#webtube : Avant de posséder une caravane, je vivais dans mon pick-up. Après avoir vendu ma maison, mon Toyota Tacoma est devenu mon foyer, équipé simplement du strict nécessaire pour le camping. C’était une expérience à la fois simple et exigeante, mais aussi l’une des plus libératrices de ma vie. Aujourd’hui, après avoir vécu à temps plein en véhicule de loisirs, je voulais savoir si j’en étais encore capable. Le temps d’une semaine, j’ai repris uniquement l’équipement de mes débuts et je me suis réinstallé dans mon pick-up pour voir si la vie en véhicule de loisirs m’avait changé — ou si le camping en pick-up restait le mode de vie que j’aimais tant. Certaines choses se sont révélées tout aussi gratifiantes que dans mes souvenirs, tandis que d’autres se sont avérées bien plus difficiles que prévu. Rejoignez-moi pour redécouvrir la vie minimaliste, parcourir de superbes routes secondaires, camper dans le nord-ouest du Pacifique et répondre à une question simple : la vie en véhicule de loisirs m’a-t-elle rendu trop exigeant ? Si vous aimez le camping en pick-up, l’overlanding, les aventures en véhicule de loisirs et l’exploration des terres publiques, n’hésitez pas à vous abonner pour découvrir de nouvelles aventures chaque semaine.
#webtube : I lived out of my truck before I ever owned a travel trailer. After selling my house, my Toyota Tacoma became my home with nothing more than a basic camping setup. It was simple, challenging, and one of the most freeing experiences of my life. Now, after months of full-time RV living, I wanted to find out if I could still do it. For one week, I packed only the gear I originally lived with and moved back into my truck to see if RV life had changed me—or if truck camping was still the lifestyle I loved. Some things felt just as rewarding as I remembered, while others were much harder than I expected. Join me as I revisit minimalist living, explore beautiful backroads, camp in the Pacific Northwest, and answer one simple question: Has RV living spoiled me? If you enjoy truck camping, overlanding, RV adventures, and exploring public lands, consider subscribing for new adventures every week.
#webtube : Quelques jours après la mort de Louis, 17 ans, je me rends à Narbonne pour comprendre ce qui s’est passé et recueillir les témoignages des habitants.
Je commence par me rendre sur les lieux où le drame s’est déroulé, avant de découvrir le centre historique de Narbonne, son patrimoine remarquable et sa célèbre cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur, restée inachevée depuis le Moyen Âge.
En fin d’après-midi, je couvre la manifestation organisée en hommage à Louis. J’y tends mon micro à des participants venus exprimer leur émotion, leur colère et leurs inquiétudes. Beaucoup évoquent un sentiment d’insécurité, dénoncent ce qu’ils perçoivent comme un manque de fermeté de la justice et expliquent pourquoi cette affaire les a profondément marqués.
Comme toujours, ce reportage est réalisé sur le terrain, sans commentaire ajouté, afin de donner la parole à celles et ceux qui vivent ces événements et de montrer la réalité telle qu’ils la perçoivent.
#webtube : Place à une artiste qui ne s’embarrasse pas de filtres : K.Flay. Avec Can’t Sleep, elle nous plonge dans l’effervescence d’une insomnie urbaine. C’est brut, c’est rythmé par une basse lourde, et ça tape exactement là où ça fait mal. Un titre parfait pour décharger le trop-plein d’énergie ou simplement vibrer au rythme de vos pensées nocturnes.
#webtube : Next up is an artist who doesn’t bother with filters: K.Flay. With « Can’t Sleep, » she immerses us in the restless energy of urban insomnia. It’s raw, driven by a heavy bassline, and hits exactly where it hurts. It’s the perfect track for burning off excess energy or simply vibing to the rhythm of your late-night thoughts.
#webtube : Salut tout le monde, j’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui, on se retrouve dans les magnifiques paysages de l’Utah pour un épisode très spécial. Comme vous le savez, après mon choc avec un caribou, l’avant du camion avait pris un sacré coup. Mais grâce à Dane, un super abonné, j’ai reçu une nouvelle calandre et tout ce qu’il faut pour remettre le truck à neuf ! Au programme de cette vidéo : on démonte tout sur un parking, on redonne une seconde jeunesse au camion, et comme on me le demande souvent, je vais en profiter pour vous raconter comment j’ai commencé cette vie sur la route à 22 ans et comment j’ai adopté Stella. Installez-vous bien, c’est parti, et n’oubliez pas : restez saucy !
#webtube : Comme chaque semaine, il est intéressant de regarder quels sont les articles qui ont suscité le plus d’intérêt auprès des lecteurs. Au-delà du simple classement, ces chiffres permettent de mieux comprendre les sujets qui interpellent, inquiètent ou suscitent le débat.
Les sujets économiques et stratégiques ne sont pas absents. L’analyse consacrée à la crise économique française et au multiplicateur keynésien, bien que plus technique, trouve son public Crise Économique France 2026 : Le Multiplicateur Keynésien est Négatif, Alerte Rouge ! . De même, les questions liées aux tensions internationales, illustrées notamment par un article évoquant les capacités militaires russes, témoignent d’un intérêt pour les grands équilibres géopolitiques.
Dans l’ensemble, cette sélection révèle un lectorat particulièrement attentif aux questions de sécurité, d’immigration, de géopolitique, de souveraineté et d’économie. Les sujets les plus consultés sont ceux qui touchent directement aux grandes préoccupations contemporaines et qui alimentent le débat public.
#webtube : Après la marche blanche organisée en hommage à Louis, lynché le 19 juin dernier. Invité de « Tocsin », François Bousquet revient sur les circonstances de sa mort. Alors que la presse locale s’est employée à étouffer l’affaire et que la justice affirme avoir écarté la piste d’un crime raciste tout en reconnaissant n’avoir à ce stade identifié aucun mobile (mais alors pourquoi dire d’emblée que le crime n’est pas raciste ?), le directeur de la rédaction d’« Éléments » avance une tout autre hypothèse. Il voit dans ce meurtre l’expression d’un processus de « racaillisation » qui touche une partie de la jeunesse, y compris blanche, assimilée à l’envers et gagnée aux codes du gangsta rap et de la « charia de la caillera ». Un phénomène qu’il analyse comme l’un des sous-produits du racisme antiblanc.
#webtube : Tout s’accélère pour le Rassemblement national et Jordan Bardella. À quelques jours du verdict concernent l’éligibilité de Marine Le Pen, Pierre Boisguilbert effectue un tour d’horizon des échéances à venir pour le président du RN et possible candidat à la prochaine présidentielle.
Un nouveau procès politique en vue
Jordan Bardella est toujours largement en tête dans les sondages, mais il plafonne. On connaît désormais la date de l’élection présidentielle et, comme par hasard, une nouvelle procédure vise le RN. Les juges, malgré leur discrédit actuel, ne semblent pas prêts à renoncer à jouer leur rôle dans la lutte contre la droite, dans la lignée de la jurisprudence Fillon-Sarkozy et de l’affaire Marine Le Pen.
Le Monde précise :
« L’enquête du Parquet européen sur les possibles mésusages des fonds européens par le groupe Identité et démocratie (ID), où le Rassemblement national (RN) a siégé de 2019 à 2024, avance à grands pas. Selon les informations du Monde, plusieurs perquisitions ont eu lieu, mardi 30 juin, en France, en Espagne, en Italie et en Belgique, dans le cadre d’une procédure ouverte en juillet 2025, à la suite de la remise d’un rapport de la direction des affaires financières du Parlement européen. Des opérations coordonnées par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, avec l’appui d’autres services. Auprès du Monde, le Parquet européen « confirme qu’il mène actuellement des mesures d’enquête en France et dans d’autres pays européens », mais refuse de communiquer davantage d’informations, « afin de ne pas compromettre l’issue de la procédure en cours ». Il rappelle agir en tant que « parquet indépendant de l’Union européenne (UE) (…) chargé d’enquêter, de poursuivre et de traduire en justice les infractions portant atteinte aux intérêts financiers de l’UE ». »
Voilà que s’annonce un « procès Marine bis ». On sait bien pourquoi…
Le verdict approche pour Marine Le Pen
Le 7 juillet, la cour d’appel rendra sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires européens, dans laquelle Marine Le Pen est accusée d’avoir participé à un système de détournement de fonds publics portant sur près de 1,4 million d’euros. Le parquet a requis quatre ans de prison, dont un an ferme aménageable, ainsi que cinq ans d’inéligibilité. Une condamnation qui, si elle était confirmée, précise Public Sénat, empêcherait potentiellement la triple candidate à l’élection présidentielle de briguer un quatrième mandat en 2027.
Marine Le Pen a d’ailleurs indiqué qu’elle tirerait immédiatement les conséquences politiques du verdict, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation. En cas d’empêchement, Jordan Bardella deviendrait naturellement le candidat du RN.
Les Français ne pensent pas que le Rassemblement national sortirait durablement affaibli d’une éventuelle condamnation de sa figure historique. Près de trois Français sur quatre (74 %) estiment qu’une inéligibilité de Marine Le Pen ne constituerait pas un handicap pour le RN. Dans le détail, les perceptions sont nuancées : 24 % considèrent qu’il s’agirait d’un handicap, privant le parti de sa candidate naturelle pour 2027 ; 32 % y voient au contraire une opportunité, permettant au RN d’ouvrir une nouvelle page avec Jordan Bardella ; et 42 % estiment que cela ne changerait pas fondamentalement la donne, Marine Le Pen et Jordan Bardella bénéficiant, selon eux, d’une crédibilité comparable auprès des électeurs.
Les juges oseront-ils ? On ne peut l’exclure, car, comme aurait pu le dire le « mur des cons », certains osent tout, et c’est à cela qu’on reconnaît leur pouvoir. Ce serait donc à Bardella d’y aller.
Une date d’élection polémique
Les Français sont désormais fixés. La prochaine élection présidentielle en France aura lieu les 18 avril et 2 mai 2027, a indiqué, ce mardi 30 juin 2026, une source au sein de l’exécutif, confirmant une information du quotidien Ouest-France. Ce calendrier a été préféré à une autre option, qui plaçait le scrutin une semaine plus tôt, les 11 et 25 avril.
En vertu de la Constitution française, le scrutin doit se tenir entre vingt et trente-cinq jours avant la fin du quinquennat actuel, Emmanuel Macron ayant entamé son second mandat le 14 mai 2022.
L’élection aura donc lieu pendant les vacances de printemps et le second tour se déroulera au lendemain de la fête du Travail. Bruno Retailleau, président des Républicains, a dénoncé un choix qui « n’est pas neutre ». En cause notamment : un second tour programmé le 2 mai, au lendemain du 1er mai, traditionnellement marqué par des manifestations de la gauche. Comme une sorte de cadeau offert à la mobilisation antifasciste en cas de succès prévisible du RN.
Bardella a bien remarqué que le calendrier judiciaire, comme le calendrier politique, est très loin d’être innocent.
Jordan Bardella face au système
Pour Bardella, si Marine Le Pen est écartée, le plus dur va commencer. Il aura tout le système contre lui, notamment les médias, à de rares exceptions près. On voit bien qu’on va lui reprocher sa jeunesse, son inexpérience, son côté « Ken » et même un aspect un peu « intelligence artificielle ».
Certes, sa compétence peut être mise en doute, mais lorsqu’on observe le bilan des compétences autoproclamées, c’est une arme à double tranchant.
Plus délicat encore est son positionnement. Il risque de se couper de l’électorat ouvrier s’il est perçu comme un homme de droite libérale et conservatrice. Ce créneau est déjà largement occupé par Philippe de Villiers, Éric Zemmour, Sarah Knafo et Marion Maréchal.
Il peut cependant militer pour l’union des droites sans se droitiser davantage lui-même. Sa force est que les électeurs votent désormais RN quel que soit le candidat lorsqu’ils veulent sanctionner l’évolution qu’ils jugent mortifère du pays. Le mieux placé devient alors naturellement le meilleur candidat.
Il devra enfin éviter le piège de la peopolisation. Quelques mois après la révélation de leur idylle dans la presse, la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles et le président du Rassemblement national sont apparus complices et détendus dans les tribunes du Grand Prix de Formule 1, ce dimanche 7 juin 2026. Dans cette Principauté où ils se sont rencontrés il y a déjà un an, savoure le magazine Point de Vue.
Il y a là un vrai danger auprès de l’électorat populaire. C’est évident. Certes, voir demain une descendante de Louis XIV devenir Première dame de la République aurait quelque chose de jubilatoire. Mais en l’écrivant, on mesure le piège que Bardella a peut-être sous-estimé, ou qu’il n’a pas vu venir.
Amour, vie privée, certes. Mais aussi une image de « bling-bling » très piégeuse pour le candidat de la France des oubliés.
Il devra convaincre qu’il a les épaules plus larges que celles de ses costumes, toujours un peu trop grands, et éviter les pièges de l’été.
Car c’est bien pour Jordan Bardella que s’ouvre l’été de tous les dangers.
#webtube : À partir du départ du Tour de France 2026, ce 4 juillet, les organisateurs proposent aux spectateurs un nouvel outil numérique, baptisé « Dans Ma Course », censé transformer le déluge de données de la course en explications claires et personnalisées. Traduction : plutôt que de regarder défiler des chiffres bruts, le suiveur se verrait raconter ce qui se passe dans le peloton, adapté à ses coureurs préférés. Décryptage.
De la donnée brute au récit
Le principe de départ est celui-ci : une course cycliste génère en permanence une masse d’informations — position des groupes, vitesse, écarts, profil du parcours. Pour un néophyte, ces données ne veulent pas dire grand-chose. L’outil développé par Capgemini utilise une intelligence artificielle générative (la même famille de technologies que les robots conversationnels) pour agréger ces chiffres, les croiser avec du contenu éditorial — résumés, analyses, données historiques, images — et en tirer un commentaire compréhensible, mis à jour quasiment en direct.
Concrètement, l’utilisateur peut sélectionner jusqu’à quatre cyclistes, qu’il s’agisse de ses favoris ou des représentants de son pays, et suivre leur rôle et leurs performances tout au long de l’étape. L’outil s’accompagne d’une carte en 3D permettant de visualiser la progression des coureurs choisis par rapport à la tête de course. Autre promesse : le niveau de détail s’ajuste au profil du spectateur, du passionné aguerri au simple curieux, avant, pendant et après chaque étape.
Une brique d’un partenariat bien plus large
Cette nouveauté n’arrive pas seule. Elle s’inscrit dans un partenariat noué en juin 2025, par lequel Capgemini est devenu partenaire technologique officiel, pour cinq ans, de quatorze courses cyclistes, dont le Tour de France. L’accord s’étend à des épreuves comme Paris-Nice, Paris-Roubaix, le Critérium du Dauphiné, La Vuelta ou encore le Tro Bro Léon — cette dernière étant une classique bien connue des amateurs bretons. L’objectif affiché par le groupe et par A.S.O., l’organisateur du Tour, est double : affiner l’analyse des performances et surtout élargir l’audience internationale de la Grande Boucle.
L’enjeu est de taille pour les organisateurs. En 2024, le Tour de France a totalisé plus d’un milliard d’heures de diffusion télévisée dans 190 pays, avec près de 100 millions de visites sur son site web. « Dans Ma Course » est présenté comme une première étape, appelée à être enrichie au fil des prochaines années.
Ce n’est d’ailleurs pas le premier coup d’essai de l’entreprise dans le sport : pour la Ryder Cup 2025, en septembre, Capgemini a proposé une version alimentée par l’IA de son outil Outcome IQ, permettant de suivre les probabilités de résultats coup par coup. La société avait aussi déployé, lors de la Coupe de l’America à Barcelone, un système de visualisation des vents fondé sur le lidar.
Où trouver l’outil
Pour les spectateurs tentés par l’expérience, « Dans Ma Course » est accessible depuis le 4 juillet sur l’ensemble des plateformes officielles du Tour de France : le site internet, l’application mobile et l’espace de suivi de course. L’outil sera déployé tout au long de l’édition 2026.
Reste une question que le communiqué n’aborde pas, et qu’il revient à chacun de trancher : cette médiation algorithmique enrichit-elle vraiment le plaisir de suivre une course, ou ajoute-t-elle un filtre technologique entre le spectateur et la simple beauté d’une échappée dans un col ? À l’heure où l’intelligence artificielle s’invite jusque dans les commentaires sportifs, la réponse tient sans doute autant du goût de chacun que de la performance de la machine.
#webtube : Il faut que je vous avoue quelque chose. La dernière fois que mon cœur a battu pour les Bleus, j’avais dix ans, un maillot trop grand sur les épaules, et une confiance d’enfant dans le fait que la France allait se qualifier pour la Coupe du monde 1994. Le 17 novembre 1993, au Parc des Princes, il restait quelques secondes. La France menait le match qu’il ne fallait surtout pas perdre. David Ginola envoie un centre dans le vide. Contre-attaque bulgare. Kostadinov arme sa frappe. La lucarne de Bernard Lama. Terminé.
J’ai pleuré, cette nuit-là, comme on pleure à presque dix ans. Ce que je ne savais pas encore, c’est que je venais d’assister à la fin de quelque chose : la fin de mon enfance de supporter des Bleus. Après, plus rien n’a jamais été pareil. Mais je n’ai compris pourquoi que des années plus tard.
L’été où tout le monde est devenu expert
La France gagne sa Coupe du monde à domicile en 1998. Et là, sous mes yeux, un phénomène que je n’avais jamais vu : des gens qui, six mois plus tôt, auraient été incapables de citer trois joueurs de Ligue 1, se mettent soudain à vibrer, à klaxonner sur les Champs, à pleurer devant Zidane. Des gens qui ne connaissaient rien au football, rien à ce sport, rien à cette ferveur — et qui, du jour au lendemain, se découvraient une passion nationale.
Le mot est arrivé un peu plus tard : les footix. Le supporter de circonstance, celui qui apparaît tous les deux ans quand il y a une compétition et un drapeau à agiter, et qui disparaît dès la fin du tournoi. Le footix, ce n’est pas un amateur de foot. C’est un consommateur d’événement national. Et 1998 en a produit des millions.
Ce qui m’a frappé, ce n’était pas la joie — la joie, c’est légitime, c’est beau, une victoire ça se fête. C’était l’instrumentalisation. Le récit fabriqué par-dessus. Le fameux slogan « black-blanc-beur », vendu par les éditorialistes et les politiques comme la preuve vivante que la France allait bien, que le modèle marchait, que le vivre-ensemble avait trouvé son étendard sur une pelouse. Une équipe de football transformée en argument politique. Un résultat sportif transformé en catéchisme républicain.
Pendant ce temps, je devenais Breton
C’est là, doucement, sans coup de tonnerre, que quelque chose s’est mis en place chez moi. Pendant que la France entière se drapait dans son récit universaliste, je prenais conscience, année après année, d’une chose simple : je ne me sentais pas de cette histoire-là. Je suis Breton. Pas par folklore, pas par posture. Par appartenance réelle à une terre, une histoire, une langue, une manière d’être au monde qui n’a jamais eu besoin de Paris pour exister.
Et le jour où l’on comprend qu’on est d’abord Breton, la sélection nationale française cesse mécaniquement d’être « la nôtre ». Ce n’est plus mon équipe. Ça ne l’a jamais vraiment été, en fait. J’avais juste mis dix ans à m’en rendre compte, un soir de novembre 1993.
Une équipe qui ne parle plus à son pays
Et puis il y a autre chose, qu’il faut avoir le courage de dire, parce que de plus en plus de Français le pensent tout bas. Cette sélection ne ressemble plus culturellement au pays qu’elle est censée incarner. Je ne parle pas de sport — sur le terrain, ils sont excellents, peut être même les meilleurs, personne de sérieux ne le conteste. Je parle de ce que dégage cette équipe, de ce qu’elle donne à voir, de ce qu’elle renvoie.
Des joueurs milliardaires qui s’expriment comme s’ils sortaient d’un mauvais clip, qui cultivent les codes d’une contre-culture — celle du rap, de la rue, de l’esbroufe — bien plus qu’ils n’incarnent quoi que ce soit d’une France profonde, rurale, ouvrière, populaire. Un rapport au maillot qui tient plus du contrat publicitaire que de la fierté d’appartenance. Une Marseillaise marmonnée du bout des lèvres, quand elle est chantée. Un patriotisme qui, visiblement, ne veut plus dire grand-chose pour beaucoup d’entre eux.
Et le résultat, c’est que des millions de Français — pas des militants, des gens ordinaires — ne se reconnaissent tout simplement plus dans cette équipe. Pas par aigreur. Par étrangeté. Ils regardent ces onze joueurs et ne voient plus un miroir, mais une vitrine déconnectée, une multinationale du ballon qui joue sous un drapeau auquel elle semble parfaitement indifférente.
Ce que je supporte, moi
Alors oui, je supporte les autres. Toutes les autres.
Je supporte les équipes qui chantent leur hymne à pleins poumons, les yeux qui brillent, la main sur le cœur, parce qu’ils croient encore à quelque chose. Je supporte les nations celtes, mes cousines, qui montent sur le terrain comme on défend une cause. Je supporte les sélections sud-américaines, subsahariennes, où le maillot pèse encore un poids charnel, où une défaite est un deuil national et une victoire une communion. Je supporte tous ceux qui ont gardé un rapport vivant, sincère, presque tribal, à leur drapeau et à leur peuple.
Je supporte, en somme, tout ce que l’universalisme français prétend avoir dépassé, et qu’il n’a fait que remplacer par du vide et du marketing.
Ce n’est pas de la haine. C’est un divorce, tranquille et assumé. On m’a présenté pendant des années une équipe en me disant : « C’est la tienne. » Et à force de la regarder, j’ai fini par comprendre qu’elle ne serait jamais la mienne — et que je n’en voulais pas.
Alors quand les Bleus entreront sur la pelouse ce samedi soir, je serai devant mon écran, une bière à la main, à chercher qui joue contre eux. Et peu importe le nom sur l’autre maillot, ce sera le mien pour la soirée.
Allez le Paraguay…et toutes les autres équipes du Monde qui défieront les Bleus !
#webtube : En clair, la France n’a cessé de perdre des places sur le podium des économies développées : qui avance lentement recule ! Dans son rapport approuvé le 18 mai 2026, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) vient de s’alarmer pour les années à venir de la situation économique et financière de la France. Le tableau dressé par nos partenaires décrit une situation très dégradée depuis le début de l’ère Macron ainsi que le remède de cheval que semble imposer notre déclin : rien de bien réjouissant !
Aux yeux de l’OCDE, la croissance de l’économie française est trop molle depuis quinze ans (les années Macron). Sur cette période, le taux de croissance du PIB (revenu) moyen par habitant n’a été que de 58 % de la progression des pays de l’OCDE. En clair, la France n’a cessé de perdre des places sur le podium des économies développées : qui avance lentement recule !
Une part importante de l’analyse décrit très pertinemment les différentes facettes de notre déclin : une balance commerciale déficitaire, une compétitivité en berne, et une désindustrialisation accélérée.
On notera, (page 27 du rapport) une remarque inquiétante : les salaires en France sont modestes, ce qui devrait rendre nos produits plus compétitifs. Or, tel n’est pas le cas, du fait d’un manque de compétitivité « hors prix », ce qui signifie que nous ne proposons que des produits bas de gamme ou à faible valeur ajoutée (page 117).
Autre perle, qui concerne cette fois-ci la corruption, (page 54) : l’institution internationale reconnue, le Groupe d’action financière (GAFI) estime que notre dispositif anti-corruption est en théorie juridiquement solide, mais qu’il reste en réalité une passoire. L’OCDE avance à cet égard deux motifs : le manque d’enquêteurs et la lenteur des procédures. Ce réquisitoire de l’OCDE n’est pas anodin, mais au-delà des précautions de langage, nous n’en saurons pas davantage avant 2027 !
Le scénario catastrophe de la dette
Le volume de notre dette publique s’envole : au-delà de 3 500 milliards d’euros et de 117 % du PIB. Et la hausse des taux d’intérêt, conjuguée avec des déficits persistants, a fait exploser son coût, ce qui va nous obliger à rogner le budget des services publics.
L’OCDE modélise alors trois scénarios (page 32 du rapport) : a) Le gouvernement français laisse faire : le volume de la dette publique française augmente indéfiniment jusqu’à 200 % du PIB en 2050… avec une forte perspective de banqueroute. b) Nos exécutifs réagissent trop faiblement, ce qui est le cas à l’heure actuelle : la dette se stabilise à 120 % du PIB, et la charge des intérêts ronge notre modèle social. c) Dernier scénario privilégié par l’OCDE : une forte cure d’austérité qui nous permettrait de sortir du surendettement… en 2044 ! Il faudra en effet attendre dix-sept ans pour que le volume de la dette publique redescende à 100 % du PIB. Les mesures préconisées à cet effet (page 33) sont lourdes : augmentation des recettes et prélèvements de 2,6 % du PIB, et surtout compression des dépenses de 4,1 % du revenu national, soit une cure d’austérité représentant 175 milliards par an. Reconnaissons que telle est bien la fourchette haute avancée par nos propres instituts de conjoncture. Mais qui se serrerait alors la ceinture ?
C’est « Senior Nicolas » qui paiera !
Il en serait d’abord ainsi pour les recettes supplémentaires : suppression de l’abattement de 10 % pour l’impôt sur le revenu des retraités, application de la CSG de droit commun pour les pensions, taxation des successions et des plus-values latentes.
S’agissant des réductions de dépenses, on note : le gel partiel des pensions de retraite, la remise en vigueur de la réforme Borne pour porter l’âge de la retraite à 66,4 ans. Au-delà, les experts préconisent que l’âge minimal du départ à la retraite doit augmenter en même temps que l’espérance de vie des Français.
Avis au lecteur : inutile de chercher la moindre proposition d’économies sur les budgets de l’audiovisuel public, de l’aide au tiers monde ou de la politique de la Ville. Ou encore les frais de fonctionnement des élus locaux ou des institutions européennes : on ne peut pas penser à tout !
« Open bar » pour les migrants !
Quand le rapport évoque « une croissance inclusive », on peut penser qu’il ne s’agit là que d’une simple clause de style ; hélas non. À cet égard, voici la recommandation in extenso :
« Garantir un traitement équitable aux travailleurs immigrés : Les travailleurs immigrés sont surreprésentés dans le secteur des soins de longue durée et peuvent être exposés à un risque accru de traitement inéquitable. En 2021, environ 15 % des professionnels déclarés des soins de longue durée étaient issus de l’immigration, contre 12 % de l’ensemble des actifs, tandis que les données disponibles suggèrent que la majorité des travailleurs non déclarés sont des migrants (Eurofound, 2025). Bien que ce chiffre reste inférieur à la moyenne de l’OCDE, il a progressé d’environ 4 points de pourcentage entre 2011 et 2021. Bien que la France dispose d’un droit du travail très protecteur, garantir des conditions de travail équitables aux aidants professionnels immigrés, ce qui protège à la fois leurs droits et la qualité de la prise en charge, soulève des enjeux particuliers. Par exemple, les travailleurs immigrés sont plus souvent hébergés au domicile de la personne aidée, une situation dans laquelle il est difficile de faire appliquer la réglementation du travail. Continuer à élaborer de moyens de contrôle des conditions d’emploi des aidants à domicile hébergés par des particuliers, notamment de la durée du travail, du respect des temps de repos et de la rémunération des heures de garde, pourrait contribuer à mieux les protéger . » En clair, il faut vérifier que les immigrés intervenant dans l’aide à la personne bénéficient bien de tous les droits prévus par le Code du travail. Pour ce faire, l’OCDE préconise en réalité des visites domiciliaires de l’inspection du travail chez les personnes âgées ou handicapées…
À ce stade, deux remarques s’imposent : d’abord cette suggestion n’a rien à voir avec le sujet. Ensuite et surtout, le séjour et la remigration de la main-d’œuvre étrangère relèvent de notre souveraineté nationale. On mesure ici à quel degré de servitude la France serait réduite si l’ampleur de notre dette publique débouchait sur une crise financière et une intervention de la Troïka BCE-FMI-OCDE.