. Une guerre peut en cacher une autre

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Le monde des médias « classiques » semble avoir jeté son dévolu exclusif sur la guerre qui oppose les dirigeants de l’Iran au président des États-Unis. Nous avons  en permanence des plateaux de télévisions composés de généraux de toutes armes qui se confondent  en suppositions, interprétations ou autres considérations afin de nous expliquer ce qui demeure en soi une stratégie inexplicable et qui est celle de Donald Trump.

Peut être serait-il temps de prendre un peu de recul afin de tenter de remettre tous ces évènements dans une perspective de temps plus long ? Depuis presque vingt ans, alors que la domination occidentale sur le monde, consécutive à la disparition de l’URSS, semblait installée durablement, un certain nombre de signes imprévus apparurent à l’horizon.

2007, année d’inflexion et de réflexion

Un fait largement ignoré du grand public s’est produit en 2005 et allait avoir d ‘énormes répercussions, concernant notamment le rôle du dollar dans l’économie mondiale. Depuis 1933 et afin d’éviter la répétition de crises catastrophiques comme celle de 1929, les différentes activités du secteur bancaire américain étaient « cloisonnées ». Une banque dite « de dépôt » ne pouvait s’aventurer dans le jeu boursier et une banque « d’affaires » ne pouvait recevoir des dépots de ses clients. De plus les sociétés d’assurance devaient garantir jusqu’à un certain montant les dépôts  bancaires. Cette spécialisation avait été l’objet d’un texte de loi adopté par le congrès à majorité démocrate en juin 1933 et connu sous le nom de « Glass-Steagall  act »

Ce texte fut critiqué par les banquiers toujours plus cupides dès le milieu des années 1970, et un certain nombre de mesures furent adoptées afin d’en limiter progressivement les effets.
Toutefois, le texte ne fut abrogé par l’administration Clinton qu’en 1999. Les banquiers retrouvèrent alors leurs mauvaises habitudes et nombre de fusions d’établissement bancaires purent alors s’opérer. L’argent des déposants put à nouveau être engagé dans des opérations boursières avec les risque que cela comportait. La directrice de la CFTC (Commodity Futures Trading Commission) Brooksley Born avait pourtant alerté Larry Summer, le secrétaire du Trésor américain, des dangers grandissants d’une crise d’une ampleur inattendue due aux regroupement des banques, ce dernier n’a pas voulu réagir. La crise des “subprimes” a éclaté en 2007 et eut des répercussions dans le monde entier durant plusieurs années, incitant certains pays à réfléchir sur le rôle du dollar et la façon dont il était émis.

En mars 2007, Vladimir Poutine prononça, dans le cadre de la rencontre annuelle de Munich, un discours qui, à l’époque, ne semble pas avoir été analysé avec l’attention qu’il méritait. Une phrase aurait pourtant dû faire l’objet d’une écoute particuliére :
« Qu’est ce qu’un monde unipolaire ? C’est un seul centre de pouvoir, un seul centre de force, un seul centre de décision. C’est le monde d’un unique maître, d’un unique souverain.
J’estime que dans le monde contemporain, le modèle unipolaire est non seulement inadmissible mais également impossible. » 

Vers une autre géopolitique mondiale

La puissance de l’occident reposait sur deux piliers ; la force militaire américaine et notamment leurs quelques 800 bases militaires installées surtout en Asie et une flotte de porte-avions pouvant intervenir d’une façon autonome partout dans le monde et le dollar, monnaie alors incontournable pour les échanges commerciaux, notamment le pétrole.
Aller  vers un monde « multipolaire » implique la mise en place d’un nouvel ordre mondial  qui ne soit plus absolu mais relatif. Cela signifie qu’un pays ou un groupe de pays ne puisse plus dominer le monde à lui seul. On peut y arriver de deux façons :
– Le dominant accepte de perdre son statut tout en négociant des « zones d’influence » (cela s’est fait à Yalta en février 1945 entre les Alliés et l’URSS)
– le dominant ne veut pas perdre son statut et s’estime suffisamment fort pour tenir tête à ses challengers et, suivant l’exemple du « piège de Thucydide » entre en conflit avec eux. Le problème est que, selon toute vraisemblance, un tel conflit aujourd’hui se ferait entre puissances nucléaires et on peut hélas deviner quelle en serait l’évolution probable.

Aujourd’hui, l’occident semble s’isoler par rapport au reste du monde souvent désigné comme « le grand sud ». Les pays des BRICS+ ont en commun de ne plus vouloir utiliser le dollar. C’est apparemment l’axe qu’ils ont choisi pour affaiblir la finance internationale qui a besoin de l’universalité du dollar pour conserver sa position privilégiée. Or, l’Iran fait partie des BRICS+ et il y a une curieuse coïncidence de date entre le début de la guerre et l’annonce faite par les BRICS+ au tout début de 2026 concernant l’UNIT, futur système  monétaire  de cet ensemble de pays.
D’autant plus que le prétexte choisi pour attaquer l’Iran semble curieux, surtout après l’annonce faite par Donald Trump du bombardement effectué en juin 2025 qui aurait anéanti les capacités de ce pays à produire une arme nucléaire. L’argument actuel pour déclencher les opérations militaires est de vouloir récupérer les 400 kg d’uranium enrichi qui auraient échappés à la destruction. D’après  certains spécialistes, ils ne présentent, dans leur forme actuelle, aucun danger. Ceci ne serait donc qu’un prétexte.

L’Iran, partie avancée des BRICS ?

Le résultat immédiat de ce conflit est la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. En 1973, un embargo décidé par l’OPEP avait quadruplé le cours du baril, le faisant passer de 3 à 12 dollars. Ce fut le premier choc pétrolier dont les principales victimes furent les économies asiatiques, très dépendantes du pétrole.
N’est-ce pas cette même logique qui prédomine aujourd’hui ?
Cette question mérite d’être posée car elle pourrait expliquer beaucoup de choses, et notamment les propos parfois surprenants de Donald Trump. Peut-être que le véritable objectif  est de renforcer la position du dollar dans le commerce du pétrole qui s’effectue de plus en plus, grâce aux initiatives prises par les BRICS, avec d’autres monnaies qui, à terme, menacent le dollar ?

Peut-être aussi qu’en s’attaquant directement à l’Iran, qui fait partie des BRICS,  les banquiers mondialistes veulent mesurer la capacité de réaction de ces pays, qui ont en commun de vouloir supplanter le dollar afin de l’affaiblir et favoriser ainsi l’arrivée d’un monde multipolaire qui condamnerait définitivement le monde monopolaire dénoncé par Vladimir Poutine ?

Jean Goychman

 breizh-info.com

. Chateau Poséidon, This French Antique Warehouse Blew Our Minds

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube: Salut tout le monde ! Au programme de ce nouvel épisode : de la poussière, de la sueur, mais surtout de magnifiques découvertes. On retourne aux commandes de l’excavatrice pour transformer les extérieurs, pendant que Damien déniche des trésors uniques pour redonner une âme à nos pièces. Et restez bien jusqu’à la fin, Tom nous prépare une petite douceur en cuisine malgré quelques imprévus techniques !

Source : Youtube –Château Poséidon

. Guerre en Iran, saison 1 : Trump 0 – Iran 1

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Plus familier des terrains de golf que du golfe Persique, Donald Trump avait commencé par présenter la guerre contre l’Iran comme une « petite excursion ». Peu connu pour sa patience stratégique, il voulait faire vite. Les objectifs de départ étaient la chute du régime islamique et la destruction totale de ses capacités militaires. Quatre semaines après le début des hostilités, rien de tout cela n’est arrivé.

Les Iraniens ont pris le contrôle du détroit d’Ormuz, et leurs côtes, longues de 1 600 kilomètres, sont truffées de missiles, de drones et d’embarcation rapides. Les Houthis du Yémen menacent de fermer à leur tour le détroit de Bab-el-Mandeb, qui verrouille l’accès à la mer Rouge. Au Liban, où l’on compte un million de déplacés (un habitant sur dix), les Israéliens ne dissimulent pas leur intention d’occuper militairement le sud du pays jusqu’au fleuve Litani.           Le prix du brut a dépassé les 100 dollars le baril, un renchérissement dont le principal bénéficiaire est Vladimir Poutine. Les pays européens, que la Commission européenne a obligé à se couper des hydrocarbures russes, font face à des pénuries de gaz et de pétrole qui entraînent une flambée du prix de l’essence à la pompe.

     Quoique fortement et durablement affaiblis par les bombardements massifs qu’ils ont subis, les Iraniens n’ont pas cédé, bien au contraire. On a assisté à une escalade ressemblant fort à une fuite en avant. Les mouvements militaires américano-israéliens, les déclarations contradictoires de la Maison Blanche, la poursuite des frappes iraniennes, la déstabilisation des marchés de l’énergie, l’annonce d’une invasion au sol (forces spéciales ?), dessinent un scénario dont personne ne peut prévoir les conséquences, mais qui évoque les « chocs pétroliers » de 1974 et de 1979 : crise économique et financière, récession mondiale.

     Les États-Unis, qui espéraient une victoire-éclair, ne savent plus comment se tirer de ce guêpier. Les Iraniens, censés s’effondrer en quelques jours, sont à l’initiative dans tous les domaines. Le bilan de l’opération « Epic Fury » est un désastre.

     Comment en est-on arrivé là ?

     Et d’abord, pourquoi cette guerre ? Une « menace imminente » justifiant une guerre préventive ?  Laquelle ? La menace nucléaire ? Il y aura bientôt quarante ans qu’Israël annonce tous les ans que l’Iran disposera de la bombe atomique « dans quelques mois », ce qui a fini par susciter le même scepticisme que les « armes de destruction massives » attribuées au régime de Saddam Hussein. Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national, a fait savoir le 18 mars que l’Iran n’a pas relancé ses activités d’enrichissement nucléaires détruites en juin 2025. Trump avait alors lui-même claironné que le programme nucléaire iranien avait été « totalement oblitéré ». Rafael Grossi, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé de son côté qu’il n’y avait en ce domaine aucune menace iranienne immédiate.

     Pourquoi Trump s’est-il lancé dans cette aventure, que l’actualité du moment ne justifiait pas, en faisant preuve d’une impréparation qui a laissé stupéfaits tous les observateurs militaires sérieux ? Pourquoi a-t-il choisi, à quelques mois des élections de mi-mandat (midterms), de prendre le risque de mécontenter sa base électorale qui ne veut pas d’une telle guerre, que l’immense majorité des Américains condamne également ? Marco Rubio a sans doute fourni la réponse en laissant entendre que Trump a cédé aux pressions israéliennes exercées sur lui par Benjamin Néthanyahou le 11 février à Washington. Mais cela ne fait que déplacer le problème : pourquoi y a-t-il cédé ?

     Le 17 mars, la démission inattendue de Joe Kent, directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, a fait l’effet d’un coup de tonnerre. Dans sa lettre de démission adressée à Trump, il écrivait : « Je ne peux, en conscience, soutenir la guerre en cours contre l’Iran. L’Iran ne représentait pas une menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre sous la pression d’Israël et de son puissant lobby américain ».

     La guerre a donc commencé le 28 février, avant-veille de la fête de Pourim (qui commémore la façon, racontée dans le livre d’Esther, dont les Hébreux ont échappé à un massacre projeté par les Perses), avec un assassinat ciblé (le Guide suprême Ali Khamenei) et la mort sous les bombes de 165 écolières de 7 à 12 ans (des filles de Gardiens de la Révolution), alors même qu’étaient engagées entre les Iraniens et les Américains des négociations qui, selon le sultanat d’Oman, étaient en passe de réussir (« un accord était à portée de main »).

     Mark Twain disait que « Dieu a créé la guerre pour que les Américains apprennent la géographie ». Apparemment, ils ne l’ont pas encore apprise. Trump a gravement sous-estimé ses adversaires. Il a sous-estimé la puissance et la résilience du nationalisme iranien. Il a sous-estimé la puissance militaire de l’Iran, sa solidité organisationnelle, ses orientations stratégiques.

     L’Iran n’est pas le Venezuela ni la principauté de Monaco. Ce n’est pas non plus un pays arabe : les Iraniens sont plus proches ethniquement des Européens que des Arabes, des Turcs ou des Palestiniens. L’Iran est un pays de 90 millions d’habitants, trois fois plus grand que la France, doté d’une triple identité (indo-iranienne depuis l’Antiquité, musulmane depuis le VIIe siècle, moderne depuis le XIXe siècle),  avec une société complexe, une classe universitaire de haut niveau (Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, tué le 17 mars par Israël, était un spécialiste de Kant et de Descartes), une vaste population d’ingénieurs (l’Iran en forme 230 000 chaque année), une histoire trimillénaire et des dynamiques internes qui échappent à la compréhension de la plupart des Occidentaux. C’est au Proche-Orient, avec l’Égypte et la Turquie, le pays qui, possède le patrimoine culturel le plus riche. C’est aussi la 3e réserve mondiale prouvée de pétrole et la 2e réserve mondiale prouvée de gaz. En géopolitique enfin, le plateau iranien constitue le territoire-pivot essentiel de la masse continentale eurasienne.

Une guerre existentielle

     Ayant une vision purement transactionnelle des rapports de force, Trump ne comprend pas que les Iraniens mènent contre lui une guerre existentielle (ce qui n’est pas le cas des Américains). Il ne comprend pas leur refus « irrationnel » de capituler.  Il ne comprend pas qu’il y a des situations dans lesquelles tout deal est impossible. Il ne sait pas que la doctrine du martyre est au cœur de l’islam chiite (200 millions de croyants) depuis le massacre de Kerbala en 680 et la mort de l’imam Hussein et de ses compagnons, et qu’aux yeux des Iraniens, Ali Khamenei pèse beaucoup plus lourd mort que vivant.

     Les seuls bombardements ne peuvent permettre aux Américains et aux Israéliens de l’emporter. Des troupes au sol sont nécessaires, même lorsqu’il existe dans le régime visé une opposition solidement structurée, ce qui n’est pas le cas en Iran (ne parlons même pas de Reza Pahlavi, le fils de l’ancien dictateur, véritable marionnette du Mossad et de la CIA, qui n’a de soutiens qu’au sein de la Diaspora).

     Les Iraniens, de leur côté, ont très bien compris qu’ils n’ont pas les moyens d’affronter directement la puissance militaire des États-Unis, même s’ils ont porté des coups dévastateurs aux bases américaines de la région. Ils ont donc adopté d’emblée une stratégie asymétrique consistant à attaquer les points faibles de l’économie et de la production énergétique, avec des frappes ciblées sur les infrastructures de production et de stockage de pétrole et de gaz des pays du Golfe. S’y est ajoutée la prise de contrôle du détroit d’Ormuz reliant le golfe Persique au golfe d’Oman, passage stratégique par lequel transitent chaque jour 20 millions de barils, soit 20 % du pétrole mondial, ainsi que 20 % du gaz liquéfié.

     En guerre sans l’avoir voulu, les monarchies du Golfe (Arabie saoudite, Koweit, Emirats arabes unis, dont Dubai), qui avaient bâti leur modèle de prospérité en s’en remettant à la protection des Américains se retrouvent désemparés. Leur garant de sécurité est devenu une source d’insécurité, puisque la guerre menace aussi leur modèle économique. Ils constatent avec amertume que les Américains n’ont rien fait pour les protéger des frappes iraniennes, que celles-ci visent une infrastructure pétrolière qui est leur seule vraie richesse, et que leur image de paradis touristiques et financiers est fortement écornée. Si l’escalade se poursuit et que les usines de dessalement dont dépendent leurs populations sont détruites, ces pays pourraient même devenir inhabitables.

     La disparition de fait du droit international a entraîné celle des lois de la guerre. L’assassinat ciblé de l’ensemble des membres de l’appareil dirigeant d’un État souverain membre des Nations Unies, au début d’une guerre qui n’a pas été déclarée, dont aucun pays allié n’a été informé et qui n’a même pas reçu l’approbation du Congrès (ce qui la rend anticonstitutionnelle), est sans précédent. C’est aussi une violation flagrante des Conventions de Genève de 1949, qui disposent qu’« il est interdit de tuer, blesser ou capturer un adversaire en recourant à la perfidie » (art. 39). L’élimination de près d’une centaine de dirigeants militaires et politiques iraniens, réalisée par les Israéliens grâce aux renseignements fournis par le Mossad, a été spectaculaire, mais n’a pas eu l’effet escompté. Dès le lendemain, ils étaient déjà remplacés, et pour chacun de ces remplaçants, les noms des deux successeurs suivants étaient fixés

     La seule conséquence perceptible est que la direction effective du régime iranien est passée des mains des mollahs et des ayatollahs à celles des Gardiens de la Révolution, qui disposent de leur propre armée et de leur propre économie et qui campent sur une ligne dure, puisqu’ils se disent prêts à poursuivre la guerre aussi longtemps qu’il le faudra. La non-reddition équivaut pour eux à une victoire.

     Les Iraniens se préparaient en fait à une attaque de ce genre depuis vingt ans. C’est ce qui leur a permis de mettre en place une « défense mosaïque décentralisée », principe stratégique élaboré par Téhéran après les échecs américains en Irak et en Afghanistan : les 31 centres de commandement (un par province) ont été dotés d’une capacité d’armement et d’autonomie stratégique. En cas de première frappe décapitant le commandement central, tous les centres de commandement passent en mode autonome et continuent à se battre. Dans le même temps, les capacités militaires iraniennes se sont considérablement renforcées, grâce notamment à des missiles balistiques de précision et des drones perfectionnés.

Stratégie et tactique

     Mao Zedong, dans son livre sur la guerre révolutionnaire, écrivait fort justement que « la conception selon laquelle une victoire stratégique ne s’obtient que par des victoires tactiques est erronée ». Les États-Unis ont de tous temps confondu stratégie et tactique. Ils ont une tactique, qui consiste en une liste d’objectifs à frapper, mais ils n’ont aucune stratégie, car ils n’ont pas la moindre idée du « jour d’après », c’est-à-dire du type de paix qu’ils veulent instaurer. « Nous ne savons pas traduire nos gains militaires en accord politique », déclarait ces jours-ci Ami Ayalon, ancien chef du renseignement intérieur israélien. C’est la raison pour laquelle, depuis 1945, les Américains n’ont gagné aucune guerre. Et c’est aussi la raison pour laquelle leurs interventions en Afghanistan, en Syrie, en Irak et en Libye n’ont pas apporté la « démocratie » et la « liberté », mais la guerre civile et le chaos.

     Un autre défaut traditionnel des Américains est de croire que la supériorité militaire et technologique confère automatiquement la victoire. C’est tout simplement faux. Au plus fort de la guerre du Vietnam, le nombre des soldats américains déployés sur place atteignait le demi-million, ce qui n’a pas empêché leur défaite.

     Le coût de la guerre avec l’Iran est énorme. La puissance aérienne américaine excelle contre les grandes cibles fixes, mais peine à neutraliser les petites unités mobiles. Abattre des drones Shaheh à 20 000 dollars avec des missiles à 4 millions de dollars n’est pas le meilleur moyen de faire des économies ! Les États-Unis ont utilisé plus d’intercepteurs Patriot au cours des trois premiers jours de la guerre qu’ils n’en ont fourni à l’Ukraine en quatre ans de conflit. Les deux premières semaines de la guerre leur ont à elles seules coûté 12 milliards de dollars. La Maison Blanche veut maintenant faire débloquer 200 milliards de dollars supplémentaires pour soutenir son offensive. Tandis que les Israéliens manquent de soldats, les États-Unis manquent de munitions, de missiles guidés et de systèmes de défense aérienne (ils ont déjà fait revenir des systèmes déployés en Asie orientale et détourné des armements destinés à l’Ukraine).

Naissance d’un axe anti-occidental

     En se lançant dans une guerre sans justification juridique, sans coalition solide et sans objectifs atteignables, Israël et les États-Unis ont ouvert la boîte de Pandore. Leur décision va accentuer la multipolarisation du monde et favoriser la formation d’un axe anti-occidental orienté vers la Chine et la Russie. De deux choses l’une : soit Donald Trump trouve une porte de sortie honorable lui permettant de maquiller sa défaite en « grande victoire militaire », mais il est vraisemblable qu’en pareil cas Israël voudra poursuivre la guerre, sinon en Iran, du moins au Liban. Soit il cherche à anéantir un pays héritier d’une civilisation trois fois millénaire, avec tous les risques d’escalade et d’enlisement que cela comporte. Dans les deux cas, le risque est grand de voir le chaos s’étendre à tout le Proche-Orient.

     N’oublions pas enfin que, dans cette affaire, si l’attaque de l’Iran a été menée conjointement par Israël et les États-Unis, leurs objectifs depuis le début ne sont pas les mêmes. Le plan initial de Donald Trump était de détruire la puissance militaire iranienne, afin de conclure ensuite un accord de paix, tandis que Néthanyahou recherche à la fois un changement de régime et le démembrement de l’Iran, afin de s’assurer d’une hégémonie sans partage au Proche-Orient. En d’autres termes : Trump n’exclut pas la paix, Néthanyahou n’en veut pas. Il veut seulement continuer à bombarder et à tuer. Dans l’immédiat, l’État d’Israël – qui vient de rétablir la peine de mort pour les seuls Palestiniens – s’inquiète de la mise en place d’un axe Arabie saoudite-Turquie-Pakistan-Egypte qui lui serait hostile. Le 1er avril, Donald Trump a menacé de renvoyer l’Iran « à l’âge de pierre ». Le calme n’est pas près de revenir dans la région.

Alain de Benoist, Revue Eléments

. Anti-américanisme et dénigrement d’Israël: une petite musique familière…

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : La politique de Donald Trump (et évidemment celle de M. Netanyahou) sont dictées par les émotions, tandis que celle d’Emmanuel Macron est fondée sur la raison, affirment en chœur une majorité de géopolitologues.

Il y a quelques années, la sociologue franco-israélienne Eva Illouz publiait un livre intitulé Les émotions contre la démocratie. Elle y soutenait la thèse, qui pourrait être intéressante, si elle n’était pas d’emblée biaisée, selon laquelle les opinions politiques populistes seraient largement dictées par les émotions, et notamment par la peur, le dégoût et le ressentiment. Cette thèse – à vrai dire pas très originale – prend un sens nouveau à l’ère des réseaux sociaux, qui jouent comme on le sait sur les émotions de chacun d’entre nous. Le “hic” est que Mme Illouz prenait pour seul exemple, pour étayer sa thèse, celui des électeurs qu’elle qualifie de “populistes”, lesquels seraient exclusivement situés selon elle à la droite de l’échiquier politique…

Le géo-politologue Dominique Moïsi vient de publier un livre qui s’inscrit dans la même veine que celui d’Eva Illouz, au titre évocateur : Le triangle des passions du monde (qui fait suite à son précédent livre, La géopolitique de l’émotion). Chez Moïsi, comme chez Illouz, un habillage intellectuel parfois pédant peine à dissimuler une thèse simpliste : la politique de Donald Trump (ou celle de B. Netanyahou) sont dictées par les émotions, tandis que celle d’Emmanuel Macron est fondée sur la raison.

Un autre géo-politologue, Frédéric Encel, dit à peu près la même chose que son collègue Moïsi, en expliquant sur tous les plateaux de télévision que Trump est un “mercantiliste”, qui obéit uniquement à ses intérêts. Lorsque le journaliste de France Culture pose la question de savoir si “l’Iran était réellement une menace pour Israël?”, l’ancien ambassadeur de France Gérard Araud et le géo-politologue Frédéric Encel ont des réponses étonnamment similaires. Même ceux qui dans le passé défendaient Israël – comme Encel – ne peuvent s’empêcher de ressasser les poncifs anti-Trump et de faire l’éloge de la “puissance” française, tout en reprochant à Israël sa politique “hégémonique”.

A lire aussi: Quand l’Amérique éteint les Lumières

Cette petite musique anti-américaine – et par ricochet, anti-israélienne – règne aujourd’hui sans partage, dans quasiment tous les médias français. “L’Amérique d’Omaha Beach n’existe plus!”, s’exclame ainsi Moïsi dans Ouest France, en imaginant “Donald Trump se promenant sur les plages de Normandie [qui] aurait réagi avec un mélange de cynisme, de vulgarité, de brutalité, en disant : mais pourquoi avons-nous sacrifié le sang des Américains pour ce continent décadent, aux principes obsolètes, qui nous trahit dès qu’il en a l’occasion” ? En vérité, cette description d’un Trump cynique et brutal en dit tout autant sur les passions qui animent le géo-politologue français et ses collègues, au Quai d’Orsay et dans les grands médias, que sur l’objet de leur détestation.

Car – et c’est sans doute le défaut principal de toutes ces analyses simplistes – rien n’est mieux partagé que les passions humaines et les intérêts. Si les électeurs populistes de droite sont mus par leurs émotions, alors il en va de même pour leurs équivalents de gauche. Et si les Etats-Unis de Donald Trump obéissent à leurs intérêts, c’est parce que les Etats, comme chacun sait, n’ont que des intérêts… Ce qui n’empêche pas Trump d’avoir pris le risque de mettre en péril l’économie américaine, pour tenter avec détermination de mettre fin au régime des Mollahs tandis qu’Emmanuel Macron tenait à assurer les Mollahs dès le 28 février qu’il n’était pas au courant de l’opération israélo-américaine… par courage certainement.

La France a d’ailleurs fini par se ranger, nolens volens, à l’avis de Donald Trump, sans le dire évidemment. Le 17 mars, E. Macron martelait encore que “jamais la France ne prendra part aux opérations d’ouverture du détroit d’Ormuz”. Quelques jours plus tard, la France annonçait participer aux efforts d’une coalition visant à “rétablir la liberté de navigation” dans le détroit d’Ormuz… Preuve est faite, si besoin était, que les Etats n’ont que des intérêts, et que ceux de la France, en l’occurrence, coïncident avec ceux des Etats-Unis et d’Israël. Mais cette convergence d’intérêts n’empêchera pas les géo-politologues de continuer à gausser la “vulgarité” et la “brutalité” de Trump, animés par leur passion anti-américaine et par leur détestation du président des Etats-Unis et du Premier ministre israélien.

Philippe Karsenty et Pierre Lurçat, Causeur

. Qui se cache derrière la « Rencontre annuelle des musulmans de France » ?

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Au grand dam de la préfecture de police, le rassemblement controversé a finalement été autorisé par la Justice. Soulagement, pour les « musulmans de France ». Le grand raout islamique devant réunir plusieurs « dizaines de milliers de visiteurs » au Parc des Expositions de Paris du 3 au 6 avril pourra finalement se tenir comme prévu. Évoquant « un contexte national et international marqué par des tensions accrues » et un « niveau de menace terroriste élevé », la préfecture de police avait tenté d’annuler l’événement, mais une procédure en référé engagée devant le tribunal administratif a donné raison aux organisateurs. Le juge a estimé que « les troubles à l’ordre public invoqués » par le préfet n’étaient « pas établis par les éléments versés au dossier ».

Autorisé officiellement, l’événement promet d’être « le plus grand rassemblement musulman d’Europe », avec d’innocents débats, ateliers, expositions, animations familiales et moments spirituels au programme. L’objectif déclaré est de « favoriser la connaissance, le dialogue et la cohésion au sein de la société française ». Bref, un meeting parfaitement républicain, œuvrant pour le bien commun et les intérêts de notre pays… Notons que la préfecture n’avait pas souhaité annuler l’événement en raison des activités dangereuses qui pourraient s’y dérouler mais au motif que les participants pourraient être attaqués par…« des groupuscules d’ultra-droite ». Orwell, au secours !

Une communauté en émoi

Sans surprise, de nombreux relais d’influence communautaires étaient montés au créneau et avaient décrié l’initiative de la préfecture. « Cette interdiction intervient dans un contexte où une partie croissante de la communauté musulmane se sent stigmatisée, suspectée, mise à l’écart, a osé le média Oumma, passant sous silence le traumatisme des attentats islamistes en France. Dans certains médias, les musulmans sont devenus des cibles récurrentes, livrées aux discours de chroniqueurs dont la violence verbale se banalise chaque jour davantage. Dans ce climat, empêcher un rassemblement pacifique, dédié à la foi, à la transmission et au vivre ensemble ne peut qu’accentuer un sentiment d’injustice déjà profond. » Un discours victimaire repris par Olivier Faure, Premier secrétaire du PS, selon lequel l’arrêté pris par la préfecture nourrissait un « deux poids deux mesures insupportable ».

À ce sujet — Avec LFI, l’imagerie antisémite connaît un curieux regain

Sur X, le socialiste – allié, au sein du NFP, au parti LFI, régulièrement accusé d’antisémitisme – a été repris de volée par l’imam Hassen Chalghoumi. « Il ne s’agit pas d’une manifestation de la communauté musulmane, mais d’une mobilisation portée par la mouvance des Frères musulmans, de nature antirépublicaine, séparatiste et profondément incompatible avec les principes de la République », a rectifié le religieux musulman.

Un événement très controversé

Il se trouve en effet que cette « rencontre annuelle des musulmans de France » n’est pas un simple rassemblement religieux. Parmi ses organisateurs, on retrouve la fédération Musulmans de France (MF), anciennement connue sous le nom d’Union des organisations islamiques de France (UOIF), proche des Frères musulmans. Excusez du peu. Et à y regarder de plus près, les animations prévues en ce week-end de Pâques laissent clairement entrevoir la nature radicale et nocive du meeting : un débat pas du tout orienté sur « Pourquoi les musulmans obsèdent-ils nos médias ? » en compagnie de la « journaliste » Feïza Ben Mohamed, une table ronde sur le thème « Islamophobie : entre désarroi, défense et résilience », une intervention du très sulfureux François Burgat, l’interview d’une juriste hostile aux travaux de l’anthropologue de renom Florence Bergeaud-Blackler

Ironie du calendrier, c’est précisément au moment où Laurent Nuñez se porte au chevet des musulmans communautarisés et professe, en pleine mosquée, sa motivation sans faille à « mieux faire connaître l’islam » qu’on apprend qu’un nouveau projet de loi sur le séparatisme et l’entrisme islamiste est en préparation, sous la houlette… du même ministre de l’Intérieur. Cherchez l’erreur.

Jean Kast, dans BV

. Football : déconnectée, l’équipe de France ne séduit plus

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Grande favorite du Mondial américain à venir, l’équipe de France composée de joueurs hors-sol ne fédère plus. Dans un peu plus de deux mois, le 11 juin prochain, le coup d’envoi de la vingt-troisième Coupe du monde de football sera donné aux États-Unis. Les joueurs de Didier Deschamps sont qualifiés pour la compétition et le niveau de jeu des Bleus est tel que les Français peuvent espérer un bon résultat. Encore faut-il qu’ils s’intéressent à ce Mondial et, plus particulièrement, à l’équipe de France.

En effet, il y a, depuis quelque temps, un désamour du public français pour les tricolores. En témoignent les audiences des matchs amicaux qui ont eu lieu la semaine passée. Le jeudi 26 mars, les Bleus étaient opposés à l’équipe du Brésil sur la pelouse du Gillette Stadium de Foxborough, près de Boston. Lors de cette rencontre, à peine plus de 5 millions de téléspectateurs étaient devant leurs écrans. Trois jours plus tard, le dimanche 29, ils affrontaient la Colombie au Northwest Stadium de Washington devant 4,7 millions d’amateurs de football. Depuis deux ans, la France n’a pas séduit plus de 6 millions de personnes et, au cours de la dernière année, elle a peiné à en réunir plus de 5 millions.

Audiences en berne

Les Français ne s’intéressent pas moins au football, puisqu’ils étaient 11,8 millions devant la finale de la Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et l’Inter Milan, en mai dernier, mais ils s’éloignent peu à peu de l’équipe de France.

Pourquoi ? Ce n’est évidemment pas à cause du jeu, puisque, comme évoqué précédemment, tous les spécialistes s’accordent à dire que les Bleus forment une équipe de très haut niveau et qu’ils sont les favoris pour la victoire, lors de la prochaine Coupe du monde. Si les Français boudent l’équipe de France, c’est parce qu’ils ne parviennent plus à s’identifier à elle. Un fossé s’est creusé entre les joueurs et le public.

Les Bleus ne sont plus des Français comme les autres – avec, en plus, un talent pour pousser un ballon au fond des filets -, ils sont aujourd’hui des stars, ou plutôt des divas. Pour preuve, à chacune de leur arrivée à Clairefontaine pour un rassemblement, ils participent à un véritable défilé de mode. Ces messieurs sont habillés de pied en cap par Vuitton, Hermès et autres Kenzo, et le prix de leurs tenues dépasse parfois les 10.000 euros, sans compter les montres. À l’heure où la plupart des Français peinent à boucler leurs fins de mois, cet étalage est très mal vu. D’autant plus qu’il est fait de manière très ostentatoire par beaucoup (pas tous) de joueurs.

À ce sujet — Le rugby, c’est l’amour de la France et le rejet de Macron !

Dans un entretien accordé à L’Équipe, Nicolas de Tavernost, le directeur démissionnaire de LFP Media, voit dans ce désamour « possiblement un phénomène sociologique ». Il ajoute : « Le sentiment d’appartenance au XV de France gagne du terrain, il suffit de voir comment la Marseillaise est chantée dans les stades de rugby, par rapport à un phénomène parfois de désaffection du foot lié à des crises de différents ordres. »

Joueurs hors-sol

L’équipe de France de football souffre en effet de la comparaison avec le XV de France. Lors du tournoi des Six-Nations, les rugbymen ont attiré plus de 7 millions de téléspectateurs à chacun de leurs matchs et la dernière rencontre qui les opposait à l’Angleterre a même connu un pic à 9,5 millions.

Bien qu’ils gagnent aussi beaucoup d’argent, les joueurs de rugby semblent être restés plus simples, plus faciles à aborder. Ils ne se pavanent pas. Pour le commun des mortels, il est de fait plus facile de s’identifier à un Thomas Ramos ou à un Charles Ollivon qu’à un Marcus Thuram ou à un Théo Hernandez.

Cela pourrait néanmoins ne pas durer. Les joueurs de rugby sont de plus en plus starisés. Antoine Dupont en est le parfait exemple. Il tourne des publicités, fait la une de magazines, a créé une collection capsule en partenariat avec la marque AMI, assiste à des défilés de mode, est invité au festival de Cannes… Pour le moment, tout cela est contrebalancé par un ancrage très terroir qu’il partage avec un grand nombre de ses coéquipiers, mais à force, les rugbymen pourraient bien être les footballeurs de demain. Le monde de l’ovalie, si fier de ses valeurs, pourrait lui aussi se laisser envoûter par les sirènes de l’argent et se perdre, puis perdre en popularité.

Pour ce qui est du football, pour renouer avec le public à moins de deux mois du Mondial, il n’y a pas trente-six solutions : l’amour du maillot et du pays, prôné récemment par Kylian Mbappé, est un prérequis. L’humilité et la sobriété sont sans doute d’autres clefs. N’Golo Kanté et Olivier Giroud les ont, et comme par hasard, ce sont des joueurs très appréciés. À bon entendeur, salut !

Sarah-Louise Guille, dans BV

. Qui va éradiquer les pirates iraniens du détroit d’Ormuz ?

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube: Le consortium des armateurs évalue à 340 millions de dollars par jour, soit plus de dix milliards en un mois, les pertes occasionnées par le blocage du détroit par les milices de Téhéran. Contraire au droit international de la mer qui dispose de la liberté de circulation des navires marchands dans tous les détroits. Ce que des juristes crapuleux pro Iran préfèrent occulter. De même que la rançon de 2 millions de dollars exigée par Téhéran sur chaque navire qu’ils laissent passer.

Les pays du Golfe réclament le feu vert de l’ONU pour virer par la force les pirates iraniens. Mais en ont-ils les moyens ?

Depuis un mois, ils se prennent sur la gueule des drones et des missiles qui ravagent leurs raffineries, dévastent leurs hôtels, détruisent leurs infrastructures, attaquent leurs usines et leurs bases militaires. Sans réagir. Laissant à leurs « alliés » américains le soin d’intercepter les menaces et d’y répondre. Avec plus ou moins de bonheur et de vigueur.

Les Arabes ne sont plus depuis longtemps des Bédouins ascétiques, farouches et valeureux. À l’exception de quelques unités d’élite formées en Amérique et travaillant de concert avec Israël, les grands guerriers que la légende a magnifiés n’existent plus. Remplacés par des poussahs jouisseurs. Avec les milliards de l’or noir, le luxe et la luxure, le stupre et les stupéfiants, la baise et l’obésité ont eu raison de leur combativité. Comme les délices de Capoue ont vaincu Hannibal mieux que toutes les armées romaines.

Lassés par la durée du conflit et furieux des pertes économiques considérables qu’ils subissent, les pays du Golfe ont demandé jeudi 2 avril à l’ONU l’autorisation de reprendre le passage par la force. En soi, la requête est légitime. Mais absurde. On n’informe pas ses ennemis de ses intentions. Surtout quand on n’a pas la supériorité des armes. Et on ne sollicite pas la permission de se défendre auprès d’une bande d’eunuques corrompus, complices de vos ennemis.

À moins qu’il ne s’agisse là d’une nouvelle ruse de Trump. Pour rassurer son opinion publique hésitante, manipulée par des politiciens véreux et des médias vicieux en quête de revanche à l’approche des midterms, ces élections intermédiaires de mi-mandat qui auront lieu le 3 novembre.

Sept mois ne seront pas de trop pour désamorcer la bombe à retardement des progressistes opposés à toute forme de progrès… Dans cette optique, des Américains opérant sous uniforme arabe depuis les pays pétroliers, pourraient circonvenir les imprécateurs défaitistes.

La Russie, la Chine et la France unies dans une coalition de la honte

Peu importe ses motivations réelles, le secrétaire général du Conseil de Coopération du Golfe, Jassem Al-Budaiwi, s’exprimant au nom de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et d’Oman a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre ses responsabilités et à adopter toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale.

Simple mouvement d’humeur ou première faille dans l’oumma où sunnites et chi’ites finissent toujours par se rabibocher ? Cette déclaration intervient alors que les 15 membres du Conseil de sécurité discutent depuis dix jours d’un projet de résolution porté par le Bahrein, qui autoriserait un État ou une coalition d’États à utiliser des moyens coercitifs pour assurer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.

Hélas, l’idée soutenue par Washington ne fait pas l’unanimité. La Russie, la Chine et la France qui disposent d’un droit de veto ont exprimé de vigoureuses objections à l’adoption de cette résolution malgré plusieurs modifications « sur mesure » du texte initial.

Cela prouve si besoin était que le droit international est comme le prétendu État de droit en France, un paravent pour masquer les intentions réelles des tyrans en détournant l’attention sur des arguties vaseuses, des querelles sémantiques et des discussions byzantines. Dans le cadre plus vaste des supercheries à géométrie variable au service du deep state. Leur droit utilise les oripeaux d’une respectabilité factice pour enrober leurs crapuleries d’une légitimité intimidante à l’usage des opinions lobotomisées.

Macron égal à lui même, toujours du mauvais côté pour saborder, ruiner et couler la France.

Depuis la Corée du Sud où il fait du tourisme à nos frais avec Brichel, le président de pacotille a affirmé qu’une opération militaire pour libérer le détroit stratégique serait irréaliste et inopportune. Parce qu’elle prendrait un temps infini et comporterait des tas de risques. Qui ne lui font pas peur lorsque le France défie la Russie en Ukraine. Participant directement aux combats avec ses mercenaires, et indirectement par les armes offertes en abondance au nabot de Kiev.

Il est intéressant de noter que les Britanniques jouent leur propre partition dans ce concert discordant des Nations. Yvette Cooper, 57 ans, ministre des Affaires étrangères qui présidait à Londres une réunion en faveur de la reprise du trafic maritime, a accusé l’Iran de piraterie et de prendre en otage l’économie mondiale. Une évidence qu’elle est la première à souligner en Europe. Enfin ! Par ailleurs, elle affirme qu’une quarantaine de pays sont sur la même ligne que le Royaume-Uni.

« L’Iran ne doit pas l’emporter (…) Nos partenaires ont appelé à la réouverture immédiate et inconditionnelle du détroit et au respect des principes fondamentaux de la liberté de navigation et du droit de la mer. Nos pays sont convenus d’explorer des mesures économiques et politiques coordonnées, ainsi que d’appliquer de nouvelles sanctions pour faire pression sur l’Iran si le détroit reste fermé ».

Nick Starmer le pleutre ne moufte pas. Si ça marche, il en retirera toute la gloire. Dans le cas contraire, la dynamique et courageuse Yvette pourra faire ses bagages. Ce serait dommage. Cette femme pourtant de gauche, intelligente et patriote, fait honneur au gouvernement anglais.

Le misérable freluquet de l’Élysée nous a fait fâcher avec tout le monde, fermant des marchés juteux à nos industries

Après avoir compissé des siècles d’amitié et de coopération franco-russe pour complaire à son pygmée barbichu, ruinant un peu plus la France au passage, il a trouvé le moyen de se fâcher « en même temps » avec les Amerloques. Et comme ça ne suffisait pas, il a réussi l’exploit de se mettre à dos (sans connotation érotique) toujours en même temps, les Juifs et les Arabes.

En interdisant la traversée de notre espace aérien par des avions transportant des bombes américaines à destination d’Israël, la France a suscité la colère des autorités US et israéliennes. Trump qui méprise ouvertement cet homuncule l’a fait savoir. Avec cet humour acide dont il a le secret.

De son côté, le gouvernement de Jérusalem a annoncé sa décision de suspendre ses importations militaires de matériels français. Tandis que les émirs du pétrole tordent le nez devant la valse hésitation des options contradictoires du paltoquet qui, un jour veut bien libérer le détroit d’Ormuz à condition que les autres s’en chargent à sa place. Et le lendemain, rejette catégoriquement cette option. Puis envisage la création d’une force internationale, une fois que les ayatollahs auront accepté de dégager. Sans qu’on leur tape dessus. Quel fin stratège !

Israël a trouvé une autre route pour l’acheminement de ses bombes mais son ministre de la Défense rappelle que Macronescu a pris parti à plusieurs reprise en faveur des assassins du Hamas et du Hezbollah. Avant de se livrer à la pitoyable mascarade de la reconnaissance d’un État palestinien qui n’existe que dans les rêves des terroristes. Pour effacer Israël qui dispose, fort heureusement, de capacités défensives et offensives dont le freluquet maniéré n’a pas la moindre idée.

Des visites officielles viennent encore d’être annulées et les reproches d’Israël se sont amplifiés lorsque ses limiers ont découvert que la France continuait à fournir aux Iraniens qui ne les paieront sans doute jamais, des composants électroniques destinés à être intégrés à leurs systèmes de radars et de missiles sol-air. Ce qui n’empêche pas ces ingrats de reprendre le terrorisme en France en essayant de faire sauter des banques et en actionnant la cinquième colonne.

Christian Navis,Riposte Laïque

. La chanson du jour, Big TV-White Lies

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : On replonge dans l’esthétique léchée de White Lies avec l’immanquable Big TV. Entre les synthés froids et la voix de baryton d’Harry McVeigh, c’est le morceau parfait pour une virée nocturne en ville. Un classique de l’indie-rock des années 2010 qui n’a pas pris une ride.

#webtube : We’re back in the polished aesthetic of White Lies with the unmissable Big TV. Between the cold synths and Harry McVeigh’s baritone vocals, it’s the perfect track for a night out on the town. A 2010s indie-rock classic that hasn’t aged a day.

Source : Youtube –White Lies

. Matthieu Pigasse et Xavier Niel s’en prennent violemment à Charles Alloncle

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Les milliardaires accusent le rapporteur d’utiliser la commission comme « tribune » pour sa « notoriété personnelle ». De ces cinq mois de travaux de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, l’audition de Matthieu Pigasse et Xavier Niel fut, à n’en pas douter, la plus tendue. Et la plus violente. Pendant trois heure et demie, les deux milliardaires n’ont eu de cesse de mettre en cause le rapporteur Charles Alloncle en l’accusant d’avoir proféré une série de « mensonges » à leur endroit, d’utiliser cette commission à des « fins personnelles » et d’« agresser en permanence tout le monde ».

Les milliardaires de gauche n’ont pas fait dans la dentelle. Ce jeudi 2 février, ils sont visiblement venus pour en découdre. C’est Xavier Niel qui sonne la charge et part le premier à l’assaut contre ce « Charles-Henri Alloncle », comme aime dire le dirigeant de Free avec une certaine morgue. Pour l’homme d’affaires, cette commission n’est qu’un « cirque » et, excusez-le, mais il n’est pas un « clown ». À deux doigts de perdre ses moyens et de quitter la salle, le grand patron veut dénoncer tous les « mensonges » proférés par le député ciottiste qui a osé le mettre en cause avec Matthieu Pigasse à travers leur actionnariat chez Mediawan, cette société de production qui est la première bénéficiaire des contrats de France Télévisions, avec plus de 110 millions d’euros par an. Son mépris vis-à-vis de cette commission qu’il compare à un « one-man-show », celui de « Charles-Henri », bien sûr, est profond ; « ça fait cher l’émission », s’exclame-t-il, en lançant au rapporteur « Votre temps à vous, il coûte cher aux Français, vous coûtez 35.000 euros aux Français tous les mois ». Charles Alloncle utiliserait la commission pour se donner « une tribune », servir sa « notoriété personnelle » afin d’« émerger comme une figure politique ».

Une « démarche politique » 

C’est ensuite au tour de Matthieu Pigasse de s’en donner à cœur joie. « Vous nous avez couverts de boue à travers vos très nombreuses interventions médiatiques dans des médias d’extrême droite. » Le milliardaire, propriétaire du groupe de média Combats (Les InrockuptiblesRadio Nova), reproche à Charles Alloncle « d’utiliser la commission comme un outil de combat idéologique ». Dénonçant les « obsessions » du rapporteur et ses « fantasmes », les deux hommes cofondateurs de Mediawan n’ont de cesse de répéter, pour se dédouaner : « Nous sommes un producteur au service des médias. » Matthieu Pigasse reproche notamment au rapporteur de ne jamais parler de Banijay, pour faire du député de l’Hérault un vassal de Vincent Bolloré, actionnaire de ladite société de production. Preuve encore, selon lui, que le parlementaire ciottiste est, avec cette commission, dans une « démarche politique »Exit les tensions de la veille avec Nagui (lui aussi actionnaire de Banijay). La tension monte d’un cran lorsque, face à l’accumulation des accusations de « mensonges » et de « fausses nouvelles », le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, lance aux deux hommes d’affaires ce qui est interprété par Charles Alloncle comme une recommandation : « Pourquoi ne portez-vous pas plainte pour diffamation ? » Mais le rapporteur ne se laisse pas démonter, malgré l’hostilité manifeste des intervenants. Il sont loin, le calme et la sobriété de Vincent Bolloré, il y a une semaine.

À ce sujet — Nagui et Charles Alloncle croisent le fer en commission d’enquête

« Concentration de mensonges »

« Cette bataille culturelle, est-ce que vous voulez aussi la mener sur le service public ? », demande Charles Alloncle à Matthieu Pigasse, alors que ce dernier répète, devant les parlementaires, lutter contre « les médias Bolloré » et leur combat des « trois i : immigration, insécurité, islam ». Le milliardaire ne connaît « pas de précédent de parlementaire en exercice faire autant d’ingérence et d’interférence dans les lignes éditoriales des médias ». Et de lister toutes les fois où le rapporteur a mentionné un propos qu’il estimait inadapté de tel ou tel journaliste sur le service public.

«  Vous agressez en permanence tout le monde, […], vous déversez des torrents de boue sur les gens et vous vous étonnez qu’on vous réponde », lance Matthieu Pigasse, qui raille « la posture victimaire » du rapporteur. Xavier Niel prend soin de répéter à l’envi le « one-man-show très très cher pour les Français » qui n’est qu’une « concentration de mensonges ».

« Dans toutes vos diatribes, assez longues, vous évitez soigneusement les questions que je vous pose. » Charles Alloncle ne se laisse pas démonter et dit, lui aussi, ses vérités : « Votre posture depuis le début est de m’attaquer, […], chacun jugera le ton très offensif employé et les attaques exprimées. »  « Que ça vous déplaise, Monsieur Pigasse, parce que vous avez des intérêts importants dans l’histoire, c’est votre droit, mais je vais vous demander d’arrêter de dénigrer nos travaux. » David tient bon face à Goliath.

Yves-Marie Sévillia, dans BV

. L’Etat persécute les écoles privées, mais Nuñez approuve le voile des fillettes

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : « Je ne serai pas celui qui ira expliquer à des enfants qu’en portant un voile, elles menacent le vivre ensemble », dit-il. Il faudra remercier le ministre de l’Intérieur pour son immense franchise. Pour mesurer l’incroyable aplatissement de ce fidèle serviteur de la Macronie, il faut imaginer que Laurent Nuñez soit venu prononcer dans une église ces mots : « C’est ce qui justifie ma position sur l’interdiction du port de la croix dans l’espace public par les mineurs. Je ne serai pas celui qui ira expliquer à des enfants qu’en portant une croix, elles menacent le vivre ensemble républicain. C’est ce qui justifie et justifiera que je pousse et défende, comme ministre des Cultes, toute initiative qui puisse contribuer à mieux faire connaître le christianisme et tu sais, mon cher évêque, combien le président de la République est attaché à développer… à mieux faire connaître le christianisme. »

Vous entendez les hurlements à la mort de la délégation LFI ? Les cris d’orfraie des anticléricaux de tout poil ? Le scandale des affidés aux loges ? L’étouffement de la gauche façon « Libre Pensée » ? Il suffit, pourtant, de remplacer le mot « croix » par le mot « voile » et le « christianisme » par l’« islam » et l’évêque par le responsable de la mosquée pour obtenir précisément les propos tenus par le ministre de l’Intérieur, le 12 mars dernier, à la grande mosquée de Paris.

Un État bien moins coulant avec l’école privée catholique qu’avec le voile…

La saillie du ministre pose a minima quelques questions. D’abord, on évoque le voilement de fillettes, en France, au pays de la laïcité, du féminisme, de la liberté et de l’émancipation individuelle, dans le silence de la gauche et des féministes de gauche, alors que Gabriel Attal proposait, en mai dernier, l’interdiction du voile dans l’espace public pour les moins de 15 ans. Il faudrait savoir… Par ailleurs, la religion historique en France, celle qui a fait sa culture, sa civilisation, celle qui a tissé la quasi-totalité de son dépôt artistique à travers les âges en architecture, en musique, en peinture, en sculpture, est ici ravalée au rang d’une sous-secte secondaire. Car la République macroniste, qui accueille si généreusement des fillettes voilées aux balcons de l’Assemblée, n’a pas ménagé la Manif pour tous, où les catholiques étaient nombreux, ni les Veilleurs. Surtout, l’actuelle campagne d’intimidation très violente contre les écoles privées sous contrat et hors contrat (lire la grande enquête de Sabine de Villeroché), catholiques pour la plupart, emprunte un ton nettement moins bienveillant…. Au point que le ministre de l’Éducation nationale a dû recadrer ses propres fonctionnaires.

À ce sujet — [GRANDE ENQUÊTE] Ecoles hors contrat : quand l’Etat abuse et persécute les familles

Troisième point : quand l’État français s’est-il employé à « mieux faire connaître le christianisme » ? Ou le judaïsme ? Quand a-t-il tutoyé les ministres du culte catholique ? Enfin, quand un ministre a-t-il avoué qu’il pousserait toute initiative apte à « mieux faire connaître le christianisme » ? Quand a-t-il assuré que le président de la République était attaché à cette meilleure connaissance d’une religion ?

Ces propos en disent long sur l’interprétation de la laïcité par les tenants de la mondialisation sans frein, façon Emmanuel Macron. Laurent Nuñez et son commanditaire pratiquent une double laïcité : hostile vis-à-vis de la religion issue de leur histoire et de leur terre, très accueillante vis-à-vis de l’islam. Accessoirement, Emmanuel Macron, qui n’est pas chef du gouvernement, demande à ses ministres qu’ils développent et fassent « mieux connaître » l’islam, dont la version radicale a occasionné plusieurs centaines de morts en France.

Oublié, le rapport sur « l’islamisme en France » ?

Laurent Nuñez est pourtant très informé : l’État a commandé et publié le très inquiétant rapport « Frères musulmans et islamisme en France », le 21 mai 2025. « Pour expliquer ce qu’est l’islamisme politique et sensibiliser l’opinion à sa réalité, comme l’ont déjà fait plusieurs pays dans le monde », écrit le ministère lui-même, en introduction.

Laurent Nuñez et Emmanuel Macron ont-ils lu ce rapport financé par le contribuable ? En ont-ils tiré des conclusions ? Bien sûr, on les entend : il faut favoriser un « islam républicain », mieux accueillir l’islam, tisser des liens… L’irénisme habituel de la gauche et de l’extrême gauche, l’aveuglement particulièrement épais des partisans de la mondialisation destructrice des nations et de leurs cultures. « Les propos du ministre de l’Intérieur sont pour le moins inquiétants, écrit, sur X, Marine Le Pen. En s’alignant sur les positions communautaristes de l’extrême gauche sur le voilement des mineures, alors même que le recteur de la grande mosquée de Paris rappelait que le voile ne devrait pas exister en France pour les enfants, Laurent Nuñez fragilise le pacte républicain en s’attaquant à un de ses piliers fondamentaux, la laïcité. » Elle y voit « un nouveau recul sur nos valeurs de civilisation ». C’est bien, en effet, de civilisation qu’il s’agit.

Marc Baudriller, dans BV