le prince, c’est conserver le leadership du monde sunnite, en tant que gardien des Lieux saints de l’islam, Médine et La Mecque, tout en pesant de tout son poids pour une solution à deux Etats. Il n’y aura donc pas de normalisation entre Riyad et Jérusalem aussi longtemps qu’Israël s’y opposera.

Un Etat palestinien en Cisjordanie, ce serait un nouveau Gaza puissance 10

De même que Gaza, libérée par Ariel Sharon en 2005, est tombée sous la coupe du Hamas dès 2007, mouvement terroriste soutenu par Téhéran, un Etat palestinien finirait par tomber sous la coupe des mouvements extrémistes les plus violents.

28 pays musulmans ne reconnaissent toujours pas Israël, sans parler des milices islamistes. Ce sont obligatoirement les factions les plus violentes qui prendraient le pouvoir.

Israël ne bénéficierait plus d’aucune profondeur stratégique, livrant sa population à des attaques de roquettes et de drones incessantes. La frontière impossible à sécuriser ouvrirait la porte à d’autres massacres de type octobre 2023.

La démilitarisation promise par les pro-Palestiniens est un leurre.

Prétendre qu’Israël serait protégé par la démilitarisation de l’Etat palestinien frontalier est une escroquerie intellectuelle absolue, une arnaque.

Quand Sharon a libéré Gaza en 2005, qui a empêché le Hamas d’en chasser le Fatah et de faire de ce territoire un poste avancé de l’Iran pour frapper Israël ? Qui a empêché le Hamas de creuser 500 kilomètres de tunnels et d’y entasser les stocks armes iraniens ?

Quand Téhéran a décidé en 1982 de créer le Hezbollah au Liban, pour lutter contre Israël, qui a empêché ce mouvement chiite de devenir un Etat dans l’Etat ? Qui l’a empêché de supplanter l’armée régulière libanaise et de bénéficier du soutien financier et militaire de Téhéran pour frapper Israël ?

Il faut être bien naïf pour croire à la fable d’un Etat palestinien démilitarisé.

Depuis 1982, le Hezbollah a tiré 50 000 roquettes et missiles sur Israël.

Depuis 2007, le Hamas a tiré 50 000 roquettes et obus de mortier.

Ces deux entités terroristes et bien d’autres seraient comme des poissons dans l’eau au cœur d’un Etat palestinien « souverain ». Ce pays serait en fait contrôlé par les ennemis d’Israël en priorité et certainement pas par les faiseurs de paix occidentaux. Ce serait le terrain de jeu de tous les mouvements islamistes du MO.

Ne prenons pas les généraux israéliens pour des crétins et écoutons-les.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– Ce qu’on vous cache : journée du 10 août 2026

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#webtube : Marcinelle (Bel) : alors que le président du sénat italien prononce un discours en hommage aux victimes de la catastrophe du Bois du Cazier (accident minier ayant tué 136 Italiens), les syndicalistes belges lui tournent le dos par « antifascisme » – Ceuta : plusieurs jeunes filles marocaines de moins de 14 ans ont été violées depuis l’invasion – Paris XIXe : un livreur malien se fait frapper et voler son vélo par un Algérien multirécidiviste en situation irrégulière – Ceuta : un migrant marocain qui avait déjà été expulsé antérieurement par le tribunal de Valence, et qui était à nouveau entré clandestinement le 30 juillet dernier dans l’enclave espagnole, s’introduit dans une maison et se glisse dans le lit d’une femme endormie – Maroc : selon un document la Banque mondiale datant de juillet 2026, le taux de participation des femmes au marché du travail est de seulement 17,5%, le Maroc figure parmi les pays où ce taux est le plus faible, se plaçant 186ᵉ sur 195 pays – Montpellier (34) : Pistolet, couteaux, machettes, drogue… barbiers, épiceries de nuit, commerces à emporter : le centre-ville se dégrade

Les événements du jour à voir sur : https://webtube.fr/index.php/ce-quon-vous-cache/

Marcinelle (Bel) : alors que le président du sénat italien prononce un discours en hommage aux victimes de la catastrophe du Bois du Cazier (accident minier ayant tué 136 Italiens), les syndicalistes belges lui tournent le dos par « antifascisme ».

Ceuta : plusieurs jeunes filles marocaines de moins de 14 ans ont été violées depuis l’invasion. D’autres tentatives d’agressions sexuelles ont pu être évitées grâce à l’intervention de riverains autochtones.

Paris XIXe : un livreur malien se fait frapper et voler son vélo par un Algérien multirécidiviste en situation irrégulière. L’avocate du livreur déclare que ce vélo lui permet de préparer la régularisation de sa situation administrative

Ceuta : un migrant marocain qui avait déjà été expulsé antérieurement par le tribunal de Valence, et qui était à nouveau entré clandestinement le 30 juillet dernier dans l’enclave espagnole, s’introduit dans une maison et se glisse dans le lit d’une femme endormie

Maroc : selon un document la Banque mondiale datant de juillet 2026, le taux de participation des femmes au marché du travail est de seulement 17,5%, le Maroc figure parmi les pays où ce taux est le plus faible, se plaçant 186ᵉ sur 195 pays

Montpellier (34) : Pistolet, couteaux, machettes, drogue… barbiers, épiceries de nuit, commerces à emporter : le centre-ville se dégrade, « c’est plus qu’un point de deal » selon le premier adjoint à la sécurité

Source : FDS

– Météo du Lundi 10 au Dimanche 16 Août 2026

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#webtube : Lundi chaud avec quelques orages. Pleinement caniculaire pour la suite de la semaine.

Source : Météo Express