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#webtube : Le youtubeur explique comment le marché qui peut-être très rentable est fort peu contrôlé. Vous avez de gros besoins d’argent, de « moula » comme disent certains jeunes, suivez le guide ! Un youtubeur nommé Micode vous explique, au second degré, comment être un bon « entubeur de la sécu ». Il élimine tout d’abord rapidement la pyramide de Ponzi qui risque de vous écraser en s’écroulant, de même que l’escroquerie téléphonique, une affaire de gagne-petit. Par contre il retient l’escroquerie à la Sécurité sociale grâce à ce merveilleux petit rectangle vert que l’on surnomme carte vitale. Laissez aussi tomber la crypto monnaie, la petite puce électronique de cette carte est vraiment vitale pour votre avenir d’escroc. C’est un marché avec de gros volumes et très peu de contrôles.
Le truandage artisanal
Si vous avez des ambitions modestes, du style auto-entrepreneur de la fraude, lancez-vous dans des études de professionnels de santé (paramédicales ou médicales si vous avez le temps). Une fois que votre petite entreprise est installée vous avez deux techniques.
D’abord celle dite du saucissonnage, rassurez-vous nous restons dans le domaine médical. Normalement, lorsque vous pratiquez plusieurs actes médicaux ou paramédicaux lors d’une même séance, le premier se facture à plein tarif le second à demi-tarif et les suivants ne sont pas payés. Si vous pratiquez trois actes le même jour et que vous les facturez trois jours différents vous aurez trois actes payés à plein tarif. Les actes ont été effectués mais vous trichez sur la tarification.
Toujours dans l’artisanal, l’autre technique consiste à surfacturer. Vous vous faites régler des actes qui n’ont jamais eu lieu. Certains garagistes, dit-on, feraient ça très bien, mais dans ce cas le pigeon c’est vous. Méfiez-vous quand même, la Sécurité sociale suit votre activité et si, pour un même nombre de patients vous facturez trois fois plus d’actes que vos collègues, ses algorithmes sauront vous débusquer.
La malhonnêteté à l’échelle industrielle
Par contre, toujours dans l’escroquerie sanitaire, si vous vous sentez une âme de chef d’entreprise, investissez dans un (ou mieux plusieurs) centre(s) de santé. Pour les études, une école de commerce est plus adaptée. Ces centres ont la particularité d’être à but non lucratif et pratiquent donc le tiers payant intégral. Créés pour aider les plus démunis, ils peuvent vous aider à faire fortune mais aussi à confirmer l’adage qui dit que tout ce qui est gratuit est toujours très cher.
Un des secrets pour faire du chiffre dans la santé, c’est d’externaliser la plus grande partie de l’acte auprès de paramédicaux en ne laissant au médecin que la synthèse ; l’activité des radiologues et des ophtalmologistes permet d’optimiser ce principe. L’acte médical pur est très court et peut être multiplié ! Tout cela est réalisable en restant dans les clous de l’honnêteté mais vous avez certainement d’autres ambitions ! Je vais vous exposer quelques techniques concrètes bien décrites dans la vidéo source. Mais soyez imaginatif ! Ne calquez pas exactement les façons de faire qui ont déjà été éventées.
Notre enquêteur a envoyé des faux patients en caméra cachée dans certains centres médicaux. En ophtalmologie (pas partout bien sûr) c’est l’arnaque organisée à l’échelon industriel. Le patient subit une série de tests, sort avec une ordonnance sans jamais avoir croisé de médecin ophtalmologiste ; l’assurance-maladie et sa mutuelle peuvent être facturées, en tiers payant, d’actes non réalisés (on est moins regardant quand c’est Nicolas qui paye).
Une autre filouterie consiste à réaliser réellement un maximum d’examens sans se préoccuper de leur utilité réelle. Une bonne organisation permettant de faire défiler 120 patients par jour devant un ophtalmologiste, assurant ainsi une rentabilité maximale. N’oubliez pas d’être propriétaire de quelques sociétés qui loueront à prix d’or le matériel médical nécessaire pour le fonctionnement du centre et, de la même manière, de détenir le foncier pour encaisser un confortable loyer. Cela permet d’absorber le surplus de recettes de ces centres… à but, certes non lucratif, mais pourtant très rémunérateurs.
Encore plus rentable : racheter des centres médicaux en faillite
Une anecdote de cette vidéo raconte l’achat à bas prix d’un nombre important de centres médicaux ayant fait faillite. Ils ont été laissés tels quels, servant juste de couverture pour une activité fantôme. Avec des cartes de professionnels de santé de médecins décédés et des numéros de sécurité sociale, des actes totalement factices ont été facturés pendant plusieurs mois pour un montant d’environ 58 millions d’euros ! On peut effectivement facturer électroniquement, en mode dégradé, en l’absence de carte vitale. Notre youtubeur nous apprend à ce sujet que sur 1000 centres de santé en Île-de-France, seuls 33 ont été contrôlés en quatre ans.
Mais je pense à une chose importante : surtout ne dites pas que le conseil vient de moi. Je suis encore en activité et je crains fort l’imperméabilité des tutelles au second degré.
1/5 [NOUVELLE ENQUÊTE] : Comment frauder la Sécu ? Pendant 6 mois on a enquêté, et on a découvert des recettes. Des montages sophistiqués utilisés par des escrocs pour détourner l’argent public à une échelle industrielle. 👇 https://t.co/Ld6kemHZPX
— Micode (@Micode) September 28, 2026
Dr Philippe de Geofroy, dans BV








