#webtube : Après la marche blanche organisée en hommage à Louis, lynché le 19 juin dernier. Invité de « Tocsin », François Bousquet revient sur les circonstances de sa mort. Alors que la presse locale s’est employée à étouffer l’affaire et que la justice affirme avoir écarté la piste d’un crime raciste tout en reconnaissant n’avoir à ce stade identifié aucun mobile (mais alors pourquoi dire d’emblée que le crime n’est pas raciste ?), le directeur de la rédaction d’« Éléments » avance une tout autre hypothèse. Il voit dans ce meurtre l’expression d’un processus de « racaillisation » qui touche une partie de la jeunesse, y compris blanche, assimilée à l’envers et gagnée aux codes du gangsta rap et de la « charia de la caillera ». Un phénomène qu’il analyse comme l’un des sous-produits du racisme antiblanc.
#webtube : Tout s’accélère pour le Rassemblement national et Jordan Bardella. À quelques jours du verdict concernent l’éligibilité de Marine Le Pen, Pierre Boisguilbert effectue un tour d’horizon des échéances à venir pour le président du RN et possible candidat à la prochaine présidentielle.
Un nouveau procès politique en vue
Jordan Bardella est toujours largement en tête dans les sondages, mais il plafonne. On connaît désormais la date de l’élection présidentielle et, comme par hasard, une nouvelle procédure vise le RN. Les juges, malgré leur discrédit actuel, ne semblent pas prêts à renoncer à jouer leur rôle dans la lutte contre la droite, dans la lignée de la jurisprudence Fillon-Sarkozy et de l’affaire Marine Le Pen.
Le Monde précise :
« L’enquête du Parquet européen sur les possibles mésusages des fonds européens par le groupe Identité et démocratie (ID), où le Rassemblement national (RN) a siégé de 2019 à 2024, avance à grands pas. Selon les informations du Monde, plusieurs perquisitions ont eu lieu, mardi 30 juin, en France, en Espagne, en Italie et en Belgique, dans le cadre d’une procédure ouverte en juillet 2025, à la suite de la remise d’un rapport de la direction des affaires financières du Parlement européen. Des opérations coordonnées par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, avec l’appui d’autres services. Auprès du Monde, le Parquet européen « confirme qu’il mène actuellement des mesures d’enquête en France et dans d’autres pays européens », mais refuse de communiquer davantage d’informations, « afin de ne pas compromettre l’issue de la procédure en cours ». Il rappelle agir en tant que « parquet indépendant de l’Union européenne (UE) (…) chargé d’enquêter, de poursuivre et de traduire en justice les infractions portant atteinte aux intérêts financiers de l’UE ». »
Voilà que s’annonce un « procès Marine bis ». On sait bien pourquoi…
Le verdict approche pour Marine Le Pen
Le 7 juillet, la cour d’appel rendra sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires européens, dans laquelle Marine Le Pen est accusée d’avoir participé à un système de détournement de fonds publics portant sur près de 1,4 million d’euros. Le parquet a requis quatre ans de prison, dont un an ferme aménageable, ainsi que cinq ans d’inéligibilité. Une condamnation qui, si elle était confirmée, précise Public Sénat, empêcherait potentiellement la triple candidate à l’élection présidentielle de briguer un quatrième mandat en 2027.
Marine Le Pen a d’ailleurs indiqué qu’elle tirerait immédiatement les conséquences politiques du verdict, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation. En cas d’empêchement, Jordan Bardella deviendrait naturellement le candidat du RN.
Les Français ne pensent pas que le Rassemblement national sortirait durablement affaibli d’une éventuelle condamnation de sa figure historique. Près de trois Français sur quatre (74 %) estiment qu’une inéligibilité de Marine Le Pen ne constituerait pas un handicap pour le RN. Dans le détail, les perceptions sont nuancées : 24 % considèrent qu’il s’agirait d’un handicap, privant le parti de sa candidate naturelle pour 2027 ; 32 % y voient au contraire une opportunité, permettant au RN d’ouvrir une nouvelle page avec Jordan Bardella ; et 42 % estiment que cela ne changerait pas fondamentalement la donne, Marine Le Pen et Jordan Bardella bénéficiant, selon eux, d’une crédibilité comparable auprès des électeurs.
Les juges oseront-ils ? On ne peut l’exclure, car, comme aurait pu le dire le « mur des cons », certains osent tout, et c’est à cela qu’on reconnaît leur pouvoir. Ce serait donc à Bardella d’y aller.
Une date d’élection polémique
Les Français sont désormais fixés. La prochaine élection présidentielle en France aura lieu les 18 avril et 2 mai 2027, a indiqué, ce mardi 30 juin 2026, une source au sein de l’exécutif, confirmant une information du quotidien Ouest-France. Ce calendrier a été préféré à une autre option, qui plaçait le scrutin une semaine plus tôt, les 11 et 25 avril.
En vertu de la Constitution française, le scrutin doit se tenir entre vingt et trente-cinq jours avant la fin du quinquennat actuel, Emmanuel Macron ayant entamé son second mandat le 14 mai 2022.
L’élection aura donc lieu pendant les vacances de printemps et le second tour se déroulera au lendemain de la fête du Travail. Bruno Retailleau, président des Républicains, a dénoncé un choix qui « n’est pas neutre ». En cause notamment : un second tour programmé le 2 mai, au lendemain du 1er mai, traditionnellement marqué par des manifestations de la gauche. Comme une sorte de cadeau offert à la mobilisation antifasciste en cas de succès prévisible du RN.
Bardella a bien remarqué que le calendrier judiciaire, comme le calendrier politique, est très loin d’être innocent.
Jordan Bardella face au système
Pour Bardella, si Marine Le Pen est écartée, le plus dur va commencer. Il aura tout le système contre lui, notamment les médias, à de rares exceptions près. On voit bien qu’on va lui reprocher sa jeunesse, son inexpérience, son côté « Ken » et même un aspect un peu « intelligence artificielle ».
Certes, sa compétence peut être mise en doute, mais lorsqu’on observe le bilan des compétences autoproclamées, c’est une arme à double tranchant.
Plus délicat encore est son positionnement. Il risque de se couper de l’électorat ouvrier s’il est perçu comme un homme de droite libérale et conservatrice. Ce créneau est déjà largement occupé par Philippe de Villiers, Éric Zemmour, Sarah Knafo et Marion Maréchal.
Il peut cependant militer pour l’union des droites sans se droitiser davantage lui-même. Sa force est que les électeurs votent désormais RN quel que soit le candidat lorsqu’ils veulent sanctionner l’évolution qu’ils jugent mortifère du pays. Le mieux placé devient alors naturellement le meilleur candidat.
Il devra enfin éviter le piège de la peopolisation. Quelques mois après la révélation de leur idylle dans la presse, la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles et le président du Rassemblement national sont apparus complices et détendus dans les tribunes du Grand Prix de Formule 1, ce dimanche 7 juin 2026. Dans cette Principauté où ils se sont rencontrés il y a déjà un an, savoure le magazine Point de Vue.
Il y a là un vrai danger auprès de l’électorat populaire. C’est évident. Certes, voir demain une descendante de Louis XIV devenir Première dame de la République aurait quelque chose de jubilatoire. Mais en l’écrivant, on mesure le piège que Bardella a peut-être sous-estimé, ou qu’il n’a pas vu venir.
Amour, vie privée, certes. Mais aussi une image de « bling-bling » très piégeuse pour le candidat de la France des oubliés.
Il devra convaincre qu’il a les épaules plus larges que celles de ses costumes, toujours un peu trop grands, et éviter les pièges de l’été.
Car c’est bien pour Jordan Bardella que s’ouvre l’été de tous les dangers.
#webtube : À partir du départ du Tour de France 2026, ce 4 juillet, les organisateurs proposent aux spectateurs un nouvel outil numérique, baptisé « Dans Ma Course », censé transformer le déluge de données de la course en explications claires et personnalisées. Traduction : plutôt que de regarder défiler des chiffres bruts, le suiveur se verrait raconter ce qui se passe dans le peloton, adapté à ses coureurs préférés. Décryptage.
De la donnée brute au récit
Le principe de départ est celui-ci : une course cycliste génère en permanence une masse d’informations — position des groupes, vitesse, écarts, profil du parcours. Pour un néophyte, ces données ne veulent pas dire grand-chose. L’outil développé par Capgemini utilise une intelligence artificielle générative (la même famille de technologies que les robots conversationnels) pour agréger ces chiffres, les croiser avec du contenu éditorial — résumés, analyses, données historiques, images — et en tirer un commentaire compréhensible, mis à jour quasiment en direct.
Concrètement, l’utilisateur peut sélectionner jusqu’à quatre cyclistes, qu’il s’agisse de ses favoris ou des représentants de son pays, et suivre leur rôle et leurs performances tout au long de l’étape. L’outil s’accompagne d’une carte en 3D permettant de visualiser la progression des coureurs choisis par rapport à la tête de course. Autre promesse : le niveau de détail s’ajuste au profil du spectateur, du passionné aguerri au simple curieux, avant, pendant et après chaque étape.
Une brique d’un partenariat bien plus large
Cette nouveauté n’arrive pas seule. Elle s’inscrit dans un partenariat noué en juin 2025, par lequel Capgemini est devenu partenaire technologique officiel, pour cinq ans, de quatorze courses cyclistes, dont le Tour de France. L’accord s’étend à des épreuves comme Paris-Nice, Paris-Roubaix, le Critérium du Dauphiné, La Vuelta ou encore le Tro Bro Léon — cette dernière étant une classique bien connue des amateurs bretons. L’objectif affiché par le groupe et par A.S.O., l’organisateur du Tour, est double : affiner l’analyse des performances et surtout élargir l’audience internationale de la Grande Boucle.
L’enjeu est de taille pour les organisateurs. En 2024, le Tour de France a totalisé plus d’un milliard d’heures de diffusion télévisée dans 190 pays, avec près de 100 millions de visites sur son site web. « Dans Ma Course » est présenté comme une première étape, appelée à être enrichie au fil des prochaines années.
Ce n’est d’ailleurs pas le premier coup d’essai de l’entreprise dans le sport : pour la Ryder Cup 2025, en septembre, Capgemini a proposé une version alimentée par l’IA de son outil Outcome IQ, permettant de suivre les probabilités de résultats coup par coup. La société avait aussi déployé, lors de la Coupe de l’America à Barcelone, un système de visualisation des vents fondé sur le lidar.
Où trouver l’outil
Pour les spectateurs tentés par l’expérience, « Dans Ma Course » est accessible depuis le 4 juillet sur l’ensemble des plateformes officielles du Tour de France : le site internet, l’application mobile et l’espace de suivi de course. L’outil sera déployé tout au long de l’édition 2026.
Reste une question que le communiqué n’aborde pas, et qu’il revient à chacun de trancher : cette médiation algorithmique enrichit-elle vraiment le plaisir de suivre une course, ou ajoute-t-elle un filtre technologique entre le spectateur et la simple beauté d’une échappée dans un col ? À l’heure où l’intelligence artificielle s’invite jusque dans les commentaires sportifs, la réponse tient sans doute autant du goût de chacun que de la performance de la machine.
#webtube : Il faut que je vous avoue quelque chose. La dernière fois que mon cœur a battu pour les Bleus, j’avais dix ans, un maillot trop grand sur les épaules, et une confiance d’enfant dans le fait que la France allait se qualifier pour la Coupe du monde 1994. Le 17 novembre 1993, au Parc des Princes, il restait quelques secondes. La France menait le match qu’il ne fallait surtout pas perdre. David Ginola envoie un centre dans le vide. Contre-attaque bulgare. Kostadinov arme sa frappe. La lucarne de Bernard Lama. Terminé.
J’ai pleuré, cette nuit-là, comme on pleure à presque dix ans. Ce que je ne savais pas encore, c’est que je venais d’assister à la fin de quelque chose : la fin de mon enfance de supporter des Bleus. Après, plus rien n’a jamais été pareil. Mais je n’ai compris pourquoi que des années plus tard.
L’été où tout le monde est devenu expert
La France gagne sa Coupe du monde à domicile en 1998. Et là, sous mes yeux, un phénomène que je n’avais jamais vu : des gens qui, six mois plus tôt, auraient été incapables de citer trois joueurs de Ligue 1, se mettent soudain à vibrer, à klaxonner sur les Champs, à pleurer devant Zidane. Des gens qui ne connaissaient rien au football, rien à ce sport, rien à cette ferveur — et qui, du jour au lendemain, se découvraient une passion nationale.
Le mot est arrivé un peu plus tard : les footix. Le supporter de circonstance, celui qui apparaît tous les deux ans quand il y a une compétition et un drapeau à agiter, et qui disparaît dès la fin du tournoi. Le footix, ce n’est pas un amateur de foot. C’est un consommateur d’événement national. Et 1998 en a produit des millions.
Ce qui m’a frappé, ce n’était pas la joie — la joie, c’est légitime, c’est beau, une victoire ça se fête. C’était l’instrumentalisation. Le récit fabriqué par-dessus. Le fameux slogan « black-blanc-beur », vendu par les éditorialistes et les politiques comme la preuve vivante que la France allait bien, que le modèle marchait, que le vivre-ensemble avait trouvé son étendard sur une pelouse. Une équipe de football transformée en argument politique. Un résultat sportif transformé en catéchisme républicain.
Pendant ce temps, je devenais Breton
C’est là, doucement, sans coup de tonnerre, que quelque chose s’est mis en place chez moi. Pendant que la France entière se drapait dans son récit universaliste, je prenais conscience, année après année, d’une chose simple : je ne me sentais pas de cette histoire-là. Je suis Breton. Pas par folklore, pas par posture. Par appartenance réelle à une terre, une histoire, une langue, une manière d’être au monde qui n’a jamais eu besoin de Paris pour exister.
Et le jour où l’on comprend qu’on est d’abord Breton, la sélection nationale française cesse mécaniquement d’être « la nôtre ». Ce n’est plus mon équipe. Ça ne l’a jamais vraiment été, en fait. J’avais juste mis dix ans à m’en rendre compte, un soir de novembre 1993.
Une équipe qui ne parle plus à son pays
Et puis il y a autre chose, qu’il faut avoir le courage de dire, parce que de plus en plus de Français le pensent tout bas. Cette sélection ne ressemble plus culturellement au pays qu’elle est censée incarner. Je ne parle pas de sport — sur le terrain, ils sont excellents, peut être même les meilleurs, personne de sérieux ne le conteste. Je parle de ce que dégage cette équipe, de ce qu’elle donne à voir, de ce qu’elle renvoie.
Des joueurs milliardaires qui s’expriment comme s’ils sortaient d’un mauvais clip, qui cultivent les codes d’une contre-culture — celle du rap, de la rue, de l’esbroufe — bien plus qu’ils n’incarnent quoi que ce soit d’une France profonde, rurale, ouvrière, populaire. Un rapport au maillot qui tient plus du contrat publicitaire que de la fierté d’appartenance. Une Marseillaise marmonnée du bout des lèvres, quand elle est chantée. Un patriotisme qui, visiblement, ne veut plus dire grand-chose pour beaucoup d’entre eux.
Et le résultat, c’est que des millions de Français — pas des militants, des gens ordinaires — ne se reconnaissent tout simplement plus dans cette équipe. Pas par aigreur. Par étrangeté. Ils regardent ces onze joueurs et ne voient plus un miroir, mais une vitrine déconnectée, une multinationale du ballon qui joue sous un drapeau auquel elle semble parfaitement indifférente.
Ce que je supporte, moi
Alors oui, je supporte les autres. Toutes les autres.
Je supporte les équipes qui chantent leur hymne à pleins poumons, les yeux qui brillent, la main sur le cœur, parce qu’ils croient encore à quelque chose. Je supporte les nations celtes, mes cousines, qui montent sur le terrain comme on défend une cause. Je supporte les sélections sud-américaines, subsahariennes, où le maillot pèse encore un poids charnel, où une défaite est un deuil national et une victoire une communion. Je supporte tous ceux qui ont gardé un rapport vivant, sincère, presque tribal, à leur drapeau et à leur peuple.
Je supporte, en somme, tout ce que l’universalisme français prétend avoir dépassé, et qu’il n’a fait que remplacer par du vide et du marketing.
Ce n’est pas de la haine. C’est un divorce, tranquille et assumé. On m’a présenté pendant des années une équipe en me disant : « C’est la tienne. » Et à force de la regarder, j’ai fini par comprendre qu’elle ne serait jamais la mienne — et que je n’en voulais pas.
Alors quand les Bleus entreront sur la pelouse ce samedi soir, je serai devant mon écran, une bière à la main, à chercher qui joue contre eux. Et peu importe le nom sur l’autre maillot, ce sera le mien pour la soirée.
Allez le Paraguay…et toutes les autres équipes du Monde qui défieront les Bleus !
#webtube : En clair, la France n’a cessé de perdre des places sur le podium des économies développées : qui avance lentement recule ! Dans son rapport approuvé le 18 mai 2026, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) vient de s’alarmer pour les années à venir de la situation économique et financière de la France. Le tableau dressé par nos partenaires décrit une situation très dégradée depuis le début de l’ère Macron ainsi que le remède de cheval que semble imposer notre déclin : rien de bien réjouissant !
Aux yeux de l’OCDE, la croissance de l’économie française est trop molle depuis quinze ans (les années Macron). Sur cette période, le taux de croissance du PIB (revenu) moyen par habitant n’a été que de 58 % de la progression des pays de l’OCDE. En clair, la France n’a cessé de perdre des places sur le podium des économies développées : qui avance lentement recule !
Une part importante de l’analyse décrit très pertinemment les différentes facettes de notre déclin : une balance commerciale déficitaire, une compétitivité en berne, et une désindustrialisation accélérée.
On notera, (page 27 du rapport) une remarque inquiétante : les salaires en France sont modestes, ce qui devrait rendre nos produits plus compétitifs. Or, tel n’est pas le cas, du fait d’un manque de compétitivité « hors prix », ce qui signifie que nous ne proposons que des produits bas de gamme ou à faible valeur ajoutée (page 117).
Autre perle, qui concerne cette fois-ci la corruption, (page 54) : l’institution internationale reconnue, le Groupe d’action financière (GAFI) estime que notre dispositif anti-corruption est en théorie juridiquement solide, mais qu’il reste en réalité une passoire. L’OCDE avance à cet égard deux motifs : le manque d’enquêteurs et la lenteur des procédures. Ce réquisitoire de l’OCDE n’est pas anodin, mais au-delà des précautions de langage, nous n’en saurons pas davantage avant 2027 !
Le scénario catastrophe de la dette
Le volume de notre dette publique s’envole : au-delà de 3 500 milliards d’euros et de 117 % du PIB. Et la hausse des taux d’intérêt, conjuguée avec des déficits persistants, a fait exploser son coût, ce qui va nous obliger à rogner le budget des services publics.
L’OCDE modélise alors trois scénarios (page 32 du rapport) : a) Le gouvernement français laisse faire : le volume de la dette publique française augmente indéfiniment jusqu’à 200 % du PIB en 2050… avec une forte perspective de banqueroute. b) Nos exécutifs réagissent trop faiblement, ce qui est le cas à l’heure actuelle : la dette se stabilise à 120 % du PIB, et la charge des intérêts ronge notre modèle social. c) Dernier scénario privilégié par l’OCDE : une forte cure d’austérité qui nous permettrait de sortir du surendettement… en 2044 ! Il faudra en effet attendre dix-sept ans pour que le volume de la dette publique redescende à 100 % du PIB. Les mesures préconisées à cet effet (page 33) sont lourdes : augmentation des recettes et prélèvements de 2,6 % du PIB, et surtout compression des dépenses de 4,1 % du revenu national, soit une cure d’austérité représentant 175 milliards par an. Reconnaissons que telle est bien la fourchette haute avancée par nos propres instituts de conjoncture. Mais qui se serrerait alors la ceinture ?
C’est « Senior Nicolas » qui paiera !
Il en serait d’abord ainsi pour les recettes supplémentaires : suppression de l’abattement de 10 % pour l’impôt sur le revenu des retraités, application de la CSG de droit commun pour les pensions, taxation des successions et des plus-values latentes.
S’agissant des réductions de dépenses, on note : le gel partiel des pensions de retraite, la remise en vigueur de la réforme Borne pour porter l’âge de la retraite à 66,4 ans. Au-delà, les experts préconisent que l’âge minimal du départ à la retraite doit augmenter en même temps que l’espérance de vie des Français.
Avis au lecteur : inutile de chercher la moindre proposition d’économies sur les budgets de l’audiovisuel public, de l’aide au tiers monde ou de la politique de la Ville. Ou encore les frais de fonctionnement des élus locaux ou des institutions européennes : on ne peut pas penser à tout !
« Open bar » pour les migrants !
Quand le rapport évoque « une croissance inclusive », on peut penser qu’il ne s’agit là que d’une simple clause de style ; hélas non. À cet égard, voici la recommandation in extenso :
« Garantir un traitement équitable aux travailleurs immigrés : Les travailleurs immigrés sont surreprésentés dans le secteur des soins de longue durée et peuvent être exposés à un risque accru de traitement inéquitable. En 2021, environ 15 % des professionnels déclarés des soins de longue durée étaient issus de l’immigration, contre 12 % de l’ensemble des actifs, tandis que les données disponibles suggèrent que la majorité des travailleurs non déclarés sont des migrants (Eurofound, 2025). Bien que ce chiffre reste inférieur à la moyenne de l’OCDE, il a progressé d’environ 4 points de pourcentage entre 2011 et 2021. Bien que la France dispose d’un droit du travail très protecteur, garantir des conditions de travail équitables aux aidants professionnels immigrés, ce qui protège à la fois leurs droits et la qualité de la prise en charge, soulève des enjeux particuliers. Par exemple, les travailleurs immigrés sont plus souvent hébergés au domicile de la personne aidée, une situation dans laquelle il est difficile de faire appliquer la réglementation du travail. Continuer à élaborer de moyens de contrôle des conditions d’emploi des aidants à domicile hébergés par des particuliers, notamment de la durée du travail, du respect des temps de repos et de la rémunération des heures de garde, pourrait contribuer à mieux les protéger . » En clair, il faut vérifier que les immigrés intervenant dans l’aide à la personne bénéficient bien de tous les droits prévus par le Code du travail. Pour ce faire, l’OCDE préconise en réalité des visites domiciliaires de l’inspection du travail chez les personnes âgées ou handicapées…
À ce stade, deux remarques s’imposent : d’abord cette suggestion n’a rien à voir avec le sujet. Ensuite et surtout, le séjour et la remigration de la main-d’œuvre étrangère relèvent de notre souveraineté nationale. On mesure ici à quel degré de servitude la France serait réduite si l’ampleur de notre dette publique débouchait sur une crise financière et une intervention de la Troïka BCE-FMI-OCDE.
#webtube : Ils ont torpillé Fillon en 2017, les mêmes feront tout pour flinguer Bardella 10 ans plus tard.Depuis la grande idée européenne, cet assemblage bancal ennemi des nations, souverainisme et patriotisme ne sont plus des vertus mais des tares d’un monde ancien qu’il faut combattre.
Donc, si vous observez la politique conduite depuis Chirac, c’est toujours une tambouille centriste qui a été menée, aussi bien par la droite dite « républicaine » que par le PS. Aux commandes du pays, il n’y a plus que le centre, les extrêmes étant soigneusement mis à l’écart.
Car dans notre modèle de démocratie, ni LFI, ni le RN ne font partie de « l’arc républicain ». Ce qui signifie que les 262 députés LFI, RN et apparentés, sur les 577 représentants du peuple, ainsi que leurs électeurs, sont considérés comme des nuisibles au sein de notre belle République, dite égalitaire. Le droit de vote à la tête du client.
Vous noterez que le « bloc central » est désormais minoritaire, mais c’est toujours lui qui gouverne sans partage et qui entend défendre son fromage par tous les moyens.
Le programme centriste, c’est la soumission aux diktats mondialistes :
– la construction européenne, un projet incontournable qui ne saurait être contesté
– l’immigration de masse pour des raisons économiques et démographiques
– la richesse du multiculturalisme et les vertus du « vivre-ensemble »
– le contrôle des médias et la persécution des contradicteurs de la pensée unique
– la lutte contre le « populisme », c’est-à-dire tout ce qui n’est pas politiquement correct
– l’adhésion totale au gouvernement des juges
– la lutte contre les ingérences étrangères, principalement russes
Comme le souligne Mathieu Bock-Côté :
« La théorie de l’ingérence étrangère permettra, demain, d’annuler les élections dont le résultat serait désagréable au Système : on appellera cela la jurisprudence roumaine »
Le Système veut interdire le financement des campagnes électorales par les banques étrangères, alors qu’il sait très bien que les banques nationales rechignent à financer les partis extrêmes (avec la bénédiction du Système, bien entendu).
Le mondialiste intégriste Macron a bien évidemment placé tous ses pions aux postes clés de la République, afin de verrouiller l’État profond au bénéfice de la macronie. Objectif : 2032.
Des lois sont en préparation pour barrer les opposants au nom de la lutte contre le racisme. Tout candidat traîné en justice pour racisme, sera déclaré inéligible.
Et au pays paradis des libertés, les médias qui ne filent pas doux, comme CNews, seront interdits d’antenne. CNews aura bien du mal à survivre jusqu’en 2027. Car ce que veut le Système, c’est une élection sans campagne de l’opposition. La parole unique, c’est tellement plus simple.
Tout cela, bien entendu sera décidé et approuvé au nom de l’État de droit, de la démocratie et de l’antiracisme. Ce n’est pas demain que les rapaces mondialistes lâcheront leur fromage.
En résumé, après l’éviction probable de Marine Le Pen dans trois jours, attendez vous à ce que le RN soit emporté une nouvelle fois dans le tourbillon judiciaire. Avec 37 % dans les sondages, Bardella devient vraiment dangereux pour ceux qui vont tout perdre si les patriotes s’emparent du pouvoir et balaient les fossoyeurs de la nation, dont certains vivent sur la bête depuis trente ou quarante ans.
La France est en perdition, mais ceux qui l’ont mise dans cet état n’ont que faire des préoccupations du peuple et de l’avenir du pays. Leur pouvoir sans partage et leurs privilèges, pas question de les lâcher.
Ce n’est pas encore la Corée du Nord, mais certains en rêvent…
C’est bien pour cela que seule l’union des droites avec un programme commun, derrière un seul candidat avec un ou deux remplaçants en cas d’indisponibilité ou d’inéligibilité de dernière minute, offrirait une parade crédible à la dictature mondialiste du bloc central.
Car la politique du centre, c’est l’inaction totale, c’est la paralysie du « en même temps », c’est donc la poursuite du déclin et du déclassement définitif de la France.
(inspiré d’une tribune de Mathieu Bock-Côté, Figaro)
#webtube : La Chine reprend aux États-Unis le titre très convoité de leader mondial en matière de calcul, intensifiant ainsi une concurrence technologique acharnée. Une course effrénée non sans conséquences sur la science, la sécurité nationale et la géopolitique.
La Chine a retrouvé le titre de pays abritant le supercalculateur le plus rapide au monde, ce qui constitue une avancée majeure dans la concurrence technologique qui s’intensifie entre Pékin et Washington. Signe que les chercheurs chinois continuent de progresser malgré les contrôles à l’exportation américains visant les technologies informatiques de pointe.
LineShine, un système de calcul haute performance situé à Shenzhen, en Chine, a été désigné comme le plus rapide au monde par un groupe de chercheurs à l’issue d’une série de tests standardisés destinés aux supercalculateurs ce mardi 23 juin. Outre sa vitesse brute, ce système se distingue par le fait qu’il utilise uniquement des microprocesseurs standard, plutôt que les puces spécialisées appelées « processeurs graphiques » (GPU), sur lesquelles s’appuient la plupart des supercalculateurs haut de gamme pour effectuer des tâches nécessitant une grande puissance de calcul.
LineShine, ce nouveau supercalculateur en service au Centre national de supercalcul de Shenzhen, vient dépasser El Capitan, le système américain du Laboratoire national de Lawrence Livermore qui occupait la première place du classement mondial depuis novembre 2024.
Selon les résultats des tests de performance publiés avec le dernier classement TOP500, LineShine a atteint 2,198 exaflops (nombre d’opérations en virgule flottante par seconde – floating-point operations per second – une unité de mesure de la rapidité de calcul d’un système informatique et donc d’une partie de sa performance) lors du test de performance High Performance Linpack, soit une vitesse supérieure de plus de 20 % à celle d’El Capitan.
Une performance permettant à l’Empire du Milieu de retrouver sa place de leader du classement TOP500, la liste très suivie qui recense les supercalculateurs les plus puissants au monde. Une position perdue depuis 2017.
L’architecture de LineShine : du 100% chinois !
Contrairement à la plupart des supercalculateurs de pointe dans le monde, s’appuyant largement sur des processeurs graphiques (ou GPU) pour accélérer les tâches de calcul et les charges de travail liées à l’intelligence artificielle, LineShine a atteint ses performances grâce à une conception reposant exclusivement sur des processeurs centraux (CPU), articulée autour d’une technologie développée principalement…en Chine. Le système utilise la plateforme chinoise LingKun, le réseau d’interconnexion LingQi et le système d’exploitation Kylin.
« C’est un système impressionnant », déclare le Dr Jack Dongarra, informaticien à l’université du Tennessee et organisateur du classement TOP500, lors d’un entretien accordé au New York Times. « Ils nous ont surpassés en développant un système qui ne repose pas sur les GPU. »
Cette avancée intervient dans un contexte de concurrence croissante entre les États-Unis et la Chine dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la technologie des semi-conducteurs et du calcul avancé.
Le pays de l’Oncle Sam continue de dominer dans de nombreux domaines de l’IA de pointe grâce à des entreprises telles qu’OpenAI, Google et Nvidia. Parallèlement, la Chine a accéléré ses efforts pour mettre au point des alternatives nationales et réduire sa dépendance vis-à-vis des technologies étrangères, notamment grâce aux avancées d’entreprises telles que DeepSeek et à des initiatives de supercalcul soutenues par le gouvernement.
L’administration Trump a maintenu des droits de douane et des restrictions à l’exportation visant à limiter l’accès de la Chine aux puces d’IA de pointe et aux technologies de fabrication de semi-conducteurs. Ces restrictions ont principalement porté sur les GPU haut de gamme, considérés comme essentiels pour l’entraînement des modèles d’IA avancés. Le succès de LineShine a conduit certains experts à affirmer que les contrôles existants pourraient ne pas aller assez loin.
« Le gouvernement américain devrait renforcer les contrôles sur l’exportation et la fabrication de processeurs (CPU) destinés au marché chinois », a déclaré au Times Jimmy Goodrich, de l’Institut sur les conflits et de la coopération de l’Université de Californie. « Il s’agit d’une faille dans la réglementation actuelle. »
Selon les experts, cette avancée démontre que les chercheurs chinois sont parfaitement en mesure de développer des systèmes informatiques de classe mondiale, et ce malgré les restrictions imposées sur certaines technologies américaines.
Le dernier classement TOP500 vient également élargir le cercle restreint des supercalculateurs exascale en service dans le monde. LineShine rejoint ainsi El Capitan, Frontier, Aurora et le JUPITER Booster européen parmi les systèmes capables d’effectuer plus d’un quintillion (soit 1 000 0005 en échelle longue) de calculs par seconde. Il s’agit sans doute d’un détail difficilement imaginable pour vous, mais pour eux ça veut dire beaucoup.
#webtube : Pour ce dernier numéro de « Ligne Droite » de la saison, sur Radio Courtoisie, Xavier Eman revient sur la dernière « fête de la musique », énième exemple d’événement collectif à vocation conviviale et festive qui n’est désormais plus qu’une nouvelle démonstration de l’acculturation, de la communautarisation et de l’ensauvagement de la société. Dans n’importe quel pays normalement et raisonnablement homogène et sécuritaire, la « fête de la musique » serait une bonne idée, plus dans le nôtre, hélas. Ligne droite
#webtube : Censés être des lieux sûrs, les hôpitaux deviennent parfois le terrain de chasse de prédateurs sexuels. Les faits sont d’une extrême gravité. Dans la nuit du 27 au 28 juin, cinq patientes du centre hospitalier intercommunal Robert-Ballanger de Villepinte (Seine-Saint-Denis) auraient été victimes d’agressions sexuelles. Détail glaçant : elles sont toutes nées entre 1936 et 1940, et ont donc plus de 80 ans… Les malheureuses vieilles dames racontent avoir été approchées, dans les couloirs de l’établissement, par un homme qui aurait exhibé ses parties intimes et leur aurait « proposé des attouchements ». Selon une source policière, les services de sécurité ont été alertés par un médecin du centre hospitalier. Celui-ci a lancé l’alerte après avoir établi un lien entre les signalements successifs effectués par l’équipe soignante et le comportement louche de l’individu. Arrivés sur place, les policiers ont immédiatement interpellé le suspect : un homme sans domicile fixe, né au Mali. Les cinq femmes ont indiqué leur intention de déposer plainte contre lui.
Il reste quelques mois à vivre à ta grand-mère malade et elle se fait violer par un malien. Je n’ai plus les mots en fait. https://t.co/kWL5WQjemU
Sur les réseaux sociaux, de nombreuses femmes ont exprimé leur colère. « Ce qui était révoltant et épisodique en 2015 est maintenant journalier », s’est ainsi indignée Mina, sur X. « Il n’y a aucune sécurité dans les hôpitaux ! On y rentre comme dans un moulin. En tant que femme, ça m’a toujours effrayée », a témoigné Elvire, sur Facebook. « Il faut se souvenir que des hordes de jeunes hommes aux mœurs douteuses envers les femmes se déversent en Europe par milliers… C’était à prévoir », a ajouté une autre internaute, prénommée Solange.
L’ensauvagement qui touche la société n’épargne pas, en effet, le milieu hospitalier. Selon les enquêtes réalisées respectivement par le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) et l’Ordre national des infirmiers (ONI) en septembre et décembre 2024, 54 % des médecins femmes disent avoir subi des violences « sexistes et sexuelles » à l’hôpital. Les patientes ne sont hélas pas en reste. En situation de fragilité émotionnelle ou physique, voire mêmes inconscientes, elles constituent des proies idéales pour les prédateurs. En avril dernier, une patiente hospitalisée au CHU de Caen a dénoncé des faits d’agression sexuelle dont l’auteur serait un aide-soignant de l’établissement de santé. En décembre 2025, une patiente de 39 ans, hospitalisée à l’hôpital Foch de Suresnes, a également rapporté des faits de viol. En octobre 2022, c’est dans le sanctuaire de l’hôpital Cochin qu’une jeune femme affirme avoir été abusée sexuellement. Un clandestin sous OQTF est, depuis, passé aux aveux.
Viol à l'hôpital Cochin : 12 ans de réclusion requis à l'encontre de l'accusé sous OQTF https://t.co/bPwWsbTZvj
Nous avons cherché à en savoir plus sur l’affaire des cinq octogénaires agressées à Villepinte, samedi dernier. Malheureusement, malgré plusieurs tentatives, le standard du centre hospitalier Robert-Ballanger est resté injoignable. Nous avons alors tenté d’entrer en contact avec le commissariat de police de Villepinte. En vain : le téléphone a longuement sonné dans le vide, avant qu’on ne nous raccroche finalement au nez. Se pourrait-il que ces cas de viols mettent tout le monde dans l’embarras ? Règnerait-il une « culture du silence » sur le sujet ? C’est ce que dénonce Christina, dont la fille âgée de 50 ans, trisomique et atteinte d’un début de la maladie d’Alzheimer, a été abusée sexuellement par un autre patient, en juillet 2023, au sein du service de gérontologie de l’hôpital Sainte-Périne-Rossini, dans le XVIe arrondissement de Paris. La mère a porté plainte contre l’AP-HP pour « non-assistance à personne en danger ». « Il y a une omerta pour préserver la réputation de l’établissement », a déploré, sur BFM TV, l’avocat de Christina.
Le tabou du viol de femmes âgées
Cette « omerta » propre au milieu hospitalier s’accompagne parfois – comme ce fut le cas à Villepinte – d’un autre tabou : celui du viol de femmes âgées. Ces crimes barbares se multiplient en France dans un silence politique et médiatique assourdissant : une nonagénaire violée à Nice par un Tunisien, une septuagénaire violée aux Mureaux par un Algérien sous OQTF, une octogénaire violée et tuée par un Afghan de 20 ans à Niort, une Française handicapée âgée de 83 ans violée à La Courneuve par deux Algériens, une femme de 78 ans violée à Lille par un clandestin sous OQTF, deux autres septuagénaires violées à Nanterre par un Congolais, une nonagénaire violée et tuée en plein Paris par un Pakistanais, une retraitée de 69 ans violée chez elle par deux migrants algériens pendant un cambriolage… Et à chaque fois, il n’y a guère que BV et une poignée d’autres médias pour s’en émouvoir. Pourquoi une telle omerta ? Parce que les violeurs de vieilles dames sont possiblement des étrangers ? Parce que la vie des Françaises d’un certain âge ne compte pas ? Allez savoir… Laissons le mot de la fin à une internaute qui a bien résumé la situation pour les années à venir : « Les personnes âgées devront slalomer entre les viols tout en essayant d’esquiver l’euthanasie. Cette société est malade. » On ne saurait mieux dire.
#webtube : Alors qu’il rapportait chez lui la télévision qu’il venait d’acheter, un “usager“ s’est vu infliger une amende de 150 euros. C’est une nouvelle affaire d’amende qui défraye la chronique. Alors qu’il rapportait chez lui la télévision qu’il venait d’acheter, un usager s’est vu infliger une amende de 150 euros. C’était dimanche à 16 heures, à la station Concorde. Le carton qu’il transportait avec un ami (150 x 90 x 15 cm) était paraît-il « dangereux ou incommodant ».
Cet acte de bravoure des contrôleurs rappelle bien sûr la mésaventure de la jeune Salomé qui, le dimanche 4 mai 2025 à 17 heures, avait, elle aussi, écopé d’une amende de 150 euros parce qu’elle transportait la plante qu’elle venait de s’offrir. Son oiseau de paradis était en trop bonne forme (1m30). Verbalisée également pour transport d’un «objet dangereux ou incommodant ». La RATP, un peu gênée par l’ampleur que prenait cette histoire, avait daigné faire marche arrière et rembourser l’amende perçue. Grand seigneur, le médiateur concédait qu’il aurait fallu prendre en compte « le contexte » : Salomé n’était pas encore montée dans la rame,
Plus récalcitrant, l’homme à la télé a refusé de payer. Son amende est majorée à 200 euros. Précision utile : ces deux dangereux contrevenants étaient en possession d’un titre de transport valide, comme on dit chez ces gens-là. Certains, alors, demandent sur les réseaux : « Quelle solution il reste pour transporter quelque chose à Paris, quand on n’a pas de voiture (comme 70% des Parisiens environ), et qu’on n’a pas les moyens et/ou la place de se payer un vélo cargo ? ». Bonne question, à quoi d’autres répondent par cette blague qui circule à Paris les (nombreux) jours de grève : RATP, c’est Rentre Avec Tes Pieds.
Transports en commun ou voyages en absurdie ?
Comme l’écrit un internaute, c’est «à croire que, le dimanche, les contrôleurs se font une compétition de la plus conne des amendes ». Hélas, si la RATP fait preuve d’une imagination débordante, elle peut se faire doubler par la SNCF. Souvenons-nous de ces deux jeunes pèlerins verbalisés, l’un pour avoir chanté de retour de Chartres, l’autre pour avoir transporté une tringle trop longue de 20 centimètres.
Un dimanche encore, le 24 mai dernier – date fatidique ? – une femme a écopé d’une amende de 150 euros, majorée à 200 euros car elle a refusé le paiement immédiat, cela pour avoir ouvert une issue de secours d’un train bloqué sans climatisation et à l’arrêt. C’est le premier épisode caniculaire de la saison. Le TGV Paris-Nice, un train dont on ne compte plus les retards perpétuels, est arrêté depuis plus d’une heure. Dans la voiture sans climatisation, les voyageurs, dont des enfants en bas âge, sont au bord du malaise. Une femme active alors la procédure d’urgence et ouvre les issues de secours afin de permettre aux gens de respirer. Les contrôleurs les referment, verbalisent la dame, puis… rouvrent les issues cinq minutes plus tard.
Devant le tollé, la SNCF a reculé, comme la RATP : « Nous avons échangé avec la cliente, au regard du contexte et de la situation à bord, la verbalisation a été annulée ». Toutefois, elle précise : « l’ouverture des portes ou issues de secours en dehors du cadre prévu reste strictement interdite. » Le voyageur est donc prié de suffoquer dans la légalité.
Dura lex sed lex, mais pas pour tout le monde
A bien y regarder, on s’aperçoit que le corps des contrôleurs est à l’image de la justice française : il choisit contre qui sévir. On serait même tenté de dire qu’il choisit ses victimes, celles sur qui sa vindicte va aisément s’abattre. Moi-même, je le confesse, je suis une cible privilégiée. Durant des décennies passées à Paris jusqu’aux lignes du réseau Mistral (géré par la RATP), à Toulon, j’ai systématiquement été contrôlée dans mes trajets, au point que c’est devenu un sujet de plaisanterie pour l’entourage. Mon profil caucasien et surtout mon 1m53 sont inquiétants, je le concède. Davantage que les centaines de racailles que j’ai vues sauter par-dessus les tourniquets et nous bousculer pour passer ; davantage que les jeunes et leurs énormes trottinettes électriques dont le guidon est à hauteur de mâchoire ; davantage que les gros chiens sans muselière, les fous, les avinés, les bagarreurs et les violeurs en puissance, les exhibitionnistes et les frotteurs, tous ceux qui n’ont pas de titre de transport et pas non plus de papiers d’identité à présenter. Tous ceux qui sont réputés insolvables et ne paieront jamais une amende si d’aventure on leur en met une.
Finalement, il s’agit moins d’être « fort avec les faibles et faible avec les forts » qu’intraitable avec les honnêtes gens. Ceux qu’un règlement abscons, et souvent même inconnu des personnels comme dans toutes les histoires ci-dessus, permet de piéger. Dans notre société anomique, où l’hypertrophie des réglementations les rend impossibles à maîtriser, Nicolas et Nicolette restent les vaches à lait. Ce sont eux, encore et toujours, qui paient pour les autres.