. Quand la mort de Louis fait réagir un youtuber…

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#webtube : Louis 17 ans a été tabassé à mort par 5 autres « jeunes » dans des conditions atroces. Louis était français, Louis était blanc… Sa famille, courageuse, souhaite que l’on fasse connaître la vérité et son visage afin qu’il ne soit pas mort pour rien.

Source : CHRØNIC

. IA, la révolution qui va tout changer – Pierre Jovanovic – Le Zoom – TVL

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#webtube : Pierre Jovanovic tire la sonnette d’alarme. Derrière les prouesses spectaculaires de l’intelligence artificielle se joue peut-être la plus grande révolution économique, financière et politique du XXIe siècle.
Qui financera les gigantesques infrastructures nécessaires à l’IA ? Pourquoi les géants de la finance et de la technologie investissent-ils des centaines de milliards dans cette course mondiale ? Les États sont-ils en train de perdre le contrôle face aux nouveaux empires numériques ? De BlackRock à Nvidia, de Palantir à OpenAI, des États-Unis à la Chine, Pierre Jovanovic décrypte les rapports de force qui redessinent déjà notre avenir : emplois, épargne, souveraineté numérique, surveillance, marchés financiers et pouvoir politique. L’intelligence artificielle est-elle un outil de progrès ou le début d’un nouveau modèle de société ?

Source : Chaîne officielle TVL

. Un ex-officier de police ouvre les coulisses de la « grande maison »

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#webtube : Dans un livre écrit en collaboration avec Bertrand Ferrier, La Face obscure de la police (Éditions Max Milo, 302 pages, 21,90 euros), l’ancien commandant de police Jean-Pierre Colombiès répond à des questions que les citoyens sont légitimement en droit de se poser sur le fonctionnement de cette institution. L’auteur cherche à « comprendre comment la Boutique pourrait renouer avec sa véritable fonction en acceptant de regarder ses dérives en face, en les analysant et en tentant de les limiter à l’avenir ».

À la brigade des stups

Dans les années 1980, Jean-Pierre Colombiès intègre la brigade des stupéfiants et du proxénétisme du 36, quai des Orfèvres, un service prestigieux où l’on ne compte pas ses heures.

« Pour avoir du biscuit et boucler de belles affaires, il faut des indics », mais il n’y a pas d’argent à leur donner. « Ou nous leur refourguons de la came pour leur conso perso, ou, grâce à leurs scoops, nous mettons le grappin sur un concurrent qui les dérange. » La « came » en question est prélevée sur des saisies substantielles.

Pour remercier un « indic », le jeune inspecteur apprend à « oublier un paquet de clopes où se trouvent deux barrettes de shit ou un sachet d’héro ». Des « gros bonnets » qui brassent des tonnes de produits stupéfiants peuvent ainsi « tomber » contre quelques centaines de grammes.

Dans la brigade, tous ont la certitude d’agir ainsi pour le bien commun et personne ne trafique pour son propre bénéfice. Pourtant, « nous n’étions plus seulement des flics. Nous étions devenus des dealers », songe-t-il aujourd’hui. « Une dénonciation, et je partais pour de longues années en taule ! »

Au fil du temps, il en vient à penser que « lutter contre la drogue, c’est participer à une mascarade » : « Sur le fond, il n’existe aucune volonté politique d’éradiquer le trafic de came. »

En 2025, 1,4 million de Français fumaient au moins dix fois par mois du cannabis et 900 000 en faisaient un usage quotidien, tandis que 1,1 million consommaient de la cocaïne. 80 % des drogues entrent en Europe par la voie maritime, camouflées dans le fret légal (dans les grands ports des Pays-Bas et de Belgique, seulement 2 % de la marchandise est contrôlée). Les sommes en jeu « dépassent l’entendement » !

Face à cette criminalité mondialisée, « comment peut-on imaginer, même dans un instant d’hybris, que le débarquement de CRS dans une cité, suspendant le deal pendant quelques heures (et se contentant de reporter les cessions dès que le show médiatique aura cessé), l’interpellation de trois choufs ou même la découverte d’un kilo de coke dont une partie sera restituée à l’indic sans lequel pas de découverte, peut entraver une telle machinerie ? »

À Rennes, « ville notoirement inondée par le trafic », les « trois limiers spécialisés dans le trafic de stupéfiants » ont été renforcés, fin 2024… par cinq fonctionnaires ! « De qui se moque-t-on ? »

Le contexte est d’autant plus délétère que l’État affaiblit la police nationale tout en promouvant « des alternatives inefficaces, voire dangereuses comme la municipalisation ou la privatisation de la sécurité publique ».

Pendant ce temps, l’intensité des affrontements entre gangs rivaux « témoigne de l’extension du domaine de la pègre ».

En outre, la lutte contre les stupéfiants est uniquement axée sur la répression, sans lien avec le ministère de la Santé, alors que les problèmes de santé mentale sont récurrents chez les toxicomanes : « Résultat, quand tu chopes un tox délirant, manifestement inaccessible tant à une sanction pénale qu’à une vie paisible en société, qu’es-tu censé faire ? Ben, rien. Tu le gardes quelques heures pour améliorer ton score sur un tableau Excel, puis tu le relâches, sachant que tu ne tarderas pas à l’embarquer à nouveau. »

Au bout de dix ans, Jean-Pierre Colombiès s’est « sorti du bourbier des stups quand il était encore temps », en obtenant une mutation dans un autre service. Sans regret !

La franc-maçonnerie et les syndicats dans la police

Bien que « tous les syndicalistes, même les têtes de gondole, ne soient pas franc-maçons », ces deux réseaux « sont essentiels dans la police ».

Jean-Pierre Colombiès, qui a été l’un et l’autre durant quelques années, a finalement démissionné de la Grande Loge nationale française (GLNF). Il se sentait « tiraillé entre, d’une part, une ouverture inespérée sur des connaissances stimulantes et des rencontres sincères, et, d’autre part, un enfermement qui, au fil du temps, semblait plus sclérosant que protecteur ».

L’influence de la franc-maçonnerie sur les nominations dans la police constitue « un double péril qu’il ne faut pas négliger ». En effet, des agents sont promus parce qu’ils sont « frères de loge d’un hiérarque influent » : « On nomme à des postes à responsabilité des mauvais, ce qui impacte négativement l’action concrète des forces de l’ordre. » D’autre part, « ce système vicié de promotion peut désinciter les fonctionnaires à s’engager dans leur travail ». L’auteur précise qu’il n’a jamais utilisé son appartenance à la GLNF durant sa carrière, ce qui lui a permis de garder une certaine liberté en échappant « à l’engrenage du passe-droit ».

Dans le domaine syndical, l’offre restait assez limitée pour les policiers en civil (inspecteurs et enquêteurs) jusque dans les années 1990. En 1995, lorsque le corps des inspecteurs a été fusionné avec celui des officiers de paix, le syndicat majoritaire, marqué à gauche, a été concurrencé par une nouvelle organisation proche du RPR.

Cette politisation syndicale concerne surtout les cadres dirigeants car, pour la plupart des adhérents, la couleur politique d’une organisation compte moins que son implantation et son influence au sein d’une direction.

« Peu à peu, à côté des combats justes et nécessaires, le syndicalisme d’intérêt s’est imposé. Comme beaucoup d’autres professionnels, des dockers aux magistrats en passant par les enseignants (ou ce qu’il en reste), de nombreux policiers se sentent obligés d’adhérer à un syndicat afin de bénéficier d’une carrière boostée ou a minima sans encombre. »

Durant ses trois années d’exercice en tant que « petit syndicaliste détaché », Jean-Pierre Colombiès estime qu’il a « peu lutté contre les conditions de travail de ses pairs, bien que, à l’époque, elles fussent déjà honteuses » : « 90 % de mon temps consistait à gérer les relations humaines, entendues comme une priorisation des mutations et des promotions. »

La funeste culture du chiffre

En 2002, le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, décide « de réduire l’action policière à une entité communicable : les chiffres, comme si ceux-ci étaient un gage d’authenticité et, surtout, comme s’ils constituaient un résumé transparent de l’action policière ». Ce qu’il en attend, « ce n’est pas une hausse de la sécurité des personnes et des biens », mais « des tableaux Excel du plus bel effet ».

« La statistique policière n’est pas qu’une idéologie dangereuse. Elle est un mode de management, c’est-à-dire une manière d’organiser et de gérer une entreprise, ce que devient petit à petit la police, jadis service public. »

En conséquence, les chefs de service s’ingénient « à inventer des manières et des biais pour présenter des statistiques ripolinées en faisant passer le message à leurs subordonnés ».

« Pour un policier de terrain, lui demander de “faire du chiffre”, quel qu’il soit, est d’une débilité profonde. Son action ne se résume pas à des quantités de PV, d’interpellations ou d’élucidations. » Un policier des stups évalué au nombre d’interpellations préfèrera s’intéresser à des petits consommateurs plutôt que de passer du temps à démanteler un réseau.

L’auteur se souvient de son activité en police judiciaire : « Les bacqueux nous ramenaient “la viande” ; charge à nous de l’accommoder pour “produire des E” pour “Élucidé”, “E” étant le code que l’on affichait en tête des comptes-rendus d’infraction. La plupart du temps, cette production forcenée de statistiques s’arrêtait au commissariat. Les accusations étaient tellement bancales que la justice ne voulait pas de défèrements à tour de bras des gars contre lesquels nous n’avions aucune bille sérieuse ! »

Quand des politiciens instrumentalisent la police

En 2017, en pleine campagne présidentielle, une femme se présente au commissariat du XVIᵉ arrondissement de Paris pour déposer plainte pour viol contre Damien Abad, le porte-parole de François Fillon. Jean-Pierre Colombiès, qui est de permanence, décide d’aider la jeune gardienne de la paix peu expérimentée chargée de la recevoir.

La plaignante reconnaît avoir été l’instigatrice d’un unique rapport sexuel, six ans plus tôt, dans le but de devenir l’assistante parlementaire de l’homme politique, alors que celui-ci ne lui avait rien proposé. C’est elle qui l’a déshabillé car il en était incapable seul, en raison d’un handicap des membres supérieurs.

Son dépôt de plainte est motivé par l’intuition d’un lien avec les accusations publiques visant François Fillon, l’homme pour qui travaille Damien Abad, mais elle est incapable d’expliquer le lien logique entre les deux affaires.

Juridiquement, le viol n’est pas constitué puisqu’il n’y a ni violence, ni contrainte, ni menace, ni surprise. La procédure est transmise au parquet.

Le lendemain matin, une journaliste de BFM, déjà informée de cette plainte (d’où vient cette fuite si rapide ?), contacte Jean-Pierre Colombiès qu’elle a déjà rencontré quand il était délégué syndical. Celui-ci lui indique que les faits relatés par la plaignante ne sont pas constitutifs du crime de viol.

Quelque temps plus tard, Damien Abad, président du groupe LR à l’Assemblée nationale, devient ministre des solidarités du gouvernement d’Élisabeth Borne. Dans la foulée, Mediapart évoque deux viols présumés, en 2010 et 2011, mettant en cause l’intéressé.

En fait, la première victime a refusé de déposer plainte dans la première affaire, tandis que la seconde correspond à la procédure de 2017, finalement classée sans suite « faute d’infraction suffisamment caractérisée ».

« Ce sont pourtant ces deux histoires qui provoquent un déferlement médiatique d’une violence inouïe. » Damien Abad ne se doutait pas que son ralliement à la macronie signerait son arrêt de mort politique, au moins au niveau national…

Lors du mouvement des Gilets jaunes de 2018-2019, la participation de l’auteur aux manifestations lui permet de « mieux comprendre les bidonnages antidémocratiques de certains hiérarques policiers » : « Pour un observateur pas né de la dernière averse, il était évident que la stratégie consistait à laisser monter la pression à petit feu dans un mouvement où, pourtant, 99 % des gens étaient pacifiques et nullement vindicatifs à l’endroit des forces de l’ordre. Comble du cynisme, au top intervention, les black blocks disparaissaient par enchantement, de sorte que la charge était supportée par des manifestants ébahis. »

« Le sens de cette stratégie de maintien de l’ordre était double, donc doublement pervers : montrer les ravages dont sont capables les black blocks — ravages qu’il n’était pas question de limiter voire d’arrêter, on l’a compris, puisque les dégradations commises permettaient de décrédibiliser la manifestation. »

Par ailleurs, les « nasses » de manifestants empêchaient volontairement toute porte de sortie, tandis que les radios de la police incitaient « les troupes à ne pas y aller de main morte » en exagérant le nombre de blessés parmi les policiers. Il s’agissait de toute évidence de « casser du mécontent et de transmettre ce message aux citoyens si cher aux macronistes : restez chez vous ! »

Les syndicats de police, « désormais peu portés sur l’exigence démocratique et la rectitude morale », expliquaient à l’envi que les policiers agissaient de manière légitime et professionnelle.

Dans le même temps, le nombre de protestataires était sciemment sous-évalué par la préfecture de police.

***

Jean-Pierre Colombiès déplore vivement la dérive néolibérale de notre société et la perte du sens commun qu’elle entraîne : « Il est temps d’en finir avec une police considérée par les gouvernants comme un outil à son service. […] La police n’est pas l’ennemi du peuple ou ne devrait pas l’être. »

Le dernier projet du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, en mars dernier, « est un fourre-tout gonflé de promesses de sévérité et de répression dont on comprend d’emblée les objectifs politiques et les limites concrètes » : « L’effet dissuasif qu’il recherche est affaibli par l’inexécution des peines en vigueur — notamment d’incarcération. »

Quant au contrôle sur les réseaux sociaux, « il semble moins vouloir limiter les incitations à la haine que limiter la liberté d’expression des citoyens ».

Par-delà ces effets d’annonce et ces mesures liberticides visant davantage la population que les criminels et les délinquants, l’ancien officier de police se demande : « Jusqu’à quel point l’État peut-il abandonner ses missions régaliennes ? »

Johan Hardoy, Revue Elements

. Iran : Trump a-t-il perdu la guerre ?

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#webtube : Pour ce nouveau numéro du « Libre Journal de la Nouvelle Droite », sur Radio Courtoisie, Xavier Eman reçoit Rodolphe Cart, Alexandre Nantas, Gabriel Piniès et Nicolas Degroote, pour débattre de deux thèmes principaux : le « divorce » entre les États-Unis et Israël à la suite de la signature du pré-accord de paix avec l’Iran, et la question du libéralisme et de l’impasse « libérale conservatrice ».

Xavier Eman, Revue Elements

. [Music.webtube] – Ajout de l’entrée musicale N° 26 : Kanal-I #4. Deux heures de bonheur musical

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#webtube : Le spectre musical s’élargit sur music.webtube avec l’entrée n° 26 : Kanal-I #4. A découvrir d’urgence.

. IA: la relégation de l’homme

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#webtube : La multiplication des dispositifs technologiques dans le champ du réel traduit déjà un monde où l’homme n’est plus que l’appendice et le rouage de la machine… 

Signes avant-coureurs ? Un arbitre avec une caméra embarquée, des ballons connectés, des avatars 3D des joueurs, des pauses fraîcheur qui se transforment en armada publicitaire des dernières technologies, des écrans partout dans les stades… Bienvenue au cœur de la Coupe du monde de football 2026 qui se joue à la fois aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada. 

Ce à quoi nous assistons pendant cet événement sportif planétaire n’est rien d’autre qu’une greffe technologique de grande ampleur. Dans nos vies quotidiennes, de nouvelles formes de transplantation numérique continuent de s’imposer comme une évidence : nous marchons et parlons seuls avec nos oreillettes Bluetooth ; nous avons les yeux rivés en permanence sur nos écrans ; nous ne cessons d’être dépendants de l’intelligence artificielle ; notre temps d’écran explose ; notre vie réelle s’appauvrit ; les rencontres demeurent virtuelles ; le travail des ingénieurs ne se réalise pas sans ChatGPT, Perplexity, Gemini ou Claude ; les chatbots se multiplient ; les opérateurs téléphoniques sont des agents conversationnels ; le pilotage algorithmique explose. 

L’humain s’efface de notre champ de vision et nous ne savons plus vivre sans être médiatisés par des appareils qui font écran entre nous et la réalité. 

Perte de contrôle

Nous sommes ainsi les spectateurs de notre propre obsolescence programmée où l’être humain ne peut plus se déployer sans qu’on lui greffe des dispositifs autonomes qui orientent, pensent, créent et façonnent le réel à sa place. « Dans un futur relativement proche, tout un chacun va utiliser des assistants d’IA dans sa vie de tous les jours. Ils vont être accessibles à partir de nos smartphones, mais aussi de nos lunettes intelligentes ou d’autres gadgets qu’on va porter sur nous », se réjouissait Yann Le Cun, ancien directeur de l’IA chez Meta, dans un entretien accordé au Figaro.Cette gestion des flux de la vie, associée à une prise de contrôle du domaine intellectuel et créateur de nos psychés, préfigure un monde qui n’est plus le nôtre. Nous ne sommes plus « maîtres et possesseurs de la nature » (Descartes) mais esclaves et possédés de la machine. Nous sommes les contemporains d’un basculement anthropologique majeur.

Dans un environnement bruyant, les lunettes connectées RayBan / Meta Glasses adaptent le volume pour être sûres que vous restiez concentré sur votre conversation via l’appareil, plutôt que distraits par votre environnement réel… (C) Meta

Cette inversion à l’œuvre, où l’objet technique devient sujet permanent de la réalité, reléguant toute décision de l’être humain aux oubliettes, conduit à notre appauvrissement généralisé. Ce n’est pas, comme on l’entend abusivement, l’avènement d’une humanité augmentée mais bel et bien la naissance d’une humanité diminuée. En témoigne, s’il fallait encore en douter, la décision récente du président argentin libertarien, Javier Milei, de créer une nouvelle catégorie légale pour les sociétés : la « corporation non-humaine ». Ou encore la nomination de Diella, une IA nommée ministre en Albanie, chargée de prendre des décisions sur l’attribution des marchés publics. Ici encore, plus de trace de l’homme. Seuls les algorithmes gouvernent. 

Place aux hommes 

La fameuse complémentarité homme/machine qui nous est sans cesse rabâchée est un leurre. Si cette réalité machinique continue de se déployer sans que s’opère le moindre contre-mouvement, c’est l’existence même de l’homme en chair et en os qui est en danger. Difficulté à fonder sa propre subjectivité ; incapacité à former des liens sensibles concrets ; perte de l’estime de soi ; hausse de la défiance généralisée ; suppression du travail ; accroissement de la surveillance… C’est ainsi le pouvoir même de l’homme qui s’évapore dans les nuées et qui se trouve annihilé par une puissance tentaculaire et totalitaire dont on ne connaît pas encore les effets à long terme sur les sociétés.

Le pire est que toutes ces impositions nouvelles n’ont pas été discutées. Elles sont réalisées à marche forcée sans qu’aucune délibération collective ne puisse s’interposer. Il serait temps que chacun prenne aujourd’hui la mesure de ce qui advient et que s’engagent mondialement des consultations populaires afin de déterminer si les hommes daignent vivre ou non sous ce nouveau régime d’existence.

C’est aux gens collectivement de décider et non à des firmes technologiques de formuler le credo de la réalité pour tous. La réponse à apporter n’est pas dans l’adaptabilité permanente à ces systèmes mais aussi et surtout dans la capacité de refuser cette nouvelle forme d’existence au risque d’un assujettissement définitif. Laissons alors les gens librement choisir l’orientation de leurs vies. Ce n’est pas à la technologie de s’imposer par-dessus le pouvoir décisionnaire du politique, et les politiciens eux-mêmes n’ont pas, au nom d’intérêts exclusivement productivistes, à soumettre leurs peuples aux volontés des GAFAM. Car, si tel était le cas,  nous ne pourrions plus dire, sans honte, que nous désirons sauvegarder l’héritage démocratique. Nous accepterions alors sans sourciller notre soumission définitive à l’empire technologique. 

Benjamin Edgard, dans Causeur

. En 1970, on nous prédisait une période glaciaire pour l’an 2000…

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#webtube : L’idée n’est pas de systhématiquement nier le réchauffement climatique. Il est à nos portes et nous le subissons encore plus fortement ces dernières année. La question est de savoir si le discours « étatique » actuel est le bon face à ce bouleversement. Les « écologistes » ont toujours travesti la réalité, mais ils ont le soutien des médias et la droite en a peur. Macron leur a tout cédé… et ne parlons pas de François Hollande.

Si on les écoute, nous aurons bientôt des voitures sans clim et sans chauffage.

Nous vivons à l’heure d’une implacable dictature des Verts, à laquelle se sont soumis tous les gouvernements depuis des années, par peur de s’aliéner un électorat toujours plus intolérant avec ses contradicteurs, y compris les plus grands scientifiques.

Dans les années 1970, ils nous annonçaient une période glaciaire pour la fin du siècle. Maintenant, ils nous tiennent un discours à 180°, en diabolisant notre industrie, notre agriculture et notre élevage, sources de désastres apocalyptiques.

Un peu plus tard, ils ont décrété que les pluies acides dues aux rejets industriels détruisaient nos forêts. Trente ans plus tard, la surface des forêts européennes s’est largement étendue.

Il ont aussi accusé nos aérosols de trouer la couche d’ozone, ce qui allait provoquer des cancers de la peau à l’échelle industrielle. En fait, le trou dans la couche d’ozone s’est rebouché sans qu’un seul écologiste nous explique pourquoi.

Le problème de ces « scientifiques » imperméables à tout débat contradictoire est qu’ils s’accrochent à leurs modèles mathématiques pour déchiffrer le climat, sans jamais tenir compte des puissances titanesques de l’Univers, face auxquelles nous sommes de simples fétus de paille pris dans un ouragan.

Dites à un écologiste intégriste que si les activités humaines polluent la planète, elles n’ont aucune incidence sur le climat, il vous prendra pour un crétin. Dites-lui que le climat dépend des courants marins, de l’activité solaire et des mouvements de la Terre, contre lesquels nous sommes impuissants, il vous prendra pour un fou.

Les écologistes, 100 % politisés, nous ont toujours menti.

https://irdeme.org/Les-Ecolos-nous-mentent

Jean de Kervasdoué avait démasqué les arnaques des écologistes dans son livre de 2021.

– des milliers d’espèces animales et végétales menacées ? Mensonge !

– les élevages de cochons et de volailles favorisent les algues vertes ? Mensonge !

– les OGM sont dangereux ? Mensonge ! Ils améliorent les rendements et sont inoffensifs

– le glyphosate est dangereux ? Mensonge !

– l’agriculture biologique, la solution ? Mensonge ! Elle diminue les rendements de 30 à 40 %

– il faut 13 500 litres d’eau pour produire 1 kilo de bœuf ? Mensonge ! 1 kilo de bœuf  contient 700 g d’eau. Plus de 13 499 litres d’eau sont retournés à la nature.

– les nappes phréatiques s’épuisent ? Mensonge ! Elles représentent 4 ans de pluie

– le danger du nucléaire ? Mensonge ! Seulement 4,3 m3 de déchets radioactifs par an. Les centrales nucléaires ont évité 1,8 million de morts prématurées en 40 ans, provoquées par les centrales au charbon

– Fessenheim, une centrale trop vieille ? Mensonge !

Quant à l’arnaque du CO2 d’origine humaine, elle a assez duré.

https://www.luttedeclasse.org/dossier_2025/arnaque_climatique.pdf

« Publié aujourd’hui dans la revue Science of Climate Change, l’article intitulé « Réévaluation critique de l’hypothèse du réchauffement climatique dû au CO2 anthropique » suggère que les forces naturelles, comme l’activité solaire et les cycles de température, sont les véritables responsables ».

Claude Allègre, un cerveau des plus brillants, le disait quand il était ministre de l’Éducation nationale.

En attendant, à cause des diktats écologiques, la santé publique est menacée, la France étant le pays le plus mal équipé en climatiseurs.

90 % des foyers américains ou japonais sont équipés, contre 25 % en France

Les écologistes surfent sur la peur alors que notre pays est le meilleur élève d’Europe en matière d’émissions de CO2, avec un mix électrique décarboné à 95 % !

Nucléaire et hydraulique font merveille, avec un appoint d’éolien et de solaire subventionnés, dont l’intérêt reste à démontrer.

Par conséquent, la généralisation de la climatisation doit être acceptée par tous les partis politiques, en étudiant les meilleurs compromis. Les climatiseurs modernes consomment peu et les émissions de chaleur en milieu urbain doivent être mesurées en termes de santé publique. Hôpitaux, Ehpad, écoles doivent être climatisés.

Car si l’homme ne peut maîtriser le climat, ni prévoir s’il fera plus chaud ou plus froid dans quelques décennies, il est en mesure de se protéger des températures excessives.

Voilà trop longtemps que nous subissons les diktats des Verts, davantage portés sur les enjeux politiques que sur les débats scientifiques.

On ne soulignera jamais assez le désastre énergétique et économique qu’ont provoqué les fermetures du surgénérateur Superphénix par Jospin en 1998, puis celle d’Astrid par Macron en 2019. Un crime économique impardonnable pour acheter les Verts. Ce programme qui nous donnait trente ans d’avance nous promettait une énergie décarbonée pour mille ans avec nos déchets nucléaires. Tous ont été esclaves des Verts. Ce sont les Américains qui ont repris le projet.

Le coût de l’écologie punitive en termes de pertes économiques dans les domaines industriel et agricole se chiffre en centaines de milliards. Pour le plus grand bonheur de certains lobbys qui profitent du gâteau.

Quand les Verts reconnaîtront que le bilan final d’une voiture électrique est un désastre écologique, comparé à des moteurs thermiques modernes qui ne polluent pas, nous aurons avancé d’un grand pas. Mais nous en sommes très loin.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Le Suicide français de Zemmour adapté en documentaire : précis de démolition illustré

Articles : Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026Mar. 2026
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#webtube : Il fallait mettre en images cette incroyable entreprise de sape de la France par des Français. Le Suicide français s’y prêtait.

Pour un magnifique roman de neige canadienne au temps des trappeurs, Maurice Constantin-Weyer avait trouvé ce titre magnifique : Un homme se penche sur son passé. Ce qui est permis au romancier est strictement interdit à l’analyste sociétal et politique depuis des décennies. Les moindres incursions sont saluées d’une salve d’attaques toutes prêtes, destinées à vider l’offensive de toute dangerosité. On entendra, sur le ton de l’ironie supérieure si caractéristique d’une classe intellectuelle qui veille à maintenir les palissades devant le spectacle de la destruction : « C’était mieux avant, bien sûr ! »« ringard »« réactionnaire »« vieux jeu »« refus du progrès »« tourné vers le passé », on en passe. Avec son Suicide français publié en 2014 chez Albin Michel et réédité, actuellement, chez Fayard, Éric Zemmour, qui est encore à l’époque l’implacable polémiste en chef de la droite, pulvérise les Trissotin de la déchéance française, ceux qui l’ont tricotée patiemment et ceux qui croient qu’elle est inéluctable. La parution est saluée par ces mots de Télérama, aux sous-entendus hénaurmes : « Faisant don de sa pensée à la France, il est nécessaire à tous ceux qui, un peu égarés par la perte des repères politiques, avaient oublié à quel point le révisionnisme de droite pouvait encore sévir à propos d’un passé qui, décidément, ne passe pas. »

Mettre en images l’entreprise de sape

Zemmour persiste, signe et illustre le propos d’images saisissantes dans le documentaire du même nom, en quatre volets, disponible sur la chaîne Planète+, dans l’offre Canal+. Comme le livre, le documentaire s’ouvre sur le chêne déraciné, la mort de De Gaulle, secousse tellurique dans la France des années 1970. Comment la France de De Gaulle a-t-elle accouché de la France de Macron ? Le documentaire tente d’expliquer cette incroyable bascule en images.

Vendu à plus de 500.000 exemplaires, Le Suicide français (530 pages) a dépassé la sphère intellectuelle. L’impact a été puissant dans le public de droite. Zemmour a trouvé le chemin que beaucoup cherchaient pour perforer la chape de plomb des non-dits, des dénis et des non-lieux, pour éclairer le présent à la lumière des mécanismes destructeurs à l’œuvre depuis longtemps. Restait à mettre en images cette incroyable entreprise de sape de la France par des Français. À illustrer ce phénomène unique. Or, ce qui est rare pour un essai, Le Suicide français se prêtait à cette entreprise. Pourquoi ? Parce que Éric Zemmour n’est pas parti d’une théorie intellectuelle vaguement collée sur une interprétation des faits.

À ce sujet — Le Suicide français adapté en série télé, Éric Zemmour réhabilité ?

Il a raconté la mort de De Gaulle, « père de la nation », le procès des « bourgeois » de Bruay-en-Artois, l’installation de la loi Pleven sur la liberté d’expression, il a analysé les manifs féministes et leurs slogans, passé au radar le film Les Valseuses, dépiauté le débat Mitterrand-Giscard, ausculté les changements portés par les chansons populaires (Mon fils ma bataille)… Tout cela s’appuie, non sur un raisonnement, mais sur des faits, des phénomènes de société générationnels, tous documentés par des images, tous à l’origine d’un long sillage, à peine brouillé par le temps dans la mémoire populaire. C’est une autre lecture de l’Histoire récente de la France, si peu idéologique qu’elle s’impose d’elle-même avec la puissance dévastatrice de l’évidence et, désormais, de l’image d’archive. Interrogé dans l’émission Soir 3, le 14 novembre 2014, Éric Zemmour avait expliqué ce succès, comme le relevait Jean Kast dans nos colonnes : « Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui ne reconnaissent plus leur pays. Ils sont malheureux. Ils ont l’impression que ce n’est plus la France, déclarait-il. Et moi, je mets des mots sur leurs maux. […] Car on a empoisonné la France et le peuple français. Et il s’est laissé empoisonner par ce que j’appelle les trois D : déconstruction, dérision, destruction. »

L’Histoire que le vainqueur autoproclamé entend raconter

Cette lecture de notre Histoire récente, l’explication de cette décomposition inédite, fait l’objet d’une bataille extraordinairement violente. Ce n’est pas la bonne version. Ce n’est pas l’Histoire que le vainqueur autoproclamé entend raconter. Ce n’est pas ce que veulent dire les adeptes de la mondialisation, de l’Europe, de la haine des frontières. Ce n’est pas ce que veulent diffuser ceux qui tentent de guider les peuples vers leur propre destruction.

À la fin de son livre, Zemmour fait allusion à Marc Bloch, panthéonisé ce 23 juin, en citant cette phrase fameuse qui décrit si bien la difficulté des Français à s’entendre depuis la Révolution française : « Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’Histoire de France : ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims et ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération. » Et Zemmour interroge en postface : « Que dirait aujourd’hui l’auteur de L’Étrange Défaite de ces millions de Français, jeunes en particulier, qui, par ignorance ou rejet, ne vibrent ni pour l’un ni pour l’autre événement ? » Que dirait-il de la France de Mélenchon ?

Après avoir lu Le Suicide français, il faut aller voir sa version documentaire, en parler et la recommander. Pour que les Français de bonne volonté ne puissent pas dire : nous ne savions pas.

Marc Baudriller, dans BV



. Vitraux de Notre-Dame de Paris : chronique d’un patrimoine sacrifié

Articles : Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026Mar. 2026
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#webtube : Nous avons à faire aux sacrifice de l’ancien et du vénérable au profit de l’inutile et de l’orgueilleux. Malgré les 353.591 signatures recueillies par la pétition « Conservons à Notre-Dame les vitraux de Viollet-le-Duc », malgré les recours engagés devant la justice administrative, malgré l’opposition unanime de la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture, rien n’aura finalement infléchi la décision prise au sommet de l’État. Le souhait du prince président se sera ainsi imposé envers et contre presque tous les avis exprimés par les spécialistes de la conservation du patrimoine et aura fait force de loi.

Ainsi, ce 22 juin 2026 a marqué le début de l’impopulaire dépose de six vitraux conçus sous la direction d’Eugène Viollet-le-Duc et installés en 1865 dans les chapelles du bas-côté sud de la nef de Notre-Dame de Paris. Épargnées par l’incendie du 15 avril 2019 et conservées dans un état jugé satisfaisant par les experts, ces verrières vont ainsi céder leur place à six créations contemporaines réalisées par l’artiste Claire Tabouret et les ateliers Simon Marq de Reims. Il s’agit ici du sacrifice de l’ancien et du vénérable au profit de l’inutile et de l’orgueilleux.

Le chantier de la discorde

Les nouvelles verrières, consacrées au thème de la Pentecôte, seront normalement installées entre octobre et novembre 2026 et deviendront les premiers vitraux du XXIe siècle à entrer dans la cathédrale. Pour leurs défenseurs, Notre-Dame ne saurait demeurer dans un état définitif. Leur créatrice, Claire Tabouret, déclare ainsi que c’est une bonne chose « de rajouter une strate d’histoire à ce bâtiment constitué de mille strates d’histoire et qu’on ne peut pas congeler dans le temps ». Quand il s’agit de contemporanéité, la Ville de Paris apporte bien évidemment son soutien en affirmant que « Notre-Dame de Paris n’est pas un monument figé ».

Ces arguments n’ont pourtant pas convaincu une grande partie du monde patrimonial. Les associations Sites et Monuments et SOS Paris ont multiplié les recours, en vain. Quant à la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture, réunie le 11 juillet 2024, puis à nouveau le 12 juin 2025, elle a rappelé au ministère de la Culture son opposition à l’enlèvement de vitraux classés, conservés en bon état et pleinement intégrés à l’architecture de la cathédrale. Un avis purement consultatif, puisque le ministère n’en a pas tenu compte. On peut se poser la question de l’utilité de ces commissions si elles ne sont pas écoutées.

Ancien et vénérable

Les vitraux déposés ne sont ni des ajouts récents ni des œuvres accessoires. Ils sont le fruit du grand chantier conduit par Eugène Viollet-le-Duc au XIXe siècle, lequel rendit à une Notre-Dame fatiguée par les siècles une cohérence et une magnificence nouvelles. L’architecte travailla naturellement selon les canons néo-gothiques de son époque, plus riches et parfois plus démonstratifs que le gothique des bâtisseurs médiévaux. Pourtant, loin de rompre avec l’âme de l’édifice, il chercha à en prolonger le génie et à s’inscrire dans sa continuité. Ses vitraux participent de cette ambition. À l’inverse, les verrières destinées à les remplacer rompent sans nuance avec cet héritage pluriséculaire.

À ce sujet — Notre-Dame : les vitraux confiés à une artiste inspirée par les migrants…

À cela s’ajoutent également les incohérences des choix opérés : suite à l’incendie de 2019, l’État a fait le choix de reconstruire la flèche exactement selon les plans de Viollet-le-Duc, érigeant son travail en référence absolue de la restauration. Dans le même temps, les verrières, originelles et intactes, pourtant préservées par le feu, sont aujourd’hui retirées pour être remplacées.

Les défenseurs du patrimoine rappellent enfin que la Charte de Venise de 1965, texte fondamental de la conservation monumentale, recommande le respect des apports historiques successifs et s’oppose au remplacement d’éléments anciens bien conservés par des créations nouvelles. Le retrait des anciens vitraux créés en 1865 constitue donc une entorse manifeste à ce texte auquel la France adhère notamment via son lien avec l’ICCROM (organisation intergouvernementale qui se consacre à la conservation du patrimoine culturel, NDLR).

Inutile et orgueilleux

La critique du remplacement des vitraux est également une histoire de sens, de coût, de calendrier et de symbole. En effet, au sein même de Notre-Dame, il existe d’autres emplacements possibles pour accueillir ces nouvelles verrières. Julien Lacaze, président de l’association Sites et Monuments, a ainsi notamment proposé leur installation dans les tours de Notre-Dame, où cela n’aurait pas nécessité la dépose d’éléments historiques.

