– La chanson du jour, Mina – Succhiando l’uva *

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* Pépite

#webtube : Quand la sensualité italienne rencontre la voix inégalable de la Tigre di Cremona, le résultat est tout simplement magique. Sorti en 2002 comme lead single de l’album Veleno, « Succhiando l’uva » (littéralement « En suçant le raisin ») est un morceau enveloppant qui capture l’essence même de la passion, de l’été et du lâcher-prise. Co-écrit par le célèbre artiste Zucchero, le titre combine des paroles poétiques et charnelles avec cette interprétation théâtrale et magnétique dont seule Mina a le secret.

#webtube : When Italian sensuality meets the incomparable voice of the « Tigre di Cremona, » the result is simply magical. Released in 2002 as the lead single from the album *Veleno*, « Succhiando l’uva » (literally « Sucking the Grape ») is an enveloping track that captures the very essence of passion, summer, and letting go. Co-written by the renowned artist Zucchero, the song combines poetic, sensual lyrics with the kind of theatrical, magnetic performance that only Mina can deliver.

Mina – Succhiando l’uva

Source : Mina Mazzini Official



– Schengen : le retour des frontières s’installe dans la durée

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#webtube : Pour les Français, le sujet n’a rien de nouveau. Depuis les attentats de novembre 2015, Paris renouvelle tous les 6 mois les contrôles à ses frontières intérieures, au nom de la lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine. La dernière prolongation court du 1er mai au 31 octobre 2026. Mais la France est loin d’être seule. Un pays après l’autre, les grands États de l’espace Schengen rétablissent des contrôles que l’on croyait appartenir au passé.

Une carte qui se hérisse de postes-frontières

Le mouvement s’est accéléré cette année :

  • Pologne : elle a ouvert le bal en avril, avec des contrôles renforcés prévus jusqu’au 30 mars 2027.
  • Italie : elle a décidé des contrôles ponctuels tout au long de 2026.
  • Suède : des vérifications renforcées sont en place à la frontière avec la Norvège du 12 mai au 11 novembre.
  • Danemark : il a suivi le 12 juillet, jusqu’au 11 novembre.
  • Allemagne : depuis le 16 septembre, et jusqu’au 15 mars 2027, les voyageurs sont contrôlés à la frontière avec l’Autriche.

Les gouvernements avancent partout les mêmes raisons : l’immigration illégale, la menace terroriste et des frontières extérieures de l’Union jugées trop poreuses. Juridiquement, rien à redire : le code frontières Schengen autorise ces contrôles en cas de menace grave pour l’ordre public ou la sécurité intérieure, à condition qu’ils restent temporaires. Mais à force d’être renouvelées, les mesures d’exception deviennent la règle.

La fin d’une confiance

Signés en 1985 à Schengen, au Luxembourg, par la France, l’Allemagne et le Benelux, puis appliqués à partir de 1995, ces accords reposaient sur un pari : les frontières intérieures pouvaient disparaître parce que chacun ferait le travail aux frontières extérieures. 30 ans plus tard, le pari ne tient plus. Les capitales ne font plus confiance à leurs voisins pour garder la porte commune, et préfèrent surveiller elles-mêmes leur propre seuil.

Les opinions publiques les y poussent. Partout en Europe, les électeurs réclament davantage de contrôle sur l’immigration et la sécurité, et le retour des frontières nationales apparaît à beaucoup comme une réponse de bon sens, bien plus convaincante que les promesses répétées de Bruxelles.

Un coût pour l’économie

Ce retour des contrôles a pourtant un prix. Les files de camions s’allongent aux points de passage, au détriment d’une industrie européenne qui fonctionne en flux tendu. Les travailleurs frontaliers, des centaines de milliers à franchir une frontière chaque jour pour aller travailler, voient leurs trajets s’allonger. Selon certaines estimations, un rétablissement complet et durable des frontières intérieures coûterait plusieurs milliards d’euros de croissance par an à l’Union.

Bruxelles cherche la parade

L’Union européenne misait sur le pacte sur la migration et l’asile, adopté au printemps 2024, pour rendre ces contrôles inutiles en renforçant les frontières extérieures. Sa mise en œuvre traîne : les pays en première ligne, au sud et à l’est, s’estiment débordés, et la solidarité entre États membres reste un sujet de querelle permanent.

La question sera à nouveau au menu du Conseil européen des 15 et 16 octobre. Mais les dirigeants européens savent que les prochaines élections, dans plusieurs pays, pourraient faire pencher encore davantage la balance du côté des frontières nationales.

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– Soutien scolaire : l’intelligence artificielle peut-elle remplacer les cours particuliers ?

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#webtube : Un exercice qui bloque à 20 heures, un contrôle le lendemain, aucun adulte disponible pour réexpliquer. Pour une partie des élèves, la difficulté reste sans réponse avant le cours suivant, faute de moyens pour payer des heures de soutien scolaire. C’est sur ce créneau que se positionne StudentAI, une plateforme française de révision fondée sur l’intelligence artificielle, lancée en avril 2026.

Du collège au BTS

L’outil s’adresse aux élèves du collège jusqu’au BTS et au diplôme de comptabilité et de gestion (DCG). Il propose des QCM, des fiches et flashcards générées à partir des cours, des résumés audio en format podcast, un mode d’entraînement chronométré, et surtout un « Prof IA » qui interroge l’élève et corrige ses réponses. Selon l’entreprise, une partie essentielle des fonctions est gratuite. La plateforme est accessible sur internet, iPhone et Android, et comprend un mode adapté aux élèves dyslexiques ainsi qu’un suivi de progression pour les parents.

Le projet ne prétend pas remplacer les enseignants ou les professeurs particuliers. Il se présente comme un complément pour s’entraîner, poser une question ou vérifier ses connaissances quand aucune aide humaine n’est disponible. À la question de savoir si l’IA remplace un enseignant, le communiqué répond lui-même : « Elle ne le fait pas. »

3 878 inscrits en quelques mois

L’entreprise revendique 3 878 élèves inscrits, dont près de 1 000 actifs sur les 30 derniers jours, ainsi qu’une note de 4,6 sur 5 sur 98 avis. Elle affirme couvrir 23 niveaux et diplômes et plus de 2 100 chapitres.

Une version vocale et vidéo du professeur virtuel est en cours de test : l’élève révise à voix haute, l’IA l’interroge, l’écoute et lui répond. Les lycéens et étudiants peuvent candidater pour en faire partie.

Fiabilité et protection des mineurs

L’usage de l’IA par les élèves soulève plusieurs questions : la fiabilité des réponses, la protection des mineurs, et le risque de voir l’outil faire les devoirs à la place de l’élève. La société assure que ses cours sont vérifiés en continu, relus et contrôlés par des enseignants. Elle dit aussi vouloir anticiper les futures exigences de l’État en matière de transparence et de protection des mineurs.

Côté données, StudentAI a la possibilité de rejoindre le programme pour start-up de l’hébergeur français Scalingo, qualifié SecNumCloud, ce qui lui permettrait d’héberger ses données sur une infrastructure souveraine. En septembre 2026, elle a également engagé les démarches d’adhésion au Gestionnaire d’accès aux ressources (GAR), le dispositif du ministère de l’Éducation nationale qui donne accès aux ressources numériques depuis l’espace de travail des établissements. L’adhésion n’est pas encore effective.

Vers un abonnement payant

La société veut aussi proposer son outil aux collèges, lycées et centres de formation, avec un espace enseignant pour suivre la progression d’une classe. Elle envisage des partenariats avec des collectivités, des associations d’aide aux devoirs, des bibliothèques ou des centres de formation d’apprentis.

La gratuité a cependant un coût : l’intelligence artificielle, l’hébergement et le développement. StudentAI prévoit donc un abonnement donnant accès à certaines fonctions payantes, en complément de l’offre gratuite, sans calendrier ni tarif arrêtés à ce jour. Une levée de fonds d’amorçage est également envisagée.

 breizh-info.com

– LFI : Féministes en peau de lapin

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#webtube : Bagayoko, Panot: le grand écart féministe des Insoumis. Bally Bagayoko refuse de voter contre l’excision, Mathilde Panot refuse de soutenir Octobre rose. Quelle mouche pique les Insoumis ?

Le 24 septembre, l’opposition de gauche à Bally Bagayoko à Saint-Denis (93) propose un texte condamnant l’excision et soutenant la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Le texte est adopté malgré l’abstention de la majorité municipale. Soyons honnêtes, M. Bagayoko a refusé de voter en raison du lien avec la loi intégrale, mais se dit farouchement opposé à cette mutilation très pratiquée en Afrique subsaharienne et qui toucherait 7 % des femmes en Seine-Saint-Denis.

A lire aussi: Mélenchon, Sa Majesté Pétochard Iᵉʳ

Quant à Mathilde Panot, elle refuse de porter le ruban rose symbolisant le combat contre le cancer du sein. Ce n’est pas parce qu’elle est pour le cancer du sein ou contre l’étalage de vertu, non ! Elle lutte contre la multinationale Syngenta et surtout — je vous le donne en mille — contre sa filiale israélienne Adama, qui produit des pesticides et des traitements anticancéreux. Elle s’en explique dans une vidéo sur X : « Syngenta est donc étroitement liée au projet d’expansion coloniale israélien qui répand des pesticides pour détruire les terres palestiniennes et libanaises. (…) Vous avez compris, ils vendent le poison qui vous rend malades et vendent aussi le traitement contre cette même maladie. Voilà comment les empoisonneurs font double profit. » Panot mobilise les stéréotypes antijuifs du XIXᵉ siècle aujourd’hui très en vogue dans le monde arabe : les juifs empoisonnent vos femmes et vos puits pour de l’argent. Le pire, c’est qu’elle ne se cache pas, au contraire.

A lire aussi, éditorial: Le tour de France en deux instants

Pourquoi faire un lien entre ces deux épisodes ? On ne peut pas accuser Bagayoko d’antisémitisme. L’antisémitisme, c’est la cerise sur le Panot. Les deux cas montrent que les Insoumis sont des féministes en peau de lapin. Pour hurler avec les loups contre les célébrités accusées de violences (avant toute enquête), ils sont toujours les premiers. Mais pour s’opposer à l’islam radical, il n’y a plus personne. Beaucoup d’Insoumis veulent revenir sur l’interdiction de l’abaya à l’école et même, pour certains, sur l’interdiction du voile, mesures décrétées « islamophobes ». Et ils sont franchement discrets dans la lutte contre l’excision. On ne les a pas entendus non plus dénoncer les viols et les agressions sexuelles commis le 7-Octobre ni l’exclusion des associations représentant ces victimes des manifestations féministes. Par électoralisme ou par conviction, ils défendent un islamo-féminisme qui est une contradiction dans les termes. Alors, je le dis aux féministes, femmes ou hommes, tentés par le vote Mélenchon : vous êtes aveuglés par l’idéologie. À moins que ce ne soit le syndrome de Stockholm.


Cette chronique a été diffusée sur Sud Radio

Elisabeth Lévy, Causeur

– Colloque d’Oser la France : la nouvelle Terreur que fait régner l’extrême-gauche

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#webtube : Menaces et intimidations à Avignon : le théâtre devant accueillir François Fillon et Sarah Knafo se rétracte. Où sont passées les « valeurs de la République » ? Ceux qui passent leur temps à tenir de grands discours de moraline sont les premiers à piétiner les grands idéaux dont ils se prévalent. Dernier exemple en date, l’université d’Oser la France, la formation politique de l’ancien député de Vaucluse, Julien Aubert, désormais vice-président des Républicains. L’évènement doit se dérouler le 17 octobre et prévoit plusieurs tables rondes sur le pouvoir d’achat par exemple, la démographie ou les questions internationales. Mais à une semaine de l’évènement, voilà que sous la pression de l’extrême-gauche le théâtre avignonnais privé qui depuis trois ans accueille la manifestation jette l’éponge. À ses trousses, une vingtaine d’associations et de collectifs radicalisées qui se revendiquent « antiracistes, antifascistes, féministes, et décoloniaux ». Les noms de ces résistants de carnaval sont explicites : Rempart antifasciste, No pasaran 84, Extinction RebellionAvignon

François Fillon et Sarah Knafo

Le débat n’est pas tolérable pour ces marginaux radicalisés : le fondement de leur indignation ? La présence au colloque d’Oser la France de Sarah Knafo, François-Xavier Bellamy, Natacha Polony ou François Fillon. Face à la pression, à l’intimidation, au harcèlement, le théâtre préfère renoncer. Et la direction de s’aplatir et de battre sa coulpe pour avoir imaginé fréquenter et accueillir l’infréquentable :  elle l’assure la main sur le cœur, toute l’année, elle met son énergie et sa programmation au service « des valeurs de tolérance, de respect et d’inclusion ».

« On s’attaque au pluralisme démocratique, à la culture, à la liberté d’expression » s’est ému Julien Aubert. « Quand l’intimidation, les menaces à peine voilées et les pressions visent à faire taire les débats, les personnes et les idées ou les œuvres, cela porte un nom : le fascisme. » Le président d’Oser la France a tout de même annoncé le maintien de l’événement dans un lieu tenu secret, qui ne sera communiqué aux participants qu’au dernier moment. Voilà à quoi le débat démocratique est réduit dans cette France de 2026. Celui qui voudra écouter un ancien Premier ministre et deux députés européens de droite devra raser les murs et le jour J, certainement prononcer un mot de passe dans l’ombre d’un guichet, au bout d’une ruelle étroite.

À ce sujet — Le Casse du siècle : Sarah Knafo ouvre les comptes du système

Les héritiers de Trotski

Même le préfet est intervenu pour contester « tout risque avéré pour l’ordre public », comme l’avançait la direction du théâtre. Au vu des pressions d’extrême gauche, le haut fonctionnaire évoque dans un communiqué « une vraie menace pour la démocratie ».

« Nous continuerons […] à nous opposer, par tous les moyens démocratiques, aux discours racistes, discriminatoires et d’exclusion », affirmait le collectif rouge. La belle affaire. Il faut considérer l’hystérie et la contradiction de l’extrême-gauche totalitaire : les héritiers de Trotski, les mêmes qui ne jurent que par « les valeurs républicaines » veulent interdire tout débat, tout pluralisme, s’attaquent aux fondements de la démocratie mais avec des « moyens démocratiques » s’il vous plaît.

Une nouvelle fois, l’extrême-gauche radicalisée s’impose. Non contente de montrer un visage haineux et intolérant, elle fait désormais la loi et dicte ce qui peut être débattu et qui a le droit d’en débattre. Jusqu’à quand l’homme de droite devra-t-il courber l’échine ?

Yves-Marie Sévillia, dans BV

– Extrême gauche et agriculture : une histoire de famines

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#webtube : De Staline à Mao, les plans communistes censés bâtir des nations prospères ont condamné à mort des millions de paysans . Lors de son grand meeting de ce dimanche 11 octobre, Jean-Luc Mélenchon a présenté son grand projet présidentiel pour l’agriculture, « pour nourrir gratuitement les enfants aux écoles », assorti d’objectifs chiffrés, notamment 400.000 agriculteurs supplémentaires et un milliard d’euros d’économies grâce à une production biologique. Sur le papier, le projet paraît beau et ambitieux, mais l’Histoire nous rappelle que la planification agricole, notamment lorsqu’elle est faite par l’extrême gauche, peut se révéler désastreuse car elle prend souvent le pas sur les réalités du terrain. Le monde paysan n’est pas celui des villes : il dépend de la terre, du climat et des saisons, autant de facteurs qu’aucun tableau de calcul ne saurait prétendre maîtriser. Sous Staline, cette volonté de soumettre l’agriculture aux exigences de l’État coûta ainsi aux paysans leur liberté, leurs terres et, pour des millions d’entre eux, la vie.

La terre soumise aux plans de Staline

Dès 1918, la famine était le lot des paysans confrontés aux réquisitions obligatoires imposées par le pouvoir soviétique, désireux de ravitailler les villes. Ceux qui résistaient étaient bien souvent fusillés. Déjà, les objectifs de prélèvement primaient sur les besoins des campagnes, quitte à affamer les paysans et à ne leur laisser aucun grain pour réensemencer les champs. Ainsi, selon le Livre noir du communisme (Robert Laffont), « au moins 5 millions de personnes périrent de faim ». En 1922, les bolcheviks accordèrent un relatif répit à la paysannerie avant que Joseph Staline ne relance, à partir de 1928, une industrialisation accélérée organisée autour de plans quinquennaux. L’objectif est alors de transformer rapidement le pays en puissance industrielle. Pour financer cette ambition, le pouvoir entend accroître les prélèvements sur les ressources agricoles, notamment les céréales destinées à nourrir les villes et à être exportées.

Or, les récoltes ne permettent pas toujours d’atteindre les quotas fixés. Ainsi, alors qu’en 1927, 6,8 millions de tonnes avaient été prélevées, ce chiffre tombe à 4,8 millions en 1928, ce qui provoque la colère de Staline. Celui-ci accuse alors les riches, en la personne des paysans les plus aisés (les koulaks), d’être des saboteurs, et renforce encore les prélèvements et la répression. En 1929, une nouvelle étape est franchie : « La collectivisation totale » des terres. De nombreux paysans refusent cette mainmise de l’État sur leurs biens et les violences s’intensifient avec « plus de deux millions de paysans déportés, dont un million huit cent mille rien qu’en 1930-1931, six millions de morts de faim ». Le pouvoir soviétique compte sur une famine organisée et aux déportations pour briser la résistance des campagnes.

Une fausse utopie

Après avoir écrasé les principaux foyers de révolte, Staline organise son nouveau monde paysan autour de deux structures : les kolkhozes, des exploitations collectives dans lesquelles les terres et les moyens de production sont mis en commun, sous la surveillance, bien sûr, du pouvoir soviétique, et les sovkhozes, des fermes directement détenues et exploitées par l’État, dont les travailleurs sont salariés. Dans les deux cas, le pouvoir encadre étroitement l’activité agricole et le paysan perd une grande partie de son autonomie. Dans le cadre de son grand projet, appelé le Grand Tournant, Staline et ses collaborateurs fixent de nouveaux objectifs de production, notamment afin de renforcer les prélèvements agricoles et de financer l’industrialisation.

À ce sujet — 5 mars 1953 : Mort de Staline, la fin d’un règne de terreur

Or, les quotas, souvent déconnectés des récoltes réelles, ne tiennent pas compte des difficultés rencontrées dans les champs. Face à ces exigences, certains responsables locaux commencent à dissimuler au pouvoir la réalité des récoltes pour cacher leurs échecs. Reconnaître les difficultés, c’est risquer de révéler les limites d’un système communiste censé apporter bonheur et abondance, et désormais, il n’y a plus de koulaks ou de paysans indépendants auxquels s’en prendre. Pour tenter de compenser les récoltes insuffisantes et de satisfaire les exigences de Staline, les autorités accentuent encore les prélèvements, quitte à ne laisser aux paysans aucun grain pour les semailles suivantes.

Entre 1931 et 1933, cette politique contribue à l’une des pires catastrophes humaines de l’Histoire soviétique : l’Holodomor, la grande famine qui frappe particulièrement l’Ukraine. Les autorités punissent alors les villages qui ne parviennent pas à atteindre les quotas et empêchent les paysans de fuir vers les villes pour tenter d’y trouver de quoi manger. Désespérés, certains en viennent au cannibalisme pour survivre, tandis que l’URSS continue d’exporter près de « 18 millions de quintaux de blés pour les besoins de l’industrialisation ». Environ 6 millions de personnes périssent ainsi dans cette catastrophe, victimes d’un pouvoir qui, au nom de ses objectifs économiques et politiques, aura sacrifié la paysannerie qu’il voulait contrôler.

L’URSS, loin d’être une exception

Quelques décennies plus tard, Mao Tsé-toung reprendra cette sinistre politique en Chine. Avec le Grand Bond en avant, lancé en 1958, le pouvoir veut accélérer l’industrialisation et réorganise les campagnes autour des communes populaires. Des paysans sont mobilisés pour des travaux industriels et des projets collectifs, tandis que les autorités continuent de prélever des denrées malgré l’effondrement des récoltes. La famine qui en résulte, entre 1959 et 1961, fait des dizaines de millions de morts. On pourrait aussi évoquer les meurtres de masse commis sous le régime des Khmers rouges, mais la liste des crimes communistes est si longue qu’un simple article de presse ne suffit pas.

De Moscou à Pékin, ces tragédies, liées à chaque fois à des politiques calamiteuses de l’extrême gauche, illustrent les conséquences désastreuses de politiques agricoles qui prétendent soumettre la nature et le travail paysan aux ambitions de l’État. Fixer des objectifs purement idéologiques, en considérant le monde agricole comme un simple instrument au service du pouvoir, n’a jamais suffi à faire pousser le blé ou à recruter des paysans.


Eric de Mascureau
, dans BV

– Mondial de l’Auto : le spectre d’une disparition des constructeurs français

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#webtube : L’industrie française paie au prix fort sa soumission aux obsessions normatives et au Pacte vert de Bruxelles. Alors que le Mondial de l’auto 2026 ouvre ses portes aux professionnels et à la presse ce lundi 12 octobre (le mardi 13 octobre pour le grand public), l’heure semble être à un optimisme de façade, cachant mal la profonde inquiétude ayant gagné la profession en France, et plus largement en Europe.

Ventes : une façade en trompe-l’œil

Certains tentent de rassurer, avançant des chiffres saisonniers de ventes aux particuliers de véhicules neufs très flatteurs. Avec 156.640 véhicules livrés en septembre, la hausse est de 11,6 % par rapport à septembre 2025.

Si les ventes de véhicules essence pâtissent de la crise du pétrole, tout comme les diesels, qui sont en outre pénalisés par une taxation faisant du gazole le plus cher des carburants, le marché de l’électrique sort (pour l’instant) grand gagnant de la situation créée par le conflit entre l’Iran et la coalition israélo-américaine.

Les ventes d’électriques ont (enfin) décollé. La clientèle potentielle de ce marché, très majoritairement aisée, restait hésitante, retardant le remplacement de son véhicule. Mais elle s’est finalement laissé convaincre par le risque de pénurie et la hausse des prix du carburant qui sévissent depuis fin février dernier. À cet engouement quelque peu trompeur, puisque limité à la période de remplacement des véhicules, s’ajoutent en effet des signaux d’alerte.

Malgré la hausse globale des ventes, la majorité des clients, pour des raisons évidemment économiques, retarde tant qu’elle le peut le renouvellement de son véhicule ou se dirige vers le marché de l’occasion. Le parc français a ainsi logiquement vieilli en septembre dernier, atteignant 11,8 ans.

Dynamique ou Titanic ?

Par ailleurs, comme BV l’a déjà évoqué, l’électrification automobile ne profite réellement qu’aux constructeurs chinois. Signe annonciateur, les constructeurs chinois, quasiment invisibles dans le passé au Mondial de l’automobile, y occupent cette année un tiers des stands. Une irruption qui ne fait que refléter leur progression dans les ventes en Europe, leur part de marché ayant bondi de 5,5 à 11,7 % en seulement un an, avec près de 98.000 véhicules vendus en août dernier.

Dans ces conditions, faut-il parler aujourd’hui de dynamique ou de Titanic ? S’il refuse de sombrer dans le catastrophisme, l’ancien ministre Luc Chatel, aujourd’hui président de la Plateforme automobile (PFA, qui rassemble notamment les constructeurs, les équipementiers et sous-traitants français, ainsi que les fédérations de métiers), s’est cependant érigé en lanceur d’alerte d’un pessimisme lucide.

À ce sujet — L’électrification forcée menace de mort l’industrie automobile française

Ce 12 octobre sur France info, il a jugé « extrêmement grave » la situation de la filière, avec un marché « en recul d’environ de 25 % ». Mesurant l’ampleur des récents dégâts, il rappelle qu’en voyant chuter un quart de ses volumes de vente « depuis le Covid […] Nous avons déjà perdu 50.000 emplois en 5 ans ». Dans son viseur, la Chine, et pour sauver la filière, il faut « exiger qu’une voiture produite en Europe ait un minimum de pièces fabriquées en Europe ». Actuellement, explique-t-il, 75 % des pièces d’une voiture produite en Europe sont « fabriquées en Europe », et si les règles ne changent pas, « nous allons perdre environ 40 % de ces 75 % », prévient-il.

t France info de rappeler que selon l’Observatoire de la métallurgie, « 75 000 postes supplémentaires seront supprimés d’ici 2035 dans l’industrie automobile française », sur un effectif actuel de 329.000 salariés (286.800 équivalents temps plein).

Le Pacte vert européen ou le péché originel

Luc Chatel, sans doute encore prisonnier d’un conformisme pro-européiste, se contente de demander par ailleurs l’assouplissement des « trop nombreuses réglementations européennes ». Pourtant, dans l’automobile comme dans tous les domaines, pour gagner une guerre, il faut savoir nommer clairement l’ennemi. Chez Stellantis, comme chez la plupart des constructeurs et équipementiers, on a parfaitement compris que si nombre de normes avaient inutilement, au nom de la sécurité, renchéri le prix des voitures et ainsi fait baisser les ventes en neuf, c’est bien le Pacte vert européen qui est le principal fauteur de trouble.

Philippe de Villiers le rappelait à Pascal Praud sur CNews et Europe 1 le 12 octobre, c’est bien ce Pacte Vert, fruit d’une folie écolo-punitive voulant tuer le thermique pour imposer le tout-électrique automobile, qui a ce faisant ouvert grand la porte des marchés européens aux constructeurs chinois.

Ce que l’on constate aujourd’hui dans les ventes n’est dès lors que la conséquence d’un double décrochage dont nos constructeurs font brutalement les frais. En premier lieu, l’hégémonie des constructeurs chinois, qui étaient incapables de rattraper la qualité européenne sur la voiture thermique, mais disposent d’une bonne décennie d’avance dans le domaine de l’électrique. Ensuite, il ne faut jamais oublier la dépendance très forte, pour ne pas dire plus, de nos industriels de l’automobile aux composants chinois indispensables à la fabrication de batteries. Une faiblesse stratégique que Pékin a parfaitement identifiée : en annonçant restreindre ses exportations de métaux rares, la Chine dispose d’un puissant levier face aux mesures protectionnistes que prétend lui imposer Bruxelles. Le piège se referme.

Etienne Lombard, dans BV

– Octobre rose : quand Mathilde Panot fait de la politique sur le dos des malades

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#webtube : Beaucoup d’approximations, peu d’empathie : les femmes ne disent pas merci à Mathilde Panot. Octobre rose est une campagne de sensibilisation au cancer du sein. Chaque année, depuis son lancement en France en 1994, de nombreux événements sont organisés pour promouvoir le dépistage et soutenir les femmes touchées par la maladie. L’opération fait globalement consensus. Globalement, car cette année, Mathilde Panot a décidé de s’y opposer.

La députée insoumise a refusé de porter le ruban rose de soutien à cette campagne. Elle donne les raisons de ce refus dans une vidéo publiée sur X. Après avoir reconnu que le cancer du sein est une maladie qui touche près d’un million de femmes en France, elle explique : « Quand on gratte le vernis rose, on découvre le cynisme. » Puis elle poursuit en faisant le procès de l’entreprise Syngenta « qui répand la mort dans le monde ». La députée donne plusieurs exemples et pointe même du doigt le lien entre la firme et « le projet d’expansion coloniale d’Israël » !

Après plus d’une minute trente de monologue où il est difficile de comprendre le rapport avec le schmilblick, Mathilde Panot en revient enfin au sujet principal. Elle prétend, sans avancer de preuves, que Syngenta fabrique des pesticides, dont le DDT, « un perturbateur endocrinien et cancérogène », tout en commercialisant « un traitement contre le cancer du sein ». La chute est toute trouvée : « Ils vendent le poison qui vous rend malade et ils vendent ensuite le traitement pour cette même maladie. Voilà comment les empoisonneurs font double profit. »

Beaucoup d’approximations

Mathilde Panot rapporte ensuite qu’Imperial Chemical Industries (ICI), dont est issue Syngenta, « a trouvé son marché du cancer du sein trop restreint » et a souhaité l’élargir en lançant la campagne de dépistage Octobre rose. Elle confie, enfin, ne pas vouloir porter le ruban rose « parce que nous ne voulons plus tomber malades pour les profits des multinationales » et affirme : « Le cancer est une maladie politique. »

Le propos de Mathilde Panot pose deux problèmes majeurs. Le premier est qu’il est ponctué de divers raccourcis présentés comme des vérités irréfutables censées démontrer que l’entreprise est juge et partie, au point que même Conspiracy Watch y voit « un cas d’école de désinformation conspirationniste ». Sa valeur informationnelle est limitée. Le second est qu’il politise à outrance une opération de sensibilisation en faisant fi des personnes touchées par la maladie. Elle a évidemment été vivement critiquée par la classe politique sur ces deux points. Celle-ci est dans son rôle.

Mais, surtout, Mathilde Panot a blessé des femmes malades. Plusieurs d’entre elles ont pris la parole pour dénoncer le discours de l’insoumise. Le commentaire de Marianne au micro des Grandes Gueules de RMC est particulièrement poignant : « J’ai découvert mon cancer du sein il y a six mois. Elle mélange tout, elle manipule. Elle a ajouté de la douleur à de la douleur. Ça m’a fait beaucoup de mal. »

Peu d’empathie

Même écœurement pour Florence, interrogée par CNews : « C’est honteux. Madame Panot instrumentalise Octobre rose parce que c’est la ligne de conduite de LFI, mais cette maladie, elle existe bien. Nous sommes des millions de femmes à l’avoir, nous sommes des millions de femmes à mourir, à combattre, à souffrir. »

Même si tout n’est pas parfait avec Octobre rose, cette campagne compte beaucoup, pour les personnes malades. Elle leur permet de se sentir soutenues et considérées. Dans toute sa démonstration, Mathilde Panot semble avoir oublié l’essentiel : l’humain.

Sarah-Louise Guille, dans BV

– Enfariné dès le premier soir de sa victoire, Glucksmann va beaucoup souffrir…

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#webtube : Dimanche soir Glucksmann était aux anges, il marchait sur l’eau. Pensez donc, il venait de remporter haut la main la primaire de la gauche pour désigner le candidat du courant « socialiste » à l’élection présidentielle de 2027. Son score de 66 % fut une surprise, notamment pour ceux qui ne voient pas bien ce qui se passe dans le PS. Mais cette victoire écrasante de Glucksmann va très vite se révéler telle qu’elle est : une victoire à la Pyrrhus, c’est-à-dire une victoire qui est en fait une défaite. En effet, il serait parfaitement erroné de croire que la suite de l’histoire va se dérouler comme un long fleuve tranquille pour Monsieur 66 %. Les résultats de ce scrutin cachent en fait de sérieux problèmes et le vainqueur de dimanche va certainement vite déchanter car il a indiscutablement mis le pied sur un gros nid de frelons. Pour bien cerner la situation, reprenons les grands enseignements de ce dimanche.

Le premier élément qu’il faut noter c’est que ce dimanche le parti socialiste est mort. Rendez-vous compte… il n’y a pas si longtemps ce parti dirigeait tout en France et le président de la République était socialiste. Depuis dimanche, on sait qu’il n’y aura même pas de candidat du PS à l’élection présidentielle de 2027. Quelle dégringolade ! Le PS est ainsi revenu à la situation de la SFIO après l’élection à la présidence de la République durant laquelle Gaston Defferre avait obtenu 5,01 % des suffrages, ce qui avait provoqué sa disparition et la création du PS au congrès d’Épinay en 1971. On peut même dire que le PS de 2026 fait encore moins bien que la SFIO en 1969. En effet en 2017 Hamon (PS) obtient 6,36 % des voix, en 2022 Hidalgo obtient 1,75 % des suffrages et pour 2027 le PS n’aura même pas de candidat. Oui, la première grande leçon à prendre en compte, c’est que le PS est bel et bien mort ce dimanche.

Au passage, on pourra également noter l’incroyable contradiction qui se constate quand on sait que le PS qui ne représente plus rien politiquement est pourtant à la tête des principales institutions de la République (Conseil d’État, Conseil constitutionnel, Cour des comptes, ARCOM, etc.) et y impose une politique que rejette massivement le peuple français.

La seconde grande leçon, c’est que ce qu’il reste du PS va certainement exploser. Pourquoi ? Parce que depuis le dernier congrès il y a deux courants principaux au sein du PS. Celui du 1er secrétaire, Olivier Faure, qui a gagné au dernier congrès, mais seulement parce qu’il a été rejoint à la dernière minute par le courant de Boris Vallaud. Le courant Faure étant favorable à l’alliance avec LFI dans le cadre du NFP. En face il y a le courant de Nicolas Mayer-Rossignol, tenant d’une ligne sociale démocrate classique donc hostile au rapprochement du PS avec LFI. En son sein, des gens comme Carole Delga ou Stéphane Le Foll. Avec l’élection de dimanche l’impossibilité de ces deux courants de s’entendre est devenue évidente. Ainsi Ségolène Royal et Olivier Faure, favorables à l’alliance avec LFI, qui étaient candidats de la primaire ont terminé avec 7 et 14 % des voix. Donc une débâcle totale. Débâcle qui prouve que de plus en plus de socialistes, après avoir pactisé avec Mélenchon pendant quelques années, se rendent compte qu’il faut une grande cuillère pour dîner avec le diable et donc ont compris (mais un peu tard) que s’ils continuaient dans cette voie, ils n’existeraient bientôt plus. Donc ils ont massivement décidé de rompre. Ce qui explique les scores de Royal et Faure. De plus un élément vient de provoquer ce qui va être un vrai tournant au PS. Boris Vallaud a rejoint Glucksmann et donc tourne le dos à Olivier Faure. Or c’est lui qui a permis par son ralliement à Olivier Faure, à la fin du dernier congrès PS, que ce dernier ait la majorité dans le PS et soit élu 1er secrétaire. Le ralliement de Boris Vallaud à Glucksmann le fait également rejoindre le camp de Nicolas Mayer-Rossignol qui de ce fait devient majoritaire et Faure minoritaire.

Le lecteur conviendra que pour un 1er secrétaire du PS, être minoritaire dans son propre parti et obtenir 14 % à la primaire, cela fait un peu chant du cygne. Il n’y a donc pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que dans le PS la situation va devenir ingérable pour Olivier Faure, et dans le même temps le camp Nicolas Mayer-Rossignol et Boris Vallaud vont revendiquer le départ de Faure du poste de 1er secrétaire. Il est donc parfaitement raisonnable de penser que l’éclatement du PS soit à l’ordre du jour avec une scission qui amènera Olivier Faure et ses troupes à rejoindre directement LFI ou a créer un petit parti qui pratiquera l’alliance avec LFI. De son côté ce qui restera du PS, retrouverait un positionnement politique plus classique mais serait clairement l’ennemi de LFI et Mélenchon. Ce dernier ayant d’ailleurs prévenu que quiconque se mettrait en travers de sa route et refuserait l’unité autour de sa personne, ou avec le NFP, sera vu comme un ennemi et aura automatiquement un candidat LFI face à lui lors des prochaines législatives de juin 2027.

La troisième grande leçon concerne la candidature de Glucksmann. Il a certes gagné dimanche, mais il serait bien téméraire celui qui garantirait que tous ceux qui se sont présentés à la primaire vont maintenant le soutenir. Par exemple, on voit assez mal Ségolène Royal soutenir « le stagiaire politique Glucksmann ». De même Glucksmann aura certainement du mal à travailler en bonne intelligence avec Royal qu’il semble sérieusement mépriser comme le prouve sa sortie sur Ségolène accusée d’avoir été faire « la danse du ventre » devant Macron pour avoir des postes. Tout comme on a bien du mal à croire que Glucksmann va pouvoir travailler avec Faure qui ne cesse de prêcher l’alliance avec la LFI de Mélenchon. Les prochaines semaines vont nous permettre de mesurer la volonté de travail en commun de ces ex-candidats à la primaire et nous saurons vite s’ils soutiennent simplement Glucksmann comme la corde soutient le pendu. Pour ma part, je pense, au regard de ce qui précède s’agissant du PS, que l’affaire va d’abord se jouer au sein de ce parti. Explosion ou pas ? Scission ou pas ? Ce n’est qu’ensuite, lorsque la situation se sera clarifiée dans le PS, que nous saurons qui soutient la candidature Glucksmann. J’ai tendance à penser que c’est l’explosion et la scission qui sont les plus probables. Et je vois mal Royal et Faure soutenir Glucksmann alors que tout les oppose sur le plan de la ligne politique.

Donc un situation déjà bien compliquée pour Glucksmann. Dimanche il semblait marcher sur l’eau, mais en se réveillant ce lundi matin il a dû prendre conscience que sa victoire était à la Pyrrhus, et qu’en fait il venait de mettre les pieds dans un nid de frelons.

Ajoutons que l’affaire va sans doute devenir assez Rock & Roll pour Glucksmann vis-à-vis de LFI. Rappelons qu’il est juif et chez LFI on n’aime pas les juifs. D’ailleurs très récemment Mélenchon l’a ouvertement montré en s’autorisant à la tribune de son meeting d’appeler son concurrent… « Glucksman… pardon Glucksmann ». On rappellera aussi l’agression de St-Étienne le 1er mai 2024 où Glucksmann a été poursuivi, insulté – frôlant l’agression physique – et chassé de la manifestation du 1er mai par des individus dont plusieurs étaient LFI. Alors, comme Glucksmann a posé comme pierre angulaire de sa candidature son opposition absolue à Mélenchon, ce dernier ne sera certainement pas ingrat avec lui. Glucksmann peut donc s’attendre à des coups tordus à la pelle d’ici au scrutin 2027. On verra certainement des militants se faire brutaliser à l’occasion de collages, des réunions être infiltrées et bordélisées par des militants LFI, des meetings être plus ou moins agressés par des antifas et des LFI bras dessus bras dessous, etc. Il va et est déjà la bête noire pour LFI. D’ailleurs n’a-t-on pas déjà pu s’en apercevoir dimanche soir ? L’élection à peine finie, alors qu’il se dirigeait vers sa voiture, Glucksmann s’est fait enfariner.

Au final, que retenir de tout cela ?

D’abord que la candidature Glucksmann est, me semble-t-il, une tentative désespérée de la sociale démocratie classique de retrouver une place sur l’échiquier politique. Elle a voulu dîner avec le diable en faisant alliance avec LFI et elle s’est grillée. Glucksmann fera peut-être un score entre 10 et 12 ou 13 % mais ne sera en aucun cas au 2e tour. Par contre et c’est la seule chose dont on peut se féliciter, plus le score de Glucksmann sera élevé, moins Mélenchon aura de chance d’être au second tour. D’autant que le PCF va aussi présenter un candidat et même si le PCF aura bien du mal à dépasser les 5 %, les voix de Glucksmann et celles du PCF risquent de peser lourd dans la balance à la fin du 1er tour.

Autre idée importante à prendre en compte, la bipolarisation du paysage politique est une tendance qui devient indiscutable. En Allemagne par exemple, on voit l’AfD lancée à toutes vapeurs vers le pouvoir et les partis « modérés » s’effondrer. De l’autre côté on voit Die Linke (sorte de LFI allemande) s’affirmer également comme l’ont montré les élections à Berlin. Donc émergence de l’AfD et Die Linke avec effondrement de la CDU et du PS. En France nous constatons la même tendance. D’un côté une ascension du RN qui semble irrésistible et de l’autre côté une LFI qui s’impose de plus en plus à gauche, avec dans le même temps LR et le centre qui sont en complète perte de vitesse. Le plus probable est donc un second tour Mélenchon-Le Pen, même si la candidature Glucksmann pourrait contrarier les plans de Mélenchon. C’est pour cela que ce dernier ne va pas ménager Glucksmann dans les semaines et mois à venir.

Donc, avis de gros temps et même de tempête pour Glucksmann.

Reste un dernier point qui mérite d’être souligné. Mélenchon est en train de tout mettre en place pour accéder au pouvoir, d’abord par les urnes et à ce propos la candidature Glucksmann est un caillou dans sa chaussure, mais si la voie des urnes est une impasse alors il aura recours à la rue. C’est comme cela qu’il faut voir les émeutes avec les lycéens et étudiants. Une répétition générale avant les éventuelles émeutes de 2027 si Mélenchon n’est pas au 2e tour ou si Marine Le Pen gagne. C’est le second grand secteur à se préparer. Il y avait eu les émeutes de 2023. Là c’était la « nouvelle France » avec comme prétexte la mort du « petit ange ».

Nous sommes prévenus…

Bernard GERMAIN, Ripost Laïque

– Trump/Poutine : retour de la Realpolitik face au suicide européen

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#webtube : En signant son deal avec Poutine, Trump réalise un triple coup de maître : il rassure son électorat sur le coût du gazole, il siffle la fin de l’escalade en Ukraine et il prépare sa sortie du bourbier iranien. Le tout en contournant un Zelensky en perdition et une Europe en pleine autodestruction. C’est un retour aussi brutal qu’inattendu à la Realpolitik.

L’accord surprise conclu début octobre 2026 entre Donald Trump et Vladimir Poutine pour la livraison de millions de tonnes de diesel russe aux États-Unis ne relève pas de la simple gestion de stocks. Cet événement marque le retour brutal de la diplomatie des grands blocs et s’impose comme un tournant géopolitique majeur.

Ce deal découle de la rencontre majeure d’Anchorage, où les deux leaders ont scellé une relation de confiance mutuelle durable, même si Trump continue de livrer des renseignements et des munitions à Kiev. À l’issue d’un coup de fil de 90 minutes, Trump a négocié avec son « ami » Poutine la livraison d’environ 5 millions de barils de gazole jusqu’en avril 2027, toute sanction contre le pétrole russe étant immédiatement suspendue. Ce faisant, Trump fait d’une pierre trois coups :

– Il rassure immédiatement sa base électorale à l’approche des Midterms en injectant du gazole sur le marché pour faire baisser les prix à la pompe

– Il siffle la fin de l’escalade militaire pour restaurer la paix et le statu quo historique entre la Russie et les États-Unis, préservant l’équilibre des superpuissances

– Il sollicite un coup de main indispensable de Poutine, allié historique de Téhéran, pour offrir une porte de sortie honorable à l’armée américaine et se dégager du bourbier iranien

Des volumes modestes qui montrent que l’enjeu est d’abord politique

Ces 5 millions de tonnes de gazole représentent 37 millions de barils, soit 5 % de la consommation des États-Unis sur la période. Mais c’est d’abord un signal destiné à calmer la spéculation mondiale et à rassurer son électorat.

L’enjeu principal, c’est de mettre un terme à l’escalade en Ukraine

Contrairement aux mensonges des chancelleries européennes, qui diffusent quotidiennement leur discours guerrier pour justifier auprès des peuples leur politique suicidaire d’aide à l’Ukraine, les services de renseignement américains ont rappelé à maintes reprises que Vladimir Poutine n’a aucune intention d’utiliser l’arme nucléaire tactique. Le Tsar, contrairement aux fous furieux européens, est un acteur rationnel qui n’a rien d’un perdreau de l’année.

Le Kremlin ne franchira ce pas ultime que dans un seul cas constitutionnel : si le régime poutinien est acculé et fait face à une menace existentielle pour sa survie, risque précisément alimenté par les frappes de drones ukrainiens sur les infrastructures énergétiques russes.

Par conséquent, ce que vise Trump, c’est le retour à l’équilibre entre les deux grandes puissances nucléaires, sans risquer un dérapage consécutif à une escalade qui ne cesse de s’intensifier.

Malgré les résistances de Zelensky, Trump a les moyens de le faire plier

Washington dispose de toutes les cartes pour contraindre Zelensky à s’asseoir à la table des négociations. En coupant le robinet de l’aide militaire et en cessant de livrer le renseignement satellitaire tactique de la NSA, la capacité offensive de Kiev s’effondrera.

Même si Elon Musk maintient le réseau Starlink opérationnel pour les communications défensives en Ukraine, ce réseau est bridé et ne permet pas les frappes en profondeur. Privé de la technologie américaine, le pouvoir ukrainien n’aura d’autre choix que de plier. En effet, les Européens ne disposent pas des mêmes capacités que le Pentagone en matière de renseignement satellitaire.

Ivre de russophobie, l’Europe s’enfonce dans son autodestruction

Face au pragmatisme américano-russe, les dirigeants européens, aveuglés par leur haine de Poutine et paniqués par la perspective d’une victoire russe, font le choix du suicide collectif. L’autodestruction programmée plutôt que reconnaître qu’ils se sont trompés depuis 2022, en promettant la victoire à Zelensky, sans en avoir les moyens.

Économiquement, c’est un désastre monumental. L’Europe a torpillé sa propre compétitivité en se privant de l’énergie russe bon marché et s’enfonce dans une course aux armements ruineuse, tentant de convertir son industrie civile en usines de guerre. Grave erreur, car une économie de guerre, comme la souhaitent les Allemands, ne crée pas de richesses. Elle alimente une croissance artificielle pour une guerre qui n’aura pas lieu.

L’avenir de l’Europe passe bien évidemment par la paix avec Moscou et une coopération étroite avec la puissance russe. Au lieu de cela, l’Occident s’obstine à injecter des centaines de milliards de dollars à fonds perdus pour maintenir à flot un régime ukrainien gangrené par la corruption, dirigé par un président dont le mandat est expiré et qui refuse la tenue d’élections depuis 2024 sous couvert de la loi martiale.

Trump vient de signer la fin des illusions

Sans être devins, nous l’avons dit et redit maintes fois depuis 2022. L’évidence militaire et économique s’impose : la Russie ne perdra jamais cette guerre. Le deal Trump-Poutine met fin à l’illusion d’une victoire de Kiev. Il est temps d’arrêter le massacre. Des centaines de milliards ont été engloutis pour un conflit gelé, tandis que des centaines de milliers de morts continuent de détruire les familles des deux côtés. En reprenant le dialogue avec Moscou, Trump choisit la stabilité du monde contre le chaos programmé.

Le peuple ukrainien est le grand perdant de cette tragédie, trompé par ses dirigeants et sacrifié par des Occidentaux aux promesses illusoires. Mais les peuples européens paient aussi le prix fort : s’ils n’ont pas versé le prix du sang, ils subissent l’amateurisme, l’incompétence et le bellicisme de leaders qui se sont aventurés dans ce conflit sans même soupçonner la résilience de l’économie et la puissance réelle de l’armée russe.

Ils sont responsables et coupables de cette guerre en Europe, que le simple bon sens et un soupçon de sagesse auraient pu éviter. L’histoire jugera sans complaisance ceux qui ont rompu avec les 77 années de paix et de prospérité de notre continent depuis 1945.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque