– La chanson du jour, Youssou N’Dour – 7 Seconds ft. Neneh Cherry

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#webtube : Sorti en 1994, ce duo entre le Sénégalais Youssou N’Dour et la Suédoise Neneh Cherry est bien plus qu’un simple tube : c’est un hymne à la tolérance, à l’innocence et à l’espoir. Chantée en anglais, en français et en wolof, la chanson rappelle qu’à la naissance, chaque enfant passe ses sept premières secondes de vie sans connaître ni la haine, ni les préjugés, ni les différences qui divisent les hommes. Portée par une mélodie sobre et intemporelle, la voix chaleureuse de Youssou N’Dour se marie à merveille avec celle de Neneh Cherry. Le résultat est une émotion rare, qui touche encore aujourd’hui des millions d’auditeurs.

#webtube : Released in 1994, this duet between Senegalese artist Youssou N’Dour and Swedish singer Neneh Cherry is far more than just a hit song: it is an anthem of tolerance, innocence, and hope. Sung in English, French, and Wolof, the track reminds us that at birth, every child spends their first seven seconds of life knowing neither hatred nor prejudice, nor the differences that divide humanity. Driven by a simple, timeless melody, Youssou N’Dour’s warm voice blends beautifully with Neneh Cherry’s. The result is a rare emotional resonance that continues to touch millions of listeners today.

Source :
Youssou Ndour

– Le totalitarisme du Bien

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#webtube : Écologie rédemptrice, école sous tutelle idéologique, justice militante, enfants soustraits à leurs familles au nom du Bien : dans « La République de Gaïa », Alexis Legayet pousse jusqu’à leurs limites les tendances liberticides de notre époque. Nourrie de la philosophie de Platon, d’humour noir et d’une ironie mordante, la nouvelle dystopie de ce prolifique romancier est à la fois drôle et inquiétante. Entretien avec un auteur qui a choisi les armes de la satire plutôt que celles de l’essai.

Bien, du climat, de l’inclusion et de la protection des plus faibles, toutes les institutions – école, justice, aide sociale à l’enfance, médias – sont progressivement gagnées par une nouvelle morale officielle. À travers plusieurs personnages, notamment Alice, jeune institutrice convaincue d’incarner le Progrès, Alexis Legayet décrit une société où les certitudes idéologiques l’emportent sur le réel, où le soupçon permanent dicte les rapports sociaux et où l’éducation sert à façonner un « homme nouveau ». Nourri de débats contemporains (notamment sur les dysfonctionnements de l’ASE) et de références philosophiques (en particulier à Platon), cette dystopie politique mêle humour, caricature et réflexions sur les dérives possibles d’une société persuadée d’agir au nom du Bien.

ÉLÉMENTS. Votre œuvre riche d’une quinzaine de romans est un mélange de satire philosophique et d’anticipation sur certaines dérives de notre époque (féminisme castrateur, antispécisme et écologisme radicaux, omniprésence de l’IA). Vous avez choisi de passer par la fiction, l’ironie et le grotesque plutôt que par l’essai. Qu’est-ce que le roman vous permet de dire que l’essai ou la tribune ne permettraient pas ?

ALEXIS LEGAYET : À l’origine de chacun de mes livres, il y a en effet le désir d’explorer une question de notre temps. Sur ce point, et pour ce qui me concerne, la forme roman possède un quadruple privilège sur l’essai sociologisant ou philosophique : celui d’être statutairement une fiction, décollée par principe d’une position de vérité ; celui d’incarner des idées – dans des corps, dans des histoires passionnées que la logique abstraite a naturellement tendance à nous faire oublier ; celui – qui n’est pas rien – de m’amuser (et peut-être, sait-on jamais, un ou deux autres avec) ; celui, enfin, d’être désengagé…

Et tout cela va ensemble : quoi que dans le combat qui oppose les conservateurs et les progressistes, je sois plutôt de cœur du côté des premiers, je dois non seulement admettre mon incapacité à fonder en raison mes positions spontanées, mais, davantage encore, que la force des arguments est souvent du côté des seconds.

Qu’opposer par exemple aux arguments moraux des végétariens, sinon l’habitude et la tradition qui, du point de vue de la raison, ne sont peut-être rien d’autre que des formes mystifiées du droit du plus fort ? Et pourtant quelque chose résiste… quoique déstabilisé, je ne suis pas convaincu. D’où, afin notamment d’y voir un peu plus clair, l’idée d’incarner davantage ces discours ; car si la vérité est (peut-être) ultimement indécidable – de ce point de vue, je tiens une position sceptique -, reste que discours progressistes et conservateurs mobilisent des corps et des passions qui, dans leur confrontation, écrivent des histoires potentielles en lesquelles se jouent ces questions de notre temps.

Comme tout romancier, je me fais alors spectateur de ce combat dont je tente d’épouser la logique idéelle et passionnelle (celle de mes personnages, celle des situations) sans savoir par avance où elles vont m’emmener. D’où un désengagement de principe : dans mes romans du moins, je tente de ne pas prendre parti, je laisse mes personnages jouer leur rôle, où qu’il puisse les mener dans cette comédie. De là le fait qu’à propos du même livre (Dieu-Denis ou le divin poulet), des végans m’aient remercié d’avoir pris fait et cause pour les animaux (j’avais même été sélectionné pour un prix animaliste), quand de vieux conservateurs carnivores s’enchantaient, eux, que je me fiche si allègrement des animalistes…

D’un point de vue littéraire, d’ailleurs, ce désengagement me semble tout à fait essentiel. Si je n’étais désengagé (temporairement, partiellement, littérairement…), je ne pourrais m’amuser de situations parfois objectivement tragiques – car c’est cela que fait le romancier – ce sadique ! – qui jouit et rit parfois non seulement du mal dans lequel il plonge ses propres personnages, mais des maux du monde lui-même, qui sont tous pour lui une excellente occasion pour écrire.

Une tragédie inédite survient – attentat, meurtre, suicide, que sais-je ? Tout le monde crie, pleure, lève le poing ! Le romancier, lui, jubile (pour partie, bien entendu) : « oh, la belle histoire ! »

Un exemple : ce roman (La République de Gaïa) développe l’idée de placements abusifs d’enfants par une ASE (Aide Sociale à l’Enfance) mise au service d’un État écologiste ayant pour but de libérer la jeunesse de l’influence délétère des familles. Je me souviens du moment où l’idée a germé. J’étais en voiture, j’écoutais la matinale de Radio Courtoisie. Une avocate y disait que la moitié des placements d’enfants étaient, selon elle, des placements abusifs. La moitié ! Soit environ 150 000 ! 150 000 enfants, en France, arrachés à leurs parents pour des raisons, selon elle, infondées (et idéologiques) ! Réalité abominable ! J’imaginais, bien sûr, mes propres enfants enlevés… mais… oh la belle histoire ! Je tenais là mon roman. Jubilation… Horreur et jubilation… horreur donc jubilation, plutôt, car jubilation devant mon propre sentiment d’horreur, dont je me faisais ici l’horrible spectateur. Attitude perverse, immorale, mais caractéristique : tout est nourriture pour le romancier. Comme la hyène, il se repaît des cadavres. Ce n’est donc pas un hasard si le vertueux Platon proposait de ramener les poètes (faux, injustes, immoraux) à la porte de la Cité…

ÉLÉMENTS. Platon, justement… La République de Platon irrigue tout le roman. Vous semblez suggérer que l’idée d’une cité parfaitement vertueuse peut facilement glisser vers une société de contrôle. Pourquoi avoir choisi Platon comme fil conducteur ?

ALEXIS LEGAYET : La République de Gaïa est, en effet, la tentative de la part d’écologistes progressistes de réaliser une République parfaite, orientée par le Vrai et le Bien, comme l’était celle imaginée par Platon. Certes, eu égard aux évidences du temps, Platon, vieil archaïque qui, non content de hiérarchiser les êtres (défendant, par exemple, pour les humains, un authentique racisme), figeait le mouvement et essentialisait ce que nous, modernes, savons n’être qu’historique, peut tout autant nous apparaître comme un affreux fasciste… Alain Badiou ne s’y est toutefois pas trompé : on peut tout aussi bien lire la République comme un élan à prolonger vers ce Bien et ce Vrai que serait le communisme.

En ce qui nous concerne, aujourd’hui, la reconnaissance du caractère transitoire de toute identité ne nous invite-t-elle pas, en effet, à nous unir, nous fondre, nous dissoudre dans le Commun ultime (celui de la Cité, pour Platon ; celui de Gaïa, aujourd’hui ; celui du Cosmos, demain) ?

Toute fixation (sur une nation, un genre, une espèce…), toute fermeture (sur l’autre : qui est essentiellement le même, mon frère, mon prochain) – comme refus du Bien et de la Vérité – n’est-elle pas taxée de “fasciste” ?

Nonobstant son archaïsme, chez Platon, l’élan est là : 1) le but d’abord : organiser une république unie non par le hasard de l’histoire, mais par un véritable Bien ; 2) dont les fondements soient accessibles à la seule raison humaine (d’où le caractère ouvertement “scientifique” de la nouvelle République) ; 3) la critique des “imbéciles” (identitaires, climatosceptiques, gilets jaunes, et “nez rouges” dans le livre) enfermés dans la caverne de leurs préjugés archaïques dont les Sachants gouvernants doivent idéalement les libérer (et en tout cas les diriger et guider) ; 4) la nécessité fondamentale de l’éducation, et spécialement celle des enfants, afin de guérir à la source la Cité de l’erreur et du mal historique ; 5) le rôle essentiel de la musique dans la formation des âmes – dont la République de Gaïa fera un usage intensif ; 6) la question du désir – du désir érotique – et de sa nécessaire sublimation au sein du processus éducatif (dans Le Banquet, surtout, cette fois) ; 7) l’interdiction, enfin, des pensées déviantes, et, par exemple, de ces poètes et chansonniers suivant les délires immoraux et antisociaux des passions et des traditions sans fondement.

Tout cela est en Platon, du moins en un certain Platon… puisque, refusant (lui aussi) la forme du traité au profit de l’espace fictionnel du dialogue, le philosophe s’échappe toujours derrière ses personnages – dont on ne peut donc dire d’aucun avec sûreté qu’il est le véritable Platon (pas même Socrate). Le philosophe Alain nous invitait ainsi à ne pas trop prendre au sérieux les thèses jaillissant des dialogues, au profit du jeu libre et jubilatoire de la pensée d’où elles ont problématiquement et parfois seulement ludiquement émergé…

ÉLÉMENTS. Malgré les sujets graves – école, justice, protection de l’enfance, surveillance idéologique – le roman est très drôle. Pourquoi avoir choisi la comédie, plutôt que le roman tragique ?

ALEXIS LEGAYET : Le fond est tragique, bien entendu. On le sait, on le rappelle… je joue ici et là, dans le roman, quelques notes en mineur… mais pas trop, et le moins possible. Par tempérament d’abord, je refuse de m’ensevelir là-dedans. Trop déprimant (car je suis un sensible)… Non, je préfère prendre de la distance et m’amuser de ces situations, ce qui suppose toujours une forme plus ou moins grande d’ “anesthésie de la sensibilité” (Bergson) – donc une part “diabolique” (Baudelaire). Qu’une partie du réel échappe alors, j’en conviens – je la fuis ! – mais que, par la voie comique, quelque chose de ce dernier s’éclaire aussi est évident : on ne peut rire à propos que de ce qui est intrinsèquement risible.

Selon la formule de Bergson, sont risibles les vivants qui se comportent comme des mécaniques – ceux qui se croient libres et lucides, et sont inconscients des logiques qui les meuvent, malgré eux. L’idéologie – dans ce roman : le progressisme militant des citoyens de Gaïa -, qui, parce qu’elle ignore structurellement des pans entiers de la réalité (au nom d’un Bien et d’un Vrai fantasmés), est logiquement destinée à glisser sur des peaux de banane et à se prendre des portes dans le nez, est une excellente matière pour tisser des romans comiques.

Anthony Marinier, Revue Eléments

Alexis Legayet, La République de Gaïa, 294 p., 17€

– Affaire Barbara Butch: du rififi dans la convergence des luttes

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#webtube : Après s’être illustrés en février en participant au lynchage mortel du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon, les militants du parti de Jean-Luc Mélenchon réalisent l’exploit de chasser une DJ de la scène où elle se produisait à Grenoble, parce qu’elle est juive.

Il est Français, il a vingt-six ans, c’est un expert en arts martiaux qui a en horreur les homosexuels et a traité un opposant de « sale tapette ». Il est proche du gendre de Jean-Luc Mélenchon1, député de Villeurbanne, et est chargé chez LFI de la lutte contre le fascisme. Allan Brunon est un pur exemple de la nouvelle vague mélenchoniste et il est proche du centre du dispositif. Il préside le groupe LFI au conseil municipal de Grenoble (38) et à la métropole, ainsi que la commission des finances; il a rompu son alliance avec la maire écologiste de Grenoble, Laurence Ruffin, alliance qu’ils avaient appelée  «Front républicain» comme si leur adversaire, Alain Carignon, LR, était hors du cadre de la République. 

Insultes et jets entrainent la suspension du spectacle

C’est Allan Brunon qui s’est vanté d’avoir tout fait pour obtenir la déprogrammation de Barbara Butch et qui remercie «les Grenoblois», en vérité le groupe de manifestants LFI, d’avoir manifesté leur colère, en réalité plus que de la colère, des sifflets, des insultes, des graviers, des liquides, des bouteilles de verre, qui ont entrainé le 18 juillet la suspension du spectacle de la DJ.


Barbara Butch est un pied de nez aux convenances du bon goût bourgeois; son surnom lui-même tourne en dérision celui d’une épouse et mère de deux présidents américains conservateurs. Elle avait donc tout pour que le mouvement LGBT+ prenne sa défense quand elle reçut des tombereaux d’injures après sa prestation au cours du spectacle lors des Jeux Olympiques de Paris. Et elle a, à juste titre, obtenu alors ce soutien.

Mais son nom n’est qu’un surnom. Barbara Butch est née de parents juifs et elle a commis l’irréparable, elle a signé un communiqué de soutien à la proposition de loi de Caroline Yadan sur l’antisémitisme. 

En raison de sa signature elle a été harcelée sans relâche sur les réseaux sociaux et cette fois-ci elle n’a pas reçu d’aide des organisations LGBT+ les plus actives, telles SOS homophobie. Un militant l’explique : en signant une tribune en faveur de Caroline Yadan, Barbara Butch a détruit « la convergence des luttes ». 

A lire aussi, Dominique Labarrière: The Perfect Woman (ou presque)…

La notion de convergence des luttes résulte du concept d’intersectionnalité concocté par l’universitaire californienne Kimberlé Crenshaw sur la base d’une constatation simpliste mais qui se prête à la généralisation: comme les femmes sont discriminées par rapport aux hommes et les Noirs par rapport aux Blancs, si les femmes et les Noirs unissaient leurs revendications, celles-ci auraient plus de puissance… Donc toute lutte doit être globale. C’est ainsi que lors d’une manifestation en faveur de Gaza, à un journaliste qui lui signalait que sous le Hamas il aurait couru le risque d’être jeté du toit d’un immeuble, un militant LGBT a répondu: « C’est qu’on n’a pas bien expliqué aux Gazaouis que nous partagions leur combat…»

Pour que cette convergence des luttes soit efficace, elle exige une hiérarchisation et un symbole. Ainsi la lutte contre l’homophobie est moins porteuse que celle contre l’impérialisme. Comme symbole, le «capitaliste», en dehors des néo-staliniens archaïques, ne peut plus servir de repoussoir ultime alors que les usines disparaissent et que beaucoup de jeunes ne rêvent que de gagner de l’argent. Le palestinisme est ainsi devenu le nouveau fétiche identificatoire. 

La cancel culture peut donc être physique

Barbara Butch a failli à la lutte originelle, elle doit être effacée et peu importe qu’un homophobe assumé soit son exécuteur. Les militants féministes et LGBT devraient être interpellés mais la majorité d’entre eux restent muets tant ils aspirent à être acceptés par ceux qui sont «du bon côté de l’histoire».

En Californie, le candidat démocrate le mieux placé pour succéder à Nancy Pelosi s’appelle Scott Wiener, Juif et homosexuel, il a donné tous les gages de la bien-pensance en déclarant notamment qu’Israël est un Etat génocidaire, mais cela n’a pas suffi et il a été chassé de la manifestation homosexuelle de San Francisco[1] dont il avait été l’un des piliers pendant des années parce que comme Juif il était désormais étranger aux causes communes. Le cinéaste Nadav Lapid, qui a quitté Israël pour la France en raison de son hostilité au gouvernement israélien, a dû démissionner d’un jury de cinéma[2] car son nom rappelle qu’il provient de l’Etat maudit. Et que dire de Joann Sfar et de tant d’autres, peu suspects d’être des annexionnistes messianiques et exterminationistes, voire d’Anne Frank et Primo Levi dont les portraits viennent d’être souillés à Milan[3] ?

Il s’agit désormais de faire disparaitre des Juifs de la scène non pas pour ce qu’ils font mais pour ce qu’ils sont. Le procédé entre dans la cancel culture, mais il est  connu de longue date. Il a fleuri en URSS et dans les démocraties dites populaires, telle la Pologne des années 70. La responsabilité de Mélenchon est accablante mais les sondages suggèrent que ses électeurs, les jeunes surtout, n’ont pas été rebutés par ses récentes dérives. Ses adjoints, tels Manuel Bompard vont au déminage et prétendent que c’est au nom de la liberté d’expression que LFI, qui en est évidemment le plus grand défenseur, favorise l’expression des protestations contre un gouvernement « génocidaire » et que cela n’a rien, absolument rien, à voir avec l’antisémitisme. 

Il faut vouloir être aveugle pour le croire. Mélenchon ne veut pas renier les fondamentaux qui lui assurent l’enthousiasme de son socle électoral et il trouvera des échappatoires aux plus inexcusables de ses disciples. Mais il pense aussi et surtout à ce deuxième tour où il prendrait la posture de défenseur de la République et de ses libertés contre le danger fasciste. C’est peine perdue…

Richard Prasquier, Causeur


[1] https://edition.cnn.com/2026/06/29/us/scott-wiener-gaza-israel-california

[2] https://www.causeur.fr/le-proces-de-nadav-lapid-328778

[3] https://israj.media-j.com/article/65668/milan-une-fresque-en-hommage-a-anne-frank-et-primo-levi-vandalisee-par-des-graffitis-antisemites


  1. Gabriel Amard, époux de Maryline Mélenchon NDLR. ↩︎
Le quotidien de gauche Libération, hier.

– Pas d’argent pour les Canadair, mais des milliards pour Zelensky !

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#webtube : Un Canadair coûte une cinquantaine de millions. Chaque fois que Zelensky est venu en France, il est reparti avec un chèque de 2 ou 3 milliards, soit une  cinquantaine de Canadair !

La France est ruinée, la fin de l’année s’annonce catastrophique avec des faillites en cascade comme jamais vu et une hausse durable de l’énergie. Il n’y a pas d’argent pour les Ehpad, pas d’argent pour la santé, pas d’argent pour l’école ou pour les logements sociaux, pas d’argent pour remplacer nos Canadair vieux de 30 ans.

Nous avons 3 600 milliards de dettes, nous sommes le pays le plus écrasé d’impôts au monde, mais les caisses sont désespérément vides. Où va l’argent ? C’est la plus grande gabegie de tous les temps dans les finances publiques. Plus l’Etat nous saigne, plus il est en faillite. L’Ogre, insatiable, dilapide tout.

La France se tiermondise de jour en jour tandis que nos élus se prélassent dans les palais de la République sans jamais traiter un seul des innombrables problèmes que rencontrent les citoyens. La France est devenue une république bananière. Plus un seul responsable politique n’a le sens de l’Etat. Ce ne sont que des carriéristes incompétents qui se servent en priorité. Et le pire est devant nous.

Non seulement l’immigration de déshérités sans diplôme nous coûte plus de 100 milliards par an, selon l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, mais la politique russophobe de Macron nous saigne toujours plus.

La France est ainsi engagée pour 75,6 milliards de soutien à l’Ukraine

Aide bilatérale et européenne, sous diverses formes, militaire, humanitaire, financière. Et ce n’est pas fini. Ursula von der Leyen recherche de nouveaux financements.

Tout cela est soigneusement occulté par Paris et Bruxelles. Non seulement il n’y a aucune transparence dans les engagements pris par la France, mais il n’y a aucun suivi de cette manne quand elle arrive à Kiev. La fraude est gigantesque. 

Mais tant que Zelensky accepte de saigner son peuple pour que l’Occident puisse affaiblir l’Ours russe, tout le monde ferme les yeux sur les détournements de l’aide et les juteuses rétrocommissions qui arrosent les généreux donateurs. Le contribuable occidental, surtout européen, alimente sans le savoir de multiples comptes offshore des oligarques ukrainiens et finance leurs somptueuses villas à 20 millions de dollars, achetées dans les stations à la mode du bord de mer ou de la montagne.

On nous amuse avec une fraude de 100 millions découverte dans l’entourage de Zelensky, alors que personne ne pourrait tracer les centaines de milliards distribués en 53 mois de guerre. Dès le début de la guerre, la CIA annonçait déjà une fraude de 400 millions de dollars. Depuis, les circuits vers les paradis fiscaux sont bien rodés.

Voici le détail de l’ardoise que paieront en définitive les Français (chiffres de fin 2025)

Car « prêter » de l’argent à Kiev en prétendant que la Russie paiera des dommages de guerre, ou bien financer des prêts sur les revenus de l’argent russe bloqué en Europe, c’est une arnaque pure et simple. Au bout du compte, ce sont bien les contribuables européens qui rembourseront les créanciers.

Hervé Hannoun, ancien haut fonctionnaire (notamment directeur général adjoint de la Banque des règlements internationaux et ancien sous-gouverneur de la Banque de France) et analyste économique sur X (@HerveHannoun), annonce un coût bien plus élevé, souvent masqué par des projections futures et des mécanismes européens.

https://www.francesoir.fr/politique-france-monde-societe-economie/les-depenses-de-la-france-en-ukraine-entre-transparence

Macron mène sa petite guerre personnelle contre Poutine sans consulter ni le Parlement, ni le peuple. Il considère que notre armée est la sienne et que nos impôts sont à sa seule disposition. C’est pire que sous l’Ancien Régime. Plus personne ne maitrise le Président qui mène SA politique sans consulter qui que ce soit.

À sa décharge, il faut dire que tout le monde se couche et accepte sans broncher toutes les lubies de cet autocrate.

Les sommes qu’a engagées Macron sans consulter le Parlement représentent 2,5 points de PIB, alors que notre croissance tend vers zéro et que la charge de la dette atteint les 70 milliards.

Jamais depuis 1945 la France n’a été aussi mal gérée. C’est un irresponsable qui sévit à l’Elysée. Et le pire est qu’il fera tout pour rester au pouvoir en 2027, si la guerre s’intensifie. Raison d’Etat oblige…

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– Liberté d’expression, Elon Musk, IA : le globalisme meurt en direct et il le sait

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#webtube : Il aura suffi de trois ans. Trois ans pour que le décor de théâtre le mieux peint de l’histoire politique contemporaine s’effondre comme un château de cartes un soir d’orage. Trois ans pour que des millions d’Européens découvrent, stupéfaits, que le spectacle auquel ils assistaient depuis des décennies n’avait jamais été joué pour eux.

Le Covid, ou le jour où la machine s’est mise à nu

Personne ne l’avait demandé. Personne ne s’y attendait. Mais la crise sanitaire a fait ce qu’aucun lanceur d’alerte, aucun dissident, aucun média alternatif n’avait réussi à faire en cinquante ans : elle a forcé le système à montrer son vrai visage.

Du jour au lendemain, on a censuré à tour de bras. Des comptes supprimés, des médecins muselés, des soignants jetés dehors pour refus de soumission. Des citoyens débancarisés parce qu’ils pensaient mal. Des gouvernements qui, la veille encore, juraient défendre les libertés fondamentales, se sont mis à parler comme des commissaires politiques.

La boue était là depuis longtemps. Elle dormait au fond, tranquille, protégée par des couches successives de consensus médiatique et de bienséance institutionnelle. Le Covid l’a remuée d’un coup. Et quand la boue remonte, tout le monde la voit.

Ce qui était « complotisme » en 2020 est devenu fait établi en 2023. Ce qui valait un bannissement des réseaux fait aujourd’hui l’objet d’auditions parlementaires. Rien n’a changé dans les faits — c’est la lumière qui a changé.

Musk n’a pas racheté un réseau social. Il a allumé un projecteur.

Quand Elon Musk a pris le contrôle de Twitter pour en faire X, la classe médiatique mondiale a hurlé à l’apocalypse. La « désinformation » allait submerger le monde. La démocratie allait mourir. On connaît la chanson — c’est toujours la même depuis que les peuples ont accès à autre chose que la parole autorisée.

Ce qui s’est réellement passé est infiniment plus intéressant. Les « Twitter Files » ont éventré le ventre mou de la censure institutionnelle. On a vu, noir sur blanc, comment des gouvernements, des agences, des fondations richement dotées coordonnaient l’étouffement méthodique de tout discours déviant. L’ampleur de la collusion entre pouvoir politique, industrie numérique et ONG idéologiques est apparue dans une clarté crue.

Le Forum de Davos, les réseaux d’influence transatlantiques, la galaxie des fondations progressistes qui irriguent la vie politique européenne — tout ce petit monde opérait dans un confort total, à l’abri du monopole narratif. Ce temps-là est révolu.

Et voilà que l’intelligence artificielle entre dans la danse. Elle ne milite pour personne. Elle ne vote pas. Mais elle fait une chose que le système ne supporte pas : elle accélère la transparence à un rythme que l’appareil bureaucratique est incapable de suivre.

L’information circule plus vite que la censure ne peut la rattraper. Les contradictions éclatent en temps réel. Les éléments de langage se périment en quelques heures. La machine à contrôler le récit tourne encore, mais elle tourne dans le vide, et elle le sait.

L’inertie du mastodonte

Observez la réaction. Elle est révélatrice. Chat Control pour surveiller nos messages privés. Le projet d’euro numérique pour tracer chaque transaction. Le DSA pour mettre les plateformes au pas. L’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs, présentée comme protection de l’enfance mais qui prépare l’identité numérique obligatoire. Tout cela porte un nom : panique.

Quand un système en position de force veut se réformer, il le fait calmement. Quand il multiplie les digues dans l’urgence, c’est qu’il sent la crue monter. L’Union européenne légifère frénétiquement contre la liberté d’expression numérique non pas parce qu’elle est forte, mais parce qu’elle est terrifiée.

Et pendant ce temps, les sujets qu’on n’avait pas le droit d’évoquer hier envahissent le débat public. L’immigration de masse et ses conséquences sécuritaires, les scandales de grooming gangs en Grande-Bretagne, l’emprise idéologique du wokisme sur les institutions — tout remonte, tout se dit, tout se documente, en temps réel, sous les yeux de millions de gens qui n’ont plus besoin de la permission de BFM ou du Monde pour comprendre ce qui se passe.

Le globalisme ne s’effondre pas sous les coups de ses adversaires. Il s’effondre sous le poids de ses propres contradictions. Il prône l’ouverture mais censure. Il invoque la démocratie mais méprise les votes. Il célèbre la diversité mais exige l’uniformité idéologique. Il défend les droits de l’homme mais débancarise les dissidents.

L’Union européenne est devenue la vitrine la plus éclatante de cette impasse. Une bureaucratie supranationale qui prétend incarner l’avenir tout en s’accrochant désespérément aux outils du passé : la contrainte, le contrôle, la punition. Ce n’est pas un projet politique. C’est une fuite en avant.

Ce qui vient n’est pas le chaos

Les prophètes de l’apocalypse ont tort, comme d’habitude. Ce qui se dessine derrière l’effondrement du vieux monde n’est pas un gouffre. C’est une renaissance.

Un modèle horizontal, porté par ceux qui construisent plutôt que par ceux qui contrôlent. Par les entrepreneurs plutôt que par les régulateurs. Par les bâtisseurs plutôt que par les gestionnaires du déclin. Ce mouvement est en marche partout en Occident, de l’Argentine aux États-Unis, des Pays-Bas à l’Italie.

Les idées toxiques prospèrent dans l’obscurité. Elles pourrissent à la lumière. Or la lumière, désormais, est partout — et aucune directive européenne ne pourra l’éteindre.

Nous vivons un de ces moments rares où l’histoire bascule. Où ceux qui avaient confisqué le récit perdent la main. Où le réel reprend ses droits sur la narration.

À nous maintenant de ne pas gâcher cette fenêtre. Elle ne restera pas ouverte éternellement.

YV

 breizh-info.com

– Le Grand Feu de 1949, la tragédie qui changea la Gironde

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#webtube : 52 000 hectares réduits en cendres et 82 victimes, tel fut le prix d’une cigarette oubliée. Alors que les flammes ravagent actuellement la Gironde, les images des forêts dévorées par le feu réveillent un triste souvenir. Bien avant le gigantesque incendie qui a déjà détruit plus de 10 000 hectares, un drame sans précédent avait également frappé les Landes de Gascogne. En effet, en août 1949, un incendie d’une violence inouïe avait ravagé plus de 52 000 hectares de forêt et coûté la vie à 82 personnes. Cette catastrophe demeure, encore aujourd’hui, l’incendie de forêt le plus meurtrier de l’histoire de France.

Un été de sécheresse propice au désastre

L’été 1949 était particulièrement chaud et sec. Depuis plusieurs semaines, la pluie se faisait rare sur les immenses pinèdes de Gironde et des Landes. Les sols étaient alors desséchés, les aiguilles de pin formaient un tapis hautement inflammable et le vent soufflait par rafales. La région n’était plus qu’une véritable poudrière, qu’une étincelle vint embraser en plusieurs points le 19 août entre Cestas, Saucats et Marcheprime. Très rapidement, les différents foyers convergèrent sous l’effet d’un vent violent. Les flammes atteignirent une intensité exceptionnelle et créèrent un véritable front de feu, capable de se propager plus vite qu’un homme courant à toutes jambes, jusqu’à menacer les faubourgs de Bordeaux. Des villages entiers furent évacués, déclenchant un exode digne de celui de 1940.

Au terme du désastre, les archives de l’INA montrent un paysage lunaire où les troncs calcinés et les ruines fumantes avaient remplacé les immenses forêts de pins et les fermes qui faisaient autrefois la beauté et la richesse de la région.

À ce sujet — Face aux flammes, les sanctuaires de Cotignac échappent au pire

Les victimes d’un incendie hors norme

En 1949, la lutte contre les feux de forêt reposait essentiellement sur les gardes forestiers, les sapeurs-pompiers locaux, les habitants et quelques militaires. Les Canadair n’existaient pas encore, les véhicules spécialisés restaient rares, les moyens radios limités et la coordination demeurait difficile dans cette France d’après-guerre. Tous les moyens disponibles furent alors mobilisés. De courageux civils frappaient les flammes à l’aide de branches de pin, tandis que des charrettes tirées par des chevaux acheminaient des barriques d’eau vers les foyers les plus menaçants. Une solidarité européenne se mit également en place, avec l’arrivée de pompiers britanniques venus du comté du Kent pour prêter main-forte aux Français.

Malgré cela, le feu continua sa progression et devient porteur de mort en faisant des victimes parmi les pompiers, les civils voulant défendre leurs villages, mais aussi parmi les soldats du 33e régiment d’artillerie de Châtellerault, endeuillé par la perte de 23 de ses hommes. Parmi les victimes figurait également le maire de Saucats, Roger Giraudeau, venu participer lui-même aux opérations de secours auprès de ses administrés. Au total, 82 âmes périrent dans cette catastrophe, désormais surnommée « le Grand Feu », qui ne fut totalement maîtrisée que le 25 août 1949. Avec plus de 52 000 hectares détruits, elle constitue l’une des plus grandes calamités de ce type jamais survenue en France.

Un choc national

Les funérailles des victimes, célébrées quelques jours plus tard en présence de l’archevêque de Bordeaux, Mgr Maurice Feltin, rassemblèrent une foule immense. La République décréta le 24 août une journée de deuil national. Paris envoya le président du Conseil, Henri Queuille, pour « apporter le témoignage du deuil de la France » auprès des familles meurtries. Le 24 septembre 1949, le général de Gaulle se rendit à son tour en Gironde pour se recueillir et honorer la mémoire des victimes.

Après l’enquête, l’hypothèse la plus communément retenue  attribue l’origine du sinistre à l’imprudence d’un ouvrier d’une scierie de Saucats. Endormi avec une cigarette allumée, il aurait accidentellement mis le feu à son matelas avant que l’incendie ne gagne le bâtiment puis la forêt environnante. Un accident en apparence banal, mais aux conséquences dramatiques dans un massif forestier fragilisé par les années de guerre, insuffisamment entretenu et devenu particulièrement vulnérable à la propagation des flammes.


Eric de Mascureau
, dans BV

– Météo du Dimanche 26 Juillet au Samedi 1er Août 2026

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Source : Météo Express