Le coût du projet nourrit également la contestation. Les nouvelles verrières représentent une dépense d’environ quatre millions d’euros financée par le ministère de la Culture. Une somme conséquente pour remplacer des vitraux en bon état de conservation, alors que partout en France, dans nos campagnes, des églises, des chapelles, des abbayes, des châteaux et bien d’autres monuments historiques attendent désespérément les financements qui permettraient simplement d’assurer leur survie. Cette réalité a été dénoncée par Stéphane Bern qui, en avril dernier, sur le plateau de C à Vous, rappelait avec une certaine irritation que « la France n’est pas Paris ». Déplorant la concentration des moyens sur la capitale, il ajoutait : « Il y en a marre, il y a aussi des petites églises qui ont mille ans d’histoire […] et on ne trouve pas le dixième, le millième d’euros ».

Enfin, la dimension politique de l’opération est loin d’être anodine. Tous y voient l’expression d’une volonté présidentielle d’Emmanuel Macron de laisser une empreinte personnelle, dans un geste presque despotique et capricieux, dans un contexte de crise, de dette et de fragilisation du patrimoine sur l’ensemble du territoire, et ce malgré les réserves des experts et les critiques de l’opinion publique. Cependant, « Notre-Dame de Paris n’est pas un monument figé », n’est-ce pas ! Alors, rien n’interdit qu’un jour, les vitraux de Viollet-le-Duc puissent retrouver leur place au sein de la cathédrale, contribuant de nouveau à l’embellir, comme ils l’avaient fait pendant plus d’un siècle.

Eric de Mascureau, dans BV

. « Arabisation » de la France : Boualem Sansal dit les choses clairement

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#webtube : La liberté de ton de Boualem Sansal renvoie notre classe politique et médiatique à sa propre lâcheté. Boualem Sansal était, ce mardi 23 juin, l’invité de Christine Kelly sur Europe 1. Ceux qui auraient pu croire que la détention arbitraire qu’il a subie avait amoindri sa pugnacité en seront pour leurs frais. Au cours de cette interview, qui avait principalement pour but de présenter son nouveau livre La Légende (Grasset), du nom que lui donnaient, paraît-il, ses codétenus. Numéro d’écrou 46611, incarcéré au bloc 18A, l’ancien haut fonctionnaire algérien, embastillé par le pouvoir, a raconté par le menu les conditions de son incarcération. Il est surtout revenu sur la situation actuelle de la France qui, pour lui, présente de troublantes similitudes avec celles de l’Algérie.

Sansal évoque d’abord le régime d’Alger, imbu de lui-même, persuadé d’être le phare de l’Afrique, gangrené par la corruption et porté par la certitude d’avoir un destin au sein des BRICS. Relancé par des chroniqueurs pleins de talent et d’admiration, notamment l’excellent Michel Fayad, il explique, d’une manière très philosophique, ce que recouvre la notion de dignité, à laquelle il est très attaché, et qui lui a probablement permis de tenir avec une telle noblesse. Comparant cette volonté de demeurer digne au comportement de la France vis-à-vis de l’Algérie, l’écrivain considère que notre pays « s’agenouille » devant Alger « depuis l’indépendance ». Il compare les accords d’Évian aux bourgeois de Calais et montre à quel point l’Algérie n’a été forte que de notre faiblesse. Michel Fayad en profite pour rappeler que la France a gagné la guerre militairement et a choisi de la perdre politiquement.

Nos ministres n’ont fait que reculer

Plus encore, sur la prise progressive de pouvoir des islamistes au sein de notre société, sujet cardinal, il est sans appel : « Ce ne sont pas les islamistes qui ont islamisé la France, c’est le pouvoir. » À force de renoncements, les élus et l’exécutif ont accepté de se laisser grignoter. En France comme en Algérie, « les islamistes n’ont jamais fait ça avec la force ». Avec les « pieds-rouges », universitaires communistes des années 1960, Sansal a constaté l’arrivée des « pieds-verts », les islamistes, qui se sont rendus maîtres de la justice, des écoles, mais jamais de l’armée ou de la police, « fausses forces ». À l’époque, le gouvernement algérien, plutôt que de défendre la démocratie, a essayé de faire des concessions à l’islamisme pour se gagner ses bonnes grâces. Universités séparées, arabisation des cours, fin du travail des femmes. Pour Sansal, même chose en France : « C’est le gouvernement qui cède », conclut, implacable, l’écrivain franco-algérien. « Qui arabise la France ? Qui islamise la France ? C’est le pouvoir lui-même. »

On sort de cet entretien un peu sonné par un constat aussi indéniable. La liberté de ton de Boualem Sansal renvoie notre classe politique et médiatique à sa propre lâcheté. Il a parfaitement raison : depuis l’affaire du voile de Creil, il y a près de quarante ans, nos élus et nos ministres n’ont fait que reculer, terrorisés par la crainte du scandale, par la peur d’être traités de racistes ou, plus récemment, d’islamophobes. Ils n’y ont gagné ni la paix sociale, ni le moindre début de pacte entre l’islam et la République. Construite sur la haine du catholicisme, elle s’est trouvée impuissante face à une religion conquérante venue d’ailleurs, qu’elle ne s’autorisait pas à critiquer. Et nous voilà dans cette situation.

Il nous faut dix, il nous faut cent Boualem Sansal, sur les chaînes de télévision ou de radio, pour dire la vérité. Avant qu’il ne soit trop tard – sachant que cela fait plus de trente ans qu’on nous dit qu’il est minuit moins dix et que les Français s’en moquent…

Arnaud Florac, dans BV