. La Chine devance les États-Unis dans la course aux supercalculateurs

Articles : Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026
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#webtube : La Chine reprend aux États-Unis le titre très convoité de leader mondial en matière de calcul, intensifiant ainsi une concurrence technologique acharnée. Une course effrénée non sans conséquences sur la science, la sécurité nationale et la géopolitique.

La Chine a retrouvé le titre de pays abritant le supercalculateur le plus rapide au monde, ce qui constitue une avancée majeure dans la concurrence technologique qui s’intensifie entre Pékin et Washington. Signe que les chercheurs chinois continuent de progresser malgré les contrôles à l’exportation américains visant les technologies informatiques de pointe.

LineShine, un système de calcul haute performance situé à Shenzhen, en Chine, a été désigné comme le plus rapide au monde par un groupe de chercheurs à l’issue d’une série de tests standardisés destinés aux supercalculateurs ce mardi 23 juin. Outre sa vitesse brute, ce système se distingue par le fait qu’il utilise uniquement des microprocesseurs standard, plutôt que les puces spécialisées appelées « processeurs graphiques » (GPU), sur lesquelles s’appuient la plupart des supercalculateurs haut de gamme pour effectuer des tâches nécessitant une grande puissance de calcul.

LineShine, ce nouveau supercalculateur en service au Centre national de supercalcul de Shenzhen, vient dépasser El Capitan, le système américain du Laboratoire national de Lawrence Livermore qui occupait la première place du classement mondial depuis novembre 2024.

Selon les résultats des tests de performance publiés avec le dernier classement TOP500, LineShine a atteint 2,198 exaflops (nombre d’opérations en virgule flottante par seconde – floating-point operations per second – une unité de mesure de la rapidité de calcul d’un système informatique et donc d’une partie de sa performance) lors du test de performance High Performance Linpack, soit une vitesse supérieure de plus de 20 % à celle d’El Capitan.

Une performance permettant à l’Empire du Milieu de retrouver sa place de leader du classement TOP500, la liste très suivie qui recense les supercalculateurs les plus puissants au monde. Une position perdue depuis 2017.

L’architecture de LineShine :  du 100% chinois !

Contrairement à la plupart des supercalculateurs de pointe dans le monde, s’appuyant largement sur des processeurs graphiques (ou GPU) pour accélérer les tâches de calcul et les charges de travail liées à l’intelligence artificielle, LineShine a atteint ses performances grâce à une conception reposant exclusivement sur des processeurs centraux (CPU), articulée autour d’une technologie développée principalement…en Chine. Le système utilise la plateforme chinoise LingKun, le réseau d’interconnexion LingQi et le système d’exploitation Kylin.

« C’est un système impressionnant », déclare le Dr Jack Dongarra, informaticien à l’université du Tennessee et organisateur du classement TOP500, lors d’un entretien accordé au New York Times. « Ils nous ont surpassés en développant un système qui ne repose pas sur les GPU. »

Cette avancée intervient dans un contexte de concurrence croissante entre les États-Unis et la Chine dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la technologie des semi-conducteurs et du calcul avancé.

Le pays de l’Oncle Sam continue de dominer dans de nombreux domaines de l’IA de pointe grâce à des entreprises telles qu’OpenAI, Google et Nvidia. Parallèlement, la Chine a accéléré ses efforts pour mettre au point des alternatives nationales et réduire sa dépendance vis-à-vis des technologies étrangères, notamment grâce aux avancées d’entreprises telles que DeepSeek et à des initiatives de supercalcul soutenues par le gouvernement.

L’administration Trump a maintenu des droits de douane et des restrictions à l’exportation visant à limiter l’accès de la Chine aux puces d’IA de pointe et aux technologies de fabrication de semi-conducteurs. Ces restrictions ont principalement porté sur les GPU haut de gamme, considérés comme essentiels pour l’entraînement des modèles d’IA avancés. Le succès de LineShine a conduit certains experts à affirmer que les contrôles existants pourraient ne pas aller assez loin.

« Le gouvernement américain devrait renforcer les contrôles sur l’exportation et la fabrication de processeurs (CPU) destinés au marché chinois », a déclaré au Times Jimmy Goodrich, de l’Institut sur les conflits et de la coopération de l’Université de Californie. « Il s’agit d’une faille dans la réglementation actuelle. »

Selon les experts, cette avancée démontre que les chercheurs chinois sont parfaitement en mesure de développer des systèmes informatiques de classe mondiale, et ce malgré les restrictions imposées sur certaines technologies américaines.

Le dernier classement TOP500 vient également élargir le cercle restreint des supercalculateurs exascale en service dans le monde. LineShine rejoint ainsi El Capitan, Frontier, Aurora et le JUPITER Booster européen parmi les systèmes capables d’effectuer plus d’un quintillion (soit 1 000 0005 en échelle longue) de calculs par seconde. Il s’agit sans doute d’un détail difficilement imaginable pour vous, mais pour eux ça veut dire beaucoup.

François-Xavier Consoli, Revue Eléments

. Il ne peut plus y avoir de fêtes populaires quand il n’y a plus de peuple…

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#webtube : Pour ce dernier numéro de « Ligne Droite » de la saison, sur Radio Courtoisie, Xavier Eman revient sur la dernière « fête de la musique », énième exemple d’événement collectif à vocation conviviale et festive qui n’est désormais plus qu’une nouvelle démonstration de l’acculturation, de la communautarisation et de l’ensauvagement de la société. Dans n’importe quel pays normalement et raisonnablement homogène et sécuritaire, la « fête de la musique » serait une bonne idée, plus dans le nôtre, hélas. Ligne droite

Source : Revue éléments

. Hôpital de Villepinte : cinq patientes âgées agressées, un Malien suspecté

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#webtube : Censés être des lieux sûrs, les hôpitaux deviennent parfois le terrain de chasse de prédateurs sexuels. Les faits sont d’une extrême gravité. Dans la nuit du 27 au 28 juin, cinq patientes du centre hospitalier intercommunal Robert-Ballanger de Villepinte (Seine-Saint-Denis) auraient été victimes d’agressions sexuelles. Détail glaçant : elles sont toutes nées entre 1936 et 1940, et ont donc plus de 80 ans… Les malheureuses vieilles dames racontent avoir été approchées, dans les couloirs de l’établissement, par un homme qui aurait exhibé ses parties intimes et leur aurait « proposé des attouchements ». Selon une source policière, les services de sécurité ont été alertés par un médecin du centre hospitalier. Celui-ci a lancé l’alerte après avoir établi un lien entre les signalements successifs effectués par l’équipe soignante et le comportement louche de l’individu. Arrivés sur place, les policiers ont immédiatement interpellé le suspect : un homme sans domicile fixe, né au Mali. Les cinq femmes ont indiqué leur intention de déposer plainte contre lui.

Sur les réseaux sociaux, de nombreuses femmes ont exprimé leur colère. « Ce qui était révoltant et épisodique en 2015 est maintenant journalier », s’est ainsi indignée Mina, sur X« Il n’y a aucune sécurité dans les hôpitaux ! On y rentre comme dans un moulin. En tant que femme, ça m’a toujours effrayée », a témoigné Elvire, sur Facebook« Il faut se souvenir que des hordes de jeunes hommes aux mœurs douteuses envers les femmes se déversent en Europe par milliers… C’était à prévoir », a ajouté une autre internaute, prénommée Solange.

À ce sujet — Vieilles dames violées : non-assistance à Françaises en danger

L’insécurité des femmes dans les hôpitaux

L’ensauvagement qui touche la société n’épargne pas, en effet, le milieu hospitalier. Selon les enquêtes réalisées respectivement par le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) et l’Ordre national des infirmiers (ONI) en septembre et décembre 2024, 54 % des médecins femmes disent avoir subi des violences « sexistes et sexuelles » à l’hôpital. Les patientes ne sont hélas pas en reste. En situation de fragilité émotionnelle ou physique, voire mêmes inconscientes, elles constituent des proies idéales pour les prédateurs. En avril dernier, une patiente hospitalisée au CHU de Caen a dénoncé des faits d’agression sexuelle dont l’auteur serait un aide-soignant de l’établissement de santé. En décembre 2025, une patiente de 39 ans, hospitalisée à l’hôpital Foch de Suresnes, a également rapporté des faits de viol. En octobre 2022, c’est dans le sanctuaire de l’hôpital Cochin qu’une jeune femme affirme avoir été abusée sexuellement. Un clandestin sous OQTF est, depuis, passé aux aveux.

Nous avons cherché à en savoir plus sur l’affaire des cinq octogénaires agressées à Villepinte, samedi dernier. Malheureusement, malgré plusieurs tentatives, le standard du centre hospitalier Robert-Ballanger est resté injoignable. Nous avons alors tenté d’entrer en contact avec le commissariat de police de Villepinte. En vain : le téléphone a longuement sonné dans le vide, avant qu’on ne nous raccroche finalement au nez. Se pourrait-il que ces cas de viols mettent tout le monde dans l’embarras ? Règnerait-il une « culture du silence » sur le sujet ? C’est ce que dénonce Christina, dont la fille âgée de 50 ans, trisomique et atteinte d’un début de la maladie d’Alzheimer, a été abusée sexuellement par un autre patient, en juillet 2023, au sein du service de gérontologie de l’hôpital Sainte-Périne-Rossini, dans le XVIe arrondissement de Paris. La mère a porté plainte contre l’AP-HP pour « non-assistance à personne en danger ». « Il y a une omerta pour préserver la réputation de l’établissement », a déploré, sur BFM TV, l’avocat de Christina.

Le tabou du viol de femmes âgées

Cette « omerta » propre au milieu hospitalier s’accompagne parfois – comme ce fut le cas à Villepinte – d’un autre tabou : celui du viol de femmes âgées. Ces crimes barbares se multiplient en France dans un silence politique et médiatique assourdissant : une nonagénaire violée à Nice par un Tunisien, une septuagénaire violée aux Mureaux par un Algérien sous OQTF, une octogénaire violée et tuée par un Afghan de 20 ans à Niort, une Française handicapée âgée de 83 ans violée à La Courneuve par deux Algériens, une femme de 78 ans violée à Lille par un clandestin sous OQTF, deux autres septuagénaires violées à Nanterre par un Congolais, une nonagénaire violée et tuée en plein Paris par un Pakistanais, une retraitée de 69 ans violée chez elle par deux migrants algériens pendant un cambriolage… Et à chaque fois, il n’y a guère que BV et une poignée d’autres médias pour s’en émouvoir. Pourquoi une telle omerta ? Parce que les violeurs de vieilles dames sont possiblement des étrangers ? Parce que la vie des Françaises d’un certain âge ne compte pas ? Allez savoir… Laissons le mot de la fin à une internaute qui a bien résumé la situation pour les années à venir : « Les personnes âgées devront slalomer entre les viols tout en essayant d’esquiver l’euthanasie. Cette société est malade. » On ne saurait mieux dire.

Jean Kast, dans BV

. RATP, SNCF… amendes colossales ou laxisme total ? Ça dépend du profil de l’usager

Articles : Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026
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#webtube : Alors qu’il rapportait chez lui la télévision qu’il venait d’acheter, un “usager“ s’est vu infliger une amende de 150 euros. C’est une nouvelle affaire d’amende qui défraye la chronique. Alors qu’il rapportait chez lui la télévision qu’il venait d’acheter, un usager s’est vu infliger une amende de 150 euros. C’était dimanche à 16 heures, à la station Concorde. Le carton qu’il transportait avec un ami (150 x 90 x 15 cm) était paraît-il « dangereux ou incommodant ».

Cet acte de bravoure des contrôleurs rappelle bien sûr la mésaventure de la jeune Salomé qui, le dimanche 4 mai 2025 à 17 heures, avait, elle aussi, écopé d’une amende de 150 euros parce qu’elle transportait la plante qu’elle venait de s’offrir. Son oiseau de paradis était en trop bonne forme (1m30). Verbalisée également pour transport d’un «objet dangereux ou incommodant ». La RATP, un peu gênée par l’ampleur que prenait cette histoire, avait daigné faire marche arrière et rembourser l’amende perçue. Grand seigneur, le médiateur concédait qu’il aurait fallu prendre en compte « le contexte » : Salomé n’était pas encore montée dans la rame,

Plus récalcitrant, l’homme à la télé a refusé de payer. Son amende est majorée à 200 euros. Précision utile : ces deux dangereux contrevenants étaient en possession d’un titre de transport valide, comme on dit chez ces gens-là. Certains, alors, demandent sur les réseaux : « Quelle solution il reste pour transporter quelque chose à Paris, quand on n’a pas de voiture (comme 70% des Parisiens environ), et qu’on n’a pas les moyens et/ou la place de se payer un vélo cargo ? ». Bonne question, à quoi d’autres répondent par cette blague qui circule à Paris les (nombreux) jours de grève : RATP, c’est Rentre Avec Tes Pieds.

Transports en commun ou voyages en absurdie ?

Comme l’écrit un internaute, c’est «à croire que, le dimanche, les contrôleurs se font une compétition de la plus conne des amendes ». Hélas, si la RATP fait preuve d’une imagination débordante, elle peut se faire doubler par la SNCF. Souvenons-nous de ces deux jeunes pèlerins verbalisés, l’un pour avoir chanté de retour de Chartres, l’autre pour avoir transporté une tringle trop longue de 20 centimètres.

À ce sujet — [SATIRE À VUE] RATP : une usagère est prise la main dans le pot de fleurs

Un dimanche encore, le 24 mai dernier – date fatidique ? – une femme a écopé d’une amende de 150 euros, majorée à 200 euros car elle a refusé le paiement immédiat, cela pour avoir ouvert une issue de secours d’un train bloqué sans climatisation et à l’arrêt. C’est le premier épisode caniculaire de la saison. Le TGV Paris-Nice, un train dont on ne compte plus les retards perpétuels, est arrêté depuis plus d’une heure. Dans la voiture sans climatisation, les voyageurs, dont des enfants en bas âge, sont au bord du malaise. Une femme active alors la procédure d’urgence et ouvre les issues de secours afin de permettre aux gens de respirer. Les contrôleurs les referment, verbalisent la dame, puis… rouvrent les issues cinq minutes plus tard.

Devant le tollé, la SNCF a reculé, comme la RATP : « Nous avons échangé avec la cliente, au regard du contexte et de la situation à bord, la verbalisation a été annulée ». Toutefois, elle précise : « l’ouverture des portes ou issues de secours en dehors du cadre prévu reste strictement interdite. » Le voyageur est donc prié de suffoquer dans la légalité.

Dura lex sed lex, mais pas pour tout le monde

A bien y regarder, on s’aperçoit que le corps des contrôleurs est à l’image de la justice française : il choisit contre qui sévir. On serait même tenté de dire qu’il choisit ses victimes, celles sur qui sa vindicte va aisément s’abattre. Moi-même, je le confesse, je suis une cible privilégiée. Durant des décennies passées à Paris jusqu’aux lignes du réseau Mistral (géré par la RATP), à Toulon, j’ai systématiquement été contrôlée dans mes trajets, au point que c’est devenu un sujet de plaisanterie pour l’entourage. Mon profil caucasien et surtout mon 1m53 sont inquiétants, je le concède. Davantage que les centaines de racailles que j’ai vues sauter par-dessus les tourniquets et nous bousculer pour passer ; davantage que les jeunes et leurs énormes trottinettes électriques dont le guidon est à hauteur de mâchoire ; davantage que les gros chiens sans muselière, les fous, les avinés, les bagarreurs et les violeurs en puissance, les exhibitionnistes et les frotteurs, tous ceux qui n’ont pas de titre de transport et pas non plus de papiers d’identité à présenter. Tous ceux qui sont réputés insolvables et ne paieront jamais une amende si d’aventure on leur en met une.

Finalement, il s’agit moins d’être « fort avec les faibles et faible avec les forts » qu’intraitable avec les honnêtes gens. Ceux qu’un règlement abscons, et souvent même inconnu des personnels comme dans toutes les histoires ci-dessus, permet de piéger. Dans notre société anomique, où l’hypertrophie des réglementations les rend impossibles à maîtriser, Nicolas et Nicolette restent les vaches à lait. Ce sont eux, encore et toujours, qui paient pour les autres.

Marie Delarue, dans BV