. Guerre au Moyen-Orient : le monde d’après. À chacun sa guerre ?

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#webtube : Quid de l’avenir du Moyen-Orient et du reste du monde ? À l’heure où les négociateurs iraniens, conduits par le ministre des affaires étrangères Abbas Araghtchi, ont quitté Islamabad samedi, après y être arrivés la veille pour s’entretenir avec de hauts responsables pakistanais au sujet des pourparlers de paix avec les États-Unis, et où les négociateurs américains dont, au premier plan, Steve Wittkoff et Jarred Kushner, ont été retenus par Trump, le monde retient son souffle. Les négociateurs iraniens ont dernièrement déclaré que « les Américains cherchaient à sauver la face ». Comment s’attendre alors que les démarches politiques du Pakistan à l’égard des deux belligérants puissent atteindre un quelconque résultat concret. Le détroit, « l’arme ultime des gardiens de la révolution », reste pour l’instant bloqué, même si quelques navires civils peu nombreux réussissent à passer outre les blocus iranien et américain. Alors dans ces conditions quid de l’avenir du Moyen-Orient et du reste du monde ?

Moyent-Orient : l’Iran à la manoeuvre

Les Iraniens n’ont pas rendu les armes après quatre semaines de bombardements intensifs et une semaine de cessez-le-feu, alors qu’attendre du futur round de négociations ? Malgré les efforts des Pakistanais, et en particulier du maréchal Asim Munir, le « maréchal préféré de Donald Trump », les Iraniens ont été très longs à se laisser persuader de revenir négocier après l’échec du round précédent à Islamabad où s’était rendu le vice-président Vance. Le gouvernement iranien n’a pas été battu par les armes, donc il maintient ses menaces de bombarder ou de miner le détroit d’Ormuz, tant que les Américains et les Israéliens n’auront pas définitivement quitté la région. Par ce chantage, il impose ses propres conditions, notamment de s’approprier le détroit, contrairement à ce que préconise le droit maritime international (notamment la convention de Montego Bay de 1982) et fait payer des droits de passage aux navires qui souhaitent l’emprunter. Pour ce faire, ce qui reste de la marine iranienne en aurait miné les rives omanaises et oblige donc de fait le trafic maritime international à passer par ses propres eaux territoriales.

Israël, ayant été contraint par ses alliés américains à mettre en œuvre un cessez-le-feu de six semaines avec le Hezbollah, occupe une bande de territoire libanais de dix à cinq kilomètres de profondeur et de la Méditerranée à la plaine de la Bekaa. Les négociations entre Israël et le Liban doivent reprendre lundi 27 avril à Washington, mais le Hezbollah refuse d’en accepter par avance le résultat. Il est vrai que son désarmement, ou son démantèlement en est l’enjeu principal. Ces négociations de Washington n’aboutiront donc à aucun consensus, tant le gouvernement libanais semble impuissant et surtout réticent à en mettre en œuvre les décisions éventuelles.

À ce sujet — Le détroit d’Ormuz, l’arme fatale des Gardiens de la révolution

Donc le déséquilibre du Moyen-Orient n’est pas prêt de trouver une issue favorable aux États-Unis ou aux intérêts commerciaux occidentaux tant que la Chine n’aura pas exercé une pression notable sur ses alliés iraniens qu’elle ravitaille par voie terrestre pour leur éviter une reddition sans condition. Au-delà de la reprise du trafic des tankers correspondant à 10 % de ses besoins, elle cherche aussi à affaiblir les Américains autant que cela sera encore possible.

Une révision de la géopolitique mondiale

Cet engluement de l’armada américaine (trois groupes aéronavals) au Proche-Orient inquiète les principaux alliés des États-Unis, quant à leurs capacités et à leur volonté de venir les assister en cas de besoin. Les Américains auraient ainsi épuisé leurs munitions, non seulement dans leurs bombardements intensifs de l’Iran, mais aussi dans la défense antiaérienne de leurs alliés arabes contre les drones et les missiles iraniens. Le remplacement de ces ressources pourrait ainsi prendre six ans. Considérant les 850 missiles Tomahawk qui avaient été utilisés lors des frappes contre l’Iran, le président Zelensky s’inquiète pour le sort de son pays au cas où les Russes en profiteraient pour reprendre l’avantage. D’après lui, en effet, ces Tomahawk utilisés en Iran, auraient pu « changer la donne en Ukraine ». L’armée ukrainienne aurait apparemment repéré « 1945 positions russes qu’elles pourraient traiter avec ce genre de missile ». En outre, le même président Zelensky constate qu’ « il y a eu plus de missiles antiaériens Patriot tirés en trois jours au Moyen-Orient,soit 800, qu’en Ukraine depuis 2022 ». Par ailleurs, pragmatique et manœuvrier, le président ukrainien propose-t-il de participer à la défense des pays arabes du Golfe avec ses drones tueurs de drones.

Pour sa part, Pete Hegseth, le secrétaire d’État à la guerre américain, fustige le manque de collaboration des Européens dans une éventuelle action de stabilisation que pourraient mener les alliés occidentaux de l’Amérique dans le détroit d’Ormuz en vue d’y rétablir la liberté de circulation maritime. « Nous ne comptons pas sur l’Europe », a-t-il martelé, vendredi dernier, dans son discours adressé depuis le Pentagone. Il faudra donc en déduire que ce ne seront pas à l’avenir les armes américaines qui protégeront l’Europe en cas d’attaque russe sur une république balte et que ce sera aux seuls Européens d’assumer seuls leur défense, au moins dans un premier temps. A chacun sa guerre, pourrait-on en conclure ! La guerre des uns n’étant pas la guerre des autres, il appartiendra donc aux Européens de se protéger seuls contre les Russes et aux Américains de n’utiliser leurs armes qu’à l’aune de leurs intérêts. L’attitude négative des Européens dans la réouverture « de vive force » du détroit d’Ormuz indispose d’autant plus Pete Hegseth que selon lui, « ce serait aux Européens de défendre leurs intérêts, et non aux Américains de le faire ». « Le détroit d’Ormuz est plus leur combat que le nôtre ! » a-t-il aussi précisé, vendredi dernier, dans son discours.

Mais au fait, qu’ont donc fait les Européens depuis 1974 pour libérer la partie nord de l’île de Chypre occupée illégalement par l’armée turque : des discours certes, mais pas d’action diplomatique ou militaire ! Cela tombe d’ailleurs bien car c’est Chypre qui assume depuis le 1er janvier dernier la présidence tournante de l’Union européenne, et ce, jusqu’au 30 juin prochain. Il ne sera donc jamais trop tard pour produire autre chose que des discours sans lendemain. Enfin, très dernièrement l’administration américaine a précisé qu’elle « envisageait de réexaminer sa position sur les îles malouines » au moment-même où l’Argentine du président Javier Milei revendiquait de « mettre les Malouines sous le giron argentin » … Oui vraiment, à chacun sa guerre ? Margaret Thatcher doit se retourner dans sa tombe.

Vincent Arbarétier, dans BV

. Risque de pénurie de carburants ? Le PDG de Total alerte, Macron rassure… un peu

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#webtube : Les experts sont beaucoup moins rassurants que le président qui n’envisage « aucune pénurie »… Alors que le dialogue USA-Iran semble au point mort après la non-rencontre d’Islamabad et que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, l’alerte lancée par le PDG de TotalEnergies ce vendredi résonne avec plus de force. En effet, selon le patron de cet acteur majeur du marché mondial de l’énergie, la France entrerait « dans une ère de pénurie énergétique, comme celle que subissent déjà certains pays asiatiques », si le blocage dans le détroit d’Ormuz perdurait « encore deux ou trois mois ». « La pénurie n’est pas encore présente dans le bassin atlantique (…) mais on ne peut pas se permettre de laisser 20 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz inaccessibles sans conséquences majeures », a-t-il ajouté.

Un président (trop) rassurant ?

Depuis Athènes, Emmanuel Macron a tenu à écarter le risque de pénurie : « On n’est pas dans le scénario qui est un des scénarios du pire que vous avez décrit, qui n’est aujourd’hui pas le plus probable et qu’il ne m’appartient pas de commenter », a-t-il affirmé. Selon lui, « la pire des choses, dans ces moments-là où il y a des tensions, de l’incertitude géopolitique, c’est que ces tensions soient accrues par des comportements de panique »« Et bien souvent, la pénurie, on la crée par ces comportements de panique eux-mêmes », a-t-il estimé. C’est pas faux. Un président rassurant et dans son rôle quand il met en garde les Français inquiets et tentés de faire des stocks à la pompe, comme en voit dans les stations, remplissant plusieurs jerricanes… Mais un président, comme toujours, un brin sûr de lui et péremptoire : « Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation est contrôlée et qu’aujourd’hui, la situation ne nous fait envisager aucune pénurie », a encore affirmé Emmanuel Macron.

À ce sujet — Quels leviers pour baisser le prix des carburants ?

Des risques sérieux selon les experts

Une assurance que ne partagent pas les experts reconnus du secteur. Philippe Charlez, expert énergétique que les lecteurs de BV connaissent bien, interrogé par franceinfo samedi, a confirmé l’analyse du patron de TotalEnergies : « Aujourd’hui, les marchés ne montrent pas de pénurie, mais ça n’empêche pas qu’on commence à avoir des difficultés. Il faut savoir que le pétrole est extrêmement fluide dans le sens où il se déplace extrêmement facilement et donc cela signifie que, globalement, une cargaison qui part du Nigeria et qui est à destination de Rotterdam, aux Pays-Bas, si on y met le prix, elle peut changer de destination et aller vers l’Extrême-Orient, vers la Chine  », explique-t-il . Thierry Bros, expert des énergies et professeur à Sciences Po Paris interrogé aussi par franceinfo, se montre encore plus pessimiste : « La pénurie est aux portes de l’Europe ». En effet, la désorganisation est multiple, frappant aussi bien la production (avec des destructions d’infrastructures qui demeureront inutilisables pendant plusieurs mois) que le transport et les prix. Le tout suspendu à un conflit qui peut perdurer.

Concrètement, la pénurie commencerait par frapper le kérosène, comme l’a indiqué Patrick Pouyanné : « Si cette guerre et ce blocus durent plus de trois mois, nous commencerons à faire face à de sérieux problèmes d’approvisionnement pour certains produits, comme le kérosène, ce qui obligera à rationner les avions ou le diesel. »

Et en cas de pénurie, que faire ?

Pour le moment, les médias se sont refusés à envisager une pénurie qui frapperait les particuliers et les entreprises. On espère que le Président et son gouvernement, eux, l’ont fait. Quelles mesures seraient-ils amenés à prendre si la pénurie devenait effective et le rationnement nécessaire pour réserver les stocks aux activités essentielles au fonctionnement du pays ? Le passage au télétravail, par ailleurs déjà permis par certaines structures pour permettre aux agents de limiter l’impact des hausses de prix ? Mais peut-être aussi des interdictions de circuler assorties d’exceptions qu’il conviendrait de cocher sur son autorisation ? Des tickets de rationnements ? Mais sous format numérique bien sûr.  Avec QR code et application dédiée. Et évidemment des Pass de circulation illimitée pour les détenteurs de voitures électriques. Le grand retour d’Édouard Philippe, en somme…

Frédéric Sirgant, dans BV

. Attention vous risquez de manger des aliments contenant de la poudre d’insectes.

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#webtube : Suite à cet article du 24 avril sur les « protéines d’insectes« , nous publions cette petite liste intéressante de l’un de nos commentateurs…

Réaction d’un autre : exactement tout ce que je mange, je suis dégoûtée…

En effet ils en mettent partout, ça devient difficile de se nourrir.

Je me pose alors cette question : est-ce que le bio accepte les protéines d’insectes ? Si non peut-être que choisir systématiquement du bio sur certains produits pour éviter cette immonde saloperie serait un début de réponse malgré le prix ?

Et me voilà en quête d’info… très difficiles à trouver !

Je tombe d’abord sur cet article, le lien fait envie n’est-il-pas ? Nourrir des poules bio avec des insectes…

L’utilisation d’insectes offre de nouvelles possibilités pour combler le manque de protéines dans l’alimentation animale biologique.

Décomposeurs naturels, les insectes peuvent transformer efficacement les déchets organiques. La production à grande échelle d’insectes repose sur des sous-produits issus de l’industrie agroalimentaire qui seraient sinon jetés ou inutilisés. Le profil d’acides aminés des insectes correspond aux besoins nutritionnels des poissons, des volailles et des porcs. C’est le cas notamment pour les acides aminés comme la lysine, la thréonine, la méthionine et le tryptophane qui, en alimentation animale, sont considérés comme des facteurs limitants.

https://www.fibl.org/fr/infotheque/message/video-nourrir-des-poules-pondeuses-bio-avec-des-insects

Et là je découvre cette phrase incroyable :  actuellement, la protéine d’insectes transformée en tant qu’aliment pour les animaux n’est pas autorisée. 

Pour nous, sales humains, oui. Pour les gentils animaux non. Bref, sont gentils ceux qui préfèrent les animaux aux hommes. C’était le cas pour un certain Hitler…

Mais tout ça ne nous dit pas si oui ou non on bouffe (pas d’autre mot possible) du cafard grillé quand on paye plus cher (aux dépens de vacances, budget oblige) pour avoir du bio.

Résistance républicaine n’est pas un site vegan, surtout pas, mais c’est pour ça qu’on les surveille de près.

Révélation : ces aliments très appréciés contiennent des insectes

Il y  a ce à quoi vous ne vous attendez pas sur la liste des ingrédients, mais vous  le mangez quand même !

La nouvelle réalité dans les rayons des supermarchés allemands.

Depuis 2023, les insectes sont officiellement autorisés comme ingrédient dans l’UE. Grillons, vers de farine et sauterelles peuvent maintenant être mélangés sous forme de poudre à des produits transformés. Beaucoup de consommateurs ignorent que ces ingrédients sont contenus dans bon nombre de produits de tous les jours – souvent sans net signe distinctif au premier abord.

Les produits suivants sont susceptibles des contenir des insectes :

Pâtisseries et pain : farine d’insectes dans les petits pains, les biscuits et les biscottes

Pâtes et nouilles : pâtes alimentaires avec une teneur élevée en protéines

Snacks et Chips : grignotages salés avec de la farine de grillons

Barres de céréales et boissons protéinées : poudre d’insectes comme source de protéines dans les produits de remise en forme

Céréales de petits-déjeuners : Muesli et flocons grillés avec supplément d’insectes (je viens de voir que le fameux Nutella en contient aussi).

Plats préparés : Pizza, soupes et sauces préparées avec de la poudre d’insectes.

C’est ainsi que des insectes sont cachés sur la liste des ingrédients :

Achileta domesticus : le nom scientifique pour les grillons – passent souvent inaperçus dans la liste des ingrédients ;

Tenebrio molitor : désigne le ver de farine vert sous forme de poudre ou congelée ;

Locusta migratoria : la sauterelle migratoire – autorisé sous forme entière ou moulue ;

Alphitobius diaperinus : le ver Buffalo (un ténébrion), plus récent complément des insectes autorisés.

Source RR 30 novembre 2025

En mai 2024 nous publiions ceci :

Seuls les riches pourront manger du pain sans farine d’insecte

En janvier 2023

L’UE et Macron nous font bouffer grillons et criquets… cachés dans la farine

Dès  2021

En ce qui concerne les problèmes de santé généraux, tels que les allergies alimentaires, l’EFSA a conclu que la consommation de vers de farine jaunes pourrait entraîner des réactions allergiques, en particulier pour les personnes qui présentent des allergies préexistantes aux crustacés et aux acariens. Toutefois, ces incidences restent très faibles.

Source

Peut-être que sur le sujet le consistoire juif peut nous aider 

CACHEROUT : UTILISATION ET CONSOMMATION DES POUDRES D’INSECTES

Suite au règlement d’exécution, adopté par la Commission Européenne, qui autorise la mise sur le marché des poudres d’insectes, et renseignements pris auprès de la DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations) et du Ministère de l’Agriculture, le Beth Din tient à apporter les précisions suivantes :

1) Les fabricants sont susceptibles d’introduire de la poudre d’insectes dans tous types de produits. Les produits manufacturés de type pâtes, crackers, barres de céréales, biscuits, soupes et potages, sauces, chips, produits laitiers, confiseries au chocolat, bière, boissons alcoolisées, etc…qui contiendront de la poudre d’insectes devront obligatoirement le mentionner dans la composition des ingrédients figurant sur l’emballage, et ce quels qu’en soient la concentration et le caractère allergène ou non.

Les salopards ont ressuscité le latin pour cacher leurs méfaits !

Il existe plusieurs dénominations possibles : vers de farine, Acheta domesticus, Tenebrio molitor, Locata migratoria, ou toute autre dénomination en latin.

Nous invitons donc les fidèles à la plus grande vigilance dans la lecture des compositions de tout produit.

2) Par contre, la baguette de tradition française, le pain de tradition ainsi que la baguette et le pain courants sont (heureusement) soumis à une législation stricte en matière d’additifs. Ils ne peuvent être fabriqués qu’à partir de certains ingrédients tels que la farine, la levure fraîche, le sel, les enzymes, le gluten et la farine de blé malté. Il n’y a donc aucun risque d’y trouver de la poudre d’insectes.

Néanmoins la poudre d’insectes peut être utilisée dans la fabrication des pains spéciaux, brioches, viennoiseries, etc. Mais ces produits ne sont de toutes façons pas autorisés sans surveillance rabbinique.  Ces produits ne sont donc pas plus impactés par la nouvelle législation.

Pour rappel, seuls les pains industriels vendus en grande surface, répertoriés dans la liste, sont autorisés.

Source

Christine Tasin, Riposte Laïque

. Pour certains généraux russes, il est grand temps de faire véritablement la guerre

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#webtube : Et de plus en plus de patriotes russes pensent de même. Faire la guerre avec une main liée dans le dos n’a que trop duré, alors que la Russie possède une écrasante supériorité technologique et numérique qu’elle n’utilise pas.

Pendant que le monde a les yeux rivés sur la guerre en Iran, le conflit ukrainien s’éternise, se transformant en une guerre de position imposée par les drones, responsables de 80 % des pertes, sans changements significatifs depuis plusieurs mois. Cette guerre d’usure interminable, où le faible tient tête au fort contre toute attente depuis plus de 1 500 jours, commence à exaspérer de nombreux généraux russes, ne supportant plus la passivité de Poutine après que l’ennemi, soutenu et armé par l’Otan, a franchi toutes les lignes rouges en toute impunité.

On peut en effet s’étonner que la plus puissante armée terrestre du moment, possédant des armements de dernière génération inégalés, soit incapable de venir à bout d’un pays quatre fois moins peuplé après 1 500 jours de guerre.

Alors qu’au début de l’offensive russe, en février 2022, les Occidentaux se limitaient à livrer à l’Ukraine des casques et des gilets pare-balles pour éviter l’engrenage d’une dangereuse escalade, nous en sommes arrivés à la livraison d’avions de combat et de missiles longue portée pouvant frapper le territoire russe, sans la moindre réaction du Kremlin, autre que de molles menaces verbales. On comprend donc que de plus en plus de voix exaspérées se fassent entendre à Moscou. 

Voici le discours du général Viktor Balouevski, le prédécesseur du général Guerassimov, l’actuel chef d’état-major des forces armées russes, s’exprimant devant les élus de la Douma :

« Quand, quand allons-nous commencer à faire la guerre pour de vrai ? Le format actuel de l’opération militaire spéciale (SMO) n’assure plus la sécurité de la Russie. »

« La Russie a été la première à atteindre la vitesse hypersonique. Nous avons répété partout : « Nous avons des armes qu’aucun pays n’a et qu’il n’aura pas de sitôt ». Mais cela n’a pas réduit les menaces pour notre pays. Nous avons parlé des « lignes rouges » lors d’une de nos interventions. Eh bien, quoi de plus rouge que ces lignes ? »

Le général a demandé aux officiers présents de se lever.

« Je ne sais pas quelle a été votre impression quand un drone ukrainien s’est posé sur le toit du bâtiment où se trouve le commandant en chef suprême – le président de la Fédération de Russie ? Je ne parle même pas du moment où ces drones se sont posés sur nos avions de détection radar longue portée, ou lorsqu’ils ont attaqué nos installations. J’ai toujours attendu. Mais quand, quand allons-nous commencer à faire la guerre pour de vrai ? »

Le général estime que la Russie n’a pas le temps de mener une guerre d’usure contre les forces armées ukrainiennes (FAU).

« Ou une Russie forte, ou pas de Russie du tout. Où en sommes-nous aujourd’hui ? La réponse est simple. Nos partenaires occidentaux, avec lesquels nous avons essayé de construire un camp socialiste unifié, nous disent clairement : « En 2027, peut-être que vous survivrez encore, mais en 2028, nous allons certainement vous attaquer ». Et que devons-nous faire dans cette situation ? Poursuivre l’opération militaire spéciale pendant quelques années de plus, jusqu’à l’épuisement ? Qui allons-nous continuer à épuiser, toute l’Europe, toute l’OTAN et leurs alliés comme le Japon et autres ? Et nous-mêmes ? »

Balouevski a appelé à ne pas compter sur une hausse des prix du pétrole.

« Oui, la situation est telle que nous gagnons un peu d’argent avec ces prix pétroliers dits « de pointe ». Mais dans l’ensemble, nous, les gens sages que nous sommes, comprenons parfaitement la situation… Je citerai les mots de Poutine : si nous ne trouvons pas de réponse à ces dangers et menaces, nous nous transformerons définitivement en une dépendance des ressources naturelles, une périphérie fournissant l’économie mondiale »

La question est de savoir si la Russie veut se donner les moyens de gagner cette guerre ou pas.

Tout franchissement d’une ligne rouge resté impuni encourage l’ennemi à franchir la suivante.

« … Quand nos lignes sont dépassées et qu’il n’y a pas de réponse, nous donnons à l’ennemi l’occasion d’agir avec plus d’audace à chaque fois, et nous donnons aux pays occidentaux le signal que nous ne répondrons jamais, quoi qu’ils fassent », déclare un autre patriote russe qui ajoute :

« Et ce dont notre État a besoin pour survivre :

— La mobilisation de l’économie et de la société

— Un défi nucléaire direct et sans ambiguïté aux États-Unis et à l’OTAN

— Des frappes contre les centres de décision, l’énergie, la logistique de l’Ukraine, la destruction de sa direction militaire et politique supérieure, sans tenir compte de quelconques pseudo-accords

— Le passage d’une « opération spéciale » à une guerre à part entière avec pour objectif clair de vaincre l’ennemi.

Maintenant, tout cela a été répété presque mot pour mot par le général de l’armée que nous respectons profondément, Youri Balouevski.« 

Il est évident que la situation s’est compliquée pour les Russes quand Elon Musk les a privés du renseignement satellitaire du réseau Starlink, tout en le maintenant au profit de Kiev.

Les Russes ne pourront combler ce manque par leur propre réseau de satellites que dans deux ans. Un temps suffisamment long pour épuiser l’économie russe avec les sanctions européennes et les frappes sur l’infrastructure énergétique du pays.

Craignant un changement de cap de la part de Trump, capable de revenir dans le conflit ukrainien après s’être extirpé de la guerre en Iran, Poutine ménage l’hôte de la Maison-Blanche pour conserver sa « neutralité » apparente.

Après 1 500 jours de guerre, bien malin celui qui peut prévoir la tournure du conflit, alors que le Tsar avait toutes les cartes en mains pour y mettre un terme rapidement, après le désastre de la grande offensive ukrainienne de 2023, qui s’est brisée sur les lignes de fortifications du général Sourovikine.

Poutine ne perdra pas cette guerre, mais faute d’avoir refusé de mobiliser pour ne pas fragiliser le tissu économique du pays, le prix d’une victoire qui tarde à se concrétiser va devenir de plus en plus salé.

En attendant, l’UE réarme et se saigne pour aider le régime mafieux de Kiev. La France, de son côté, est engagée pour 70 milliards de dons et de prêts qui ne seront jamais remboursés. Il faut bien financer les yachts et les villas à 20 millions de dollars de la mafia ukrainienne…Pour cela, Macron emprunte.

Nous sortirons laminés de cette guerre 100 % américaine. Et c’est un banquier qui nous mène à la faillite depuis 10 ans, un banquier que la presse servile n’a cessé d’encenser et de nous le vendre comme le plus intelligent de sa génération. Alors qu’il n’y a pas pire démolisseur de la nation.

Entre le coût de la dette et celui de l’immigration, ce sont 200 milliards qui partent en fumée chaque année. Inutile d’espérer un quelconque redressement dans ces conditions.

500 000 immigrés illettrés et sans qualification pour la plupart, arrivent chaque année, tandis que la dette augmente de 130 milliards sur la même période. Tel est le bilan du banquier Macron.

(Cet article est tiré du blog Telegram de Boris Karpov, « Brèves de Russie »)

Jacques Guillemain, Riposte Laïque