– À Lyon comme ailleurs, l’extrême gauche affute sa bordélisation de la démocratie pour 2027

Spread the love

Articles : Nov. 2026 – Oct 2026 – Sep 2026 – Aou 2026 – Juil. 2026 –
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 X : https://X.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Conseils municipaux perturbés, élus pris à partie : les méthodes militantes de la gauche à l’approche de l’élection présidentielle Mardi 3 novembre, le conseil du 8e arrondissement de Lyon a été perturbé par des militants antifascistes venus protester contre l’annulation d’une conférence de Raphaël Arnault, député LFI et cofondateur de la Jeune Garde. Après une intervention insoumise, ils se sont levés, ont applaudi puis scandé « Siamo tutti antifascisti », avant de s’avancer vers les élus. Le maire écologiste Olivier Berzane a du faire évacuer les militants.

À Lyon, des militants font irruption dans le débat démocratique

Alexandre Dupalais, tête de liste UDR-RN aux dernières élections municipales à Lyon et conseiller d’arrondissement UDR, avait participé à la démarche ayant conduit à l’annulation de la conférence. Il dit avoir été pris à partie. « L’ensemble des 40-50 personnes qui étaient rentrées au fur et à mesure dans la salle s’est levé et a applaudi de façon extrêmement bruyante », témoigne-t-il auprès de BV. Il affirme avoir été traité de « nazi » et avoir quitté les lieux sous escorte policière. Il dénonce un « continuum de la violence » et une volonté d’intimider les représentants élus. Tiffany Joncour, députée RN du Rhône, condamne auprès de BV « ces méthodes d’intimidation ». Selon elle, les militants voulaient d’abord obtenir du maire le rétablissement de la salle, avant de prendre Dupalais pour cible. « Chacun doit pouvoir exercer son mandat dans des conditions normales », rappelle-t-elle. Le conseiller municipal UDR a reçu le soutien du camp national dont de nombreux députés et Éric Ciotti, le président du parti, qui a dénoncé sur X les méthodes fascistes d’apprentis dictateurs.

L’évacuation des militants a suscité une réaction indignée d’Anaïs Belouassa-Cherifi, députée LFI du Rhône. Sur X, elle a dénoncé une « faute politique » : « Nous ne nous soumettrons pas à ces tentatives de censure des voix antifascistes. » Pourtant, l’article L. 2121-16 du Code général des collectivités territoriales confie au maire la police de l’assemblée et lui permet de faire expulser toute personne qui trouble l’ordre. Le public peut assister aux débats, pas les perturber.

Des conseils municipaux transformés en terrains de confrontation

Lyon n’est pas un cas isolé. Le 29 septembre, à Grenoble, des élus LFI ont voulu accéder au conseil municipal avec des pancartes après le rejet de leur initiative sur le jumelage avec Rehovot. Des heurts avec la police municipale ont éclaté. La séance a été suspendue puis ajournée. Plusieurs plaintes ont été déposées et une enquête ouverte. À Roubaix, en octobre 2024, des dizaines d’opposants au projet de rénovation du quartier de l’Alma ont envahi la salle du conseil. Cris et bousculades ont conduit le maire à interrompre la séance. Des élus ont mis en cause des militants proches de LFI.

2027 : la désobéissance civile comme mot d’ordre ?

Ces incidents prennent un relief particulier à l’approche de la présidentielle. Le 22 août, sur LCI, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, a répondu positivement à la question de savoir si elle espérait des actes de désobéissance civile en cas de victoire du RN. Elle a dit pouvoir y participer, le pays basculant selon elle « dans un autre monde ». Trois jours plus tard, Mathilde Panot a assuré que les Insoumis « résisteront de toutes les manières qu’il faut ». La cheffe des députés LFI a soutenu ces actions, évoquant notamment les grèves, tout en affirmant que son mouvement respectait les élections. Mais que recouvre cette résistance annoncée ? Qui en fixera les limites ?

Les conseils municipaux en donnent déjà un aperçu : décisions contestées sous la pression, élus pris à partie, assemblées empêchées de délibérer. En cas d’élection de Marine Le Pen en 2027, plusieurs responsables de gauche annoncent une mobilisation appelée à se poursuivre après la campagne. À Lyon, Grenoble ou Roubaix, la rue s’est déjà invitée dans les assemblées. Deviendra-t-elle le principal terrain d’opposition à un pouvoir issu des urnes ?

Yann Montero, dans BV

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *