. De Gaulle, un homme magistral qui était… magistralement humain

Articles : Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026Mar. 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Ceux qui ont aimé La Campagne de Gaulle au cinéma, aimeront sans doute Charles de Gaulle – L’angoisse et la grandeur, signé par le président du conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle. Le portrait fascinant d’un prophète, d’un exilé, d’un vainqueur, d’un sauveur et d’un réformateur.

Dans les rayons, sur les colonnes Morris, les abribus… Le Général, en ce mois de juin, est partout. Une réédition, deux films biographiques et déjà des rayons entiers de bibliothèques. La gaullographie avait déjà inspiré les anciens compagnons, les mémorialistes, les admirateurs, les procureurs, les adversaires passionnés, qui ont tous apporté leur pierre à l’édifice. Il y eut la somme magistrale de Julian Jackson, saluée comme le regard distancié d’un Anglais sur une passion française. Il y eut les enquêtes minutieuses d’Éric Roussel. Il y eut Philippe de Gaulle racontant son père. Il y eut l’essai enflammé de Paul-Marie Couteaux ou à l’opposé la mise en garde « pragmatique » d’Édouard Balladur invitant les gaullistes à vivre avec leur temps.

Une étrange galerie des glaces

Que pouvait apporter une nouvelle biographie ? Que pouvait apporter Arnaud Teyssier, alors que son opus Charles de Gaulle, l’angoisse et la grandeur, vient d’être rééditée en poche, dans la collection Tempus ? La question est des plus légitimes car l’auteur poursuit depuis vingt ans une étrange galerie de portraits : Richelieu, Lyautey, Péguy, Pompidou, Philippe Séguin, désormais De Gaulle. L’ensemble pourrait paraître dispersé pour un historien scrupuleux. Teyssier étudie moins les hommes comme le ferait un praticien truffier obsédé d’insignifiances, d’archives, de fragments retrouvés ou de derniers secrets qu’à la manière d’un philosophe politique obsédé par une même question à travers plusieurs vies : qu’est-ce qu’un homme d’État et pourquoi certains individus semblent porter sur leurs épaules bien davantage qu’eux-mêmes ?

À la fois Alexandre, Solon, Cincinnatus…

De Gaulle est un personnage embarrassant pour un historien contemporain car il s’intègre trop à un roman national que l’on n’en finit pas de déconstruire. Tout y est. Toutes les légendes, les mythes et mythologies politiques qu’analysait déjà Raoul Girardet. Il est cassandre quand officier méconnu, il annonce la guerre mécanisée à laquelle personne ne croit. Parmi ses lecteurs, Adolf Hitler, qui l’annota comme un étudiant sérieux et retourna les précieux conseils de l’officier français contre la France. Il est Alexandre comme chef de la France libre quand il parvient à s’imposer dans la victoire. Il est Cincinnatus quand il part en exil sur ses terres à Colombey. Il est Solon quand il réforme les lois et fonde la Cinquième République…. Peine perdue que l’histoire se soit appliquée depuis un demi-siècle à nuancer cette fresque, en rappelant que la Résistance ne fut pas spontanément gaulliste, que le 18-juin fut davantage un acte fondateur rétrospectif qu’un évènement entendu des masses, que la France ne fut pas unanimement hostile à l’occupant… Quelque chose résiste à la déconstruction du mythe. Certains faits, refusent de se dissoudre dans la mécanique des circonstances ou des structures qu’aiment composer les historiens. Oui, De Gaulle exerça sur son époque une fascination peu commune. Oui, il fut dès les premières années de la guerre une célébrité mondiale honorée dès 1942 d’une biographie de Philippe Barrès (fils de) ou de films hollywoodiens. Plus on creuse de Gaulle, avec méthode, honnêteté et acribie, plus la construction scrupuleuse du fait confirme la légende. 

A lire aussi: La Fabrique de fantômes: comment Fernando Pessoa a démultiplié la littérature

« La grandeur » donc, dont parle le titre. Elle est assez évidente. En biographe, l’auteur en cherche l’origine. D’abord dans la famille : les de Gaulle sont très fin du XIXeme, contemporains du sommet de la civilisation française. Fidélité à l’Eglise, service de l’État dans une conception presque stoïcienne du devoir, culture classique, patriotisme fervent. Le jeune Charles ressemble déjà à de Gaulle… Il traduit Corneille en grec à quatorze ans, rêve d’histoire, se persuade très tôt d’avoir un destin à accomplir. Maurras, Bainville, Daniel Halévy : on comprend à quels feux s’est forgée son imagination politique. Une vocation professorale, un sens obstiné du service, une compréhension vive des évènements que quelques-uns notent dont Paul Reynaud. Voilà pour la Grandeur, on la comprend très précoce.

De Gaulle anxieux ?

Alors pourquoi « l’angoisse » ? Parce que la grandeur a un prix. Parce que les hommes qui portent une certaine idée de leur pays, de l’Etat ou de la civilisation vivent rarement dans l’insouciance. Le de Gaulle de Teyssier est travaillé par une inquiétude profonde, pour ne pas dire intérieure, et en tout cas permanente. Le Général pratiquait à haute dose la rumination cérébrale. Angoissé devant le retour possible de la guerre, angoissé devant l’aveuglement de l’état-major, angoissé devant la faiblesse des institutions, angoissé devant l’échec de Dakar en septembre 1940 lorsque toute autorité sembler s’effondrer.

C’est d’ailleurs un thème que l’on retrouve chez Teyssier, presque une loi morale que le biographe s’astreint dans l’étude de son objet. Son Richelieu était autant un homme de pouvoir qu’un homme d’Église, de foi, de méditation. Son Lyautey était travaillé par le spleen colonial des baroudeurs du désert. Les grands serviteurs de l’État ne sont pas présentés comme des conquérants satisfaits d’eux-mêmes mais comme des hommes habités par le sentiment du péril. Pourquoi fait-on de la politique ? Certains pour accomplir une carrière. D’autres parce qu’ils considèrent, depuis Machiavel et Hobbes, que sans l’État, on a la soumission ou la guerre civile. Et qui attendent des personnes privées qu’elles abandonnent un certain nombre de vertus personnelles pour accomplir le bien public. Ce « pessimisme anthropologique » dont parle Teyssier nourrit moins un grand renoncement, un grand soupir, un grand relâchement qu’un principe d’action.

Coup de majesté permanent

Tout cela humanise de Gaulle. Chez Teyssier, le Général pleure, soupire, s’inquiète et doute. D’autres éléments soulignent aussi ses maladresses, ses gaucheries, son absence de légèreté en société. A Londres, au cours d’un dîner, une convive lui demande quels sont ses centres d’intérêt lorsqu’il ne pense ni à la guerre ni à la politique. Le Général esquisse un sourire et répond simplement : « Madame, je regarde le système solaire ». La formule pourrait faire sourire. Elle éclaire pourtant le personnage. De Gaulle appartient peu à la tradition française des séducteurs politiques, des princes de salon, des virtuoses de la conversation. Du cardinal de Retz à François Mitterrand, la France a souvent admiré les tacticiens mondains. Lui relève d’une autre lignée. Celle des hommes pour lesquels l’État n’est pas un jeu subtil mais une nécessité morale pour le détenteur de la charge, une ascèse.

A lire aussi: Thierry Roland, le beauf qui mouchait les bobos

Derrière les choix du Général apparaît une cohérence remarquable : État stratège, État social, indépendance nationale, planification, modernisation économique, centralisation administrative. Cette vision procède moins de l’improvisation que d’une longue maturation intellectuelle et biographique. Il y a aussi une pratique que François Mitterrand avait parfaitement compris quand il publiait Le Coup d’Etat permanent ; formule demeurée célèbre mais souvent mal comprise. Elle n’évoque pas quelque aventure factieuse ou puputsch mais en réalité un geste par lequel le pouvoir rappelle qu’il existe et qu’il rompt la paralysie des institutions, des méfiances, des intérêts divergents. C’est au fond toujours le même problème, que Teyssier poursuivait déjà chez Richelieu. Comment maintenir debout un édifice politique travaillé par les divisions, les intérêts particuliers, les lassitudes et les renoncements ? Comment préserver la continuité de l’État quand les mécanismes ordinaires paraissent insuffisants ?

