. Rennes : condamné à deux ans ferme pour avoir poussé au suicide un chef d’entreprise breton, le marabout prend la fuite pendant le délibéré

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#webtube : Le tribunal correctionnel de Rennes a vécu, lundi 8 juin, un coup de théâtre judiciaire rare : au moment où les juges s’apprêtaient à prononcer leur verdict, le prévenu avait disparu. M’Bemba Guirassy, alias Barry, marabout domicilié à Avignon, a profité de la pause de délibéré pour quitter la cité judiciaire rennaise sans que les trois policiers venus l’escorter vers la prison de Vezin-le-Coquet n’aient pu l’en empêcher. Les juges ont prononcé la peine — deux ans de prison ferme — devant une barre vide, avant de délivrer un mandat d’arrêt à son encontre. L’homme est en fuite.

166 000 euros soutirés à un homme en détresse

L’affaire jugée ce lundi retrace la spirale dans laquelle a été précipité un chef d’entreprise du pays de Saint-Malo, père d’un enfant de neuf ans, âgé de 43 ans, après une séparation sentimentale survenue en 2021. Désespéré, il avait fait appel aux services du marabout, lequel avait fait du « retour de l’être aimé » son fonds de commerce.

Sur plus d’un an, les deux hommes ont échangé quelque 1 200 messages WhatsApp, dont une large partie entre 22 heures et 6 heures du matin — un enquêteur de la répression des fraudes ayant établi que 30 % des échanges se déroulaient la nuit, empêchant la victime de dormir et l’entretenant dans un état de vulnérabilité permanente. Pour financer les prestations du marabout — consultations à distance, rencontres facturées plusieurs milliers d’euros, talismans, lectures de versets du Coran, et jusqu’à 6 790 euros pour un supposé sacrifice de crocodile effectué « par correspondance » en Afrique — l’entrepreneur avait épuisé ses économies personnelles, vidé les comptes de son entreprise de charpente, emprunté à ses proches, et fabriqué de faux documents pour retirer de l’argent. Au total : 166 600 euros versés.

En août 2022, il s’est donné la mort. Dans sa lettre d’adieu, il indiquait explicitement avoir mis fin à ses jours en raison de la faillite dans laquelle cette relation l’avait conduit.

Un prévenu sans remords, déjà condamné deux fois

Devant les juges, M’Bemba Guirassy n’a manifesté aucun regret. Revendiquant un « travail positif », il a présenté sa relation avec la victime comme une amitié ordinaire. Il a pourtant reconnu avoir reçu des messages dans lesquels l’homme lui montrait des photos de cordes et évoquait l’idée de se tirer une balle. À aucun moment il n’a alerté les secours.

L’homme n’en est pas à sa première condamnation. Il avait déjà été jugé en 2012 à Avignon pour travail dissimulé et escroquerie, puis en 2017 à Nîmes pour abus de faiblesse. À Rennes, il était poursuivi pour pratique commerciale agressive — qualification retenue par le parquet — dont le quantum maximal est précisément de deux ans de prison ferme, peine que les juges ont prononcée dans son intégralité.

Le procureur n’avait requis que dix-huit mois. La juridiction est allée au-delà de la demande du parquet, signe de la gravité des faits retenus.

La fuite : un symptôme de plus

Que le prévenu ait pu quitter librement le palais de justice rennais entre 17h30 et 18h, pendant que les juges délibéraient et que les policiers l’attendaient, pose une question de sécurité procédurale sur laquelle le tribunal n’a pas encore communiqué. Un mandat d’arrêt a été émis. L’homme, qui n’a pas de domicile stable connu en dehors d’Avignon, est activement recherché.

Coïncidence du calendrier : au même moment, devant le palais de justice de Rennes, une manifestation se tenait en mémoire de la petite Lyhanna, pour dénoncer les défaillances institutionnelles ayant précédé sa mort. Deux affaires, deux registres différents — mais dans les deux cas, la même question qui revient : celle de la capacité de l’institution judiciaire à protéger les victimes et à répondre de ses actes.

breizh-info.com

. Bruel, respecté « quand il combattait l’extrême droite », est aujourd’hui en garde à vue

