– Marine Le Pen harcelée par trois gauchistes : un régal pour la presse !

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#webtube : Pour certains médias, quelques militants sur une plage suffisent à représenter toute la jeunesse française. À gauche, la violence politique ne prend jamais de vacances. Vendredi 7 août, alors qu’elle quittait un restaurant de l’île d’Hoëdic, dans le Morbihan, Marine Le Pen a été suivie jusqu’à son embarcation par un petit groupe d’opposants politiques. Sifflets, invectives et reprise du fameux refrain des Bérurier Noir : « La jeunesse emmerde le Front national. » Une vidéaste amateur s’est même félicitée d’avoir débusqué la candidate du RN : « Marine Le Pen qui pense qu’elle peut se cacher tranquillement à Hoëdic ! »

Se « cacher », vraiment ? Marine Le Pen déjeunait dans un restaurant et regagnait un bateau. Elle ne tenait ni réunion publique ni conférence de presse. Elle effectuait un déplacement strictement privé, comme l’a confirmé le maire de l’île. La députée s’est contentée d’adresser un salut ironique à ses poursuivants avant de reprendre la mer.

Un relais médiatique immédiat

Quelques secondes de vociférations, trois téléphones portables et une poignée de militants : il n’en fallait pas davantage pour fabriquer un événement national. Le Parisien a ainsi jugé l’affaire suffisamment capitale pour lui consacrer un article au titre triomphal : « “La jeunesse emmerde le Front national” : Marine Le Pen conspuée pendant ses vacances en Bretagne ». Dans le corps du texte, pourtant, le quotidien reconnaît qu’il ne s’agissait que de « quelques personnes réunies sur la plage ». La jeunesse française tout entière tenait donc sur quelques mètres carrés de sable morbihannais.

Élu RN de la 4e circonscription de la Somme, Jean-Philippe Tanguy a dénoncé un titre « mensonger, manipulatoire et honteux », signe, selon lui, que « la campagne d’une certaine presse contre le RN a commencé ». Son collègue Sébastien Chenu a, lui aussi, raillé la disproportion du traitement : « Trois débiles insultent la femme politique française la plus populaire et Le Parisien en fait un article ! » Avant d’inviter les journalistes à examiner les résultats électoraux bretons plutôt que les décibels produits par quelques vacanciers. Contacté par BV, Matthias Renault, député de la 3ᵉ circonscription de la Somme, s’est lui aussi amusé de cette tempête dans un verre d’eau : « Le Parisien parle de « conspuée », il y avait seulement trois gugusses… », a-t-il commenté.

Le harcèlement à géométrie variable

Mais le plus instructif ne réside pas dans l’existence de quelques opposants. Une personnalité politique peut être sifflée, rien de nouveau sous le crachin breton. Ce qui frappe, c’est la gourmandise avec laquelle une partie de la presse raconte la scène, sans jamais mettre en cause le comportement de ceux qui poursuivent une femme lors d’un déplacement privé. Imaginons quelques secondes la scène inverse : Rima Hassan, Marine Tondelier ou Sandrine Rousseau, poursuivies, sifflées et conspuées jusqu’à leur embarcation par des militants nationalistes. Combien de minutes avant que ne surgissent les mots « intimidation », « harcèlement », « climat nauséabond » et « menace fasciste » ? Les articles indignés auraient probablement atteint le continent avant le bateau. On se souvient qu’en 2021, on avait parlé d’« agression » lorsqu’un jeune homme avait osé offrir un bouquet de fleurs à l’écologiste Alice Coffin…

À ce sujet — La jeunesse « emmerde » le RN. Vraiment ?

À Hoëdic, rien de tel. C’est presque l’inverse qui s’est produit. Gala a ainsi choisi une curieuse formule pour évoquer la mésaventure de Marine Le Pen : « Son escale sur l’île d’Hoëdic dans le Morbihan n’est pas passée inaperçue. » Comme si la députée du RN avait commis une imprudence en se montrant en public. Aurait-elle dû débarquer de nuit, porter une perruque et réserver le restaurant sous une fausse identité ? Dans notre petit monde médiatique, un responsable politique de droite est forcément coupable et s’il se trouve être harcelé par des militants de gauche, on pourra toujours lui reprocher de ne pas s’être suffisamment caché.

Toute la jeunesse, vraiment ?

Reste le slogan, rengaine ringarde en diable : « La jeunesse emmerde le Front national. » Depuis quarante ans, ce refrain permet à certains de se persuader que toute personne âgée de moins de 30 ans partage spontanément les opinions de Télérama. Quelques militants la chantent sur une plage et les voilà aussitôt promus porte-parole d’une génération entière. Les urnes racontent pourtant une histoire bien différente. Aux élections européennes de 2024, la liste de Jordan Bardella a recueilli 26 % des suffrages exprimés par les moins de 25 ans, contre 15 % cinq ans auparavant, selon Ipsos. Quelques semaines plus tard, au premier tour des élections législatives, le RN et ses alliés ont obtenu 32 % chez les moins de 35 ans, soit quatorze points de plus qu’en 2022, toujours d’après Ipsos. La gauche reste forte chez les plus jeunes, particulièrement dans les grandes métropoles multiculturelles, mais elle n’en possède nullement le monopole.

Jordan Bardella l’a bien compris. Sa maîtrise des réseaux sociaux lui permet de s’adresser directement à une génération qui ne consulte plus nécessairement les médias traditionnels et qui se montre de moins en moins sensible aux vieilles injonctions morales. Le président du RN affiche ainsi 2,4 millions d’abonnés sur TikTok, contre 680.000 pour Gabriel Attal, 450.000 pour Rima Hassan ou 85.000 pour Marine Tondelier.

Tandis que quelques vacanciers recyclent un slogan des années 1980, une part grandissante de la jeunesse adhère donc aux propositions du RN. Quelques-uns chantent, beaucoup votent.

Jean Kast, dans BV

– Nouvelle entrée musicale dans « Music.Webtube »

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– Incendies de Gironde : comment 3 000 bénévoles se sont portés volontaires pour sauver les animaux avec l’association FUTUR

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#webtube : Dans la nuit du 25 au 26 juillet, alors que la Gironde brûle, l’association FUTUR déclenche sa cellule de crise à la demande de la Brigade de Secours Faune Sauvage. Créée il y a 4 ans par Amadeus, militant de la cause animale depuis une vingtaine d’années et proche de l’antispécisme, la structure s’est fait connaître par son programme « Sanctuaire du Futur », qui cherche des familles d’accueil pour cochons, chèvres, moutons et poules abandonnés ou maltraités — sur le modèle de ce que la SPA fait depuis toujours pour les chiens et les chats. Elle mène par ailleurs des actions de sensibilisation à la condition animale et à l’écologie, et intervient jusqu’en Bretagne.

En quelques heures, l’appel à mobilisation dépasse le million de vues et 3 000 volontaires rejoignent les groupes de coordination. Une semaine plus tard, le bilan provisoire fait état de plus de 1 000 interventions et de plus de 600 animaux pris en charge — chiens, chats, chevaux, ânes, chèvres, moutons, volailles, mais aussi une faune sauvage qui ressort blessée et brûlée des zones sinistrées.

Carole Léger, attachée de presse de l’association, détaille pour Breizh-Info la mécanique de cette mobilisation, ses limites matérielles, et pose une question qui nous concerne directement : après les Monts d’Arrée en 2022, la Bretagne serait-elle prête ?

Breizh-info.com : Vous avez déclenché votre cellule de crise dans la nuit du 25 au 26 juillet, après un appel de la Brigade de Secours Faune Sauvage. Concrètement, que se passe-t-il dans les six premières heures ? Qui appelle qui, et comment décide-t-on où aller ?

Carole Léger (FUTUR) : Tout commence par un constat : lors d’un incendie majeur, les animaux sont souvent les victimes les moins visibles de la catastrophe.

Dès les premiers feux en Gironde, notre association a reçu de très nombreux messages de particuliers, d’associations et d’acteurs engagés pour la protection animale qui souhaitaient savoir comment venir en aide aux animaux touchés. Lorsque la Brigade de Secours Faune Sauvage nous a sollicités pour renforcer son dispositif, il était naturel que FUTUR réponde présent.

Nous avons immédiatement activé notre cellule de crise et lancé un appel à mobilisation auprès de notre réseau de militants et sur nos réseaux sociaux. En quelques heures, notre publication a dépassé le million de vues et plus de 3 000 bénévoles ont rejoint nos groupes de coordination.

Mais comme le rappelle Amadeus, notre président-fondateur, la véritable mobilisation ne consiste pas à envoyer tout le monde sur le terrain. Elle consiste à organiser efficacement les compétences.

Chaque volontaire est orienté selon son profil : vétérinaires, auxiliaires spécialisés vétérinaires, soigneurs animaliers, transporteurs, familles d’accueil, logisticiens ou partenaires capables d’accueillir des animaux.

Parallèlement, une première équipe a été déployée afin d’être opérationnelle dès le lendemain matin. Les interventions sont ensuite planifiées à partir des signalements reçus, des besoins identifiés sur le terrain et des autorisations d’accès obtenues.

« Il ne s’agit pas de faire intervenir le plus grand nombre possible »

Sur les 3 000 personnes qui se sont signalées, combien sont réellement intervenues sur le terrain ? Et qu’est-ce qui explique l’écart ?

Carole Léger (FUTUR) : Le nombre de bénévoles mobilisés constitue avant tout une force de réserve, qui nous permet de répondre rapidement à des besoins très différents.

Dans une catastrophe, il ne s’agit pas de faire intervenir le plus grand nombre possible, mais les personnes disposant des compétences adaptées, au moment où elles sont réellement nécessaires.

Notre réseau compte aujourd’hui 450 vétérinaires, auxiliaires spécialisés vétérinaires ou personnes expérimentées dans les soins aux animaux, 600 bénévoles capables d’assurer des transports, 490 familles d’accueil, ainsi qu’une centaine de personnes en lien avec des centres de soins.

Cette diversité nous permet d’intervenir rapidement sans saturer les zones sinistrées ni compliquer le travail des secours. À ce jour, cette organisation a permis de réaliser plus de 1 000 interventions et de prendre en charge plus de 600 animaux. Ce qui compte, c’est que chaque intervention soit utile, sécurisée, et permette de sauver un maximum d’animaux.

Breizh-info.com : Vous insistez beaucoup sur le fait que personne ne doit se rendre spontanément dans les zones sinistrées. Avez-vous eu des cas de bénévoles partis seuls malgré la consigne, et avec quelles conséquences ?

Carole Léger (FUTUR) : Non. À notre connaissance, aucun bénévole de FUTUR n’est intervenu de sa propre initiative en dehors du cadre fixé par notre cellule de crise. C’était une règle absolue dès le premier jour.

Nous comprenons parfaitement l’envie d’aider. Face à de telles images, beaucoup de personnes souhaitent agir immédiatement. Mais une intervention improvisée peut mettre en danger les bénévoles eux-mêmes, gêner les opérations de secours ou provoquer un stress supplémentaire chez des animaux déjà extrêmement fragilisés.

Notre rôle est précisément de transformer cet élan de solidarité en une aide efficace et coordonnée. Chaque bénévole reçoit des consignes précises et n’intervient que lorsqu’un besoin est identifié, que les conditions de sécurité sont réunies et que les autorisations nécessaires ont été obtenues.

L’expérience acquise lors des précédentes catastrophes nous l’a confirmé : il est parfois préférable d’attendre quelques heures plutôt que d’intervenir trop tôt et de compliquer le travail des secours. Nos bénévoles respectent systématiquement les arrêtés préfectoraux et n’accèdent jamais aux zones interdites.

Le rapport avec les pompiers et les autorités

Breizh-info.com : Comment travaillez-vous avec les pompiers, la gendarmerie et la préfecture ? Est-ce qu’on vous laisse entrer, est-ce qu’on vous encadre, est-ce qu’on vous ignore ?

Carole Léger (FUTUR) : Notre principe est très clair : nous intervenons toujours dans le respect des autorités et des dispositifs de secours déjà en place.

Les sapeurs-pompiers, les forces de l’ordre et les services de l’État ont la responsabilité de gérer la crise. Notre rôle est différent : nous apportons une expertise complémentaire lorsqu’il s’agit de secourir les animaux.

Lorsque les conditions le permettent et que cela répond à un besoin identifié, nos équipes peuvent être amenées à intervenir avec les autorisations nécessaires. En revanche, nous n’accédons jamais aux zones interdites et nous veillons en permanence à ne pas perturber les opérations de secours.

Lors d’une catastrophe, chacun a son rôle. Les secours protègent les personnes et sécurisent les zones d’intervention ; notre mission est de veiller à ce que les animaux ne soient pas oubliés.

Breizh-info.com : Quelle est la mission qui vous a le plus marquée depuis une semaine ?

Carole Léger (FUTUR) : Il est difficile de n’en retenir qu’une seule, tant les situations rencontrées sont éprouvantes. Depuis plusieurs jours, nos équipes sont mobilisées quasiment en continu. Elles viennent en aide à des chiens, des chats, des animaux de ferme, mais aussi à une faune sauvage qui commence seulement à réapparaître après le passage des flammes, souvent blessée, brûlée ou totalement épuisée.

Le sauvetage d’un jeune marcassin restera néanmoins un moment particulièrement marquant.

Les pompiers nous l’ont confié après l’avoir découvert gravement brûlé aux pattes. Il a été immédiatement pris en charge par une équipe vétérinaire, puis transféré vers un centre spécialisé. Malgré tous les soins prodigués, il n’a malheureusement pas survécu. Ces moments rappellent la violence des incendies et leurs conséquences sur les animaux.

D’autres histoires connaissent heureusement une issue plus favorable. Chaque animal retrouvé, soigné, évacué ou rendu à sa famille est une victoire collective. Derrière chacun des 600 animaux pris en charge, il y a une intervention, une équipe et une chaîne de solidarité qui se met en place pour lui offrir une chance supplémentaire.

Chevaux, ânes, bovins : le maillon faible

Breizh-info.com : Le cas des animaux de ferme – chevaux, ânes, bovins – semble le plus lourd à traiter. Quels sont les moyens qui vous manquent le plus aujourd’hui, et pour quel type d’animal ?

Carole Léger (FUTUR) : Le principal défi n’est pas le manque de bonne volonté. La solidarité est exceptionnelle. Ce qui manque parfois, ce sont les moyens techniques adaptés pour intervenir rapidement.

Déplacer un chien ou un chat est une chose. Évacuer un cheval, un âne, un bovin ou un troupeau de chèvres nécessite des remorques adaptées, des véhicules spécifiques, des lieux d’accueil sécurisés et des personnes habituées à manipuler ces animaux dans un contexte d’urgence.

Depuis le début des incendies, nos équipes sont intervenues auprès de nombreuses espèces : chiens, chats, chevaux, poneys, ânes, chèvres, boucs, moutons, lapins, volailles, mais aussi des animaux sauvages qui commencent progressivement à sortir des zones sinistrées. Nos missions sont tout aussi variées : évacuations, nourrissage, captures, transports, soins vétérinaires ou hébergement temporaire.

Même si plusieurs centaines d’animaux ont déjà pu être pris en charge, les demandes continuent d’affluer. Nous recherchons toujours des vétérinaires, des auxiliaires spécialisés vétérinaires, des soigneurs animaliers, des transporteurs disposant de véhicules adaptés, des familles d’accueil et des structures capables d’accueillir temporairement des animaux.

Les dons, enfin, restent indispensables : ils financent les transports, les soins vétérinaires, le matériel de secours et l’ensemble de la logistique.

Breizh-info.com : Sur les 600 animaux pris en charge, combien ont pu être rendus à leurs propriétaires ? Et que deviennent les autres ?

(réponse du 30 juillet 2026)

Carole Léger (FUTUR) : Nous sommes encore en phase d’urgence, il est donc trop tôt pour établir un bilan définitif. Aujourd’hui, il s’agit avant tout de mettre les animaux en sécurité, de leur apporter les soins nécessaires et d’organiser leur prise en charge dans les meilleures conditions.

Lorsqu’un animal est identifié et que son propriétaire peut être retrouvé rapidement, nous faisons tout notre possible pour permettre des retrouvailles dans les meilleurs délais. D’autres nécessitent une hospitalisation, une période d’observation ou un accueil temporaire avant de pouvoir regagner leur foyer.

Pour les animaux d’élevage, des solutions provisoires sont parfois mises en place lorsque les pâtures ou les exploitations sont devenues inaccessibles ou ne permettent plus de les accueillir en sécurité.

Lorsque la situation sera stabilisée, nous réaliserons un bilan complet des animaux restitués, hébergés ou orientés vers des structures spécialisées. Le temps du bilan viendra ensuite.

Qui finance ?

Breizh-info.com : Vous êtes une structure associative qui monte en quelques heures une logistique de transport, d’hébergement et de soins vétérinaires. Qui paie ?

Carole Léger (FUTUR) : FUTUR est une association à taille humaine, mais elle peut s’appuyer sur un réseau de bénévoles, de militants, de professionnels et de partenaires qui répondent présents dès qu’une urgence survient.

Depuis les incendies de Fontainebleau, puis ceux de Gironde, nos équipes sont mobilisées sept jours sur sept, avec une permanence de jour comme de nuit afin de répondre aux signalements à toute heure.

Autour de cette cellule de crise, des centaines de personnes mettent spontanément leurs compétences et leurs moyens au service des animaux : des vétérinaires réalisent des soins, des transporteurs parcourent parfois plusieurs centaines de kilomètres, des familles ouvrent leur domicile pour accueillir des animaux évacués, tandis que d’autres prêtent des cages, des remorques, du matériel ou mettent des pâtures à disposition.

Cette mobilisation collective nous permet d’agir rapidement malgré des moyens financiers limités. Ces opérations représentent naturellement un coût important : carburant, matériel, soins vétérinaires, hébergements d’urgence, logistique. Ces dépenses sont rendues possibles grâce à la générosité des donateurs.

Amadeus, Vuk : la question de l’anonymat

Breizh-info.com : Le président de FUTUR communique sous le seul prénom d’Amadeus, et votre lanceuse d’alerte témoigne toujours sous couvert d’anonymat. Pourquoi avoir fait le choix de protéger l’identité de certaines personnes au sein de l’association, alors même que vous sollicitez des bénévoles et des dons ?

Carole Léger (FUTUR) : La transparence sur nos actions est essentielle. Mais elle ne signifie pas que toutes les personnes qui y contribuent doivent nécessairement être exposées publiquement. Dans certains cas, protéger une identité est une mesure de responsabilité et de sécurité.

C’est notamment le cas de notre lanceuse d’alerte, Vuk, qui intervient régulièrement dans des enquêtes sensibles. Son anonymat lui permet de poursuivre son travail sans être exposée à des pressions ou à d’éventuelles représailles.

Pour Amadeus, la démarche est différente. Il a toujours souhaité que l’attention soit portée avant tout sur la cause et sur les actions de l’association, plutôt que sur sa personne. Nous ne cherchons pas à construire une association autour d’une personnalité. Ce qui compte, ce sont les résultats obtenus sur le terrain et les équipes qui les rendent possibles.

Notre transparence se traduit donc par une chose très concrète : nous rendons compte de nos actions, de nos mobilisations et de l’utilisation des moyens qui nous permettent de les mener. Les dons servent à financer nos missions de secours, d’enquête, de sensibilisation et de protection animale.

Et la Bretagne ?

Breizh-info.com : Après les Monts d’Arrée en 2022, la Bretagne s’est découverte exposée aux feux de forêt. Existe-t-il chez nous un dispositif comparable au vôtre, ou faudrait-il tout monter en urgence le jour où ça recommence ?

Carole Léger (FUTUR) : Les incendies de forêt ne concernent malheureusement plus seulement les régions traditionnellement les plus exposées. Avec le changement climatique, ils touchent désormais des territoires jusqu’ici relativement épargnés, y compris la Bretagne. Cette évolution nous oblige collectivement à mieux anticiper les conséquences de ces catastrophes, y compris pour les animaux.

Il existe en France de nombreuses associations de protection animale très engagées, capables de se mobiliser rapidement en cas d’urgence. En revanche, notre expérience montre qu’un dispositif efficace ne s’improvise pas.

Constituer un réseau de bénévoles, identifier des vétérinaires, des transporteurs, des familles d’accueil, établir des procédures d’intervention et créer des liens avec les acteurs locaux demande un véritable travail de préparation. Les incendies de Fontainebleau, puis ceux de Gironde, ont confirmé l’importance de cette anticipation.

Au-delà des secours, nous pensons qu’il est essentiel d’intégrer pleinement la question animale dans les dispositifs de gestion des catastrophes. Les animaux, qu’ils soient domestiques, d’élevage ou sauvages, sont eux aussi victimes de ces événements et doivent être pris en compte dans les plans de réponse.

Nous continuerons à développer ce réseau de solidarité partout où cela sera nécessaire. Si demain une autre région devait être confrontée à une catastrophe de cette ampleur, notre association répondrait présente, aux côtés des acteurs locaux.

Propos recueillis par YV. Site de l’association : futur-asso.com

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– Bagayoko and coco ?

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#webtube : Le maire LFI de Saint-Denis aurait, selon une enquête du Canard enchainé, cumulé un emploi de cadre à plein temps à la RATP et des mandats d’élu local. L’association AC !! Anti-corruption va déposer une plainte contre Bally Bagayoko pour emploi fictif. Il semblerait que le combat pour les plus démunis de la société n’empêche pas de s’enrichir.


Comme souvent, Le Canard enchaîné de la semaine nous en apprend de belles.

Dans un article titré « Le ticket gagnant de Bagayoko » nous avons la joie et l’avantage d’apprendre que le nouveau maire de Saint-Denis, la plus grosse ville du 93, serait en réalité un heureux cumulard. En effet, il aurait eu, en 2020, la chance formidable d’être embauché comme cadre supérieur à la RATP, cela sans passer le concours imposé habituellement aux candidats, ni même un quelconque entretien préalable. Rien que sur sa bonne mine et le piston très efficace du maire coco de l’époque. Un boulot à quelque chose comme six mille euros par mois, révèle l’hebdomadaire. Rémunération que l’intéressé (j’emploie ce mot sans céder en aucune façon à la tentation de donner dans l’ironie facile et de laisser entendre que le désintéressement ne serait donc pas la première des vertus du personnage. Ce n’est pas mon genre, vous le savez bien) ajouta sans vergogne à d’autres revenus, eux aussi assez sympathiques.

L’attribution de cet emploi de cadre supérieur s’inscrirait dans une sorte de partenariat plutôt souterrain entre les communistes, dont ceux de la mairie de Saint-Denis, et l’entreprise d’État. Autrement dit, une forme d’entrisme communiste au sein de ces boîtes, ce qui, – allez savoir ! – pouvait éventuellement permettre au parti à la faucille et au marteau d’avoir une espèce de contrôle sur les syndicats de l’entreprise en question, de téléguider quelques mouvements de grève par-ci par-là- ou d’en désamorcer d’autres.

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Donc, le sieur Bagayoko aurait eu ce poste en vertu de ce petit arrangement entre soi. Je dis ce poste et non ce travail, car le mot travail suppose qu’on fasse effectivement quelque chose, ne serait que des concours de cocottes en papier, le derrière bien calé dans un fauteuil à l’ergonomie de pointe. Or, il ne semble pas que l’hebdomadaire ait débusqué les traces d’un boulot totalement effectif, mais peut-être s’agit-il d’un regrettable oubli.

Toujours est-il que le mélenchonien Bagayoko, le défenseur des damnés de la terre et des forçats de la faim, empochait chaque mois, tout ce temps-là, ses indemnités d’élus, d’abord adjoint au maire, et un temps vice-président du conseil départemental, puis maire, ainsi, donc, que son joli salaire de cadre supérieur. Le tout pouvant avoisiner les douze mille euros, voire au-delà.

On est impressionné – plus que cela même, admiratif, dirais-je – devant l’immense, l’incomparable puissance de travail, l’énorme disponibilité physique, la vertigineuse habileté mentale que doit nécessiter une telle double vie professionnelle ! Ce que M. Bagayoko lui-même suggère lorsqu’il répond au Canard enchaîné : « Être élu local demande une disponibilité de tous les instants. Mais continuer de travailler m’a permis de garder les pieds sur terre. Je crois qu’aucun élu ne doit vivre dans un entre soi politique »

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Vous avez bien lu : « Une disponibilité de tous les instants ». Que reste-t-il donc à M. Bagayoko en matière d’instants à consacrer à la RATP ? Il faudra que le nouveau maire de Saint-Denis veuille bien prendre la peine – et quelques instants de son précieux temps – pour nous éclairer sur ce point. Nous avons hâte de savoir.

Quant à garder les pieds sur terre, peut-être bien n’exprime-t-il là qu’une simple vérité d’évidence. Rien de mieux, certainement, que d’avoir les poches bourrées de pognon pour rester les deux pieds bien plantés au sol. 

Dominique Labarrière, Causeur

– Ted Benoit : une ligne à suivre

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#webtube : Dans la série d’été « Ma Bédéthèque idéale », Monsieur Nostalgie nous invite à (re)découvrir la ligne claire de Ted Benoit (1947-2016), en particulier le recueil de dessins intitulé La peau du léopard (texte de Madeleine deMille) paru chez Albin Michel en 1985…

S’il ne fallait retenir qu’une seule signature visuelle en ce début des années 1980, le retour d’une esthétique néo-fifties en plein boom du chômage de masse, ce serait celle de Ted Benoit. Chef de file d’un mouvement libérateur et distant. L’héritier décomplexé d’Hergé et d’Edgar P. Jacobs. Le prolongateur d’une ligne claire pas si claire que ça, faisant cohabiter la rigueur du trait et la dinguerie des aventures sentimentalo-policières de son héros cabossé, le dénommé Ray Banana.

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Bien plus tard, Ted Benoit reprendra le flambeau de Blake et Mortimer, se moulant dans un expressionnisme belgo-britannique, un style plus académique. Pour l’heure, il est partout : dans les kiosques, chez les disquaires, dans la publicité ou les revues spécialisées. Les commandes s’enchaînent. On raffole de son trait limpide, qui rompt avec le fouillis ambiant ; les belles courbes de ses voitures américaines, son sens de la couleur architecturée et de la perspective hollywoodienne sont des portes d’évasion pour les ados imbibés de Renaud et de Mitterrand.

Une nostalgie en forme de manifeste 

Ted Benoit rompt avec la monotonie ouvrière et une certaine affliction française pour le drame noir et la grisaille salariale. La netteté de son travail, traversé par une puissante onde nostalgique, est finalement une prise de position politique dans ces années dogmatiques. Ses illustrations ont, de prime abord, le goût d’une Amérique léchée, caricaturale, hypertrophiée, issue d’un imaginaire collectif (fille de motel, shaker miroitant, juke-box aux airs de Caravelle, seins pigeonnants, American diner et drive-in), mais l’impression générale qui s’en dégage virerait plutôt vers une sorte de mal-être sociétal, de solitude simenonienne, d’un faux passé replâtré ou d’un futur hybride très flou reprenant les codes des Trente Glorieuses tout en étant imprégné du malaise français.

Ted Benoit, cinéaste de formation, dirige toujours notre œil vers de fausses pistes. On lui doit deux albums majeurs du XXe siècle : Berceuse électrique et Cité lumière. Le trouble est son encrier. Ray Banana, malgré une apparence clinquante, une chemise hawaïenne, des lunettes noires et une mèche graphique, demeure une énigme pour ses lecteurs. Ses quêtes existentielles, psychanalytiques, dans un Paris-Texas déroutant, n’ont rien à voir avec le chemin droit d’un Tintin, sûr de son bon droit.

L’œil des années 1980 

En 1985, Albin Michel, en collaboration avec le Groupement Graphique d’Expression Française (GGEF), a la bonne idée de réunir le matériau brut de l’artiste. Tout un bazar organisé, un portfolio qui part dans tous les sens. On comprend alors pourquoi Ted Benoit a irrigué notre mémoire et nous a réconciliés avec « le beau » et « l’étrange ». On retrouve donc, dans cette pochette surprise, des affiches, notamment celle de l’exposition Trois architectes français de l’Institut Français d’Architecture, en 1984, qui feraient défaillir le romancier Jean-Pierre Montal ; une publicité pour le restaurant de la Tour Montparnasse ou pour la compagnie Air France (destinations : Hong Kong, Alicante, Stuttgart et Los Angeles) ; une publicité pour la SACEM ; mais aussi un portrait de son confrère Yves Chaland, autre grand dessinateur inspirateur de la période ; un hommage à Hergé pour la Fondation Miró de Barcelone en 1983 ; une pochette de disque pour le groupe Bill Baxter ; un dessin du générique de l’émission Sex Machine sur Antenne 2 ; ainsi que des œuvres pour la galerie Totem de Bruxelles.

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Sans le savoir, nous avons été biberonnés au style Ted Benoit. On fait appel à lui aussi bien pour dessiner une Peugeot 203 pour les éditions Atlas que pour la couverture d’un numéro anniversaire de Jazz Magazine. Car c’est dans la presse écrite, dans les magazines « papier », que le talent de Ted Benoit va prendre une dimension pharaonique. Il est présent dans ActuelLibérationL’Écho des SavanesMétal HurlantTélérama et la revue À Suivre. Un âge d’or dont il a été le principal animateur. 

La peau du léopard, Ted Benoit,  texte de M.D de Mille, Albin Michel, 1985, 91 pages.

Thomas Morales, Causeur

– De Gaulle avant de Gaulle

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#webtube : Avais-je déjà lu Le Fil de l’épée, de Charles de Gaulle, paru en 1932 ? Je ne saurais le dire. Mais après avoir vu le film en deux parties, La Bataille de Gaulle, du réalisateur Antonin Baudry, je suis entré dans une petite librairie du Limousin, la clochette de la porte a tinté, et je l’ai commandé. J’ai voulu comprendre pourquoi de Gaulle avait décidé de partir pour Londres en étant persuadé que le combat continuerait, que l’espérance n’était pas morte et que la France était éternelle. Comme le dit Malraux, on ne comprend rien à l’appel du 18 Juin si l’on refuse d’admettre qu’il s’agit d’abord d’un acte irrationnel. On pourrait dire, après la lecture du Fil de l’épée, que de Gaulle a toujours fait confiance à son instinct. À l’instinct, et également à l’intelligence.

A lire aussi: «La Bataille De Gaulle»: quand les Français renouent avec la grandeur de leur histoire

En juin 1940, donc, la guerre n’était pas perdue, elle était, au contraire, gagnée. Malgré le doute, le découragement, la solitude, les trahisons, de Gaulle n’a jamais pensé que la défaite française était irréversible. La première partie de La Bataille de Gaulle le démontre avec efficacité et lyrisme, comme elle souligne le courage hors du commun des 3 700 soldats commandés par le général Kœnig lors de la bataille de Bir Hakeim. Face aux 32 000 hommes de Rommel et à quatre-vingts chars, ils ont tenu. On retrouve le même héroïsme chez les combattants de la 2e division blindée du général Leclerc. À Koufra, l’impétueux militaire à la canne en forme de fusil avait prononcé devant ses « clochards épiques » le serment devenu célèbre : « Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. »

Le général avant le Général

Pour comprendre l’itinéraire de de Gaulle, général de brigade à titre temporaire, déchu de la nationalité française, condamné à mort en juin 1940, il est nécessaire de lire Le Fil de l’épée, livre court, magnifiquement écrit, où les grands auteurs sont convoqués par l’écrivain-militaire pour donner de la puissance et du relief au propos. Le style peut paraître aujourd’hui démodé, alors que le relâchement syntaxique est admis par les instances officielles qui devraient, au contraire, fortifier les jeunes esprits, mais il ne rate pas sa cible : endiguer les forces nihilistes invitant au renoncement. Il convient même de parler d’écriture, comme le soulignait Dominique de Roux et comme le rappelle, dans sa synthétique préface, Hervé Gaymard : « L’écriture de Charles de Gaulle, c’est l’écriture du destin. Quel destin ? Une intelligence prophétique de l’histoire, prenant à son compte les armes de la liberté la plus grande. » De Gaulle parle à nos tripes et à notre esprit. Leclerc, Kœnig, Catroux, Moulin et tous ceux de « l’armée des ombres » l’ont bien compris. Il emploie le mot qui surclasse tous les autres : liberté. Citons encore Malraux : « J’appelle un homme libre celui qui accepte de se soumettre à ce qui, en lui, le dépasse. »

A lire du même auteur: Roger Vailland, reporter de guerre

À cela, de Gaulle ajoute l’expérience. Il a vu, de l’intérieur, les faiblesses coupables de l’armée française des années trente. Le constat est affligeant : méthodes dépassées, procédés rigides, paperasserie himalayenne, réunions inutiles, élites moisies. Plus généralement, il accuse l’individualisme. « Partout se fait jour, écrit-il avec clairvoyance, le besoin de s’associer. » Il est temps d’ouvrir les fenêtres. Il est temps de voyager « autour de la terre ». Ajoutons qu’il faut réarmer moralement le pays et en finir avec le pacifisme, synonyme de lâcheté. La guerre menace, Hitler tient sa revanche dans sa moustache, son peuple est programmé pour en découdre. À la table familiale, Charles de Gaulle a retenu les phrases du philosophe Bergson à propos de l’intelligence, dont « la nature est de saisir et de considérer le constant, le fixe, le défini, et de fuir le mobile, l’instable, le divers ». Il faudrait également cultiver le mystère qui entoure la personnalité. Tout le contraire de ce que nous faisons actuellement. Nous nous exhibons sur les réseaux sociaux, nous valorisons nos faiblesses, nous prônons l’égalitarisme, nous misons sur l’éphémère, alors que la durée seule apporte la force et la sérénité. « La dictature de la transparence », pour reprendre l’expression de Gaymard, voilà l’ennemi. N’a-t-on pas tendance à mépriser ce que l’on connaît trop bien ? Que pense de Gaulle dans la nuit noire de Goya ? Personne, au fond, ne le sait. Quand les premiers fidèles de la France libre se mettent au garde-à-vous devant la haute silhouette du Général, à Douala, le lieutenant Muracciole comprend que « de Gaulle pleure comme nous ».

Le refus du renoncement

Quand « le temps est hors de ses gonds », de Gaulle est prêt. À trente-sept ans, il avait indiqué la voie à suivre. On l’imagine tendre le bras et dire : « C’est par là. » Il ne tremble pas. Sa volonté est inextinguible. Il croit en son destin, car c’est celui de la France. Il dit non à Pétain, au défaitisme, à la collaboration et à son diabolique engrenage, au déshonneur. Les hommes qui disent oui sont des esclaves.

Je chemine vers la rivière. Le soleil décline lentement derrière la cime des sapins sombres. Il a encore fait très chaud, le soleil dément ressemblait à celui d’Afrique.

Charles de Gaulle, Le fil de l’épée, préface d’Hervé Gaymard, collection tempus des Éditions Perrin, 160 pages.

Pascal Louvrier , Causeur

– A la tête de l’Etat français : « Technique de l’Autruche ou cynisme  » ?

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#webtube : Quoiqu’il arrive, « c’est les Français qui paieront l’addition salée » ! Lorsque BV se demandait cette semaine si les ministres de l’UE avaient pris la mesure du phénomène de Ceuta, Laurialoic hésitait et se demandait s’il s’agit là de « technique de l’Autruche ou de cynisme ». Peut-être un peu des deux, en tout cas, en France, le gouvernement semble souvent friand de ce mélange.

« La vraie urgence est de changer de gouvernement »

C’est en tout cas comme cela que l’État semble choisir ses urgences…  Pour Oiseau de passage, c’est parce qu’« il y a tellement d’urgences que le gouvernement ne sait pas par où commencer ». Mais Tarelcire veut le « détromper » puisque, selon lui, « il le sait : par vous et moi et l’ensemble des Français qui ne partagent pas leurs idéologie ». Leturlupin en a une analyse encore plus tranchée, et derrière ces fumeuses urgences, « on veut effacer l’esprit français, même si un esprit populaire remontant à plusieurs générations, et quelquefois pas très spirituel », parce que, complète notre commentateur, autrefois « la France était une France paysanne et ouvrière et pas peuplée de bourgeois du 6ème arrondissement de Paris se prosternant devant Sartre ». Or, ajoute-t-il, « on dépend toujours un peu de son histoire, c’est ça une nation ». De toute façon, conclut Saint-guiral, non sans un certain cynisme lui aussi, « la vraie urgence est de changer de gouvernement ».

À ce sujet — [POINT DE VUE] Ceuta : les ministres de l’UE ont-ils pris la mesure du phénomène ?

« La France et les Français, aucune importance »

Et nombreux sont ceux qui se verraient bien prendre la place bientôt vacante… Gabriel Attal tente même pour ce faire de virer à droite toute dans le JDD ! Il ne faut pas s’en étonner selon L’arche, puisque « c’est un personnage totalement versatile. Ni lui-même, ni nous n’arrivons à le situer. Il demande à chaque citoyen « demandez-moi la lune, vous l’aurez ». C’est son seul programme ». Faut-il donc penser que les idées de droite sont porteuses ? Pourtant, sur France Inter, deux prétendues expertes tentent toujours de décrédibiliser le RN, à tel point que pour Aldo Macrone, « l’impartialité sur Radio France, relève sensiblement du stalinisme médiatique ». C’est vrai qu’en les écoutant, comme 67Garde, « on est en droit de demander à quoi a servi la commission parlementaire sur l’audio-visuel public ».  À gauche, le PS tente d’organiser sa primaire : il faudra payer 15 euros pour y participer. L’arche ironisent : « ils réhabilitent le suffrage censitaire, ils anticipent » ! Jean-Pierre Mathieu, quant à lui, se moque franchement et leur conseille plutôt, « pour remplir les caisses, de faire payer les candidats, ils sont si nombreux ! » Tango-echo n’a pas envie de rire et considère que « les socialos sont à Mélenchon, ce que les LR sont aux macronistes : des opportunistes, « on sait jamais… sur un malentendu ». » Selon notre commentateur, peu leur importe « la France et les Français, aucune importance, le truc c’est de choper une place dans les fauteuils musicaux de la bonne république arrosée des deniers de Nicolas ».

« Tout ce qui contredit Macron est une ingérence étrangère »

Il faut bien avouer qu’effectivement, sur un malentendu, cela pourrait passer tant la macronie semble décidée à s’enliser. Voilà que pour dévier le débat sur l’immigration provoqué par Ceuta, l’exécutif préfère parler d’ « ingérences étrangères » en matière d’informations. Autrement dit, comme l’analyseFrançois47, « pour faire simple, il suffit de dire que toute proposition ou toute critique qui ne va pas dans le sens de ce que Macron a décidé pour la France, est une « ingérence étrangère »… Vous ne voulez pas qu’on dépense plus de 7 millions pour changeres vitraux de Notre-Dame : Ingérence étrangère… Vous dénoncez le non renouvellement de la flotte de Canadair pourtant promis en 2022 : Ingérence étrangère… Vous râlez parce qu’on rembourse de moins en moins de médicaments alors que vous avez cotisé sur vos salaires pour ça, quand les migrants qui, eux, n’ont jamais rien cotisé sont pris en charge totalement : Ingérence étrangère… Tout ce qui contredit Macron est une ingérence étrangère ». C’est sûr que vu comme ça, la macronie devient l’incarnation de la souveraineté nationale !

On serait presque tenté de croire alors, que les vacances d’Emmanuel Macron pourraient effectivement être gâchées par l’alourdissement de la charge de la dette… Mais Roger n’en croit rien, « ce sont les vacances des Français qui sont gâchées par cette information. M. Macron est bien tranquille dans le fort de Brégançon, à l’abri des hurlements des paysans qui se dévouent pour éteindre les feux, sans aide de l’État qui les livre aux marchés internationaux, des pompiers qui n’en peuvent plus et des coups de couteau d’islamistes en goguette » ! D’ailleurs, remarquait Aby, « aujourd’hui, on nous parle de la dette qui n’est pas un scoop et qui n’empêche pas le gouvernement de partir en vacances et hier on nous parlait des futurs dépenses de Madame Braun Pivet qui ne sont absolument pas nécessaires », alors, à la fin, quoiqu’il arrive, « c’est les Français qui paieront l’addition salée » !

Boulevard Voltaire

– Six jours sur un brancard dans les couloires d’un hôpital à 85 ans…

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#webtube : Nino-Anne Dupieux, 85 ans, ancienne élue d’Orléans, dialysée depuis six ans, arrive aux urgences du CHU d’Orléans le 18 juillet 2026 pour une hémorragie digestive violente. Six jours et cinq nuits plus tard, elle est toujours là. Pas dans une chambre. Sur un brancard. Dans un box sans fenêtre ou le long d’un couloir où les civières s’alignent

« à touche-touche ». Soins sans anesthésie possible faute de personnel disponible, nuits sans sommeil, dos brisé, fatigue extrême. Elle finit par signer une décharge contre l’avis médical et rentre chez elle. Parce qu’en 2026, en France, un lit d’hôpital pour une vieille dame devient un luxe que l’État n’est plus capable de garantir.

Le CHU reconnaît des tensions exceptionnellement longues sur les capacités d’hospitalisation en aval des urgences et promet d’ouvrir des lits… à l’automne. Autrement dit : trop tard pour elle, et pour tous ceux qui ont eu le malheur de tomber malades en juillet.

Ce n’est pas un accident. C’est le produit d’une politique délibérée.

Depuis plus de vingt ans, les gouvernements successifs, et particulièrement ceux d’Emmanuel Macron, ont poursuivi une réduction massive des lits d’hospitalisation complète.

Entre 2013 et 2024, la France a perdu plus de 45 000 lits.

En 2023, près de 5 000.

En 2024, encore plus de 2 000.

On parle de virage ambulatoire, de modernisation, de  réorganisation... Sur le terrain, cela se traduit par des urgences transformées en salles d’attente permanente, des patients âgés qui pourrissent sur des brancards, des soignants épuisés qui n’ont plus que leur humanité à offrir faute de moyens.

La promesse solennelle de Macron en 2023 de désengorger tous les services d’urgence d’ici fin 2024 est restée lettre morte. Les brancards, eux, n’ont jamais été aussi nombreux.

Pendant ce temps, on a volontairement tarifié l’accès aux études de médecine. Le numerus clausus a longtemps fabriqué la pénurie. Sa suppression en 2019-2020 et le passage au « numerus apertus » n’ont pas réglé le fond du problème : une sélection ultra-compétitive qui continue d’éliminer des jeunes Français brillants et motivés dès la première année. Des milliers d’entre eux partent chaque année en Roumanie, en Espagne, en Belgique ou au Portugal pour se former. Ils reviennent ensuite exercer en France grâce à la reconnaissance européenne des diplômes. Résultat : on forme insuffisamment chez nous, on laisse partir les nôtres, puis on recrute à l’étranger pour combler les trous, parfois avec des niveaux de formation très variables. On refuse de former assez de médecins français pour ensuite s’étonner que les déserts médicaux s’étendent et que les hôpitaux manquent de bras.

Cette double politique – fermeture de lits et rationnement de la formation – n’est pas une maladresse. C’est un choix. Un choix de gestion budgétaire à courte vue, de priorités données aux ratios comptables plutôt qu’à la capacité réelle de soigner, de soumission aux logiques de « maîtrise des dépenses » qui finissent toujours par frapper les plus fragiles. Les déficits hospitaliers explosent (plus de 2 milliards d’euros pour les hôpitaux publics), les soignants partent, les lits ferment, les patients attendent. Et l’on s’étonne ensuite que des octogénaires passent une semaine sur un brancard.

Il n’y a sans doute pas de complot secret pour « faire crever les Français », comme le disent certains patriotes amers et désabusés, il y a quelque chose de plus froid et de plus cynique : l’indifférence organisée. On a accepté que l’hôpital public devienne un service minimum permanent. On a accepté que la dignité des malades âgés devienne une variable d’ajustement. On a accepté que des jeunes motivés soient rejetés du système de formation pendant que l’on importe de la main-d’œuvre pour colmater les brèches. Et pendant ce temps, on parle de « souveraineté sanitaire » et de « refondation ».

Voir ce qu’écrivait Antislam il y a 3 ans :

 Concours première année de médecine : toujours plus de wokisme et de discrimination positive

Nino-Anne Dupieux a eu le courage de parler. Elle a même salué les soignants – « des anges en enfer ». Ces anges n’ont pas besoin de médailles. Ils ont besoin de lits, de personnel, et d’une politique qui arrête enfin de traiter l’hôpital public comme une ligne de dépenses à réduire. Tant que cela ne changera pas, les brancards continueront de servir de lits, et les vieux continueront de mourir un peu plus seuls, un peu plus humiliés, dans les couloirs de la République.

Six jours. Cinq nuits. 85 ans.
Ce n’est plus une anecdote. C’est un bilan. C’est une sonnette d’alarme…

Christine Tasin, dans Riposte Laïque

– L’axe Pakistan-Turquie-Arabie, un coup bas de Riyad contre Israël

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#webtube : Une menace qui s’ajoute à celle de l’arc chiite iranien, qui rêve d’effacer Israël de la carte. Ben Salman joue avec le feu et complique encore le jeu au Moyen-Orient.

Qui peut croire que le monde sunnite normalisera ses relations avec Israël si celui-ci accepte de façon irréversible la création d’un Etat palestinien à ses côtés ?

Le prince héritier d’Arabie Mohammed ben Salman, qu’on dit modéré, n’a rien trouvé de mieux que de signer un accord de défense avec deux puissances hostiles à Israël, la Turquie et le Pakistan. Le but ?

– Opposer un arc sunnite à l’arc chiite iranien qui veut le contrôle du Moyen-Orient

– Pallier les défaillances des Etats-Unis, incapables d’assurer la protection des monarchies du Golfe contre les missiles de Téhéran.

Mais dans les faits, c’est une menace pour Israël pour deux raisons :

– Les nouveaux alliés de Riyad sont deux pays hostiles à Jérusalem.

– Ben Salman entend faire pression sur l’Etat hébreu pour débloquer le projet d’un Etat palestinien souverain, solution inacceptable à ce jour pour les Israéliens.

La Turquie : Si Ankara a depuis longtemps reconnu Israël, Erdogan, éternel virtuose du double jeu tous azimuts, entend devenir le leader de la cause palestinienne. Il a rompu les relations commerciales entre les deux pays.

Le Pakistan : Islamabad n’a jamais reconnu Israël. C’est une puissance nucléaire asiatique qui a toujours défendu la cause palestinienne par solidarité avec le monde musulman sunnite.

Le ministre pakistanais de la Défense a affirmé qu’Israël  est le mal absolu, une entité illégitime, qui représente un danger imminent et direct pour la stabilité de l’ensemble des pays du Moyen-Orient et qui réclame une réponse militaire collective. Pour la stabilité du MO, le prince saoudien aurait pu trouver mieux !

L’Arabie : Ce que vise le prince, c’est conserver le leadership du monde sunnite, en tant que gardien des Lieux saints de l’islam, Médine et La Mecque, tout en pesant de tout son poids pour une solution à deux Etats. Il n’y aura donc pas de normalisation entre Riyad et Jérusalem aussi longtemps qu’Israël s’y opposera.

Un Etat palestinien en Cisjordanie, ce serait un nouveau Gaza puissance 10

De même que Gaza, libérée par Ariel Sharon en 2005, est tombée sous la coupe du Hamas dès 2007, mouvement terroriste soutenu par Téhéran, un Etat palestinien finirait par tomber sous la coupe des mouvements extrémistes les plus violents.

28 pays musulmans ne reconnaissent toujours pas Israël, sans parler des milices islamistes. Ce sont obligatoirement les factions les plus violentes qui prendraient le pouvoir.

Israël ne bénéficierait plus d’aucune profondeur stratégique, livrant sa population à des attaques de roquettes et de drones incessantes. La frontière impossible à sécuriser ouvrirait la porte à d’autres massacres de type octobre 2023.

La démilitarisation promise par les pro-Palestiniens est un leurre.

Prétendre qu’Israël serait protégé par la démilitarisation de l’Etat palestinien frontalier est une escroquerie intellectuelle absolue, une arnaque.

Quand Sharon a libéré Gaza en 2005, qui a empêché le Hamas d’en chasser le Fatah et de faire de ce territoire un poste avancé de l’Iran pour frapper Israël ? Qui a empêché le Hamas de creuser 500 kilomètres de tunnels et d’y entasser les stocks armes iraniens ?

Quand Téhéran a décidé en 1982 de créer le Hezbollah au Liban, pour lutter contre Israël, qui a empêché ce mouvement chiite de devenir un Etat dans l’Etat ? Qui l’a empêché de supplanter l’armée régulière libanaise et de bénéficier du soutien financier et militaire de Téhéran pour frapper Israël ?

Il faut être bien naïf pour croire à la fable d’un Etat palestinien démilitarisé.

Depuis 1982, le Hezbollah a tiré 50 000 roquettes et missiles sur Israël.

Depuis 2007, le Hamas a tiré 50 000 roquettes et obus de mortier.

Ces deux entités terroristes et bien d’autres seraient comme des poissons dans l’eau au cœur d’un Etat palestinien « souverain ». Ce pays serait en fait contrôlé par les ennemis d’Israël en priorité et certainement pas par les faiseurs de paix occidentaux. Ce serait le terrain de jeu de tous les mouvements islamistes du MO.

Ne prenons pas les généraux israéliens pour des crétins et écoutons-les.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– Ce qu’on vous cache : journée du 10 août 2026

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#webtube : Marcinelle (Bel) : alors que le président du sénat italien prononce un discours en hommage aux victimes de la catastrophe du Bois du Cazier (accident minier ayant tué 136 Italiens), les syndicalistes belges lui tournent le dos par « antifascisme » – Ceuta : plusieurs jeunes filles marocaines de moins de 14 ans ont été violées depuis l’invasion – Paris XIXe : un livreur malien se fait frapper et voler son vélo par un Algérien multirécidiviste en situation irrégulière – Ceuta : un migrant marocain qui avait déjà été expulsé antérieurement par le tribunal de Valence, et qui était à nouveau entré clandestinement le 30 juillet dernier dans l’enclave espagnole, s’introduit dans une maison et se glisse dans le lit d’une femme endormie – Maroc : selon un document la Banque mondiale datant de juillet 2026, le taux de participation des femmes au marché du travail est de seulement 17,5%, le Maroc figure parmi les pays où ce taux est le plus faible, se plaçant 186ᵉ sur 195 pays – Montpellier (34) : Pistolet, couteaux, machettes, drogue… barbiers, épiceries de nuit, commerces à emporter : le centre-ville se dégrade

Les événements du jour à voir sur : https://webtube.fr/index.php/ce-quon-vous-cache/

Marcinelle (Bel) : alors que le président du sénat italien prononce un discours en hommage aux victimes de la catastrophe du Bois du Cazier (accident minier ayant tué 136 Italiens), les syndicalistes belges lui tournent le dos par « antifascisme ».

Ceuta : plusieurs jeunes filles marocaines de moins de 14 ans ont été violées depuis l’invasion. D’autres tentatives d’agressions sexuelles ont pu être évitées grâce à l’intervention de riverains autochtones.

Paris XIXe : un livreur malien se fait frapper et voler son vélo par un Algérien multirécidiviste en situation irrégulière. L’avocate du livreur déclare que ce vélo lui permet de préparer la régularisation de sa situation administrative

Ceuta : un migrant marocain qui avait déjà été expulsé antérieurement par le tribunal de Valence, et qui était à nouveau entré clandestinement le 30 juillet dernier dans l’enclave espagnole, s’introduit dans une maison et se glisse dans le lit d’une femme endormie

Maroc : selon un document la Banque mondiale datant de juillet 2026, le taux de participation des femmes au marché du travail est de seulement 17,5%, le Maroc figure parmi les pays où ce taux est le plus faible, se plaçant 186ᵉ sur 195 pays

Montpellier (34) : Pistolet, couteaux, machettes, drogue… barbiers, épiceries de nuit, commerces à emporter : le centre-ville se dégrade, « c’est plus qu’un point de deal » selon le premier adjoint à la sécurité

Source : FDS