. La chanson du jour, Love Reign O’er Me – The Who

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Dès les premières notes, une tension monte, presque comme une prière. Puis la voix explose, chargée d’émotion, de fatigue, de rage et d’espoir mêlés. C’est une quête, un cri du cœur : celui de quelqu’un qui cherche à être lavé de tout, à recommencer, à trouver un sens. Ce morceau est une montée en puissance incroyable, où chaque instant semble plus intense que le précédent, jusqu’à ce final bouleversant qui laisse sans voix.

#webtube : From the very first notes, a tension builds, almost like a prayer. Then the voice explodes, charged with emotion, weariness, rage, and hope all intertwined. It’s a quest, a cry from the heart: that of someone seeking to be cleansed of everything, to start over, to find meaning. This piece is an incredible crescendo, where each moment seems more intense than the last, culminating in a breathtaking finale that leaves you speechless.

Source : Youtube – MчstícRhчthmsSєvєn

. « Road-trip » d’un jeune américain, suite et fin ? The End of an Era…(selling my truck?)

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Et si ce moment que tu redoutais depuis le début… arrivait enfin ?
Après des années de routes, d’aventures et de souvenirs gravés à jamais, une question difficile se pose aujourd’hui : faut-il tourner la page ? Dans cette vidéo, Saucy Seth nous emmène dans une décision aussi personnelle que symbolique… vendre son truck. Une fin ? Peut-être. Ou simplement le début d’un nouveau chapitre. Installe-toi, parce que ce n’est pas juste une histoire de véhicule… c’est la fin d’une ère.

Source : Youtube – Saucy Seth

. Comment les banques centrales volent l’épargne des « petites fourmis » – Charles Gave

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Les trois risques fondamentaux : temps, crédit et propriété. Risque de crédit sur les États et dangers des obligations / assurances-vie. Valeur intrinsèque des actifs vs valeur monétaire (exemple Air Liquide & HSBC). Notion de propriété et mesure en or… En résumé les fondamentaux à comprendre pour se sortir de cette crise qui arrive.

0:00 Introduction & bienvenue à l’Institut des Libertés 0:45 Les idées fausses en économie et finances (citation de Yogi Berra) 2:30 Les trois risques fondamentaux : temps, crédit et propriété 6:10 Risque de crédit sur les États et dangers des obligations / assurances-vie 9:20 Valeur intrinsèque des actifs vs valeur monétaire (exemple Air Liquide & HSBC) 13:00 Notion de propriété et mesure en or 15:40 Le rôle des financiers et la critique du keynésianisme 19:20 Les « petites fourmis », les entrepreneurs et les financiers au milieu 23:10 Comment les taux bas favorisent les riches sans risque (LBO, Blackstone…) 27:30 Graphiques : taux réels négatifs, inflation et banquiers centraux (Burns, Volcker, Greenspan, Bernanke…) 32:10 Effets des taux bas : dette excessive, bulle sur les actifs existants, pas d’investissement productif 36:40 Baisse de la productivité du travail et appauvrissement de la classe moyenne 40:20 L’indice des prix des Gilets Jaunes (énergie, alimentation, loyer) 44:10 Transfert de richesse des pauvres vers les riches via l’effet Cantillon 48:30 Critique du capitalisme de connivence et de la collusion État-banques centrales 52:40 Conseils pratiques : épargner massivement et protéger son capital 56:20 L’argent = liberté frappée + rôle de l’Université de l’Épargne 59:50 Conclusion : taux bas = gaspillage, pas de croissance 1:02:30 Remerciements, questions en commentaire et annonce prochaine émission

Source : Youtube – Institut des Libertés-Charles Gave

. La grande peur des petits marquis de l’édition parisienne

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Paris est de nouveau entré en résistance. La bête immonde est de retour. Diantre ! Vincent Bolloré, le propriétaire et patron, a décidé de se séparer du responsable et éditeur des éditions Grasset, autrefois maison d’édition de l’excellent écrivain Ra-mon Fernandez, entre autres. Un changement de responsable éditorial, Olivier Nora est donc viré. Un crime de lèse-privilégiés du petit microcosme éditorial parisien de l’entre-soi.

La réalité ? Il n’y a pas de menace sur la liberté d’expression, pas plus que sur la liberté d’édition ou le respect de la diversité éditoriale. Le précédent Fayard le démontre : nombre de romanciers de talent, pas tous conservateurs, pas tous de droite, pas tous catholiques, bien au contraire, y publient de fort beaux livres. Évidemment, ni vous ni moi n’en entendons parler puisque les principaux médias culturels, mainstream, massivement de gauche, de centre gauche ou de centre droit mou, préfèrent éviter d’évoquer ces ouvrages et ces écrivains, préférant insister sur une petite minorité des livres édités, ceux de personnalités politiques de droite ou conservatrices. Vous me direz que ce n’est pas grave puisqu’il suffit d’entrer dans une librairie. Que nenni, la majorité des librairies indépendantes font l’impasse sur la production littéraire Fayard, tout autant que sur les essais politiques – que vous ne trouverez donc pas en piles. Bien sûr, pas folles les guêpes, vos libraires préférés accepteront de vous les commander et de vous les vendre sous le manteau. Il n’y a pas de petits profits et les apparences seront sauves. On vend discrètement ce que l’on combat officiellement et bruyamment. Ainsi va le monde de la bien-pensance morale, laquelle s’affirme de gauche. Ce qui méritera d’être discuté le moment venu.

Revenons à Grasset. Pour quelle raison Nora est-il mis à la porte ? Un désaccord quant à la date de sortie du prochain livre de Boualem Sansal, tout juste passé de Gallimard à Grasset ? Les résultats économiques faiblards des productions parues sous la houlette de Olivier Nora ? (Il faut bien dire que les nouvelles couvertures des livres Grasset, ceux de la rentrée littéraire 2025, étaient d’un ridicule à effrayer tout lecteur potentiel, sans compter quelques titres finement choisis pour choquer la mamie de passage). Nous n’en savons rien. Pour le moment.

Une nouvelle résistance !

Reste que les faquins de l’édition parisienne, massivement  de gauche, de centre gauche, parfois timidement centristes ou légèrement de centre droit, mais tous sociaux-démocrates bobo, pour une grande part habitant de grandes métropoles, partisans de la mondialisation heureuse, pour eux du moins, peu soucieux du prix de l’essence, ça fait trop peuple, la voiture n’étant pas leur problème, pensent à nouveau connaître un grand moment de résistance ! C’est 1940 qui est de retour. On retrouvera donc sans aucun doute sous peu des imitateurs de Sartre ou autres, cette gauche qui dans les années 40 profitait de ce qu’elle disait combattre : l’occupation. Car nos plus de 200 éditeurs et écrivains tenant tribune dans des médias complaisants, à l’instar de l’Immonde, en sont persuadés : ils vivraient le retour des années noires. Il est vrai que les temps sont durs, pour d’étranges raisons Jack Lang ne fournit plus de caviar. Et il y a des privilèges à perdre : assurance de voir paraître chaque année des livres, souvent des croûtes insignifiantes, avec beaux à-valoirs à la clé et tirages sans commune mesure avec la nullité de ce que les pages contiennent, des livres aussi vite vendus, vaguement lus qu’oubliés et cependant souvent primés, par la grâce de jeux d’appareils éditoriaux et médiatiques n’ayant absolument rien à voir, sauf (et c’est heureux !) exceptions, assez régulières, qui nous offrent de vrais et beaux livres dans un marasme de médiocrités. Ceux qui hurlent aux loups sont les médiocres de notre époque, prétendument grands écrivains, reconnus par la coterie des amis médiatiques, achetés à coup de restaurants gastronomiques et d’échanges éditoriaux (je te publie, tu me soutiens etc). Ce n’est évidemment pas tout, et tout ne sera pas détaillé ici : cette petite caste de faquins bénéficie aussi souvent d’appartements et de frais pris en charge par les éditeurs et parfois même les ministères, ce fut le cas d’un Aragon autrefois, du pédophile Matzneff plus récemment, exilé et laissé tranquille aux États-Unis, dans un silence devenu assourdissant.

Allez ! La résistance menée par le drôlatique BHL, tous frais pris en charge, et l’amoureuse des enculades en public (baise-moi) Virginie Despentes, entraîne beaucoup de monde dans son sillage. Par peur et lâcheté évidemment. Par crainte de perdre ses petits privilèges, de ne plus être dans le médiocre camp du Bien, celui qui vous permet de publier régulièrement votre étron « littéraire » insignifiant. La tête de la locomotive ? BHL ou Despentes ? Que risquent-ils ? Rien. Ils ne sont pas liés à Grasset mais à Olivier Nora. Des révolutionnaires de papier à la petite semaine. Des clowns du monde littéraire.
Mais ce n’est pas tout. D’ici quelques semaines, nombreux seront les signataires qui agiront discrètement pour réintégrer leurs pénates. Certains y parviendront peut-être, qui sait ? Comble de la lâcheté.

Le pire ? Pour conclure ? Les faquins de la révolte de papier se plaignent de la « main mise d’idéologues sur le monde de l’édition », disent refuser une offensive culturelle guerrière de la part de Vincent Bolloré, en appellent au maintien de la liberté et de la diversité d’expression, et même le président de la République, du moins ce qu’il en reste, du président et de la République, s’y collent. Là, on tombe en plein grand guignolesque… Voilà donc ceux qui imposent depuis 50 ans une vision à sens unique de la culture et de la littérature, de gauche, diversitaire, devenue en partie woke, centrée sur les mêmes thèmes, ceux de la Religion du Progrès, qui censurent réellement tout livre et tout auteur ne correspondant pas à leur doxa, voilà donc ces gens qui affirment craindre une mainmise idéologique ? Non. La crainte n’est que celle de la perte du monopole de leurs idées, associée à un véritable refus de la diversité de pensée. Pour eux, un bon écrivain conservateur est un écrivain réduit au silence et à l’invisibilité. Un vieil ami l’avait compris. Il s’appelait Dantec, et il avait choisi l’exil plutôt que toute cette pourriture.

Les temps changent. Voilà ce qui n’est pas accepté. La diversité réelle entre de plain-pied dans les mondes de la culture, de l’édition et des médias. Les monopoles s’estompent, alors les enfants privilégiés de trois ans au pouvoir dans ces milieux depuis plus de quarante ans font leur petite crise. Ils pleurent et réclament une nouvelle couche. Qu’à cela ne tienne, Bolloré leur a déjà répondu : 180 écrivains partent ? Et alors ? Cela ouvrira des possibilités pour publier nombre de bons écrivains ! Il y a de nouveau de la place chez Grasset pour de grandes œuvres.

Matthieu Baumier, Revue Eléments

Source : https://lesnouveauxtemps.fr/

. Le sacrifice des paysans de France

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube: L’agriculture française n’est pas en bonne santé. Depuis quelques mois les symptômes inquiétants se multiplient : Mercosur, loi Duplomb, cadmium, pénurie d’engrais… Un tiers des agriculteurs vit sous le seuil de pauvreté, deux se suicident chaque jour. Que se passe-t-il dans nos campagnes ?

Le Mercosur devrait entrer en vigueur le 1er mai 2026. Ce traité de libre-échange va livrer l’agriculture française à la concurrence de l’Amérique du Sud, qui n’a pas le même climat ni les mêmes normes sociales et environnementales. Tout le monde a déjà compris que les paysans français, en particulier les éleveurs, ne pourront pas résister. La plupart vont disparaître.

On a beaucoup crié à la trahison des élites, qui auraient vendu les paysans français. Ce reproche est totalement absurde. L’Union européenne et la France ont été d’une absolue fidélité à leurs principes comme à leur histoire : le libre-échange. L’Europe dès sa création met en place des accords de libre-échange internationaux que la France a toujours ratifiés. C’est valable aussi pour l’agriculture. Le traité de Lisbonne a livré en 2007 le marché des fruits et légumes à la concurrence espagnole où le SMIC est inférieur de 30 %. La production française qui était excédentaire s’est effondrée. 10 ans plus tard, en 2017, c’est au tour du CETA qui ouvre le marché européen à la concurrence canadienne qui n’a pas nos normes environnementales. 10 ans après, voilà le Mercosur : même logique, mêmes conséquences. Une fois de plus nous avons assisté au ballet pathétique des libéraux-conservateurs qui déplorent les effets (la disparition des paysans) dont ils chérissent la cause (l’économie de marché).

Les maux dont souffrent les paysans français ne datent pas d’aujourd’hui. Il y avait en 1946 7.5 millions de paysans, un tiers de la population totale. Ils sont aujourd’hui 400 000, 1.5 % de la population. L’agriculture française était à terre bien avant le Mercosur. Pour comprendre ce qui se passe, il faut donc prendre un peu de recul.

En 1945 l’agriculture subit une profonde révolution : les tracteurs. Ça n’a l’air de rien, et pourtant ça change tout. Les tracteurs coûtent cher, il faut produire plus pour les rembourser. La taille des exploitations augmente, les haies disparaissent et le nombre de paysans décroît. On a moins de bras pour plus de surface, alors on ne peut plus désherber à la main. Le recours aux herbicides est inévitable. Cependant, un herbicide comme le glyphosate détruit tout. Pour l’utiliser il faut acheter également les semences conçues par Monsanto pour résister aux désherbants Monsanto.

Les tracteurs se diversifient et se spécialisent. On ne peut les acheter tous, donc on ne peut plus effectuer toutes les tâches agricoles. C’est la fin de l’agriculture traditionnelle, qui était une polyculture avec de l’élevage. Les fermes se spécialisent. La mécanisation induit une tendance à la monoculture. La monoculture favorise les ravageurs. Il faut donc des pesticides et la loi Duplomb. On n’a plus de fumier animal, on a besoin de rendements élevés pour rembourser les dettes : il faut importer des engrais azotés qui transitent par Ormuz ou des engrais phosphatés qui viennent du Maroc et qui sont gorgés de cadmium.

L’agriculture industrielle est ainsi toujours dépendante d’acteurs internationaux en amont de la production. Elle est également toujours mondialisée en aval. En effet, l’industrialisation de l’agriculture provoque une explosion des rendements. La production est démultipliée. Elle ne peut plus être vendue sur le marché du village, mais dépend désormais d’un marché mondial des produits alimentaires, marché dominé par les cours des matières premières, marché où règnent des acheteurs internationaux qui n’hésitent pas à acheter ailleurs si les prix français sont trop élevés. Les prix baissent : un veau se vend 50 €, un kilo de blé moins de 20 centimes. Les agriculteurs français ne peuvent pas rivaliser avec les salaires ukrainiens ou argentins, ils ont donc besoin des aides publiques qui constituent 70 % de leur revenu. Avec ces aides publiques viennent inévitablement des normes, de la bureaucratie, des lois d’orientation pour guider et contraindre les choix des agriculteurs.

L’agriculture moderne, industrialisée et mécanisée, est un cas d’école. On y constate avec évidence que la technique n’est pas un instrument ni un moyen dont on userait à sa guise. Avec les tracteurs est venu le monde des tracteurs, un monde radicalement nouveau dans lequel les agriculteurs sont contraints de travailler mais qu’ils ne maîtrisent pas. Dans le monde des tracteurs, qu’on le veuille ou non, il y a moins de paysans, des fermes plus grandes, des normes bureaucratiques ; il faut acheter à l’étranger des tracteurs toujours plus puissants et du pétrole pour les faire tourner, il faut aussi acheter à des multinationales des semences, des engrais, des pesticides, des herbicides ; il faut vendre sur des marchés mondialisés gouvernés par les géants de l’agro-industrie, marchés internationaux sur lesquels les agriculteurs français sont défavorisés. Le tracteur n’est pas un instrument dont on use comme on veut, c’est au contraire l’agriculture et nos campagnes qui ont été modifiées par les tracteurs parce qu’elles ont dû s’adapter et se conformer aux tracteurs.

Il n’y a ni souveraineté nationale ni localisme dans une agriculture industrialisée toute entière intégrée dans le complexe agro-industriel mondial. On a fait de l’agriculture une industrie, il lui arrive ce qui est arrivé à toute l’industrie : une concurrence mondialisée, des fermetures d’exploitations et du chômage, des délocalisations vers des pays plus souples socialement et écologiquement, de la pollution. On ne peut défendre à la fois les paysans et les tracteurs, les aliments sains et les tracteurs, la souveraineté alimentaire et les tracteurs, l’écologie et les tracteurs. Mais si l’on veut la compétitivité et la productivité, il faut des tracteurs. Il faut choisir : soit les machines et l’argent, soit les hommes et la nature.

Quel est le bilan de cette industrie alimentaire motorisée mondialisée ? C’est un échec complet. C’est un échec pour les agriculteurs. Ils sont de moins en moins nombreux, puisque l’augmentation de la productivité se traduit par une diminution de la main d’œuvre. Ils sont asservis par l’industrie agroalimentaire, de moins en moins libres de leurs choix et de leurs démarches. Ils sont dépossédés de leur métier et de leur monde : ils n’ont plus les pieds dans la terre mais dans leur tracteur, ils n’ont plus les mains dans la terre mais sur le joystick de la moissonneuse ou dans les paperasses de la PAC, ils ne regardent plus le blé pousser mais ont les yeux rivés à leurs écrans où s’affichent les cours du blé et des engrais. La moitié des exploitations n’a pas de repreneur, un tiers des agriculteurs vit sous le seuil de pauvreté, deux se suicident chaque jour.

On pourrait se consoler en disant que leur sacrifice n’est pas inutile. Grâce aux tracteurs et à leurs rendements pharamineux, nous pouvons nous nourrir à bas coût. La part de l’alimentation dans le budget des ménages a été divisée par deux depuis les années 60. Pourtant, la précarité alimentaire touche 16 % des Français et ne cesse de croître. Une étude de l’INRA de 2010 a révélé que 36 % des décès en France étaient dus à l’industrie agro-alimentaire, soit la bagatelle de 235 000 morts par an. Ce n’est pas la faute des agriculteurs, mais du système technico-industriel dans lequel ils sont enfermés qui impose l’utilisation des pesticides et des engrais. L’industrie alimentaire n’a donc pas tenu sa promesse de permettre à tous d’accéder à une alimentation saine. Du point de vue des consommateurs comme du point de vue des agriculteurs, c’est un échec.

Alors que faire ? Pour rompre avec les maux qui sont venus avec les tracteurs, il faut abandonner les tracteurs. Cela signifierait un effondrement de la production agricole, qui devra être compensée par une augmentation du nombre de paysans, ainsi que des artisans ruraux nécessaires à la vie paysanne désindustrialisée. Bref, il faudrait refaire l’exode rural dans l’autre sens. C’est une utopie, qui se réalisera le jour où il y aura suffisamment d’hommes résolus à reprendre la terre aux machines. En attendant, vous reprendrez bien un peu de cadmium ?

Nicolas Degroote, Revue Eléments

. Boualem Sansal, le nouveau Soljenitsyne ?

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Boualem Sansal paie le prix de sa liberté. Comme Soljenitsyne hier, il dérange un système idéologique qui ne tolère ni la dissidence ni la vérité. Analyse par Pierre Boisguilbert.

Sansal, nouvelle cible d’un conformisme idéologique

Sansal est passé chez Bolloré, il doit être exécuté. C’est le syndrome Soljenitsyne. La caste, comme le dit Bolloré, des écrivaillons gauchards et des autrices « chiennes de garde » littéraires se déchaîne. Soljenitsyne s’attaquait à la vache sacrée du régime soviétique. Sansal, lui, s’attaque à la lecture algérienne de l’histoire, notamment coloniale. « Tout anticommuniste, disait Sartre, est un chien, et je n’en démords pas. » Tout non-anticolonialiste hystérique est désormais un chien, au nom de ce nouveau soviétisme des idées qu’est le wokisme.

Soljenitsyne dénonçait le goulag et le régime concentrationnaire soviétique. Il savait de quoi il parlait, comme Sansal peut parler du régime concentrationnaire algérien. On a dit que Soljenitsyne était un mauvais écrivain, un traître, un agent de l’Occident, un anticommuniste viscéral, un conservateur radical et un nationaliste réactionnaire faisant le jeu des extrêmes droites. Tous ces missiles venaient essentiellement des résistants éternels du Café de Flore, ceux qui se sont trompés sur tout et qui sont responsables de la perte de crédit des écrivains en France, liée à la chute du livre. Ce sont les mêmes qui attaquent Sansal, coupable de crime contre l’Algérie comme Soljenitsyne l’était contre l’URSS.

Le milieu littéraire français entre conformisme et entre-soi

Les mêmes… pas tout à fait. Ils ne représentent plus grand-chose et ne vendent pas grand-chose. Ce sont des arapèdes agglutinées sur un rocher qui sombre. Comment se fait-il que, moins il y ait de livres vendus, plus il y en ait dans les rayons, et que, moins on lise, plus il y ait d’auteurs — et aussi d’autrices ? Il s’agit d’un système économique artificiel, une bulle qui éclatera fatalement. Mais les profiteurs sont nombreux, qui croient avoir du talent parce qu’ils ne fréquentent que des gens qui pensent en avoir aussi — et en ont aussi peu. C’est un entre-soi fait de flatteries, mais aussi de jalousies mesquines. Imbus de leur personne, de salons du livre en salons du livre où ils ne paient rien, ils ne parlent que d’eux, de leurs livres aussi, et se doivent bien sûr de donner des leçons de morale, le plus souvent progressistes.

De la prison algérienne à la bataille éditoriale française

Mais, comme dans les médias, une brèche s’élargit. Des gens qui ne pensent pas comme la doxa dominante arrivent à exister. Les ayatollahs littéraires germanopratins ne le supportent pas. La dignité de Sansal face à leur soumission intellectuelle est exemplaire. L’auteur, détenu entre novembre 2024 et novembre 2025 dans une prison d’Alger au motif d’« atteinte à l’unité nationale », a été gracié à l’automne dernier par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, rappelle Public Sénat. Une décision intervenue grâce à la médiation du chef d’État allemand, Frank-Walter Steinmeier.

Mais, durant l’incarcération de Boualem Sansal, plusieurs personnalités s’étaient aussi impliquées en France pour obtenir sa libération, dont Antoine Gallimard, le patron de sa maison d’édition historique. Or, la « ligne » adoptée par cette dernière dans ce combat n’était pas en phase avec la vision de Boualem Sansal. Les arguments avancés pour le faire sortir de sa cellule algérienne lui ont « paru être une supplication aux services algériens », déplore l’intéressé aujourd’hui. « Je veux rester sur la ligne de la dignité : je me bats en tant qu’homme libre contre un régime totalitaire. » Dans cette optique, l’écrivain espère d’ailleurs engager des poursuites judiciaires contre le président algérien « auprès des juridictions internationales ».

Selon lui, ce désaccord aurait été au centre de son choix de quitter Gallimard, où il se sentait « mal à l’aise » une fois de retour en France. « Je ne pouvais pas publier mon livre qui dénonce ma libération par la négociation, [ce] qui fait de moi un otage », développe-t-il. Boualem Sansal a d’ailleurs déjà terminé cet ouvrage en forme de récit de sa détention, écrit dès sa sortie de prison et désormais envoyé à son nouvel éditeur, Grasset. Ses pages devraient également apporter « une réflexion sur les relations entre la France et l’Algérie, et l’Algérie et le monde d’une manière générale », précise-t-il. Son titre provisoire ? « La Légende ».

Un livre qui lui vaudra, comme les autres, de nombreux lecteurs. Cela va sans doute enrager les Jean Moulin à vent — mais sans le vent — qui ont pris le maquis de la maison Grasset. Sur les raisons qui ont motivé le licenciement de l’ex-patron de Grasset, Vincent Bolloré a indiqué, dimanche 19 avril dans le JDD, qu’Olivier Nora voulait sortir le livre de Boualem Sansal à la fin de l’année, « ce qui était contraire à la volonté de la direction Hachette, qui est le réel propriétaire de Grasset ».

Un différend qui a eu lieu sur fond de performances économiques de la maison Grasset « très décevantes », a-t-il dit, avant de s’étendre sur le chiffre d’affaires de l’entreprise ainsi que son résultat opérationnel, qui ont diminué entre 2024 et 2025. Pour Vincent Bolloré, le départ de l’ex-dirigeant et d’une centaine d’auteurs provoque un tel « vacarme » parce qu’il « touche une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous, qui se coopte et se soutient et qui, grâce à sa capacité de fracas médiatique, fait peur à beaucoup ». Puis de rajouter : « Grasset continuera et ceux qui partent vont permettre à de nouveaux auteurs d’être publiés, promus, reconnus et appréciés […] Quant aux attaques concernant mon “idéologie”, je le rappelle une fois de plus : je suis chrétien-démocrate et les dirigeants de Hachette continueront à publier tous les auteurs qui le souhaitent. »

Le nouveau livre de Boualem Sansal sortira finalement le 6 juin prochain.

« Les chiens aboient, la caravane passe », dit le proverbe arabe introduit en France au XIXe siècle. Quant aux aboyeurs, ils peuvent toujours se retrouver entre eux au Café de Flore et se renifler dans cet espace d’intelligences qu’ils ont transformé, hélas, en goulag idéologique. Il y aura un jour un Soljenitsyne pour le décrire et le dénoncer. Sansal lui-même, peut-être, car il vient de passer des prisons algériennes à l’univers concentrationnaire de l’intelligentsia française.

Pierre Boisguilbert, Polémia

. I-Média revient sur le piratage de l’Agence nationale des titres sécurisés et l’éviction d’Olivier Nora chez Grasset

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Le nouveau numéro d’I-Média, le magazine hebdomadaire de critique des médias diffusé sur TV Libertés, est en ligne. Présenté par Floriane Jeannin, en compagnie cette semaine de Jean-Yves Le Gallou, le programme revient sur plusieurs sujets marquants de l’actualité médiatique et politique récente, avec un focus sur deux dossiers principaux.

L’image de la semaine : le piratage de l’ANTS et la fuite en avant européenne

Le premier volet du programme est consacré au piratage massif dont a été victime l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Près de 11,7 millions de comptes auraient été compromis, avec des données personnelles — noms, prénoms, adresses électroniques, numéros de téléphone et parfois informations de connexion — désormais dans la nature. L’affaire est d’autant plus embarrassante que l’ANTS est précisément l’organisme chargé de délivrer cartes d’identité, passeports et permis de conduire, c’est-à-dire les documents qui structurent la vie administrative des Français.

Les deux chroniqueurs replacent cette fuite dans un contexte plus large. Quelques jours auparavant, une application européenne de vérification d’identité, présentée comme la plus sécurisée au monde par Ursula von der Leyen dans le cadre d’un dispositif censé protéger les mineurs sur les réseaux sociaux, aurait été contournée en moins de vingt-quatre heures par un consultant en cybersécurité. Simultanément, la Commission européenne déploie une campagne de communication grand public autour des notions de « démocratie » et de « liberté d’expression », ciblant prioritairement les 18-30 ans. Pour Jean-Yves Le Gallou, le contraste entre l’affichage et la réalité rappelle moins 1984 que son esprit. Florian Jeannin souligne également la tonalité employée par le gouvernement, qui parle d’un simple « incident de sécurité » pour qualifier une fuite portant sur près de la moitié des titres émis dans le pays.

Le dossier : l’éviction d’Olivier Nora chez Grasset

Le second sujet revient sur le remerciement d’Olivier Nora à la tête des éditions Grasset, qui a suscité une vague d’indignation dans une partie du monde littéraire parisien — dont un éditorial de Bernard-Henri Lévy dans Le Point, ainsi qu’une tribune signée par 115 auteurs annonçant leur départ de la maison. Selon certaines sources relayées dans l’émission, l’écrasante majorité d’entre eux seraient classés à gauche.

Les deux chroniqueurs reviennent sur la réponse publique de Vincent Bolloré, propriétaire du groupe, qui a notamment rappelé que la rémunération annuelle d’Olivier Nora était passée de 83 000 euros à 1,17 million d’euros en l’espace d’un an. L’émission diffuse également l’extrait devenu viral de l’écrivain David Dufresne déchirant son contrat Grasset en direct sur le plateau de C ce soir. Jean-Yves Le Gallou conteste l’idée d’un monopole éditorial d’un seul bord, rappelant que plusieurs grands quotidiens de gauche sont adossés à des fortunes d’ampleur comparable (Niel au Monde, Kretinsky à Libération, Pigasse dans plusieurs titres), et pointe le véritable déficit du paysage : celui du pluralisme éditorial effectif dans les librairies, où les piles restent largement orientées dans un sens unique.

Les pastilles de l’information

Plusieurs sujets plus brefs sont également abordés dans ce numéro :

  • La profanation d’une statue du Christ par un soldat israélien au Liban, et la manière très différente dont les rédactions françaises ont choisi — ou non — de montrer l’image, Le Monde publiant la photo de l’acte quand Le Figaro et La Croix ont opté pour des illustrations neutres ;
  • Un reportage de M6 qualifié de « point Godwin » par les deux chroniqueurs, qui met sur le même plan l’installation de croix sans autorisation par un collectif catholique identitaire dans l’arrière-pays niçois et des autocollants nazis retrouvés dans les rues du vieux Nice ;
  • Xavier Niel, qui avait justifié son report à une audition devant la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public (présidée par Aurélien Saintoul) par un « empêchement urgent et indépendant de sa volonté », mais que l’on aurait en réalité retrouvé au ski à Courchevel ;
  • La saisie de 800 armes blanches lors de 20 500 contrôles réalisés aux abords des établissements scolaires l’an passé, soit près de 4 % de contrôles positifs, et la caricature publiée par Libération signée Coco, mettant en scène un élève prénommé « Kilian » en train d’affûter un couteau ;
  • Le refus d’Elon Musk de se présenter à sa convocation au parquet de Paris, dans le sillage de l’affaire Pavel Durov, dont la garde à vue de 96 heures est rappelée ;
  • L’interview promotionnelle de Gabriel Attal sur le plateau de C à vous pour la sortie de son livre, qui a enregistré la plus faible audience de la saison, les chroniqueurs pointant par ailleurs le décalage entre le récit personnel mis en avant par l’ancien Premier ministre et ses origines sociales réelles.

Le numéro se conclut, comme à l’accoutumée, par un portrait signé de l’Observatoire du journalisme (OJIM), consacré cette semaine à Élisabeth Lemoine, présentatrice de l’émission C à vous sur France 5. Le portrait revient sur son parcours — Plessis-Robinson, famille catholique de sept enfants, études de lettres, radios privées puis télévisions publiques —, ses prises de position, la manière dont elle s’inscrit dans la ligne voulue par Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions, ainsi que sur plusieurs témoignages recueillis par la presse sur son management interne.

breizh-info.com

. [LIVRE] Nahel : d’une vidéo tronquée à l’emballement, les rouages d’un mensonge

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : « J’ai compris que je ne serai pas protégé par la justice. J’ai compris maintenant que cet inconfort juridique fait partie intégrante du métier. Ce n’était pas le cas avant. […] On est face à un renoncement général des policiers sur la voie publique. » Au terme d’une longue et précise enquête restituée dans son livre Derniers Recours – Enquête sur l’affaire Nahel (Mareuil Éditions), William Molinié, journaliste d’investigation à Europe 1, rencontre Julien*, le collègue de Florian qui, le 27 juin 2023 a ouvert le feu sur Nahel. Plusieurs mois après les faits, Julien confie en exclusivité son « dégoût » d’avoir été lâché par les politiques et la justice face à l’emballement médiatique. Cet emballement médiatique, qui a mené Florian derrière les barreaux pendant plusieurs mois, trouve son origine dans une vidéo tronquée de seulement 40 secondes diffusée sur Twitter. En quelques heures à peine, l’affaire embrase le pays.

Le mal est fait…

William Molinié, qui s’appuie sur des témoignages directs et des sources proches du dossier, revient heure par heure sur l’enchaînement des faits du 27 juin 2023. L’objectif : apporter un nouvel éclairage à l’affaire Nahel, un dossier où beaucoup de mensonges et d’imprécisions se sont accumulés.

À ce sujet — [EDITORIAL] Est-on désormais forcé de dire que Nahel était « un petit ange » ?

« Nahel a été tué à bout portant par un policier lors d’un contrôle routier ». Depuis le 27 juin 2023, de nombreux médias affirment que Nahel aurait été tué à l’issue d’un contrôle d’identité. C’est faux, tente de rappeler le livre de William Molinié. Nahel a été tué après une course-poursuite de plus de deux minutes à vive allure dans les rues de Nanterre et un refus d’obtempérer. Tout commence aux alentours de 8h15. Florian et son collègue Julien remarquent une Mercedes jaune, immatriculée en Pologne, qui roule à vive allure. « On contrôle » lance Julien. « Commence alors une folle course-poursuite dans les rues de Nanterre. Elle va durer 2 minutes et 40 secondes, explique le journaliste. La Mercedes franchit à contresens les intersections, grille les feux rouges, manque de renverser des piétons forcés d’adapter leur comportement pour ne pas être percutés ». Bloqué à un feu de circulation, « Nahel n’obtempère pas ». « La voiture redémarre. Au même moment, Florian appuie sur la détente ».

Deux heures plus tard, une vidéo est diffusée sur Twitter. L’emballement démarre. Déjà on crie à la bavure policière. Certains affirment entendre les policiers crier « Shoote ! ». À l’Assemblée nationale, le jour-même, on accuse les forces de l’ordre sur la seule base de cette vidéo tronquée : « le tir ne semble absolument pas proportionné au délit commis », assène une élue écologiste. Des témoins déclarent ensuite que les policiers ont frappé Nahel à coup de crosse. Encore un mensonge qui sera démenti par l’autopsie… Mais trop tard, le mal est fait. La France s’embrase et Florian est mis en examen pour meurtre et placé en détention provisoire.

Un autre visage de Florian

Finalement, le 5 mars 2026, la cour d’appel de Versailles renvoie le policier auteur du tir devant une cour criminelle pour « violence volontaire ayant entrainé la mort sans intention de la donner ». L’intention de tuer est écartée. Mais après des mois de mensonges, après qu’un président de la République a qualifié l’action du policier d’ « inexcusable », Florian reste pour beaucoup un « meurtrier ».

Avec son livre, William Molinié nous livre un autre visage du fonctionnaire de police. Au fil de son enquête, il revient ainsi sur le parcours de cet ancien militaire, ayant servi en Afghanistan, devenu policier et dont la carrière est saluée par ses supérieurs. Un homme qui a progressivement gravi les échelons et qui, le 27 juin 2023, s’est retrouvé face à un jeune homme de 17 ans bien connu des services de police mais qui n’avait jamais été condamné. Un livre à lire pour comprendre ce qui s’est réellement passé ce jour-là à Nanterre.

Clémence de Longraye, dans BV

. France : la faillite que l’État vous cache

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Il y a des vérités que le pouvoir ne veut pas voir émerger. Non pas parce qu’elles sont complexes, mais parce qu’elles sont politiquement explosives. La dette française en fait partie. 3 400 milliards d’euros.
Un chiffre si colossal qu’il anesthésie les consciences. Et pourtant, derrière cette abstraction, il y a une réalité brutale : la France est en situation de faillite larvée. Pas demain. Pas dans dix ans. Maintenant.

Le mensonge organisé
Depuis un demi-siècle, l’État français vit à crédit. Depuis 1974, aucun budget n’a été voté à l’équilibre. Aucun. Cela signifie une chose simple : la France dépense systématiquement plus qu’elle ne produit.
Et pour masquer cette dérive, elle emprunte. Encore et encore.
Le discours officiel est bien rodé : « La dette n’est pas un problème, on la refinance. »
Traduction : on repousse l’échéance en espérant qu’elle n’arrive jamais.
C’est exactement la stratégie d’un joueur ruiné qui continue à miser avec de l’argent qu’il n’a pas.
Un pays écrasé d’impôts… pour rien On pourrait encore accepter cette situation si l’argent public était efficacement utilisé. Mais ce n’est pas le cas. La France détient l’un des niveaux de prélèvements obligatoires les plus élevés au monde, autour de 46 % du PIB. Autrement dit, jamais les Français n’ont autant payé.
Et pourtant :
Les hôpitaux saturent
L’école s’effondre
L’insécurité progresse
Les services publics se dégradent
Où passe l’argent ?
Une part croissante ne finance plus rien d’utile. Elle sert uniquement à maintenir sous perfusion un système à bout de souffle.

Le piège des intérêts
Pendant des années, la situation a été masquée par un facteur exceptionnel : les taux d’intérêt quasi nuls. Emprunter ne coûtait rien.
Les gouvernements en ont profité. Ils ont même aggravé le problème.
Aujourd’hui, la réalité les rattrape.
42 milliards d’euros d’intérêts en 2022
Plus de 55 milliards en 2023
Jusqu’à 80 milliards d’ici 2027

À ce rythme, le paiement des intérêts deviendra le premier poste budgétaire de l’État. Avant l’éducation. Avant la sécurité. Avant tout. Autrement dit : vos impôts servent de plus en plus à payer le passé, plus du tout à préparer l’avenir.
Votre épargne est déjà engagée Le point le plus inquiétant est rarement évoqué. La dette française n’est pas une abstraction lointaine détenue par des acteurs anonymes. Elle est aussi financée par… vous. Une large partie de l’épargne des Français — notamment via l’assurance-vie — est investie en obligations d’État.
Ce qui signifie une chose simple : si la confiance vacille, ce n’est pas seulement l’État qui est en danger. C’est votre argent.
Et le cadre légal existe déjà pour agir en cas de crise.
La loi Sapin 2 permet de bloquer temporairement les retraits sur les contrats d’assurance-vie. Officiellement pour « protéger le système ».
Concrètement, cela signifie que votre épargne peut devenir indisponible précisément au moment où vous en aurez besoin. Ce scénario n’a rien de théorique.
Chypre, la Grèce, l’Argentine l’ont déjà vécu.
À chaque fois, ce sont les épargnants qui paient.

La racine du problème : un choix politique
Il faut cesser de présenter la dette comme un phénomène technique. La dette est un choix politique. Un choix répété pendant cinquante ans :
acheter la paix sociale à court terme, au prix d’un appauvrissement à long terme. Distribuer aujourd’hui ce que l’on n’a pas.
Reporter la facture sur les générations suivantes. 1974 marque le basculement. Fin des Trente Glorieuses, début des déficits permanents. Depuis, aucun gouvernement n’a eu le courage — ou la volonté — d’inverser la trajectoire.

Ce qui nous attend
La question n’est plus de savoir si le système va craquer.
La question est : comment et qui paiera ?
Hausse massive des impôts ? Réduction brutale des dépenses ? Ponction de l’épargne ? Inflation durable pour diluer la dette ? Probablement un mélange des quatre. Mais une chose est certaine : le statu quo est une illusion La France n’est pas simplement endettée. Elle est enfermée dans un modèle qui ne tient plus. Et tant que ce constat restera tabou, la chute ne sera pas évitée.
Elle sera seulement retardée — et rendue plus violente.
Les jours qui viennent seront sombres. Mais nous aurons encore devant nous les parleurs patentés.

Raphaël Delpard, Riposte Laïque

. L’Iran le tombeau des États-Unis ? Non, sauf si Trump jette l’éponge

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : L’Iran n’est pas l’Afghanistan, où Anglais, Soviétiques et Américains  se sont tous cassés les dents. C’est l’indécision de Trump qui complique la situation et rend l’issue de cette guerre incertaine.

Le comportement agité et irrésolu de Trump, à 180 % du calme olympien de Netanyahu, ne fait qu’encourager le discours défaitiste anti-occidental annonçant le crépuscule de l’Empire américain. Dans toute la presse européenne mais aussi américaine, la petite musique d’une énième défaite américaine commence à circuler, énumérant tous les atouts en faveur de l’Iran et toutes les faiblesses des États-Unis. Il s’agit de véhiculer l’idée aussi absurde que dangereuse, qu’une paix bâclée suivie d’un retrait américain serait préférable à une crise économique dévastatrice de type 1929.

Nous n’en sommes pas là. D’abord le Golfe Persique n’est pas le seul fournisseur de pétrole et de gaz de la planète, ensuite le monde a connu bien pire en 1973 et 1979. Certes, le prix du baril a augmenté de 50 %, aggravant l’inflation et freinant la croissance mondiale, mais comme le rappelait récemment un économiste :

– le FMI estime que la croissance, prévue à 3,7 % en 2026, fléchira à 3,1 %. 

– En 1973, le monde a encaissé le pire choc pétrolier avec un quadruplement du prix du baril.

– Six ans plus tard, en 1979, un second choc pétrolier entraînait le doublement du baril.

– Enfin, il n’y a pas de krach boursier en vue, avec ruine totale des grandes fortunes de ce monde.

Bref, inutile d’anticiper un désastre économique planétaire parce que l’Iran résiste à la puissance américaine. Je pense que c’est surtout le manque de détermination de Trump qui encourage le régime iranien à ne rien céder. Netanyahu se dit prêt à finir le job, mais sans l’aval de Trump il ne peut que se plier aux décisions de ce dernier, qui n’aspire qu’à se retirer au plus vite en criant victoire.

Le Mossad sait très bien que le régime iranien est épuisé et que seule la poursuite des opérations peut aboutir à la chute de la théocratie chiite et à la libération du peuple iranien, persécuté par par ceux-là mêmes qu’il a portés au pouvoir en 1979. Mais c’est  l’imprévisible Trump qui bat la mesure.

https://reseauinternational.net/iran-le-tombeau-des-empires-comment-teheran-est-en-train-de-gagner

À en croire l’auteur de l’article ci-dessus, ce serait fin de partie pour Trump et Netanyahu. Le pire est toujours possible, mais jamais certain, si toutefois les États-Unis et Israël décident d’atteindre leurs objectifs de guerre du 28 mars.

Je rejoins l’auteur dans sa conclusion, au cas où cette guerre ne s’achèverait pas par une victoire américaine, mais par un retrait américain. En effet…

« Les bases du Moyen-Orient deviendront indéfendables. Les alliés du Golfe chercheront d’autres protecteurs (la Chine, la Russie). Et Israël, privé de son parrain américain, se retrouvera seul face à un Iran plus puissant et plus respecté que jamais. »

J’ajoute que l’Iran chiite, auréolé de sa victoire sur l’Occident, sera le maître incontesté du Moyen-Orient et dominera le monde sunnite. Quant au peuple iranien, il subira les pires représailles pour avoir soutenu l’ennemi américain.

Mais tout va dépendre des choix de Trump.

– Oui, la défense iranienne est décentralisée et chaque région peut mener une guerre « autonome » en cas de rupture de la chaîne de commandement

– Oui, les cibles iraniennes sont profondément enfouies dans les montagnes, à l’abri des bombes perforantes américaines les plus puissantes

– Oui, le rapport des forces s’inverse quand le faible lance des drones de 25 000 dollars pour saturer les défenses du plus fort tirant des missiles valant 2 à 15 millions de dollars

– Oui, le détroit d’Ormuz est sous contrôle iranien, faisant planer une crise énergétique majeure

Mais tout cela est à double tranchant

– Comme dans toutes les guerres, c’est la tête qu’il faut frapper, en ciblant tous les centres de décision et les hauts responsables du régime, quelle que soit la décentralisation de la défense

– Si les cibles sont inatteignables au cœur des montagnes, toutes les issues peuvent être obstruées par des frappes massives, interdisant l’utilisation des matériels cachés

– Les drones à 25 000 dollars pour épuiser les défenses ruineuses de l’ennemi, cela fonctionne aussi du côté américain et israélien. Si le stock des défenses sol-air diminue côté occidental, le stock des missiles iraniens diminue aussi

– Enfin, au blocage du détroit d’Ormuz par Téhéran, Trump répond par un blocus naval des ports iraniens et de tous les navires commerçant avec l’Iran, ce qui finira par asphyxier le pays en le privant de ses ressources

Par conséquent, si un recul de Trump est toujours possible, abandonnant Israël en rase campagne, une poursuite de la guerre reste l’option la plus logique pour assurer la sécurité d’Israël et une paix de long terme au Moyen-Orient, ainsi que la libération du peuple iranien persécuté.

À ce jour, bien malin celui qui peut dire où en sera ce conflit dans un mois, tant Donald Trump est instable et imprévisible. Tout est possible. Mais ce qui est certain, c’est qu’une négociation bâclée pour en finir au plus vite, sans avoir atteint les buts de guerre initiaux, serait une monumentale défaite américaine de plus, qui fragiliserait encore davantage la position d’Israël.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque