– La chanson du jour, U2 – Walk On

Articles : Aout 2026Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Sortie en 2000 sur All That You Can’t Leave Behind, cette chanson est un appel à continuer d’avancer, même quand tout semble trop lourd. Bono l’a écrite en pensant à Aung San Suu Kyi, alors en résidence surveillée en Birmanie. Mais au-delà de l’histoire, le message est universel :“And love is not the easy thing The only baggage you can bring Is all that you can’t leave behind…” On ne peut pas tout emporter.

#webtube : Released in 2000 on *All That You Can’t Leave Behind*, this song is a call to keep moving forward, even when everything feels too heavy. Bono wrote it with Aung San Suu Kyi in mind—she was under house arrest in Burma at the time. Yet, beyond that specific story, the message is universal: « And love is not an easy thing / The only baggage you can take / Is everything you can’t leave behind… » You can’t take everything with you.

U2 – Walk On

Source : U2



– Pourquoi le communisme séduit à nouveau une partie de la jeunesse aux USA

Articles : Aout 2026Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : 38%. C’est la proportion d’Américains de la génération Z déclarant une opinion favorable du communisme, selon une enquête du Cato Institute publiée fin juin 2026. Le socialisme y culmine à 53 %, devançant le capitalisme, crédité de 45 %. Une autre étude, conduite début août auprès des 18-34 ans américains, aboutit à un résultat convergent : 68 % ont du socialisme une opinion positive ou neutre, contre 47 % pour le capitalisme, les jugements négatifs sur ce dernier l’emportant dans un rapport de plus de 2 contre 1. Le phénomène agite la droite américaine depuis plusieurs années. Il mérite d’être regardé de plus près, y compris parce que sa transposition française est nettement moins directe qu’on ne le croit.

En France, le mot rebute plus que les idées

L’Ifop avait mesuré en 2020 le regard des 18-30 ans sur le communisme. Le résultat est en apparence contradictoire. Les valeurs associées à la doctrine sont plébiscitées : le partage à 83 %, l’égalité à 83 %, le progrès social à 78 %. Les notions rattachées au capitalisme séduisent nettement moins — le profit à 57 %, le patronat à 42 %, la privatisation à 39 %. Mais le mot lui-même reste répulsif : seuls 35 % des jeunes Français en avaient alors une opinion positive.

Autrement dit, l’étiquette est morte, le logiciel non.

Le clivage social pèse au moins autant que le clivage politique. Le communisme était jugé positivement par 43 % des jeunes ouvriers, 50 % des lycéens et 53 % des non-diplômés.

La lutte des classes, opinion largement majoritaire

Une enquête Ifop plus récente, réalisée pour L’Humanité, donne la mesure du terrain. Seuls 19 % des Français considèrent le communisme comme une idée d’avenir, mais la proportion grimpe à 29 % chez les moins de 35 ans, 25 % dans les catégories populaires et 27 % chez les plus pauvres.

Surtout, deux chiffres méritent d’être retenus par ceux qui pensent que l’anticapitalisme est une affaire de gauche. La lutte des classes est jugée toujours réelle par 83 % des personnes interrogées — y compris 78 % des proches de Renaissance. Et 80 % estiment que la santé, l’éducation ou le logement ne devraient pas être soumis à la concurrence : 70 % chez les proches des Républicains, mais 85 % chez ceux du Rassemblement national. Enfin, plus de la moitié des sondés tiennent le système capitaliste pour le principal responsable du dérèglement climatique.

Une jeunesse à la fois anticapitaliste et conservatrice

C’est le point qui distingue la situation française du tableau américain. La radioscopie politique des 15-17 ans publiée par l’Ifop début 2026 démolit l’idée d’une jeunesse mécaniquement ancrée à gauche : 27 % des adolescents se disent proches d’un parti de gauche, contre 29 % de l’ensemble des Français, et cette génération apparaît plus conservatrice que ses aînées sur les questions de mœurs.

La jeunesse française n’est donc pas en train de virer marxiste. Elle est en train de devenir hostile au capitalisme sans devenir progressiste — ce qui est une configuration bien différente, et politiquement bien plus ouverte.

L’éloignement historique

Reste à comprendre pourquoi les leçons du siècle passé pèsent si peu. Une explication tient à la distance. Pour un lycéen de 2026, la chute du mur de Berlin est aussi lointaine que l’était la Seconde Guerre mondiale pour ses grands-parents. L’URSS, la Révolution culturelle, les champs de la mort cambodgiens ne sont plus des souvenirs vécus mais des chapitres de manuel, en concurrence avec le flux des réseaux sociaux. L’histoire perd de son urgence lorsqu’elle cesse d’être personnelle.

À quoi s’ajoute une transmission scolaire dont on peut douter qu’elle consacre au bilan du communisme le même volume horaire qu’à celui d’autres totalitarismes.

L’explication économique ne suffit pourtant pas. Une génération qui a grandi avec le logement inaccessible, les salaires stagnants et l’endettement étudiant a des raisons matérielles d’en vouloir au système. Mais ce qu’elle demande aux mouvements politiques dépasse largement l’économie : de l’appartenance, du sens, une communauté, une explication du monde.

Ces fonctions étaient autrefois assurées par la famille, le quartier, la paroisse, les associations, les syndicats de métier. Quand ces structures s’effacent, l’idéologie prend leur place — parce qu’elle offre exactement ce que l’isolement fait perdre : la certitude, la justice promise, et le sentiment d’appartenir à quelque chose.

C’est une observation qui n’a rien de spécifiquement communiste. Elle vaut pour à peu près tous les engagements radicaux contemporains, et elle explique pourquoi la réponse purement statistique — expliquer que le communisme a tué, et combien — reste sans effet sur ceux à qui il n’offre pas d’abord une doctrine, mais une famille de substitution.

breizh-info.com

– Terrorisme jihadiste : une étude chiffre le poids des migrants dans les attentats en Europe (2015-2025)

Articles : Aout 2026Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Une étude publiée par le chercheur Simon Cottee, senior visiting fellow au Danube Institute, dresse un bilan chiffré de 10 ans de terrorisme jihadiste en Europe. Entre mai 2015 et mai 2025, 221 complots jihadistes — aboutis ou déjoués — ont été recensés sur le continent. Sur ce total, 100 complots, soit 45%, ont impliqué au moins un migrant, défini comme une personne née hors d’Europe et ayant vécu ses années formatrices dans un pays non européen. 137 auteurs migrants ont été identifiés au total.

Les complots liés à des migrants affichent un taux de réussite plus élevé que les autres : 51% ont été menés à leur terme contre 36% pour les complots sans migrant impliqué. Ces 100 complots ont fait 279 morts et 1 192 blessés, contre 107 morts et 1 449 blessés pour les 121 autres, deux attaques — Paris en novembre 2015 et Nice en 2016 — concentrant à elles seules 216 des décès liés à des migrants.

Allemagne, France, Royaume-Uni en tête

Sur 12 pays étudiés, l’Allemagne concentre près de la moitié des 100 complots liés à des migrants, suivie par la France (21 complots) et le Royaume-Uni (10 complots). L’étude relie ce classement au nombre de migrants accueillis pendant la crise migratoire de 2015 plutôt qu’à un ciblage spécifique de ces pays par la mouvance jihadiste. La Hongrie, qui avait fermé ses frontières durant la crise, n’a connu quasiment aucune activité jihadiste violente sur la période — un choix qui lui a valu une amende de 200 millions d’euros de la Cour de justice de l’Union européenne pour non-respect des règles d’asile communes.

L’activité s’est intensifiée en 2016 (14 complots) et 2017 (18 complots), dans la foulée immédiate du pic migratoire de 2015, avant un nouveau pic en 2024 (14 complots) — malgré la chute du califat de Daech en mars 2019. 80% des complots liés à des migrants sont affiliés à Daech et 76% sont le fait d’un individu isolé. Les civils constituent la cible privilégiée (68% des complots), loin devant les forces de sécurité (9%). L’arme blanche ou l’arme à feu reste le mode opératoire le plus fréquent (45%), devant l’explosif (30%) et le véhicule-bélier (10%).

Profil des auteurs

Les 137 auteurs migrants recensés sont très majoritairement des hommes (97%) âgés de 20 à 30 ans, le plus jeune ayant 14 ans et le plus âgé 62 ans. Ils sont originaires de plus de 20 pays, la Syrie (23%), l’Irak (12%) et le Maroc (9%) arrivant en tête. 23% avaient un casier judiciaire pour des faits sans lien avec le jihadisme, et 12% présentaient un trouble de santé mentale identifié dans les sources.

Selon l’étude, 79% des auteurs se sont radicalisés après leur arrivée en Europe, sans lien organisationnel préalable avec Daech, tandis que 9% seraient venus en Europe dans le but spécifique de commettre un attentat, à l’image de deux des commandos des attentats de Paris de 2015, entrés en Europe sous de faux passeports en se faisant passer pour des réfugiés syriens. 47% des 137 auteurs recensés bénéficiaient d’un statut de réfugié ou d’un titre de séjour au moment des faits, ce qui indique, selon Simon Cottee, que la reconnaissance formelle du statut de réfugié ne constitue pas un rempart contre la radicalisation violente.

Des cibles symboliques

Plusieurs attaques répertoriées par l’étude visaient des lieux ou événements associés aux valeurs progressistes occidentales : la fusillade de la marche des fiertés d’Oslo en juin 2022 (2 morts), l’attaque au couteau contre trois hommes homosexuels à Reading au Royaume-Uni, ou l’attaque à la machette contre deux policières à Charleroi en Belgique en 2016. Une partie des complots les plus récents en Allemagne cible des intérêts juifs ou israéliens, dans un contexte marqué par l’intensification du conflit entre Israël et le Hamas depuis le 7 octobre 2023.

L’attentat de Solingen, en Allemagne, en août 2024, illustre ce dernier profil : son auteur, un ressortissant syrien de 26 ans dont la demande d’asile avait été rejetée en 2023 sans qu’il soit expulsé, a tué 3 personnes et blessé 8 autres au couteau lors d’un festival consacré à la diversité culturelle, avant que Daech ne revendique l’attaque.

breizh-info.com

– Avec ses universités d’été, LFI forme des militants toujours plus radicaux

Articles : Aout 2026Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : On s’est rendu à l’école de formation des cadres de la Nouvelle France. Une organisation à ne pas sous-estimer. Avant le discours de rentrée technocratique et rassurant de Jean-Luc Mélenchon, il y avait les « Amfis », les universités d’été de La France insoumise. Une semaine de formation militante, d’abord pour les jeunes du mouvement, puis, à partir du jeudi 20 août, pour tous les sympathisants mélenchonistes.

« The place to be » pour l’extrême gauche

Les Amfis, c’est LE lieu à la mode pour l’extrême gauche. Quatre jours dans la Drôme, dans un palais des congrès au milieu de champs de maïs carbonisés par la canicule où militants et intellectuels se retrouvent pour échanger et se former.

Tout est parfaitement organisé, sans le moindre couac à l’horizon. L’ambiance est conviviale, on se tutoie et on se donne du « camarade » par principe. Les drapeaux palestiniens, trans ou cubains sont portés librement. Les participants profitent de la fraîcheur qui, après les orages des 20 et 21 août, succède enfin aux trois mois de canicule.

Députés et cadres de La France insoumise sont bien sûr présents en nombre. Les Amfis, c’est l’occasion, pour eux, de se rendre directement accessibles à leurs militants et sympathisants. Il est, d’ailleurs, amusant d’observer les divergences vestimentaires entre les députés : là où la présidente du groupe parlementaire insoumis, Mathilde Panot, et son vice-président, Hadrien Clouet, ne choqueraient pas dans les couloirs d’un ministère, d’autres, comme François Piquemal, sont en tee-shirt. La palme revient sans doute au député du Finistère Pierre-Yves Cadalen, connu pour son rire malaisant, qui était habillé comme s’il sortait d’une AG de fac de lettres.

Une puissance intellectuelle à ne pas négliger

Un espace librairie propose de nombreux livres à la vente. C’est objectivement varié et très complet : à côté des ouvrages écrits directement par les parlementaires insoumis, notamment le livre de Raphaël Arnault qui a connu un vrai succès de dédicace, on pouvait y trouver tout un échantillon de la production pléthorique de l’extrême gauche intellectuelle.

À ce sujet — Universités d’été LFI : un Mélenchon presque ennuyeux… mais pas moins dangereux !

Cette extrême gauche qui se parle à elle-même, commente ses ouvrages, se cite mutuellement, ce qui crée une illusion de bouillonnement intellectuel. Mais une illusion, car ce travail intellectuel se base sur un monde purement imaginaire, où Cuba est un modèle et où la France est un pays ultralibéral – alors que dans la France réelle, les dépenses publiques représentent plus de 57 % du PIB.

Cette extrême gauche intellectuelle vit dans une construction mentale qui n’a aucun rapport avec la réalité – mais ils sont suffisamment nombreux (historiens, philosophes, sociologues, économistes, journalistes…) pour assurer une formation de premier niveau. Au cours des trois jours d’Amfis, ce sont plus de 120 conférences, débats et ateliers qui étaient proposés au public.

Des militants LFI formés

Ces conférences pouvaient porter sur des compétences militantes techniques, comme la prise de photos ou l’organisation d’un service d’ordre. Elles pouvaient aussi porter sur des questions politiciennes, comme le « communalisme insoumis » ou l’histoire du mouvement LFI. Ou encore sur des questions intellectuelles, voire philosophiques : matérialisme historique, nouvelles formes de sécurité sociale, l’adultisme…

Aux Amfis, on échange et débat sur la Palestine, le mouvement LGBTI, Bolloré ou le collectivisme. Combien de partis peuvent se targuer de proposer à leurs cadres et militants une formation aussi complète ?

La droite aurait tort de mépriser ces Amfis ou de ne les traiter que sous l’angle de la polémique des droits d’entrée. Ces Amfis permettent au mouvement insoumis de fournir une grille de lecture du monde, une idéologie même, à ses cadres et à ses militants ; de les armer intellectuellement, pour mieux organiser l’avènement de la « nouvelle France ».

Derrière le discours apaisant de Jean-Luc Mélenchon, on trouve bien l’extrême gauche la plus radicale, haineuse, dangereuse. Une extrême gauche formée intellectuellement, persuadée que c’est la réalité qui a tort et l’idéologie qui a raison. Et qui sera prête, demain, à tordre la réalité pour la faire rentrer dans la grille de l’idéologie.

Gabriel Bendayan, dans BV

– Philippe Bouvard (1929-2026), avant-dernier géant de la télévision de Papa

Articles : Aout 2026Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Sous ses airs de bourgeois poupin, Bouvard aura vécu une vie dynamique et brillante, une vie de fauve épistolaire du XIXe siècle. On ne savait pas s’il était encore vivant, mais on se doutait que sa mort serait annoncée en direct. Voilà qui est donc fait. Depuis qu’il avait cédé, à 84 ans, la présentation des Grosses Têtes à Laurent Ruquier, Philippe Bouvard s’était retiré dans sa villa cannoise, au milieu de ses souvenirs et de ses voitures de luxe. Avec lui disparaissent (mais disparaissent-ils vraiment, puisque nous nous en souvenons ?) un certain nombre de morceaux de bravoure des soixante dernières années.

Bouvard était un enfant de son siècle, jusque dans ses douleurs les plus personnelles. Né d’un père escroc, qui abandonna son foyer le jour de la naissance de l’enfant, et d’une mère juive, il fait l’expérience de la guerre d’une manière intime. Son beau-père est tailleur pour hommes (peut-être une clef de lecture de l’élégance qui n’abandonna jamais Bouvard lui-même) et résistant convaincu. Arrêté par les Allemands, il est libéré sur l’intervention du recteur de la grande mosquée de Paris. Ses grands-parents adoptifs, déportés, ne survivront pas aux camps. Lui se cache partout en France, mais sait déjà ce qu’il veut devenir. En effet, un jour de l’été 1938, sur la Côte d’Azur, à Cannes précisément, il a vu passer Cocteau dans une voiture de luxe, conduite par un chauffeur. L’enfant pauvre et seul qui rêve de fortune, de gloire et d’élégance a été foudroyé par la vocation littéraire : il est persuadé que c’est l’écriture qui fera de lui l’homme plein de succès et d’aisance qu’il rêve d’être.

À ce sujet — Décès d’Ardisson : un seigneur de la télévision tire sa révérence

Les Grosses Têtes : un cocktail très français

Pas scolaire mais doté d’une tchatche peu commune, il rate le bac, exerce mille métiers ancillaires, et commence dans la carrière journalistique par la toute petite porte, comme coursier au Figaro. À force de volonté, il se voit confier la rubrique parisienne, celle des mondanités. Bouvard est cruel et drôle, il a le goût des rencontres et une santé de fer : il y excelle. Dès les années 60, il cumule ses activités dans la presse écrite avec des émissions de radio, sur RTL bien sûr. C’est sur cette antenne, tout le monde le sait, qu’il accédera à la gloire populaire, en 1977, avec la création des Grosses Têtes, une émission qui mêle, dans un cocktail très français, culture générale, improvisations de génie, blagues grivoises et reparties assassines. Jean Yanne, Jacques Martin, Olivier de Kersauson, Roger Carel, entre beaucoup d’autres, seront les piliers de cette émission d’un genre nouveau.

Il avait rêvé d’être écrivain

Et puis, il y a la télévision. Au début des années 70, Bouvard anime tous les samedis soir, au premier étage de chez Maxim’s, une interview au format court, dans une ambiance à la fois élégante et acerbe, qui, rétrospectivement, rappelle beaucoup Lunettes noires pour nuits blanches – et même la plupart des émissions d’Ardisson, autre génie du petit écran. Sa notoriété rapide l’amènera même à jouer son propre rôle dans L’Aile ou la Cuisse (1976). Ensuite, toujours à la télé, il se fait plus populaire, avec Le Petit Théâtre de Bouvard, créé en 1982. C’est lui qui découvrira Mimie Mathy, Les Inconnus ou encore Chevallier et Laspalès. Pendant ce temps, il perdra des sommes folles au jeu, achètera et vendra de somptueuses résidences, collectionnera les bolides… et finira, malgré les excès, par mourir vieux, au soleil, dans cette ville de Cannes où, un jour de l’été 38, le petit garçon qu’il était avait rêvé d’être un écrivain riche et célèbre.

En somme, sous ses airs de bourgeois poupin, Bouvard aura vécu une vie dynamique et brillante, une vie de fauve épistolaire du XIXe siècle, celle d’un Georges Duroy dans Bel-Ami. Mieux : celle de Figaro, peint par lui-même en ces termes : « Un jeune homme ardent aux plaisirs, ayant tous les goûts pour jouir, faisant tous les métiers pour vivre » (Le Mariage de Figaro, V, 3). L’éternel jeune homme d’un certain esprit français était l’avant-dernier géant de la télé de Papa. Le dernier, inoxydable, est évidemment Michel Drucker, qui doit aujourd’hui se sentir un petit peu seul, entouré des ombres de ses amis.

Arnaud Florac, dans BV

– Contre la littérature classique française, l’offensive de la « halal romance »

Articles : Aout 2026Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Toujours au nom de la pudeur, on promeut le roman à l’eau de rose charia-compatible et anti-France. La rentrée scolaire aura lieu dans quelques jours. Dans les matières essentielles, notamment le français dans son expression orale comme écrite, le niveau des jeunes est bien souvent catastrophique. Catastrophique, également, la lecture, peu pratiquée, mal comprise, décriée. On martèle à qui veut l’entendre que certains auteurs classiques sont à bannir : trop complexes, trop mâles, trop vieux, trop Blancs. En lieu et place, la culture woke LGBTQIA++++ qu’on cherche à caser dans les têtes est une entreprise de déstructuration des corps et des esprits. Alors on voit surgir une troisième voie, celle de la littérature halal, qui, au nom de la pudeur, lance sur le marché des romans à l’eau de rose charia-compatibles et anti-France.

Un phénomène éditorial

Il y a quelques mois, Sarah-Louise Guille nous alertait sur l’énorme succès d’un livre intitulé Nous, malgré tout (Scrineo). L’auteur, LK Imany, y raconte l’histoire d’Amina, une jeune musulmane qui vient d’arriver à Grenoble. Le récit est celui d’une jeune femme confrontée à l’islamophobie qui, écrit-elle, gangrène la société française, « laïcarde, capitaliste, raciste ».

Au dernier Festival du livre de Paris qui s’est tenu au Grand Palais en avril, l’éditeur Scrineo a vu son stand pris d’assaut. Le livre de LK Imany s’y est arraché, révélant ce qui s’annonce comme un véritable phénomène éditorial : la « romance halal ». Une jeune maison d’édition est née, Mawadab, spécialisée dans le genre, et l’on peut lire dans BondyBlog (un média en ligne né au moment des émeutes de 2005) qu’« on aura vraiment réussi quand ce ne sera pas seulement présent dans des maisons d’édition indépendantes, mais vraiment partout, à une échelle plus nationale. Parce que tout le monde mérite d’avoir sa place dans l’édition. » La romance halal viendrait donc combler un vide, offrant enfin aux jeunes femmes un miroir que leur refuse la société française.

@basmaetseslivres C’est bientôt le Ramadan ! J’ai tellement hâte, cette periode me fait tellement de bien et m’apaise à un point !!! 😫😫 Anyways, dites moi quel est votre PAL 🙂‍↕️ #book #books #BookTok #halalromance #ramadan ♬ original sound – Basma 📖 | booktok 🍉

Europe 1 relate que sur TikTok et autres plates-formes, des influenceuses voilées expliquent combien la littérature classique est incompatible avec leurs valeurs religieuses. L’une d’elles explique : « Une romance halal, c’est une romance qui respecte le cadre islamique pour se courtiser. Pas de relation charnelle, pas de relation romantique avant le mariage » – mariage arrangé, bien sûr. Une autre témoigne, sur un ton revendicatif, de son succès d’auteur : « Vous me croyez si je vous dit que j’ai réussi à faire publier une halal romance dans la France de Macron bollorisée (sic) ? »

S’il ne s’agissait que d’un choix personnel – après tout, il y a bien une clientèle pour les romans de gare et les histoires de princesse de Barbara Cartland –, cela serait de peu d’importance. Hélas, on l’a compris, c’est de conquête culturelle qu’il s’agit, et pas seulement de lectorat.

@lk.imany Happy book birthday à mon équipe @Scrineo mon éditrice @delphine 💌🍉 et moi-même ! Nous malgré tout est peut-être la sortie littéraire jeunesse la plus politique de tout ce mois d’avril ! Et dans la France de Macron et Bollolo c’est un exploit d’avoir réussi à sortir cette histoire sans aucune concession ! Cette histoire c’est pour nous et nos enfants musulmans ou pas 🫶🏼✨ #nousmalgrétout #bookbirthday #booktok #halalromance #litteraturejeunesse ♬ original sound – YAD Oud

À ce sujet — Nous malgré tout : quand la romance halal vire au pamphlet anti-France

« L’extension du halal comme espace normatif »

Invitée, ce lundi, d’Europe 1 Matin, l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler voit dans ce phénomène « une extension du halal comme espace normatif, c’est-à-dire quelque chose qui doit régimenter les activités quotidiennes du musulman ». Il ne faut pas oublier que halal signifie « licite », et cela ne sert plus seulement à qualifier la nourriture ou les actes rituels. Cela touche désormais le vêtement, la finance, les voyages, l’enseignement… Maintenant, il faut aussi produire « des récits, des émotions, des imaginaires licites pour les musulmans ».

Il ne s’agit pas d’instaurer une culture en parallèle mais bien une culture de remplacement. L’objectif, à terme, est de supprimer la lecture des auteurs classiques. Plus qu’un « séparatisme », dit l’anthropologue, il s’agit d’un « projet prosélyte ». La romance halal n’est pas l’expression d’une préférence littéraire, « c’est un appel à l’adhésion, qui va de pair avec le rejet ». C’est « une catégorie dans le marché généraliste qui va jusqu’à sa normalisation comme une espèce de sous-genre de romance pour les adolescentes ». Ce qui serait acceptable si ces romances ne véhiculaient pas la haine de la France, et particulièrement de son principe de laïcité dont Florence Bergeaud-Blackler conclut qu’elle est considérée « comme l’instrument de relégation et de rejet des musulmans ».

Marie Delarue, dans BV

– Morbihan : les Bretons vent debout contre le projet d’éolien en mer

Articles : Aout 2026Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Face à Belle-Ile-en-Mer et l’île de Groix, le projet éolien ligue contre lui habitants, associations et élus locaux. Le littoral du sud de la Bretagne sera-t-il bientôt encerclé par un vaste champ d’éoliennes géantes en mer ? Un projet a en effet été lancé en 2020 et il est désormais fortement avancé. Mais l’affaire fait grand bruit dans la région et la contestation monte en puissance depuis l’ouverture, le 17 août, de l’enquête publique (qui se tiendra jusqu’au 28 septembre) concernant le tracé des liaisons terrestres et sous-marines, ainsi que la localisation des postes électriques en mer et à terre du second parc du projet, Bretagne Sud 2. Le premier parc, d’une puissance de 250 MW, avait été attribué en 2024 à Pennavel et se situe à 19 kilomètres à l’ouest de Belle-Île-en-mer, faisant face à la presqu’île de Quiberon et à Lorient.

L’implantation prévue pour les deux parcs éoliens en mer de Bretagne sud.
Capture d’écran https://www.eoliennesenmer.fr

Dans la continuité de ce premier parc, le projet Bretagne Sud 2, qui fait toujours l’objet d’appels d’offres, se situera au sud de l’île de Groix et doit fournir une puissance de 500 MW. RTE France (Réseau de transport d’électricité) a prévu de raccorder les deux parcs puis de les relier au réseau terrestre national via un unique poste électrique en mer.

« Écologie réelle » contre « écologie légale »

Les parties prenantes, ainsi que les relais de l’écologisme au sein du gouvernement, espéraient avoir raison, à l’usure, des premières réticences locales. Mais depuis plusieurs mois, et notamment depuis le début de l’enquête publique à la mi-août, la contestation s’amplifie. De nombreuses associations locales, dont certaines créées pour l’occasion, se sont engagées contre le projet, parmi lesquelles on trouve : Gardiens du Large, Génie du Lieu, Gerveur Da Viken, PIEBIEM (Préserver l’identité environnementale de Bretagne Sud et des îles contre l’éolien en mer), Réseau Énergie, Terre et mer, ou encore UBED (Union belliloise pour l’environnement et le développement).

À ce sujet — Une électricité « intermittente » bon marché : cette mauvaise blague qui nous coûte cher

Il est intéressant de noter que nombre de ces associations disent agir au nom de la défense de l’environnement, ce qui illustre avec force la fracture entre une « écologie réelle », enracinée dans son territoire et soucieuse de sa défense, et une « écologie légale », confluent des intérêts idéologiques et économiques, portée par Les Écologistes, leurs relais au sein de l’État et du gouvernement, et les acteurs de l’éolien.

Les élus rejoignent les frondeurs

Les élus locaux sont, eux aussi, de plus en plus nombreux à rejoindre le mouvement, mais certains avaient déjà fait savoir publiquement leur opposition au projet, il y a déjà un an. En octobre 2025, consultés par leur préfet, les élus de la Communauté de Belle-Île lui répondaient de façon laconique : « Je vous propose d’indiquer nous opposer au projet compte tenu de l’atteinte paysagère portée par le poste de livraison en mer qui sera visible depuis un ensemble de sites patrimoniaux de Belle-Île […], l’atteinte portée aux paysages maritimes […], alors même que la collectivité a réalisé des aménagements touristiques pour mettre en valeur ce patrimoine. » Depuis, la plupart des communes concernées ont répondu à l’identique, parmi lesquelles Erdeven, Groix, Quiberon, Plouharnel, Plouhinec et Saint-Pierre Quiberon.

Le 14 février 2026, une manifestion anti-éoliennes réunissait plus de 2.000 personnes à Quiberon, dont des élus locaux, avec pour mot d’ordre « nos paysages ne sont pas à vendre ».

Des recours contentieux

Cet été, la contestation a incontestablement connu une montée en puissance. Fin juillet, plusieurs associations ont déposé plusieurs recours contentieux auprès du Conseil d’État sur plusieurs points critiques. Et le 7 août dernier, c’est un renfort de poids qui rejoignait le mouvement. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le président du conseil départemental du Morbihan, David Lappartient, indiquait avoir déposé quatre recours contre le projet« Le département du Morbihan n’acceptera pas le saccage qui est prévu par l’État et son complice, le conseil régional de Bretagne, pour altérer de manière définitive l’ensemble des paysages emblématiques de Belle-Île-en-Mer et plus largement de l’ensemble des côtes du Morbihan », déclarait l’élu LR, qui faisait par ailleurs remarquer « qu’il s’agit bien de l’argent de tous les contribuables français pour de l’énergie dont aujourd’hui nous n’avons pas forcément besoin, au regard de la baisse de la consommation ».

La contestation s’amplifie

L’ouverture de l’enquête publique, le 17 août, en dévoilant publiquement les détails du projet, a provoqué une amplification du mouvement de rejet à son égard. En cause, notamment, la taille des éoliennes géantes de 340 à 380 m (alors que la tour Eiffel culmine à 330 m), mais aussi la perspective d’une dégradation irréversible du littoral morbihannais, de ses sites emblématiques, de sa faune marine et des oiseaux. Le tracé du raccordement électrique à terre cristallise lui aussi les tensions et plusieurs maires ont signé des chartes rédigées par des collectifs locaux comme Gens de Bretagne.

Le projet de raccordement des deux parcs éoliens Bretagne sud.
Capture d’écran RTE France.

À Palais (Morbihan), le 21 août au matin, à l’ouverture de l’enquête publique en mairie, plus de 300 personnes se sont mobilisées pour débattre du projet, déposant 275 contributions écrites et trois pétitions. Les acteurs de la contestation ont annoncé multiplier les initiatives dans les semaines à venir, lesquelles s’annoncent agitées, alors que l’enquête publique ne s’achèvera que fin septembre.

Etienne Lombard, dans BV



– Les Phrygiens : quand la politique LFI entre dans les ministères, qu’en penser ?

Articles : Aout 2026Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Ils seraient près de 80. Ils sont hauts fonctionnaires. Ils travaillent dans la discrétion et disent préparer l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon au pouvoir. Leur nom : les Phrygiens. Une affaire qui pose une question vertigineuse : jusqu’où peut aller l’engagement politique d’un fonctionnaire lorsqu’il exerce au cœur même de l’État ?

Il y a des informations qui font sourire. Et puis il y en a d’autres qui devraient faire réfléchir. Celle-ci appartient à la seconde catégorie. Depuis plusieurs mois, un réseau discret de hauts fonctionnaires travaille à préparer l’éventuelle arrivée de La France insoumise au pouvoir. Son nom : les Phrygiens.
L’affaire avait été révélée au printemps par Le Parisien. Elle vient de prendre une dimension nouvelle avec le témoignage, sous couvert d’anonymat, d’un responsable du réseau auprès de France Info. Selon celui-ci, les Phrygiens seraient désormais environ 80 et seraient présents dans tous les ministères.
Tous fonctionnaires. Tous citoyens, évidemment, libres de leurs opinions politiques. Mais leur activité revendiquée pose une question qui, elle, n’a rien d’anecdotique.
Que font-ils exactement depuis leur poste ?

Le responsable interrogé explique que les Phrygiens produisent des notes, des rapports, des études et des propositions destinés à nourrir le travail de La France insoumise et à préparer une éventuelle arrivée au pouvoir de Jean-Luc Mélenchon.
Le réseau serait coordonné, du côté de LFI, par Clémence Guetté, chargée notamment du programme présidentiel. Les Phrygiens se réuniraient régulièrement et échangeraient de manière confidentielle. Leur recrutement se ferait discrètement, notamment entre collègues. Et voilà le mot qui devrait retenir toute notre attention : Confidentiel.

Pourquoi cette discrétion ? La réponse donnée par l’un des responsables est pour le moins révélatrice : il faudrait rester discret pour ne pas mettre en danger les carrières. On peut comprendre la prudence d’un fonctionnaire qui ne souhaite pas afficher ses convictions politiques. Mais on peut aussi poser une question beaucoup moins confortable : si l’activité est parfaitement compatible avec les obligations professionnelles, pourquoi faut-il la dissimuler ?
Il ne s’agit pas de reprocher à un fonctionnaire d’être de gauche, de droite, macroniste, écologiste ou insoumis. La liberté d’opinion existe, et elle doit exister. Un fonctionnaire n’abandonne pas ses convictions politiques en franchissant la porte d’un ministère. Mais il abandonne autre chose : le droit de faire passer ses convictions avant sa mission.

Le Code général de la fonction publique est parfaitement clair. L’agent public doit exercer ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité. Dans l’exercice de ses fonctions, il est soumis à une obligation de neutralité. Il doit également respecter le secret professionnel et la discrétion professionnelle concernant les informations et documents dont il a connaissance dans le cadre de son travail. C’est là que commence le véritable sujet. Pas dans l’appartenance politique.
Dans l’utilisation éventuelle de la fonction.

Car une chose est de travailler, le soir ou le week-end, à titre personnel, à un programme politique. Une autre serait de profiter de ses fonctions, de son temps de travail, de ses informations professionnelles, de ses réseaux administratifs ou de sa position dans l’appareil d’État pour favoriser ce programme. La première relève de la liberté politique. La seconde pourrait poser un problème beaucoup plus grave. Et personne ne devrait souhaiter que cette question soit réservée à LFI. Parce que si demain une organisation de hauts fonctionnaires proches du Rassemblement national, des Républicains, du Parti socialiste ou de n’importe quelle autre formation politique revendiquait la même pratique, la question serait exactement la même.
L’État n’appartient à aucun parti.
Il appartient à la République. C’est précisément pourquoi les Phrygiens doivent accepter d’être regardés de près. Non pas traqués.
Regardés.

Qui sont-ils ?
Dans quels ministères travaillent-ils ? À quels postes ? Quel est leur niveau de responsabilité ? Quelles informations peuvent-ils légalement connaître ? À quelles réunions participent-ils ? Produisent-ils leurs notes politiques sur leur temps personnel ou pendant leur temps de travail ? Utilisent-ils du matériel ou des moyens administratifs ? Leurs travaux destinés à LFI sont-ils élaborés exclusivement à partir d’informations publiques ou peuvent-ils s’appuyer sur des informations acquises dans l’exercice de leurs fonctions ? Et surtout : où se trouve la frontière entre le citoyen engagé et le serviteur de l’État ?

Voilà les questions auxquelles il faudrait répondre. Car le plus étonnant dans cette histoire n’est peut-être même pas l’existence des Phrygiens. Des partis politiques ont toujours cherché à s’entourer de fonctionnaires, d’experts, d’économistes, de juristes et de hauts responsables capables de transformer un programme politique en décisions administratives.
Ce qui est nouveau, ou du moins ce qui mérite d’être examiné, c’est la revendication d’un réseau anonyme, organisé et présent, selon son propre responsable, dans tous les ministères, dont l’objectif affiché serait de préparer l’arrivée au pouvoir d’un candidat. Cette fois, le mot « infiltration », employé politiquement par certains adversaires de LFI, mérite d’être manié avec prudence.
Mais il existe un autre mot, beaucoup plus difficile à écarter : entrisme.

Éric Ciotti l’a précisément utilisé le 23 août, dénonçant ce qu’il considère comme une présence organisée de militants proches de LFI au sein de l’appareil d’État et demandant aux ministères de vérifier la situation. On peut considérer son jugement comme une charge politique.
Mais la question qu’il soulève ne disparaît pas pour autant. Elle devient même plus importante lorsqu’elle vient se confronter aux propres déclarations des intéressés. Car les Phrygiens ne disent pas simplement :
« Nous sommes fonctionnaires et nous votons LFI. »
Ils expliquent travailler à préparer l’arrivée au pouvoir de Jean-Luc Mélenchon.
Ils expliquent produire des documents pour LFI. Ils expliquent agir discrètement. Ils expliquent être présents dans les ministères. Et ils expliquent vouloir contribuer à rendre le mouvement capable de gouverner. Tout cela mérite autre chose qu’un haussement d’épaules.

LA QUESTION INTERDITE
Il existe une question que personne ne devrait avoir peur de poser :
Peut-on préparer, depuis l’intérieur de l’administration, l’arrivée au pouvoir d’un parti politique tout en demeurant pleinement indépendant dans l’exercice de ses fonctions ?

La réponse n’est pas forcément « non ». Mais elle ne peut certainement pas être automatiquement « oui ». Car la démocratie repose sur une distinction essentielle : les gouvernements passent, l’État demeure.
Les ministres changent. Les présidents passent. Les majorités se font et se défont.
L’administration, elle, continue. C’est précisément sa force. Un haut fonctionnaire n’est pas le fonctionnaire d’un Président, d’un ministre ou d’un parti. Il est au service de l’État et de l’intérêt général. Le jour où l’administration devient une réserve de militants préparant, de l’intérieur, l’arrivée d’un parti particulier, le problème n’est plus idéologique.
Il devient institutionnel.
Et c’est pourquoi cette affaire mérite mieux qu’une polémique entre Mélenchon et Ciotti.
Elle mérite une enquête.
Une vraie.
Avec des noms lorsque ceux-ci peuvent légalement et sérieusement être établis. Des fonctions. Des ministères. Des responsabilités. Des documents. Des dates. Des faits.
Pas des fantasmes.
Pas des listes circulant sur les réseaux sociaux.
Pas des procès politiques.
Des faits.
Car si les Phrygiens ne font rien d’autre que travailler, dans leur vie privée, à un programme politique, qu’on le dise clairement et l’affaire s’arrêtera là.

Mais si certains utilisent leur position administrative, les informations auxquelles leur fonction leur donne accès ou les moyens de l’État pour préparer l’arrivée d’un parti politique, alors ce n’est plus une affaire de convictions.
C’est une affaire d’État.
Et dans une République, il n’y a probablement pas de question plus importante.
L’État peut-il être politiquement conquis de l’intérieur avant même que les électeurs aient voté ?

Raphaël Delpard, Riposte Laïque

– Pas de Canadair pour nos pompiers mais encore des missiles pour Kiev !

Articles : Aout 2026Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : La facture des missiles Aster livrés à Kiev, c’est 1,2 milliard, soit 24 Canadair. Macron dépouille nos armées. Nos forêts peuvent s’embraser, l’urgence est de protéger les villes ukrainiennes. Et l’opposition se tait. Macron vient de décider de fournir 2 nouvelles plateformes de tir de missiles Aster à Zelensky. Un coût exorbitant alors que nos pompiers manquent de tout. Les chars, les canons Caesar, les Mirage 2000, les missiles, tout part en Ukraine.

Mais qui stoppera cette hémorragie de nos stocks d’armements et de munitions alors que notre armée est à l’os, comme le dit le général Pierre de Villiers ? La décision de livrer de nouveaux ensembles de tir de défense antiaérienne à l’Ukraine va saigner un peu plus notre armée de l’Air. C’est la fuite en avant pour une guerre qui n’est pas la nôtre mais qui va finir par le devenir à force de pousser à une escalade sans fin qui va mal finir. Acculer l’Ours russe dans ses derniers retranchements n’est certainement pas la meilleure solution pour éviter la guerre. Que veut Macron ?

Nous ne défendons ni les frontières de l’Ukraine, ni la démocratie, ni le droit international, mais nous courons vers la guerre contre la première puissance nucléaire du monde. Qui, parmi les candidats de 2027 va enfin parler de paix ? Qui va dire non à la guerre et à la politique de Macron qui nous ruine et qu’il décide seul, sans consulter le Parlement ni le peuple français ?

Qu’est-ce qu’un ensemble SAMP/T de défense antiaérienne ?

C’est un système franco-italien surnommé « Mamba », capable d’intercepter et d’abattre des missiles de croisière, des missiles balistiques et des drones kamikazes ennemis, en tirant des missiles Aster. Il se compose d’un radar, d’un cerveau électronique et de 6 camions lanceurs, tirant 8 missiles Aster chacun. À cela s’ajoute une réserve de 96 missiles à 2 millions l’unité.

Je n’écris pas cela pour étaler ma science, tout se trouve sur internet, mais pour vous détailler ce qu’il vous en coûte.

Voici le rappel rapide de la facture :

  • Le matériel (Radar + Commandement + 6 Camions) : 50 millions d’euros
  • Les 48 missiles prêts au tir (dans les camions) : 96 millions d’euros (à 2 millions l’unité)
  • Les 96 missiles en réserve tactique (2 recharges) : 192 millions d’euros
  • COÛT TOTAL : 338 000 000 €

Pour rappel le prix d’un Canadair nouvelle génération tourne autour de 50 millions

La nouvelle génération, le SAMP/T NG, coûte 500 millions et sera testée en conditions de combat réel en Ukraine contre les missiles russes Iskander et  Kinzhal.

Combien d’ensembles « Mamba » ont été livrés à l’Ukraine ? 5 au total

3 sont déjà opérationnels. Un livré par l’Italie, 1 par la France et le 3e fourni en commun

2 envois supplémentaires viennent d’être décidés par Macron

Au début de la guerre en 2022, la France possédait 8 ensembles « Mamba ». En comptant les 2 qui vont être envoyés en urgence à Kiev, la France aura donc livré 3,5 systèmes SAMP/T sur les 8 qu’elles possédait. Donc 3,5 Mamba x 338 millions = 1,2 milliard environ, le prix de 24 Canadair. À fonds perdus.

L’Ukraine a commandé 4 ensembles SAMP/T NG et a obtenu la licence pour fabriquer les missiles Aster chez elle. Qui va payer ? La coalition européenne.

Il faut savoir que les stocks de missiles ne se recomplètent pas en huit jours. Le délai de production est passé de 42 mois à 18 mois depuis la guerre en Ukraine, avec pour  objectif la production de 300 missiles par an. La France fournit 60 % des missiles Aster livrés à Zelensky.

Quel est le bilan financier des canons Caesar ?

30 unités ont été données sur notre parc de 76 canons en 2022. Je dis « NOTRE »  pour rappeler que nos armements et nos munitions appartiennent au peuple français et non au seul président Macron. Le fait d’être le chef des armées n’implique pas un droit de propriété sur nos armements ni le droit d’en disposer comme bon lui semble. Mais notre narcissique Président à l’ego démesuré agit en parfait autocrate sans aucune opposition, ce qui laisse pantois.

Cet effort massif représente 40 % de notre artillerie lourde. Mécaniquement, notre stock est tombé à 46 canons. Et comme la demande est forte en Europe et pour l’Ukraine, laquelle a dû en recevoir plus de 150, la reconstitution de notre stock est lente. La France vise 120 Caesar en 2030 et 150 en 2035. Les exportations mondiales explosent et la cadence de fabrication est passée de 2 canons par mois à 12. Son succès sur le front est incontestable. Il tire 6 obus et disparaît en 1 minute pour éviter les repérage et la destruction par des drones. Le taux de pertes au combat est très faible.

Au total, la France a financé 42 canons Caesar livrés à Kiev, 30 unités à 4 millions et 12 unités blindées de dernière génération à 8 millions. Total = 216 millions. Ajoutons les 180 000 obus de 155 à 5000 euros pièce, cela donne 900 millions. Total des canons et munitions : 1, 1 milliard. Encore 22 Canadair partis en fumée.

Coût total pour le contribuable uniquement en missiles Aster et en canons Caesar : 2,3 milliards environ, soit le prix de 46 Canadair à 50 millions, ou bien de 1500 ensemble IRM dont la France manque cruellement, ce qui implique des délais d’attente fort dangereux pour nos malades. 

Avouez que pour prolonger une guerre ingagnable, c’est quand même cher payé. Surtout quand tant de Français sont financièrement aux abois et que nos pompiers manquent de tout quand la France brûle.

Et ce n’est pas fini. Macron a encore 8 mois pour nous saigner un peu plus. Qu’en pensent les candidats qui se bousculent  pour s’installer à l’Élysée ? Ils se terrent honteusement dans leur silence alors que la dette augmente de 10 milliards par mois. Et toute cette clique de poules mouillées prétend diriger la France alors qu’elle a peur de son ombre. Pauvre France !

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– Mélenchon dispose de milliers de miliciens prêts à « casser du facho »

Articles : Aout 2026Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Les universités d’été de LFI sont terminées, et le moins qu’on puisse dire est que le parti de Jean-Luc Mélenchon est de très loin le mieux organisé et le plus performant, ce qui n’est pas difficile quand on voit l’amateurisme des Verts et des socialistes. D’origine trotskiste, ancien de la redoutable et redoutée OCI (Organisation Communiste Internationaliste), le patron des LFI a su garder le meilleur de ses années de jeunesse, en terme d’efficacité : la violence physique pour intimider et souvent massacrer l’adversaire (voir Quentin Deranque et de nombreux militants patriotes agressés au sol à dix contre un) et surtout une formation politique d’un haut niveau pour les cadres du parti, même si ce qu’ils apprennent ne correspond pas toujours à la réalité. Mais ils doivent défendre la ligne du parti à tout prix, et donc ce qu’on leur a appris.

https://www.bvoltaire.fr/reportage-avec-ses-universites-dete-lfi-forme-des-militants-toujours-plus-radicaux/

Ainsi, dans les années post-soixante-huit, l’OCI enseignait, en plein pendant les Trente Glorieuses, que les forces productives avaient cessé de croître et que le capitalisme était donc au bord de la rupture. Ce qui était juste le contraire de la réalité !

Il va y avoir deux niveaux de militantisme chez les Insoumis. Jean-Luc Mélenchon va se recentrer dans le discours, ce qu’il a commencé à faire ce dimanche, il va jouer le vieux Sage prêt à gouverner. Cela incarnera le côté qui se veut respectable des Insoumis. Mais en coulisse, ses miliciens vont se mettre en place. Pas un seul meeting du RN ou de Reconquête ne pourra se dérouler normalement, il y aura systématiquement des contre-manifestations, et des agressions physiques organisées par les antifas, les racailles et une espèce de lumpen-prolétariat marginal, mais mobilisable. Pas une seule distribution de tracts de la mouvance patriote ne pourra se tenir sans, dans le meilleur des cas, des insultes, et parfois des agressions physiques.

Bien sûr, comme de vulgaires Présumey et Indrusiak dans l’Allier (voir le dessin de tête), les miliciens justifieront leurs agressions par leur nécessaire combat contre le « racisme » et contre le « fascisme », et pour la démocratie. Ben voyons ! Des parasites comme ces deux syndicalistes de l’Allier, qui ont décidé qu’un spectacle historique qui ne leur plaît pas – Murmures de la Cité – doit être interdit, il y en a des milliers, dans tous les départements français. Ce sont des permanents politiques, syndicaux ou associatifs, qui ne travaillent pas et sont payés avec l’argent de nos impôts. Leur mission : jouer les commissaires politiques dans leur département, en devant réduire au silence, par tous les moyens, ceux qu’ils appellent l’ennemi de classe, les fachos ou les racistes. Et comme Mélenchon félicite les assassins et que le régime ne protège pas les agressés, pourquoi se gêner ?

Par contre, après l’assassinat de Quentin Deranque, le message passé à Némésis a été très clair : venir manifester paisiblement devant un meeting LFI mérite la mort, au nom de la démocratie.

Tout comme distribuer un tract devant une université quand on milite à La Cocarde ou à l’UNI. Tout comme couvrir un événement de gauche quand on est journaliste à Frontières ou à CNews. Tout comme passer de paisibles vacances quand on s’appelle Erik Tegnér. Mélenchon, mais aussi toute la gauche,  a décidé que c’était interdit, et qu’il était légitime d’agresser ses adversaires politiques.

C’est tout cet appareil que Mélenchon et sa clique vont radicaliser, car c’est le bifteck qu’ils vont défendre, et ils n’ont pas du tout envie de retourner au boulot (des fois qu’ils en aient eu un jour) si la nouvelle présidente, Marine Le Pen, comme elle l’a promis, nettoyait les écuries d’Augias…

@marion_marechal

Elles vous combattent avec votre argent : mettons fin aux 10 milliards de subventions aux associations d'extrême gauche.

♬ son original – Marion Maréchal

Rappelons qu’en 2022, le RN avait été très peu présent sur le terrain, et que Reconquête, beaucoup plus dynamique, avait eu une cinquantaine de militants, souvent jeunes, blessés. N’oublions pas que cette grosse d’ordure d’antifa, comme presque tous les agresseurs, n’avait pas été sanctionné.

Il reste au peuple à gagner par les urnes, aux partis à protéger au mieux leurs militants, et aux plus déterminés des patriotes à s’équiper correctement, si ce n’est déjà fait, le plus vite possible…

Cyrano, Riposte Laïque