– François Asselineau face aux questions qui fâchent : ce qu’il redoute avant 2027 | Politocs

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#webtube : Politocs, c’est votre nouveau rendez-vous politique en cette année d’élections ! Retrouvez Roxane d’Espalungue et Fabrice Grimal tous les vendredis à 18h pour décrypter l’actualité et mettre les politiciens face à leurs contradictions. Avec François Asselineau, Président de l’UPR (‪@uprtvfa‬) et candidat à l’élection présidentielle de 2027


01:57
– Attentat de Trappes : Asselineau critique Emmanuel Macron 03:20 – Guerre civile et violences urbaines : une France au bord de l’explosion ? 05:47 – Manifestations du 17 octobre : les commerçants face aux casseurs 07:24 – Émeutes à Marseille : les accusations du maire contre le gouvernement 09:09 – Black Blocs : François Asselineau soupçonne des liens avec le pouvoir 13:00 – Insécurité et autodéfense : l’affaiblissement de l’État 14:00 – Marine Le Pen et la primauté du droit français sur le droit européen 14:59 – François Asselineau dénonce les contradictions du RN sur l’Union européenne 17:33 – Présidentielle : les chances de Marine Le Pen et la stratégie d’Édouard Philippe 21:00 – François Asselineau face aux médias et au système politique 24:00 – Frexit : l’évolution de l’opinion publique sur l’Union européenne 26:00 – Campagne présidentielle : financement et recherche des 500 parrainages 29:00 – Le Brexit et les conséquences d’une sortie de l’Union européenne 31:00 – Alliances politiques : les conditions posées par François Asselineau 36:00 – Frexit : comment gouverner face aux résistances de l’administration ? 42:00 – L’Union européenne peut-elle s’effondrer de l’intérieur ? 48:00 – Laïcité et héritage chrétien : les traditions françaises 52:00 – Russie et Ukraine : François Asselineau critique la politique occidentale 56:00 – Dette française et crise de l’euro : les risques économiques 01:00:00 – Financer la dette auprès des Français : la proposition d’Asselineau 01:04:00 – François Asselineau répond aux critiques sur son parti 01:08:00 – L’engagement personnel et politique du président de l’UPR 01:10:00 – Organisation interne, succession et fonctionnement de l’UPR 01:16:00 – Questions rapides et conclusion de l’émission

Source : Tocsin+ et 2 autre(s)

– Propriété privée : mon message à Jean-Luc Mélenchon ! 

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#webtube : C’est d’une efficacité redoutable. Merci à Sarah Knafo

Source : Sarah Knafo



– La chanson du jour, Susan Boyle – Enjoy The Silence

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#webtube : Enjoy The Silence, Susan Boyle reprend l’un des titres les plus emblématiques de Depeche Mode et lui donne une dimension toute particulière. Là où la version originale de 1990 nous emportait dans une atmosphère électro-pop envoûtante, Susan Boyle apporte sa voix puissante, profonde et chargée de sensibilité. Une interprétation plus douce, presque solennelle, qui transforme cette chanson en un véritable moment de recueillement. Car parfois, les mots sont inutiles… Il suffit d’une voix, d’une mélodie et de quelques instants de silence pour ressentir toute la force d’une chanson.

#webtube : In her cover of « Enjoy the Silence »—one of Depeche Mode’s most iconic tracks—Susan Boyle brings a unique dimension to the song. While the original 1990 version swept us into a captivating electro-pop atmosphere, Susan Boyle infuses it with her powerful, deep, and deeply sensitive voice. Her interpretation is gentler—almost solemn—transforming the song into a true moment of reflection. Because, sometimes, words are unnecessary… All it takes is a voice, a melody, and a few moments of silence to feel the full power of a song.

Susan Boyle – Enjoy The Silence

Source : Susan Boyle



– « Qui es-tu Martin Eden ? »

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#webtube : Martin Eden est un chef d’œuvre. Sans le savoir, toutes ces années, nous étions faits l’un pour l’autre. Je rodais autour tandis qu’il m’observait. Je le guettais alors qu’il riait de moi. Mais qu’est-ce qui en fait un géant littéraire ? (source : @cosmoslitterair)

« Qui es-tu Martin Eden ? » s’interroge-t-il alors qu’il vient d’être admis à la table de la haute bourgeoisie, qu’il fréquente une femme de ce monde, qu’il en tombe éperdument amoureux. C’est un roman sur le poids de l’appartenance à une classe sociale, les préjugés qui l’accompagnent, les difficultés de s’en extraire.

C’est aussi un roman sur les impostures et les postures : de ceux qui se croient établis, de ceux qui se prétendent supérieurs, de ceux qui s’imaginent cultivés. L’imposture d’un milieu littéraire risible qui, de peur de passer à côté d’un nouveau talent, laisse croire qu’il l’a perçu le premier.

« Il n’était pas différent ». Martin évolue tout au long du roman mais ne change pas. Il reste l’être touchant, impulsif, rêveur et naïf du début du roman. Les rencontres, les déceptions et les conditions matérielles n’y changent rien.

« Elle contempla pour la première fois de sa vie le vrai visage de la pauvreté ». Phrase si terrifiante et ô combien pathétique. Elle révèle l’abîme qui ne se referme jamais entre Ruth et Martin. Comme s’il devait y avoir un visage à la pauvreté. Comme s’il ne pouvait jamais s’effacer. Martin, lui, ne l’oubliera jamais.

C’est encore un roman sur l’écriture comme il y en a peu dans le panthéon littéraire mondial. Le lien viscéral qui rattache Martin à l’écriture, à l’art littéraire est puissant. Il n’abandonne jamais. Sa volonté et sa foi en son destin d’écrivain sont dévastatrices. Issu de quartiers pauvres, c’est un homme élevé par la littérature, qu’il aime profondément, qu’il ne trahit jamais, y compris quand, pour survivre, il écrit des textes pour des magazines qui n’ont d’autre but que de lui rapporter de l’argent.

De plus en plus déçu par les personnages issus des livres qu’il aimait tant, il en vient à mépriser ceux qu’il admirait, à délaisser ceux qu’il cherchait à séduire, à retrouver ceux qu’il avait abandonnés sur la route. Mais peut-on revenir vers ce que l’on a cherché à laisser derrière soi ? Là est le drame qui affecte Martin, seul, égaré entre ces deux mondes qui ne devaient jamais se rencontrer.

Et cette fin, aussi légendaire qu’un incipit, aussi émouvante que magnifique. Une fin mythique et poétique. Écrasante.

« Qui es-tu Martin Eden ? ».
Tu es un chef d’œuvre. Tu as changé ma vie. Tu m’as bouleversé. Tu peux être fier de toi. Tu es Martin Eden. Merci

Cosmos Littéraire

@cosmoslitterair

– «L’incapacité du bloc central à trouver son champion permet à Mélenchon de ne pas avoir d’adversaire sérieux.»

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#webtube : Le macronisme vacille, le centre panique, et la campagne pour l’élection présidentielle débute dans un contexte particulièrement tendu et explosif. Dans « La Grande Peur du bloc central », qui vient de paraître aux éditions de la Nouvelle Librairie, Rodolphe Cart dresse le portrait d’un pouvoir « macrono-libéral » pris au piège entre le camp national et la gauche mélenchoniste. En retraçant la généalogie d’un centre longtemps dominant, notre collaborateur interroge : 2027 marquera-t-elle sa fin définitive ?

ÉLÉMENTS. Dans votre nouvel ouvrage, vous comparez la situation actuelle à la « Grande Peur » de 1789. En quoi cette analogie vous paraît-elle particulièrement éclairante pour comprendre l’état d’esprit du bloc central face à la polarisation entre le camp national et la gauche mélenchoniste ?

RODOLPHE CART. Petit rappel historique : les lendemains de la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, un mouvement de panique se développe dans les campagnes françaises. Cette frayeur collective perdure jusqu’au mois d’août et l’abolition des privilèges. La Grande Peur est entretenue par de nombreuses rumeurs : on évoque tantôt un complot des aristocrates, tantôt une guerre imminente, tantôt des attaques de brigands dans les campagnes. En réaction, des paysans se soulèvent : les armes à la main, ils attaquent des châteaux seigneuriaux.

Selon moi, la classe dirigeante actuelle connaît aussi sa « Grande peur ». On peut d’ailleurs décrire cette dernière par « trois p » : une « paranoïa » généralisée d’un renversement proche, une « populophobie » à l’encontre du peuple français, et une « perversion » caractérisée dans sa pratique de la Ve République. Cette attitude se retrouve dans le fait que le bloc central est de plus en plus rabougrie contre les deux forces montantes que vous évoquez dans votre question : le camp national et le bloc de gauche. A mesure que son espace électoral se réduit, et donc que la « Peur » s’empare de ses membres, le bloc central se radicalise de diverses manières. L’étude historique de cette situation est l’objet de ce livre.

ÉLÉMENTS. Pour éclairer l’actualité, vous retracez deux siècles d’histoire politique française pour montrer qu’un centre qui se croyait « indépassable » découvre soudain sa fragilité. Quels moments-clés de cette généalogie vous semblent les plus déterminants pour expliquer la crise actuelle du macronisme et de ses héritiers ?

RODOLPHE CART. Partons de ce postulat : il est de coutume d’apprendre aux étudiants en sciences politiques que c’est lors du débat sur le veto royal que l’hémicycle s’est partagé entre sa partie gauche (hostile au veto royal) et sa partie droite (favorable au veto). Toutefois, la réalité est plus complexe.

Dans une émission pour France Culture, le philosophe Jean-Claude Michéa revient sur ce point : « Jusqu’à l’Affaire Dreyfus, la droite, ce sont les « blancs » […] qui espèrent restaurer tout ou partie de l’Ancien Régime, et la gauche c’est le parti du « Mouvement », qui regroupe essentiellement des républicains et des libéraux […] mais dont les socialistes ne font pas encore partie. Le socialiste du XIXe siècle ne se reconnaît pas comme un homme de gauche. […] Avant l’Affaire Dreyfus, personne ne parle de gauche ou de droite […]. Jusque-là, la France était tricolore : il y avait les « blancs », les « bleus » et les « rouges » […]. Les rouges et les bleus vont s’allier de manière strictement défensive contre le coup d’État des blancs. […] On va passer d’un jeu tricolore bleu-blanc-rouge à un jeu blanc et bleu-rouge. À partir des années Mitterrand, la disparition des partis rouges fait que la droite et la gauche actuelles sont inférieures au « parti bleu ». »

Avant de parler de centre, de droite et de gauche, il faut donc revenir sur cette vieille configuration politique française qui continue, selon moi, de déterminer notre époque. Pourquoi cela ? Parce que le parti bleu est le grand gagnant de cet affrontement en “absorbant” les deux autres. Ma thèse est la suivante : le parti bleu est devenu au sens large ce camp orléaniste décrit par René Rémond, et que l’on peut actuellement aussi appelé bloc central ou bourgeois. Depuis la Révolution, et notamment Bonaparte, c’est lui qui s’empare des instruments de pouvoir – entendre économiques, politiques et institutionnels – en France. J’essaie de démontrer dans ce livre comment les Rouges et les Blancs ont dû capituler devant les Bleus, et comment, dès le XIXe siècle, un centre, lui-même largement déterminé sociologiquement par l’arrivée au pouvoir de la bourgeoisie, met en réalité la main sur la vie politique français pour deux siècles.

ÉLÉMENTS. Le sous-titre interroge : « 2027, année du basculement ? ». Selon vous, un duel Marine Le Pen/Jean-Luc Mélenchon au second tour est-il vraiment désormais le scénario le plus probable, et que signifierait concrètement la « fin du bloc central » en termes de recomposition du paysage politique ?

RODOLPHE CART. Voici ce que nous dit le dernier sondage Ifop-Fiducial le lendemain du 17 octobre : Marine Le Pen progresse davantage que ses concurrents. Du côté de Mélenchon, il conforte sa deuxième place, tandis que les candidats du bloc central sont en recul. Lors de mon précédent livre sur Mélenchon, paru il y a plus d’un an, je faisais le pari de son accession au second tour. Pour l’instant, l’incapacité du bloc central à trouver son champion permet à Mélenchon de ne pas avoir d’adversaire sérieux. Sa dynamique actuelle et la force de son socle renforcent aussi ma prévision.

Il est certain que la non-présence d’un candidat du bloc central – qui, pour moi, va de Marine Tondelier à Bruno Retailleau – serait une catastrophe pour le centre français. En revanche, il y a encore les législatives derrières, et les partis d’élus (Parti socialiste et Les Républicains) pourraient se maintenir encore pour un tour.

ÉLÉMENTS. Vous décrivez le camp national et la gauche mélenchoniste comme deux « vortex » qui aspirent tout sur leur passage. Quelles sont selon vous les principales forces et les faiblesses respectives de ces deux pôles, et pourquoi le centre peine-t-il tant à trouver un champion capable de les contenir ?

RODOLPHE CART. Sur le sujet, révélée par Le Figaro, le 2 juillet 2026, une étude de la Fondapol mérite que l’on s’y attarde. Le constat est simple : le pays est gagné par l’inquiétude, la défiance et le sentiment de déclassement. Un ras-le-bol généralisé s’installe, et les Français attendent de moins en moins de la politique. Macron et le bloc central font office de paratonnerre de la colère française. Les deux quinquennats de l’actuel chef de l’État ne satisfont pas 78 % des sondés, et 42 % de ses électeurs regrettent même d’avoir voté pour lui.

Selon la Fondapol, on assiste alors à une « radicalisation des clivages » et à une « dévitalisation » des formations modérées. À gauche, 36 % des proches du PS et 62 % des sympathisants écologistes disent avoir déjà voté pour LFI. À droite, 37 % des proches de LR reconnaissent avoir déjà glissé un bulletin RN. Encore plus significatif, et dernier signe de l’effondrement des vieux réflexes électoraux, le « barrage républicain » s’effrite encore un peu plus. 58 % des sondés s’y disent défavorables, contre 40 % favorables. Une donnée qui pourrait peser lourd en 2027, notamment si le second tour oppose à nouveau une figure du RN à un candidat du bloc central ou de la gauche.

On a coutume de dire que la contestation populaire, qui déboucherait alors sur une position politique dite « populiste », se retrouve dans deux partis : le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI). Or, ces deux partis ont entrepris deux stratégies diamétralement opposées : la normalisation du côté RN et la radicalisation du côté de LFI. Depuis des années, avec ce désir d’élargissement de son électorat, le RN suit une stratégie construite sur la modération du discours et la recherche de respectabilité. Cette stratégie lui a d’ailleurs permis de devenir le premier parti politique dans nombre d’électorats, ou de progresser fortement dans d’autres – le cas des retraités est ici crucial. D’ailleurs, le résultat est là : des parlementaires, des cadres, et même, depuis les municipales de 2026, plusieurs dizaines de maires. De ce côté-là, le pari est réussi.

Concernant LFI, la stratégie de la radicalisation et de la conflictualisation est assumée. À contre-courant, et alors qu’on assiste – sur plusieurs thèmes (insécurité, immigration, etc.) – à une droitisation de l’opinion, le parti de Jean-Luc Mélenchon suit la ligne de la polarisation. Déjà, c’est lui désormais qui donne le la à la gauche en France. Aussi, les dernières manifestations lycéennes à quel point il était fort chez les 18 – 24 ans, le prolétariat dîplomé et majoritairement blanc des grandes villes, et dans les banlieues de métropole.

Les deux font donc un pari opposé. Sans oublier qu’un concept aussi fort que celui de « Nouvelle France » polarise énormément ces deux camps d’un bloc sociologique relativement homogène. Ici, il faut mentionner une chose : LFI paraît avoir fait le deuil de l’élection de 2027. Il est vrai qu’il est dangereux de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. En revanche, si l’on se base sur les enquêtes, que ce soit contre le RN ou un candidat du bloc central, aucun duel au second tour n’a comme vainqueur Jean-Luc Mélenchon. Oui, il peut se passer mille choses entre le jour où j’écris ces lignes et celui de l’élection de 2027. Toutefois, on a donc l’impression que LFI a fait une croix sur cette élection, mais qu’elle se prépare déjà pour la suite. Que ce soit le RN ou un candidat du bloc central qui l’emporte, la suite de cette élection reste la même pour LFI : devenir le pôle de masse de la gauche, et en finir une bonne fois pour toutes avec la gauche social-démocrate. Sans accès aux institutions présidentielles, cela doit se faire en transformant la politique en vie sociale. Pour beaucoup de gens, la politique découle du social. Depuis quelque temps, on sent à quel point LFI veut investir le champ social et public.

ÉLÉMENTS. Si le bloc central s’effondre effectivement en 2027, le système politique français basculerait-il durablement vers une bipolarisation extrême, ou d’autres configurations restent-elles possibles ?

RODOLPHE CART. En France, depuis les années 1990, s’est mise en place une espèce d’utopie libérale établie sur l’européisme (« L’Europe, c’est la paix ! »), l’universalisme (droit d’ingérence et interventionnisme pour imposer la démocratie), le sans-frontiérisme (sanctuarisation des quatre libertés), le droit-de-l’hommisme (la « sortie de l’histoire » de Francis Fukuyama) et l’accélération des échanges commerciaux (l’expression de « mondialisation heureuse »), dont les élites politico-médiatiques, les patrons et la bourgeoisie française vont se faire les défenseurs. Toute cette petite caste réunie se retrouve dans la glorification du modèle de la démocratie libérale, de l’idéal du monde libre et du libre marché – gardien de l’ordre capitaliste et de l’Union européenne.

Que ce soit Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ou François Hollande, tous ont participé à cette marche en avant suicidaire du pays. Tous. Toutefois, c’est chez Macron que le passage du flambeau centriste est le plus marqué. Cette mainmise du bloc central sur la France s’effrite de jour en jour. La brutalisation de la société, l’immigration de masse, la tiers-mondisation de nos infrastructures et le déclassement économique sont à l’ordre du jour. La longue phase de pacification est terminée. Même les catégories populaires d’actifs ne profitent plus de la redistribution. Quant aux CSP+ et aux classes moyennes, ils sont les grands perdants d’un modèle quasi unique au monde dans l’ampleur de l’iniquité générationnelle qu’il instaure, leur enrichissement étant devenu impossible. Crise sociale, crise politique et crise de régime se conjuguent pour remettre en cause les grandes dynamiques politiques que nous comptions pour acquises. Le bloc historique et dominant qui règne sur la France est en crise. Une contre-hégémonie se dessine. Tout peut donc basculer en 2027…

Propos recueillis par Xavier Eman, Revue Eléments

– Toussaint : des tombes pillées, des familles indignées

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#webtube : À quelques jours de la Toussaint, plusieurs cimetières français sont frappés par des vols et des dégradations. Plaques funéraires arrachées, croix brisées, fleurs disparues : ces larcins blessent des familles venues honorer leurs proches. Dans une France profondément marquée par la culture chrétienne, ces actes suscitent une vive indignation.

Des dizaines de sépultures prises pour cibles

Dans la nuit du 21 au 22 octobre, une trentaine de tombes ont été pillées à Ansac-sur-Vienne, en Charente. Plaques, croix et statuettes ont été dérobées ou endommagées. « C’est un lieu qu’on ne touche pas, qu’on respecte », a dénoncé le maire Fabrice Audoin auprès d’Ici La Rochelle. Son propre caveau familial a été touché. La gendarmerie a ouvert une enquête et les habitants concernés sont invités à porter plainte.

À Marseille, La Provence rapportait début octobre près d’une centaine de vols recensés entre fin août et début septembre dans les cimetières de Sainte-Marthe et du Canet. Des poignées métalliques ont notamment été dérobées sur les monuments funéraires. À Mâcon, un habitant a également signalé le vol de la plaque déposée sur la tombe de sa mère.

Ces faits dépassent la simple perte matérielle : les objets dérobés portent souvent des souvenirs irremplaçables.

La tradition de recueillement mise à mal

Le 1er novembre, les catholiques célèbrent tous les saints ; le lendemain est consacré à la commémoration des fidèles défunts. La coutume de fleurir les tombes autour de la Toussaint dépasse le seul cadre religieux et demeure profondément ancrée dans les traditions françaises.

Selon une enquête publiée par actu.fr le 25 octobre, les vols de fleurs et d’ornements surviennent toute l’année. La revente de métaux constitue parfois un mobile : en 2024, la gendarmerie avait démantelé un réseau impliqué dans des vols touchant plus de 310 victimes, pour un préjudice estimé à plus de 175 000 euros.

L’ampleur nationale du phénomène reste difficile à mesurer faute de statistiques consolidées. Ces vols ne permettent pas non plus, à eux seuls, de conclure à une hostilité envers la foi chrétienne.

Ils n’en constituent pas moins une atteinte intolérable au respect dû aux morts. À l’approche de la Toussaint, protéger les cimetières, c’est aussi préserver la dignité des familles et une tradition qui traverse les générations.

Arthur Keraudren

breizh-info.com

– TPE : 61 % des patrons voient leur chiffre d’affaires baisser, 51 % se paient moins que le SMIC

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#webtube : 61 % des dirigeants de très petites entreprises ont vu leur chiffre d’affaires baisser au 3e trimestre 2026. 71 % ont vu leur marge nette fondre, 66 % leur trésorerie se contracter. Et la moitié d’entre eux se versent une rémunération inférieure au SMIC. Le dernier Baromètre des TPE du Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI), réalisé du 21 au 27 septembre auprès de 1 378 adhérents, dresse le portrait d’un tissu de petits patrons pris en étau entre l’effondrement de la consommation, le durcissement du crédit et le poids des charges.

Chiffre d’affaires, marges, trésorerie

La dégradation touche tous les indicateurs en même temps. Sur le chiffre d’affaires, 43 % des dirigeants interrogés déclarent une baisse et 18 % une forte baisse par rapport au 2e trimestre. 31 % se disent stables, 8 % seulement en progression.

Les marges suivent le même chemin : 53 % des répondants constatent une baisse de leur marge nette, 19 % une forte baisse. Or c’est la marge qui permet à une petite entreprise d’encaisser un trou d’activité, d’investir ou de reconstituer sa trésorerie.

Sur ce dernier point, 55 % des dirigeants déclarent des problèmes de trésorerie, importants pour 22 % d’entre eux. Le taux remonte de 5 points par rapport au trimestre précédent, après une accalmie au printemps. Plus inquiétant encore, 42 % estiment qu’à activité inchangée, leur trésorerie ne couvrirait pas leurs charges au-delà de 3 mois. 12 % sont déjà en difficulté, 6 % ont moins d’1 mois devant eux.

La cause est d’abord du côté des clients : 91 % des répondants disent avoir constaté une baisse de la consommation depuis le 1er janvier 2026.

Banques et crédit

70 % des dirigeants interrogés estiment que les conditions de crédit se sont durcies au cours des 6 derniers mois. Les banques font une nette différence entre les demandes. Les crédits d’investissement, quand ils sont sollicités, sont acceptés en totalité ou en partie dans 95 % des cas déclarés. Pour les crédits de trésorerie, le taux tombe à 72 %, avec 28 % de refus.

Près d’1 dirigeant sur 4 (24 %) a même renoncé à demander un prêt par crainte d’essuyer un refus. Et 35 % supportent actuellement des frais bancaires liés à leurs difficultés, commissions d’intervention ou frais de rejet.

Investissements gelés, embauches à l’arrêt

51 % des dirigeants ont reporté ou abandonné au moins un investissement au cours des 12 derniers mois en raison de l’incertitude économique, fiscale ou politique, et 24 % en ont reporté plusieurs.

Sur l’emploi, 83 % ne recherchent aucun salarié. Ceux qui recrutent butent d’abord sur le manque de candidats motivés ou compétents (73 %), puis sur le niveau des charges sur les salaires (62 %). La réduction des aides à l’apprentissage a aussi produit ses effets : 42 % des répondants disent avoir réduit (27 %) ou supprimé (15 %) leurs embauches d’apprentis.

Moins que le SMIC pour la moitié des patrons

51 % des dirigeants interrogés déclarent une rémunération personnelle inférieure au SMIC. 14 % se versent moins de 500 € par mois, 17 % entre 500 et 1 000 €. À l’autre bout, ils ne sont que 2 % à dépasser 3 000 €.

Ce chiffre n’a rien d’accidentel : depuis le début de l’année 2024, il oscille entre 47 % et 53 % selon les trimestres.

Le moral suit. 96 % des dirigeants déclarent un état d’esprit négatif, fait d’inquiétude, de désabusement, de colère ou de déprime. Au 3e trimestre 2023, ils étaient encore 19 % à se dire positifs ; ils ne sont plus que 4 %. 49 % disent vivre un stress élevé et permanent, 39 % un stress modéré mais fréquent.

Conséquence : 58 % ne referaient probablement pas, ou certainement pas, le choix de devenir indépendants. 35 % répondent sans hésiter « certainement pas ».

29 % envisagent de fermer

29 % des dirigeants interrogés envisagent ou réfléchissent à une cessation d’activité, dont 22 % avant la fin de l’année. Le taux recule par rapport au 1er trimestre (36 %) et au 2e trimestre (34 %), mais il reste bien au-dessus des 17 % mesurés fin 2024.

Pour l’avenir, le pessimisme domine : 98 % des répondants estiment que la France est en crise économique, 93 % anticipent une dégradation de la situation du pays dans les 12 prochains mois, et 73 % une dégradation de celle de leur propre entreprise.

La facturation électronique, nouvelle contrainte

81 % des dirigeants déclarent avoir mis en place la facturation électronique, le plus souvent sur recommandation de leur expert-comptable pour le choix de la plateforme (67 %). La réforme est loin de faire l’unanimité. 66 % la vivent comme une contrainte administrative de plus, 58 % comme une source de coûts supplémentaires, 44 % comme une source d’inquiétude quant aux erreurs et aux sanctions. Seuls 5 % y voient une simplification.

Parmi ceux qui ne s’y sont pas encore mis, 44 % se déclarent radicalement opposés au principe et refusent la facture électronique.

Coût du travail et 35 heures

À l’approche de la présidentielle, le message est sans ambiguïté. 67 % des répondants placent le coût du travail en tête des sujets à traiter pendant la campagne, loin devant la simplification administrative (17 %). 84 % déclarent envisager d’aller voter.

Les mesures testées par le SDI recueillent des scores massifs : 97 % de réponses favorables pour une baisse des cotisations patronales, 95 % pour une baisse des cotisations salariales afin d’augmenter le net, 93 % pour l’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires, 92 % pour un impôt sur les sociétés à 15 % jusqu’à 100 000 € de bénéfices et 88 % pour la suppression de la CFE. 91 % approuvent une baisse des impôts des entreprises compensée par une réduction des aides publiques.

Sur l’organisation du travail, 81 % sont favorables à la suppression de la référence aux 35 heures hebdomadaires, 89 % à la négociation de la durée du travail au niveau de l’entreprise et 89 % à une primauté des accords d’entreprise sur le Code du travail. 97 % réclament l’interdiction pour l’administration de demander 2 fois la même information.

En revanche, 59 % s’opposent à une hausse de la TVA en échange d’une baisse des cotisations. Sur les retraites, 51 % ne trouvent acceptable aucune des mesures proposées pour équilibrer le système ; le recul de l’âge légal arrive en tête des options, avec 27 %.

Carburants, électricité, géopolitique

Face à la flambée des carburants, 45 % des répondants privilégient une baisse de la TVA de 20 % à 5,5 %, 21 % un plafonnement du prix à la pompe. 74 % sont favorables à la fixation d’un prix national de l’électricité, hors des règles du marché européen.

94 % se disent préoccupés par les conséquences directes des tensions géopolitiques pour la France. Pour y faire face, 49 % estiment que l’État doit d’abord renforcer l’indépendance énergétique et la sécurité des approvisionnements.

1 378 répondants

L’enquête a été conduite en ligne du 21 au 27 septembre 2026 auprès des adhérents du SDI, qui ont répondu volontairement. Le syndicat précise lui-même que les résultats décrivent la situation de ces adhérents et ne constituent pas un sondage représentatif de l’ensemble des TPE françaises. Le document complet, de 47 pages, est disponible sur le site du SDI.

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– Interview-réquisitoire contre Sarah Knafo : France Info refuse de s’excuser

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#webtube : L’audiovisuel public dans toute sa splendeur ! Ce mercredi 28 octobre, l’interview de Sarah Knafo sur France Info a tourné à la garde à vue, pour ne pas dire au procès politique. Pendant 23 minutes, l’eurodéputée Reconquête a dû affronter les journalistes Simon Le Baron et Audrey Tison, dont les interruptions incessantes, le ton accusateur et les remarques péremptoires ont transformé l’entretien en véritable interrogatoire ou réquisitoire.

Une interview à charge

Dès les premières secondes, le dénommé Simon Le Baron attaque et présente son invitée du jour comme la « représentante d’un parti dirigé peut-être, s’il obtient ses 500 parrainages, par un candidat multi-condamné pour incitation à la haine raciale, entre autres ». La réaction de l’eurodéputée fuse : « Ça commence ! » La suite confirme cette entrée en matière.

S’étant manifestement donné pour mission d’empêcher Sarah Knafo de développer la moindre idée, les deux journalistes ne l’ont quasiment pas laissée finir une seule phrase. Lorsque la jeune élue aborde ses propositions économiques, Simon Le Baron invoque des économistes qui contesteraient ses analyses, sans les nommer. L’eurodéputée lui demande alors s’il a lu son livre. Le journaliste finit par reconnaître à demi-mot que non, tout en poursuivant ses attaques sur le même ton hostile.

Après l’émission, Sarah Knafo ne mâche pas ses mots. « Je sors d’une interview lunaire sur France Info. Tellement révélatrice du comportement de ces militants d’extrême gauche qu’on paie avec nos impôts », écrit-elle, sur X. Elle dénonce également le traitement réservé à ses propos sur l’attentat de Trappes : « Ce matin, sur France Info, on m’a sommée de condamner l’attentat de Trappes. Je l’ai fait, sans hésiter. J’ai ensuite posé la même question en retour : êtes-vous capable de dire que le racisme anti-Blanc tue en France ? On m’a répondu qu’on n’avait « pas à condamner ni à ne pas condamner ». Sur le service public, on exige des autres ce qu’on refuse de dire soi-même. »

Des « excuses » démenties

L’affaire ne s’est pas arrêtée à la sortie du studio. Selon le journaliste Clément Garin, un responsable de France Info aurait présenté ses excuses à Sarah Knafo après la séquence. Le directeur adjoint de la rédaction, Florent Guyotat, serait venu lui dire : « Eh bah, c’était explosif ! » L’eurodéputée lui aurait répondu : « Demandez à vos journalistes d’être professionnels, c’est une honte. » Clément Garin affirme qu’un cadre de la chaîne France Info s’est désolidarisé de l’interview, la jugeant « ni fait ni à faire ». La direction du média public oppose pourtant un démenti catégorique : « Franceinfo dément fermement avoir présenté des excuses à Sarah Knafo à la suite de l’interview du 8.30 ce matin. »

En attendant d’en savoir plus, notons que cette séquence n’est pas un incident isolé. Lundi 26 octobre, Simon Le Baron recevait Thomas Ménagé, député RN du Loiret. Là encore, l’entretien avait pris des allures d’interrogatoire. « Questions à charge, interruptions, ton accusateur : des séquences lunaires !, a commenté, sur X, son collègue Philippe Ballard. J’ai été journaliste quatre ans à France Info. Le service public singe la presse militante d’extrême gauche. Ce ne sont plus des journalistes, mais des militants. »

Un journaliste courtois… avec LFI

Le portrait de Simon Le Baron dressé il y a quelques mois par Télérama rend l’épisode d’autant plus frappant. Le journaliste y était décrit comme un professionnel apprécié, « souriant, gentil », réputé pour son approche calme et posée et sa manière d’interviewer les invités « sans couper la parole ni chercher le clash ». L’homme aurait-il changé de méthodes face à Sarah Knafo ?

Les comparaisons avec d’autres invités de la matinale sont éclairantes. La veille, Clémence Guetté, députée LFI, était reçue dans la même émission. Le ton de Simon Le Baron semblait nettement plus affable, ponctué de larges sourires. Trois semaines plus tôt, face à Mathilde Panot, le journaliste ouvrait l’entretien par une formule des plus courtoises : « Bonjour, Mathilde Panot, merci d’être avec nous. » Pourquoi n’a-t-il pas commencé l’interview en rappelant le palmarès judiciaire de Jean-Luc Mélenchon, comme il l’a fait pour Éric Zemmour ? Un deux poids deux mesures qui illustre la dérive idéologique d’un groupe audiovisuel financé par des contribuables floués.

Jean Kast, dans BV

– Campagne électorale : des coups montés en veux-tu en voilà

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#webtube : Coups de Jarnac et épée de Damoclès… Plus que jamais, tout est permis contre le RN. Le mois écoulé donne le ton de la campagne présidentielle. Contre le RN, tous les coups sont et seront permis, y compris les coups montés, mal ficelés ou spécieux. Et ça n’est que le début.

L’enquête « journalistique »

Le coup bas de l’enquête « journalistique » a ouvert le bal. Première livraison, les « messages antisémites » signés Jordan Bardella et qu’aurait exhumés Mediapart. Une découverte annoncée de façon tonitruante, parée des plumes de la certitude. À y regarder de plus près, les preuves ressemblaient davantage à des allégations, au point que les journalistes se sont rabattus ensuite sur des analyses de style censées suppléer la faiblesse de la démonstration. Même le tribunal médiatique dans son ensemble ne les a pas trouvées bien solides.

Quel sera le prochain dossier ? Des accusations de harcèlement sexuel contre Jordan Bardella ? Des liens financiers du RN avec la Russie ? Des photos de tel ou tel responsable départemental faisant un black face ? Une quenelle ? Nul ne sait. Le procédé est bien rodé : un média sort un dossier, d’autres servent de caisse de résonance.

À ce sujet — [ÉDITO] La nouvelle « preuve » de Mediapart contre Jordan Bardella : un banal lapsus

L’attentat de Trappes

À peine un mois après les accusations de Mediapart, l’attentat de Trappes a relancé la machine. Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, demande qu’on interdise le RN de parole. Le député écologiste Benjamin Lucas, qu’on ferme CNews. Le maire de Trappes Ali Rabeh, qui appartient à Génération.s, est loué par Libération pour avoir eu « les mots les plus clairs et les plus fermes contre les dangers de l’extrême droite et le rôle de certaines chaînes d’info en continu dans la banalisation et parfois même la promotion des propos de Marine Le Pen et de ses lieutenants ou affidés ».

Grâce aux réseaux sociaux, grâce au procureur qui n’a pu que démentir une « fake news » du Monde tellement elle était énorme – les fameux tracts du RN… qui n’existaient pas, ni dans le coffre, ni dans la boîte à gants –, on sait que le profil du terroriste ne rentre pas dans la case « extrême droite » aussi simplement que les médias et les politiques l’ont dit. Mais ce qui compte, en ce domaine, est l’ampleur de la réprobation médiatico-politique à l’égard du RN. En ce domaine, l’exploitation de la profanation du cimetière de Carpentras en 1990 reste le mètre étalon.

La Justice selon Le Monde

L’encre de la « fake news » était à peine sèche que Le Monde publiait un entretien avec Didier Guérin. Ce haut magistrat honoraire (c’est-à-dire en retraite) y défend, longuement, la thèse de l’inéligibilité actuelle de Marine Le Pen. La menace n’est pas voilée. Il envisage, par des arguments de droit que sa position professionnelle est supposée cautionner, que la candidate ne soit tout simplement pas reconnue comme telle : « C’est au Conseil constitutionnel qu’il appartiendra toutefois d’établir la liste des candidats à l’élection présidentielle, au plus tard le 26 mars 2027. » Elle pourrait donc être rayée d’un trait de plume. Simple comme un coup de fil ! Marine Le Pen a répondu, sur X, que « sous le couvert de considérations juridiques, ce magistrat développe des thèses à finalité, en réalité, purement politiques (sic) ».

L’épée de Damoclès de l’inéligibilité va donc continuer de plomber la campagne présidentielle. Bien que non prouvés, les « messages antisémites » seront brandis comme un argument dans les débats, tout comme les tenants et aboutissants médiatiques de l’attentat de Trappes dans les discours. Et comme rien ne lasse plus que ces rabâchages, de nouvelles enquêtes paraîtront, des faits seront exploités pour que, d’ici au premier tour, l’électeur comprenne bien le message. À défaut de bourrer les urnes, bourrer les crânes.


Samuel Martin
, dans BV

– À Strasbourg, le sapin de Noël est-il devenu un symbole à abattre ?

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#webtube : La municipalité PS de Strasbourg craint que son sapin de Noël soit pris pour cible le 31 octobre. La Toussaint n’est pas passée que, déjà, Noël se prépare. Un Noël qui s’annonce sous tension, comme en témoignent les dernières nouvelles venues de Strasbourg.

Le lundi 26 octobre, le traditionnel sapin de Noël de la capitale alsacienne a été installé sur la place Kléber. Sous les yeux des passants impressionnés, le conifère de 30 mètres de haut a été érigé à l’aide de grues. Jusque-là, rien d’anormal. Chaque année, le procédé est le même. Pour autant, ce cru 2026 des festivités qui vont entourer la célébration de la naissance du Christ au sein de la cité rhénane pourrait réserver quelques surprises – de mauvaises surprises.

C’est en tout cas ce que craint la municipalité. En effet, si le majestueux sapin est installé à l’épicentre du marché de Noël qui se déroulera du 27 novembre au 24 décembre, il se dresse aussi là où les manifestations du 17 octobre ont largement dérapé. Ce jour-là, 15.000 personnes s’étaient retrouvées sur la place Kléber pour faire entendre leur voix, mais, comme dans beaucoup d’autres endroits en France, les revendications ont rapidement laissé place à la violence et au pillage.

Sapin menacé

La mobilisation annoncée pour le 31 octobre n’augure donc rien de bon et va contraindre la ville à prendre des dispositions pour protéger le conifère. Le premier adjoint à la mairie de Strasbourg, Mathieu Cahn, a déclaré : « On le protégera et on y sera attentif. » Il a ensuite ajouté : « Le grand sapin à Strasbourg, c’est d’abord un emblème de joie et de bonheur. Je ne vois pas très bien pourquoi il serait une cible. »

À ce sujet — [BRÈVE] Émeutes lycéennes : une église à Strasbourg touchée par des flammes

Sa lanterne a vraisemblablement besoin d’être éclairée. Rappelons pour ce faire que, lors des émeutes du 17 octobre, des églises ont été forcées tandis qu’un Master Poulet (restaurant halal) a été épargné, laissant penser que, dans certains cas, les auteurs de dégradations et de pillages n’agissent pas au hasard. Certains lieux sont ciblés, d’autres non. Il se peut donc que le sapin soit menacé, non pas seulement parce qu’il se trouve au mauvais endroit, au mauvais moment, mais bien parce qu’il s’agit d’un symbole culturel associé à une fête chrétienne.

Mathieu Cahn, déjà adjoint au maire au moment de l’attentat islamiste de décembre 2018 qui a fait cinq morts sur le marché de Noël de la ville, feint de l’ignorer. Il semble, aussi, avoir oublié que, dans sa commune, plusieurs incidents ont touché les sapins de Noël. En 2014, les illuminations du conifère de la place Kléber ont été coupées tandis qu’en 2023, il a été aspergé de peinture orange. En 2022, aussi, dans le quartier de Neudorf, des sapins ont pris feu. Aucun de ces événements n’a eu lieu dans un contexte de tensions sociales. Les risques de dégradation évoqués ne peuvent être uniquement imputés aux potentielles émeutes.

Municipalité aveuglée

Lorsqu’il trône sur une place, paré de boules et de guirlandes lumineuses, le sapin n’est plus un arbre lambda. Il devient l’expression visible d’une tradition profondément ancrée dans l’histoire et la culture françaises, celle de la célébration de la naissance du Christ. Sa présence vient évidemment rappeler les racines chrétiennes de la France et de l’Alsace, région particulièrement riche en traditions de Noël.

Dans une société où les combats culturels et civilisationnels n’ont jamais été aussi prégnants, difficile de ne pas voir, dans les menaces qui pèsent sur le sapin de Noël de Strasbourg, un nouvel épisode de cette guerre. La municipalité socialiste est parvenue, sans doute grâce aux œillères dont la gauche aime s’équiper, à cette incroyable prouesse. Chapeau bas !

Sarah-Louise Guille, dans BV

https://www.breizh-info.com/2026/10/29/264999/strasbourg-le-sapin-de-noel-sous-surveillance-apres-les-violences