– Aide au développement : l’Inspection générale des finances donne raison à la droite

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#webtube : Après le rapport accablant de l’IGF, Guillaume Bigot réclame un recentrage sur les intérêts français. C’est un petit pavé dans la mare que lance l’Inspection générale des finances. Dévoilé par nos confrères de La Lettre, un rapport de l’IGF dézingue la politique française d’aide publique au développement. Absence d’objectifs clairs, saupoudrage des crédits, gouvernance problématique : le document valide les attaques portées, ces derniers mois, par la droite contre l’Agence française de développement, de Sarah Knafo dans son livre Le Casse du siècle à Guillaume Bigot, qui dénonçait « une AFDgate ». Ce dernier, député RN du Territoire de Belfort et membre de la commission des affaires étrangères, commente ce rapport de l’IGF au micro de BV : « Ça reprend quasiment mot à mot les conclusions des deux rapports que j’avais faits sur le sujet. Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre qu’il y avait des problèmes. »

Pour Guillaume Bigot, le problème tient d’abord à une politique française devenue incontrôlable. À son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a considérablement augmenté l’aide au développement, notamment au Sahel, dans le prolongement des opérations militaires Serval et Barkhane. « On sécurisait une zone qui était quasiment de la taille de l’Europe, sur plusieurs pays », rappelle le député, évoquant la stratégie des trois « D » : Défense, Développement, Diplomatie. Mais après l’échec de cette politique, la France n’aurait pas tiré les leçons nécessaires. « On s’est lancé dans une politique tous azimuts, en fait », déplore-t-il. En intervenant dans 124 pays, avec une multitude de fonds et de canaux de financement, Paris aurait perdu la maîtrise de ses dépenses. Selon Guillaume Bigot, moins de 30 % de l’aide irait aux pays considérés comme prioritaires, tandis qu’une cinquantaine de pays à revenus intermédiaires en bénéficieraient également. « On va s’endetter sur des marchés pour bonifier des prêts pour prêter de l’argent à des pays moins endettés que le nôtre ! C’est fou… »

À ce sujet — Le Casse du siècle : Sarah Knafo ouvre les comptes du système

À ce saupoudrage s’ajoute un problème de gouvernance : l’Agence française de développement dispose d’une large autonomie, sous la double tutelle des Affaires étrangères et du ministère de l’Économie. « Et quand vous avez deux chefs, vous n’en avez aucun », résume le député RN, qui dénonce des projets lancés par l’AFD contre l’avis du Quai d’Orsay. Dans un contexte de redressement indispensable des finances publiques, il estime qu’il faut désormais faire des choix.

Recentrer l’aide sur les intérêts de la France

Pour autant, Guillaume Bigot ne préconise pas de couper indistinctement dans l’aide française. « La France a une réputation, elle est engagée, il faut qu’elle honore ses engagements dans tous les domaines. C’est la base », insiste-t-il. Depuis le Bénin, où il se trouve actuellement, le député rappelle l’importance stratégique de ce pays, situé au débouché du golfe de Guinée et voisin de la zone sahélienne, confrontée à l’influence djihadiste et à une présence russe. Pour lui, la France doit préserver ses relations avec les partenaires qui comptent, tout en concentrant ses moyens sur des projets utiles, dans des domaines où elle dispose d’une véritable compétence. « Il faut défendre nos intérêts, dans une situation de clarté », plaide-t-il, en faveur d’une coopération fondée sur le bénéfice mutuel. Il cite notamment l’électrification du Bénin, soutenue par des financements français et réalisée avec des entreprises françaises : les prêts sont remboursés et les entreprises nationales en tirent également profit. « Il faut poursuivre ce genre de choses. Tout le reste, les trucs idéologiques à dormir debout, il faut arrêter tout ça. Ça n’a jamais eu d’intérêt pour la France et, par ailleurs, nous n’avons plus l’argent pour faire ça. » C’est dit.


Jean Kast
, dans BV

– Trump doit choisir : sacrifier Kiev ou risquer l’escalade nucléaire

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#webtube : L’heure des comptes approche après 55 mois de guerre et de grande désillusion occidentale. L’Ours russe, que nos têtes brûlées croyaient terrasser en trois mois, à coups de sanctions et de centaines de milliards engloutis dans le marécage mafieux ukrainien, ne plie toujours pas.

Le seul leader occidental qui semble avoir enfin compris ce qui était pourtant écrit dès 2022, c’est Trump. L’annonce du cessez-le-feu énergétique unilatéral imposé par la Maison-Blanche marque un tournant brutal dans la guerre d’usure qui oppose la Russie et l’Ukraine depuis trop longtemps.

Ce deal, qui intime à Zelensky l’ordre d’arrêter immédiatement les frappes de drones sur les raffineries russes, se heurte au refus de Kiev d’obtempérer sans une réciprocité totale de Moscou.

Or, sur le terrain, le rapport de force reste à l’avantage de Moscou. Le Kremlin sent pertinemment que l’Ukraine est sur le point de craquer sous la pression ininterrompue des vagues de missiles et de drones russes qui détruisent les infrastructures énergétiques des principales villes. Et si Kiev s’obstine, ce n’est plus par conviction de pouvoir résister indéfiniment, mais uniquement sous la pression désespérée des dirigeants européens.

Ces derniers, prisonniers de leur rhétorique va-t-en-guerre, redoutent plus que tout la défaite ukrainienne, car elle sonnerait l’heure de rendre des comptes devant leurs peuples pour des années de mensonges, de promesses intenables et de ruine économique, consentie au nom d’une victoire impossible. Aucune de ces têtes brûlées ne veut désormais assumer l’hécatombe. C’est la fuite en avant.

Soutenu par l’Europe, Zelensky refuse donc tout cessez-le-feu tout en exigeant la réciprocité. Et à ce jour, Moscou poursuit ses frappes. Face à ce blocage qu’opposent les deux belligérants, Trump, si toutefois il maintient la cap, dispose de trois options :

1. L’escalade punitive contre Moscou

Trump peut décider d’armer massivement l’Ukraine, de libérer totalement le renseignement satellitaire livré par Starlink et la NSA, afin de détruire la totalité des raffineries russes pour asphyxier Moscou.

2. Solliciter l’arbitrage de Pékin pour faire plier Poutine

Trump utiliserait le chantage aux barrières douanières pour forcer Xi Jinping à couper ses livraisons de composants technologiques à Moscou, obligeant Poutine à accepter le gel du conflit sous la contrainte de son principal partenaire économique et fournisseur de composants stratégiques.

3. Sacrifier l’Ukraine et signer un deal uniquement avec le Tsar

En cas d’obstination ukrainienne, Donald Trump couperait définitivement les ponts, mettant fin au renseignement et à l’aide militaire à Kiev. Il négocierait directement avec Poutine le gel des frontières et le retour des flux énergétiques russes mondiaux, en échange d’une neutralité ukrainienne forcée.

En réalité, de ces trois scénarios possibles, seul le dernier est crédible.

– Acculer l’Ours russe en détruisant son outil industriel vital équivaudrait à appuyer sur le bouton nucléaire. Qui peut croire que Poutine resterait les bras ballants en voyant ses installations énergétiques partir en fumée, alors qu’il est assis sur un arsenal nucléaire de 6200 têtes prêtes à servir ? Aucun Américain sensé n’accepterait un tel risque pour quelques arpents du Donbass.

– Le deuxième scénario se heurte, quant à lui, à la doctrine de Pékin. Xi Jinping ne sabordera jamais l’alliance sino-russe pour plaire à Washington, ce qui irait à l’encontre de sa vision d’un monde multipolaire. De plus, le bloc Pékin/Moscou dispose d’un arsenal de représailles dévastateur : blocus des terres rares, vente massive des réserves chinoises en dollars, menace d’un second front à Taïwan et soutien accru à l’Iran ou aux Houthis au Moyen-Orient. Ce qui balaierait d’un coup les efforts de Trump en faveur de « l’America first ».

– Reste l’option la plus logique et la plus sûre pour Trump : le lâchage pur et simple de l’Ukraine, suivi d’un deal Washington/Moscou, où l’Europe resterait à la place qui lui revient : celle d’un nain politique.

L’Europe, aussi naïve qu’inconsciente, ne pèse absolument rien sur l’échiquier international. Elle paie aujourd’hui le prix historique de son irresponsabilité. L’Union européenne est dépourvue de matières premières, de capacités militaires crédibles et d’une économie compétitive. Elle subit de plein fouet les conséquences de 35 ans de désarmement moral et matériel, donnant la priorité au confort individuel et à l’assistanat généralisé du berceau au tombeau. D’ailleurs, aucun Européen n’est prêt à mourir pour l’Ukraine.

Au milieu de ce naufrage collectif, la France, déjà ruinée par une dette publique abyssale et un déclin industriel suicidaire, va payer au prix fort les conséquences de cette sinistre aventure. Le pays est condamné à solder la facture de son aveuglement, pour n’avoir pas compris dès le départ que cette guerre par procuration était strictement ingagnable.

Les postures martiales et les envolées lyriques de Macron se fracassent désormais sur le mur du réel : les fanfaronnades n’ont jamais fait les victoires militaires. Il nous ruine pour une cause perdue.

Voir tant d’incompétence, tant d’irresponsabilité, tant d’immaturité, est absolument sidérant. Et il n’est malheureusement pas le seul à planer dans l’irréel.

Il suffit d’observer la composition de la Commission européenne et des instances dirigeantes à Bruxelles : un aréopage d’amateurs déconnectés, sans aucune maîtrise de la haute géopolitique ni des réalités des stratégies militaires. Alors que les dirigeants européens les plus virulents sont aujourd’hui sur un siège éjectable, Starmer ayant déjà sauté, tandis que Macron et Merz vont suivre, la rhétorique belliqueuse de l’Europe devrait s’éteindre. Divisée et impuissante, celle-ci fera, comme toujours, exactement ce que Washington lui dira de faire dès que Donald Trump aura sifflé la fin de la récréation.

Les peuples européens attendent la paix

Mais il faut se rendre à l’évidence : il n’y aura jamais de paix durable en Europe, ni de redressement économique possible, avec des russophobes intégristes aux commandes du continent.

En s’enfermant dans leur haine suicidaire, les instances bruxelloises ont condamné les nations européennes au déclin et à la marginalisation. L’histoire contemporaine démontre que la seule Europe viable, souveraine et respectée, c’est celle de l’Atlantique à l’Oural, celle dont rêvait le général de Gaulle. Une Europe des nations, réaliste, qui dialogue avec Moscou au lieu de s’exécuter sous les ordres de Washington, et qui refuse de sacrifier sa prospérité sur l’autel d’intérêts étrangers. Tant que cette vision gaullienne ne sera pas restaurée, le continent restera le dindon de la farce de la grande politique mondiale.

L’Europe a tout raté à la chute de l’URSS. En s’alliant avec la Russie et sans immigration extra-européenne, elle aurait dominé le monde dans tous les domaines.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– Météo du Jeudi 15 au Mercredi 21 Octobre 2026

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#webtube : Pic de chaleur ce jeudi ! Front pluvieux au nord-ouest vendredi. Bien plus frais ce week-end.

Source : Météo Express

– Ce qu’on vous cache : journée du 15 octobre 2026

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#webtube : Mouvement lycéen : Le syndicat Alliance dépose plainte contre l’État / Nice (06) : refus d’obtempérer sur l’A8 après une surveillance liée à un possible trafic de stupéfiants / Béziers (34) : deux étrangers récidivistes dépouillent sous la menace d’un couteau deux touristes espagnols dans un Airbnb / Champagne-au-Mont-d’Or (69) : trois hommes, dont deux mineurs, tentent de cambrioler une bijouterie à l’aide d’un vérin hydraulique / Aubagne (13) : le collégien tireur dit avoir préparé son attaque et invoque une « vengeance » / Référendum sur l’immigration : Richard Ferrand affirme que l’article 11 ne permet pas de réviser la Constitution / Dijon (21) : un homme de 29 ans frappé puis défenestré

Retrouvez le détail de ces articles : ICI : https://webtube.fr/index.php/ce-quon-vous-cache/

  • « Sans immigration depuis 2015, le salaire moyen serait supérieur de 1 000 £ / an ». Un économiste indépendant britannique explique comment l’immigration empêche l’augmentation des salaires au Royaume-Uni
  • Mouvement lycéen : Le syndicat Alliance dépose plainte contre l’État pour mise en danger de la vie d’autrui, soulignant les « consignes floues » les « injonctions contradictoires », et visant Laurent Nuñez pour ses discours à rebours du réel
  • Royaume-Uni : Nigel Farage estime que les associations et bénévoles qui aident des demandeurs d’asile à rejoindre le pays devraient pouvoir être poursuivis
  • Nice (06) : refus d’obtempérer sur l’A8 après une surveillance liée à un possible trafic de stupéfiants, la BAC percute la voiture en fuite
  • Béziers (34) : deux étrangers récidivistes dépouillent sous la menace d’un couteau deux touristes espagnols dans un Airbnb. 24 et 41 mois de prison avec incarcération immédiate et ITF définitive
  • Champagne-au-Mont-d’Or (69) : trois hommes, dont deux mineurs, tentent de cambrioler une bijouterie à l’aide d’un vérin hydraulique volé aux pompiers en septembre
  • Aubagne (13) : le collégien tireur dit avoir préparé son attaque et invoque une « vengeance » ; il reconnaît l’influence de la TCC (Màj : il est d’origine éthiopienne et avait un keffieh dans son étui à guitare qui a permis de cacher l’arme)
  • Référendum sur l’immigration : Richard Ferrand affirme que l’article 11 ne permet pas de réviser la Constitution
  • Dijon (21) : un homme de 29 ans frappé puis défenestré

Source : FDS

– La chanson du jour, Mina – Succhiando l’uva *

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* Pépite

#webtube : Quand la sensualité italienne rencontre la voix inégalable de la Tigre di Cremona, le résultat est tout simplement magique. Sorti en 2002 comme lead single de l’album Veleno, « Succhiando l’uva » (littéralement « En suçant le raisin ») est un morceau enveloppant qui capture l’essence même de la passion, de l’été et du lâcher-prise. Co-écrit par le célèbre artiste Zucchero, le titre combine des paroles poétiques et charnelles avec cette interprétation théâtrale et magnétique dont seule Mina a le secret.

#webtube : When Italian sensuality meets the incomparable voice of the « Tigre di Cremona, » the result is simply magical. Released in 2002 as the lead single from the album *Veleno*, « Succhiando l’uva » (literally « Sucking the Grape ») is an enveloping track that captures the very essence of passion, summer, and letting go. Co-written by the renowned artist Zucchero, the song combines poetic, sensual lyrics with the kind of theatrical, magnetic performance that only Mina can deliver.

Mina – Succhiando l’uva

Source : Mina Mazzini Official



– Schengen : le retour des frontières s’installe dans la durée

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#webtube : Pour les Français, le sujet n’a rien de nouveau. Depuis les attentats de novembre 2015, Paris renouvelle tous les 6 mois les contrôles à ses frontières intérieures, au nom de la lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine. La dernière prolongation court du 1er mai au 31 octobre 2026. Mais la France est loin d’être seule. Un pays après l’autre, les grands États de l’espace Schengen rétablissent des contrôles que l’on croyait appartenir au passé.

Une carte qui se hérisse de postes-frontières

Le mouvement s’est accéléré cette année :

  • Pologne : elle a ouvert le bal en avril, avec des contrôles renforcés prévus jusqu’au 30 mars 2027.
  • Italie : elle a décidé des contrôles ponctuels tout au long de 2026.
  • Suède : des vérifications renforcées sont en place à la frontière avec la Norvège du 12 mai au 11 novembre.
  • Danemark : il a suivi le 12 juillet, jusqu’au 11 novembre.
  • Allemagne : depuis le 16 septembre, et jusqu’au 15 mars 2027, les voyageurs sont contrôlés à la frontière avec l’Autriche.

Les gouvernements avancent partout les mêmes raisons : l’immigration illégale, la menace terroriste et des frontières extérieures de l’Union jugées trop poreuses. Juridiquement, rien à redire : le code frontières Schengen autorise ces contrôles en cas de menace grave pour l’ordre public ou la sécurité intérieure, à condition qu’ils restent temporaires. Mais à force d’être renouvelées, les mesures d’exception deviennent la règle.

La fin d’une confiance

Signés en 1985 à Schengen, au Luxembourg, par la France, l’Allemagne et le Benelux, puis appliqués à partir de 1995, ces accords reposaient sur un pari : les frontières intérieures pouvaient disparaître parce que chacun ferait le travail aux frontières extérieures. 30 ans plus tard, le pari ne tient plus. Les capitales ne font plus confiance à leurs voisins pour garder la porte commune, et préfèrent surveiller elles-mêmes leur propre seuil.

Les opinions publiques les y poussent. Partout en Europe, les électeurs réclament davantage de contrôle sur l’immigration et la sécurité, et le retour des frontières nationales apparaît à beaucoup comme une réponse de bon sens, bien plus convaincante que les promesses répétées de Bruxelles.

Un coût pour l’économie

Ce retour des contrôles a pourtant un prix. Les files de camions s’allongent aux points de passage, au détriment d’une industrie européenne qui fonctionne en flux tendu. Les travailleurs frontaliers, des centaines de milliers à franchir une frontière chaque jour pour aller travailler, voient leurs trajets s’allonger. Selon certaines estimations, un rétablissement complet et durable des frontières intérieures coûterait plusieurs milliards d’euros de croissance par an à l’Union.

Bruxelles cherche la parade

L’Union européenne misait sur le pacte sur la migration et l’asile, adopté au printemps 2024, pour rendre ces contrôles inutiles en renforçant les frontières extérieures. Sa mise en œuvre traîne : les pays en première ligne, au sud et à l’est, s’estiment débordés, et la solidarité entre États membres reste un sujet de querelle permanent.

La question sera à nouveau au menu du Conseil européen des 15 et 16 octobre. Mais les dirigeants européens savent que les prochaines élections, dans plusieurs pays, pourraient faire pencher encore davantage la balance du côté des frontières nationales.

Breizh-info.com

– Soutien scolaire : l’intelligence artificielle peut-elle remplacer les cours particuliers ?

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#webtube : Un exercice qui bloque à 20 heures, un contrôle le lendemain, aucun adulte disponible pour réexpliquer. Pour une partie des élèves, la difficulté reste sans réponse avant le cours suivant, faute de moyens pour payer des heures de soutien scolaire. C’est sur ce créneau que se positionne StudentAI, une plateforme française de révision fondée sur l’intelligence artificielle, lancée en avril 2026.

Du collège au BTS

L’outil s’adresse aux élèves du collège jusqu’au BTS et au diplôme de comptabilité et de gestion (DCG). Il propose des QCM, des fiches et flashcards générées à partir des cours, des résumés audio en format podcast, un mode d’entraînement chronométré, et surtout un « Prof IA » qui interroge l’élève et corrige ses réponses. Selon l’entreprise, une partie essentielle des fonctions est gratuite. La plateforme est accessible sur internet, iPhone et Android, et comprend un mode adapté aux élèves dyslexiques ainsi qu’un suivi de progression pour les parents.

Le projet ne prétend pas remplacer les enseignants ou les professeurs particuliers. Il se présente comme un complément pour s’entraîner, poser une question ou vérifier ses connaissances quand aucune aide humaine n’est disponible. À la question de savoir si l’IA remplace un enseignant, le communiqué répond lui-même : « Elle ne le fait pas. »

3 878 inscrits en quelques mois

L’entreprise revendique 3 878 élèves inscrits, dont près de 1 000 actifs sur les 30 derniers jours, ainsi qu’une note de 4,6 sur 5 sur 98 avis. Elle affirme couvrir 23 niveaux et diplômes et plus de 2 100 chapitres.

Une version vocale et vidéo du professeur virtuel est en cours de test : l’élève révise à voix haute, l’IA l’interroge, l’écoute et lui répond. Les lycéens et étudiants peuvent candidater pour en faire partie.

Fiabilité et protection des mineurs

L’usage de l’IA par les élèves soulève plusieurs questions : la fiabilité des réponses, la protection des mineurs, et le risque de voir l’outil faire les devoirs à la place de l’élève. La société assure que ses cours sont vérifiés en continu, relus et contrôlés par des enseignants. Elle dit aussi vouloir anticiper les futures exigences de l’État en matière de transparence et de protection des mineurs.

Côté données, StudentAI a la possibilité de rejoindre le programme pour start-up de l’hébergeur français Scalingo, qualifié SecNumCloud, ce qui lui permettrait d’héberger ses données sur une infrastructure souveraine. En septembre 2026, elle a également engagé les démarches d’adhésion au Gestionnaire d’accès aux ressources (GAR), le dispositif du ministère de l’Éducation nationale qui donne accès aux ressources numériques depuis l’espace de travail des établissements. L’adhésion n’est pas encore effective.

Vers un abonnement payant

La société veut aussi proposer son outil aux collèges, lycées et centres de formation, avec un espace enseignant pour suivre la progression d’une classe. Elle envisage des partenariats avec des collectivités, des associations d’aide aux devoirs, des bibliothèques ou des centres de formation d’apprentis.

La gratuité a cependant un coût : l’intelligence artificielle, l’hébergement et le développement. StudentAI prévoit donc un abonnement donnant accès à certaines fonctions payantes, en complément de l’offre gratuite, sans calendrier ni tarif arrêtés à ce jour. Une levée de fonds d’amorçage est également envisagée.

 breizh-info.com

– LFI : Féministes en peau de lapin

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#webtube : Bagayoko, Panot: le grand écart féministe des Insoumis. Bally Bagayoko refuse de voter contre l’excision, Mathilde Panot refuse de soutenir Octobre rose. Quelle mouche pique les Insoumis ?

Le 24 septembre, l’opposition de gauche à Bally Bagayoko à Saint-Denis (93) propose un texte condamnant l’excision et soutenant la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Le texte est adopté malgré l’abstention de la majorité municipale. Soyons honnêtes, M. Bagayoko a refusé de voter en raison du lien avec la loi intégrale, mais se dit farouchement opposé à cette mutilation très pratiquée en Afrique subsaharienne et qui toucherait 7 % des femmes en Seine-Saint-Denis.

A lire aussi: Mélenchon, Sa Majesté Pétochard Iᵉʳ

Quant à Mathilde Panot, elle refuse de porter le ruban rose symbolisant le combat contre le cancer du sein. Ce n’est pas parce qu’elle est pour le cancer du sein ou contre l’étalage de vertu, non ! Elle lutte contre la multinationale Syngenta et surtout — je vous le donne en mille — contre sa filiale israélienne Adama, qui produit des pesticides et des traitements anticancéreux. Elle s’en explique dans une vidéo sur X : « Syngenta est donc étroitement liée au projet d’expansion coloniale israélien qui répand des pesticides pour détruire les terres palestiniennes et libanaises. (…) Vous avez compris, ils vendent le poison qui vous rend malades et vendent aussi le traitement contre cette même maladie. Voilà comment les empoisonneurs font double profit. » Panot mobilise les stéréotypes antijuifs du XIXᵉ siècle aujourd’hui très en vogue dans le monde arabe : les juifs empoisonnent vos femmes et vos puits pour de l’argent. Le pire, c’est qu’elle ne se cache pas, au contraire.

A lire aussi, éditorial: Le tour de France en deux instants

Pourquoi faire un lien entre ces deux épisodes ? On ne peut pas accuser Bagayoko d’antisémitisme. L’antisémitisme, c’est la cerise sur le Panot. Les deux cas montrent que les Insoumis sont des féministes en peau de lapin. Pour hurler avec les loups contre les célébrités accusées de violences (avant toute enquête), ils sont toujours les premiers. Mais pour s’opposer à l’islam radical, il n’y a plus personne. Beaucoup d’Insoumis veulent revenir sur l’interdiction de l’abaya à l’école et même, pour certains, sur l’interdiction du voile, mesures décrétées « islamophobes ». Et ils sont franchement discrets dans la lutte contre l’excision. On ne les a pas entendus non plus dénoncer les viols et les agressions sexuelles commis le 7-Octobre ni l’exclusion des associations représentant ces victimes des manifestations féministes. Par électoralisme ou par conviction, ils défendent un islamo-féminisme qui est une contradiction dans les termes. Alors, je le dis aux féministes, femmes ou hommes, tentés par le vote Mélenchon : vous êtes aveuglés par l’idéologie. À moins que ce ne soit le syndrome de Stockholm.


Cette chronique a été diffusée sur Sud Radio

Elisabeth Lévy, Causeur

– Colloque d’Oser la France : la nouvelle Terreur que fait régner l’extrême-gauche

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#webtube : Menaces et intimidations à Avignon : le théâtre devant accueillir François Fillon et Sarah Knafo se rétracte. Où sont passées les « valeurs de la République » ? Ceux qui passent leur temps à tenir de grands discours de moraline sont les premiers à piétiner les grands idéaux dont ils se prévalent. Dernier exemple en date, l’université d’Oser la France, la formation politique de l’ancien député de Vaucluse, Julien Aubert, désormais vice-président des Républicains. L’évènement doit se dérouler le 17 octobre et prévoit plusieurs tables rondes sur le pouvoir d’achat par exemple, la démographie ou les questions internationales. Mais à une semaine de l’évènement, voilà que sous la pression de l’extrême-gauche le théâtre avignonnais privé qui depuis trois ans accueille la manifestation jette l’éponge. À ses trousses, une vingtaine d’associations et de collectifs radicalisées qui se revendiquent « antiracistes, antifascistes, féministes, et décoloniaux ». Les noms de ces résistants de carnaval sont explicites : Rempart antifasciste, No pasaran 84, Extinction RebellionAvignon

François Fillon et Sarah Knafo

Le débat n’est pas tolérable pour ces marginaux radicalisés : le fondement de leur indignation ? La présence au colloque d’Oser la France de Sarah Knafo, François-Xavier Bellamy, Natacha Polony ou François Fillon. Face à la pression, à l’intimidation, au harcèlement, le théâtre préfère renoncer. Et la direction de s’aplatir et de battre sa coulpe pour avoir imaginé fréquenter et accueillir l’infréquentable :  elle l’assure la main sur le cœur, toute l’année, elle met son énergie et sa programmation au service « des valeurs de tolérance, de respect et d’inclusion ».

« On s’attaque au pluralisme démocratique, à la culture, à la liberté d’expression » s’est ému Julien Aubert. « Quand l’intimidation, les menaces à peine voilées et les pressions visent à faire taire les débats, les personnes et les idées ou les œuvres, cela porte un nom : le fascisme. » Le président d’Oser la France a tout de même annoncé le maintien de l’événement dans un lieu tenu secret, qui ne sera communiqué aux participants qu’au dernier moment. Voilà à quoi le débat démocratique est réduit dans cette France de 2026. Celui qui voudra écouter un ancien Premier ministre et deux députés européens de droite devra raser les murs et le jour J, certainement prononcer un mot de passe dans l’ombre d’un guichet, au bout d’une ruelle étroite.

À ce sujet — Le Casse du siècle : Sarah Knafo ouvre les comptes du système

Les héritiers de Trotski

Même le préfet est intervenu pour contester « tout risque avéré pour l’ordre public », comme l’avançait la direction du théâtre. Au vu des pressions d’extrême gauche, le haut fonctionnaire évoque dans un communiqué « une vraie menace pour la démocratie ».

« Nous continuerons […] à nous opposer, par tous les moyens démocratiques, aux discours racistes, discriminatoires et d’exclusion », affirmait le collectif rouge. La belle affaire. Il faut considérer l’hystérie et la contradiction de l’extrême-gauche totalitaire : les héritiers de Trotski, les mêmes qui ne jurent que par « les valeurs républicaines » veulent interdire tout débat, tout pluralisme, s’attaquent aux fondements de la démocratie mais avec des « moyens démocratiques » s’il vous plaît.

Une nouvelle fois, l’extrême-gauche radicalisée s’impose. Non contente de montrer un visage haineux et intolérant, elle fait désormais la loi et dicte ce qui peut être débattu et qui a le droit d’en débattre. Jusqu’à quand l’homme de droite devra-t-il courber l’échine ?

Yves-Marie Sévillia, dans BV

– Extrême gauche et agriculture : une histoire de famines

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#webtube : De Staline à Mao, les plans communistes censés bâtir des nations prospères ont condamné à mort des millions de paysans . Lors de son grand meeting de ce dimanche 11 octobre, Jean-Luc Mélenchon a présenté son grand projet présidentiel pour l’agriculture, « pour nourrir gratuitement les enfants aux écoles », assorti d’objectifs chiffrés, notamment 400.000 agriculteurs supplémentaires et un milliard d’euros d’économies grâce à une production biologique. Sur le papier, le projet paraît beau et ambitieux, mais l’Histoire nous rappelle que la planification agricole, notamment lorsqu’elle est faite par l’extrême gauche, peut se révéler désastreuse car elle prend souvent le pas sur les réalités du terrain. Le monde paysan n’est pas celui des villes : il dépend de la terre, du climat et des saisons, autant de facteurs qu’aucun tableau de calcul ne saurait prétendre maîtriser. Sous Staline, cette volonté de soumettre l’agriculture aux exigences de l’État coûta ainsi aux paysans leur liberté, leurs terres et, pour des millions d’entre eux, la vie.

La terre soumise aux plans de Staline

Dès 1918, la famine était le lot des paysans confrontés aux réquisitions obligatoires imposées par le pouvoir soviétique, désireux de ravitailler les villes. Ceux qui résistaient étaient bien souvent fusillés. Déjà, les objectifs de prélèvement primaient sur les besoins des campagnes, quitte à affamer les paysans et à ne leur laisser aucun grain pour réensemencer les champs. Ainsi, selon le Livre noir du communisme (Robert Laffont), « au moins 5 millions de personnes périrent de faim ». En 1922, les bolcheviks accordèrent un relatif répit à la paysannerie avant que Joseph Staline ne relance, à partir de 1928, une industrialisation accélérée organisée autour de plans quinquennaux. L’objectif est alors de transformer rapidement le pays en puissance industrielle. Pour financer cette ambition, le pouvoir entend accroître les prélèvements sur les ressources agricoles, notamment les céréales destinées à nourrir les villes et à être exportées.

Or, les récoltes ne permettent pas toujours d’atteindre les quotas fixés. Ainsi, alors qu’en 1927, 6,8 millions de tonnes avaient été prélevées, ce chiffre tombe à 4,8 millions en 1928, ce qui provoque la colère de Staline. Celui-ci accuse alors les riches, en la personne des paysans les plus aisés (les koulaks), d’être des saboteurs, et renforce encore les prélèvements et la répression. En 1929, une nouvelle étape est franchie : « La collectivisation totale » des terres. De nombreux paysans refusent cette mainmise de l’État sur leurs biens et les violences s’intensifient avec « plus de deux millions de paysans déportés, dont un million huit cent mille rien qu’en 1930-1931, six millions de morts de faim ». Le pouvoir soviétique compte sur une famine organisée et aux déportations pour briser la résistance des campagnes.

Une fausse utopie

Après avoir écrasé les principaux foyers de révolte, Staline organise son nouveau monde paysan autour de deux structures : les kolkhozes, des exploitations collectives dans lesquelles les terres et les moyens de production sont mis en commun, sous la surveillance, bien sûr, du pouvoir soviétique, et les sovkhozes, des fermes directement détenues et exploitées par l’État, dont les travailleurs sont salariés. Dans les deux cas, le pouvoir encadre étroitement l’activité agricole et le paysan perd une grande partie de son autonomie. Dans le cadre de son grand projet, appelé le Grand Tournant, Staline et ses collaborateurs fixent de nouveaux objectifs de production, notamment afin de renforcer les prélèvements agricoles et de financer l’industrialisation.

À ce sujet — 5 mars 1953 : Mort de Staline, la fin d’un règne de terreur

Or, les quotas, souvent déconnectés des récoltes réelles, ne tiennent pas compte des difficultés rencontrées dans les champs. Face à ces exigences, certains responsables locaux commencent à dissimuler au pouvoir la réalité des récoltes pour cacher leurs échecs. Reconnaître les difficultés, c’est risquer de révéler les limites d’un système communiste censé apporter bonheur et abondance, et désormais, il n’y a plus de koulaks ou de paysans indépendants auxquels s’en prendre. Pour tenter de compenser les récoltes insuffisantes et de satisfaire les exigences de Staline, les autorités accentuent encore les prélèvements, quitte à ne laisser aux paysans aucun grain pour les semailles suivantes.

Entre 1931 et 1933, cette politique contribue à l’une des pires catastrophes humaines de l’Histoire soviétique : l’Holodomor, la grande famine qui frappe particulièrement l’Ukraine. Les autorités punissent alors les villages qui ne parviennent pas à atteindre les quotas et empêchent les paysans de fuir vers les villes pour tenter d’y trouver de quoi manger. Désespérés, certains en viennent au cannibalisme pour survivre, tandis que l’URSS continue d’exporter près de « 18 millions de quintaux de blés pour les besoins de l’industrialisation ». Environ 6 millions de personnes périssent ainsi dans cette catastrophe, victimes d’un pouvoir qui, au nom de ses objectifs économiques et politiques, aura sacrifié la paysannerie qu’il voulait contrôler.

L’URSS, loin d’être une exception

Quelques décennies plus tard, Mao Tsé-toung reprendra cette sinistre politique en Chine. Avec le Grand Bond en avant, lancé en 1958, le pouvoir veut accélérer l’industrialisation et réorganise les campagnes autour des communes populaires. Des paysans sont mobilisés pour des travaux industriels et des projets collectifs, tandis que les autorités continuent de prélever des denrées malgré l’effondrement des récoltes. La famine qui en résulte, entre 1959 et 1961, fait des dizaines de millions de morts. On pourrait aussi évoquer les meurtres de masse commis sous le régime des Khmers rouges, mais la liste des crimes communistes est si longue qu’un simple article de presse ne suffit pas.

De Moscou à Pékin, ces tragédies, liées à chaque fois à des politiques calamiteuses de l’extrême gauche, illustrent les conséquences désastreuses de politiques agricoles qui prétendent soumettre la nature et le travail paysan aux ambitions de l’État. Fixer des objectifs purement idéologiques, en considérant le monde agricole comme un simple instrument au service du pouvoir, n’a jamais suffi à faire pousser le blé ou à recruter des paysans.


Eric de Mascureau
, dans BV