#webtube : Nouvel épisode, « Trente ans de service ». L’épisode s’ouvre sur un événement tragique : Un policier vétéran et ami de très longue date de Mike Stone, est grièvement blessé par balle lors d’une intervention. Il est transporté d’urgence à l’hôpital, où Stone l’accompagne, visiblement bouleversé et marqué par l’impuissance de voir son ami entre la vie et la mort. Il exige des résultats immédiats pour retrouver le tireur. Il pousse ses hommes dans leurs retranchements, ne tolérant aucune erreur. Son implication personnelle rend l’enquête électrique, montrant une facette plus sombre et impitoyable du personnage pour protéger « les siens ».
#webtube : Le sport professionnel américain est un grand spectacle de divertissement et – sans doute avant tout d’ailleurs – un gigantesque « business » générant des sommes d’argent astronomiques. Ainsi, l’équipe de basket des Los Angeles Lakers vient-elle d’être rachetée pour pas moins de 12,5 milliards de dollars par deux hommes d’affaires, Josh Kushner, un proche de Donald Trump, et Bob Iger. Mais les terrains de sport outre-atlantique sont également parfois le reflet des problématiques politico-sociales qui traversent la société. C’est ce que révèle « l’affaire Sophie Cunningham », joueuse de la WNBA (la ligue féminine de basket) devenue en quelques semaines la nouvelle égérie du camp MAGA et la cible des attaques de tous les milieux libéraux et « progressistes ».
Grande (forcément), blonde, originaire du Missouri, Sophie Cunningham est en effet passée, en l’espace de quelques semaines, du rang de joueuse de basket relativement anonyme à « superstar » des médias et des réseaux sociaux, considérée comme l’une des personnalités les plus « clivantes » du sport professionnel américain. A l’origine de cette explosion de notoriété, une entrevue sur ESPN durant laquelle elle affirme son opposition à la présence d’athlètes « trans » dans le sport féminin.
«Je veux protéger les jeunes filles dans un vestiaire, les jeunes filles dans le sport… Elles ne devraient pas avoir à affronter des hommes biologiques. » déclare-t-elle notamment, suscitant une véritable tempête médiatique et d’innombrables réactions aussi bien parmi les sportifs que les journalistes et les politiciens.
Suite à ces propos, bien que s’affirmant « très peu politique », elle devient l’héroïne du camp conservateur, surnommée « MAGA Barbie » par ses contempteurs, et la cible numéro un des libéraux l’accusant de « transphobie », le syndicat des joueuses (WNBPA) allant jusqu’à publier un communiqué dénonçant la « haine, les abus et la démonisation de la communauté transgenre ». Des heurts ont même éclaté dans plusieurs salles entre supporters défendant les prises de position de Sophie Cunningham et « promoteurs de la cause LGBT », démontrant une nouvelle fois l’extrême polarisation et la radicalisation du débat outre-atlantique.
Un climat de tensions raciales
Ce « drama » médiatique, qui pourrait sembler anecdotique, s’inscrit dans un contexte plus vaste de tensions communautaires se révélant dans les enceintes sportives d’une Amérique toujours hantée par les problématiques raciales. Ainsi, la coéquipière de Sophie Cunningham au sein des Indiana Fever, Caitlin Clark, considérée comme la meilleure joueuse de basket au monde actuellement, est-elle victime d’un « traitement spécial », particulièrement physique voir violent, de la part de nombreuses joueuses afro-américaines lui reprochant sa trop grande notoriété, ses contrats publicitaires somptuaires et un exposition médiatique jugée excessive pour une « blanche » dans une ligue majoritairement noire (environ 70 % des joueuses). Des parlementaires républicains ont même écrit à la WNBA en 2026 pour demander pour elle une protection contre d’éventuelles attaques « racially motivated ». A l’opposé, la journaliste Jamele Hill n’a pas hésité pour sa part à déclarer qu’il serait « naïf de nier que la race et la sexualité de Clark (blanche et hétérosexuelle) jouent un rôle dans sa popularité dans une ligue majoritairement noire et avec beaucoup de joueuses lesbiennes. »
Autre exemple du climat délétère régnant sur les parquets, le 8 août 2026, après avoir été expulsée pour une faute flagrante particulièrement « appuyée » sur Sophie Cunninghman, la joueuse noire DiJonai Carrington s’est empressée de twitter « White privilege ! », accusant implicitement l’arbitrage de favoritisme et de racisme.
Au-delà des performances sportives, les parquets de la WNBA sont ainsi devenus un nouveau théâtre des fractures américaines. Entre questions de genre, tensions raciales et polarisation politique, le basket féminin illustre une fois de plus comment le sport, loin d’être un simple divertissement, reflète et amplifie les clivages d’une société de plus en plus divisée et fragmentée.
#webtube : À huit mois de l’élection présidentielle de 2027, le thème des « ingérences russes » s’installe brutalement dans le débat public. Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal ont successivement dénoncé des opérations de désinformation les visant, pourtant décrites comme ayant eu une diffusion très limitée, au point que Viginum recommande précisément de ne pas leur donner davantage d’écho. Dans le même temps, gouvernement et Parlement travaillent à renforcer l’arsenal contre les ingérences et la désinformation, alimentant les inquiétudes sur les conséquences possibles pour la liberté d’expression. Pour Jean-Yves Le Gallou, cette disproportion entre l’ampleur réelle des opérations et leur retentissement médiatique n’a rien d’anodin : elle révèle une mécanique politique et médiatique déjà à l’œuvre à l’approche de 2027.
Une mécanique de propagande bien rodée
L’affaire des « ingérences russes » dans la campagne présidentielle est étrange : comment diable quelques posts grossiers vus par quelques milliers de personnes ont généré des dizaines de dépêches AFP, des centaines, voire des milliers, d’articles de presse, des dizaines d’heures d’émissions de radio et de télévision ? Comment ? Par le miracle de la propagande !
Dans les années 1960, le philosophe et essayiste Jean-Marie Domenach (père et grand-père de deux journalistes contemporains…) avait décrit les règles de la propagande : déformation et amplification, répétition, orchestration, transfusion. Tout y est !
L’amplification ? Avec la mise au cœur de l’actualité de campagnes de dénigrement si discrètes que leurs victimes ne les ont pas découvertes par elles-mêmes, mais grâce au zèle d’officines gouvernementales. Trop fort !
L’orchestration : toutes les grosses causes du cirque médiatique s’y sont mises.
La répétition ? Tour à tour, Édouard Philippe, Raphaël Glucksman et Raphaël Attal ont été ainsi placés sous les feux de la médiatisation et de la victimisation.
L’orchestration ? Tout le monde participe au tintamarre médiatique.
La transfusion : c’est le plus important, face à la manœuvre des méchants Russes, il faut être solidaire des gentils candidats de l’Extrême Centre, se défier de la vilaine Marine (qu’on rediabolise au passage) et surtout voter en octobre prochain une nouvelle loi liberticide régissant la vérité de l’information. Orwell revient !
Une campagne présidentielle placée sous le signe de la diversion
Le tout dans un contexte d’emballement où chacun se croit obligé de faire chorus sous peine d’être dénoncé, lui aussi, comme un suppôt de l’ogre Poutine.
La campagne présidentielle est ainsi bien lancée : on peut faire confiance aux grands médias pour qu’ils écartent tout traitement des sujets réels et sérieux grâce à des opérations de diversion. Si on voulait voler l’élection aux Français, on ne s’y prendrait pas autrement… C’est d’ailleurs le but.
#webtube : Après avoir toléré, et souvent approuvé, la réduction au silence de leurs adversaires, les libéraux découvrent les périls de la « régulation » au moment où celle-ci commence à les frapper. L’affaire Franz-Olivier Giesbert révèle moins une dérive nouvelle qu’un changement dans le choix de ses victimes.
Roubaix, judaïsme et délit d’opinion
L’affaire Franz-Olivier Giesbert pourrait n’être qu’une péripétie supplémentaire dans la longue chronique des démêlés entre CNews et l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. Elle possède pourtant une vertu particulière : elle révèle l’extrême fragilité de la conception libérale de la liberté d’expression dès lors que celle-ci cesse de bénéficier aux seuls représentants du cercle de la raison autorisée.
Au soir du second tour des élections municipales, le 22 mars 2026, Franz-Olivier Giesbert déclara sur le plateau de Laurence Ferrari qu’il « n’aimerait pas être juif à Roubaix » et que les derniers membres de la communauté juive locale seraient probablement « obligés de partir ». David Guiraud venait de conquérir la ville sous les couleurs de La France insoumise. Saisie par des téléspectateurs, l’Arcom estima que ces propos, demeurés « non contredits ou mis en perspective en plateau », ne reposaient sur « aucun élément sourcé ou étayé ». Elle rappela donc CNews à l’ordre pour manquement aux exigences d’honnêteté, de rigueur et de maîtrise de l’antenne.
La mesure ne constitue pas, juridiquement, une condamnation de Franz-Olivier Giesbert. Elle vise la chaîne qui lui a permis de s’exprimer sans lui opposer immédiatement la contradiction prescrite. La distinction est importante, sans être rassurante. L’autorité administrative ne se borne plus à sanctionner une diffamation, un appel à la violence ou une donnée matériellement fausse. Elle reproche à un média de n’avoir pas assorti une appréciation politique de son contre-discours réglementaire.
Le précédent est considérable. Une opinion prononcée à l’antenne ne serait désormais admissible que si le présentateur, transformé en commissaire politique du contradictoire, la corrigeait sur-le-champ ou la diluait dans une « mise en perspective ». La liberté de parole subsisterait formellement, à la condition que chaque proposition dissidente fût immédiatement escortée par sa réfutation conforme.
Le réveil tardif du libéralisme médiatique
La réaction fut vive. Franz-Olivier Giesbert remercia ironiquement l’Arcom pour cette « décoration » qui l’honorait, accusa l’autorité de se substituer à la justice et conclut : « Vive la liberté d’expression ! À bas la police de la pensée ! » Alexandre Jardin dénonça une « ligne rouge » franchie par une institution publique prétendant soumettre les journalistes à une vérité administrative. Dans Le Figaro, Luc Ferry consacra une chronique à la « police de la pensée », tandis que Jean-Éric Schoettl, ancien directeur général du Conseil supérieur de l’audiovisuel, mettait en garde contre une régulation devenue « muselière ».
Ces protestations sont fondées. Elles n’en arrivent pas moins fort tard.
Les libéraux médiatiques ne découvrent les périls de la censure qu’au moment où celle-ci s’approche de leur propre domaine. Tant que les restrictions à la liberté d’expression frappaient des militants identitaires, des écrivains réputés sulfureux, des polémistes de droite radicale ou de modestes utilisateurs des réseaux sociaux, elles leur paraissaient relever de l’hygiène démocratique. Les fermetures de comptes, les interdictions de réunion, les poursuites judiciaires, les exclusions professionnelles et les campagnes de dénonciation étaient présentées comme autant de mesures nécessaires pour protéger la société contre la « haine ».
La vieille liberté politique se trouvait ainsi remplacée par une liberté conditionnelle, accordée aux seules opinions préalablement déclarées inoffensives. Ceux qui subissaient la répression étaient censés l’avoir cherchée. Leur inquiétude passait pour une obsession victimaire ; leurs protestations, pour une preuve supplémentaire de leur dangerosité. Le libéral pouvait donc applaudir la restriction sans cesser de se croire fidèle aux droits de l’homme : il lui suffisait de rebaptiser la censure « modération », « responsabilité », « vigilance » ou « régulation ».
L’originalité de l’affaire Giesbert tient au fait que la mécanique atteint désormais les membres honorables de la bourgeoisie intellectuelle. La police de la pensée ne s’arrête plus à la périphérie proscrite. Elle s’avance vers le centre et demande à des journalistes installés, à des philosophes académiques et à d’anciens hauts fonctionnaires de rendre compte de leurs propos. C’est alors que le libéralisme redécouvre brusquement la violence du pouvoir administratif.
La mésaventure rappelle une évidence formulée par Julien Freund : le politique ne disparaît pas parce que l’on prétend le remplacer par la morale, la technique ou le droit. La décision demeure ; seul change le langage qui la dissimule. Une autorité dite indépendante reste un pouvoir composé d’hommes qui possèdent des préférences, une sociologie, une conception du bien et une représentation de l’ordre désirable. Son indépendance organique ne lui confère ni l’infaillibilité ni la neutralité métaphysique.
La neutralité comme arme politique
Jean-Éric Schoettl souligne à juste titre la différence entre le pluralisme externe et le pluralisme interne. Le premier consiste à assurer l’existence de médias différents, porteurs de sensibilités distinctes. Le second prétend imposer à chaque chaîne, à chaque émission et bientôt à chaque séquence une représentation instantanée de tous les points de vue autorisés.
Le pluralisme externe permet le désaccord. Le pluralisme interne obligatoire le neutralise. Chaque média perd sa physionomie propre et devient un « robinet d’eau tiède », selon l’expression employée par Schoettl. L’équilibre général des voix cède la place à une surveillance minutieuse de chacune d’entre elles.
Alain de Benoist a souvent relevé que le libéralisme rêve d’une société où la confrontation politique serait remplacée par la procédure, le marché et la discussion raisonnable entre individus abstraits. L’affaire Giesbert montre le terme de cette évolution. Lorsque le consensus ne se produit plus spontanément, l’administration intervient afin de rétablir artificiellement les conditions du débat réputé convenable. La discussion demeure libre, pourvu que ses conclusions possibles aient été préalablement circonscrites.
Carl Schmitt avait montré que la neutralisation des conflits ne supprime jamais la décision politique. Elle déplace simplement le pouvoir vers ceux qui définissent les catégories du permis et de l’interdit. Celui qui décide qu’un propos doit être contredit exerce déjà une souveraineté sur le langage public. Il détermine non seulement ce qui peut être dit, mais encore la manière dont la parole doit être reçue.
L’Arcom ne proclame naturellement aucune doctrine officielle. Elle ne publie ni catéchisme ni index. Elle agit par mises en garde, rappels à l’ordre, obligations de « maîtrise de l’antenne » et appréciations de la « rigueur ». Ce vocabulaire administratif est d’autant plus efficace qu’il masque le caractère politique de ses décisions. Régis Debray a décrit la manière dont les appareils de transmission façonnent les croyances collectives sans avoir besoin de formuler une idéologie explicite. La médiacratie ne règne pas seulement par ce qu’elle affirme, mais par ce qu’elle rend dicible, visible et répétable.
Pierre Bourdieu, que l’on ne saurait soupçonner de proximité avec la Nouvelle Droite, avait lui-même analysé le pouvoir de consécration exercé par les institutions culturelles et médiatiques. La censure moderne prend rarement la forme grossière d’une interdiction générale. Elle agit par sélection, disqualification et imposition des catégories légitimes. Elle décide qui peut parler, en quel lieu, avec quel statut et sous la surveillance de quel contradicteur.
Une hypothèse que les faits permettent de discuter
Le plus singulier est que le propos de Franz-Olivier Giesbert ne relevait nullement d’une fiction sans rapport avec la réalité locale. Une communauté juive s’était établie à Roubaix après la guerre de 1870 et l’annexion d’une partie de l’Alsace et de la Lorraine. Une synagogue fut ouverte rue des Champs, puis le culte se poursuivit dans un oratoire privé jusqu’au début des années 1990. Le rouleau de la Torah fut alors remis à la communauté juive de Lille. En 2015, le président régional du Conseil représentatif des institutions juives de France estimait qu’il ne demeurait plus à Roubaix que cinq ou six familles juives.
Ces éléments ne permettent pas d’attribuer le départ de chaque famille à une cause unique. Les évolutions démographiques, les mobilités résidentielles et la disparition progressive des institutions communautaires constituent des phénomènes complexes. Ils suffisent cependant à rendre plausible la question posée par Giesbert : quel avenir reste-t-il à une minorité religieuse dans une ville dont l’équilibre démographique, culturel et politique a profondément changé ?
Le rôle d’un débat public libre consisterait précisément à examiner cette hypothèse, à la confirmer, à la nuancer ou à la réfuter. L’Arcom choisit une autre voie : faute d’avoir été immédiatement contredite, l’affirmation devient en elle-même un manquement de la chaîne. La question de fond s’efface devant la discipline du discours. Ce qui importe n’est plus de savoir si des Juifs ont quitté Roubaix, si la synagogue a fermé et si la communauté organisée a disparu, mais de vérifier que nul ne tire publiquement de ces faits une conclusion non homologuée.
Le réel devient ainsi secondaire. Jacques Ellul avait montré combien la société technicienne tend à substituer l’efficacité des dispositifs à la délibération sur leurs fins. Dans le domaine médiatique, le mécanisme de régulation acquiert sa logique propre : puisqu’une institution existe pour contrôler, elle doit toujours découvrir quelque chose à contrôler. Sa survie dépend de l’extension continue de son objet.
Le monstre ne reconnaît pas ses créateurs
La contradiction actuelle des libéraux pourrait se résumer simplement. Ils ont accepté que la liberté d’expression fût subordonnée à la protection de groupes, à la prévention de risques indéfinis et au maintien d’un espace public réputé pacifié. Ils ont consenti à ce que des institutions administratives, des plateformes privées et des associations militantes définissent les limites toujours mouvantes de la parole admissible. Ils s’étaient seulement persuadés que ces limites ne les concerneraient jamais.
Cette certitude reposait sur une conception sociale, et non juridique, de l’impunité. Appartenant au cercle de la modération, de la compétence et de la respectabilité, ils se croyaient naturellement protégés contre les instruments destinés aux « extrêmes ». Ils avaient oublié qu’un appareil de contrôle ne demeure pas éternellement au service de ceux qui l’ont légitimé. Toute institution cherche à étendre ses attributions, toute norme appelle son interprétation extensive et toute police finit par découvrir de nouveaux suspects.
Guillaume Faye avait perçu, dès les années 1980, le rôle décisif du champ culturel et médiatique dans la formation de l’hégémonie politique. Le pouvoir ne réside pas seulement dans l’État ni dans la propriété économique ; il appartient aussi à ceux qui imposent les mots, distribuent les qualifications et déterminent les opinions qui relèvent encore de la discussion. En abandonnant ce pouvoir à des instances prétendument neutres, les libéraux ont préparé leur propre mise sous tutelle.
Leur indignation présente demeure néanmoins instructive. Elle peut marquer soit un simple réflexe corporatiste, soit le commencement d’une prise de conscience. Dans le premier cas, ils réclameront une exception pour Franz-Olivier Giesbert, Luc Ferry et leurs semblables, tout en laissant la machine poursuivre son œuvre contre les moins recommandables. Dans le second, ils comprendront que la liberté d’expression ne se divise pas selon le rang social, le brevet de respectabilité ou la position occupée sur l’échiquier politique.
Raymond Aron rappelait que la démocratie libérale repose moins sur la vertu supposée des gouvernants que sur l’organisation de leur contestation. Cette contestation devient impossible si une autorité administrative peut décider qu’une opinion doit être immédiatement rectifiée avant même que le public ait eu le temps de la juger. Le citoyen est alors traité comme un mineur intellectuel, incapable de distinguer un fait d’une appréciation ou de confronter lui-même plusieurs sources.
La leçon de l’affaire Giesbert ne tient donc pas seulement à l’Arcom. Elle réside dans l’effondrement d’une illusion : celle d’une censure qui demeurerait sagement cantonnée aux marges, ne frappant que les individus désignés à l’avance comme dangereux. La censure est un pouvoir, non un service à la carte. Lorsqu’on l’installe, on ignore toujours qui en héritera et contre qui elle sera employée.
Les libéraux avaient applaudi le monstre parce qu’il dévorait leurs adversaires. Ils découvrent avec effroi qu’il ne connaît ni leurs titres, ni leurs états de service, ni leur ancienne fidélité au régime. La créature qu’ils ont nourrie s’approche maintenant de leur table. Leurs protestations sont légitimes ; leur étonnement l’est beaucoup moins.
#webtube : Près d’un détenu sur deux dans les prisons belges n’a pas la nationalité du pays. Au 1er janvier 2026, la Belgique comptait 13 439 personnes incarcérées, dont 6 100 ressortissants étrangers, soit environ 45 % de la population carcérale. Plus frappant encore : 4 198 détenus, soit 31 % du total, étaient sans droit de séjour en Belgique. Ces chiffres ont été communiqués par le ministre de la Justice Annelies Verlinden en réponse à une question écrite de la députée Francesca Van Belleghem (Vlaams Belang). Parmi les nationalités étrangères les plus représentées figurent le Maroc, l’Algérie, les Pays-Bas, la Roumanie et l’Albanie, sans que les données publiées permettent d’établir un classement détaillé entre ces pays.
Une surreprésentation qui ne peut être balayée d’un revers de main
À titre de comparaison, les personnes de nationalité étrangère représentaient 13,8 % de la population résidant en Belgique au 1er janvier 2026, selon Statbel. Le rapprochement avec les 45 % observés en prison doit être manié avec prudence : les populations comparées n’ont pas la même structure d’âge et une partie des détenus sans droit de séjour n’appartient pas nécessairement à la population résidente. L’écart demeure néanmoins considérable.
La criminologue Sonja Snacken, de la Vrije Universiteit Brussel, estime que cette forte proportion s’explique « principalement » par les modalités d’exécution des peines. Les étrangers sans séjour légal ou sans domicile stable seraient davantage placés en détention provisoire et disposeraient de moins de possibilités d’aménagement de peine. Elle considère ainsi que la composition de la population carcérale n’aurait « pas tant que cela à voir » avec le fait que les étrangers commettraient davantage de délits.
Cette analyse invite utilement à ne pas confondre automatiquement population carcérale et niveau de délinquance. Mais les chiffres publiés ne permettent pas davantage, à eux seuls, de mesurer la part respective de l’exécution des peines et d’éventuelles différences de délinquance dans cette surreprésentation.
Près d’un détenu sur trois sans droit de séjour
Reste un fait politique difficile à contourner : près d’un tiers des personnes incarcérées en Belgique n’ont pas de droit de séjour dans le pays. Le Vlaams Belang réclame que les détenus étrangers, en particulier ceux en situation irrégulière, purgent leur peine dans leur pays d’origine.
La question intervient alors que les prisons belges sont déjà fortement surpeuplées : le Conseil de l’Europe relevait en janvier 2025 un taux de 114 détenus pour 100 places.
Sonja Snacken souligne également les difficultés d’identification et de retour, certains pays refusant de reprendre leurs ressortissants tandis que les juges peuvent exiger différentes garanties avant une libération en vue d’un éloignement. Avec 4 198 détenus concernés, le problème n’a plus rien de marginal : il pose directement la question de l’efficacité des politiques de retour et de la capacité d’un État à faire exécuter ses décisions.
#webtube : Une ascension qui ne semble plus connaître de véritable coup d’arrêt. Élection après élection, sondage après sondage, l’Alternative für Deutschland (AfD), le parti patriote dirigé par Alice Weidel et Tino Chrupalla, s’impose davantage comme la première force politique d’Allemagne. Cette dynamique est suivie avec une attention particulière, à quelques semaines des élections régionales du 6 septembre en Saxe-Anhalt, où le parti est donné largement en tête et pourrait réaliser un score historique.
De nouveaux sondages prometteurs
Les derniers sondages publiés début août confirment cette tendance spectaculaire. Selon le dernier DeutschlandTrend réalisé par l’institut Infratest dimap, l’AfD atteint 28 % des intentions de vote, soit le meilleur score jamais enregistré pour le parti dans cette enquête. La CDU/CSU du chancelier Friedrich Merz recule à 21 %, tandis que le SPD stagne à 12 %, les Verts à 15 %, Die Linke à 11 % et les libéraux du FDP restent sous le seuil des 5 %. À titre de comparaison, lors des élections fédérales de février 2025, l’AfD avait recueilli 20,8 % des suffrages. En un an et demi, le parti gagne donc près de huit points. Plus spectaculaire, encore, en Saxe-Anhalt, où les électeurs seront appelés aux urnes le 6 septembre prochain, plusieurs enquêtes attribuent désormais à l’AfD entre 41 et 43 % des intentions de vote, loin devant la CDU. Un tel résultat placerait le parti dans une position de force inédite.
Rappelons que l’AfD était devenue, pour la première fois de son histoire, le premier parti d’Allemagne dans les sondages, au printemps 2025, quelques semaines seulement après les élections fédérales remportées par la CDU/CSU de Friedrich Merz. Depuis, loin de s’essouffler, cette dynamique n’a cessé de s’amplifier, le parti creusant désormais un écart de près de sept points avec les conservateurs dans plusieurs enquêtes d’opinion.
Die Alleinregierung rückt näher: Die AfD in Sachsen-Anhalt steht wenige Wochen vor der Wahl bei 43%, die CDU verliert im Vergleich zur letzten pollytix-Umfrage 14,1 Prozentpunkte. Alles ist möglich! #Vision2026pic.twitter.com/R6B4VPsvkG
Ces résultats ont naturellement provoqué une vague d’enthousiasme, au sein de l’AfD. Sur le réseau X, Alice Weidel s’est réjouie de voir son parti crédité de 43 % en Saxe-Anhalt, estimant qu’« un gouvernement d’un seul parti se rapproche » et que « tout est possible ». Le député Johann Martel a salué un « record historique » à 28 % au niveau fédéral, voyant dans ces chiffres la preuve que « les citoyens veulent un changement politique et non un cordon sanitaire ». De nombreux cadres et fédérations régionales de l’AfD ont également célébré ces résultats, estimant qu’ils traduisaient le rejet croissant du « Brandmauer », le sacro-saint « cordon sanitaire » version allemande.
En France, ces chiffres ont également suscité des réactions favorables dans les milieux souverainistes ou conservateurs. Le start-uppeur français Brivaël Le Pogam a ainsi résumé l’espoir de certains en écrivant : « Si l’Allemagne tombe, la France tombe, l’UE tombe, puis le globalisme [mondialisme, NDLR] tombe, puis le wokisme tombe. » Si les dirigeants du Rassemblement national ne se sont pas exprimés publiquement sur cette nouvelle enquête, l’évolution de l’AfD est observée avec attention dans plusieurs formations de droite européennes qui y voient le signe d’un rééquilibrage durable du paysage politique du continent.
Le « cordon sanitaire » contre le peuple
À l’inverse, les réactions des adversaires de l’AfD demeurent toujours aussi virulentes. Les dirigeants écologistes continuent d’appeler à maintenir le « Brandmauer » contre un parti qu’ils qualifient d’extrême droite. Le coprésident des Verts, Felix Banaszak, a récemment plaidé pour un large rassemblement des « forces démocratiques » afin d’empêcher l’AfD d’accéder au pouvoir dans les prochains scrutins régionaux. Du côté de la CDU, le ministre-président de Saxe-Anhalt, Sven Schulze, a de nouveau exclu toute coopération avec l’AfD, tout en reconnaissant que certaines préoccupations exprimées par ses électeurs méritaient d’être entendues. Les grands médias allemands soulignent, eux aussi, le caractère inédit de cette poussée, alors même qu’ils continuent, pour la plupart, de diaboliser l’AfD en la classant à « l’extrême droite » et en l’associant régulièrement aux milieux « néonazis ».
E. Macron devrait être plus clair sur le vrai danger qui est celui de l’extrême droite.
Je ne mettrai jamais la gauche radicale et l’extrême droite sur un même plan. S. Knafo, soutien de Dati, siège avec l’AFD, un parti notoirement néonazi. Chacun doit assumer d’où il parle. pic.twitter.com/HegnI705Cv
Reste que cette progression ne sort pas de nulle part. Depuis plusieurs années, les enquêtes d’opinion montrent que l’immigration est devenue la première préoccupation politique des Allemands, tandis qu’une majorité juge que les flux migratoires ont été bien trop importants. Dans le même temps, le gouvernement de Friedrich Merz traverse une période de profonde impopularité, plusieurs sondages indiquant que près des trois quarts des Allemands se déclarent insatisfaits de son action. Dans ce contexte, l’AfD apparaît à une partie croissante de l’électorat comme l’alternative la plus crédible sur les questions migratoires et sécuritaires. Les élections régionales de Saxe-Anhalt constitueront ainsi un premier test, grandeur nature, de cette dynamique.
#webtube : C’est une réponse aux arraisonnements de pétroliers et de cargos « supposés » appartenir à la « flotte fantôme » de la Russie qui se multiplient. Mais c’est encore une escalade risquée.Question : les sanctions antirusses sont-elles légales ou illégales ?
« Nous constatons que les autorités de certains pays ont récemment envisagé la possibilité de saisir nos navires et vendre les biens qu’ils nous ont spoliés. »
« Ce sont des actes de piraterie et de banditisme. »
« Si cela se concrétisait, nous devrons répondre de manière symétrique là où nous le jugerons nécessaire et approprié, n’importe où. »
C’est une réponse aux arraisonnements de pétroliers et de cargos supposés appartenir à la « flotte fantôme » de la Russie qui se multiplient. Mais c’est encore une escalade risquée.
La « flotte fantôme », estimée à plusieurs centaines de vieux navires sous faux pavillons, est utilisée par Moscou pour exporter son pétrole afin de financer l’effort de guerre. Il s’agit pour Moscou de contourner les sanctions antirusses, dont le 21e paquet vient d’être adopté par l’UE ce 23 juillet. Sanctions totalementillégales comme les précédentes.
Ce 21e train de sanctions autorise explicitement la saisie et la vente du pétrole ou des marchandises transportés par ces navires « clandestins ».
La France a opéré 5 arraisonnements à l’encontre de navires suspects.
La Suède a saisi un cargo chargé de blé qu’elle a remis à l’Ukraine.
Moscou estime que ces interceptions hors des eaux territoriales sont une violation du droit maritime international. Mais de son côté, l’UE juge ses interventions légitimes, car Moscou viole les sanctions en les contournant.
Or, le vrai problème est que ce sont les sanctions antirusses qui sont illégales.
Par conséquent, Poutine ne saurait violer des sanctions qui sont illégales.
Car c’est d’abord l’UE qui contourne les lois internationales
Absence de conflit officiel : En dehors d’un état de guerre déclaré, le droit maritime international (Convention de Montego Bay) protège strictement la liberté de navigation en haute mer.
Absence de mandat de l’ONU : Les sanctions occidentales et le prix plafond sur le pétrole russe sont des décisions unilatérales de l’UE et du G7. Ils n’ont pas été votés par le Conseil de sécurité des Nations unies, où la Russie dispose d’un droit de veto.
Atteinte au droit de propriété : Saisir une marchandise pour la revendre au profit d’un tiers (comme le projet d’allouer ces fonds à l’Ukraine) est perçu, d’un point de vue strict du droit commercial classique, comme une confiscation forcée sans base légale universelle.
Le gel des avoirs russes et la saisie des intérêts induits, c’est aussi illégal
Violation de l’immunité souveraine : Le principe de l’immunité des États, ancré dans le droit international, protège les biens d’un État central (comme les réserves de la Banque centrale) contre les saisies ou les mesures exécutoires d’autres pays.
Absence de mandat de l’ONU : Les sanctions n’ont pas été votées par le Conseil de sécurité des Nations unies (où la Russie dispose d’un droit de veto), ce qui conduit certains juristes à les qualifier de « mesures unilatérales coercitives » illégales.
Atteinte au droit de propriété : Le détournement des revenus générés par ces actifs est perçu par ses détracteurs comme une expropriation ou une confiscation déguisée, contraire aux traités bilatéraux de protection des investissements.
De plus en plus conscientes du fait que l’Ukraine ne gagnera jamais cette guerre et que le coût de cette folle aventure devient démentiel, l’UE aux abois ne sait plus comment agir pour repousser le désastre qu’elle a elle-même provoqué en se lançant dans une guerre qui n’est pas la sienne.
Ce qu’elle craint par dessus tout, c’est de devoir rendre des comptes aux peuples européens auxquels elle a promis la victoire depuis 54 mois.
Ce qu’elle craint, c’est de devoir justifier les centaines de milliards engagés à fonds perdus, alors que la dette publique devient insoutenable pour certains pays comme la France.
Que l’Ukraine finisse dans les griffes de l’Ours russe n’est pas le problème de nos élus. Ce qui les empêche de dormir, c’est leur propre avenir politique après une victoire russe, qui pourrait provoquer la colère des peuples se sentant trompés et trahis par leurs dirigeants.
Surendettée, croulant sous les déficits et incapable de financer les 15 milliards que va coûter la grande sécheresse, afin d’aider les professions en détresse, la France court au désastre. Il faudra bien que nos élites savantes nous expliquent pourquoi elles ont engagé des dizaines de milliards pour l’Ukraine, alors que la pauvreté explose en France et que notre pays est deux à trois fois moins équipé en climatiseurs que ses voisins. Vieillards et malades suffoquent dans les Ehpad et les hôpitaux.
Depuis 40 ans, la France n’est qu’un bateau ivre sans véritable capitaine à la barre. Ce déclassement dans tous les domaines est unique dans notre histoire. Et si le peuple vote à nouveau pour les partis qui l’ont conduit à la ruine, au lieu de donner leur chance à des figures qui ne sont aucunement responsables de notre effondrement, si le peuple refuse encore de chasser les fossoyeurs de la France, alors ce sera le terminus de l’Histoire pour notre nation bimillénaire. Il est déjà bien tard pour tout sauver.
La meilleure économie que la France puisse décider pour le budget 2027, c’est de mettre fin au puits sans fond ukrainien. Car la fuite en avant de l’Europe va se solder par une catastrophe financière et sociale.
#webtube : Paris XVIIIe : un Algérien, en France depuis 20 jours et déjà récidiviste – Il dissimulait une machette de 40 centimètres dans son pantalon – Lyon : un Libyen en situation irrégulière, actuellement assigné à résidence, interpellé – Huit étudiants proches de l’ultragauche mis en examen pour avoir testé des explosifs dans les tunnels parisiens – Marseille. « En bas de chez moi, il y a des gens qui prennent du crack toutes les trente minutes – Livron-sur-Drôme (26) : Au moins deux individus forcent sept conteneurs d’un train de fret
SÉCURITÉ / SOCIÉTÉ — Paris XVIIIe : un Algérien, en France depuis 20 jours et déjà récidiviste, écope d’une peine de 6 mois de prison avec sursis pour avoir arraché une chaîne. Une peine de prison ferme avec mandat de dépôt avait été requise
SÉCURITÉ — Attaque au couteau à Toulouse : l’assaillant qui a bien hurlé « Allah Akbar » serait Italien de souche et catholique. Affirmant « entendre des voix », il a tout de même été mis en examen et incarcéré. Le caractère islamiste non retenu à ce stade (MàJ)
SÉCURITÉ — Il dissimulait une machette de 40 centimètres dans son pantalon : un Algérien de 32 ans visé par une interdiction du territoire français, interpellé à Saint-Nazaire (44)
SOCIÉTÉ — Lyon : un Libyen en situation irrégulière, actuellement assigné à résidence, interpellé. Il avait volé deux caméras et une série d’optiques très rare pendant un tournage. 716 000 € de préjudice, 420 000 € de matériel retrouvés
SÉCURITÉ — Huit étudiants proches de l’ultragauche mis en examen pour avoir testé des explosifs dans les tunnels parisiens ; ils sont soupçonnés d’avoir préparé une attaque ciblée contre les forces de l’ordre
SÉCURITÉ / SOCIÉTÉ — Loon-Plage (59) : des migrants observent avec perplexité des clowns bénévoles, pendant qu’à 50 mètres de là, des bandes de passeurs kurdes se blottissaient dans des tentes et planifiaient la prochaine série de traversées de la Manche
SÉCURITÉ — Ancien franco-algérien et terroriste de Daech, Tewffik Bouallag, qui a demandé qu’on lui retire sa nationalité française, se retrouve bloqué en France et en situation irrégulière… l’Algérie refuse de le prendre
SOCIÉTÉ — Marseille. « En bas de chez moi, il y a des gens qui prennent du crack toutes les trente minutes, vingt-quatre heures sur vingt-quatre » : la consommation de crack explose. Le maire, Benoît Payan, réclame un plan d’urgence
SÉCURITÉ — Livron-sur-Drôme (26) : Au moins deux individus forcent sept conteneurs d’un train de fret et retardent un TER de deux heures ; préjudice inconnu à ce stade
SÉCURITÉ / SOCIÉTÉ — Lyon : arrêté après un vol sous la menace d’un couteau, 12 mois de prison avec sursis et 3 ans d’ITF pour un ressortissant étranger qui est remis en liberté. Une vidéo montrant une autre agression découverte dans son téléphone