. Manche : Paris et Londres renforcent leur lutte contre les traversées illégales

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
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#webtube : La France et le Royaume-Uni ont conclu un nouvel accord de trois ans destiné à lutter contre les traversées irrégulières de la Manche. Le traité de Sandhurst, signé en 2018 puis reconduit une première fois en 2023, arrivait à échéance en 2026. Selon Le Figaro, ce nouvel accord prévoit une participation britannique pouvant aller jusqu’à 766 millions d’euros sur trois ans. Sur cette somme, 186 millions d’euros relèveront toutefois d’une part flexible, conditionnée à l’efficacité des mesures mises en œuvre. Seuls 580 millions d’euros sont donc assurés d’être versés.

Le dispositif s’accompagne d’un renforcement des moyens sur le littoral français. Les effectifs des forces de l’ordre seront portés à environ 1 400 agents d’ici 2029. Une unité de CRS, financée par la France, sera également dédiée à la lutte contre l’immigration clandestine, avec le déploiement de drones, d’hélicoptères et de moyens électroniques pour mieux prévenir les tentatives de traversées, notamment celles des « taxi-boats ».

La pression migratoire toujours élevée dans la Manche

Les chiffres rappelés par les sources françaises montrent que la pression reste forte. Selon les autorités britanniques, 41 472 personnes ont rejoint irrégulièrement le Royaume-Uni en 2025 sur de petites embarcations. Il s’agit du deuxième chiffre le plus élevé depuis le début de ces traversées en 2018. Au moins 29 migrants seraient morts en mer en 2025.

Du côté français, les autorités soulignent une baisse de moitié des arrivées au Royaume-Uni depuis le début de l’année, par rapport à la même période de l’année précédente. Le Figaro mentionne aussi 480 passeurs arrêtés en 2025, selon le ministère de l’Intérieur.

L’accord salué officiellement, mais déjà contesté au Royaume-Uni

Le gouvernement britannique présente cet accord comme un pas supplémentaire dans la lutte contre l’immigration clandestine. Keir Starmer a déclaré : « Cet accord historique nous permet d’aller plus loin : en renforçant le renseignement, la surveillance et la présence sur le terrain afin de protéger les frontières britanniques ». De son côté, Shabana Mahmood a affirmé que « cet accord historique empêchera les migrants illégaux d’entreprendre ce périlleux voyage et mettra les passeurs derrière les barreaux ».

Outre-Manche, le média britannique GB News met en avant une lecture plus critique. Il insiste sur le coût élevé des engagements britanniques, sur le rejet d’une demande d’accès à l’information concernant le détail des paiements versés à la France depuis 2018, et sur les critiques formulées par des responsables conservateurs et de Reform UK à l’encontre d’un dispositif jugé insuffisamment efficace.

breizh-info.com, Arthur Keraudren

. Master Poulet : les Insoumis, défenseurs du 100 % halal et de la malbouffe 

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#webtube : Un combat en apparence bien dérisoire traduit en réalité la volonté de LFI d’imposer sa « Nouvelle France ». La France insoumise sait choisir des combats d’intérêt national. Depuis une dizaine de jours, plusieurs élus de La France insoumise se sont ainsi lancés dans la défense d’une enseigne de fast-food 100 % halal en Seine-Saint-Denis. Un combat en apparence bien dérisoire, mais qui traduit en réalité les fractures profondes de la gauche.

Le « raid » insoumis contre l’élu socialiste

Tout commence à la mi-avril. Karim Bouamrane, le maire socialiste de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), fait installer plusieurs blocs de béton devant la vitrine du nouveau Master Poulet qui vient d’ouvrir ses portes. L’édile reproche à l’enseigne de restauration rapide d’avoir ouvert « contre la volonté de la municipalité » et « au mépris des règles du droit commun ». Les restaurateurs, aidés de Me Guez Guez, connu pour avoir par le passé défendu, notamment, l’ancien Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), saisissent la Justice. Le tribunal administratif tranche et ordonne de « retirer les barrières bétonnées installées le long du local commercial de l’enseigne Master Poulet ». Mais Karim Bouamrane ne baisse pas les bras. L’édile refuse « qu’un établissement dégrade les conditions de vie des riverains : livraisons tardives, parfois jusqu’à 2 heures du matin, nuisances sonores répétées, odeurs pour les habitants qui vivent au-dessus ». « Je veille à ce que le tissu commercial ne se résume pas à une accumulation d’établissements identiques. Chacun est libre de consommer du poulet comme il le souhaite, mais notre ville dispose déjà d’une offre importante dans ce secteur », renchérit le maire, sur ses réseaux sociaux.

Face à lui, la meute insoumise se met en ordre de bataille. La première offensive est d’abord lancée sur les réseaux sociaux. Nadège Abomangoli, députée de Seine-Saint-Denis, dénonce « un acharnement […] complètement lunaire, teinté de racisme et de mépris de classe ». L’Insoumission, le média du parti, se rend sur place pour réaliser un micro-trottoir et dénoncer la présumée volonté de « gentrification » du maire de Saint-Ouen. Mohamed Awad, élu LFI de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), accuse l’édile d’être « prêt à tout pour empêcher un commerce halal ». « Cette affaire est hautement politique. […] [Karim Bouamrane] n’aurait pas réagi de la même manière si c’était un concept-store match quinoa », poursuit l’élu local.

La seconde offensive a lieu directement sur le terrain. Éric Coquerel (LFI) se rend en personne sur place pour soutenir l’enseigne halal au nom de la « liberté de commerce ». Tous ces élus appartiennent pourtant à un parti qui avait publié un « plan contre la malbouffe » en vue des élections municipales…

À ce sujet — Karim Bouamrane, cité pour Matignon : un PS diversitaire et… sécuritaire

#MasterPoulet : avec Manon Monmirel, conseillère municipale insoumise à Saint-Ouen, nous avons rencontré les propriétaires de la chaîne : ils ont bel et bien ouvert en toute légalité mais font face aux méthodes du maire de Saint-Ouen qui, après avoir fait poser des blocs de béton… pic.twitter.com/0sTFG9IfnL

— Eric Coquerel (@ericcoquerel) April 25, 2026

Un combat sociologique

De son côté, Karim Bouamrane peut compter sur le soutien des (derniers) tenants d’une « gauche républicaine ». « On attend d’un maire du volontarisme et des convictions. Karim Bouamrane n’en manque pas pour sa ville », salue ainsi Jérôme Guedj. « Pourquoi LFI défend une chaîne privée de malbouffe ? […] C’est moins étonnant quand on sait que LFI est un parti identitaire et que ces enseignes sont 100 % halal », ajoute Vincent Lautard, infirmier et juriste, consultant pour Marianne. « Le combat [des Insoumis] est surtout de tenter un raid numérique contre Karim Bouamrane qui ne plie pas devant LFI », abonde Laurence Rossignol.

En effet, la querelle « Master Poulet » est, en réalité, bien éloignée des considérations de santé publique. Elle témoigne d’une bataille sociologique et électorale à gauche. Et ce n’est pas un hasard si ce conflit éclate à Saint-Ouen, ville où Karim Bouamrane (PS) a été largement réélu face à La France insoumise lors des dernières élections municipales. Or, il y a quelques jours, le maire de Saint-Ouen perdait, cette fois-ci, face à la nouvelle idole insoumise, Bally Bagayoko, l’élection pour la présidence de l’intercommunalité la « Plaine Commune ». En quelques mois, l’élu socialiste de Saint-Ouen est donc devenu le meilleur ennemi de la gauche insoumise et de son projet de « Nouvelle France ».

Rien ne va donc plus, à gauche : d’un côté, les Insoumis érigent en « symbole de résistance » une enseigne halal à des fins clairement électoralistes ; de l’autre, une autre gauche refuse « d’enferme[r] les villes populaires dans une assignation politique, intellectuelle et sociale ». Ces deux gauches « irréconciliables » finiront-elles par réellement s’affronter en 2027 ou, encore une fois, malgré leurs divergences évidentes, continueront-elles de s’allier et de « faire front » ?

Clémence de Longraye, dans BV

. Sachez-le : pour Emmanuel Macron, plus de trois quarts des Français sont « mabouls » !

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#webtube : Pour plus de 76 % des Français, l’État devait arrêter momentanément d’accorder des visas aux Algériens (sondage CSA). Sachez-le : Emmanuel Macron considère que plus des trois quarts des Français sont « mabouls » ! En octobre 2025, un sondage CSA pour CNews/Europe 1/leJDD révélait que, pour plus de 76 % des Français, l’État devait arrêter d’accorder des visas aux Algériens qui veulent venir en France tant que l’Algérie refuse de récupérer ses ressortissants.

Or, Emmanuel Macron, en déplacement dans l’Ariège ce lundi, a durement attaqué les partisans d’une ligne ferme à l’endroit de l’Algérie : pour lui, ceux qui « veulent se fâcher avec l’Algérie » sont des « mabouls ». Cette déclaration – la précision est d’importance – intervient alors que le Président passait de la pommade dans le dos d’un médecin formé à Oran : ce dernier se plaignait du système des PADHUE [praticien à diplôme hors Union européenne en France, NDLR], une vérification des connaissances imposée aux médecins étrangers en France, qu’Emmanuel Macron a qualifié aussi sec de « bordel » (sic). « On marche sur la tête », a-t-il rajouté, s’appropriant sans complexe la bonne formule de nos amis paysans à son endroit. Flatter les allochtones, cracher sur les autochtones. De la préférence étrangère dans le texte.

Comme si…

Comme si ce n’était pas l’Algérie, elle même, qui avait décidé de se fâcher. La France d’Emmanuel Macron ressemble à une épouse enamourée, accrochée au pantalon de son conjoint toxique qui vient de demander le divorce : « Ne me quitte paaaas ! »

À ce sujet — L’espoir de voir Christophe Gleizes libéré se serait-il envolé avec le pape ?

Comme si les mamours, préférés aux mabouls par le matador Emmanuel Macron, avaient mieux fonctionné. Tout a été essayé : les visites officielles, les flatteries, les ruptures du jeûne du ministre des Affaires étrangères à la mosquée de Paris, les murmures à l’oreille du pape… Les OQTF sont toujours sur notre sol et Christophe Gleizes est encore dans les geôles algériennes. Quant à Boualem Sansal, il doit sa libération aux Allemands.

Comme si Emmanuel Macron avait le moindre mot à dire, s’agissant des contrôles des médecins étrangers, quand lui et son épouse sont soignés, dorlotés, assistés à chacun de leur déplacement par des médecins militaires de pointe et triés sur le volet. Les Français ont vu leurs enfants refusés à l’entrée des universités de médecine par des concours très sélectifs et ils devraient se voir imposer sans moufter, pour leur propre santé, des praticiens étrangers n’ayant pas fait l’objet d’un contrôle aussi exigeant ? Une politique médicale qui ressemblerait singulièrement à celles agricole et énergétique (en matière de gaz de schiste) : accepter à l’importation ce que l’on n’a pas le droit de produire chez soi. N’est-ce pas cela, plutôt, qui est complètement fou, dingue, dément ; bref… maboul ?

Gageons, en plus, que dans quelques années, l’Algérie fera grief à la France d’avoir aspiré ses praticiens quand elle en avait elle-même tant besoin.

Si l’on doit parler des PADHUE, il n’y a qu’une seule chose à dire : un Président n’aurait PADHUE dire ça. S’il y a du « bordel » dans le pays, les mabouls – et fiers de l’être – savent bien à qui on le doit.

Gabrielle Cluzel, dans BV



. Attentat contre Donald Trump : un assassin « très intelligent »

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#webtube : Attentat, sécurité défaillante et théories complotistes : retour sur une soirée sous haute tension à Washington. Beaucoup de choses ont déjà été dites sur l’attentat spectaculaire dont a été victime Donald Trump, dans la nuit du 25 au 26 avril, au cours du traditionnel dîner des correspondants de presse de la Maison-Blanche. À plus d’un titre, le dîner était, même avant le premier coup de feu, une grande première. C’était la première fois que Trump acceptait de se rendre à ce dîner, après avoir abondamment fustigé la presse « méchante », selon ses propres termes – un comble pour quelqu’un qui a fait des basses attaques sa marque de fabrique en termes de communication...

C’était également la première fois que le spectacle n’était pas assuré par un humoriste – on sait que le monde du spectacle n’a guère tendance à épargner l’actuel président qui, de son côté, n’a pas beaucoup d’autodérision. Cette année, c’était un magicien mentaliste qui passait de table en table pour faire des tours de prestidigitation. C’était la première fois que le président n’avait pas prévu – mais on se trompait peut-être – de faire un discours plein de second degré et d’esprit, comme c’est l’habitude pour cet événement.

L’attentat, en revanche, n’était pas une grande première. Ni dans ce lieu précis, puisque le dîner des correspondants de presse avait déjà été le cadre d’un attentat contre Ronald Reagan, ni en termes d’attaque contre Trump, lequel, on le sait, avait déjà été visé par un autre attentat, lors de l’un de ses meetings de campagne. On espérait que le Secret Service serait plus performant que lors de cette dernière occurrence : il n’en a rien été. Malgré leur grand courage, en particulier celui de l’homme qui s’est interposé pour défendre la vie de son président, leur inertie a été préoccupante.

À ce sujet — Fusillade dans un dîner à Washington : Trump exfiltré

Théories complotistes

Alors maintenant, que sait-on ? On sait que l’assassin, un certain Cole Tomas Allen, est apparemment un individu très intelligent, qui considère Trump comme un « pédophile et un violeur ». Il a envoyé un manifeste à sa famille, dix minutes avant le début des tirs, indiquant qu’il souhaitait faire le moins de victimes possible, qu’il visait explicitement des membres de l’administration Trump et utiliserait, pour éviter les dommages collatéraux, des plombs au lieu de balles. Il ajoute, dans ce texte, une référence chrétienne (« Tendre l’autre joue, c’est pour ceux qui sont eux-mêmes opprimés »), indiquant en outre qu’il considère les frappes américaines contre l’Iran comme illégales. Enfin, après avoir indiqué qu’il faisait partie d’un groupuscule non violent héritier des idées abolitionnistes de Lincoln, il s’étonne (et comment, pour le coup, ne pas être d’accord avec lui ?) du fait qu’il puisse entrer dans l’hôtel Hilton et y prendre une chambre sans avoir été fouillé, alors qu’il possède plusieurs armes…

Après avoir noté, pour la petite anecdote, que Cole Tomas Allen, comme John Wilkes Booth et Lee Harvey Oswald, est un assassin présidentiel à deux prénoms, on est tout de même obligé de reconnaître qu’il reste plusieurs choses remarquables, dans cette affaire. Il y a le sujet de la sécurité, évidemment. Il y a aussi la floraison de théories complotistes, parmi lesquelles l’histoire de cet ancien de Goldman Sachs continuant son dîner au milieu du chaos, « comme s’il savait ce qui allait se passer », disent déjà les théoriciens les plus farfelus. Et puis, parce qu’au milieu de la tragédie, les Américains ne manquent jamais de rire un peu, il y a le spectacle de ces journalistes pourfendeurs du pouvoir évacuant la salle de bal à quatre pattes dans le sillage de l’inoxydable Donald…

Arnaud Florac, dans BV

. Crise du pétrole : l’Afrique, le plan B ?

Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
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#webtube : Avec ses réserves immenses, l’Afrique sera-t-elle bientôt la nouvelle plaque tournante du pétrole mondial ? Au fil des jours et des semaines, les tensions sur Ormuz s’inscrivant dans la durée, on commence à s’interroger, en France notamment, sur l’opportunité de modifier nos sources d’approvisionnement en pétrole. Allons-nous devoir chercher ailleurs de quoi approvisionner nos véhicules et industries ?

Dépendance forte et besoin de diversification

À ce jour, le pétrole cheminant par le détroit d’Ormuz représente environ 20 % des approvisionnements européens en « or noir ». 20 %, cela peut paraître peu pour un néophyte, mais c’est en fait beaucoup, et en tout cas suffisamment pour désorganiser le marché, générer des pénuries et enflammer les Bourses ainsi que les tarifs à la pompe. La question se pose aussi pour le gaz, même si les données du problème sont différentes. Contrairement au pétrole, le gaz ne peut en effet pas se transporter par bateau, sauf sous forme liquide (GNL), et il s’agit donc très majoritairement d’un marché local ou de relative proximité, alimenté par gazoduc.

La dépendance française aux importations de produits pétroliers est très importante et le problème se double d’une baisse sensible de nos capacités de raffinage, du fait de la fermeture de plusieurs sites, dont actuellement celui de TotalEnergies, à Donges (Loire-Atlantique). Selon les services des douanes, nos importations de pétrole brut et de gaz naturel s’élevaient à 43,6 milliards d’euros en 2025, chiffre prévu en augmentation pour l’année en cours, ce qui se traduit évidemment déjà par un fort surcoût, le cours du baril connaissant des hausses de plus de 30 % par rapport au niveau « normal » qui était le sien avant le début de l’attaque américaine du 28 février dernier.

En 1976, alors que la France subissait de plein fouet les effets des chocs pétroliers, elle se fournissait à plus de 80 % auprès des pays du Golfe et alentour. Une diversification a été progressivement opérée et le Proche-Orient (Irak et Arabie saoudite) ne représente plus que 12 % de nos importations. Mais pour tous les pays fortement consommateurs de pétrole comme le nôtre, il importe de disposer d’un flux régulier. Donc d’un approvisionnement qui soit sécurisé à la fois sur le lieu de production et sur les routes qu’empruntent les pétroliers pour livrer.

L’Afrique, alternative au golfe Arabique ?

Les compagnies pétrolières – et c’est un signe – multiplient leurs programmes de recherche en Amérique du Sud, mais aussi et surtout en Afrique. Malgré les troubles qui l’agitent çà et là, l’Afrique est en effet considérée comme une possible source pétrolifère de substitution. La société française Elf (reprise, depuis, par TotalEnergies) était, depuis les années 1930, au Gabon et en République démocratique du Congo. Du pétrole avait été découvert, aussi, dans les années 1950 en Algérie, alors française. Aujourd’hui, le Nigeria, la Libye et l’Algérie sont les plus gros producteurs du continent, mais suivent une dizaine d’autres au Maghreb et en Afrique subsaharienne.

À ce sujet — Risque de pénurie de carburants ? Le PDG de Total alerte, Macron rassure… un peu

Interrogé, récemment, par Le Point, le pétrolier ivoirien Kamel Koné expliquait que l’Afrique « dispose de réserves considérables. La Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mozambique, le Nigeria, l’Angola, la Libye, l’Algérie, la carte pétrolière et gazière africaine ne cesse de s’élargir », mais il constate cependant « un décalage profond entre la richesse en ressources du continent africain et sa capacité à les transformer en levier de développement », parce que « la grande majorité de nos pays producteurs exportent du brut et réimportent des produits raffinés ». En cause, selon lui, « l’insuffisance de nos capacités de raffinage et de transformation, le manque de structuration financière pour accompagner les entreprises locales du secteur et un déficit de compétences techniques formées localement à tous les niveaux de la chaîne de valeur ».

Pourtant, rien n’est impossible en la matière. Le Nigeria en a fait la preuve en se dotant, à Lekki, d’une raffinerie géante d’une capacité de 650.000 barils par jour. Il se pourrait que la crise d’Ormuz soit un déclencheur, faisant à terme de l’Afrique la nouvelle plaque tournante du pétrole mondial. Elle a pour cela les ressources nécessaires dans ses sous-sols et au large de ses côtes, mais aussi des routes maritimes sûres.

Il reste à espérer que, pour des raisons purement idéologiques, le plan B africain ne sera pas ignoré par nos prochains gouvernements.

Etienne Lombard, dans BV

. Rapport Alloncle : Messieurs les censeurs, bonsoir !

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#webtube : Certains rêvaient d’un rapport parlementaire enterré nuitamment, avec mise en place de gardiens autour de la sépulture… Le rapport Alloncle va donc paraître, ouf ! Déprime chez LFI qui a voté… contre cette publication (lire l’article d’Yves-Marie Sévillia). Un choix assumé, revendiqué dès lundi matin par la députée du Val-de-Marne Mathilde Panot, sur France Inter. Le contribuable a en effet payé de sa poche le travail de dizaines de députés des mois durant pour découvrir les tenants et aboutissants d’une incroyable pétaudière dans l’audiovisuel public. Mais le rapport qui prélude aux décisions et au nettoyage des écuries d’Augias a bien failli ne pas voir le jour !

Républiques bananières

L’épisode est révélateur. Désormais, le voile est levé. Comme les Écologistes, qui finiront un jour par doubler LFI sur sa gauche, le parti de Mélenchon assume donc le rôle du censeur, du parti politique qui appelle de ses vœux qu’un rapport parlementaire soit enterré nuitamment, avec mise en place de gardiens autour de la sépulture. Victor Hugo disait : « La censure est mon ennemie littéraire, la censure est mon ennemie politique, la censure est de droit improbe, malhonnête et déloyale. J’accuse la censure. » Mélenchon, qu’on dit si cultivé, n’a pas hésité… Si LFI voulait faire de Charles Alloncle non seulement un homme politique clairvoyant et courageux, mais aussi un martyr de la liberté parlementaire face à l’ultra-gauche, il n’y avait pas mieux à faire.

Les arguments de la cohorte de croque-morts (10 votes contre la publication, 12 pour) qui a voulu l’enterrement du rapport Alloncle devront être analysés avec soin. Dans quel monde vivent ces nostalgiques de la Russie soviétique ? Qui croit qu’on peut arrêter un constat qui a fait l’objet de centaines d’interviews et d’articles, à l’heure du Web et des réseaux sociaux ? Mathilde Panot est d’ailleurs consciente du piège : « Si vous votez pour (la publication du) rapport, c’est un très mauvais rapport parlementaire, et si vous votez contre, vous aurez une extrême droite qui va pleurer sur ce qui s’est passé », explique-t-elle. Bien vu !

À ce sujet — [L’INVITÉE] « La gauche, LFI et les macronistes ne supportent pas qu’on enquête sur l’audiovisuel public ! »

Et comme Dame Panot n’est pas à une contradiction près, elle constate dans la foulée qu’on passe, du coup, « à côté d’un débat dont on ne fera pas l’économie sur ce que doit être l’audiovisuel public ». Sauf qu’il a eu lieu et qu’elle a voulu en interdire la publication ! Le débat est installé, et pour longtemps. Tous les Français ont entre les mains les éléments de ce scandale, mêlant gestion délétère, copinage et militantisme éhonté. La publication ou non d’un rapport que peu de Français liront d’un bout à l’autre est somme toute accessoire.

Mathilde Panot : prendre le pluralisme « à bras-le-corps »

On se demandera tout de même, au lendemain de cette tentative d’étouffement, quel audiovisuel public LFI propose à la France. Cela tombe bien, Mathilde Panot en a parlé. Le service public façon LFI sera donc « fort, indépendant, doté de moyens », ce qui comprend la « titularisation » des travailleurs du service public. En clair, les 9.000 salariés de France Télévisions, contre un peu plus de 3.500 à TF1, ne suffisent pas à Dame Panot. Il en faut davantage ! Et de s’interroger sur les raisons pour lesquelles les « humoristes » pas drôles mais très rouges Guillaume Meurice, Julia Foïs, Pierre-Emmanuel Barré et d’autres ont été soit licenciés soit remerciés. Davantage de moyens, davantage de recrutements, autant de chaînes dans un pays exsangue !

Mathilde Panot propose ainsi de prendre le pluralisme « à bras-le-corps », ce qui laisse légitimement craindre l’étouffement. Elle confirme aussitôt : « Je le dis, nous démantèlerons le groupe Bolloré lorsque nous arriverons au pouvoir. » Le public dispendieux mais aussi les groupes privés de gauche, le groupe Le Monde, le groupe Saadé (BFM), les médias de Niel (Nice-Matin, participation dans La Provence ou dans le groupe de production audiovisuelle Mediawan, etc.), eux, pourraient, semble-t-il, dormir tranquille si LFI parvenait au pouvoir. Pas de démantèlement prévu des empires privés de gauche, c’est réservé à la droite. Une manière originale de défendre la liberté d’opinion et la circulation des idées en France. Un projet transparent de dictature LFI tranquille, sans peine et sans complexes.

Marc Baudriller, dans BV