. 1975-2025 : Les cinquante décisions qui ont coulé la France

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#webtube : En 1975, la France était prospère, industrielle, respectée et souveraine. Un demi-siècle plus tard, le pays est, à moins d’un an de l’élection présidentielle, au bord de plusieurs ruptures – économiques et financières, mais aussi sociétales, culturelles, religieuses, démographiques et sécuritaires. Comment en est-on arrivé là ? Ce rapport propose une réponse inédite, dans sa forme comme sur le fond : à travers cinquante décisions politiques précises, datées et documentées, prises entre 1975 et 2025, il raconte l’histoire de notre déclin collectif, sujet par sujet. Non par dolorisme ni pour ressasser le passé, mais avec la conviction qu’aucun redressement crédible ne peut s’envisager sans un diagnostic objectif et complet des causes de notre effondrement.

Cinquante ans, cinquante décisions

Le choix de la période 1975-2025 n’est pas arbitraire. Les bouleversements exogènes de ces décennies – mondialisation, montée en puissance de nouveaux acteurs, révolutions informatique, numérique et de l’intelligence artificielle – ont été colossaux et ont inévitablement redistribué les positions des nations. Mais en 1975, les choses n’étaient pas jouées : le scénario aurait pu tourner autrement. Au lieu de réparer ses faiblesses, la France les a aggravées, décision après décision. Le rapport retient cinquante choix majeurs et structurels, classés en dix thèmes : démocratie, institutions et décentralisation ; école, culture et transmission ; économie, industrie et agriculture ; énergie et environnement ; État, fiscalité et finances publiques ; immigration et intégration ; modèle social et famille ; santé ; sécurité et justice ; souveraineté et Europe. Chaque décision est replacée dans son contexte, ses motivations sont analysées, ses effets cumulatifs chiffrés et comparés aux choix opérés par des pays semblables, à partir de sources publiques et privées incontestables.

Trois erreurs sur les mutations du monde

De cet examen se dégagent d’abord trois erreurs d’analyse majeures. La première a consisté à voir la mondialisation comme une vertu en soi et comme la fin des nations, alors qu’elle en était au contraire le zénith – nous vivons aujourd’hui le retour des empires et des nations, après avoir désarmé la nôtre. La deuxième tient au changement de nature de la construction européenne : de l’Acte unique de 1986 aux traités de Maastricht et de Lisbonne, certaines souverainetés essentielles ont été transférées à un niveau communautaire qui a largement échoué, organisant pour les Européens un véritable marché de dupes. La troisième est le refus de reconnaître la nature spécifique de l’islam, à la fois religion, code juridique et instance politique, et donc le caractère inédit des immigrations d’origine musulmane.

Trois illusions sur ce que peut l’État

L’analyse révèle ensuite trois illusions persistantes : l’incompatibilité entre les engagements extérieurs souscrits et les choix économiques intérieurs, l’extension continue et inefficace du domaine de l’État, dont l’accroissement des moyens va de pair avec celui de son impuissance, et un « bougisme » législatif – plus de 25 textes sur l’immigration, autant sur la simplification administrative, une vingtaine de réformes de la santé – qui paralyse l’action publique au lieu de traiter les enjeux de fond.

Quatre menaces sur la démocratie

De là découlent quatre menaces pour la démocratie : un sentiment de dépossession démocratique nourri par le contournement du référendum de 2005, une perte de confiance dans l’action de l’État, l’affaiblissement de la démocratie locale et des communes et la lourde responsabilité d’une classe dirigeante dont les décisions les plus dommageables n’ont presque jamais répondu à une demande des Français.

Une alerte mais surtout un immense espoir

Le rapport pointe enfin une constante préoccupante : la droite ne revient jamais sur les réformes structurelles de la gauche et affirme rarement ses convictions, par effet de cliquet et sous le magistère idéologique adverse. Mais sa conclusion est résolument tournée vers l’avenir : l’objectivation de l’ampleur des erreurs commises démontre symétriquement l’existence d’un potentiel de rebond colossal. Économies budgétaires considérables sans remise en cause des équilibres sociaux, rebond industriel porté par les révolutions technologiques, montée d’une volonté de réforme dans plusieurs pays européens : partout ou presque, la capacité de redressement est à la mesure des fautes passées. Ce premier rapport constitue ainsi le préalable indispensable au second, que l’Institut Thomas More publiera à l’automne prochain, consacré aux mesures à prendre pour redresser la France en 2027.

Le rapport

Les auteurs (coordination)

Jean de Belot est administrateur de l’Institut Thomas More. Journaliste pendant vingt-et-un ans, il a notamment été rédacteur en chef des Echos et directeur de la rédaction du Figaro, avant de devenir vice-président d’Euro-RSCG. Depuis 2007, il dirige le cabinet Aria Partners (lobbying, communication sensible, accompagnement stratégique). A 67 ans, il dit appartenir à la « génération honte ». Celle qui a hérité, à la mort de Georges Pompidou, d’un pays heureux, dynamique, respecté et prometteur, qui a vu et compris où le pays sombrait du fait de l’accumulation historique de décisions néfastes. Mais sans parvenir à les éviter Tarick Dali est administrateur de l’Institut Thomas More. Journaliste de formation, après un passage au Figaro et au groupe Usine Nouvelle, IL a longtemps exercé dans l’industrie automobile, chez Valeo puis chez Volkswagen France avant de rejoindre un cabinet de conseil en communication, entre autres, pour sa connaissance de l’industrie. Il est l’auteur de deux ouvrages : En finir avec les bureaucrates européens (éd. Première Ligne, 1993) et Greenpeace ou l’écologie à l’an vert (éd. Première Ligne, avec Jean-Paul Picaper, 1995) Jean-Thomas Lesueur est directeur général de l’Institut Thomas More. Au sein de son équipe de recherche, il supervise le suivi de la vie politique française. Il s’intéresse en particulier aux blocages politiques et institutionnels propres au « modèle français », à la décentralisation et à la défiance démocratie. Il réfléchit également aux questions politiques liées aux enjeux culturels et identitaires en France et en Europe Remerciements. Pour réaliser ce rapport, nous avons fait appel à une vingtaine d’experts dans l’ensemble des domaines traités. Ils exercent leur activité professionnelle dans le secteur public ou dans le secteur privé et ont des engagements divers. C’est pourquoi, et à la demande de certains d’entre eux, nous ne publions pas leurs noms. Qu’ils soient, en revanche, tous ici chaleureusement remerciés pour leur engagement, leur compétence, le temps et les efforts qu’ils ont consacrés à nous aider dans cette tâche. Elle aurait été impossible sans leur participation et leur soutien 

Institut Thomas More

. La chanson du jour, ROVER – Call My Name 

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#webtube : Extrait de l’album Let It Glow, Call My Name est un chef-d’œuvre de mélancolie lumineuse. Entre la voix d’ange mi-grave mi-perchée de Timothée Régnier (Rover) et cette orchestration aérienne presque digne de Bowie, le titre nous plonge dans une nostalgie brute et magnétique. C’est le genre de chanson qui s’écoute les yeux fermés, un soir de pluie ou sur une route qui n’en finit pas.

webtube : Taken from the album *Let It Glow*, « Call My Name » is a masterpiece of luminous melancholy. Between Timothée Régnier’s (Rover) angelic voice—hovering between deep and soaring registers—and an ethereal orchestration almost worthy of Bowie, the track immerses us in a raw, magnetic nostalgia. It is the kind of song best listened to with eyes closed, on a rainy evening or while driving along an endless road.

Source : RoverMusic



. Canicule : le « temps maudit des colonies

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#webtube : La canicule qui s’abat sur la France a inspiré Pierre Boisguilbert. Et, dans un excellent petit texte au style enlevé, il nous dit beaucoup de choses importantes.

Repentance climatique

On n’a plus de colonies, mais on a un climat colonial. Tout se tient finalement dans un châtiment divin. Notre repentance est maintenant climatique. Les décoloniaux sont cependant silencieux face à cette canicule qui rapproche le pays de destination de ceux de provenance. Ça, c’est de l’assimilation… mais toujours dans l’autre sens, bien sûr.

Une chose est sûre : si l’information télévisée dominante d’aujourd’hui existait au temps de Jules Ferry, il n’y aurait jamais eu d’aventure coloniale. Du temps où l’on enseignait notre histoire avec quelques fiertés, il ressortait des images incroyables de soldats français en tenue d’apparat dans des zones de chaleur insalubres et mortelles. Des sables du Maghreb aux rizières du Tonkin, en passant par les jungles de l’AOF ou de l’AEF, ils avaient des ficelles au képi, comme le chantait Sardou, dans un temps pas si lointain où c’était encore possible.

Aujourd’hui, les Français sont accablés par la chaleur, se considèrent comme des victimes mal protégées et sont confortés dans leur souffrance et leurs lamentations climatiques par des médias qui instrumentalisent la canicule. Il y a eu, pour l’anniversaire de Dien Bien Phu, des avalanches d’images sur les réseaux sociaux de notre guerre d’Indochine. On y voit de jeunes Français mal équipés dans des fournaises extrême-orientales, défendant l’Empire déjà lâché par le pouvoir politique. Aujourd’hui, qui pourrait devenir Savorgnan de Brazza ou Henri de Monfreid ?

Climatisation et sortie de l’Histoire

Le grand débat porte sur la climatisation. L’horreur absolue pour la gauche. On demandera aux écologistes de se référer aux pays africains où la climatisation est synonyme de civilisation. Quand on sortait de l’aéroport dans une moiteur incroyable, on était saisi par le froid de la chambre d’hôtel… Plus c’était froid, plus l’hôtel était jugé luxueux. Mais il n’y avait pas de climatisation dans la conquête de la Mauritanie ou du Sahara.

C’étaient les mêmes Français ? On peut parfois en douter. Si l’on souffre tant de la canicule, c’est qu’on n’a plus le courage d’affronter les défis de l’Histoire.

Nous sortons de l’Histoire dans la moiteur du renoncement. Le nombre des noyades méritera une étude sur ceux qui se sont noyés et sur les circonstances de ces drames. Les irresponsables n’écoutent même pas les conseils du gouvernement, surtout pas les conseils d’un gouvernement colonialiste à son corps défendant. Quant à la Fête de la musique à Paris, elle est devenue, dans certains endroits, un carnaval de Birmingham ou de Notting Hill. La nouvelle France danse et se trémousse malgré la canicule ; celle d’hier cherche l’ombre pour y disparaître, comme on le lui demande.

Cette canicule est à l’image de la France de 2026 : une petite France qui étouffe, loin de la grande France désavouée mais rattrapée par le climat colonial. Alors soyons optimistes : quand il fait plus chaud en Corrèze qu’au Zambèze, nous imposera-t-on encore longtemps l’obligation d’accueillir des… réfugiés climatiques ?

Pierre Boisguilbert

. CNews mise en demeure : l’Arcom, ce gendarme qui menace nos libertés et vit sur le dos du contribuable

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#webtube : La scène a de quoi inquiéter quiconque tient à la liberté d’expression. Mi-juin, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a mis en demeure CNews de mieux respecter la « diversité des courants de pensée et d’opinion » sur son antenne, sous peine de sanctions financières. Une décision que le patron de Canal+, Maxime Saada, qualifie sans détour de « politique », dont l’unique but serait, selon lui, de « faire taire, puis faire disparaître » une chaîne que des millions de Français regardent librement chaque jour. Derrière ce énième épisode, une question s’impose : à quoi sert encore cette autorité, sinon à faire vivre grassement quelques fonctionnaires sur les deniers publics, au prix de nos libertés ?

Critiquer le pouvoir, désormais un « manquement »

Le plus glaçant tient au motif invoqué. Dans une tribune publiée par Le Figaro, Maxime Saada invite chacun à lire la décision elle-même. Et pour cause : parmi les torts reprochés à CNews figure noir sur blanc la mise en cause répétée de l’action de l’exécutif, la chaîne étant pointée pour des positions gouvernementales jugées « insuffisamment fermes ou cohérentes ».

Autrement dit, une autorité prétendument indépendante range la critique du pouvoir au rang des fautes. On croit rêver. Comme le résume le patron de Canal+, on peut dire ce que l’on veut, à condition de dire aussi ce que l’autorité veut entendre. Voilà une conception singulière du pluralisme, qui revient à museler précisément ce qui fait le sel d’un débat démocratique : la contestation de ceux qui gouvernent.

Une « jauge » que personne ne connaît

L’autre grief soulevé par le dirigeant concerne la méthode. CNews respecte scrupuleusement le décompte des temps de parole — un critère clair, mesurable, que la décision reconnaît elle-même comme satisfait. Mais l’Arcom y ajoute désormais une notion floue : le « déséquilibre manifeste et durable », un concept sans seuil ni référentiel précis.

Comme le souligne Maxime Saada, l’autorité sanctionne ainsi un « trop-plein dont personne ne connaît la jauge », une jauge qu’elle fixe elle-même au gré de ses appréciations. Ce n’est plus une mesure objective, mais un verdict arbitraire. Comment une chaîne pourrait-elle se conformer à une règle dont les bornes sont mouvantes et tenues par le seul régulateur ? L’insécurité juridique devient l’instrument de la mise au pas.

Le régulateur s’invite jusque dans la fabrique de l’information

L’Arcom va plus loin encore. Elle reproche désormais à CNews la structure même de ses émissions, notamment le fait que ses programmes phares s’ouvrent par un éditorial de l’animateur donnant le ton du débat. Le régulateur s’immisce ainsi, selon les termes de Saada, « dans la grille, dans le déroulé de l’émission, dans la fabrique intime d’une rédaction ».

On change de nature. Il ne s’agit plus de faire respecter des règles objectives, mais de dicter à une équipe journalistique ce qu’elle doit penser, dire et montrer. Une ingérence éditoriale inédite, qui interroge sur la frontière, désormais brouillée, entre régulation et censure.

Le précédent C8, et la trajectoire annoncée

Maxime Saada ne croit pas à un incident isolé. Il décrit une mécanique implacable : à la mise en demeure succéderont les sanctions financières, puis la menace de fermeture, dès lors que la chaîne ne pourra jamais satisfaire une exigence « impressionniste et imprévisible ». Et de rappeler que son groupe connaît déjà ce scénario pour l’avoir vécu avec la fermeture de C8. Il souligne d’ailleurs que, de toutes les démocraties où Canal+ opère, aucune autre n’est allée jusqu’à retirer sa fréquence à une chaîne. Aucune, sauf la France.

Une autorité dont on cherche encore l’utilité

Au fond, cette affaire repose la question de l’existence même de cette structure. Officiellement chargée de garantir la liberté de communication, l’Arcom semble surtout s’employer à la restreindre, érigeant la critique du gouvernement en faute et s’arrogeant le droit de juger du contenu des débats. On peut détester la ligne de CNews — là n’est pas le sujet. Comme le note Saada, ce qui distingue les défenseurs de la liberté de ceux qui « préfèrent le silence au débat », c’est précisément la volonté de laisser s’exprimer ce que l’on combat.

Pendant ce temps, l’Arcom annonce qu’elle se dotera à la rentrée d’une « veille » permanente sur les quatre chaînes d’information de la TNT, présidentielle de 2027 en ligne de mire. De quoi justifier budgets, postes et émoluments d’une bureaucratie qui prospère sur le dos du contribuable, au moment précis où elle fait planer une menace bien réelle sur le pluralisme qu’elle prétend défendre. Le contraste est saisissant : quand un pouvoir étranger s’en prend à la presse, la France s’indigne à juste titre. Encore faudrait-il, comme le rappelle le patron de Canal+, ne pas s’autoriser chez soi ce que l’on dénonce ailleurs.

breizh-info.com

. Mariages blancs : le texte d’Eric Ciotti mis en échec par LFI

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#webtube: Le président de l’UDR dénonce « l’absence de courage du gouvernement » et traite LFI de« saboteurs de la République ». La France Insoumise s’est livrée ce 25 juin à une obstruction parlementaire de grande ampleur pour empêcher le vote du texte contre les mariages blancs présenté par l’UDR, et ainsi paralyser la journée parlementaire consacrée aux propositions du groupe d’Eric Ciotti. Ce dernier dénonce « l’absence de courage » du gouvernement qui ne l’a pas soutenu, malgré les promesses de Gérald Darmanin dans la journée.  qui avait déclaré la situation des condamnations des maires pour refuser. Pour le maire de Nice, les députés d’extrême-gauche sont les « saboteurs de la République » Alors que le groupe d’Eric Ciotti défend un texte visant « à protéger les maires », LFI s’est livrée à une guerre de tranchée.

Le spectacle fut affligeant à l’Assemblée nationale. Une journée constituée d’une interminable litanie de propos plus caricaturaux et outranciers les uns que les autres. « Vision rance de notre République »« l’extrême-droite a une passion pour la brutalité ». Pendant plus de dix heures de débats, les députés de Jean-Luc Mélenchon ont pris tour à tour la parole pour défendre plus de 300 amendements et sous amendements déposés sur le texte afin d’empêcher son examen et son adoption. Les mots «  haine » et « raciste » rythmèrent les prises de parole des parlementaires mélenchonistes  comme une douce mélopée. « Vous voulez assouvir vos pulsions identitaires  et xénophobes », reproche Arnaud Saint-Martin aux élus UDR et à leurs alliés du RN. « Si on parlait davantage de réchauffement climatique et moins d’immigration et d’islam, croyez-moi, ce pays irait un peu mieux », fanfaronne Louis Boyard ; « Vous voulez interdire à des gens qui s’aiment de se marier, c’est insupportable », clame Pierre-Yves Cadelen.  « Alors que les Français souffrent de la canicule, voilà vos priorités »  se lamente Gabrielle Cathala. Quant à Thomas Portes, pris à partie pour le port d’un magnifique tee-shirt dans l’hémicycle, son camp vestimentaire est choisi : « Je préfère être habillé en tee-shirt qu’avoir des cravates et être un raciste », clame l’élu de Seine-Saint-Denis.

« Mascarade et prise en otage »

Les suspensions de séance se succèdent, les lectures de poème aussi. Face à une telle « mascarade et prise en otage, par un groupuscule extrémiste, de notre démocratie », Eric Ciotti et ses députés n’auront de cesse de demander au gouvernement, représenté par Gérald Darmanin, d’utiliser l’article 44-2 de la Constitution qui lui permet de juger irrecevables les amendements non soumis à la commission compétente avant leur discussion en séance publique. Cela aurait fait cesser la mascarade mélenchoniste et conduit à voter la proposition de loi présentée par l’UDR. Le Président de la République ne s’était-il pas exprimé en mai 2025 en faveur d’une loi visant à empêcher le mariage des étrangers en situation irrégulière en soutien aux maires condamnés dans de telles situations qu’il avait qualifié d’« ubuesque » ?

Mais il n’est pas dans l’intention de Gérald Darmanin de faire une telle fleur à Eric Ciotti. Le Garde des Sceaux a pris soin de ne pas actionner le 44-2, pour laisser la journée parlementaire de l’UDR s’écouler ainsi, sur l’examen d’un seul et même texte.

Une telle opposition parlementaire était attendue de la part de La France Insoumise qui avait déjà mis en échec le même texte lors de sa présentation par l’UDR, lors de sa niche parlementaire, il y a un an. D’après les informations de Boulevard Voltaire, le groupe d’Eric Ciotti avait avancé masqué en changeant l’ordre d’examen de ses textes au dernier moment afin de placer son texte sur les mariages blancs en premier et tenter de déjouer ainsi l’opposition de l’extrême-gauche. C’était sans compter sur la vigilance de La France Insoumise qui déposa la veille et le matin même, des centaines de sous-amendements.

« Pile on gagne, face on gagne »

Quoiqu’il en soit, l’UDR estime sortir gagnante de la séquence. « Pile on gagne, face on gagne », nous confie dans les couloirs de l’Assemblée un cadre du parti pour qui la séquence est surtout symptomatique des tensions entre le Premier ministre et son Garde des Sceaux. Si Gérald Darmanin s’est exprimé en faveur du texte, Sébastien Lecornu qui n’est jamais à l’abri d’une censure, doit préserver un équilibre avec le Parti Socialiste. Au final, le gouvernement se parjure, et ses membres LR avec, alors qu’à maintes reprises il a annoncé son soutien à une telle initiative. Rappelons qu’Emmanuel Macron avait qualifié d’«  ubesque » la situation des maires, condamnés pour refuser de marier des étrangers clandestins. En toute fin de séance, Eric Ciotti a fustigé le gouvernement « tenu par l’extrême gauche ».

Alors que Robert Ménard doit être jugé en septembre pour avoir refusé de marier un OQTF algérien, alors que le maire de Chessy vient d’être condamné à verser 6.000 euros à un OQTF, algérien lui-aussi et à son épouse pour avoir refusé de les marier, le sujet ne manque de créer le scandale. Mettre fin à ces mariages blancs est une mesure soutenue par 80% des Français et 90% des maires, ne cesse de clamer l’UDR.

Yves-Marie Sévillia, dans BV

. Cisjordanie : difficile de trouver plus ignares que nos politiques

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#webtube : La haine d’Israël qui transpire chez Macron fait des émules. Tous les prétextes sont bons pour nuire à l’État hébreu. C’est sur le terreau de notre politique résolument pro-arabe que prospère l’antisémitisme dans notre pays, un fléau qui frappe à tous les étages de la société, à commencer par les universités. Une honte et un contre-modèle absolu de tolérance. Inutile de nous gargariser avec nos valeurs humanistes. Notre politique au Moyen-Orient est un désastre.

Nous sommes à des années lumière de la politique équilibrée du général de Gaulle.

– Reconnaissance par Macron d’un État palestinien qui n’existe pas

– Refus d’accueillir les industriels de l’armement israéliens au Salon de Satory

– Refus de soutenir Israël dans sa guerre existentielle contre l’Iran, qui veut le rayer de la carte depuis 1979.

Et dernière trouvaille du PS, Olivier Faure veut interdire l’importation des produits provenant des colonies israéliennes, au nom du droit international.

https://www.valeursactuelles.com/politique/produits-des-colonies-israeliennes-le-patron-du-ps-olivier-faure-veut-interdire-les-importations-au-nom-du-droit-international?_sc=MjkwMDE0NyM0ODM3NzQ%3D&utm_campaign=VA_LA_MATINALE_24062026&utm_medium=email&utm_source=brevo

Eh bien soit, parlons histoire et droit international

La Palestine est restée sous domination turque durant 400 ans, de 1517 à 1917, date de la chute de l’empire ottoman.

Sur décision de la Société des Nations née en 1920, la Palestine, qui englobe à l’époque la Transjordanie, passe sous mandat britannique. Elle le restera jusqu’en 1947, date du partage de la Palestine mandataire en deux États, l’un juif, l’autre arabe.

De plus, en 1946, la Transjordanie est devenue indépendante.

Le partage de la Palestine en deux États (1947) et la guerre de 1948

À l’époque, 650 000 Juifs et 1000 000 d’Arabes vivent en Palestine mandataire.

Le partage prévoit que l’État juif occupe un territoire de 56 % et l’État arabe 42 %, avec  Jérusalem qui passe sous contrôle international, soit 2 %.

Si les Juifs de Palestine applaudissent, les Arabes refusent ce plan de partage, jugé injuste.

Mais ce que les antisémites mettent sous le tapis depuis 1947, c’est que le territoire accordé aux Juifs est en grande partie un désert : le Néguev, qui s’étend sur 13 000 km2 et occupe 60 % du territoire juif. Il n’est habité que par 10 % de la population.

Une coalition des États arabes attaque le nouvel État juif dès 1948. Israël sort vainqueur.

La Transjordanie, fraîchement indépendante, annexe la Cisjordanie en 1948 et en 1950, le royaume prend le nom de Jordanie.

Cette annexion n’a jamais été reconnue par l’ONU.

En 1967, une 2e coalition arabe attaque Israël, qui sort vainqueur.

Mais cette fois, Israël possède une puissante armée. Il annexe la Cisjordanie prise aux Jordaniens et occupe la bande de Gaza prise aux Égyptiens. Il s’empare du Golan syrien et du Sinaï égyptien, qui sera finalement restitué en 1982.

En 1973, Israël sort encore vainqueur d’une troisième guerre israélo-arabe.

En 1988 le royaume de Jordanie renonce à la Cisjordanie.

Officiellement, la Cisjordanie n’appartient donc à personne. En 1947, les Arabes n’en ont pas voulu. En 1948, la Jordanie l’a occupée illégalement pour la rendre en 1988.

L’État hébreu a donc beau jeu de déclarer que les frontières de la Judée-Samarie (Cisjordanie) remontent aux temps bibliques et qu’après les trois guerres de 1948, 1967 et 1973, la sécurité du peuple juif exige des zones tampons au sud, au nord et à l’est.

Cette situation n’aura jamais de fin pour une raison très simple :

Aussi longtemps que l’immense majorité des pays musulmans ne reconnaîtront pas l’État d’Israël, aussi longtemps que l’Iran et ses proxys, ainsi que la mouvance islamiste, voudront rayer Israël de la carte en prêchant pour une Palestine de la mer au Jourdain, donc sans Juifs, il n’y aura pas de paix.

28  États membres de l’ONU ne reconnaissent toujours pas Israël.

Harceler Israël, boycotter ses produits, attiser l’antisémitisme, tout cela ne va pas dans le sens de la paix. On ne met pas la charrue avant les bœufs.

Quand toute la planète reconnaîtra le droit à l’existence d’Israël, alors on pourra envisager la paix, discuter frontières et élaborer une solution crédible à deux États. Alors, on pourra invoquer le droit international.

Car où est le droit international quand des illuminés veulent rayer de la carte un État créé par la volonté de la SDN, donc parfaitement légitime ?

Tous ceux qui nuisent à Israël ne font qu’attiser les braises de l’antisémitisme et sabordent les chances d’une paix durable. Cette paix repose avant tout dans la reconnaissance universelle de l’État hébreu. Sans cette exigence aussi élémentaire qu’incontournable, nous irons vers une guerre de 100 ans et peut-être vers un conflit nucléaire. Est-ce si difficile à comprendre ?

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. SOS Racisme : l’association subventionnée par l’État n’a pas publié ses comptes depuis quinze ans

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#webtube : SOS Racisme se retrouve visée par une enquête de L’Incorrect sur la publication de ses comptes et l’utilisation de financements publics. Selon le magazine, l’association antiraciste, créée en 1984 et présidée par Dominique Sopo, n’aurait plus rendu publics ses comptes depuis l’exercice 2010, alors qu’elle bénéficie de subventions de l’État et collecte des dons ouvrant droit à réduction fiscale.

Les derniers comptes accessibles cités dans l’article remontent à l’exercice 2009. Cette année-là, selon une question écrite déposée à l’Assemblée nationale, SOS Racisme aurait perçu 579 000 euros de subventions publiques, soit 64 % de ses recettes, tandis que les adhésions représentaient 18 669 euros, environ 2 % des ressources. Le total des dons, adhésions et subventions atteignait 904 596 euros, hors éventuelles aides publiques versées aux sections locales.

L’enquête rappelle que les associations recevant plus de 153 000 euros de subventions publiques doivent établir des comptes annuels, les faire certifier par un commissaire aux comptes et en assurer la publicité. Selon L’Incorrect, SOS Racisme franchirait ce seuil, mais aucun dépôt récent de comptes ne serait visible depuis quinze ans. L’association a pourtant continué à recevoir des financements publics, dont 350 591 euros en 2011 et une convention pluriannuelle d’objectifs signée avec l’État en juillet 2022 pour la période 2022-2024, prévoyant 230 000 euros par an.

L’incorrect