#webtube : La colère gronde et le mécontentement s’exprime dans la rue. Entre frustrations sociales, ras-le-bol et inquiétudes pour l’avenir, la mobilisation du 17 octobre témoigne d’un climat de tension qui traverse la France. Que révèle cette contestation ? Jusqu’où peut aller cette montée de la colère ? Et quelles conséquences pour le pays ? Dans cette vidéo, Aldo Sterone revient sur cette actualité et livre son analyse de la situation française.À découvrir, pour se faire sa propre opinion et nourrir le débat.
#webtube : Une nouvelle aventure commence pour Saucy Seth ! Il est temps de trouver le camion idéal pour poursuivre ses escapades et prendre la route vers de nouveaux horizons. Quel modèle va-t-il choisir ? Plus de puissance, davantage de confort ou un véhicule parfaitement adapté à ses prochaines aventures ? La recherche est lancée ! Suivons avec lui les premières étapes de cette nouvelle aventure et découvrons ce que l’avenir lui réserve.
#webtube : À l’occasion de la sortie de son livre, plongée dans un système qui s’est ligué contre le député UDR de l’Hérault. Le désormais rapporteur le plus célèbre de France revient sur les coulisses de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public à l’occasion de la parution de son livre Je jure de dire toute la vérité, sorti le 30 septembre aux Éditions Fayard. Les pressions subies, les menaces, son procès perdu contre Paris Match, les invectives, les assauts d’un « écosystème » qui se ligue pour discréditer ses investigations : le député UDR de l’Hérault revient sur les six mois de travaux de la commission qui a mis en lumière la dérive de l’audiovisuel public.
#webtube : Assez de mensonges et de tromperies, l’Ukraine est le tombeau de l’UE. Ramener l’aide à l’Ukraine à seulement 600 millions d’euros en évacuant les 45 milliards d’engagements réels pris par la France depuis 2022 est une totale aberration politique. Sans compter la reconstruction future.Sarah Knafo ne devrait pas oublier la trahison que fut le non respect des accords de Minsk, lesquels auraient évité la guerre. Elle croit tout savoir mais sur le conflit ukrainien elle se joint à la meute sans maitriser le dossier.
En tant qu’ancienne magistrate à la Cour des comptes et élue au Parlement européen, Sarah Knafo sait très bien que la France pèse dorénavant 17 % de tous les financements déjà accordés et de tous les emprunts contractés par l’UE au profit de l’Ukraine, qui sont garantis par les États membres. Prétendre que l’Ukraine en faillite paiera un jour ses dettes est une fable bruxelloise destinée à endormir le contribuable. Un pays qui réclame encore une rallonge de 70 milliards, après avoir demandé une avance de 27 milliards sur le budget 2027 (90 milliards pour 2026 et 2027), n’est pas fiable. C’est un puits sans fond sachant que l’Ukraine restera insolvable durant des décennies. Quant au coût de la reconstruction, la part française sera de 45 milliards d’euros étalés sur 10 ans, qui s’ajouteront aux 45 milliards déjà engagés. L’UE devrait financer 50 % des 500 milliards d’euros de reconstruction estimés par la Banque mondiale.
On peut toujours finasser sur les chiffres mais on parle de dizaines de milliards, pas de centaines de millions. Il faut être clair avec le contribuable. Un pays ruiné ne remboursera jamais et une Russie victorieuse ne paiera certainement pas les réparations.
Sarah Knafo a parfaitement le droit de vouloir soutenir l’Ukraine en ignorant les turpitudes du régime kiévien, mais qu’elle donne au moins les vrais chiffres et ne trompe pas les électeurs. Évidemment, chacun sait qu’en France, ne pas soutenir l’Ukraine, c’est se mettre à dos le Système. Zemmour en a fait les frais en 2022. Mais chiffrer l’aide à 600 millions, alors qu’en 2025 elle se montrait soucieuse des deniers de l’État, est assez sidérant. Après les non-dits, la volte-face.
Il y a moins d’un an, à l’automne 2025, Sarah Kanfo s’érigeait en gardienne rigoureuse des deniers publics face à la fable d’un achat largement médiatisée de 100 Rafale par l’Ukraine. Sur Europe 1, elle s’interrogeait de manière incisive :
« Qui va payer ? Si on doit les offrir, il y a un grave problème financier. »
Elle dénonçait alors un appauvrissement de nos propres forces armées sous sa formule fétiche : « Notre dépense mine notre défense ».
Pour défendre un soutien qui ne pèserait finalement pas si lourd, elle avance désormais le chiffre de 600 millions d’euros. D’où sort ce montant ridicule ? Elle semble ne retenir que le strict volet humanitaire et civil d’urgence géré par le ministère des Affaires étrangères, en faisant mine d’oublier tout le reste. Par la magie d’un chiffre sous-évalué à l’extrême, il n’y a apparemment plus de problème financier pour soutenir Kiev. Exit la part de l’UE.
Nos 8 milliards d’aide bilatérale se décomposent en cessions militaires (canons Caesar, Mirage 2000 et missiles SCALP…), le coût de la formation et des lignes de soutien pour que l’Ukraine achète du matériel français et l’aide humanitaire.
La contribution au programme d’aide de l’UE qui augmente chaque jour
Rappelons que pour ses programmes d’aide, l’UE emprunte pour prêter à l’Ukraine, à laquelle aucun créancier lucide n’oserait prêter son argent à un taux inférieur à 20 ou 30 %. L’UE émet donc des obligations à 3 % garanties par les États membres. Car chacun sait que l’Ukraine ruinée et détruite sera insolvable pour des décennies. L’Europe saignée financièrement, réclame désormais le soutien du G7 pour alimenter le puits sans fond.
Après les 27 milliards d’avances réclamés par Zelensky pour boucher le trou de 2026, celui-ci vient de réclamer encore 70 mds supplémentaires pour 2027, le coût de la guerre étant évalué à 155 milliards sur l’année.
J’ajoute que Bruxelles, pour anesthésier le contribuable européen, adosse son prêt de 90 mds d’euros sur les futures réparations russes. Mais qui peut croire que l’Ukraine exsangue va gagner cette guerre et que Poutine va s’asseoir sur les 300 milliards d’avoirs russes gelés ? Si Bruxelles vole chaque année les 4 milliards d’intérêts que rapportent les avoirs russes, elle ne volera jamais le capital au vainqueur. Cessons de rêver et de mentir aux peuples européens.
Risque hors-bilan. Garantie européenne si un accord de paix dégèle les avoirs russes.
5. Reconstruction future (Projection 10 ans)
250,0 mds €
42,50 mds €
À venir. Estimation Banque mondiale de 500 mds (Part UE fixée à 50%).
TOTAL GÉNÉRAL NET ET CONSOLIDÉ
561,3 mds €
98,23 mds €
L’exposition totale maximale de la France. L’ardoise réelle corrigée de tout doublon.
Conclusion
Le livre de Sarah Knafo « Le Casse du siècle » fait un tabac en librairie et approche les 300 000 exemplaires. C’est remarquable et cela dénote un intérêt croissant des citoyens pour cette jeune femme, visiblement appelée à un avenir politique très prometteur. Par conséquent, comment peut elle taire à ce point la vérité aux Français et perdre toute crédibilité en s’obstinant à affirmer que l’aide à l’Ukraine ne coûte « presque rien », alors qu’elle nous engage pour des années et que nos 3 600 milliards de dettes nous étranglent ? Minimiser le fardeau ukrainien qui nous coule un peu plus chaque année, c’est jeter le discrédit sur toutes les belles démonstrations comptables qu’elle expose dans son livre.
Nous ne sommes pas au cirque. On ne sort pas 600 millions de son chapeau alors que l’aide à l’Ukraine nous engage pour des dizaines de milliards sur le long terme. Les Français ont besoin de vérité et de sérieux, pas de boniments et de réponses désinvoltes.
Réduire l’effort français à 600 millions d’euros est un mensonge par omission, indigne d’une députée européenne qui connaît parfaitement les rouages des garanties budgétaires de l’Union. Qu’on soutienne ou que l’on oppose une résistance à cette aide, la réalité financière est brute : la France est engagée à hauteur de près de 100 milliards d’euros. Une somme que les contribuables paieront tôt ou tard, bien loin des illusions géopolitiques de l’eurodéputée.
Que Sarah Knafo affronte la vérité sans tromper les Français si elle ne veut pas perdre le capital de sympathie dont elle bénéficie à ce jour. Son positionnement est incompréhensible.
Et j’ajoute qu’elle évacue un peu vite le côté mafieux et corrompu du régime ukrainien. Qu’elle aille se promener à Kiev ou à Monaco, elle y croisera les bolides les plus coûteux, Ferrari, Bentley, Rolls, Lamborghini, Porsche, Bugatti, des Supercars valant des centaines de milliers d’euros, toutes immatriculées en Ukraine.
Et que dire de la ruée des riches Ukrainiens sur l’immobilier de très grand luxe depuis 2022 ?
Le record historique mondial (Monaco, 2024/2026) : Rinat Akhmetov (l’homme le plus riche d’Ukraine) a finalisé l’acquisition de l’appartement le plus cher de l’histoire de l’immobilier mondial pour 471 millions d’euros. Situé à Monte-Carlo dans la résidence Le Renzo, ce triplex sur la mer fait 2 500 m².
Mais dans la France du va-t-en-guerre Macron, on ne peut plus ni rouler, ni se loger…
Sarah Knafo, au lieu de voler au secours d’un régime mafieux, ferait mieux de se souvenir du coup d’Etat de 2014 à Kiev, mené par la CIA pour renverser le régime prorusse en place. Elle ne devrait pas oublier la guerre menée par l’Ukraine durant 8 ans contre sa propre population du Donbass, au prétexte qu’elle est majoritairement d’origine russe. Elle ne devrait pas oublier la trahison que fut le non respect des accords de Minsk, lesquels auraient évité la guerre. Sarah Knafo croit tout savoir mais sur le conflit ukrainien elle se joint à la meute sans maitriser le dossier.
#webtube : La France a clairement basculé dans une nouvelle situation. Les problèmes revendicatifs ne sont plus qu’un prétexte. Nous assistons à un véritable début d’insurrection, sous la forme d’émeutes urbaines à travers tout le pays.
L’affaire a commencé ce samedi à Paris, dès 10 h 30 avec un rassemblement d’environ 200 militants, tous masqués, qui ont affronté la police Rue du Faubourg Saint-Denis à hauteur du 87 de cette rue dans le 10e arrondissement. Tout un symbole… incroyable mais vrai. Pour ceux qui savent, c’est exactement à cette adresse que se trouve le local de l’ex-OCI (trotskistes lambertistes) aujourd’hui rebaptisée POI (Parti Ouvrier Indépendant) dont le chef officiel est Marc Gauquelin, dit Marc Lacaze, qui était au bureau politique de l’OCI. Mais le vrai chef du POI c’est Mélenchon… oui, Mélenchon. Pour preuve, c’est au 87 rue du Faubourg Saint-Denis que LFI réunit régulièrement ses cadres et c’est fait ouvertement. C’est le POI qui fournit un SO fort violent quand LFI en a besoin, notamment pour ramener l’ordre dans les rangs LFI. En remerciement, le POI a obtenu un député dans le 93 : Jérôme Legrave, affilié à LFI mais surtout membre du POI.
Certains penseront peut-être qu’il est exagéré de parler de début d’insurrection. Pourtant sur la Canebière, en plein cœur de Marseille, c’est une situation de quasi-guerre civile. Il n’est que 11 heures et la manifestation est appelée bien plus tard. Un commissariat a été attaqué, envahi et entièrement vandalisé. Une invasion de la Mairie a également eu lieu. La porte a été défoncée au cri de « c’est la révolution, on prend la Bastille ». Dans le hall d’entrée, des tags sont mis partout, du mobilier est brisé. Une violence et une haine absolument incroyables. Par ailleurs, de nombreux feux sont allumés un peu partout dans le centre de Marseille et sur le vieux port. Les affrontements avec la police sont incessants et très violents.
À Paris, place de la République, c’est à peu près la même chose. Dès 11 heures, plusieurs centaines de personnes ultra-violentes, habillées en noir, ont commencé à affronter la police à coups de jets de pavés et, en réponse, la police a envoyé un flot de grenades lacrymogènes. Toute la place est dans un immense nuage. Au passage on note quelques porteurs de gilets jaunes. Mais cela ne trompe personne. Ils sont gilets jaunes comme je suis évêque. Un gilet jaune sur un gars habillé en noir et qui balance des pavés sur la police, c’est un black bloc ou un antifa déguisé mais pas un Français étranglé financièrement et qui vient pour crier sa colère et réclamer une baisse du prix des carburants et une augmentation de son pouvoir d’achat. Les gilets jaunes ont bon dos. Comme les lycéens ils ne sont qu’un prétexte pour casser et piller sans retenue.
14 h 15, une voiture est en feu place de la République. Les affrontements sont toujours en cours sur la place. Un cortège vient de démarrer direction place de Clichy. Mais des manifestants Rue Turbigo, dans le IIIe, allument un incendie sur la chaussée avec des vélos électriques dont les batteries explosent sous la chaleur. D’autres voitures sont en feu.
À Lyon, c’est exactement la même chose Place Bellecour, dès 10 h 30 du matin. C’est un festival de casse et d’affrontements avec la police. Là aussi, selon la police, ce sont 400 black blocs qui sont en action. L’office du tourisme est tagué en tous sens puis totalement dégradé avant d’être entièrement incendié et détruit. Pour faire bonne mesure, à Paris comme à Lyon et ailleurs, les pompiers sont bloqués pour les empêcher d’intervenir et éteindre ces incendies. Enfin à Lyon, un supermarché Monoprix a été pillé par les manifestants dont un nombre considérable sont très jeunes.
Même chose à Rennes, à Nantes, Lille et à Toulouse. Partout, une violence débridée amenant de considérables dégâts. À 15 h 15 à Nantes, des centaines de casseurs s’affrontent toujours à la police et la manifestation n’a même pas commencé, empêchée par tous ces affrontements. Idem à Lyon et dans de nombreuses villes. À noter qu’on relève aussi de nombreux drapeaux algériens ou palestiniens fièrement portés par ces casseurs-racailles. Pas de banderoles ni de pancartes revendicatives. On est à des années-lumière des revendications des lycéens ou du prix du carburant. La racaille et les casseurs ont éclipsé le mouvement revendicatif et imposé leur affrontement avec les forces de l’ordre. Tout cela porte une conséquence… le chaos.
Une multitude de villes connaissent les même événements. Les bâtiments publics sont partout visés et gravement endommagés dans de nombreux cas.
Il est 16 heures. En regardant les différentes chaînes infos, une question s’impose : « Mais où sont les manifestations ? ». La réponse est simple : elles ont disparu et presque partout ce sont des affrontements qui sont la règle. De nombreux Français ont bien compris la situation et ne sont pas venus pour manifester.
Sur Radio Nova, un prétendu humoriste n’a rien trouvé de mieux que de donner à l’antenne l’adresse de Vincent Bolloré et de Bernard Arnault. Est-ce que ce n’est pas un appel à l’agression, voire un appel au meurtre ? Pourtant gageons que l’ARCOM et les juges resteront muets et qu’aucune suite ne sera donnée à ces informations inacceptables.
17 heures à Paris, Boulevard Sébastopol. Un Mac Do est vandalisé et dévalisé. De même un Monoprix a sa façade défoncée et les émeutiers le pillent. Là, c’est clair. C’est la même population que durant les émeutes pour Nahel. C’est une razzia au sens propre du terme. À cette heure, on a vraiment l’impression que la guerre civile a commencé. Et ces pillages semblent être la norme un peu partout en France, notamment à Marseille où une multitude de magasins ont été pillés, ce que vient de confirmer le préfet.
À Marseille toujours, incroyables images d’émeutiers attaquant une colonne de véhicules de police qui n’ont d’autre solution que de fuir avec leurs véhicules criblés de projectiles en tous genres.
À Paris, les émeutiers ont organisé une multitude de petites manifestations sauvages, ce qui perturbe grandement les forces de l’ordre. Les émeutiers semblent vouloir arriver près de l’Élysée. Ils sont arrivés place de la Concorde qui pourtant était un lieu interdit. Place de la République, de nombreuses voitures sont maintenant en feu. Nombreuses également sont les rues de Paris où des feux sont en cours. Les lieux de pouvoir sont indiscutablement visés. Élysée, Assemblée nationale, Matignon, ou encore les Halles pour pouvoir piller de nombreux magasins. Dans plusieurs villes (Angers, Bordeaux, etc.), des mairies ou résidences préfectorales ont été attaquées. Il semble évident que tout cela a été soigneusement organisé et coordonné.
Mais comment se fait-il qu’il y ait un tel nombre de casseurs et pilleurs à travers le pays ?
La réponse à cette question est double. D’une part, il y a le discours et les actions irresponsables de LFI répétant inlassablement que « la police tue » et invitant les jeunes à se dresser en permanence contre l’État et toute forme d’autorité. Par ailleurs, LFI ne manque jamais une occasion de venir dans les manifestations ou mobilisations en chauffant les personnes concernées afin qu’elles entrent en conflit, surtout violent, avec les autorités. Et cela vaut aussi pour les jeunes et les habitants très souvent immigrés dans les banlieues.
D’autre part il y a l’État qui depuis des années, tout spécialement depuis que Macron est au pouvoir, est resté indifférent à l’action de plus en plus importante des black blocs et autres antifas qui ont eu un rôle négatif toujours plus important dans les rues de France. Toutes les autorités connaissent ceux qui se cachent derrière leurs masques et se déguisent en noir. Mais rien n’est fait pour les arrêter, les juger et les condamner. Alors ils ne cessent de prospérer et leurs actions deviennent de plus en plus importantes, d’autant plus que lorsqu’ils sont arrêtés, les juges les relâchent quasi immédiatement et sans aucune condamnation. Donc ils sont de plus en plus virulents et audacieux.
Dès lors avec la conjonction des deux, d’une part l’action et le discours de LFI, et d’autre part l’inaction de l’État face aux black blocs et antifas, couplés avec les objectifs des racailles de banlieue, cela donne le résultat actuel : des groupes de plus en plus nombreux partout en France, qui sèment le chaos et pillent sans vergogne, amenant le pays au bord de l’effondrement et du naufrage.
Le pire étant que l’élection présidentielle est dans plus de 6 mois et que chaque jour qui passe voit les événements actuels devenir de plus en plus graves et violents. On peine à imaginer dans quelles conditions va pouvoir se tenir cette élection présidentielle et on est surtout en droit de redouter ce que serait un appel à l’insurrection si Marine Le Pen était au 2e tour et gagnait l’élection. D’ici là, le pouvoir macronien ne fera sans doute rien pour réduire au silence le monstre qu’il a laissé naître et surtout prospérer. Monstre constitué de black blocs, d’antifas et de racailles de banlieues.
Ce qui est odieux, c’est que si vous êtes un citoyen lambda et que vous faites un excès de vitesse de 15 km/h, l’État ne vous fera aucun cadeau et s’acharnera contre vous si vous avez la mauvaise idée de ne pas payer l’amende. Mais si vous êtes une racaille qui a vandalisé, cassé, pillé, alors pour ne pas mettre d’huile sur le feu, et par peur des cités, le pouvoir et les juges vont être conciliants et vous n’aurez guère d’ennuis. Un deux poids, deux mesures de plus en plus insupportable et qu’aucun Français respectueux de l’ordre ne peut comprendre ni accepter.
Le plus préoccupant étant qu’il n’y a que 150.000 policiers et 101.000 gendarmes donc 251.000 au total. Auxquels on peut ajouter entre 30.000 et 40.000 réservistes de la gendarmerie. Si ce qu’on voit aujourd’hui se produit simultanément partout en France mais avec une intensité encore plus grande… qui croit que ces forces seront suffisantes pour maintenir l’ordre ? D’autant que cela risquerait de durer plusieurs jours. Or aujourd’hui ces forces de l’ordre sont en permanence sur le pont et vont se fatiguer rapidement. À un moment, la corde va casser… or la police est le dernier rempart de la République et de l’État qui est aujourd’hui quasiment absent.
17 h 56 à Paris, un responsable de la police sur le terrain informe que les policiers n’ont plus de grenades lacrymogènes. Comment est-ce possible ? Les responsables de cet état de fait au ministère de l’Intérieur doivent rendre des comptes.
De plus, on est quand même fondé à se demander pourquoi le pouvoir ne décrète pas l’état d’urgence face à cette situation incontrôlable, certes à Paris, mais également dans de très nombreuses villes sur l’ensemble du territoire.
La soirée est loin d’être finie. Chaque heure qui passe permet de découvrir l’ampleur du désastre en cours dans notre pays.
On me permettra de relever que d’innombrables personnes nous disent que le danger le plus grave en ce moment et depuis des mois, c’est l’extrême droite et la menace d’instauration du fascisme dans notre pays. Mais est-ce l’extrême droite qui est en action aujourd’hui ? Bien sûr que non. C’est, comme d’habitude, l’extrême gauche, les antifas, les black blocs et autres racailles de banlieue qui sèment le chaos et menacent notre pays. Pourquoi les antifas et autres black blocs ne sont-ils pas déclarés organisations terroristes ? Pourquoi les racailles de banlieue ne sont-elles pas réprimées comme il convient ? Pourquoi LFI et ses responsables qui dénoncent les « violences policières », mais font silence sur les violences des racailles et de l’extrême gauche, ne sont-ils pas poursuivis et condamnés comme il le mériteraient pour appel à la violence ?
Comme si de rien n’était, hier soir Macron est allé écouter Céline Dion et Brigitte gesticulait comme une ado !
La France est au bord de l’explosion. La guerre civile frappe à notre porte. Malheureusement, un peu plus tôt ou un peu plus tard, le pire va sans doute se produire…
#webtube : Souvenez-vous du printemps 2022. Avec une assurance désarmante, les dirigeants occidentaux, Bruno Le Maire en tête, nous promettaient « l’effondrement de l’économie russe » et de « mettre la Russie à genoux » en quelques mois grâce à un déluge de sanctions. Quatre ans et demi plus tard, le réveil est brutal. Non seulement la Russie ne s’est pas effondrée, mais sa résilience macroéconomique insolente enfonce une Union européenne engluée dans la crise, la dette, la stagnation et les divisions. En réalité, l’Occident s’est attaqué à plus fort que lui par pure méconnaissance de son adversaire. Une erreur d’appréciation stratégique fatale. Mépris et arrogance à l’égard des Russes se paient au prix fort. L’Occident affronte la puissante Russie de Poutine, pas celle de Boris Eltsine.
La réalité du terrain : La Russie, 4e puissance économique mondiale
Pour masquer leur échec, les analystes occidentaux s’obstinent à scruter le PIB nominal, faussé par les taux de change avec un rouble faible. Or, l’indicateur économique le plus fiable pour mesurer la richesse réelle, la capacité de production brute et le pouvoir d’achat concret est le PIB en Parité de Pouvoir d’Achat (PPA).
À ce sujet, je rappelle aux économistes russophobes, qui ricanent et affirment qu’en pratique les banques ignorent la notion de PPA, qu’il faut aller dire cela au FMI et pas sur les plateaux TV. Oui, les banques ne prêtent pas en PPA, mais c’est bien en PPA qu’on compare les pays sur le plan économique.
Quand la Russie fabrique un obus de 155 pour 1 000 dollars, celui que fabrique l’UE en vaut 5 000. C’est la magie du circuit étatique fermé, qui possède matières premières à profusion et main-d’œuvre bon marché. Pas d’intermédiaires ou d’actionnaires à financer.
Résultat : avec le même budget théorique, quand l’Europe s’endette pour produire un seul obus, la forteresse russe en sort cinq de ses usines.
À ce jeu, la Russie inflige un camouflet historique à l’UE. Selon les données du FMI, la Russie s’établit désormais comme la 4e économie mondiale en PPA, surclassant le Japon et l’Allemagne. Prise individuellement, elle dépasse n’importe quelle nation de l’Union européenne. Mieux encore : alors que les budgets européens sont asphyxiés sous des montagnes de dettes (dépassant les 119 % du PIB pour la France), la Russie mène une guerre de haute intensité tout en maintenant une dette publique dérisoire d’à peine 18 % de son PIB. Un exploit budgétaire totalement inédit pour un pays en guerre.
Le tableau mondial du PIB en PPA illustre parfaitement ce grand retournement et le déclassement des nations européennes :
Rang Mondial
Pays
PIB en PPA (en milliards de $)
Dette Publique (en % du PIB) [1]
Statut / Observation
1
Chine
44 300
85 %
Leader mondial en PPA, dette maîtrisée par l’État
2
États-Unis
32 400
123 %
Première puissance occidentale, vit massivement à crédit
3
Inde
18 900
82 %
Forte croissance, endettement stable pour un émergent
4
Russie
7 530
18 %
Le taux d’endettement le plus bas du Top 10 mondial
5
Japon
7 260
255 %
Record mondial d’endettement, dépassé par la Russie en PPA
6
Allemagne
6 410
64 %
Moteur de l’UE, mais décroche face à la Russie
7
Indonésie
5 450
39 %
Géant émergent d’Asie du Sud-Est
8
Brésil
~5 230
85 %
Première économie d’Amérique latine
9
France
4 730
119 %
Nettement derrière la Russie, asphyxiée par sa dette
10
Royaume-Uni
4 720
100 %
Sorti de l’UE, frôle les 100% de dette publique
(Sources : Données de synthèse basées sur les derniers rapports et projections du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale)
Pour information, le PIB en PPA de l’UE à 27 États pèse 30 600 milliards de dollars.
Une industrie de l’armement inégalée et une technologie de pointe
L’Occident pensait que l’armée russe de va-nu-pieds sous-équipés et mal commandés s’épuiserait. C’est l’inverse qui se produit. En basculant pleinement dans une économie de guerre, la Russie a réveillé un titan industriel. Ses usines de défense tournent à plein régime, 24 heures sur 24, produisant plus de munitions, de chars et de missiles que l’ensemble des pays de l’OTAN réunis.
Loin d’être obsolète, la technologie militaire russe est en constante amélioration, s’adaptant en temps réel aux réalités du front. Qu’il s’agisse des systèmes de guerre électronique, des missiles hypersoniques indétectables ou de l’usage massif de drones à bas coût, Moscou impose une asymétrie technologique et financière mortelle pour l’Occident. L’Europe déploie des intercepteurs à plusieurs millions d’euros pour contrer des appareils russes qui n’en coûtent que quelques milliers. La destruction de matériel sur le front est une perte de valeur brute pour les deux côtés, mais l’UE la finance par de la dette publique supplémentaire quand la Russie paie en circuit fermé grâce à ses ressources.
L’hypocrisie des sanctions : L’Occident sous perfusion de minerais russes
Le discours moralisateur de Washington et de Bruxelles s’effondre face à la réalité des douanes. L’Occident n’a boycotté la Russie que là où il pouvait la remplacer. Mais là où Moscou détient un monopole physique ou stratégique, le commerce continue, révélant la profonde faiblesse et l’hypocrisie des sanctions à géométrie variable :
– L’Uranium enrichi : La Russie contrôle près de 44 % des capacités mondiales. Les États-Unis maintiennent des exemptions massives pour continuer à l’importer, tandis que l’Europe continue d’approvisionner ses centrales via le géant russe Rosatom.
– Le Palladium : Indispensable à l’industrie automobile occidentale (pots catalytiques). L’UE et les USA n’ont jamais osé décréter d’embargo total sous peine de paralyser instantanément leurs propres usines.
– Le Titane : Métal critique pour l’aéronautique. Si Boeing s’est péniblement désengagé, Airbus et ses sous-traitants européens continuent d’importer massivement le titane russe, l’UE l’ayant délibérément exclu des listes de sanctions pour éviter un krach industriel.
– Les Engrais et Terres Rares : Essentiels à l’agriculture occidentale pour éviter l’effondrement des rendements, et à l’industrie technologique. Ils entrent toujours par flux constants sur les marchés occidentaux. L’UE continue d’importer massivement du nickel, du cobalt, du scandium et des composés de terres rares en provenance de Russie.
Avec un sous-sol évalué à plus de 75 000 milliards de dollars de ressources et une autosuffisance agricole absolue (1er exportateur mondial de blé), la Russie dispose d’une autarcie stratégique totale. Les flux de pétrole et de gaz coupés à l’Europe ont simplement été réorientés vers la Chine et l’Inde, privant l’UE d’énergie bon marché pour la forcer à racheter ces mêmes hydrocarbures russes à prix d’or via des intermédiaires asiatiques.
Conclusion : L’UE se ruine pour une guerre qui n’est pas la sienne
L’obstination de l’Union européenne à soutenir à fonds perdus le gouvernement de Kiev vire au désastre financier. Les chiffres vertigineux de la période 2026/2027 confirment la faillite de cette stratégie : après avoir réclamé en urgence 27 milliards de dollars pour boucher le seul déficit budgétaire ukrainien de l’année 2026, Zelensky vient d’exiger 70 milliards d’euros supplémentaires pour l’année 2027 lors du sommet européen de Bruxelles. L’effort global est devenu insoutenable : l’entretien de la machine de guerre ukrainienne devrait coûter la somme astronomique de 155 milliards d’euros pour la seule année 2027, dont l’essentiel sur le dos de l’UE. En acceptant de porter à bout de bras ce gouffre financier alors que ses propres services publics s’effondrent, l’Union européenne sacrifie ses industries et le pouvoir d’achat de ses citoyens. Tous ont sous-estimé la puissance russe économique et militaire. L’UE s’est embarquée tête baissée dans une guerre par procuration SANS EN AVOIR LES MOYENS, ni militaires ni financiers. Face à une Russie forteresse, souveraine et surarmée, l’Europe ne finance pas une victoire : elle signe sa propre déchéance financière.
#webtube : À 6 mois de la présidentielle de 2027, la Fondation Jean-Jaurès, think tank proche du Parti socialiste, a publié le 7 octobre 2026 une vaste enquête de l’Ifop sur le rapport des Français à l’antisémitisme. Elle porte en particulier sur les sympathisants de gauche. L’enquête principale a été menée du 9 au 15 juillet 2026 auprès de 3 000 personnes, dont 1 242 se situant à gauche. Une partie des questions a été reposée du 2 au 6 octobre à 3 689 personnes, après la publication par Mediapart, le 28 septembre, d’écrits antisémites attribués à Jordan Bardella.
La lutte contre l’antisémitisme, 2e cause citée
76 % des personnes interrogées se disent sensibles à la lutte contre l’antisémitisme. Seule la lutte contre le sexisme fait mieux (79 %). Viennent ensuite la lutte contre le racisme envers les personnes noires (74 %), contre la haine envers les personnes LGBT (71 %) et contre la haine envers les musulmans (63 %).
L’écart entre gauche et droite est le plus faible sur l’antisémitisme : 80 % des personnes de gauche y sont sensibles, contre 73 % à droite. Sur les autres causes, l’écart est nettement plus marqué, en particulier pour la haine envers les musulmans (78 % contre 53 %). Par parti, la sensibilité à l’antisémitisme atteint 89 % chez les sympathisants de Renaissance, 87 % chez Les Écologistes et Les Républicains, 86 % au PS, 81 % à LFI et 72 % au RN.
77 % souhaitent que la lutte contre les propos et actes antisémites figure dans la campagne présidentielle de 2027 : 81 % à gauche, 74 % à droite, 88 % chez les socialistes, les écologistes et les sympathisants de Renaissance, 83 % chez LR, 81 % à LFI et 74 % au RN.
La haine perçue : les musulmans devant les juifs
Interrogés sur le niveau de haine envers différentes populations en France, 52 % estiment qu’elle est forte envers les musulmans, 38 % envers les juifs et 22 % envers les chrétiens (notes de 7 à 10 sur 10). La hiérarchie varie selon le camp. À gauche, la haine envers les musulmans est jugée forte par 58 %, celle envers les juifs par 36 %. À droite, les chiffres sont respectivement de 47 % et 41 %. La haine envers les chrétiens est jugée forte par 12 % des personnes de gauche contre 29 % à droite, avec un pic à 35 % chez les sympathisants RN.
Par parti, la haine envers les juifs est jugée forte par 43 % des écologistes, 42 % des LR, 41 % des RN, 33 % des LFI, 31 % des socialistes et 28 % des sympathisants de Renaissance. Chez LFI, 69 % jugent forte la haine envers les musulmans.
Voter malgré des propos jugés discriminatoires
18 % se disent prêts à voter pour un candidat ou un parti dont des membres ont tenu des propos qu’ils jugent eux-mêmes antisémites. Ils sont 20 % pour des propos jugés racistes envers les noirs et 27 % pour des propos jugés antimusulmans. Pour l’antisémitisme, la proportion est de 14 % à gauche et 20 % à droite.
Par parti, elle s’élève à 35 % chez LO-NPA, 28 % au RN, 27 % au PCF, 25 % à LFI comme chez Reconquête, 17 % chez LR, 14 % chez Les Écologistes, 10 % au PS et 8 % dans la majorité présidentielle. Selon l’autopositionnement, elle atteint 30 % à l’extrême droite et 23 % à l’extrême gauche.
10 propos soumis aux sondés
L’Ifop a présenté 10 propos ou comportements réels, sans en nommer les auteurs, en demandant d’abord s’ils étaient approuvés, puis s’ils étaient jugés antisémites ou non.
Le plus approuvé est celui qui qualifie Pierre Moscovici, alors ministre de l’Économie, de personne qui « ne pense plus en français » mais dans la langue de la finance internationale : 36 % sont d’accord. Viennent ensuite la défense des personnes ayant collé des autocollants « Free Palestine » sur des repas casher d’un vol Iberia (23 %), et une déclaration qualifiant le CRIF de « machin d’extrême droite » où les ministres viennent dîner (23 %). L’affirmation selon laquelle le maréchal Pétain aurait sauvé des juifs français recueille 22 % d’accord. La publication d’un extrait de manga dénonçant les crimes des « dragons célestes », en réponse à une plainte de l’Observatoire juif de France, en recueille 20 %. Le fait de prononcer « Glucksmann[and] » le nom de Raphaël Glucksmann obtient 16 %.
Les propos plus explicites recueillent moins d’adhésion. 14 % approuvent l’idée que les chambres à gaz sont un « point de détail » de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. 14 % approuvent la phrase sur « le Wargon le plus rempli du train », visant le médecin Mathias Wargon, dont le grand-père est mort en déportation. 10 % approuvent « Juif qui parle, bouche qui ment », et 9 % l’affirmation selon laquelle il importerait peu que des viols aient été commis le 7 octobre 2023. Au total, 58 % des personnes interrogées approuvent au moins l’un de ces propos : 60 % à gauche et 56 % à droite.
Parmi les sympathisants de gauche, ce taux varie fortement : 89 % chez LO-NPA, 71 % à LFI, 68 % au PCF, 61 % chez Les Écologistes, 57 % au PS et 56 % chez Place publique. Chez LO-NPA, 66 % approuvent la phrase sur Pierre Moscovici et 43 % celle sur le « point de détail ». Chez LFI, ces taux sont respectivement de 48 % et 19 %.
Des propos dont le caractère antisémite divise
Le caractère antisémite de ces propos est loin de faire consensus. 63 % des sondés ne jugent pas antisémite la phrase sur Pierre Moscovici, et 51 % celle sur Pétain. Environ 1 sur 2 ne juge pas antisémites la mauvaise prononciation du nom de Raphaël Glucksmann (50 %), la défense des autocollants du vol Iberia (50 %), la déclaration sur le CRIF (48 %) ou l’extrait de manga (48 %). À l’inverse, 25 % seulement ne voient pas d’antisémitisme dans « Juif qui parle, bouche qui ment », et 28 % dans la phrase sur le « point de détail ».
Les écarts entre gauche et droite sont souvent faibles. Ils s’inversent selon les propos : la phrase sur Pétain est jugée non antisémite par 56 % des personnes de droite contre 44 % à gauche, la défense des autocollants Iberia par 55 % à gauche contre 46 % à droite.
34 % approuvent au moins un propos qu’ils jugent eux-mêmes antisémites
En croisant les 2 questions, l’Ifop calcule que 34 % des Français approuvent au moins un propos qu’ils considèrent eux-mêmes comme antisémite. Le taux est quasi identique à gauche (33 %) et à droite (34 %). Il atteint 50 % chez les 18-24 ans, 50 % chez les sympathisants du PCF, 47 % chez les musulmans et 41 % au RN. Il est de 37 % à LFI comme chez Les Écologistes, 35 % chez LO-NPA, 30 % au PS comme chez Renaissance, 28 % chez LR, 20 % chez Place publique et 17 % chez Reconquête. Selon l’autopositionnement, il est de 39 % à l’extrême droite et de 30 % à l’extrême gauche.
RN et LFI au coude-à-coude dans le soupçon
À la question de savoir s’il existe de la haine envers les juifs chez les représentants de différents partis, 48 % des sondés citent le RN et 47 % LFI en octobre 2026. Suivent Reconquête (36 %), le NPA (34 %), le PCF (31 %), Lutte ouvrière (29 %), Les Écologistes et LR (27 %), le PS et Renaissance (26 %), Place publique (25 %) et Horizons (24 %).
En juillet, avant la publication des écrits attribués à Jordan Bardella, l’ordre était inverse : LFI était citée par 50 % des sondés et le RN par 45 %. Le RN a gagné 3 points entre les 2 vagues, et LFI en a perdu 3.
Le regard diffère selon le camp. À gauche, 60 % voient de la haine envers les juifs au RN, contre 39 % pour LFI. À droite, c’est l’inverse : 54 % la voient à LFI et 38 % au RN. 33 % des sympathisants LFI la voient dans leur propre parti, et 33 % des sympathisants RN dans le leur.
Confiance envers les personnalités
Interrogés sur leur confiance envers des personnalités pour lutter efficacement contre la haine des juifs, les sondés expriment leur défiance d’abord envers Éric Zemmour (76 %) et Jean-Luc Mélenchon (75 %). Suivent Nicolas Dupont-Aignan (72 %), Marine Tondelier (70 %), Fabien Roussel (68 %), Nathalie Arthaud (67 %), Bruno Retailleau (65 %), Raphaël Glucksmann (64 %), Jordan Bardella (63 %), Marine Le Pen (62 %), puis Gabriel Attal et Édouard Philippe (60 %). Le score de Jordan Bardella a progressé d’1 point depuis juillet, celui de Marine Le Pen est resté stable.
À gauche, 58 % ne font pas confiance à Jean-Luc Mélenchon, contre 82 % pour Jordan Bardella et 80 % pour Marine Le Pen. À droite, ces chiffres sont respectivement de 88 %, 47 % et 47 %. Chez leurs propres sympathisants, la défiance tombe à 24 % pour Jean-Luc Mélenchon chez LFI et à 18 % pour Marine Le Pen au RN.
Les causes de l’antisémitisme vues par la gauche
Une série de questions n’a été posée qu’aux 1 242 personnes de gauche. Parmi elles, 63 % voient une cause déterminante de l’antisémitisme dans le manque de contrôle des propos sur internet et les réseaux sociaux, et autant dans la politique du gouvernement israélien. 62 % citent la diffusion des idées d’extrême droite, 57 % celle des théories complotistes et 52 % celle des idéologies religieuses. 43 % mettent en cause la diffusion des idées d’extrême gauche. 41 % citent les comportements communautaires des juifs eux-mêmes, et 41 % l’influence des juifs dans le monde économique, médiatique et politique.
Cette dernière explication est retenue par 62 % des sympathisants PCF, 50 % de ceux de LFI, 47 % au PS, 44 % chez LO-NPA, 26 % chez Les Écologistes et 24 % chez Place publique. Les idées d’extrême gauche sont citées comme cause par 77 % des sympathisants de Place publique, contre 30 % à LFI et 29 % chez LO-NPA.
57 % des personnes de gauche estiment que ces débats divisent la gauche, et 45 % que les propos antisémites y sont parfois minimisés. Cette dernière opinion est partagée par 75 % des sympathisants de Place publique, 59 % des écologistes et 53 % des socialistes, mais par 31 % des LFI. Pour y remédier, 35 % attendent des prises de position plus claires des responsables politiques et 25 % des travaux communs avec les associations antiracistes. 10 % souhaitent davantage de formations militantes, 7 % jugent le sujet marginal et 23 % ne se prononcent pas.
Autocensure dans les 2 sens
Une part comparable de Français dit avoir renoncé, par crainte de polémiques, à exprimer publiquement une opinion, quel que soit le sujet. 36 % ont renoncé à dénoncer la montée de l’antisémitisme, 35 % les massacres du 7 octobre 2023, 34 % à défendre la mémoire de l’extermination des juifs et 29 % à défendre le sionisme. Ils sont 35 % à avoir renoncé à dénoncer la haine envers les musulmans, 34 % les actes de l’armée israélienne à Gaza, 32 % à défendre la création d’un État palestinien et 29 % à remettre en cause le sionisme. Les sympathisants de LO-NPA et du PCF déclarent le plus souvent cette autocensure, à plus de 50 % sur la plupart des sujets.
Sionisme, Israël et Palestine
Le mot « sionisme » reste flou pour les Français. 57 % y voient une idéologie politique née à la fin du XIXe siècle pour établir un État juif en Palestine historique, et 55 % une idéologie religieuse. 50 % l’assimilent au soutien du gouvernement israélien actuel, et 48 % à une idéologie justifiant la colonisation des territoires palestiniens.
Une fois le sionisme défini comme mouvement national juif, 16 % se déclarent sionistes, 45 % non sionistes et 39 % ne savent pas. À gauche, les chiffres sont de 13 %, 52 % et 35 % ; à droite de 18 %, 41 % et 41 %. 67 % des sympathisants LFI se disent non sionistes.
Sur le territoire situé entre la Méditerranée et le Jourdain, 51 % privilégient 2 États, 10 % un État palestinien unique, 8 % un État israélien unique, 16 % aucun des 2 et 15 % une autre solution. L’option d’un État palestinien unique est retenue par 34 % des sympathisants PCF et 29 % de ceux de LFI.
64 % des personnes de gauche estiment qu’on peut être de gauche et défendre l’existence d’Israël, et 53 % qu’on peut l’être et défendre le sionisme. 29 % jugent les 2 incompatibles avec un engagement à gauche, une proportion qui atteint 37 % à LFI.
Le slogan « De la rivière à la mer, la Palestine sera libre » est approuvé par 36 % des Français : 48 % à gauche, 28 % à droite et 62 % à LFI. 59 % ne le jugent pas antisémite. Les slogans « Sionistes hors de nos facs » et « Sionistes hors de nos villes » sont approuvés par 19 % des sondés, dont 45 % chez LO-NPA et 44 % à LFI. 34 % ne les jugent pas antisémites.
Méthodologie et limites de l’enquête
Étude Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 9 au 15 juillet 2026 auprès d’un échantillon de 3 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 1 242 personnes de gauche. Les questions sur les partis et les personnalités ont été reposées du 2 au 6 octobre 2026 à un autre échantillon de 3 689 personnes. Selon la note de lecture de l’Ifop, le terme « Français » désigne l’ensemble des résidents de métropole, y compris les étrangers.
Plusieurs éléments de construction de l’enquête pèsent sur la lecture des résultats.
Commanditaire et périmètre. L’enquête est commandée par une fondation proche du PS et centrée sur la gauche. Les questions sur les causes de l’antisémitisme, sur les divisions et sur les remèdes n’ont été posées qu’aux personnes de gauche, ce qui interdit toute comparaison avec la droite sur ces points.
Définition de la gauche. Elle repose sur l’autopositionnement et inclut le centre-gauche, soit 41 % de l’échantillon.
Petits effectifs. Plusieurs sous-groupes partisans sont réduits : 45 sympathisants de Place publique, 53 du PCF, 61 de Reconquête, 85 de LO-NPA. Leurs résultats sont donc fragiles, alors que l’Ifop ne les signale pas comme tels.
Un écart non significatif. La comparaison entre juillet et octobre porte sur 2 échantillons différents. En octobre, l’écart d’1 point entre le RN (48 %) et LFI (47 %) se situe dans la marge d’erreur.
Le choix des 10 propos. L’indicateur des « 34 % » dépend de leur sélection. Plusieurs sont jugés non antisémites par la majorité des sondés, et le rapport présente une partie d’entre eux comme des « sorties » de responsables insoumis.
Des chiffres absents du rapport. La note d’analyse de la Fondation cite des chiffres par parti qui n’y figurent pas, comme les scores du RN et de Reconquête sur Pétain et sur l’influence financière des juifs. Elle s’appuie aussi sur des données extérieures, comme la part des actes antisémites parmi les actes antireligieux et le rapport de la CNCDH.
#webtube : Certains ont pleuré, d’autres ont repris la route de l’usine pour se retrouver une dernière fois entre collègues. Le jeudi 15 octobre 2026, le tribunal de commerce de Lorient a prononcé la liquidation judiciaire de la Fonderie de Bretagne, à Caudan, faute de repreneur. Les 244 salariés vont perdre leur emploi, un peu plus d’un an et demi après la reprise du site par le groupe Europlasma. Dans la matinée, près de 200 personnes s’étaient rassemblées dans le calme à proximité du tribunal : des fondeurs, souvent résignés, rejoints par des lycéens de la ville. À l’annonce de la décision, Maël Le Goff, délégué CGT de l’entreprise, a dénoncé devant les salariés « un drame humain et industriel inacceptable ». Au nom de son syndicat et des élus du personnel, il a désigné 2 responsables : le groupe Renault et l’État.
60 ans d’histoire industrielle
La fonderie avait été créée par Renault en 1966 pour produire les pièces en fonte de ses véhicules : suspensions, échappements, boîtes de vitesses. Dans les années 1990, elle employait plus de 1 600 personnes. Au début des années 2000, le constructeur décide de se défaire de ses fournisseurs intégrés. L’usine change plusieurs fois de mains, avant que Renault ne soit contraint de la reprendre en 2008, avec une aide de l’État de 5 millions d’euros, après la faillite de son actionnaire.
En 2021, Renault cède à nouveau le site, en invoquant le recul des pièces en fonte avec l’électrification du parc automobile. Selon Mediapart, plusieurs repreneurs se succèdent alors, pendant que les investissements sont réduits au minimum et que les effectifs passent sous la barre des 300 salariés.
Dès février 2025, l’audition du directeur général de Renault, Luca de Meo, devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale avait donné lieu à de vifs échanges avec les députés bretons. Il évoquait un problème de compétitivité et de management. Les élus du pays de Lorient, de Damien Girard (Écologistes) à Jean-Michel Jacques (Renaissance), lui reprochaient au contraire d’avoir choisi la délocalisation, alors que la fonderie s’était modernisée et diversifiée. Renault proposait alors de reclasser les ouvriers dans ses autres sites français. Breizh-Info relevait déjà l’impuissance de l’État, pourtant actionnaire de Renault à hauteur de 15 %.
Le pari des obus
En avril 2025, la justice consulaire retenait l’offre d’Europlasma, et l’activité redémarrait le 12 mai avec 264 salariés. Le projet reposait sur une reconversion partielle vers la défense : la production de corps creux d’obus de mortier devait compenser la baisse des commandes de Renault. Le groupe avançait un objectif de 750 000 obus en 4 ans. Il s’engageait aussi à investir 15 millions d’euros sur 3 ans, avec l’appui d’un prêt de 7 millions d’euros de l’État et des collectivités, tandis que Renault devait apporter 25 millions d’euros pour accompagner la diversification. À l’époque, la CGT saluait une bonne nouvelle tout en espérant des commandes dans le ferroviaire, l’agricole et les poids lourds.
Le profil du repreneur suscitait toutefois des interrogations, que Breizh-Info avait relayées dès mai 2025. Europlasma avait lui-même frôlé la liquidation en 2019, avant d’enchaîner les rachats d’entreprises en difficulté dans des secteurs stratégiques : les Forges de Tarbes en 2021, Satma Industries en 2022, Valdunes en 2024. Son financement repose largement sur des obligations convertibles en actions qui diluent son capital, et une partie de ses partenaires financiers sont domiciliés à Dubaï, aux îles Caïmans ou aux Bahamas.
Promesses non tenues
Selon la CGT, Europlasma n’a jamais versé l’intégralité des sommes promises. La production, interrompue par un incendie en janvier 2026, n’a jamais vraiment redémarré. Mediapart rapporte qu’aucun investissement n’a été réalisé dans l’outil industriel depuis la reprise. Un salarié y raconte qu’à son arrivée, le PDG avait seulement annoncé « qu’il fallait que l’on produise des obus, sans nous donner de plan ». Le bureau d’études a dû se débrouiller seul, sans recrutement.
L’État n’a pas non plus versé les subventions promises à la fonderie. Selon Mediapart, l’État et les collectivités s’étaient engagés à apporter 46 millions d’euros aux 3 sites repris par Europlasma, dont 20 millions pour Caudan. En avril 2026, le groupe annonçait la vente prochaine de ses activités de défense à un acquéreur non identifié, pour 150 millions d’euros. Ce repreneur ne s’est jamais fait connaître. La Fonderie de Bretagne a été placée en redressement judiciaire début juillet 2026 pour cessation de paiements.
Mediapart affirme aussi qu’Europlasma a été sanctionné fin 2024 par l’Autorité des marchés financiers pour manipulation de cours, et rappelle que son action cote aujourd’hui autour de 0,0002 euro. Le groupe a également été cité devant la commission d’enquête parlementaire sur la prédation des capacités productives françaises par les fonds spéculatifs. Les ministres en poste lors des reprises, Roland Lescure et Marc Ferracci, s’y sont défendus en expliquant qu’ils n’avaient pas d’autre choix, faute de repreneurs.
Les Forges de Tarbes à leur tour menacées
Les autres sites du groupe ne vont guère mieux. Le 12 octobre, la préfecture des Hautes-Pyrénées a mis en demeure les Forges de Tarbes de remettre aux normes plusieurs équipements sous pression avant le 31 décembre 2026, sous peine de les arrêter. Selon les représentants du personnel, l’usine, seule en France capable de produire des corps creux d’obus de gros calibre, notamment pour les canons Caesar, a épuisé ses stocks de matière et doit puiser dans ceux de son client KNDS pour honorer ses commandes. Le gouvernement souhaiterait que ce dernier reprenne le site.
L’État se dit « mobilisé »
Pour le ministre délégué chargé de l’industrie, Sébastien Martin, l’État a fait tout ce qu’il pouvait. Il affirme avoir proposé jusqu’aux derniers jours un soutien financier à un groupe industriel intéressé, qui n’a finalement pas confirmé son offre. Le ministre, le président de la Région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, et le maire de Lorient, Fabrice Loher, assurent vouloir garantir un avenir industriel au territoire.
Beaucoup de salariés licenciés ont plus de 50 ans et ont passé 20 ou 30 ans à la fonderie. En février 2025, Breizh-Info suggérait la création d’une Société bretonne de participations, associant capitaux publics et privés, pour entrer au capital des entreprises régionales en difficulté et rassurer d’éventuels repreneurs. L’idée n’a jamais vu le jour.
Depuis 2010, l’indicateur conjoncturel de fécondité n’a cessé de reculer, jusqu’à 1,56 enfant par femme en 2025 sur l’ensemble du territoire, et environ 1,53 en métropole. La France a perdu près d’un quart de ses naissances annuelles en 15 ans. L’an dernier, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, elle a enregistré plus de décès que de naissances, soit un solde naturel négatif d’environ 6 000 personnes.
Le désir d’enfant a lui aussi baissé, mais il reste nettement supérieur à la fécondité réelle. Les femmes de 25 à 39 ans déclarent vouloir entre 1,9 et 2 enfants, contre 2,3 à 2,6 en 2005. L’écart avec la fécondité constatée dépasse 0,35 enfant par femme. Selon les calculs de l’OID, qu’il présente comme indicatifs, le combler représenterait environ 150 000 naissances de plus par an et un solde naturel positif d’environ 140 000.
Pessimisme, célibat et coût de la vie
L’étude passe en revue les causes du recul du désir d’enfant. Le pessimisme face à l’avenir réduit la probabilité de devenir parent, indépendamment de la situation personnelle. Les représentations de la parentalité sur les réseaux sociaux en ternissent l’image. La vie en couple recule aussi : 67,5 % des femmes de 30 ans vivaient en couple en 2019, contre 84,5 % en 1975. L’étude mentionne encore l’individualisme et la sécularisation.
Le désir qui subsiste se heurte à des obstacles matériels. Selon le Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge, 62 % des 20-35 ans jugent qu’élever un enfant coûte trop cher, et 44 % que leur logement n’est pas adapté. Avec un enfant, la part du budget consacrée au logement passe de 14 % à 21,5 % en médiane. Selon OpinionWay, 18 % des parents ont renoncé à avoir le nombre d’enfants voulu, dont environ la moitié pour des raisons matérielles.
L’infertilité pèse aussi, à mesure que les naissances deviennent plus tardives. Elle touche 15 à 25 % des couples, et le premier accouchement intervient désormais après 29 ans en moyenne, contre 24 ans il y a 50 ans. 15 % des plus de 45 ans n’ont pas d’enfant, contre près de 10 % dans la génération précédente.
La mortalité infantile en hausse
L’étude s’inquiète enfin de la remontée de la mortalité infantile, passée de 3,5 ‰ en 2012 à 4,1 ‰ en 2024. L’Académie de médecine pointe la saturation des services de réanimation néonatale. Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) publié en août 2026 attribue la hausse récente à la fois à l’augmentation du nombre de mères nées à l’étranger et à la progression de la mortalité infantile parmi elles. La France est ainsi passée de la 3e place de l’Union européenne à la fin des années 1990 à la 23e depuis 2022.
Une politique familiale devenue sociale
Pour l’OID, la politique familiale s’est éloignée de sa vocation de 1945, qui était de compenser en partie le coût de l’enfant pour toutes les familles. Elle est devenue un outil de redistribution des revenus. D’après le HCFEA, les réformes menées entre 2008 et 2018 ont amélioré le niveau de vie des 30 % de familles les plus modestes, fait stagner celui des familles proches du revenu médian, et réduit celui des 30 % les plus aisées, jusqu’à 1 020 € par an pour les 10 % du haut. Au total, 3,2 millions de ménages y ont perdu.
Les gagnants sont surtout les familles monoparentales, moins susceptibles d’avoir de nouveaux enfants. À l’inverse, les couples avec 1 ou 2 enfants sont plus souvent perdants que gagnants, ce qui risque, selon l’étude, de les dissuader d’en avoir un 2e ou un 3e. Une économiste de la Banque mondiale, Nelly El-Mallakh, a montré que la mise sous conditions de ressources de la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) en 2014 avait fait baisser la fécondité, surtout dans les foyers comptant au moins un cadre. La baisse aurait même commencé dès les premiers débats parlementaires, signe du poids de l’instabilité des règles.
Un enfant pèse 5 fois plus lourd pour les classes moyennes
L’OID a modélisé le coût net d’un enfant de 0 à 3 ans pour 4 couples vivant à Paris, après prise en compte des aides, de la fiscalité et de l’accès aux services publics. Pour un ménage au RSA logé en HLM, il revient à 480 € par an, soit 4,9 % de ses revenus disponibles. Pour un couple de 2 salariés au Smic, il atteint 3 133 € (8,1 %). Pour un couple au salaire médian parisien, il monte à 13 785 € (24,5 %), et pour un couple aisé à 16 682 € (20,8 %).
L’effort demandé est donc 5 fois plus élevé pour la famille de classe moyenne que pour le ménage au RSA, et il reste le plus lourd pour le couple médian à tous les âges de l’enfant. Sur l’ensemble de l’enfance, le coût total varie d’environ 18 000 € pour la famille au RSA à environ 224 000 € pour les familles médiane et aisée. L’étude précise que le choix de Paris accentue certaines dépenses, comme le logement.
Des courbes de fécondité opposées selon l’origine
Ces écarts éclairent la relation entre revenu et fécondité, qui dessine une courbe en U. Sur la période 2012-2017, les femmes les plus modestes ont en moyenne 2,27 enfants et les plus aisées 1,98, tandis que les déciles intermédiaires tombent autour de 1,65.
L’étude souligne que cette courbe masque 2 réalités opposées. Chez les femmes nées en France, la fécondité augmente avec le revenu. Chez les femmes nées à l’étranger, elle diminue. Parmi les plus modestes, les femmes nées à l’étranger ont en moyenne 2,6 enfants, contre environ 1,5 pour les natives de même niveau de vie. En 2021, la fécondité des femmes nées en Afrique hors Maghreb atteignait 3,3 enfants par femme, celle des femmes nées au Maghreb 2,5, contre 1,7 pour les femmes nées en France.
S’appuyant sur l’enquête Trajectoires et origines de l’Ined, l’OID relève que le fait d’être musulman, celui d’être arrivé en France après 24 ans ou de venir d’un pays à forte fécondité sont associés à une plus forte probabilité d’avoir au moins 4 enfants. Il conclut que le coût de l’enfant n’agit pas seul, et que les normes culturelles et religieuses comptent aussi.
Ce qui fonctionne : logement, crèches, congé parental
L’étude s’appuie sur la littérature scientifique internationale pour affirmer que les politiques familiales peuvent relever la fécondité, à condition d’être d’une ampleur suffisante, cohérentes et stables.
Le logement apparaît comme un levier majeur. Une étude montre que l’accès à un logement pour un couple de 20 à 25 ans augmente d’environ un tiers sa probabilité d’avoir des enfants. Aux États-Unis, la hausse des prix de l’immobilier expliquerait la moitié de la baisse de la fécondité entre 2000 et 2010. La garde d’enfants compte aussi : une hausse de 10 % de son prix y ferait baisser la natalité de 5,7 %.
Le congé parental joue un rôle, surtout par son niveau d’indemnisation. Une hausse de 10 % du taux de remplacement du salaire serait associée à 2,3 % de naissances supplémentaires. En Allemagne, l’indexation du congé sur le salaire a fait progresser les naissances chez les femmes aux revenus moyens et élevés. Les aides financières ont un effet plus modeste au regard de leur coût, mais leur suppression pèse lourd. En Espagne, l’instauration d’une allocation de naissance universelle en 2007 a augmenté les naissances de 3 %, et sa suppression les a fait reculer de 6 %. L’OID en conclut que la confiance des familles dans la durée des aides compte autant que leur montant.
Les propositions de l’OID
L’Observatoire formule une série de recommandations :
Universalité et fiscalité : rétablir des allocations familiales universelles, sans condition de ressources, supprimer les plafonds des aides et réductions d’impôt aux familles, et relever le plafond du quotient familial.
Logement : élargir les aides personnalisées au logement aux familles des classes moyennes, notamment dans les grandes métropoles. Créer un prêt à taux zéro pour les familles, assouplir les normes (diagnostic de performance énergétique, encadrement des loyers) pour construire davantage, et favoriser dans l’attribution des logements sociaux les familles dont les parents travaillent, avec une durée minimale de résidence.
Garde d’enfants : créer 300 000 places de crèche, revaloriser les métiers de la petite enfance et faire de la garde un droit opposable pour les parents qui travaillent, comme une place à l’école.
Congé parental : l’indemniser à 70 % du salaire pendant la 1re année.
Infertilité : lancer un plan de prévention et d’accompagnement des couples concernés.
Selon l’OID, ces mesures doivent être combinées pour être efficaces. L’étude invite aussi l’État à agir sur les représentations de la parentalité, à rebours de la tendance « no kids ». Elle cite une enquête Naratis selon laquelle 52 % des personnes voyant très souvent des contenus liés à l’enfance sur les réseaux sociaux disent avoir davantage envie d’enfants.
#webtube : Voici ville par ville, un premier bilan de ce qui s’est passé hier, la liste sera amenée à s’allonger.
PARIS – Des rues ravagées, des commerces pillés et de violents affrontements avec les policiers La capitale a été le théâtre de scènes de violences particulièrement importantes samedi 17 octobre, en marge de la mobilisation nationale contre la vie chère. Dès la matinée, des affrontements ont éclaté place de la République entre des groupes de casseurs et les forces de l’ordre, visées par des jets de projectiles.
Plusieurs barricades ont été dressées et incendiées, tandis que les policiers ripostaient avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Des commerces ont été attaqués, des vitrines brisées et des magasins pillés dans plusieurs quartiers de la capitale. Des véhicules et des kiosques ont également été incendiés au cours des affrontements.
Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a dénoncé des destructions d’une ampleur considérable, évoquant des rues entières méthodiquement ravagées. Les violences ont également provoqué des dégradations de monuments et d’équipements publics. Alors que 110.000 personnes ont manifesté à Paris selon le ministère de l’Intérieur, les autorités tentent désormais d’établir le bilan définitif des dégâts.
MARSEILLE – L’hôtel de ville envahi, un buste de Marianne renversé et des dizaines de commerces vandalisés Des scènes particulièrement impressionnantes se sont produites samedi à Marseille, où plusieurs dizaines d’individus ont réussi à pénétrer de force dans l’hôtel de ville.
Les assaillants ont enfoncé la grande porte du bâtiment à l’aide de barrières et de barres de fer, avant de faire irruption dans le hall. Certains ont crié « C’est la révolution, on prend la Bastille ! » au moment de leur intrusion.
À l’intérieur, un buste de Marianne, symbole de la République, a été renversé, tandis que des vitres étaient brisées et du mobilier endommagé.
Les forces de l’ordre sont intervenues pour évacuer les individus et sécuriser les accès du bâtiment. Un poste de police municipale a également été attaqué, avec des poubelles incendiées et des engins fumigènes lancés à l’intérieur.
Dans le centre-ville, entre 30 et 40 commerces auraient été vandalisés au cours des violences. Le maire Benoît Payan, particulièrement en colère, a réclamé des sanctions exemplaires et demandé des explications sur le dispositif de maintien de l’ordre.
LYON – L’office de tourisme incendié, des boutiques saccagées et la place Bellecour transformée en champ d’affrontements La journée de samedi a été marquée par de très violents affrontements à Lyon, particulièrement autour de la place Bellecour, au cœur de la ville. Des groupes de casseurs ont attaqué l’office de tourisme à coups de pierres et de barres de fer, brisant les portes et les vitres du bâtiment.
Vers 14h30, plusieurs individus sont parvenus à pénétrer dans les locaux, qui ont ensuite été incendiés. Les flammes ont ravagé le bâtiment tandis qu’une épaisse fumée noire s’élevait au-dessus de la place Bellecour.
Les pompiers ont rencontré d’importantes difficultés pour intervenir, les affrontements se poursuivant autour du bâtiment. Les forces de l’ordre ont multiplié les charges, les tirs de grenades lacrymogènes et l’utilisation d’un canon à eau pour disperser les groupes violents.
Plusieurs boutiques ont également été vandalisées dans les rues voisines, notamment rue Victor-Hugo et aux abords de l’hôtel Sofitel. La violence des affrontements et la quantité de gaz lacrymogènes ont provoqué plusieurs malaises respiratoires parmi les personnes présentes.
LIMOGES – L’hôtel de ville ravagé par un spectaculaire incendie, les flammes atteignent la toiture du bâtiment historique L’un des épisodes les plus graves de la journée de samedi s’est produit à Limoges, où l’hôtel de ville a été attaqué puis incendié par un groupe d’individus. Les violences ont éclaté en fin de manifestation, après le passage de plusieurs milliers de personnes dans les rues de la ville.
Des individus cagoulés ont d’abord incendié une voiture de la police municipale stationnée devant la mairie.
Ils ont ensuite brisé plusieurs vitres du bâtiment avant de pénétrer à l’intérieur et d’y mettre le feu.
L’incendie s’est rapidement propagé à une aile de l’édifice, avant d’atteindre la toiture, dont les poutres menaçaient de s’effondrer. Les pompiers ont engagé d’importants moyens pour empêcher les flammes de gagner l’ensemble de ce bâtiment historique inauguré en 1883.
Des centaines d’habitants ont assisté, impuissants, à l’incendie, tandis que des employés municipaux et des élus étaient bouleversés par les destructions.
BORDEAUX — La résidence officielle de la préfète de Gironde a été saccagée au cours des violences. La gravité de la situation a nécessité l’intervention du RAID en soutien aux autres forces de l’ordre.
LILLE — Des individus ont réussi à pénétrer brièvement dans l’hôtel de ville et à y commettre des dégradations. La ville a également connu des tensions et des affrontements en marge des rassemblements.
TOULOUSE — Barricades, incendies de poubelles, pillages de magasins et affrontements dans plusieurs quartiers. La place du Capitole a été bouclée après un début d’incendie et les tensions ont persisté en soirée.
GRENOBLE — Barricades et affrontements cours Jean-Jaurès, charges policières rue Lesdiguières. Une banque a été saccagée cours Lafontaine et des vitres de l’hôtel de ville ont été attaquées.
STRASBOURG — Commerces vandalisés, poubelles incendiées, tirs de mortiers et heurts avec les policiers. La préfecture recense 11 blessés, dont un policier victime d’un traumatisme crânien, et 16 interpellations.
NANTES — Des pillages de commerces ont été signalés en marge de la manifestation contre la vie chère. La ville figure parmi celles où d’importantes tensions ont émaillé la journée.
RENNES — Des affrontements ont également marqué la mobilisation dans la capitale bretonne. Des tensions importantes ont été signalées, mais le bilan précis des dégradations reste à consolider.
TOURS — Plusieurs magasins, dont H&M, Sephora et Adidas, ont été pillés ou saccagés et des incendies ont éclaté. Le bilan provisoire de minuit faisait état de 20 commerces pillés, 19 interpellations et 12 policiers blessés.
CAEN — Des pillages ont touché des commerces du centre-ville, notamment un magasin Sephora situé rue Saint-Pierre. Ces dégradations se sont produites en marge de la journée de mobilisation.
MONTPELLIER — Plusieurs commerces ont été pris pour cible et des pillages ont été signalés au cours de la journée. Le bilan matériel et les éventuelles interpellations restent à préciser.
NICE — Des pillards se sont notamment attaqués à une concession de motos Yamaha. Un individu a été grièvement blessé par des éclats de verre alors qu’il tentait, selon les autorités, de briser une vitrine.
SAINT-ÉTIENNE — Un jeune manifestant mineur a eu la main arrachée après l’explosion d’une grenade utilisée par les forces de l’ordre. Une enquête de l’IGPN a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame.