#webtube : A la une de cette édition, entre guerres et sécheresses, l’insécurité alimentaire menace le monde, et la France n’est pas forcément à l’abri. Entre business et diplomatie, Paris accueillait le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. De gros contrats signés et un déclassement diplomatique confirmé pour la France. Et enfin en France, les candidats à la présidentielle tentent de présenter un programme pour l’école.
#webtube : Pierre Bergerault reçoit l’économiste et essayiste Philippe Herlin pour décrypter l’état des finances publiques françaises, le projet de budget 2027 et les perspectives économiques qui se dessinent pour les prochains mois. Au programme de ce premier Journal de l’éco : plus de 70 000 défaillances d’entreprises sur douze mois, une croissance limitée à 0,2 % au deuxième trimestre, 34,5 milliards d’euros d’intérêts déjà payés par la France au premier semestre 2026, ainsi que la proposition de Jean-Luc Mélenchon d’annuler les quelque 540 milliards d’euros de dette française détenus par la Banque de France. Une proposition qui soulève de nombreuses questions sur le bilan de la Banque de France, la BCE, l’euro, les marchés et le financement de l’État.
Puis place à l’entretien : le budget 2027 est-il crédible ? La France peut-elle réellement ramener son déficit à 4,9 % du PIB ? Jusqu’où la hausse des taux et du coût de la dette peut-elle conduire ? Pourquoi les projections du gouvernement sont-elles si éloignées de celles du rapport sur la transparence des finances publiques remis en juillet ? Et surtout, quelles mesures permettraient encore d’éviter une véritable crise des finances publiques françaises ? Avec Philippe Herlin, nous évoquons également les conséquences d’une poursuite du dérapage budgétaire et les choix qui s’imposeront au prochain gouvernement.
A la suite de « Politique & Eco », retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée : « La France entre dans la crise de la dette… mais elle n’est pas seule ».
#webtube: Sous prétexte de protéger notre système de santé, l’assuré français semble condamné à toujours plus payer. En juillet dernier, le gouvernement avait annoncé un doublement du plafond des franchises médicales : rétropédalage devant la levée de boucliers ou stratégie grossière pour faire avaler la pilule, toujours est-il que le 22 août, c’est finalement une indexation sur l’inflation et donc une augmentation du plafond des franchises médicales de 100 à 140 € qui est annoncé par le gouvernement dans son projet de décret.
Encore un petit effort …
« On a proposé en juillet de doubler ce plafond de franchises, mais après des discussions, nous avons revu notre copie et nous avons décidé de proposer un décret qui permettra de porter le plafond à une moindre hauteur, qui correspond à l’indexation sur l’inflation », a argué le ministre de la Santé Stéphanie Rist, sur France Info, en ajoutant que le choix du décret se justifie par le « déficit de la Sécurité sociale, estimé à 20 milliards d’euros en 2026 [qui] risque de s’aggraver avec la crise au Moyen-Orient ». Autrement dit, selon le ministre, il faut faire « des efforts » pour que survive « une des meilleures protections sociales au monde » (sic). Des efforts dont « l’impact moyen pour les assurés payant ces participations forfaitaires et franchises est estimé à 10 euros par an, soit moins d’un euro par mois », selon le ministre, qui ajoute que pour les patients en affection longue durée « qui bénéficient souvent de davantage de consultations et médicaments pris en charge par l’assurance maladie, l’impact moyen est estimé à 2 euros par mois ».
…pour sauver notre système de santé
En bref, si l’on en croit Stéphanie Rist, pas de quoi fouetter un chat, le jeu en vaut la chandelle et notre précieux système de santé vaut bien que le contribuable malade se serre un peu plus la ceinture. France Info explique que les franchises n’avaient pas évolué depuis 2005, année où le plafond avait été fixé à 100 €. Ainsi, selon le courrier du gouvernement consulté et révélé par BFM Business et adressé aux instances consultatives de la Caisse nationale de l’assurance maladie, « les plafonds annuels des franchises médicales et participations forfaitaires vont bel et bien être indexés sur l’inflation » dès le 1er octobre 2026, et « puis, à compter de 2028, ces plafonds seront réévalués chaque année en fonction de l’inflation ». Le contribuable malade, s’il n’est pas une femme enceinte, ni un mineur et pas assez pauvre pour bénéficier de la complémentaire santé solidaire, verra donc augmenter son reste à charge maximal en fonction de l’inflation.
En pesant encore et toujours sur les Français
Alors, si certains justifient cette augmentation en expliquant, comme sur BFM, que « les Français sont de moins en moins riches », qu’il faut constater un « déclassement de la France par rapport à ses voisins européens » et que, donc, il faut consentir à des efforts pour redresser les finances publiques comme en Espagne, en Grèce ou en Italie, il n’en reste pas moins que les efforts semblent toujours imposés aux mêmes. Le Français condamné à toujours plus payer pour être toujours moins remboursé ? C’est en tout cas ce que dénoncent de nombreux élus RN sur X, à l’instar de la vice-présidente de l’Assemblée nationale Hélène Laporte, qui y voit même « une hérésie de plus » de la part du gouvernement qui publie ce décret abaissant la prise en charge des soins des contribuables à 40 % « alors qu’il refuse de toucher à l’aide médicale d’État pour les étrangers en situation irrégulière ! » Même son de cloche chez le député RN du Loiret Thomas Ménagé, qui dénonce ces choix budgétaires qui pèsent encore sur les assurés français alors que « pendant ce temps, toujours rien sur l’AME, les titres de séjour pour soins et le tonneau des Danaïdes de la mauvaise gestion et de l’immigration ».
C’est aussi ce que dénonce Marine Le Pen qui fustige, sur X, ce décret : « Faire porter encore et toujours l’effort sur les Français dont le pouvoir d’achat s’érode de jour en jour alors que le gouvernement refuse obstinément de faire des économies dans la mauvaise dépense publique est une politique qui n’est plus tenable », dénonce la candidate RN à la présidentielle, qui ajoute que c’est « d’autant moins acceptable que dans le même temps, la Macronie, avec le soutien de la gauche et de LFI, fait les poches des Français pour payer la facture d’1,3 milliard d’euros de l’AME réservée aux clandestins ». Il faut bien avouer qu’au train où vont les choses, notre fameuse carte Vitale tiendra plus de la monnaie de singe que du sésame que le monde est censé nous envier. Si ce n’est pas déjà le cas.
#webtube : La pression pour que ne subsiste qu’un seul candidat unique pour la droite et le centre s’accentue. En cette fin d’été, les couteaux s’aiguisent, alors que le mois de septembre va donner le départ d’une année politique décisive. Les sondages sont scrutés de prêt car ils auront une influence décisive sur les ambitions présidentielles de plusieurs candidats qui, pour l’heure, mènent campagne dans l’espoir de terrasser leur concurrent.
Ce 24 août, un sondage Harris interactive conforte Marine Le Pen dans sa capacité non seulement à être en tête en premier tour en distançant significativement ses adversaires, mais à gagner les différents duels du second tour. Selon les cas de figures, la candidate du Rassemblement national réalise un score entre 35 et 38% au premier tour. Mieux encore, au second tour, la députée du Pas-de-Calais est donnée à 68% face à Jean-Luc Mélenchon, à 57% face à Gabriel Attal, et à 55% contre Edouard Philippe, un score en hausse de 4 points par rapport à la même étude, il y un mois. Le déplacement de l’ancien Premier ministre à Mayotte, où il a fait des propositions très fermes sur l’immigration pour apporter une solution dans le département le plus pauvre de France, n’a visiblement pas convaincu les électeurs.
Comment éviter un duel Le Pen-Mélenchon ?
Peu importe le mauvais score du second tour, pour l’heure c’est la qualification au second qui préoccupe la droite et le centre. En effet, Jean-Luc Mélenchon trace sa route et obtient son ticket pour le duel du second tour avec 16 ou 17% selon les cas de figure. « Le risque d’un deuxième tour dans lequel s’opposeraient madame Le Pen et monsieur Mélenchon est un risque réel et sérieux », a réagi sur BFMTV Edouard Philippe. Seul scénario où c’est le maire du Havre qui se qualifie : celui où Gabriel Attal n’est pas sur la ligne de départ. Une aubaine pour l’ancien bras droit d’Emmanuel Macron qui cherche à devenir la seule alternative à une confrontation RN-LFI qui terrifie une classe politique qui a l’habitude de se partager le pouvoir depuis 50 ans et voit ce dernier lui filer entre les doigts.
Alors les soutiens du président d’Horizons s’en donnent à cœur joie. « Edouard Philippe est le seul à pouvoir élargir son socle, en rassemblant à la fois les électeurs du centre et ceux de la droite », s’est enthousiasmé Maël de Calan, président du Conseil départemental du Finistère. « Nous devons nous rassembler impérativement pour éviter le chaos des extrêmes ! », a souligné Olivier Richefou, le président UDI du Conseil départemental de la Mayenne. « Édouard Philippe est le seul à pouvoir empêcher un duel mortifère entre LFI et le RN », a affirmé le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus.
« Des signaux de convergence »
Du côté des Républicains, la pression augmente sur Bruno Retailleau qui n’est pas en position de force, et c’est un doux euphémisme. Le candidat LR plafonne entre 6 et 9% et peine à convaincre les électeurs sur son propre nom. Les ténors historiques du parti de droite dite de gouvernement, risquent progressivement, et plus rapidement qu’on ne le pense, de cesser de soutenir l’ancien ministre de l’Intérieur s’il persévère dans sa volonté de candidater et d’incarner « une droite forte », ligne incontournable selon lui, pour redresser un parti déserté par les électeurs. Les voix que Nicolas Sarkozy avait rassemblées sont parties soit au centre pour rejoindre la cohorte macroniste, soit au RN, alors que l’allié UDR apporte une caution de droite traditionnelle au parti de Jordan Bardella. « Je suis pour un candidat unique de la droite et du centre », s’est par exemple empressée de marteler la présidente LR de la Région Ile-de-France, Valérie Pécresse, ce 24 août. Si elle reconnaît « la légitimité » du candidat de « sa famille politique », elle voit « des signaux de convergence politique très intéressants avec Édouard Philippe ». Un rapprochement que David Lisnard ne veut entendre que sous le signe de la primaire. Le maire de Cannes poursuite sa campagne pour une « primaire ouverte », « pour éviter à la fois la division qui fait perdre les élections et la compromission programmatique qui empêchera le redressement du pays », souligne-t-il dans une tribune publiée dans Le Monde ce 25 août.
La droite est au milieu du gué. Tracer sa route isolée au risque de réaliser le même score famélique que Valérie Pécresse en 2022, où s’unir en laissant la fâcheuse impression de remettre une pièce dans la machine macroniste.
#webtube : Et vous le savez très bien. Quand vous accusez Xenia Fedorova de relayer la propagande du Kremlin « qui vise à saper le fonctionnement démocratique en France », vous vous empressez d’ajouter que ce n’est absolument pas une atteinte à la liberté d’expression ou au pluralisme d’opinions.
« Ce n’est pas une atteinte à la liberté d’expression. On a parfaitement le droit en France de contester la politique du gouvernement français, on a parfaitement le droit de contester l’engagement de la France en Ukraine. C’est le débat démocratique, c’est le pluralisme politique. »
« Je ne doute pas une seconde que ceux qui portent des théories comme celle que développait Xenia Fedorova vont continuer à être diffusées. Quand on entend M. Philippot, quand on entend M. Mariani, on n’est pas très loin de ce que dit Mme Fedorova. Donc, ils continueront à s’exprimer ». C’est en effet leur droit élémentaire dans notre démocratie.
Notre Constitution et la Convention européenne des droits de l’homme garantissent la liberté d’opinion, ce qui signifie que l’État ne peut pas punir un citoyen pour ses idées ou ses croyances. Chacun a donc le droit strict de préférer le récit du Kremlin à celui de l’Otan, sachant bien évidemment que la liberté d’expression s’arrête là où commencent l’incitation à la haine, l’apologie de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité. Le débat d’idées reste donc intouchable.
C’est pourquoi il y a de quoi s’étonner quand on apprend à la lecture du JDD, que vos services considèrent que d’honorables citoyens comme Henri Guaino, Florian Philippot, Philippe de Villiers, Ségolène Royal ou Booba, « contribueraient à une opération de blanchiment de la propagande russe dans le débat public ».
Je constate que vos services ont omis de citer d’autres belles figures de la politique, farouchement opposées à notre engagement résolument russophobe, mais surtout ils ont oublié Pierre de Gaulle, ardent défenseur de l’amitié franco-russe et de la politique russophile du Général, son grand-père. Est-il lui aussi dans le collimateur du ministère de l’Intérieur ?
Tout cela n’est pas sérieux. On a le droit d’être prorusse ou pro-Israël, on a le droit d’être pour ou contre l’Europe, on a le droit de contester toute la politique étrangère de l’Élysée. Et surtout, on a le droit de le dire, sans être pris pour un agent du FSB ou du Mossad pour autant. On ne combat pas les idées par la censure. Car nous ne sommes pas en guerre.
Entre les deux narratifs, la question est de savoir « Qui dit vrai », l’Occident ou le Kremlin ?
Il suffit d’observer le 180° de Macron entre 2022 et 2026 pour comprendre que la géopolitique et les intérêts des Etats ont pris le pas sur les faits et donc sur la vérité. L’évolution du discours d’Emmanuel Macron sur la guerre en Ukraine montre un durcissement stratégique spectaculaire. D’un rôle initial de médiateur cherchant un compromis, notre Président est passé à une posture de va-t-en-guerre sans aucune “ligne rouge” face à Moscou.
2022 : Il dit comprendre les « inquiétudes contemporaines de la Russie ». « Il ne faut pas humilier la Russie afin que le jour où les combats cesseront, nous puissions bâtir un chemin de sortie par les voies diplomatiques »
2023 : « La Russie ne peut ni ne doit gagner » « L’heure n’est pas au dialogue parce que la Russie a choisi la guerre »
2024 : » L’envoi de troupes occidentales au sol ne peut pas « être exclu » à l’avenir »
« Si la Russie gagne cette guerre, la crédibilité de l’Europe sera réduite à zéro »
2025 : Le message est clair. Aider l’Ukraine n’est plus seulement un acte de solidarité, c’est une nécessité de sécurité nationale pour la France.
Difficile d’y voir clair chez un personnage aussi versatile, qui lance des petites bombes, attend de voir les réactions et se rétracte en déclarant qu’on a mal compris. Il dit avoir été trompé par Poutine alors que c’est lui qui parlait de paix avec le Tsar tout en livrant dans son dos des canons Caesar à Zelensky. Le « en même temps » a ses limites…
Mais revenons aux faits et aux véritables causes de la guerre, systématiquement occultées
Le principe de souveraineté, le respect des frontières, la thèse de l’agression impérialiste, le conflit entre une démocratie et une dictature, tout cela ce ne sont que des mots. En 1999, l’Otan ne s’est pas embarrassée de ces beaux principes superflus pour bombarder la petite Serbie sans l’aval de l’ONU, sur un faux prétexte de génocide au Kosovo. En 2008, l’Occident ne s’est pas gêné pour dépecer la Serbie et l’amputer d’une partie de son territoire au mépris du droit international. Ce que défend l’Otan, c’est le seul droit international qui convient à Washington.
1.L’encerclement par l’Otan : La Russie affirme que l’Occident a trahi la promesse tacite faite à la fin de la guerre froide de ne pas étendre l’Otan vers l’Est. On est passé de 16 membres en 1991 à 32 en 2026. Cette promesse faite à Gorbatchev est largement documentée avec le déclassement des archives de l’époque et les témoignages de nombreuses personnalités. C’est bien pour cela que l’intégration de l’Ukraine à l’Otan est une ligne rouge pour le Kremlin.
2. L’Euromaïdan en 2014 : Le rôle cynique des Américains
Le récit occidental présente l’Euromaïdan comme une révolution populaire spontanée pour la démocratie. Le récit russe y voit un coup d’État téléguidé par la CIA pour placer une marionnette à la solde de Washington à la place du régime prorusse en place à Kiev. Or, l’ingérence américaine est parfaitement documentée. Un enregistrement le prouve. En février 2014, une conversation téléphonique interceptée entre Victoria Nuland, secrétaire d’État adjointe américaine, et l’ambassadeur américain à Kiev a fuité. On l’entend littéralement distribuer les rôles pour le futur gouvernement ukrainien (« Yats est le gars » en parlant d’Arseni Iatseniouk, qui deviendra Premier ministre). C’est à ce moment que Nuland lance son célèbre« Fuck the EU ». De plus, des sénateurs américains de premier plan comme John McCain, se sont rendus directement sur la place Maïdan pour haranguer la foule et soutenir l’opposition face au président élu Viktor Ianoukovitch. Le financement massif d’ONG pro-occidentales par des agences américaines a également préparé le terrain politique. On connait l’expertise de la CIA pour renverser les gouvernements qui déplaisent à l’Oncle Sam. Les Américains n’ont certes pas inventé la colère populaire en Ukraine, mais ils l’ont opportunément financée, encouragée et canalisée pour installer un pouvoir hostile à la Russie.
3. Les accords de Minsk de 2014-2015. Une arnaque antirusse
Ces accords prévoyaient notamment une réforme constitutionnelle donnant une large autonomie au Donbass au sein de l’Ukraine. Ils n’ont jamais été respectés. Merkel et Hollande ont reconnu qu’ils n’étaient qu’une duperie destinée à gagner du temps pour renforcer l’armée ukrainienne. Pour Moscou, c’est donc la preuve absolue d’une tromperie : l’Occident n’aurait jamais eu l’intention d’appliquer les accords, mais s’en serait servi comme d’un écran de fumée pour armer Kiev.
4. Le rejet méprisant des demandes de garanties de sécurité réclamées par Poutine.
Jusqu’en novembre 2021, Poutine a tenté d’obtenir des garanties de sécurité en Europe. Il demandait l’abandon définitif d’une adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’Otan, ainsi que le retrait des forces de l’Alliance des pays de l’Est frontaliers de la Russie. Ce fut un refus net et sans la moindre discussion.
La conclusion de tout cela est donc limpide
1) L’Otan continue de masquer ses promesses verbales de 1990
2) Washington nie son ingérence agressive en 2014
3) Les Occidentaux reconnaissent avoir trompé sciemment les Russes avec les accords de Minsk
4) Toutes les demandes de garanties de sécurité réclamées par les Russes ont été rejetées par Washington
Par conséquent, la politique occidentale à l’égard de la Russie peut se résumer en quelques mots : dissimulation, mensonges, cynisme et mépris sont au menu depuis la fin de la guerre froide.
Ajoutons que nos élites incultes ignorent l’histoire et méconnaissent l’âme russe. Elles nous ont conduits dans une impasse. Ce grand peuple slave ami de la France n’a plus aucune confiance en l’Occident. Nous avons gagné la guerre froide mais par la faute de quelques crétins aussi ignares qu’incompétents, américains et européens, nous avons perdu la paix. Une faute impardonnable qui a jeté les Russes dans les bras de la Chine.
Il est regrettable que personne n’écoute Pierre de Gaulle. Il est certainement celui qui connait le mieux la Russie d’aujourd’hui.
Opposé à l’engagement de la France, il affirme que les États-Unis et l’Otan ont orchestré ce conflit dans le but de « démembrer la Russie », de provoquer une guerre économique et de « déstabiliser l’Europe » pour mieux la transformer en vassal. Il dénonce notre soumission à l’Otan et la surenchère militaire dangereuse. J’adhère à cette thèse.
Notre politique antirusse actuelle est pour lui la trahison du « gaullisme » historique
« La France n’a jamais considéré la Russie comme un ennemi », ajoutant quela Russie actuelle est un modèle qui défend des valeurs essentielles, la patrie, la famille, la spiritualité, face à la décadence civilisationnelle des sociétés occidentales.
Il est donc temps d’œuvrer à la paix et de donner à la Russie les garanties de sécurité qu’elle réclame pour toute l’Europe. Cette guerre ingagnable nous ruine et toute escalade ne peut que nous mener au pire. Œuvrer à la paix est autrement plus utile que traquer la parole dissidente. Le carnage a assez duré.
Et pour conclure sur la liberté d’expression et d’opinion, rappelons que la géopolitique ne se résume pas à un strict choix binaire entre le narratif russe et le récit occidental. C’est un écosystème complexe d’intérêts divergents, de nuances historiques et de dynamiques multipolaires où chaque acteur valide ses propres impératifs de sécurité et d’influence, bien au-delà d’une simple logique de camp contre camp.
Par conséquent, aussi longtemps que nous ne sommes pas officiellement en guerre, traquer la parole dissidente est un non-sens démocratique.
#webtube : Paris. Pronostic vital engagé pour un cycliste poignardé par un automobiliste après un différend au sujet de la circulation – « Une ligne rouge » : la guerre commerciale Canada-USA prend de l’ampleur et déborde sur le terrain identitaire… – Jouy-en-Josas (78) : séquestré, attaché, bâillonné, frappé et scarifié, un homme échappe à ses agresseurs qui voulaient les codes de ses comptes de cryptomonnaies – Le projet de Bruno Le Maire… une Fédération de six pays qui fusionnent partiellement tout en restant dans l’UE – Le député LFI Sébastien Delogu visé par une plainte de policiers pour « outrage » – Paris (Ve) : un migrant clandestin soudanais en récidive, libéré pour vice de procédure – Rennes (35) : roulant à vive allure et sous stups, un jeune de 22 ans refuse d’obtempérer après avoir grillé un feu rouge – Présidentielle 2027 : La CFDT favorable à la taxation des héritages « dès le premier euro » – Une nouvelle taxe européenne sur les carburants va faire augmenter le prix du litre d’essence de 10 à 15 centimes à partir de 2028
Paris. Pronostic vital engagé pour un cycliste poignardé par un automobiliste après un différend au sujet de la circulation
« Une ligne rouge » : la guerre commerciale Canada-USA prend de l’ampleur et déborde sur le terrain identitaire… Les États-Unis accusés de vouloir affaiblir la langue française. Face au tollé, Donald Trump dément
Jouy-en-Josas (78) : séquestré, attaché, bâillonné, frappé et scarifié, un homme échappe à ses agresseurs qui voulaient les codes de ses comptes de cryptomonnaies. Ils repartent avec 3000 euros au lieu des 6 millions espérés
Verdun-Ciel (71) : Pour une histoire de vente de voiture, Salem Laroussi, ivre et armé d’une machette de 50 cm, poursuit et menace de mort sept personnes ; condamné à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique
Le projet de Bruno Le Maire… une Fédération de six pays qui fusionnent partiellement tout en restant dans l’UE : capitale commune, transfert de souveraineté dans certains secteurs, possibilité d’accueillir de nouveaux membres, etc
Le député LFI Sébastien Delogu visé par une plainte de policiers pour « outrage » (MàJ : Les agents affirment que le député les a empêchés d’entrer dans le bâtiment et assurent qu’il a déclaré « la République, c’est moi »)
Paris (Ve) : un migrant clandestin soudanais en récidive, libéré pour vice de procédure après l’agression sexuelle d’une femme de 83 ans
Rennes (35) : roulant à vive allure et sous stups, un jeune de 22 ans refuse d’obtempérer après avoir grillé un feu rouge. Finalement arrêté, la justice le relâche et il ne se représente pas au commissariat. Il avait déjà tué un jeune lors d’un rodéo en 2022.
Présidentielle 2027 : La CFDT favorable à la taxation des héritages « dès le premier euro » et veut en discuter avec les candidats, sauf Marine Le Pen
Une nouvelle taxe européenne sur les carburants va faire augmenter le prix du litre d’essence de 10 à 15 centimes à partir de 2028