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#webtube : Assez de mensonges et de tromperies, l’Ukraine est le tombeau de l’UE. Ramener l’aide à l’Ukraine à seulement 600 millions d’euros en évacuant les 45 milliards d’engagements réels pris par la France depuis 2022 est une totale aberration politique. Sans compter la reconstruction future. Sarah Knafo ne devrait pas oublier la trahison que fut le non respect des accords de Minsk, lesquels auraient évité la guerre. Elle croit tout savoir mais sur le conflit ukrainien elle se joint à la meute sans maitriser le dossier.
En tant qu’ancienne magistrate à la Cour des comptes et élue au Parlement européen, Sarah Knafo sait très bien que la France pèse dorénavant 17 % de tous les financements déjà accordés et de tous les emprunts contractés par l’UE au profit de l’Ukraine, qui sont garantis par les États membres. Prétendre que l’Ukraine en faillite paiera un jour ses dettes est une fable bruxelloise destinée à endormir le contribuable. Un pays qui réclame encore une rallonge de 70 milliards, après avoir demandé une avance de 27 milliards sur le budget 2027 (90 milliards pour 2026 et 2027), n’est pas fiable. C’est un puits sans fond sachant que l’Ukraine restera insolvable durant des décennies. Quant au coût de la reconstruction, la part française sera de 45 milliards d’euros étalés sur 10 ans, qui s’ajouteront aux 45 milliards déjà engagés. L’UE devrait financer 50 % des 500 milliards d’euros de reconstruction estimés par la Banque mondiale.
On peut toujours finasser sur les chiffres mais on parle de dizaines de milliards, pas de centaines de millions. Il faut être clair avec le contribuable. Un pays ruiné ne remboursera jamais et une Russie victorieuse ne paiera certainement pas les réparations.
Sarah Knafo a parfaitement le droit de vouloir soutenir l’Ukraine en ignorant les turpitudes du régime kiévien, mais qu’elle donne au moins les vrais chiffres et ne trompe pas les électeurs. Évidemment, chacun sait qu’en France, ne pas soutenir l’Ukraine, c’est se mettre à dos le Système. Zemmour en a fait les frais en 2022. Mais chiffrer l’aide à 600 millions, alors qu’en 2025 elle se montrait soucieuse des deniers de l’État, est assez sidérant. Après les non-dits, la volte-face.
Il y a moins d’un an, à l’automne 2025, Sarah Kanfo s’érigeait en gardienne rigoureuse des deniers publics face à la fable d’un achat largement médiatisée de 100 Rafale par l’Ukraine. Sur Europe 1, elle s’interrogeait de manière incisive :
« Qui va payer ? Si on doit les offrir, il y a un grave problème financier. »
Elle dénonçait alors un appauvrissement de nos propres forces armées sous sa formule fétiche : « Notre dépense mine notre défense ».
Pour défendre un soutien qui ne pèserait finalement pas si lourd, elle avance désormais le chiffre de 600 millions d’euros. D’où sort ce montant ridicule ? Elle semble ne retenir que le strict volet humanitaire et civil d’urgence géré par le ministère des Affaires étrangères, en faisant mine d’oublier tout le reste. Par la magie d’un chiffre sous-évalué à l’extrême, il n’y a apparemment plus de problème financier pour soutenir Kiev. Exit la part de l’UE.
Nos 8 milliards d’aide bilatérale se décomposent en cessions militaires (canons Caesar, Mirage 2000 et missiles SCALP…), le coût de la formation et des lignes de soutien pour que l’Ukraine achète du matériel français et l’aide humanitaire.
La contribution au programme d’aide de l’UE qui augmente chaque jour
Rappelons que pour ses programmes d’aide, l’UE emprunte pour prêter à l’Ukraine, à laquelle aucun créancier lucide n’oserait prêter son argent à un taux inférieur à 20 ou 30 %. L’UE émet donc des obligations à 3 % garanties par les États membres. Car chacun sait que l’Ukraine ruinée et détruite sera insolvable pour des décennies. L’Europe saignée financièrement, réclame désormais le soutien du G7 pour alimenter le puits sans fond.
Après les 27 milliards d’avances réclamés par Zelensky pour boucher le trou de 2026, celui-ci vient de réclamer encore 70 mds supplémentaires pour 2027, le coût de la guerre étant évalué à 155 milliards sur l’année.
J’ajoute que Bruxelles, pour anesthésier le contribuable européen, adosse son prêt de 90 mds d’euros sur les futures réparations russes. Mais qui peut croire que l’Ukraine exsangue va gagner cette guerre et que Poutine va s’asseoir sur les 300 milliards d’avoirs russes gelés ? Si Bruxelles vole chaque année les 4 milliards d’intérêts que rapportent les avoirs russes, elle ne volera jamais le capital au vainqueur. Cessons de rêver et de mentir aux peuples européens.
Tableau budgétaire consolidé (Rigueur comptable anti-fake news)
| Nature de l’aide / Enveloppe globale | Montant Global | Part de la France (Clé 17%) | Réalité comptable pour le contribuable français |
|---|---|---|---|
| 1. Aide bilatérale directe de la France | — | 7,91 mds € (clé 100%) | Déjà payé/engagé. Dons directs d’armes et fonds nationaux. |
| 2. Enveloppe UE Initiale (2022-2025) | 119,3 mds € | 20,28 mds € | Payé/Engagé. Clôture des plans passés (Facilité Ukraine 1). |
| 3. Bloc UE Guerre (2026-2027) (Votre calcul strict) | 142,0 mds € | 24,14 mds € | Acté et réclamé au Sommet. – 2026 : 72 mds € (45 + 27 d’avance) – 2027 : 70 mds € (rallonge Zelensky). |
| 4. Risque résiduel Prêt G7 (Actifs Russes) | 50,0 mds € | 3,40 mds € | Risque hors-bilan. Garantie européenne si un accord de paix dégèle les avoirs russes. |
| 5. Reconstruction future (Projection 10 ans) | 250,0 mds € | 42,50 mds € | À venir. Estimation Banque mondiale de 500 mds (Part UE fixée à 50%). |
| TOTAL GÉNÉRAL NET ET CONSOLIDÉ | 561,3 mds € | 98,23 mds € | L’exposition totale maximale de la France. L’ardoise réelle corrigée de tout doublon. |
Conclusion
Le livre de Sarah Knafo « Le Casse du siècle » fait un tabac en librairie et approche les 300 000 exemplaires. C’est remarquable et cela dénote un intérêt croissant des citoyens pour cette jeune femme, visiblement appelée à un avenir politique très prometteur. Par conséquent, comment peut elle taire à ce point la vérité aux Français et perdre toute crédibilité en s’obstinant à affirmer que l’aide à l’Ukraine ne coûte « presque rien », alors qu’elle nous engage pour des années et que nos 3 600 milliards de dettes nous étranglent ? Minimiser le fardeau ukrainien qui nous coule un peu plus chaque année, c’est jeter le discrédit sur toutes les belles démonstrations comptables qu’elle expose dans son livre.
Nous ne sommes pas au cirque. On ne sort pas 600 millions de son chapeau alors que l’aide à l’Ukraine nous engage pour des dizaines de milliards sur le long terme. Les Français ont besoin de vérité et de sérieux, pas de boniments et de réponses désinvoltes.
Réduire l’effort français à 600 millions d’euros est un mensonge par omission, indigne d’une députée européenne qui connaît parfaitement les rouages des garanties budgétaires de l’Union. Qu’on soutienne ou que l’on oppose une résistance à cette aide, la réalité financière est brute : la France est engagée à hauteur de près de 100 milliards d’euros. Une somme que les contribuables paieront tôt ou tard, bien loin des illusions géopolitiques de l’eurodéputée.
Que Sarah Knafo affronte la vérité sans tromper les Français si elle ne veut pas perdre le capital de sympathie dont elle bénéficie à ce jour. Son positionnement est incompréhensible.
Et j’ajoute qu’elle évacue un peu vite le côté mafieux et corrompu du régime ukrainien. Qu’elle aille se promener à Kiev ou à Monaco, elle y croisera les bolides les plus coûteux, Ferrari, Bentley, Rolls, Lamborghini, Porsche, Bugatti, des Supercars valant des centaines de milliers d’euros, toutes immatriculées en Ukraine.
Et que dire de la ruée des riches Ukrainiens sur l’immobilier de très grand luxe depuis 2022 ?
Le record historique mondial (Monaco, 2024/2026) : Rinat Akhmetov (l’homme le plus riche d’Ukraine) a finalisé l’acquisition de l’appartement le plus cher de l’histoire de l’immobilier mondial pour 471 millions d’euros. Situé à Monte-Carlo dans la résidence Le Renzo, ce triplex sur la mer fait 2 500 m².
Mais dans la France du va-t-en-guerre Macron, on ne peut plus ni rouler, ni se loger…
Sarah Knafo, au lieu de voler au secours d’un régime mafieux, ferait mieux de se souvenir du coup d’Etat de 2014 à Kiev, mené par la CIA pour renverser le régime prorusse en place. Elle ne devrait pas oublier la guerre menée par l’Ukraine durant 8 ans contre sa propre population du Donbass, au prétexte qu’elle est majoritairement d’origine russe. Elle ne devrait pas oublier la trahison que fut le non respect des accords de Minsk, lesquels auraient évité la guerre. Sarah Knafo croit tout savoir mais sur le conflit ukrainien elle se joint à la meute sans maitriser le dossier.
Jacques Guillemain, Riposte Laïque
