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#webtube : Des milliards d’euros sont collectés chaque année sans qu’il y ait de réelle amélioration. La canicule qui a affecté l’ensemble du territoire la semaine passée semble toucher à sa fin. Seuls cinq départements sont encore en vigilance orange et dix-sept en vigilance jaune. La France respire à nouveau. Il est temps de tirer les conclusions de cet épisode de fortes chaleurs.
Des écoles ont été fermées, des événements annulés, des examens repoussés, les urgences de certains hôpitaux ont été saturées. Dans les Ehpad, des personnes âgées ont souffert… Tous les secteurs ont été impactés. La France n’était pas prête à affronter cette canicule, elle n’était pas préparée.
Pourtant, ce n’est pas la première. Depuis 2003, la France sait qu’une terrible vague de chaleur peut s’abattre sur son territoire. Cette année-là, 15.000 décès supplémentaires avaient été recensés. En conséquence de quoi, l’année suivante le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin avait fait voter une loi « relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées » qui a institué une journée de solidarité « en vue d’assurer le financement des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées ». En 2005, tous les salariés ont donc offert à cette nouvelle cause nationale « une journée supplémentaire de travail non rémunéré », le lundi de Pentecôte.
Les Français suffoquent
L’opération permet à l’État, via sa Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), de récolter tous les ans entre 3,2 et 3,5 milliards d’euros. Au total, ce sont donc près de 50 milliards qui ont été collectés. Pourquoi faire ? Pour acheter du blanc de Meudon et des couvertures de survie ? Il faut croire…
La France étouffe sous la canicule. Pourtant, depuis la canicule de 2003, vous travaillez gratuitement un jour par an pour que la France soit prête face à la chaleur. 23 ans plus tard : qu’a-t-on fait de votre argent ? Écoutez. ⤵️ pic.twitter.com/K5zBAgA1Zq
— Sarah Knafo (@knafo_sarah) June 25, 2026
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En tout cas, cet argent n’a pas été employé pour équiper les maisons de retraite de climatiseurs alors même que la somme le permettait largement, comme l’indique sur X la députée européenne Reconquête, Sarah Knafo : « Avec l’équivalent d’une seule année, on pourrait financer la climatisation complète de tous les Ehpad de France. Une deuxième année suffirait à financer la climatisation complète de tous les hôpitaux de France. Une troisième année, de toutes les écoles et crèches. Trois années auraient dû suffire à équiper tous les équipements clés, mais 23 ans plus tard, moins de 10 % des écoles sont climatisées et seules quelques pièces sont rafraîchies dans la plupart des hôpitaux et des Ehpad. »
Elle conclut : « On vous prélève des milliards pour la canicule et 23 ans plus tard, on meurt toujours de chaud dans les mêmes endroits qui seraient censés nous protéger. » En effet, selon les chiffres de Santé publique France, comme il y a 23 ans, la canicule est à l’origine d’une augmentation du nombre de décès : « Depuis le 24 juin, environ 1.000 décès supplémentaires (chiffres non consolidés) ont été observés par rapport aux décès observés les mois précédents. »
Les leçons de 2003 n’ont pas été tirées, mais l’argent, lui, a bien été confisqué aux Français. Où est-il passé ? Beaucoup de citoyens se posent la question. À vrai dire, ce n’est pas clair. La CNSA ne publie plus de bilan détaillé depuis 2020. Il faut se contenter d’un résumé publié sur le site de l’organisme pour en savoir plus et comprendre qu’il n’y a pas véritablement d’actions ciblées qui sont entreprises.
Les sommes récoltées auprès des salariés et des retraités ne sont pas fléchées pour tel ou tel projet, elles viennent simplement faire grossir le budget de postes de dépenses déjà existants (allocations, accompagnement des aidants, ateliers de prévention…). De fait, les améliorations concrètes ne se font pas réellement sentir.
L’État se félicite
La situation est d’autant plus incompréhensible que depuis plusieurs années, l’État n’a que le réchauffement climatique à la bouche et bassine les Français à longueur d’été avec des messages infantilisants pour qu’ils s’hydratent, fassent moins de sport et ferment leurs volets. Pour autant, il est incapable de protéger les plus faibles en installant des climatiseurs là où cela est nécessaire, et ce, par pur dogmatisme anti-climatisation, que des lobbies écologistes sont parvenus à imposer à la nation toute entière alors même que leurs arguments ne font pas consensus dans la sphère scientifique.
Résultat : dans les Ehpad, les hôpitaux et les écoles, le thermomètre grimpe tout comme la colère des Français, mais au plus haut sommet de l’État, là où la climatisation tourne sans complexe, les petits hommes gris sont satisfaits de leur action. Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, s’est notamment félicité d’avoir « su anticiper ». De qui se moque-t-on ?
Sarah-Louise Guille, dans BV