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#webtube : Le chanteur a fait du Front national puis du Rassemblement national sa bête noire. Depuis plusieurs semaines que tombaient les plaintes et les accusations de viols et agressions sexuelles, la chose est logiquement advenue : Patrick Bruel a été placé en garde à vue, ce lundi matin. Il y a, à ce jour, treize victimes présumées, annonce le parquet du tribunal de Nanterre, pour des faits commis entre 1997 et 2001. On apprend que la liste s’allonge d’une accusation de viol commis à Dinard en 2012, le procureur de Saint-Malo s’étant dessaisi de l’affaire fin mai au profit de Nanterre. De même, Patrick Bruel doit être interrogé à la suite d’« une dénonciation officielle émanant des autorités belges le 1er juin 2026 et portant sur des faits de viol et agression sexuelle commis en 2010 à Bruxelles ». Précisons, bien sûr, que le chanteur est présumé innocent des faits qui lui sont reprochés tant qu’il n’a pas été condamné pour cela.

La moraline ne préserve pas de tout

L’Histoire se répète. Celle-ci est bien grasse, bien glauque, et nos médias s’interrogent sur ce si gentil garçon. Disons plutôt qu’ils ne s’interrogent guère. Ainsi, France Info s’est livré à une longue enquête dont il ressort – refrain connu – que « tout le monde savait », et « depuis des décennies ». On égrène les histoires, celles des stagiaires que l’on mettait en garde – jamais seule avec lui dans un ascenseur –, son « regard de bête, de prédateur », ses déambulations backstage dans le plus simple appareil et les surnoms qui circulaient, plus parlants qu’un discours.

L’une des rares à demeurer dans une position de bon sens, Marine Le Pen a refusé de hurler avec les louves. Et si elle a qualifié de « véritable honte tous ces gens qui se comportent comme des porcs avec les femmes », elle a tenu à rappeler qu’« il y a un principe fondamental dans le droit, c’est la présomption d’innocence » : « Tant que vous n’êtes pas définitivement condamné, vous êtes présumé innocent. » Aussi, rappelait-elle, obliger Bruel à renoncer à ses concerts, « c’est condamner quelqu’un à la mort professionnelle ou à la mort sociale avant que la Justice se soit prononcée ».

Marine Le Pen n’est pas rancunière, c’est le moins qu’on puisse dire, car Patrick Bruel n’a pas eu les mêmes égards pour son mouvement, faisant depuis toujours du Front national, puis du Rassemblement national, sa bête noire.

On peut en effet se demander pourquoi, si tout le monde était parfaitement au courant de ses comportements de rustre, on n’en a rien dit ?  Eh bien, c’est parce que Patrick Bruel était « une figure respectée quand il prenait position contre l’extrême droite », selon Closer.

Tandis qu’il s’enfonce, le RN, lui, continue de monter

Pour le média « jeunes » Melty, « Patrick Bruel, par son franc-parler et ses positions politiques, a marqué l’opinion par des prises de position citoyennes très tranchées ». Et de rappeler : « En avril 2014, dans le cadre d’un entretien exclusif accordé au magazine Technikart, Patrick Bruel avait exprimé un refus catégorique et sans concession de se produire sur scène dans les villes fraîchement conquises par le Front national lors des dernières élections municipales. »

Pas de bruelmania, donc, à Béziers, Fréjus ou Hénin-Beaumont car, disait-il, « même si je peux comprendre que des électeurs désespérés répondent à un discours populiste, je ne veux pas me produire devant une institution dont je méprise l’idéologie ». Et de rappeler qu’il avait déjà annulé en 1995, pour les mêmes raisons, des concerts programmés à Orange et Toulon, qualifiant le parti de « xénophobe et raciste ».

C’était son image de marque, jamais revue au fil des décennies. Pour mieux cerner le personnage, à moins que ce ne soit pour trouver de quoi plaider en sa faveur, France Télévisions a exhumé, dans son reportage La Culture sous pression, une vidéo de 1991.

C’est alors l’artiste qui monte. Invité de 7 sur 7, Patrick Bruel est reçu par les yeux bleus d’Anne Sinclair. Il vient de vendre deux millions de disques, fait une tournée devant des salles combles qui hurlent « Patriiiiiiick », au bord de l’hystérie. La journaliste, qui rassemble tous les dimanches soir les Français devant leur télé, brosse un portrait dithyrambique : « Son public, pour beaucoup féminin, le célèbre comme James Dean ou comme Claude François hier. Alors qu’il ne peut même plus manger tranquillement une pizza sur les Champs-Élysées, on s’interroge : que se passe-t-il entre Bruel et les jeunes d’aujourd’hui ? »

Il se passe qu’il leur donne des leçons de vie. Surtout, il leur « dit d’aller voter ! Car ne pas aller voter, c’est donner sa voix à celui qui va gagner, c’est favoriser la progression du Front national », ce qui est « extrêmement dangereux et extrêmement irresponsable ». Il explique que le FN « ne résoudra jamais aucun problème ». Voter pour lui, « c’est comme un jeune qui se drogue car il a des problèmes. Le FN, c’est comme la drogue ; c’est une drogue dure, en plus. » Il ajoute : « Le FN ratisse large, il essaie d’aller réveiller les instincts les plus bas chez les gens. ». Alors, il est droit dans ses bottes : « Ma mobilisation à moi, elle est claire : c’est que je n’irai jamais chanter dans une région, un département où il y a une ville dirigée officiellement par des gens du Front national. »

Si l’on en croit les plaintes qui s’amoncellent, la drogue dure de Patrick Bruel serait à chercher du côté de ses bas instincts. Tandis qu’il s’enfonce, le RN, lui, continue de monter. Il se pourrait qu’en 2027, l’un soit au pouvoir et l’autre… la Justice le dira.


Marie Delarue
, dans BV

. Attaque « barbare » en Irlande du Nord : « Le peuple britannique en a assez ! »

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#webtube : Ce 8 juin, un homme d’origine soudanaise a été arrêté à Belfast alors qu’il aurait tenté d’égorger un individu. Vive émotion au Royaume-Uni. Alors que la colère n’est pas encore retombée outre-Manche suite à la mort du jeune Henry Nowak et au procès de son meurtrier, une nouvelle scène d’une violence inédite relance le débat sur l’immigration. Ce 8 juin au soir, un homme d’origine africaine a été filmé dans les rues de Belfast en train de poignarder et de tenter de décapiter un autre individu gisant au sol. Une « attaque horrible », selon Keir Starmer, le Premier ministre britannique, qui promet n’avoir « aucune tolérance pour les scènes de violence abominables comme celles-ci ».

Blessé au visage, au cou et au dos

Ce 8 juin, peu après 22 heures, la police est appelée au nord de Belfast (Irlande du Nord). Un homme, « âgé d’une quarantaine d’années », est transporté d’urgence à l’hôpital dans un état « grave ». Il présente « d’importantes blessures au visage, au cou et au dos », précisent les forces de l’ordre. Peu après, un individu d’une trentaine d’années d’origine africaine, désarmé par de courageux passants, est arrêté pour suspicion de tentative de meurtre. Il est aujourd’hui placé en garde à vue. Une enquête est en cours pour tenter d’établir le mobile de l’attaque. Au fil de l’enquête, il apparaît finalement que le suspect est « soudanais et non somalien, comme on le croyait initialement. »

« Je tiens à rassurer la communauté locale que nous traitons cette attaque avec le plus grand sérieux. Notre enquête se poursuit à un rythme soutenu » assure la police locale qui « exhorte fortement les membres du public à ne pas partager ou à republier les images [de l’attaque qui circulent en ligne] ». « Cela risque de causer d’autres traumatismes aux proches de l’homme blessé et peut avoir un impact sur l’enquête en cours », ajoutent les forces de l’ordre.

Des appels à la fermeté migratoire

Les images de cette violente et choquante agression, déjà visionnées des dizaines de milliers de fois, n’ont pas manqué de déclencher une vague de contestation au Royaume-Uni. « Assez » a ainsi d’abord commenté Rupert Lowe, député et membre du parti Restore Britain, avant de demander officiellement au Premier ministre de rendre publics « tous les détails concernant la nationalité, le statut migratoire et la religion de ce sauvage ». « Nous devons cesser d’héberger ceux qui souhaitent décapiter des enfants, poursuit l’homme politique. Un grand nombre de personnes doivent être expulsées de notre pays. […] Le peuple britannique en a assez ! ».

Nigel Farage, chef de file de Reform UK, appelle lui aussi les « autorités à révéler immédiatement l’identité et le statut de l’assaillant ». Le militant anti-immigration Tommy Robinson exige de son côté la démission du gouvernement actuel : « Assez, c’est assez ». « Les images vidéo qui circulent en ligne semblent montrer une tentative de décapitation. Si cela est confirmé, il s’agirait d’un acte de violence barbare qui n’a sa place nulle part en Irlande, abonde Kenn O’Flynn, membre du Parlement irlandais. Il existe un grave problème d’ordre public et de sécurité en Irlande, qui doit être traité. » Enfin, la chef de file du Parti conservateur, Kemi Badenoch, s’est dit « absolument horrifiée » par l’attaque survenue à Belfast. « S’agit-il de quelqu’un qui n’aurait pas dû se trouver dans notre pays ? Y a-t-il eu des défaillances dans le contrôle de nos frontières ? » s’est-elle ensuite interrogée à propos du profil de l’agresseur.

L’agression de Belfast entraîne des réactions au-delà même des frontières du Royaume-Uni. Santiago Abascal, leader du parti espagnol Vox, a ainsi écrit sur ses réseaux sociaux : « L’Europe n’est pas condamnée à coexister passivement avec ceux qui la poignardent, l’égorgent et la violent en pleine rue tous les jours. Il existe un autre chemin. Il existe un autre avenir. Intolérance totale face à cette barbarie, et expulsions immédiates. » Elon Musk, également, a commenté d’un mot qui dit tout : « Assez ».

Clémence de Longraye, dans BV

. L’ignoble Zelensky honore officiellement les bourreaux du nazisme, l’UE se tait !

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#webtube : Non, le nazisme n’est pas mort. Évidemment, les médias russophobes n’en parleront pas. Comment l’UE, qui brandit sans arrêt l’étendard des valeurs humanistes, peut-elle encore envisager d’accueillir l’Ukraine en son sein ? La russophobie en Europe primerait-elle sur le combat contre le nazisme et l’antisémitisme ? On s’interroge.

Ceux qui nient depuis 2022 que la clique au pouvoir à Kiev est un régime mafieux, corrompu et profondément nazifié sont des complices inexcusables de cette ignominie. Zelensky ne se contente plus de vénérer Stepan Bandera. 

Poutine a raison, c’est bien un régime profondément nazifié qui sévit à Kiev et qu’il faut chasser du pouvoir. Les preuves sont éclatantes.

Par deux fois en une semaine, Zelensky vient  de confirmer que l’Ukraine vénère et honore des bourreaux  qui ont massacré des Polonais et des Juifs par centaines de milliers au cours du conflit mondial.

Il y a huit jours, Kiev a rapatrié et ré-inhumé le chef de l’Organisation des nationalistes ukrainiens, Andriy Melnyk. Assistant à la cérémonie, Zelensky a qualifié  de « grande figure nationaliste » le bourreau aux mains rouges du sang de ses victimes.

https://www.pcf71-ducharolais.com/2026/05/zelenky-honore-les-nazi.html

Rappelons que les membres de cette organisation ont combattu au sein de formations SS et pris part à la déportation et au massacre de juifs et de milliers de civils polonais en Volhynie  au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Et le vendredi 29 mai, Zelensky a récidivé, en baptisant une unité militaire « Héros de l’UPA », du nom d’une organisation nationaliste de la Seconde Guerre mondiale. Or, Varsovie accuse cette unité d’être responsable de la mort de 100 000 Polonais. L’UPA, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne, branche armée d’un mouvement indépendantiste, avait collaboré avec les nazis contre les Soviétiques. Il est clair que la russophobie ambiante est restée intacte.

Il va de soi que cette décision de Zelensky blesse profondément les Polonais, qui viennent de lui décerner la plus haute distinction nationale : l’ordre de l’Aigle blanc, dont le retrait serait dorénavant à l’étude.

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/le-choix-par-kiev-d-une-reference-historique-douloureuse-fache-varsovie_8035499.html

Bien que principal allié de l’Ukraine depuis 2022, la Pologne attend toujours que Kiev reconnaisse la responsabilité des massacres de Volhynie, perpétrés sur des Polonais par des nationalistes ukrainiens entre 1943 et 1945.

On en est loin, car Zelensky envisage de créer un Panthéon des héros du pays, pour rassembler le peuple ukrainien autour de ses grandes figures indépendantistes. Les bourreaux nationalistes y figureront en bonne place.

Voilà dévoilé au grand jour le pays modèle que soutient l’Europe, qui prétend défendre la démocratie, la liberté et combattre l’antisémitisme.

C’est donc le loup dans la bergerie que nous allons accueillir ?

« Kiev se ferme la porte de l’UE » déclare une voix de Varsovie. On aimerait le croire. Mais à Bruxelles, la russophobie est telle qu’on ne se pince plus le nez  quand flottent des effluves néonazies.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque