. Pour certains généraux russes, il est grand temps de faire véritablement la guerre

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Articles : Avril 2026Mar. 2026Fev 2026Jan 2026
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#webtube : Et de plus en plus de patriotes russes pensent de même. Faire la guerre avec une main liée dans le dos n’a que trop duré, alors que la Russie possède une écrasante supériorité technologique et numérique qu’elle n’utilise pas.

Pendant que le monde a les yeux rivés sur la guerre en Iran, le conflit ukrainien s’éternise, se transformant en une guerre de position imposée par les drones, responsables de 80 % des pertes, sans changements significatifs depuis plusieurs mois. Cette guerre d’usure interminable, où le faible tient tête au fort contre toute attente depuis plus de 1 500 jours, commence à exaspérer de nombreux généraux russes, ne supportant plus la passivité de Poutine après que l’ennemi, soutenu et armé par l’Otan, a franchi toutes les lignes rouges en toute impunité.

On peut en effet s’étonner que la plus puissante armée terrestre du moment, possédant des armements de dernière génération inégalés, soit incapable de venir à bout d’un pays quatre fois moins peuplé après 1 500 jours de guerre.

Alors qu’au début de l’offensive russe, en février 2022, les Occidentaux se limitaient à livrer à l’Ukraine des casques et des gilets pare-balles pour éviter l’engrenage d’une dangereuse escalade, nous en sommes arrivés à la livraison d’avions de combat et de missiles longue portée pouvant frapper le territoire russe, sans la moindre réaction du Kremlin, autre que de molles menaces verbales. On comprend donc que de plus en plus de voix exaspérées se fassent entendre à Moscou. 

Voici le discours du général Viktor Balouevski, le prédécesseur du général Guerassimov, l’actuel chef d’état-major des forces armées russes, s’exprimant devant les élus de la Douma :

« Quand, quand allons-nous commencer à faire la guerre pour de vrai ? Le format actuel de l’opération militaire spéciale (SMO) n’assure plus la sécurité de la Russie. »

« La Russie a été la première à atteindre la vitesse hypersonique. Nous avons répété partout : « Nous avons des armes qu’aucun pays n’a et qu’il n’aura pas de sitôt ». Mais cela n’a pas réduit les menaces pour notre pays. Nous avons parlé des « lignes rouges » lors d’une de nos interventions. Eh bien, quoi de plus rouge que ces lignes ? »

Le général a demandé aux officiers présents de se lever.

« Je ne sais pas quelle a été votre impression quand un drone ukrainien s’est posé sur le toit du bâtiment où se trouve le commandant en chef suprême – le président de la Fédération de Russie ? Je ne parle même pas du moment où ces drones se sont posés sur nos avions de détection radar longue portée, ou lorsqu’ils ont attaqué nos installations. J’ai toujours attendu. Mais quand, quand allons-nous commencer à faire la guerre pour de vrai ? »

Le général estime que la Russie n’a pas le temps de mener une guerre d’usure contre les forces armées ukrainiennes (FAU).

« Ou une Russie forte, ou pas de Russie du tout. Où en sommes-nous aujourd’hui ? La réponse est simple. Nos partenaires occidentaux, avec lesquels nous avons essayé de construire un camp socialiste unifié, nous disent clairement : « En 2027, peut-être que vous survivrez encore, mais en 2028, nous allons certainement vous attaquer ». Et que devons-nous faire dans cette situation ? Poursuivre l’opération militaire spéciale pendant quelques années de plus, jusqu’à l’épuisement ? Qui allons-nous continuer à épuiser, toute l’Europe, toute l’OTAN et leurs alliés comme le Japon et autres ? Et nous-mêmes ? »

Balouevski a appelé à ne pas compter sur une hausse des prix du pétrole.

« Oui, la situation est telle que nous gagnons un peu d’argent avec ces prix pétroliers dits « de pointe ». Mais dans l’ensemble, nous, les gens sages que nous sommes, comprenons parfaitement la situation… Je citerai les mots de Poutine : si nous ne trouvons pas de réponse à ces dangers et menaces, nous nous transformerons définitivement en une dépendance des ressources naturelles, une périphérie fournissant l’économie mondiale »

La question est de savoir si la Russie veut se donner les moyens de gagner cette guerre ou pas.

Tout franchissement d’une ligne rouge resté impuni encourage l’ennemi à franchir la suivante.

« … Quand nos lignes sont dépassées et qu’il n’y a pas de réponse, nous donnons à l’ennemi l’occasion d’agir avec plus d’audace à chaque fois, et nous donnons aux pays occidentaux le signal que nous ne répondrons jamais, quoi qu’ils fassent », déclare un autre patriote russe qui ajoute :

« Et ce dont notre État a besoin pour survivre :

— La mobilisation de l’économie et de la société

— Un défi nucléaire direct et sans ambiguïté aux États-Unis et à l’OTAN

— Des frappes contre les centres de décision, l’énergie, la logistique de l’Ukraine, la destruction de sa direction militaire et politique supérieure, sans tenir compte de quelconques pseudo-accords

— Le passage d’une « opération spéciale » à une guerre à part entière avec pour objectif clair de vaincre l’ennemi.

Maintenant, tout cela a été répété presque mot pour mot par le général de l’armée que nous respectons profondément, Youri Balouevski.« 

Il est évident que la situation s’est compliquée pour les Russes quand Elon Musk les a privés du renseignement satellitaire du réseau Starlink, tout en le maintenant au profit de Kiev.

Les Russes ne pourront combler ce manque par leur propre réseau de satellites que dans deux ans. Un temps suffisamment long pour épuiser l’économie russe avec les sanctions européennes et les frappes sur l’infrastructure énergétique du pays.

Craignant un changement de cap de la part de Trump, capable de revenir dans le conflit ukrainien après s’être extirpé de la guerre en Iran, Poutine ménage l’hôte de la Maison-Blanche pour conserver sa « neutralité » apparente.

Après 1 500 jours de guerre, bien malin celui qui peut prévoir la tournure du conflit, alors que le Tsar avait toutes les cartes en mains pour y mettre un terme rapidement, après le désastre de la grande offensive ukrainienne de 2023, qui s’est brisée sur les lignes de fortifications du général Sourovikine.

Poutine ne perdra pas cette guerre, mais faute d’avoir refusé de mobiliser pour ne pas fragiliser le tissu économique du pays, le prix d’une victoire qui tarde à se concrétiser va devenir de plus en plus salé.

En attendant, l’UE réarme et se saigne pour aider le régime mafieux de Kiev. La France, de son côté, est engagée pour 70 milliards de dons et de prêts qui ne seront jamais remboursés. Il faut bien financer les yachts et les villas à 20 millions de dollars de la mafia ukrainienne…Pour cela, Macron emprunte.

Nous sortirons laminés de cette guerre 100 % américaine. Et c’est un banquier qui nous mène à la faillite depuis 10 ans, un banquier que la presse servile n’a cessé d’encenser et de nous le vendre comme le plus intelligent de sa génération. Alors qu’il n’y a pas pire démolisseur de la nation.

Entre le coût de la dette et celui de l’immigration, ce sont 200 milliards qui partent en fumée chaque année. Inutile d’espérer un quelconque redressement dans ces conditions.

500 000 immigrés illettrés et sans qualification pour la plupart, arrivent chaque année, tandis que la dette augmente de 130 milliards sur la même période. Tel est le bilan du banquier Macron.

(Cet article est tiré du blog Telegram de Boris Karpov, « Brèves de Russie »)

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

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