. Climat : entre fatalisme et culpabilité, qui a raison ?

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#webtube : Climat : entre fatalisme et culpabilité, qui a raison ?
Le réchauffement climatique divise toujours. Pour les uns, l’homme n’y est pour rien, la Terre a toujours évolué ainsi. Pour les autres, l’activité humaine accélère un dérèglement sans précédent depuis l’ère préindustrielle. Les premiers pointent les cycles historiques, les seconds, les records de canicules et les catastrophes en série. La France, elle, subit déjà les conséquences : incendies, surmortalité, infrastructures en crise. Alors, phénomène naturel… ou crime contre l’avenir ?
Autre sujet, Brexit, Frexit : Indépendance ou sécurité, quel choix pour la France ? Le Brexit a permis au Royaume-Uni de retrouver sa souveraineté mais au prix d’un bilan économique contrasté. Pour la France, un Frexit promettrait une libération des contraintes européennes, mais avec des risques importants : dette explosive, hausse du chômage et isolement diplomatique. Entre indépendance et stabilité, quel est le prix à payer ?

Source : Chaîne officielle TVL

. Ce que l’on met vraiment dans nos assiettes : épidémie de salmonelle et kebabs frelatés

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#webtube : Contexte L’Europe est censée disposer des normes de sécurité alimentaire les plus strictes au monde. Le consommateur attend, légitimement, que ce qu’il pose sur sa table soit de qualité et sans danger — et qu’il sache ce qu’il mange. Deux affaires récentes, l’une sur le continent, l’autre au Royaume-Uni, viennent pourtant rappeler que l’exigence de traçabilité n’est pas toujours respectée, avec pour résultat des consommateurs tantôt malades, tantôt trompés, parfois les deux.

  • Les sources

Une épidémie de salmonelle venue de nouilles instantanées

Selon un rapport d’Euronews, des nouilles instantanées aromatisées ont été identifiées comme la source probable d’une épidémie de salmonellose. Le bilan communiqué par les autorités sanitaires européennes est loin d’être anodin : au moins 106 personnes touchées dans quatorze pays, majoritairement des enfants et de jeunes adultes, et pas moins de 49 hospitalisations.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ont relié les cas à des produits d’une même marque, recensés en Autriche, au Royaume-Uni, en Tchéquie, au Danemark, en Estonie, en France, en Allemagne, en Hongrie, en Lettonie, en Lituanie, aux Pays-Bas, en Norvège, en Pologne et en Suède. Les souches bactériennes en cause pointaient vers un producteur ukrainien. La marque Reeva, propriété de la société vietnamienne Uniben, a fini par reconnaître la « détection alléguée » de Salmonella Stanley dans un lot de nouilles distribué sur le marché balte et fabriqué par Euro Food Service, un industriel ukrainien. Les lots concernés ont depuis été retirés, l’entreprise assurant avoir pris les mesures nécessaires.

  • Que s’est-il passé et pourquoi ?

Le maillon faible de la traçabilité

Reprenons le fil : une entreprise vietnamienne sous-traite sa production à l’Ukraine, pays en guerre et État non membre de l’Union. Pourquoi pas, dira-t-on. Sauf que ni le Vietnam ni l’Ukraine ne sont tenus de se plier aux standards exigeants imposés aux producteurs européens. Et ces produits finissent malgré tout dans les rayons des supermarchés locaux, où le consommateur, de bonne foi, présume que tout ce qui est mis en vente est propre à la consommation.

Cette faille en dit long sur une contradiction plus large. Dans le même temps, Bruxelles s’emploie à signer des accords comme le Mercosur, qui autorisent l’afflux de produits agricoles issus de pays où les normes environnementales et sanitaires diffèrent de celles de l’Union — au risque de fragiliser des milliers d’exploitations européennes. Le tout sur fond de ce que les agriculteurs dénoncent comme un étouffement de la Politique agricole commune, entre coupes budgétaires et surcharge de règles environnementales. D’un côté, on asphyxie le producteur local sous les contraintes ; de l’autre, on ouvre grand la porte à des importations échappant à ces mêmes exigences.

Des kebabs « à l’agneau »… à la chèvre et au gras

Le second dossier, révélé par la BBC, nous mène outre-Manche. Kismet Kebabs, qui se présente comme l’un des plus gros fabricants de döner kebabs du Royaume-Uni, trompait ses clients depuis des années. Des tests ADN menés par les services de contrôle en 2020 et 2021 ont montré que des kebabs censés contenir « 70 % d’agneau » affichaient en réalité « moins de 10 % de mouton ». L’essentiel était en fait composé de peau, de graisse et de chèvre.

Une descente dans l’usine, en mai 2021, a levé le voile sur la recette : aucune livraison d’agneau n’y parvenait. Un enquêteur cité par la BBC décrit des palettes de chèvre, des chutes à forte teneur en graisse, des cartons de gras et de peau, des morceaux de mouton — le tout passé dans un gigantesque hachoir jusqu’à ressembler à de la pâte à modeler. L’entreprise a écopé le mois dernier d’une amende de 500 000 livres après avoir reconnu une fraude remontant à 2021.

  • Que faire ?

Deux affaires, un même constat : derrière les promesses d’un modèle sanitaire irréprochable, la réalité de ce que nous mettons dans nos assiettes mérite, plus que jamais, d’être regardée de près.

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. Allemagne : Friedrich Merz dévoile un plan de réformes en 34 points pour relancer l’économie

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#webtube : ContexteAprès sept heures de négociations, la coalition au pouvoir en Allemagne a présenté le 2 juillet un vaste ensemble de réformes en 34 points, censé relancer la première économie d’Europe. Fiscalité, retraites, arrêts maladie, bureaucratie : le chancelier Friedrich Merz entend faire adopter les principaux éléments de ce plan par le Parlement d’ici la fin de l’année. « Nous voulons remettre l’Allemagne sur les rails », a-t-il déclaré à Berlin.

Le paquet réunit les conservateurs de la CDU/CSU et les sociaux-démocrates du SPD, qui gouvernent ensemble. Son volet fiscal, le plus disputé entre les deux camps, prévoit environ 10 milliards d’euros d’allégements annuels, principalement au bénéfice des familles à revenus faibles et moyens — un gain estimé à quelque 600 euros par an pour un ménage moyen.

  • QUI EST CONCERNE ?

Un barème réaménagé pour les hauts revenus

Le compromis trouvé introduit une progressivité accrue en haut de l’échelle. Le seuil d’application du taux de 42 % serait relevé aux revenus supérieurs à 70 000 euros. Au-delà, un taux de 45 % s’appliquerait dès 250 000 euros de revenu annuel, et de 47 % à partir de 280 000 euros. La coalition évoque un « partage équitable de la charge » via une hausse modérée de l’imposition des plus aisés — une exigence portée par le SPD, quand la CDU/CSU avait initialement écarté toute augmentation. Les sources de presse divergent toutefois sur le détail de ce barème, certaines évoquant plus simplement un passage du taux supérieur de 45 à 47 %.

Arrêts maladie : la fin des déclarations sans médecin

Le durcissement des règles sur les congés maladie constitue l’une des mesures les plus commentées. Merz s’était plaint à plusieurs reprises d’un absentéisme jugé trop élevé, nuisible à la productivité. À l’avenir, les employeurs pourraient exiger un certificat médical dès le premier jour d’absence, contre le quatrième aujourd’hui, mettant fin à la possibilité de se déclarer malade quelques jours sans consulter, ou d’obtenir un arrêt par téléphone.

Le plan prévoit aussi d’élargir le recours aux contrats à durée déterminée, d’allonger les horaires d’ouverture dominicaux, d’interdire la nationalisation des sociétés de logement pour rassurer les investisseurs, et de réduire les effectifs des ministères de 8 % grâce à la numérisation. Plusieurs dispositifs administratifs seraient par ailleurs limités dans le temps par des clauses d’extinction.

Une retraite alignée sur l’espérance de vie

Le volet retraites prévoit un relèvement progressif de l’âge de départ — aujourd’hui compris entre 65 et 67 ans selon la durée de cotisation — en l’indexant sur l’espérance de vie, donc potentiellement au-delà de 67 ans. La coalition entend suivre les recommandations d’un groupe d’experts mandaté pour stabiliser un système à bout de souffle, avec l’objectif d’éviter à la fois une baisse des pensions et une forte hausse durable des cotisations. La ministre du Travail Bärbel Bas (SPD) a salué un « chef-d’œuvre ».

Un plan salué par le patronat, contesté par l’AfD

L’accueil a été largement favorable du côté patronal et bancaire. Le président de l’Association des employeurs y a vu un « changement de cap attendu depuis longtemps », tandis que plusieurs analystes, chez ING comme à la Deutsche Bank, ont salué l’un des plans de réformes les plus substantiels depuis des décennies. Le principal syndicat, IG Metall, s’est réjoui des allégements fiscaux tout en dénonçant l’extension des contrats précaires, qualifiée d’« attaque contre les droits des travailleurs ».

  • QUE RISQUE-T-IL DE SE PASSER ?

Ce calendrier n’est pas neutre : des élections régionales se tiennent en septembre en Saxe-Anhalt, à Berlin et en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, où l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) figure en tête des sondages dans plusieurs Länder — et au niveau national depuis des mois. Sa coprésidente Alice Weidel a tourné le plan en dérision, y voyant une « redistribution encore plus à gauche » et des « compromis minimaux qui ne méritent pas d’être appelés des réformes ». Le contexte économique reste lourd : après deux années de récession et une stagnation en 2025, l’Allemagne compose avec la perte du gaz russe bon marché, les difficultés de son industrie automobile et la concurrence chinoise, sur fond de prévisions de croissance revues à la baisse.

 breizh-info.com

. Quel que soit le verdict, un RN gagnant

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#webtube : Marine Le Pen finalement éligible, ou Jordan Bardella candidat-successeur : deux scénarios dont le RN pourra tirer profit. « Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place ». A Liévin (62) sur ses terres de corons, Marine Le Pen donne le ton. Ce 4 juillet, en reprenant ces paroles du Chant des partisans devant les militants du RN, la députée du Pas-de-Calais se présente résolument combative à trois jours du verdict qui pourrait guillotiner son parcours politique. « Voilà un petit message à destination de ceux qui pensent qu’il suffit de nous mettre des obstacles devant nous pour nous décourager » précise-t-elle lors d’un banquet qui avait comme but premier d’afficher l’unité entre les deux têtes du mouvement.

Les embrassades chaleureuses avec Jordan Bardella peuvent apparaître comme une passation de flambeau avant l’heure. « Jordan et moi nous travaillons ensemble, nous avons une amitié l’un pour l’autre » affirme la chef de file des députés RN qui prévient ses adversaires :  « Nous ne nous découragerons jamais, nous lutterons toujours, nous irons jusqu’à la victoire ».

  • Contexte :

Ce mardi 7 juillet, l’ancienne présidente du Rassemblement national connaîtra son sort. Tout est prêt. Avec ses avocats et ses conseillers, tous les scénarios ont été passés au crible, de telle sorte qu’à la prononciation du verdict, Marine Le Pen saura si elle est en mesure de se présenter. Le 20h de TF1 a été réservé. Les Français découvriront, le soir même, s’ils pourront glisser une neuvième fois le bulletin Le Pen dans l’urne d’un scrutin présidentiel. Un jour tant attendu qui sonne déjà comme une délivrance au RN. Depuis un an, impossible de structurer véritablement une campagne et un programme tant que la tête de file n’est pas connue.

  • Analyse :

Le « Phénix » peut-il renaître ?

« Si je ne peux pas être candidate, je serai une militante » lance à Liévin celle qu’on surnomme en interne « la patronne ».   Au RN, à l’image de cette dernière,  l’esprit est combatif. « Je ne suis pas madame Irma » soupire toutefois un député RN à BV, témoignant de l’incertitude totale qui règne. « Moi je crois toujours que Marine Le Pen pourra être candidate, affirme auprès de BV, Caroline Parmentier, amie proche de celle qui prit la présidence du RN en 2011, les Le Pen ont toujours eu la baraka.»

« Colère, stress et espoir ». L’eurodéputé Gilles Pennelle dépeint auprès de BV le sentiment qui règne au sein du parti à la flamme. « Colère parce que c’est les juges qui décident maintenant qui est candidat, c’est un grand pas vers le totalitarisme ; stress car c’est une situation incroyable qu’on n’a jamais vue dans l’histoire politique française, cette décision conditionne toute la campagne électorale à venir ». Mais… face je gagne, pile tu perds. Au Rassemblement national, cette tension trouvera deux issues qui pourront lui être favorables. Si Marine Le Pen est, contre toute attente, en mesure de se présenter, alors la fille de Jean-Marie Le Pen renaîtra tel le « Phénix » comme l’a indiqué le député de Marseille Franck Allisio sur Europe 1 ; « elle sera invincible », lance Caroline Parmentier.

  • QUE RISQUE-T-IL DE SE PASSER ?

« Nous vivons un moment historique »

Dans la seconde hypothèse où elle devrait être empêchée de concourir, le RN pourrait capitaliser sur deux phénomènes : la grande frustration qui animera militants et sympathisants qui auront à cœur de venger dans les urnes celle qui porte le combat national dans le cœur de millions de Français depuis 15 ans. « On priverait les Français de leur candidat » explique Caroline Parmentier qui croit que le « sentiment cruel d’injustice » sera un moteur puissant dans la campagne.

Ensuite « l’espoir » qu’incarne le président du RN, qui est prêt à remplir sa mission au pied levé. « Même si Marine Le Pen était dans l’incapacité de se présenter, nous avons un excellent candidat qui s’appelle Jordan Bardella » rappelle Gilles Pennelle. Une situation d’autant plus gagnante que « Marine Le Pen fera campagne avec lui », s’enthousiasme Caroline Parmentier.

« Nous vivons un moment historique », commente un parlementaire RN contacté par BV. En cette veille de verdict fatidique, les nerfs sont éprouvés. « C’est dure, que cette journée est longue », glisse l’élu.

Yves-Marie Sévillia, dans BV

. Brevet : la farce continue !

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#webtube : Jusqu’où descendre pour que les élèves puissent faire les exercices ? Je pense que la question essentielle que se posent maintenant les concepteurs des épreuves du brevet est : jusqu’où descendre pour que les élèves puissent faire les exercices ? Cette année, les épreuves étaient d’un bon niveau de CM1. Enfin, d’un vrai CM1, pas le CM1 de la maîtresse écolo-midinetto-influenceuse qui développe des trésors d’imagination niaise pour enseigner trois notions simples.

Tant de difficultés !

En français, le texte était, comme de coutume depuis dix ans, consacré à la guerre. Blaise Cendrars est un grand écrivain ; le texte était beau. Sur ce texte, on leur a posé des questions d’une difficulté effarante. « Quel sentiment ou quelle émotion (on a visiblement renoncé à distinguer entre les deux…) éprouve le narrateur dans [la] première partie du texte ? » On regarde le texte : « J’aurais crié de frayeur » (l.5). Dur ! Question suivante. On isole un passage du texte : « Mais si…J’entends comme un bruit d’herbe froissée… On s’approche en rampant… » Question terrible : « Recopiez les verbes conjugués. Indiquez le mode et le temps de ces verbes. » On leur demande donc d’identifier du présent de l’indicatif, le premier temps que l’on apprend en classe de CP. Question suivante ? Décomposer le mot (tout le sujet utilise le terme « mot » sans jamais être plus précis, de peur que les élèves ne connaissent plus le sens des termes « adjectif », « nom »…) « invisible », en expliquer le sens et donner un mot de la même famille. Seigneur ! Comment ose-t-on confronter nos enfants à de telles difficultés ?

Il suffit de recopier le titre…

Épuisés par l’épreuve de français, les candidats ont eu un week-end (une dominique ?) pour se reposer. Puis ils ont vaillamment abordé l’épreuve d’histoire-géographie. Le premier document était une publicité mettant en scène un randonneur avec un slogan percutant : « Pour tous les joggeurs du métro, option fitness « escalators », venez aussi user vos baskets dans le Morvan ! » Le titre du document était : « Une campagne publicitaire du Morvan (région Bourgogne-Franche-Comté) dans le métro parisien en mars 2019 ». La première question posée aux candidats : « Nommez l’espace de faible densité présenté dans ce document et la région à laquelle il appartient. Une réponse courte est attendue. » Nous sommes bien d’accord, il suffit de recopier le titre ! Juste de le recopier, car on leur demande une « réponse courte » et le sujet nous rappelle, quelques lignes au-dessus, de quoi il s’agit : « On entend par « réponse courte » : un mot, une expression ou une citation de texte. » Voilà, voilà, faire une phrase n’est même plus nécessaire, citer quelques mots suffit. Je suppose que les correcteurs perdaient un temps fou à essayer de déchiffrer des phrases mal construites. Ils ont dû se dire que des réponses constituées de deux ou trois mots feraient tout aussi bien l’affaire et seraient bien plus rapides à corriger. La frise chronologique ? On leur demande ça : « À l’intérieur de la frise, coloriez la période de la Première Guerre mondiale en précisant les dates de début et de fin. »

L’épreuve de mathématiques sauvera-t-elle l’honneur ? En partie. Disons que le sujet en est moins honteux que les autres, même s’il ne présente absolument aucune difficulté. On prend quand même les élèves pour des buses : « Parmi les propositions suivantes, laquelle est le périmètre de la figure ci-contre ? » La figure est un rectangle de 10 mm sur 5 mm, et on leur propose quatre réponses : 30 mm, 50 mm, 30 mm2, 50 mm2. Ah, les coquins qui tendent un piège aux élèves pour vérifier qu’ils savent bien distinguer un périmètre d’une aire ! C’était le programme de CE2 !

À ce sujet — [TÉMOIGNAGE] Dépénalisation du brevet

40 % de réussite aux épreuves écrites

Exercice témoin donné par l’État pour le programme de CE1 : « Dans mes deux coffres, j’ai 227 billes. J’en ai 113 dans mon coffre vert. Combien en ai-je dans mon coffre rouge ? »

Exercice du brevet 2026 : « L’Australie a obtenu au total 63 médailles : 17 d’argent et 28 de bronze. Calculer le nombre de médailles d’or obtenues par l’Australie. »

Malgré la facilité scandaleuse des sujets et les consignes de bienveillance et de cécité sélective que reçoivent les correcteurs, seuls 40 % des élèves obtiennent, chaque année, la moyenne aux épreuves écrites. Mazette !

Notre directeur s’est réjoui hier : quatre de nos élèves ne se sont même pas présentés aux épreuves. Ouf ! Ils ne seront pas dans les statistiques. Pour la direction, ce sont surtout ces statistiques qui comptent, car d’elles dépendent nos crédits, nos heures, nos moyens de fonctionnement. C’est ça, le choc des savoirs !

Virginie Fontcalel, dans BV

. Bally Bagayoko dévoile l’ambition de LFI : « régulariser tous les sans-papiers »

Articles : Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026
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#webtube : Au nom d’une prétendue « fraternité », Bally Bagayoko plaide pour un accueil illimité des clandestins en France. Une ambition parfaitement assumée. Au cours d’un entretien accordé à Darius Rochebin et diffusé ce dimanche sur LCI, Bally Bagayoko, le sulfureux maire de Saint-Denis, n’a pas fait mystère de son idéologie immigrationniste. Hors de question pour lui de renvoyer les clandestins qui zonent dans nos rues. « Nous considérons que la France doit être sur le chemin de la promesse : l’égalité, la liberté, la fraternité. Et donc, c’est cette main de la fraternité que nous devons tendre en toutes circonstances », a déclaré l’élu, au sujet de ceux qui prennent « le chemin de l’aventure ». Ne faudrait-il pas plutôt expulser ces étrangers présents illégalement sur notre sol ? « Notre question à nous, est de pouvoir les accueillir dans de bonnes conditions, le plus possible, pour celles et ceux qui souhaitent s’établir durablement. La France doit être un pays de fraternité et donc, accueillir, a encore ajouté M. Bagayoko. Nous sommes clairs : toutes les populations qui sont sur le territoire français doivent être accompagnées ». Et l’élu LFI de marteler : « La régularisation de tous les sans-papiers, c’est l’ambition que nous incarnons, parce que c’est principalement la promesse de la France ».

Durant l’entretien, Darius Rochebin a fait valoir à son invité que toutes les gauches ne partageaient pas sa position, à commencer par les sociaux-démocrates danois qui n’ont pas hésité à mettre en place des centres de départ en dehors de l’Europe afin de mieux expulser les clandestins. « J’observe l’Espagne qui a fait un choix extrêmement important », a alors objecté Bally Bagayoko, prenant ses distances avec l’approche danoise. Il faisait là référence au plan lancé au printemps dernier par le gouvernement du socialiste Pedro Sánchez. Présenté d’abord pour 500.000 clandestins, ce plan devrait donner lieu au final à la régularisation de plus d’un million d’illégaux ! Autant d’individus qui seront dès lors autorisés à se déplacer dans les pays voisins…

Le retournement des valeurs françaises… contre la France

A plusieurs reprises, Bally Bagayoko a défendu la régularisation de l’ensemble des clandestins – rebaptisés « sans-papiers » afin de mieux nous attendrir – au nom de « la promesse de la France ». Mais à quel moment notre pays a-t-il « promis » d’accueillir sur son territoire toute la misère du monde ? Jamais. De même, l’élu d’extrême gauche explique que « la fraternité » dont s’enorgueillit la France lui commande d’ouvrir ses frontières et de prendre en charge « en toutes circonstances » ceux qui veulent s’y installer. Il fait mine d’ignorer que le triptyque républicain « liberté, égalité, fraternité » vaut pour les citoyens français, et ne concerne nullement les habitants d’autres contrées. A tout prendre, la responsabilité « fraternelle » de l’État français vis-à-vis de ses administrés lui commanderait plutôt d’expulser au plus vite ces illégaux qui représentent bien souvent une menace pour notre sécurité.

À ce sujet — Bally Bagayoko : polémique sur ses origines

Mis en cause par Radio France pour ses liens avec une famille lourdement impliquée dans le trafic de drogue, Bally Bagayoko ne semble guère s’inquiéter du profil des clandestins qu’il souhaite régulariser, ni de l’impact qu’aurait une telle politique sur la société française en général. Les électeurs de gauche, eux-mêmes, souhaitent majoritairement une immigration « négative » et le renvoi des indésirables, mais le maire de Saint-Denis voit les choses autrement : l’accueil et la « fraternité » avant tout. L’entrée en France érigée en droit de l’Homme.

Une volonté affirmée de remplacer le peuple français

Ce n’est pas la première fois que le nouveau maire de Saint-Denis tient ces propos. En avril dernier, l’édile avait déjà appelé à la régularisation de tous les clandestins. « En France, c’est entre 600 000 et 800 000 étrangers, c’est à peu près 1 % de la population, c’est-à-dire quasi rien ! », avait-il alors prétendu.

Un « quasi rien » qui pourrait néanmoins avoir un effet « dynamisant sur un pays dont la démographie s’affaisse », comme l’a avancé Bally Bagayoko, face à Darius Rochebin. Cherchez l’erreur… Cette volonté de remplacer la population de souche, ces Français « tout blancs, tout moches », par du sang neuf venu d’Afrique est au cœur du projet migratoire de LFI. Elle est bien entendu défendue avec encore plus de force par un élu qui se présente comme « un homme noir »d’origine malienne, et qui prône la fraternité envers ses « semblables ».

Jean Kast, dans BV

. L’intelligence artificielle ou la mort subite du libre-arbitre

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#webtube : L’émergence récente de l’intelligence artificielle s’apparente à une petite révolution qui fait énormément parler. Guillaume d’Aram de Valada, chroniqueur régulier dans nos colonnes, livre à nos lecteurs sa réflexion sur l’IA. Rappelons que Polémia n’est pas opposée à l’IA. La preuve, nous avons même lancé notre propre IA, éloignée de tout politiquement correct : ia.polemia.com

Le progrès technique face au libre arbitre

Comme une accélération de l’histoire, nos vies semblent n’être devenues que des variables d’ajustement.

L’intelligence humaine n’ayant aucune limite, le monde moderne l’utilise au profit de sa course effrénée vers un paradis artificiel où l’homme n’aurait plus qu’à contempler sa propre mutation et sa transposition virtuelle.

Il ne s’agit pas de nier la capacité de l’intelligence humaine à produire des avancées technologiques de plus en plus impressionnantes, mais d’en observer les véritables bienfaits comme les redoutables méfaits. Tout est dans la destination des objectifs.

L’harmonie sociale, nécessaire à l’équilibre de toute société civilisée, ne s’acquiert véritablement qu’en se prémunissant de ce qui peut la détruire.

Ainsi, à l’aune de la loi dite « de l’aide à mourir », l’homme sera sommé d’indiquer sa propre date de péremption, comme pour un vulgaire pack de yaourts allégés en tête de gondole d’un supermarché !

C’est un peu, pour ne pas dire beaucoup, ce qui se déroule dans nos vies connectées, dépendantes, nuit et jour, des autoroutes numériques de nos téléphones portables et autres ordinateurs, sans que nous puissions en maîtriser les limites.

— Alors, qui décidera demain de notre date de péremption ?

— Notre propre intelligence ou l’intelligence artificielle ?

Autant de questions qui se posent à notre libre arbitre, pourtant si sublimé et mis en avant quotidiennement.

Le remplacement de l’homme par la machine

L’intelligence artificielle, nous dit-on, participera à la construction de notre bien-être de demain. Elle apportera, nous dit-on, toute la substitution nécessaire à ce que l’homme ne veut plus faire ou ne peut plus faire.

Faudra-t-il se résoudre à voir pratiquement tout être remplacé par cet « alien » numérique ?

Après avoir fini par entériner « le grand remplacement de population » par une immigration totalement hors de contrôle, certains esprits « éclairés » évoquent maintenant « le grand remplacement » des métiers par l’IA comme un moyen de substitution à une main-d’œuvre immigrée ayant vocation à se réduire.

Dans les années 1970, « Big Other » nous avait vendu la nécessité de remplacer une main-d’œuvre de souche déficiente et en régression. La solution politique fut d’ouvrir les vannes de l’immigration, extra-européenne principalement. La roue du productivisme à bas coût, au mépris des conséquences désastreuses pourtant prévisibles, autorisera l’arrivée de centaines de milliers d’immigrés par an, sans discontinuer depuis plus de quarante ans.

La nouvelle tendance serait maintenant d’ouvrir d’autres vannes de substitution, virtuelles et artificielles.

Alors, comme un « miracle technologique », la main-d’œuvre issue de l’immigration serait remplacée par des machines commandées par l’intelligence artificielle !

L’argument est d’une naïveté déconcertante, au mieux, ou d’un cynisme froid, au pire. Avec l’IA, le monde des vivants renonce à vivre par lui-même pour se mettre en pilotage automatique. Ainsi, l’homme du futur concocté par l’IA ne sera vraisemblablement pas un homme augmenté, mais plutôt une créature diminuée sous assistance électronique.

Si cet outil technologique impressionnant et redoutablement efficace devait devenir notre seul avenir indépassable, il y a fort à parier que nous serions bel et bien des prisonniers en liberté conditionnelle.

Les conditions de notre libération seraient dans les mains de ce monstre froid respirant exclusivement par la fibre numérique.

Récuser ou réfuter cette incroyable avancée technologique paraît bien évidemment stérile. On n’arrête pas l’intelligence humaine dans sa volonté d’aller toujours plus loin dans le transfert de son énergie vers la machine.

Bernanos, dans son esprit souvent prémonitoire, l’exprimait à sa façon dans son livre La France contre les robots :

« Un monde dominé par la Force est un monde abominable, mais le monde dominé par le Nombre est ignoble. La Civilisation des Machines est la civilisation de la quantité opposée à celle de la qualité. Les imbéciles y dominent donc par le nombre, ils y sont le nombre… La civilisation des machines est celle de la quantité opposée à celle de la qualité… Je prédis que la multiplication des machines développera d’une manière presque inimaginable l’esprit de cupidité. »

Ce grand Français ne croyait pas si bien dire quand il écrivait sa prémonition en 1944. Notre société post-soixante-huitarde, cultivant l’hédonisme comme un aboutissement de la liberté individuelle, arrive maintenant, à marche forcée, dans une sorte de cupidité virtuelle n’ayant plus besoin de l’assentiment de son géniteur ni de ses cobayes.

Dormez, dormez, bonnes gens, l’IA veille !

Transhumanisme, éducation et contrôle des consciences

Alerter sur les dangers de l’intelligence artificielle ne devrait pourtant pas être réduit à une volonté caricaturale rétrograde de refuser ou de nier le monde tel qu’il est avec ses progrès techniques. Il s’agit surtout de savoir où, quand et comment l’homme acceptera d’être constamment l’objet de sa transformation, y compris contre son gré.

La vitesse vertigineuse générée par l’intelligence artificielle nous laisse toujours derrière, avec plusieurs longueurs de retard, réduits au rôle de spectateurs passifs.

Ce n’est pas contestable.

Ce qui l’est, en revanche, ce sont les effets néfastes de toutes ces manipulations intellectuelles inoculables à l’infini.

Pour ne prendre que le domaine de la transmission des savoirs, l’IA s’est déjà introduite à l’université, dans les collèges et les lycées, avant d’investir les écoles.

Alors que le savoir élémentaire est en recul constant dans l’enseignement, de l’orthographe à l’enseignement de l’histoire, l’intelligence artificielle, sous couvert de progrès permettant la transmission du savoir à la vitesse du numérique, prétend remplacer l’éducation traditionnelle en la rangeant dans un rôle d’observateur, au mieux, de supplétive, au pire.

Tous les docteurs « Jekyll » et « Mister Hyde » nous assènent que le pouvoir du numérique et de l’artificiel est sans limite. Du haut de leurs chaires, ils avancent leur certitude comme devant s’imposer à tous, sous peine de se voir dépassés.

Et quand la « grande panne du numérique » surviendra, ce qui ne manquera pas d’arriver, comme des toxicomanes en manque de numérique, nous serons les orphelins de l’outil ayant emprisonné nos cerveaux dans un brouillard infini.

Les inconditionnels de l’intelligence artificielle sont clairement entrés dans une autre conception de l’humanité. Ils prédisent un avenir où les humains n’auront pas d’autre choix que de fusionner avec l’intelligence artificielle ! Leur messianisme exacerbé pousse même le raisonnement jusqu’au point où l’homme se débarrassera de « son enveloppe biologique pour une entité digitale immortelle » évoluant dans le « cyberespace ».

Le docteur Laurent Alexandre, fasciné par ce bouleversement technologique, dit lui-même que nous sommes devenus « une deuxième espèce intelligente » derrière la première : « l’intelligence artificielle ».

Comme un laborantin fasciné par ses éprouvettes, il n’hésite pas une seconde à affirmer : « La science donnera à l’homme le pouvoir d’un dieu ! »

Jacques Chardonne l’exprimait à sa façon en 1943 :

« Les hommes suivent leur pente. Le noble a été remplacé par le bourgeois, à qui succédera un homme sans nom, vague émanation du prolétaire et de l’agrégé. Nous serons gouvernés, ou plutôt supprimés, par des gens entichés de technique… »

Quelques questions :

— Où cette nouvelle révolution transhumaniste de l’intelligence artificielle s’arrêtera-t-elle ?

— Doit-on accepter tout son « catéchisme » comme inéluctable et irréfutable ?

— Ou doit-on tenter de la maîtriser au mieux en fixant des limites à ne jamais dépasser ?

Ces questions ne trouveront de véritables réponses durables que par une remise en question de ce « progressisme », né au XIXe siècle, toujours plus enclin à asservir qu’à soigner les maux d’un monde forcément imparfait.

Les nouveaux tenants du « monde parfait », réduisant toute transcendance à leur seul hédonisme messianique, nous mèneront-ils dans une galaxie dominée par des robots n’obéissant qu’à des robots ?

À l’instar du « panoptique », cher à Michel Foucault, le tricoteur des cerveaux, cette nouvelle technologie informatique permet de voir sans être vu !

Ainsi, des théories rousseauistes aux jouisseurs soixante-huitards, la mécanique intellectuelle est finalement toujours la même. Il s’agit de détourner le bonheur de l’homme de son principal objet : s’élever par l’effort ! Seule compte sa jouissance immédiate, et peu importe si elle n’est qu’hallucinatoire.

La société des « droits de l’homme et du citoyen » régit nos vies en légiférant de la conception à la mort sous couvert d’humanisme. L’intelligence artificielle consacre en quelque sorte ce transhumanisme effréné, concepteur d’un Eldorado où le libre arbitre finira par mourir subitement, sans fleurs ni couronnes, virtuellement, artificiellement.

La mort subite de « l’Homo Festivus » pourrait voir resurgir son remplaçant diamétralement opposé. Ce dernier, dans une réaction salvatrice et régénératrice, s’appliquerait à guider les évolutions techniques plutôt que de se laisser guider par elles.

Guillaume d’Aram de Valada, Polémia

. Suisse-UE : référendum, souveraineté, ce que les Bilatérales III risquent de changer

Articles : Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026
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#webtube : Le 2 mars 2026, à Bruxelles, le président de la Confédération Guy Parmelin a signé avec Ursula von der Leyen le paquet d’accords dit des « Bilatérales III ». Derrière la poignée de main protocolaire se joue l’évolution institutionnelle la plus lourde qu’ait connue la Suisse depuis le rejet de l’Espace économique européen en 1992. Depuis le printemps, tout s’est accéléré : transmission du paquet au Parlement, bataille juridique sur la nature du référendum, fronde inédite d’une partie des milieux économiques, votation du 14 juin sur l’immigration. Panorama d’un pays qui demeure le dernier d’Europe où le peuple peut encore dire non – et où tout est désormais mis en œuvre pour que ce non devienne trop coûteux pour être prononcé.

Une signature qui engage bien plus qu’un traité

Les drapeaux suisse et européen flottaient côte à côte devant le Berlaymont lorsque Guy Parmelin – conseiller fédéral UDC, ironie de la collégialité helvétique – a apposé sa signature au bas de dix-huit accords négociés entre Berne et Bruxelles de mars à décembre 2024. Le 13 mars 2026, le Conseil fédéral transmettait l’ensemble au Parlement : quelque 94 actes législatifs européens à reprendre, 36 lois fédérales à modifier, quatre crédits d’engagement, et la pérennisation de la contribution financière suisse à la « cohésion » européenne – ce « milliard » jadis présenté comme un geste ponctuel, transformé en rente perpétuelle versée à Bruxelles.

Le paquet se décompose en deux volets. Le premier, dit de « stabilisation », actualise cinq accords existants – libre circulation des personnes, transports terrestres et aériens, agriculture, reconnaissance mutuelle des normes techniques. Le second, dit de « développement », ajoute trois accords nouveaux : électricité, sécurité alimentaire, santé. Mais le véritable changement ne réside ni dans les chiffres ni dans les domaines couverts. Jusqu’à présent, la Suisse négociait ses relations avec l’Union européenne accord par accord, en conservant à chaque étape la maîtrise du rythme et du contenu. Les Bilatérales III instaurent autre chose : un cadre institutionnel permanent destiné à faire évoluer automatiquement le droit suisse au rythme du droit européen. C’est un changement de nature, non de degré.

L’anatomie d’un engrenage : la reprise « dynamique » du droit

Le cœur du dispositif porte un nom d’apparence technique : la reprise dynamique du droit. Dans les domaines liés au marché intérieur – libre circulation, transports, électricité, sécurité alimentaire –, la Suisse s’engage à reprendre les évolutions futures de la législation européenne. Berne insiste : chaque reprise suivra les procédures démocratiques suisses, référendum compris, et la Confédération conservera formellement le droit de refuser. C’est exact. Mais c’est précisément là que l’architecture révèle son ingéniosité.

Car en cas de refus, l’Union européenne pourra décider de « mesures de compensation », présentées comme « proportionnées » aux inconvénients subis. En cas de désaccord sur ces rétorsions, un tribunal arbitral tranchera ; et dès qu’une question d’interprétation du droit européen se posera – c’est-à-dire presque toujours, puisque les accords reprennent le droit européen –, ce tribunal devra saisir la Cour de justice de l’Union européenne, dont l’interprétation le liera. En clair : la juridiction suprême de l’une des deux parties devient l’arbitre ultime du différend. Aucun État souverain n’accepterait pareille clause dans un traité commercial ordinaire ; on demande à la Suisse de l’accepter comme cadre permanent de ses relations avec son principal voisin.

Le droit de dire non subsiste donc, mais il devient un droit payant. Chaque votation populaire future sur une reprise de droit européen se déroulera sous la menace chiffrée de représailles commerciales préalablement légitimées par traité. Les partisans du paquet invoquent, pour rassurer, le précédent de Schengen/Dublin, où la reprise dynamique existe déjà et où le peuple a voté à plusieurs reprises. L’argument se retourne aisément : il démontre que l’accoutumance institutionnelle fonctionne, et que ce qui était hier une exception sectorielle devient aujourd’hui la règle générale. Ce n’est pas l’adhésion à l’Union – c’est, du point de vue de Bruxelles, mieux que l’adhésion : les obligations du club sans siège à la table où s’écrivent ses règles.

Longtemps, la Suisse a incarné l’idéal de la neutralité : un État indépendant, prospère, capable de demeurer à l’écart des blocs. Cette image, solidement ancrée dans l’imaginaire collectif, nourrit encore aujourd’hui l’idée d’une singularité helvétique jalouse de sa souveraineté.

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La bataille du référendum : quand on choisit la règle du jeu en fonction du résultat

Un second front s’est ouvert au printemps, plus discret mais tout aussi décisif : celui de la procédure. Le Conseil fédéral propose de soumettre le paquet au référendum facultatif, c’est-à-dire à la seule majorité du peuple si 50 000 signatures sont réunies. La commission de politique extérieure du Conseil national avait ouvert la voie dès février 2025, estimant que les critères du référendum obligatoire n’étaient remplis pour aucun des accords, faute d’« adhésion à une communauté supranationale ». Fin mars, la Commission des institutions politiques du Conseil des États a organisé des auditions publiques d’experts sur la question.

Plusieurs juristes de premier plan y ont défendu la thèse inverse. Le professeur Andreas Glaser, de l’Université de Zurich, estime que l’arrêté fédéral revêt un caractère matériellement constitutionnel et devrait donc être soumis au référendum obligatoire, exigeant la double majorité du peuple et des cantons. Il relève en outre que les modifications de l’accord sur la libre circulation pourraient entraîner une hausse de l’immigration incompatible avec l’article 121a de la Constitution – cet article sur la gestion autonome de l’immigration, adopté par le peuple le 9 février 2014 et jamais réellement appliqué depuis, résumé saisissant du sort réservé aux votations qui déplaisent.

Le choix du référendum facultatif n’a rien d’un détail de procédure. Écarter la double majorité, c’est neutraliser le poids des cantons ruraux et alémaniques conservateurs, là où le scepticisme européen est le plus enraciné. Chacun se souvient que le 6 décembre 1992, l’Espace économique européen fut rejeté à la fois par le peuple et par une nette majorité des cantons. Lorsqu’un gouvernement ajuste la règle du jeu en fonction du résultat qu’il redoute, il avoue la fragilité de sa cause – et affaiblit par avance la légitimité du verdict qu’il espère obtenir. Le Parlement tranchera ; ce débat-là mériterait autant d’attention que le contenu des accords eux-mêmes.

Un front du refus qui déborde largement l’UDC

L’UDC a fait savoir de longue date qu’elle combattrait le paquet, et nul ne doute qu’un référendum sera lancé sitôt le vote parlementaire acquis. Mais la nouveauté de 2026 est ailleurs : la fronde n’est plus l’apanage du national-conservatisme. Elle s’étend désormais à une fraction du capitalisme entrepreneurial suisse, incarnée par le mouvement Kompass/Europa et son « initiative Boussole », lancés par des cofondateurs de Partners Group – l’un des géants mondiaux du capital-investissement –, dont Alfred Gantner et Urs Wietlisbach. Fin mai, leur congrès de Dübendorf, près de Zurich, a réuni environ 1 700 participants : économistes, juristes, entrepreneurs, et jusqu’à des élus PLR en rupture avec la ligne europhile de leur parti.

Cette dissidence patronale change la physionomie du débat. L’argument massue des partisans du paquet – l’économie exige les accords, 73 % des exportations suisses vers l’Union bénéficieraient de la reconnaissance mutuelle des normes techniques – perd son monopole sur la parole économique. Car la thèse inverse se défend, et elle est désormais portée par des hommes qui ont bâti des groupes mondiaux : la prospérité helvétique repose précisément sur la capacité du pays à légiférer autrement que l’Union européenne – marché du travail flexible, fiscalité compétitive, monnaie propre, densité normative contenue. S’aligner structurellement sur le droit d’un ensemble économiquement stagnant et réglementairement boulimique, c’est renoncer à l’avantage comparatif qui fait la différence suisse.

En face se dresse le bloc central habituel : Conseil fédéral, economiesuisse, syndicats et gauche gouvernementale. Ce dernier ralliement fut d’ailleurs laborieux : l’aile syndicale du Parti socialiste, emmenée par Pierre-Yves Maillard, a longtemps fait de la protection des salaires son point de rupture, avant que des « mesures d’accompagnement » renforcées, ficelées en février 2026, ne scellent un ralliement qui demeure précaire. La coalition du oui est large ; elle est aussi hétéroclite, et son ciment principal reste la peur du vide plutôt qu’une adhésion positive au projet.

Le 14 juin : une défaite en trompe-l’œil

C’est dans ce contexte qu’il faut lire la votation du 14 juin 2026. L’initiative de l’UDC « Pas de Suisse à 10 millions ! », qui entendait plafonner la population résidante à dix millions d’habitants d’ici 2050, quitte à dénoncer la libre circulation des personnes, a été rejetée par 54,8 % des votants. Le ministre de la Justice Beat Jans y a aussitôt vu un plébiscite de la « voie bilatérale » ; la classe médiatique a suivi. Pour Oskar Freysinger, c’est un tout autre résultat : « On a perdu une bataille, mais on n’a de loin pas perdu la guerre. »

Il faut dire que la lecture mérite d’être affinée : contre ce texte s’était constituée l’une des coalitions les plus écrasantes de l’histoire politique récente. Tous les partis gouvernementaux hormis l’UDC, le patronat, les syndicats, le Conseil fédéral, brandissant des études économiques selon lesquelles la fin des accords bilatéraux coûterait quelque 2 500 francs de revenu par habitant et par an. Malgré ce front unanime, plus de 45 % des votants ont dit oui – et les sondages donnaient encore, trois semaines avant le scrutin, partisans et opposants à égalité parfaite. Le clivage entre les centres urbains, massivement opposés, et les campagnes, largement favorables, s’est révélé béant. Une partie considérable des électeurs du PLR et du Centre a voté contre la consigne de ses propres états-majors. Voilà le socle sur lequel s’ouvrira la campagne des Bilatérales III : près d’un votant sur deux, mobilisé contre l’ensemble de l’établissement, sur une question – l’immigration – que le rejet de l’initiative ne fait pas disparaître, dans un pays qui vient de franchir le cap des neuf millions d’habitants.

Un détail du soir du 14 juin mérite enfin d’être retenu : Ursula von der Leyen a publiquement salué le rejet de l’initiative au nom de la Commission européenne, tandis que le président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec la Suisse y voyait un « nouvel élan » pour le paquet d’accords. Bruxelles ne juge même plus nécessaire de feindre la réserve dans les scrutins nationaux d’un État tiers. On imagine le tollé si Berne s’était permis de commenter, un soir d’élection, le choix des électeurs d’un pays membre.

Une souveraineté déjà entamée, de Washington à Bruxelles

Réduire l’affaire au seul face-à-face avec Bruxelles serait d’ailleurs incomplet. Depuis une vingtaine d’années, plusieurs piliers de l’indépendance helvétique ont cédé sous des pressions extérieures convergentes. Sous l’impulsion des États-Unis, le secret bancaire a été démantelé au début des années 2010 ; la législation américaine FATCA a transformé les établissements financiers suisses en auxiliaires du fisc américain ; le choix du F-35 comme futur avion de combat a placé la défense aérienne du pays sous dépendance technologique de Washington.

L’Union européenne procède par une voie plus feutrée, mais non moins efficace : la diffusion normative. Protection des données calquée sur le RGPD, reconnaissance mutuelle des normes techniques, alignements réglementaires successifs – depuis des années, la Suisse adapte sa législation pour préserver son accès au marché européen. Et lorsque la persuasion douce ne suffit pas, Bruxelles sait manier la coercition : le retrait de l’équivalence boursière en 2019, puis l’exclusion des chercheurs suisses du programme Horizon Europe après l’abandon de l’accord-cadre en 2021, furent des mesures de rétorsion assumées, destinées à ramener Berne à la table. La réassociation aux programmes européens, signée en novembre 2025 avec effet rétroactif, n’est intervenue qu’une fois les Bilatérales III paraphées. Le message est limpide : la coopération scientifique elle-même est un levier de pression politique. Les Bilatérales III ne créent pas ce rapport de force ; elles le constitutionnalisent, en transformant une pression de fait en obligation de droit.

Le miroir français

Pour un lecteur français, ce panorama a valeur de miroir. Ce que les Suisses s’apprêtent à trancher dans les urnes – le degré d’intégration de leur pays au système juridique européen –, les Français l’ont vu leur échapper : au non du 29 mai 2005 sur le traité constitutionnel répondit, trois ans plus tard, la ratification parlementaire du traité de Lisbonne, qui en reprenait l’essentiel du contenu. L’expérience française enseigne qu’un non populaire peut être contourné ; l’expérience suisse montre, elle, qu’un non populaire peut fonder trois décennies de politique – c’est tout l’héritage du 6 décembre 1992, qui accoucha du modèle bilatéral aujourd’hui en cause.

La Suisse demeure ainsi le seul pays d’Europe où la question européenne est encore posée au peuple avant l’engagement, et non ratifiée après coup par des chambres acquises. C’est cette exception démocratique que le débat en cours met à l’épreuve : elle ne survivra que si les règles du jeu – le type de référendum, la majorité requise – ne sont pas ajustées en cours de partie, et si le verdict populaire, quel qu’il soit, n’est pas soumis à l’usure des représailles économiques que le nouveau cadre institutionnalise.

Ce qui attend la Suisse

Le calendrier est désormais tracé. Les chambres fédérales débattront du paquet en 2026 et 2027 ; la question du référendum obligatoire ou facultatif sera tranchée en cours de route ; la votation populaire n’interviendra vraisemblablement pas avant 2027 ou 2028. Une chose est certaine : le peuple votera, que ce soit par la voie obligatoire ou par un référendum que l’UDC et Kompass/Europa lanceront sans coup férir.

La question qui sera alors posée dépasse de très loin les 94 actes législatifs et les 36 lois à modifier. Elle ne porte pas d’abord sur l’accès au marché, ni sur les points de PIB que les instituts se disputent. Elle porte sur ce qui fait qu’un pays s’appartient : qui écrit la loi, qui la juge, et devant qui répond celui qui la vote. En 1992, sept millions de Suisses avaient répondu qu’ils préféraient écrire la leur. Trente-cinq ans plus tard, neuf millions de Suisses devront dire si cette réponse tient toujours – et l’Europe entière, qui a partout renoncé à poser la question, regardera le dernier peuple du continent à qui on la pose encore.

Yves Lejeune, Polémia

Notes

Yves Lejeune suit depuis de nombreuses années l’évolution de la vie politique et économique. Ancien rédacteur du défunt NovoPress, il poursuit son travail d’analyse critique et de commentaire sur les enjeux contemporains au sein de différents médias. https://www.polemia.com/author/yves-lejeune/

. Feux de forêt dans le Sud : les pompiers volontaires appellent les employeurs à libérer leurs salariés

Articles : Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026
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#webtube : Alors que les incendies se multiplient sur l’arc méditerranéen et mobilisent des moyens considérables, le Syndicat des sapeurs-pompiers volontaires de France (SSPVF) a lancé, dimanche 5 juillet, un appel solennel aux employeurs publics et privés : libérer sans délai leurs salariés et agents engagés comme sapeurs-pompiers volontaires, afin qu’ils puissent partir en renfort dans les départements touchés.

Une situation opérationnelle « extrêmement préoccupante »

Dans les Pyrénées-Orientales, le Gard, l’Aude et plus largement sur tout le pourtour méditerranéen, les feux se succèdent depuis plusieurs jours. Les surfaces brûlées progressent rapidement, les évacuations s’enchaînent et les moyens humains sont sous très forte tension. Les sapeurs-pompiers, professionnels comme volontaires, affrontent des incendies violents, mobiles, difficiles à fixer, rendus d’autant plus dangereux par la chaleur, le vent et la sécheresse.

Le syndicat le martèle : cette lutte ne peut reposer uniquement sur les moyens aériens ou sur les effectifs déjà engagés localement. Le modèle français de sécurité civile s’appuie majoritairement sur l’engagement des volontaires. Sans leur disponibilité, souligne le SSPVF, il n’existe pas de capacité durable de renfort, de relève et de tenue dans le temps.

Le nœud du problème : la disponibilité

Là réside toute la difficulté. Beaucoup de sapeurs-pompiers volontaires sont aujourd’hui salariés du privé, agents publics, artisans, indépendants ou chefs d’entreprise. Ils travaillent la journée, interviennent la nuit, repartent en renfort sur leurs temps de repos et reviennent parfois épuisés à leur poste. Une situation que le syndicat juge « plus tenable » si la saison des feux se prolonge à ce rythme.

Le SSPVF demande donc à tous les employeurs de prendre leurs responsabilités et de libérer, chaque fois que possible, les personnels susceptibles d’être mobilisés. Il insiste sur un point : l’effort ne doit pas peser sur les seules entreprises privées. Collectivités territoriales, hôpitaux, établissements publics, services de l’État — l’ensemble des employeurs publics doivent montrer l’exemple. Il serait incompréhensible, relève le communiqué, d’exiger des entreprises qu’elles libèrent leurs salariés si, dans le même temps, la sphère publique ne facilitait pas la disponibilité de ses propres agents.

Parmi ses demandes concrètes figurent la facilitation immédiate des autorisations d’absence, le maintien du salaire par les entreprises avec prise en charge des rémunérations par l’État et les collectivités, l’adaptation temporaire des plannings, la mise en place de relais internes pour ne pas pénaliser les personnels engagés, ainsi que l’activation ou la généralisation des conventions de disponibilité entre employeurs et SDIS.

Une crise qui révèle une fragilité de fond

Au-delà de l’urgence, le syndicat dénonce une fragilité plus profonde du modèle de sécurité civile. Depuis des années, les sapeurs-pompiers volontaires alertent sur la dégradation de leurs conditions d’engagement : perte de sens, contraintes administratives croissantes, manque de reconnaissance, difficultés de disponibilité et pratiques locales qui, parfois, découragent l’engagement au lieu de le protéger.

Le SSPVF formule un reproche direct : les SDIS ne peuvent pas, d’un côté, appeler massivement les volontaires en temps de crise et, de l’autre, ignorer les alertes répétées sur l’érosion du volontariat. Le manque de volontaires disponibles n’est pas une fatalité, insiste le communiqué, mais le résultat d’années de décisions, de rigidités administratives et parfois d’un défaut de dialogue réel avec ceux qui font vivre le dispositif au quotidien. La France, résume le syndicat, ne peut pas redécouvrir à chaque grande crise que son modèle repose sur les volontaires, pour oublier ensuite leur fatigue et leur fidélisation une fois l’urgence passée.

Le syndicat rappelle toutefois un principe essentiel : les volontaires ne doivent jamais partir de manière isolée ou spontanée. Toute mobilisation doit s’inscrire dans les chaînes opérationnelles officielles, sous l’autorité des SDIS et des dispositifs de renfort organisés.

Un appel à toute la Nation

Le communiqué se conclut sur une adresse sans détour aux employeurs de France : « Libérez vos sapeurs-pompiers volontaires. Permettez-leur d’aller renforcer leurs collègues. Permettez-leur de protéger les populations. Permettez-leur de tenir dans la durée. »

Le syndicat réclame en parallèle l’ouverture d’un véritable chantier national sur la disponibilité, la fidélisation, la protection et la reconnaissance des volontaires, associant SDIS, présidents de CASDIS, directions départementales et État. Car, conclut-il, la lutte contre les feux de forêt n’est pas seulement l’affaire des SDIS : elle est celle de toute la Nation.

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. Coupe du monde 2026 : Haaland terrasse le Brésil, l’Angleterre survit à l’enfer aztèque

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#webtube : Deux buts dans le dernier quart d’heure, un gardien remplaçant héroïque et une Seleção en larmes : la nuit de dimanche à lundi a scellé l’un des plus retentissants renversements de cette Coupe du monde 2026. Au MetLife Stadium de New York, la Norvège a éliminé le Brésil (2-1) grâce à un doublé d’Erling Haaland, se hissant pour la première fois de son histoire en quarts de finale. Quelques heures plus tôt, dans la fournaise du stade Aztèque, l’Angleterre avait déjà validé son billet aux dépens du Mexique (3-2).

Nyland et Haaland brisent le rêve brésilien

Longtemps, le Brésil a cru à sa bonne étoile. Dominateur, porté par la vitesse de Vinicius Junior et de Gabriel Martinelli, il a buté sur un homme : Ørjan Nyland. Le gardien remplaçant du Séville FC, propulsé titulaire, a livré un match proche de la perfection, multipliant les parades décisives et repoussant même un penalty de Bruno Guimarães dès la 14e minute. Un arrêt d’autant plus lourd de sens qu’aucun Brésilien n’avait manqué de penalty en Coupe du monde depuis Zico, quarante ans plus tôt, face aux Bleus.

Alors que la rencontre semblait promise à la prolongation, Haaland est sorti de sa réserve. D’une tête à bout portant sur un centre d’Andreas Schjelderup (79e), puis d’une frappe croisée tranchante dans le temps additionnel (90e), l’avant-centre de Manchester City a puni un adversaire incapable de concrétiser sa domination. Neymar, entré en fin de match pour ce qui restera son dernier acte en Coupe du monde, a réduit l’écart sur penalty dans les arrêts de jeu avant de fondre en larmes. Le doublé porte le géant norvégien en tête du classement des buteurs, à égalité avec Messi et Mbappé.

Pour le Brésil, l’élimination est cruelle et symbolique. Deuxième sortie dès les huitièmes dans son histoire, la Seleção prolonge une disette qui dure depuis vingt-quatre ans. Carlo Ancelotti hérite d’un chantier considérable, et l’on retiendra ce constat sans appel : les très grands joueurs brésiliens siègent désormais dans les tribunes VIP plutôt que sur la pelouse.

L’Angleterre survit à la fournaise aztèque

Dans un stade Aztèque incandescent, l’Angleterre a vécu une tout autre épreuve : celle d’un public entièrement acquis à l’adversaire, saluant chaque touche mexicaine d’un « olé » et couvrant de sifflets la moindre possession anglaise. Dominés techniquement pendant une demi-heure, les hommes de Thomas Tuchel ont d’abord été sauvés par leur gardien Jordan Pickford, avant de renverser le cours du jeu grâce à Jude Bellingham, auteur d’un doublé en deux minutes (36e, 38e) sur des offrandes de Bukayo Saka.

La suite fut un chaos maîtrisé. Réduits à dix après l’expulsion de Jarell Quansah (54e), menant 3-2 grâce à un penalty transformé par l’inévitable Harry Kane — son sixième but dans le tournoi —, les Anglais ont subi une fin de match étouffante face à une Tri poussée par sa ferveur. Deux penalties litigieux, un manque d’occasions franches côté mexicain malgré la supériorité numérique, et le score a tenu. Pragmatiques puis solidaires, les Trois Lions ont arraché leur qualification.

Un choc nordique contre les Trois Lions

Le tableau des quarts se dessine donc : la Norvège d’Haaland affrontera l’Angleterre de Bellingham et Kane, le samedi 11 juillet à Miami. Un duel entre une nation qui découvre les sommets et une sélection anglaise habituée aux promesses non tenues, mais qui avance cette fois avec le sérieux des équipes qui vont au bout. Entre la puissance létale du cyborg norvégien et la profondeur de l’effectif de Tuchel, l’affiche promet un combat que les amateurs de football à l’ancienne — ferveur, engagement, hymnes chantés à pleins poumons — savoureront sans réserve.

Ce soir, grose affiche avec Portugal-Espagne, suivi d’USA-Belgique

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