Le double corps du Général 

Arnaud Teyssier n’a pas aimé La Bataille de Gaulle d’Antonin Baudry, film qui donne à voir un Gaulle ex machina, Don Quichotte sorti de nulle part, personnage gênant l’assistance et s’imposant à la stupeur du monde. Les leçons du long-métrage rejoignent pourtant largement celles de l’ouvrage. Le film exagère, il est vrai, la solitude fantasque de De Gaulle en 1940. Mais il rappelle une vérité que les sciences politiques contemporaines ont tendance à oublier : l’État n’est pas seulement une administration, un budget ou une procédure. Il est aussi, et surtout, affaire de chair. Entre Bonnier de la Chapelle, solitaire révolté dans sa chambre de lycéen parisien et le micro londonien, il n’existe aucun lien physique de ce qui constitue un État. Juste une voix. Une présence invisible qui traverse les frontières et persuade certains jeunes gens que la France existe encore. Pareil en Afrique, où, au même moment, quelques hommes tiennent le Tchad. Si l’administration coloniale fronce le sourcil, Felix Eboué fait charger sa garde personnelle et le coup de force devient possible. Alors une poignée de soldats peut rallier le Cameroun même si le jeu paraît perdu d’avance. Mais quelques hommes décident qu’ils obéiront désormais à une autorité. L’État apparaît finalement comme un acte de volonté renouvelé. Une présence de chair, de voix et de caractère qui, dans les moments critiques, empêche la communauté politique de sombrer. C’est peut-être cette vérité très ancienne que le film et le biographe restituent le mieux.

Charles de Gaulle – L’angoisse et la grandeur, Arnaud Teyssier, éditions Perrin, collection Tempus. 864 pages.

Lucien Rabouille, dans BV

. « Grooming gangs » : L’insupportable désinformation des médias de gauche

Articles : Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026Mar. 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Dans la presse mainstream française, l’occultation de ces atrocités qui mettent en cause l’immigration se poursuit implacablement.

L’indignation de nos voisins britanniques ne faiblit pas. Mardi 16 juin, le député anglais Rupert Lowe a publié un rapport d’enquête sur le scandale des « grooming gangs », ces réseaux de prédateurs sexuels ayant exploité des milliers de jeunes filles au Royaume-Uni depuis les années 1990. L’étude dénonce les défaillances de la police, des services sociaux et des responsables politiques, accusés d’inaction ou d’aveuglement. S’appuyant sur les précédentes enquêtes de Rotherham, Telford ou Oxford, elle conclut également à une très nette surreprésentation d’hommes d’origine pakistanaise et de confession musulmane parmi les auteurs condamnés, qui s’en seraient pris en priorité à de jeunes Britanniques blanches. Rupert Lowe estime que le nombre réel de victimes pourrait dépasser 250.000, un seuil présenté comme un minimum absolu. Près de 19.000 enfants ont encore été identifiés comme victimes d’exploitation sexuelle, en une seule année. Un phénomène d’envergure nationale, puisque les faits concerneraient au moins 149 districts, soit près de 40 % du territoire britannique…

À l’étranger, ce rapport accablant a été largement commenté. « Quand on lit ce qu’ils ont caché pendant tant d’années, on comprend pourquoi je suis devenu un ennemi de l’État pour avoir refusé de me taire à ce sujet », a ainsi commenté le militant patriote Tommy Robinson. Très engagé sur le sujet, l’entrepreneur américain Elon Musk a relayé le document à ses quelque 240 millions de followers, ajoutant, sur son réseau social X, que « ceux qui savaient doivent aller en prison pour longtemps ». Bien peu d’élus français, en revanche, ont apporté leur soutien aux victimes anglaises. Président de Reconquête, Éric Zemmour a dénoncé « l’un des plus grands scandales de viols collectifs de l’histoire du Royaume-Uni »« Traitées de « racaille blanche »» ou de « kuffar » méritant « d’être punies » lors de leurs supplices, ces jeunes Britanniques de souche n’auront pas le soutien des féministes occidentales, bien trop occupées à chasser le méchant patriarcat blanc », a-t-il déploré.

L’invisibilisation médiatique

À la décharge des féministes et des politiques français, le calvaire des 250.000 petites Anglaises ne semble pas émouvoir outre mesure la presse hexagonale. Sur le site de France Info, média public qui se targue de livrer « une couverture exacte, équilibrée, complète et impartiale de l’actualité », l’affaire des « grooming gangs » est ostensiblement sous-traitée : on ne dénombre que deux maigres articles sur le sujet, publiés en juin… 2025 ! Même invisibilisation, dans Le Monde, où le dernier papier en lien avec les violeurs pakistanais remonte au même mois de juin 2025. Les révélations fracassantes du rapport du député Rupert Lowe n’ont pas été jugées dignes d’être évoquées par l’ex-journal de référence. Ce dernier ne se désintéresse pourtant pas de l’actualité britannique : rien que sur ce mois de juin 2026, il a consacré pas moins de trois articles à Tommy Robinson, qualifié de « hooligan raciste »

Très engagé, en théorie, sur la thématique des violences faites aux femmes, Libération s’est largement désintéressé du sort des victimes féminines des « grooming gangs ». Le quotidien de la gauche parisienne n’en a plus soufflé mot depuis le mois de janvier 2025. Comble de l’occultation médiatique, l’article en question avait moins pour objet de relater les faits de violence que de dénoncer leur prétendue récupération politique. « Qu’est-ce que le scandale des « grooming gangs » qu’Elon Musk fait ressurgir pour s’immiscer dans la politique britannique ? », avait alors titré le journal. Libération avait même tenté de minimiser l’ampleur du drame, indiquant que le nombre de victimes n’avait pas été « corroboré » par des sources officielles.

Sans surprise, c’est exactement le même angle qui a été choisi par Mediapart et Le Canard enchaîné. Le seul papier du premier sur le sujet s’intitule « Elon Musk tente de tirer les fils de la politique britannique ». Quant au second, il a abordé l’affaire des « grooming gangs » dans deux articles baptisés « Tommy Robinson, xénophobe forever » et « Elon Musk complètement naze »… À croire que ceux qui ont dénoncé les viols sont plus détestables que les violeurs eux-mêmes.

Une entreprise d’ingénierie sociale réussie

Sur le réseau social X – que certains voudraient d’ailleurs mettre sous contrôle -, beaucoup s’indignent de l’occultation opérée par les médias subventionnés sur l’affaire des « grooming gangs »« Dites-vous bien que vos parents, qui ne lisent que les journaux traditionnels, n’ont probablement jamais entendu parler de la pire affaire de crimes de masse contre des civils depuis 1945 en Europe, note, ainsi, un internauteIls vous traiteront de complotistes si vous essayez de leur expliquer et de leur faire comprendre que ce sont les médias « légitimes » qui leur dissimulent la réalité. » Un autre lui répond : « Je confirme. Parents ultra-informés mais par les canaux classiques (journaux papier + JT), jamais entendu parler des « grooming gangs ». Le travail de désinformation de nos médias est globalement excellent. »

Cette affaire illustre en effet le pouvoir immense que détiennent encore les journalistes de gauche : leur mainmise sur les médias mainstream leur permet de construire le récit dominant et de façonner les mentalités. Comme si le supplice de 250.000 petites filles n’avait jamais existé. Tandis que les méfaits de l’immigration sont passés sous silence, les militants patriotes sont présentés sous les traits de « racistes » à détester. Et le tour est joué.

Jean Kast, dans BV

. Le 22 juin 1941 Hitler signait son arrêt de mort en attaquant Staline

Articles : Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026Mar. 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : On ne le répétera jamais assez, si toute l’Europe ne marche pas au pas de l’oie, c’est parce que le peuple russe a payé le plus lourd tribut de cette guerre pour vaincre le nazisme, resté jusque là victorieux sur le front de l’Ouest.

Depuis la Perestroïka engagée par Gorbatchev et la fin de l’URSS, les archives russes ont permis d’actualiser les chiffres des pertes de la Grande Guerre patriotique. Près de 11 millions de soldats russes tués et 16 millions de civils. Chaque année, le 22 juin, une minute de silence est observée dans toute la Russie à l’occasion de la Journée de mémoire et de deuil, marquant le déclenchement des hostilités qui ont duré jusqu’en mai 1945.

C’est donc le 22 juin 1941 à 4 heures du matin, qu’Hitler déchirait le pacte germano-soviétique et lançait la plus vaste offensive de la Seconde Guerre mondiale contre l’Union soviétique, engageant des centaines de divisions de l’Axe. Nom de code de l’opération Barbarossa.

Ce jour là, le IIIe Reich signait son arrêt de mort sans le savoir et allait connaitre les plus sanglantes batailles de sa courte histoire. Une guerre totale, sans pitié, où Slaves, Juifs et Tziganes allaient connaitre les pires atrocités en marge des combats.

Les raisons et motivations d’Hitler sont multiples :

– ivresse des victoires rapides obtenues à l’Ouest, notamment contre le France

– haine viscérale du bolchevisme

– conquête de « l’espace vital »

– prise des ressources et des champs pétrolifères soviétiques

– certitude d’écraser rapidement l’Armée rouge avec ses généraux expérimentés

– espoir qu’une victoire sur la Russie ferait plier l’Angleterre

Mais les guerres ne se passent jamais selon les plans élaborés par les états-majors

Sur les 4,9 millions de soldats allemands tués au cours de la Seconde Guerre mondiale, 4,3 millions le furent sur le front russe et 600 000 sur le front de l’Ouest.

Hitler a donc englouti 88 % de son armée en Russie.

C’est pourquoi j’ai toujours considéré que le fait de ne jamais inviter les Russes aux commémorations du Débarquement, après la chute de l’URSS, était une ignominie sans pareille. On n’honore pas la mémoire  des 180 000 GI’s, ainsi que les Alliés qui sont tombés sur nos plages de Normandie, en oubliant le sacrifice des 10,6 millions de soldats russes qui ont anéanti les légions hitlériennes et par conséquent permis le D-Day.

Sans eux, la barbarie nazie aurait triomphé, avec ses immondes théories raciales imposant la suprématie germanique sur les Slaves et les Juifs (théories qui renaissent en Ukraine, soit dit en passant, avec le silence complice de l’UE). Hélas, la russophobie ensauvage nos élites.

https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24261/guerre-germano-sovietique

Sur le front, les brillants généraux allemands se sont heurtés à une résistance inattendue, à un climat hivernal qui avait décimé l’invincible Grande Armée et à des problèmes logistiques colossaux vu l’immensité du théâtre d’opérations. Peuple et armée russes ont relevé le défi avec un courage et une volonté que les Occidentaux, hormis le général de Gaulle, n’ont jamais mis en avant. Les Russes n’ont malheureusement pas eu Hollywood pour faire rayonner leur victoire salvatrice.

Ce qui devait être une simple promenade de santé pour la meilleure armée du monde a finalement tourné au désastre, pour se terminer par la chute de Berlin en mai 1945.

« La plus grande armée jamais rassemblée dans l’histoire était expérimentée, bien organisée et très confiante. La force d’invasion était divisée en trois groupes d’armées : Nord, Centre et Sud, de la Baltique à la mer Noire. »

Les principales batailles de la guerre germano-soviétique :

À ses débuts, face à une armée soviétique mal préparée et désorganisée, l’offensive surprise est menée tambour battant, les Allemands faisant 2 millions de prisonniers. Une guerre éclair semblant donner raison à Hitler, sûr de la victoire finale.

Les attaques combinées très mécanisées – chars, artillerie, aviation et infanterie – font merveille en rase campagne et tout se déroule comme espéré.  Mais c’est devant les villes que tout se complique et que l’assaillant s’enlise. Et l’hiver 1941, ennemi non prévu dans cette guerre éclair, ramène les généraux allemands aux dures réalités du climat russe. La guerre avec une température de – 35°, ce n’est plus la même musique qu’en juin. Les carburants gèlent, le sol est dur comme la roche. Les soldats de l’Axe connaissent le sort des grognards de Napoléon. Quant aux  Russes, équipés de matériels adaptés au froid sibérien, ils sont dans leur élément.

De plus, l’élan civil pour défendre la patrie est total.

« À Leningrad, 40 000 civils, hommes et femmes, formèrent des unités de milice pour aider à défendre la ville, et à Moscou, 600 000 civils aidèrent à construire les défenses de la capitale. »

« La logistique se complique. « Hitler n’avait pas prévu une longue campagne, mais Staline, lui, si. Une grande partie de l’industrie lourde avait déjà été déplacée vers la sécurité de la Russie centrale et orientale, ce qui permit à Staline de mieux réapprovisionner ses armées. »

Dès 1942, l’armement russe prend le dessus.

« Les chars moyens T34 de 26 tonnes, par exemple, furent produits en plus grand nombre. Ces chars avaient une puissance de feu, un blindage et une mobilité supérieurs à ceux des armées de l’Axe, et ils pouvaient résister à la plupart des canons antichars. Une autre arme soviétique très efficace était le lance-roquettes Katioucha BM-13, connu sous le nom d’“orgue de Staline”. Montée sur un camion, cette arme pouvait tirer rapidement 16 roquettes de 132 mm à combustible solide. Le problème était de fabriquer suffisamment de ces armes et de les livrer là où elles étaient le plus nécessaires. »

Si Napoléon a pu s’emparer de Moscou, les Allemands se sont brisés les dents sur les défenses du général Joukov.

La puissance industrielle soviétique s’impose.

« En 1942, l’Allemagne produisit 15 409 avions et 9 200 chars, contre respectivement 25 436 et 24 446 pour l’URSS. »

Stalingrad, bataille emblématique et grand tournant de la guerre (juillet 42 et février 43)

« La défaite de Stalingrad entraîna la destruction de toute la sixième armée allemande et la reddition de 91 000 soldats, dont le maréchal Friedrich Paulus (1890-1957). »

Les victoires soviétiques s’enchaînèrent, tandis qu’Hitler devait faire face à un nouveau front à l’Ouest dès juin 1944. 

Bataille de Berlin et la fin du rêve hitlérien d’un Reich de 1000 ans

En janvier 1945, les Soviétiques lancèrent la plus grande offensive de toute la guerre. L’objectif était Berlin. L’Armée rouge disposait d’un avantage d’environ 10 contre 1 en termes de soldats pour cette poussée finale. Au total 2,5 millions de soldats, 6 250 véhicules blindés, 10 400 canons et 7 500 avions – pour écraser le cœur du Troisième Reich.

 L’Allemagne capitula officiellement le 7 mai 1945

Le général de Gaulle disait que la Russie était invincible. Il avait évidemment raison.

On ne peut donc que déplorer que les Occidentaux aient oublié les leçons du passé.

Les deux plus puissantes armées de leur temps, la Grande Armée et la Wehrmacht, se sont brisées en croyant ne faire qu’une bouchée de la Russie. Ce ne sont donc ni les États-Unis, ni les armées squelettiques européennes qui pourront venir à bout d’un peuple qui a conservé intacte la fibre patriotique de Stalingrad.

Merz, le revanchard, ne peut que mener le peuple allemand au désastre, pour la troisième fois. Quant aux autres va-t-en-guerre, ils ne savent pas ce qu’ils font.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque