– [MIEUX VAUT EN RIRE] Le best of des socialistes

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#webtube : Avec Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Anne Hidalgo et Julie Martinez. Pendant l’été, Boulevard Voltaire vous a concocté un ensemble de perles. Cette semaine, nous vous proposons le best of du Parti Socialiste !

Etienne Lombard, dans BV



– Arcom : l’humour, totem d’impunité des médias de gauche

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#webtube : Le régulateur pardonne aux médias de gauche des dérapages qu’il ne tolérerait probablement pas ailleurs… Pas de trêve estivale pour l’Arcom. Alors que la campagne présidentielle a débuté, les séquences litigieuses se multiplient sur les antennes, tout comme les signalements des auditeurs et téléspectateurs. Propos polémiques, entorses supposées au pluralisme, accusations politiques : le régulateur a publié, ce 5 août, toute une série de décisions concernant des dossiers très divers. À leur lecture, une question finit par se poser : tous les médias sont-ils jugés avec la même sévérité ?

L’Arcom s’est ainsi penchée sur une séquence diffusée le 7 janvier dernier, dans Zoom Zoom Zen, sur France Inter, où l’humoriste Merwane Benlazar ne s’était pas contenté de brocarder « l’extrême droite ». Il avait explicitement appelé à la priver d’antenne : « On a été trop gentils avec l’extrême droite… En Belgique, il y a le cordon sanitaire : pas de parole donnée à l’extrême droite… On devrait s’en inspirer. »

La formule avait logiquement suscité une vive polémique. Sur une antenne du service public, tenue à des obligations d’impartialité et de pluralisme, l’appel à bannir tout un courant politique du débat médiatique aurait pu paraître problématique. L’Arcom en a pourtant décidé autrement. Réuni le 15 juillet, son collège a estimé que, « eu égard à son caractère humoristique », le billet ne caractérisait aucun manquement de France Inter. Le régulateur a seulement jugé utile de transmettre à la station « l’émoi » suscité par la séquence. En somme : pas de sanction, mais une discrète tape sur les doigts.

Quand l’humour absout tous les dérapages

Même indulgence pour Radio Nova, détenue par le riche banquier Matthieu Pigasse. Le 10 mai, dans l’émission La Dernière, Pierre-Emmanuel Barré s’en était pris à Gabriel Attal et Sophia Aram. « Si on m’apprenait que Gabriel Attal avait un cancer, je dirais : « Ah ? Pancréas ? Non ? Dommage » », avait lancé l’humoriste, avant de « souhaiter » à Sophia Aram d’être écrasée par une voiture.

Là encore, l’Arcom n’a constaté aucun manquement. Elle souligne que la chronique était « explicitement humoristique » et qu’elle bénéficiait, à ce titre, d’une « protection renforcée » de la liberté d’expression, selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme et de la Cour de cassation. Rappelons que quand le trublion Cyril Hanouna s’en était pris à Louis Boyard, député LFI et ancien dealer, sur le plateau de Touche pas à mon poste !, en 2022, le gendarme du PAF n’avait pas retenu le caractère humoristique de l’émission de divertissement et avait infligé à C8 une amende record de 3,5 millions d’euros

Un punching-ball nommé CNews

Ce 5 août, onze décisions ont été rendues par l’Arcom. Dix médias ont été passés au crible. Tous ont reçu un simple rappel à l’ordre, soit une non-sanction. Tous… sauf un. Un seul média a été mis en demeure. Devinez lequel… CNews, bien entendu ! Le grief concerne un documentaire consacré à Rachida Dati, diffusé le 20 mars, avant le début de la période de réserve des élections municipales, et immédiatement signalé en masse par des militants d’extrême gauche. L’Arcom reconnaît n’avoir relevé aucun manquement au principe d’équité des temps de parole mais reproche, néanmoins, à la chaine privée un programme « univoque » trop favorable à Rachida Dati. L’Autorité aura donc trouvé davantage matière à sévir dans un portrait jugé trop flatteur de Rachida Dati que dans l’appel, sur France Inter, à exclure la droite nationale des antennes. Chacun appréciera la cohérence.

À ce sujet — 200.000 euros contre CNews : l’Arcom met la vérité à l’amende

Notons qu’accabler CNews publiquement et lui coller une étiquette politique infamante ne constituerait pas, non plus, un « manquement caractérisé ». Le 6 mars, dans les journaux de 5h20 et 6h30 de France InfoCNews et Europe 1 avaient été qualifiés d’« extrême droite ». Les séquences rendaient compte d’un référé-liberté déposé par un collectif de professeurs de droit dénonçant l’inaction supposée de l’Arcom envers ces médias. Après examen, le régulateur a lui-même constaté que cette qualification politique ne ressortait pas de l’argumentation développée par les auteurs du recours. Autrement dit, France Info avait ajouté à l’affaire une étiquette que les juristes invoqués n’avaient pas employée. Cela n’a pourtant pas suffi à caractériser un manquement digne d’une sanction. L’Arcom s’est contentée d’appeler la radio publique à davantage de « vigilance » dans le respect de l’honnêteté et de la rigueur de l’information…

En conclusion, l’Autorité de régulation ajoute même que, « s’agissant du caractère éventuellement diffamatoire d’éléments de ces séquences, son appréciation ne relève pas de [s]a compétence mais de celle du juge judiciaire ». L’argument ne manque pas de sel. L’Arcom sait en effet intervenir contre une chaîne lorsqu’elle estime qu’une séquence est « de nature à inciter à la haine » ou à encourager des « comportements discriminatoires » sans attendre qu’un juge ait préalablement retenu une infraction pénale. C’est notamment sur ce terrain qu’elle a récemment infligé 200.000 euros d’amende à CNews ! Il faut croire que chacun n’est pas logé à la même enseigne… Pour les uns, la mise en demeure et les sanctions financières ; pour les autres, l’humour, la liberté éditoriale et le renvoi au juge. Les voies de l’Arcom sont décidément impénétrables.

Jean Kast, dans BV

– Ingérence russe : l’alibi parfait d’une classe politique médiocre qui n’a plus rien à dire

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#webtube : Mercredi 5 août, l’entourage de Gabriel Attal annonce que le candidat Renaissance a été visé par une ingérence venue de Russie. Viginum confirme dans la foulée avoir détecté l’opération la veille, et l’impute « avec une confiance élevée » au réseau prorusse Matriochka. Le mode opératoire est décrit avec précision : de faux contenus publiés sur X, usurpant les identités visuelles de RFI, BFM, Le Parisien, Ouest-France, Libération, France 24 et l’AFP, affirmant notamment que l’intéressé présenterait des signes de la maladie de Parkinson. L’AFP dépêche, Le Parisien reprend, Franceinfo décline, le reste suit. Troisième opération en quelques jours, après Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann.

Et maintenant, la question idiote. Celle qu’aucun de ces confrères ne pose : qui, exactement, a vu ces contenus ?

Pas l’article de l’AFP. Pas le communiqué. Le contenu original. La fausse vidéo. Le faux reportage. Qui, parmi les millions de Français qui passent leurs journées sur les réseaux, a croisé une seule de ces images avant que le service de communication d’un candidat ne les signale à la presse ?

Une opération si discrète qu’il faut un communiqué pour la découvrir

La réponse est dans les chiffres, et ce sont ceux de Viginum, pas les nôtres : entre 100 000 et 200 000 vues, « en grande partie de façon artificielle et inauthentique ». Traduisons pour ceux qui n’ont pas la chance de fréquenter la langue administrative : des robots qui se regardent les uns les autres, puis des comptes jetables qui interpellent des fact-checkers pour qu’ils daignent réagir. Une opération de déstabilisation de l’élection présidentielle française avec l’audience d’une chaîne YouTube consacrée au macramé.

Nous voilà donc face à un objet politique remarquable : une ingérence numérique assez invisible pour n’exister pratiquement pas dans l’espace public réel, et assez grave pour justifier une communication politique immédiate. Une attaque qui n’atteint personne — jusqu’à ce que les victimes elles-mêmes, épaulées par l’ensemble de la presse subventionnée, se chargent gracieusement de la diffusion. Si Matriochka existe, ses opérateurs doivent lever leur verre chaque soir à la santé du service de presse de Renaissance. Jamais amplification n’aura été aussi bon marché.

Le mécanisme, lui, fonctionne à merveille. Annoncer qu’on est attaqué par la Russie, c’est obtenir en une phrase deux choses qu’aucun bilan ne permet plus d’obtenir : le statut de victime sérieuse, et celui de défenseur de la démocratie. On ne discute plus votre programme, on ne compte plus vos échecs : on vous plaint et on vous protège. Le passe-partout absolu.

Le précédent américain, ou l’art de faire passer une info vraie pour une opération russe

On nous dira que la Russie mène de vraies opérations d’influence. C’est exact, et personne d’honnête ne le conteste ici. Les réseaux de bots existent, Doppelgänger existe, Storm-1516 existe. Poutine dirige la Russie d’une main de fer, et fait la guerre à un pays voisin. Voilà pour les faits.

Le problème n’est pas là. Il est dans l’usage domestique de ces faits.

Le cas d’école reste américain, et il mérite d’être rappelé à chaque fois qu’un cabinet ministériel sort l’argument. Octobre 2020 : le New York Post publie le contenu de l’ordinateur portable de Hunter Biden. Cinquante et un anciens hauts responsables du renseignement américain signent aussitôt une lettre affirmant que l’affaire porte toutes les marques d’une opération d’information russe. Joe Biden s’en sert en débat télévisé. Les réseaux sociaux censurent l’article. Et l’ordinateur, quelques mois plus tard, s’avère parfaitement authentique — confirmé par le FBI, puis, du bout des lèvres, par les mêmes médias qui avaient hurlé à la manipulation.

Ajoutez le dossier Steele, financé via le cabinet d’avocats de la campagne Clinton, bourré d’allégations jamais corroborées et utilisé pour obtenir des surveillances judiciaires. Ajoutez trois années de collusion Trump-Russie présentée comme un fait établi, jusqu’au rapport Mueller : interférence russe, oui ; conspiration criminelle ou coordination de campagne, non. Ajoutez le serveur secret de l’Alfa Bank, la fameuse cassette compromettante jamais produite, les votes prétendument modifiés dans les machines dont aucune preuve n’a jamais existé.

Une décennie de « c’est la Russie » réflexe, dont il ne reste presque rien. C’est ce bilan-là que devraient garder en tête ceux qui exigent aujourd’hui qu’on prenne un communiqué de Viginum pour parole d’Évangile.

Xenia Fedorova, ou l’ingérence comme motif d’expulsion

Le volet français a pris un tour plus sérieux le 29 juillet. Xenia Fedorova, ancienne présidente de RT France jusqu’à la fermeture de la chaîne en 2022, aujourd’hui chroniqueuse sur CNews et au JDNews, s’est vu notifier un arrêté ministériel d’expulsion. Assignation à résidence, pointage quotidien au commissariat, avoirs gelés pour 6 mois. Motif : son comportement porterait atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État, et sa présence constituerait une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public.

Qu’a-t-elle fait ? Elle a dit à l’antenne à peu près ce que dit depuis des années Luc Ferry, ancien ministre de l’Éducation nationale de Jacques Chirac, sur l’aveuglement stratégique européen, l’élargissement de l’OTAN sans architecture de sécurité, la fabrication d’un ennemi commode. On n’expulse pas Luc Ferry. Franceinfo, sommé de préciser le grief, a fini par lâcher qu’elle déroulait à l’antenne le discours de Moscou. C’est tout. Aucune infraction, aucun délit, aucun propos illégal.

Robert Ménard, cofondateur de Reporters sans frontières, l’a dit sans détour dans une tribune : il ne se fait aucune illusion sur le positionnement de la dame, qu’il juge relais de la propagande du Kremlin, mais il trouve l’arrêté disproportionné. Sa question mérite d’être reprise telle quelle : va-t-on désormais empêcher de s’exprimer ceux qui pensent mal ou racontent des sottises ?

La réponse est oui. Et ce n’est pas nouveau. Le 19 novembre 2016 — six ans avant le déclenchement de la guerre en Ukraine —, la revue Éléments organisait un colloque avec l’écrivain Zakhar Prilepine et le philosophe Alexandre Douguine. Ce dernier, lors d’une escale en Allemagne, apprend qu’il est indésirable en France ; on le remet dans un avion pour Moscou. En quoi la venue de deux intellectuels à un colloque parisien relevait-elle d’une ingérence ? Le gouvernement français ne l’a jamais expliqué. Il n’a jamais eu à le faire.

Et puisqu’on parle de précédents : en décembre 2024, la Cour constitutionnelle roumaine a annulé le premier tour d’une élection présidentielle pour cause d’ingérences présumées, sans jamais les qualifier précisément. Un candidat nationaliste était en tête. On notera que l’invocation de l’ingérence produit des effets juridiques bien réels, y compris sur des résultats électoraux, sans avoir à produire l’ombre d’une preuve devant les citoyens concernés. Ceux qui s’inquiètent aujourd’hui pour 2027 n’ont pas besoin d’imaginer un complot : il leur suffit de lire les journaux de 2024.

Les ingérences qui n’en sont jamais

Restent les autres. Celles dont on ne parle pas, parce qu’elles ne viennent pas de l’Est.

Dominique de Villepin est devenu, selon la formule employée par plusieurs commentateurs, l’avocat officieux du Qatar en France. Ségolène Royal passe une part considérable de son temps en Algérie, au point que l’éditorialiste Kamel Daoud a pu parler d’elle dans Le Point comme d’une influenceuse d’Alger. Marie-France Garaud a révélé de son vivant que Jean Monnet, l’un des pères fondateurs de la construction européenne, émargeait aux fonds secrets de la CIA. On attend toujours le gel d’avoirs, l’assignation à résidence, le communiqué de Viginum.

Les journalistes qui relaient consciencieusement la ligne de Washington, de Tel-Aviv, d’Alger, de Doha ou de Bruxelles ne relèvent d’aucune ingérence. Ils font du journalisme d’opinion, ce qui est parfaitement légitime — et nous le défendrons toujours. Simplement, la légitimité devrait valoir dans les deux sens. Elle ne vaut que dans un.

Le plus comique, dans cette affaire, c’est que Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann et Édouard Philippe n’ont besoin de personne pour perdre. Ils s’en sortent très bien tout seuls.

Aucun bot russe n’a dissous l’Assemblée nationale en juin 2024 par caprice. Aucune poupée gigogne n’a fait passer la dette publique là où elle est. Aucun réseau de désinformation n’a désindustrialisé le pays, saturé les urgences, vidé les campagnes, importé une immigration que personne n’a jamais votée, ni transformé le débat public en tribunal permanent où le citoyen qui proteste est sommé de prouver qu’il n’est pas manipulé.

Ce que la macronie appelle ingérence russe, ce sont des Français qui ne croient plus au spectacle. Qui ont regardé pendant neuf ans une classe dirigeante expliquer que tout allait bien, que les chiffres étaient bons, que le problème venait des gens. Ils n’ont pas eu besoin d’un faux logo de BFM sur X pour arriver à cette conclusion. Ils ont eu leurs fins de mois, leurs urgences fermées, leurs commissariats débordés et leurs enfants qui ne trouvent pas de logement.

Il y aura d’autres opérations Matriochka, d’autres communiqués, d’autres dépêches. Il y en aura de plus en plus à mesure qu’approchera avril 2027. On peut d’ores et déjà en prévoir le calendrier : elles se multiplieront à mesure que les sondages se dégraderont, et elles viseront exclusivement des candidats du bloc central.

Ce jour-là, on repensera à ce mois d’août 2026, où un service de l’État a communiqué en urgence sur une campagne de déstabilisation que personne, dans ce pays, n’avait vue passer.

YV

Breizh-info.com

– Ile de Groix : le journaliste Erik Tegnér une nouvelle fois pris à partie pendant ses vacances, plainte déposée, enquête ouverte

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#webtube : Erik Tegnér, directeur du média identitaire Frontières et chroniqueur sur CNews, faisait le tour de la Bretagne en bateau avec trois amis. Dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 août, il se trouvait dans un bar de l’île de Groix, Les Garçons du Port. À la fermeture, un attroupement l’attendait dehors. Une bousculade, des menaces, des coups. Il a déposé plainte à la gendarmerie le lendemain à 14 h 30. Une enquête est ouverte. Le parquet de Lorient n’avait pas communiqué jeudi soir.

Le récit de Frontières

Jules Laurans, rédacteur en chef de Frontières, a publié un récit détaillé disant s’appuyer sur la plainte et sur les vidéos du téléphone de Tegnér.

Pendant la soirée, celui-ci est reconnu. Une jeune femme le qualifie de « facho ». Un serveur d’un restaurant où il avait déjeuné le midi l’aborde et lui dit qu’il l’a servi parce qu’il faisait son travail. Les échanges restent verbaux.

À la sortie, la foule s’est déjà constituée. Les insultes fusent, le nom de Tegnér est scandé, ainsi que « Groix antifa ». Un individu tente de lui arracher son téléphone. Suivent des poussées, des jets de bière au visage, une mise contre un mur. Ses amis font bloc. Deux Groisillons s’interposent, dont l’un le pousse en lui criant de partir avant qu’il ne se fasse lyncher. Certains évoquent de le jeter à l’eau. Acculé au bord du quai, il embarque et s’exfiltre. La séquence dure une trentaine de minutes. Il appelle les forces de l’ordre à plusieurs reprises.

Interrogé par CNews, Tegnér indique n’avoir pas reçu de coup direct au visage. Il déclare craindre qu’un drame finisse par survenir et affirme que personne ne le fera taire.

Une vidéo tournée du côté du groupe circule ensuite sur Instagram. Sous cette publication, des commentaires appellent à « lui faire une Quentin ».

Cent cinquante, ou une trentaine ?

Tegnér avance le chiffre de 150 personnes, attribué à une source de gendarmerie ayant visionné les caméras de vidéosurveillance. Le Télégramme – qui a néanmoins toujours atténué les agressions visant Erik Tegner –  écrit de son côté que la vidéo mise en ligne montre plutôt une trentaine d’individus, et qualifie les circonstances de floues, évoquant des discussions politiques qui se seraient tendues. Un élu groisillon déclare au quotidien que la situation est plus complexe que ne le disent les réseaux sociaux.

Les deux chiffres reposent sur des supports différents : une captation partielle d’un côté, un dispositif de vidéosurveillance couvrant l’ensemble du quai de l’autre. L’enquête tranchera. Ce qui n’est contesté par personne, y compris par la presse locale, c’est qu’un homme seul a été entouré, insulté et malmené pendant une durée prolongée, sur la voie publique, par une meute de chiens enragés et de hyènes, lâches, jusqu’à devoir quitter l’île par la mer.

2808 logements, 1260 résidences principales

Un élément manque à tous les récits publiés jusqu’ici.

Groix compte 2 310 habitants permanents, selon le recensement 2023 publié par l’INSEE le 6 août. L’île totalise 2 808 logements, dont 1 260 seulement sont occupés à titre de résidence principale. Les résidences secondaires et logements occasionnels en représentent 1 506, soit 53,7 % du parc — contre 49 % en 2012 et 52,4 % en 2017. Les logements vacants sont tombés à 41, soit 1,5 % du total, contre 7,4 % il y a dix ans. Il ne reste rien de disponible sur ces 14,8 kilomètres carrés.

La population résidente est composée à 50,2 % de retraités. Les cadres et professions intellectuelles supérieures y représentent 4,1 % des plus de 15 ans. En août, la population présente sur l’île est plusieurs fois supérieure à la population municipale, et le port se remplit d’une clientèle de vacanciers largement extérieure à la région.

Rien ne permet aujourd’hui d’affirmer la composition de l’attroupement du 5 août.  Mais la question appartient à l’enquête, et les chiffres du recensement lui donnent son intérêt : une commune de 2 310 habitants dont la moitié est à la retraite ne produit pas spontanément un attroupement militant de cette ampleur un mercredi soir. 150 antifas à Groix (ou même 30 ou 50 d’ailleurs) cela n’existe pas, et cela suggère donc une population extérieure à l’île, et sans doute en partie extérieure à la Bretagne. Quand les auteurs seront identifiés, leurs domiciles le seront aussi.

Le traitement médiatique

Imaginons la scène inverse. Un journaliste de gauche en vacances, reconnu dans un bar, attendu à la sortie par plusieurs dizaines de personnes, insulté pendant trente minutes, aspergé de bière, plaqué contre un mur, poussé vers l’eau, contraint de fuir en bateau. Puis des commentaires en ligne renvoyant au militant mort sous les coups six mois plus tôt.

La réaction serait immédiate et massive : communiqués syndicaux, tribunes collectives, sujets d’ouverture, prises de position ministérielles, déclarations de sociétés de journalistes, rappels sur les atteintes à la liberté de la presse.

Ici, la couverture nationale s’est limitée aux médias du même camp que la victime. Le quotidien régional a publié un article prudent, sous mur payant, dont le titre place le mot agression dans la bouche de l’intéressé et souligne d’entrée que les circonstances restent floues. Aucune organisation professionnelle de journalistes ne s’est exprimée dans les heures qui ont suivi. Aucune réaction institutionnelle de gauche n’a été relevée.

Ce qui est en cause ici est de savoir si un homme, un journaliste, peut être encerclé dans la rue et contraint de fuir par la mer sans que la profession dont il relève y trouve à redire.

Plouha, août 2025

Ce n’est pas le premier épisode. À l’été 2025, Tegnér avait été pris à partie lors d’un festival à Plouha, dans les Côtes-d’Armor, en compagnie de sa compagne : bousculades, jets de bière, insultes. Un homme a été condamné pour violences en réunion et au versement de dommages-intérêts ; un second a été relaxé. Les sources disponibles divergent sur la nature exacte de la peine prononcée.

Frontières mentionne également une manifestation devant la brasserie Kerfave, dont Tegnér est à l’origine, lors de son lancement en mai, ainsi qu’un projet d’attentat visant un responsable de la rédaction. Ces éléments proviennent d’une source unique et ne sont pas recoupés à ce stade.

Quant à Quentin Deranque, les faits sont établis. Ce militant nationaliste de 23 ans est mort le 14 février 2026 à Lyon, des suites d’un traumatisme crânien infligé deux jours plus tôt, en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan. L’autopsie a conclu à des lésions crâniennes majeures. Une information judiciaire pour homicide volontaire a été ouverte, plusieurs personnes ont été mises en examen, dont un assistant parlementaire d’un député LFI pour complicité par instigation. C’est à cette affaire que renvoyaient les commentaires publiés sous la vidéo de Groix.

Jordan Bardella a apporté son soutien à Tegnér, dénonçant une agression en meute et appelant à une prise de conscience sur la violence politique de l’extrême gauche. Éric Ciotti, Laurent Jacobelli et Alice Cordier, fondatrice du collectif Némésis, se sont également exprimés. La fédération Reconquête du Morbihan, par la plume de son délégué Eric Bourgoin, a communiqué : « Cette violence tant verbale que physique est inacceptable dans un pays démocratique où l’on peut débattre entre gens éduqués. Reconquête! 56 appelle nos concitoyens à prendre conscience que la montée de cette violence qui s’accroit au fil du temps. La justice devra condamner sévèrement ces extrémistes, leurs agissements qui n’ont pas leur place dans notre pays. Reconquête Morbihan renouvelle sa solidarité à Erik Tegnér en la circonstance »

Sur les réseaux, plusieurs comptes de gauche ont ironisé sur le chiffre de 150 et présenté la scène comme l’initiative de citoyens ne voulant pas de fachos chez eux.

Tegnér a été auditionné par la gendarmerie jeudi. Il a conclu son message public par une phrase adressée à la région qu’il a dans la peau, mais aussi dans le sang et l’ADN, quoi qu’en disent parfois ses détracteurs : la Bretagne mérite mieux.

breizh-info.com

– Bistro Libertés avec Victor Sinclair, le rebelle qui n’a peur de rien…

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#webtube : Pour contenir le mécontentement généré par la décadence et la dégringolade françaises, la liberté d’expression est muselée au sommet de l’État. On peut donc se demander si Macron est le prédateur de la démocratie. Pour en parler, l’invité spécial d’Éric Morillot est un chroniqueur qui n’a peur de rien et se moque de tout. Il s’est fait connaître sur Twitter, où son compte intitulé « Au bon touite français » totalise 146 000 abonnés. Doté d’un esprit à la Jacques Audiard, il est apprécié pour ses punchlines, dont certaines sont devenues cultes.

On prendra pour exemple sa devise : « C’est parce que vous êtes cons qu’ils sont puissants. » Il a également son propre slogan, qui résume sa ligne éditoriale : « Le complotisme en s’amusant », une formule qu’il appose systématiquement à ses publications. Il sévit également sur Tocsin et publie aujourd’hui son livre « MON DIEU, COMME JE LES HAIS ». Il vient aussi de sortir son premier morceau, intitulé « Asile », dont les paroles évoquent avec humour les fous qui nous dirigent, nous endoctrinent, mais aussi les pédophiles et les proches de Jeffrey Epstein. Covid-19, wokisme, lois liberticides, guerre en Ukraine… il est sur tous les fronts.

Source : Chaîne officielle TVL

– La libéralisation de l’électricité a coûté 100 milliards d’euros pour rien

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#webtube : Dans cette conférence, Jean-Marc Jancovici s’attaque aux illusions de la transition énergétique : pourquoi les renouvelables demandent bien plus de matériaux que le nucléaire, pourquoi l’hydrogène n’est absolument pas une solution pour les transports, et pourquoi la libéralisation du marché de l’électricité en Europe a été, selon lui, une erreur historique coûteuse. Il détaille aussi les données du Shift Project sur le déclin programmé du pétrole et du gaz en Europe, et raconte l’histoire méconnue de la COP de Copenhague, seule conférence climat à avoir vraiment débouché sur un accord malgré son étiquette d' »échec ».

👉 Au programme : énergie, nucléaire, hydrogène, renouvelables, pétrole, gaz, électricité, libéralisation du marché, COP21, Copenhague, Shift Project, décroissance, cuivre, matières premières

💡 Points clés abordés :
Les 16 premiers fournisseurs de pétrole de l’Europe verront leur production divisée par deux d’ici 2050
Le pic mondial du gaz est estimé autour de 2030 par le Shift Project
Le nucléaire nécessite 10 à 50 fois moins de métal par kilowattheure que l’éolien ou le solaire
Le stockage électrique par batterie à l’échelle des réseaux et sur l’inter-saisonnier reste physiquement impossible
L’hydrogène n’existe pas à l’état natif : il faut de l’énergie pour le produire, ce qui ne « règle » rien
Remplacer le kérosène aviation par de l’hydrogène nécessiterait environ un quart de l’électricité française
Remplacer un haut fourneau par de l’hydrogène décarboné nécessite l’équivalent d’un réacteur nucléaire
Les mines de cuivre en production ou en développement dans le monde vont atteindre leur pic dans les deux prochaines années
La libéralisation du marché de l’électricité en France a coûté environ 100 milliards d’euros avec le bouclier tarifaire
La COP de Copenhague (2009) est présentée comme la seule à avoir vraiment abouti, malgré sa réputation d’échec

⚠️ Cette vidéo constitue une transformation éditoriale originale apportant une réelle valeur ajoutée :
Sélection des passages clés
Montage et découpage
Réorganisation du propos
Synthèse pédagogique

📌 Source originale : 11/2022