– Vitoria, Bilbao, Eibar : des supporteurs de l’Espagne attaqués par des indépendantistes basques

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#webtube : Pendant que l’Espagne décrochait dimanche soir sa deuxième Coupe du monde face à l’Argentine, plusieurs villes du Pays basque espagnol connaissaient une soirée d’un tout autre genre. Agressions physiques, drapeau incendié, tentative de sabotage d’un écran géant : les incidents, imputés à la mouvance indépendantiste radicale, ont émaillé une journée par ailleurs festive dans le reste du pays.

Vitoria : trente assaillants, du gaz poivré et deux blessés

L’épisode le plus grave s’est produit à Vitoria-Gasteiz, capitale de l’Álava. Une trentaine de minutes avant le coup d’envoi, un groupe d’environ trente personnes — présentées par la presse espagnole comme proches des ultras d’Alavés — a pris à partie deux jeunes portant le maillot de la sélection espagnole, dans la calle Cuchillería, en plein centre historique.

Les agresseurs ont d’abord aspergé leurs victimes de gaz poivré, dispersant du même coup les personnes venues leur porter secours, avant de les rouer de coups de poing et de pied. À l’arrivée de l’Ertzaintza, la police autonome basque, les deux jeunes présentaient des visages tuméfiés et se trouvaient désorientés. Aucune interpellation n’a eu lieu sur place.

Ce n’était pas le seul incident de la journée dans la ville. La police locale a identifié trois jeunes ayant frappé un autre supporter de l’Espagne calle Portal de Legutiano. Celui-ci s’est débattu mais a encaissé plusieurs coups. Retrouvés par les agents, les agresseurs ont reconnu les faits, expliquant que tout était parti d’un simple croisement de regards. Faute de plainte déposée par la victime, aucune arrestation n’a suivi.

Bilbao : l’écran géant du PP pris pour cible

À Bilbao, la tension s’est cristallisée autour d’un écran géant. Le maire, Juan María Aburto, ayant refusé d’installer un dispositif municipal — faisant de la capitale biscayenne la seule d’Euskadi dans ce cas —, c’est le Parti populaire qui avait monté sa propre installation dans le parc de Doña Casilda, en plein centre-ville.

Ernai, l’organisation de jeunesse du parti Sortu, avait appelé à manifester dans plusieurs villes pour réclamer l’officialisation de la sélection basque. Partie de La Casilla peu après 19h20, la marche a convergé vers le parc. Sur place, plusieurs manifestants vêtus du maillot vert de l’Euskal Selekzioa ont tenté de renverser la structure et d’arracher les câbles d’alimentation. Des bouteilles et divers objets ont été lancés, des barrières dégradées, et les spectateurs pris à partie.

L’Ertzaintza est intervenue rapidement, établissant un cordon de sécurité pour protéger les centaines de personnes venues suivre le match. La diffusion, brièvement interrompue, a pu reprendre. Des incidents ont également été signalés place Campuzano, avec des jets de projectiles contre les policiers.

Eibar : drapeau brûlé sur la place du village d’Oyarzábal

À Eibar, en Guipuscoa, la symbolique était particulièrement appuyée. La plaza Unzaga, où un écran géant avait été dressé, se trouve dans la commune natale de Mikel Oyarzábal, l’un des joueurs de la sélection espagnole. Avant le match, des inscriptions y étaient apparues : « Puta España », « Espainolismoa borrokatu » (combattre l’espagnolisme).

Alors que la place rassemblait des milliers de personnes et que la rencontre était en cours, une demi-douzaine d’individus encagoulés ont allumé des fumigènes depuis un mirador et brûlé un drapeau espagnol. Ils ont déployé plusieurs banderoles : l’une barrant les drapeaux espagnol et français, accompagnée du blason « Zazpiak bat » et du slogan « Gurea Euskal Selekzioa » (la nôtre, c’est la sélection basque) ; une autre, de grandes dimensions, portant le mot « boycott » et l’écusson espagnol rayé. Le mouvement Zazpi Baietz avait également organisé une mobilisation dans la journée pour l’officialisation de la sélection basque. Aucune violence physique majeure n’a été signalée sur place.

Au total, l’Ertzaintza a identifié une vingtaine de personnes en Biscaye — dont l’une mise en cause pour menaces avec arme blanche et jets de projectiles, quatre autres proposées pour sanction administrative — et trois en Álava, où un homme a été arrêté pour agression sur un policier. Des tensions mineures ont aussi été relevées à Barakaldo lors de l’installation d’un écran. Les investigations se poursuivent.

Ces incidents ne constituent pas une nouveauté. Le rejet des symboles de l’État espagnol et de « la Roja » par une partie de la mouvance abertzale s’exprime régulièrement lors des grands rendez-vous sportifs — des scènes comparables avaient déjà été observées lors du sacre espagnol de 2010. La revendication d’une sélection basque officielle en constitue le versant politique, portée notamment par le PNV et EH Bildu, qui tenaient précisément le jour de la finale un meeting à Bergara sur la « nation basque et son droit à décider ».

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– Coupe du monde 2026 : après le Qatar, le deuxième Mondial de la honte version américaine s’est achevé au bout de l’ennui

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#webtube : L’Espagne est championne du monde. Sur le plan strictement sportif, personne ne trouvera à y redire : la Roja a remporté son deuxième titre mondial après 2010, seize ans plus tard, au terme d’un parcours d’une régularité écrasante — un seul but encaissé en huit matches, le Portugal, la Belgique et la France éliminés en route, trente-huit rencontres sans défaite, la plus longue série jamais réalisée par une sélection européenne ou sud-américaine. Rodri, élu meilleur joueur du tournoi, a soulevé le trophée. La logique a été respectée.

Le problème, c’est tout le reste.

Une finale que le football aurait préféré ne pas avoir à jouer

Dimanche soir au MetLife Stadium de New York, l’Argentine a livré une prestation qui restera dans les annales — pour de très mauvaises raisons. Jamais, dans l’histoire des finales de Coupe du monde, une équipe n’avait terminé le temps réglementaire avec zéro tir. L’Albiceleste a attendu la 117e minute pour tenter sa chance. Deux frappes au total sur l’ensemble du match, aucune cadrée. Zéro expected goal durant les quatre-vingt-dix premières minutes. Unai Simon, dans le but espagnol, n’a effectué aucun arrêt.

Ce n’est plus du réalisme défensif, c’est un refus de jouer. À plusieurs reprises, les Argentins ont dégagé en touche le plus loin possible, sans même chercher à conserver le ballon. L’objectif semblait clair : tenir jusqu’aux tirs au but et laisser la loterie décider. Une finale de Coupe du monde ramenée au statut de partie de pile ou face.

Et pour ceux qui, jusqu’ici – comme moi d’ailleurs – défendaient encore la garra argentine, cette manière d’aller chercher la gagne dans les interstices du règlement, il faut bien admettre que certaines limites ont été franchies. Le coup de coude de Leandro Paredes dans le dos de Rodri, gratuit, uniquement destiné à faire mal. L’expulsion d’Enzo Fernandez pour une grosse faute sur Pau Cubarsi dans le temps additionnel. Paredes encore, exclu après la rencontre pour avoir cherché la bagarre. Le sport de haut niveau connaît la roublardise ; là, on est passé à autre chose. Que dire du refus d’applaudir les espagnols brandissant le trophée ? On explique quoi aux gamins qui visionnent la rencontre ?

Il faut aussi dire un mot du Slovène Slavko Vincic, qui n’a jamais tenu ce match. Les duels à la limite de la faute se sont multipliés dans la surface argentine sans que rien ne soit sifflé. Un but de Nico Williams a été refusé à la 97e pour une faute de Merino sur Otamendi, décision au minimum discutable. Il a fallu attendre le temps additionnel de la première période de jeu pour qu’un second carton jaune sanctionne enfin l’accumulation. Quand Messi, à la 117e, frappe très fort dans le visage de Merino en tentant de marquer, on se dit que la rencontre aurait mérité d’être reprise en main bien plus tôt.

Torres délivre, Messi rate sa sortie

Il aura donc fallu un but pour départager tout cela : à la 106e minute, sur un centre de Pedri repris de la tête en retrait par Nico Williams, Ferran Torres a expédié le ballon sous la barre du pied gauche. Deux entrants, une action collective et technique, la seule séquence de la soirée digne d’une finale. Le coaching de Luis de la Fuente, qui pouvait se permettre de laisser Nico Williams sur le banc, a fait la différence.

Quant à Lionel Messi, à 39 ans, il quitte la scène mondiale par la petite porte. Stratosphérique tout au long du tournoi, huit buts, décisif à chaque tour, double passeur en demi-finale contre l’Angleterre, il est resté introuvable en finale. Ses larmes lors de la remise des médailles disaient assez ce que représentait cette dernière chance. Il ne sera probablement plus là en 2030.

Le Mondial de la honte, saison 2

Mais si cette finale laisse un goût aussi amer, c’est qu’elle vient couronner un tournoi qui aura été, du début à la fin, une longue démonstration de ce que le football est devenu.

On croyait avoir touché le fond au Qatar en 2022 : une Coupe du monde attribuée à un pays sans culture ni passé footballistique, dans des conditions dont l’odeur de corruption n’a jamais été dissipée, avec des chantiers construits sur l’exploitation de travailleurs migrants. On se trompait. L’édition américaine a trouvé d’autres moyens de faire pire.

Une FIFA qui fait et défait ses propres règles au gré des circonstances — la levée d’une suspension pour un joueur américain a nourri des accusations de favoritisme qui n’ont jamais reçu de réponse convaincante. Des prix de billets scandaleux pour ce qui reste, faut-il le rappeler, le sport populaire par excellence, celui des terrains vagues et des maillots numérotés au feutre. Une mi-temps de finale portée à vingt-sept minutes pour caser un spectacle musical et des écrans publicitaires supplémentaires : le match n’est plus l’événement, il est l’intervalle entre deux séquences commerciales. Le tout dans une compétition de trente-neuf jours calibrée pour les diffuseurs et les partenaires, ponctuée d’interruptions à l’américaine.

Le public, lui, ne s’y est pas trompé : Donald Trump et Gianni Infantino ont été copieusement sifflés lors de la remise du trophée. C’est à peu près le seul moment de la soirée où le stade a parlé d’une seule voix.

Des enfants chantant la paix

Reste l’image qui résume tout. À la mi-temps, des enfants chantant l’amour et la paix devant les caméras du monde entier, pendant que le pays hôte et son président bombardent l’Iran et quelques autres. On appelle cela du soft power. Autrefois, on aurait employé un mot plus court.

Le football ne va pas droit dans le mur : il y est déjà, et il accélère. Ce qui s’est joué dimanche à New York n’est que la conséquence logique d’un sport devenu une industrie du divertissement, où l’on vend des sièges à des touristes plutôt que des places à des supporters, où les règles sont négociables, où le spectacle prime sur le jeu. Que la meilleure équipe ait gagné est presque un accident heureux.

Il restera de ce Mondial une Espagne irréprochable, quelques matchs de haut niveau, quelques belles surprises aussi même si il faut être fou pour continuer à prétendre que 48 équipes, ça donne du beau spectacle. Ce sont les seuls motifs de satisfaction, et ils viennent du terrain — le seul endroit que la FIFA n’a pas encore complètement colonisé. Pour combien de temps ?

Ceux qui ont grandi avec le ballon savent ce qu’ils ont perdu. Les autres n’ont jamais connu autre chose que ce spectacle-là, et c’est peut-être le plus inquiétant.

YannV

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– Pour le droit à la différence

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#webtube : « Cette année-là », l’émission d’Éléments sur TV Libertés, remonte le temps jusqu’à l’année 1980 et un numéro d’Éléments devenue emblématique, consacré au « droit à la différence », matrice intellectuelle de la Nouvelle Droite. Quarante-cinq ans plus tard, l’émission revient sur cette intuition fondatrice : comment préserver la continuité historique des peuples dans un monde qui tend à dissoudre les frontières, les appartenances et les mémoires ? Telle est la question que posait Éléments en 1980 et qui est plus que jamais d’actualité. Autour de François Bousquet, directeur de la rédaction, les analyses de Daoud Boughezala, Rodolphe Cart et Anthony Marinier. VIDEO

François Bousquet, Revue Eléments

– Film « L’Odyssée », Christopher Nolan se frotte à Homère et réalise son rêve

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#webtube : Le film est magnifique. Le cinéaste nous prouve une fois encore qu’il sait raconter une histoire, soigner sa lumière, fluidifier son montage et diriger des acteurs aux dialogues plus grands que la vie. L’an dernier, souvenons-nous, Uberto Pasolini sortait sur les écrans The Return, un récit centré sur le retour d’Ulysse en son île d’Ithaque qui mettait de côté les douze premiers chants de l’Odyssée. Un petit film d’auteur un peu fauché, parfois kitsch, qui bénéficiait malgré tout de la présence au casting de Ralph Fiennes et de Juliette Binoche, et qui était intégralement tourné en Grèce.

Avec un budget pharaonique estimé à environ 250 millions de dollars, une dizaine d’acteurs à succès et un tournage réparti sur plusieurs pays (Grèce, Sicile, Maroc, Islande et Écosse), la nouvelle adaptation de l’Odyssée, actuellement en salles, n’appartient pas du tout à la même catégorie de films. Assumant un mode de production hollywoodien, la version de Christopher Nolan fait le pari de plaire autant aux lecteurs d’Homère qu’aux amateurs de péplums et de cinéma d’action plus contemporain.
Depuis des années, le réalisateur d’Inception, d’Interstellar, d’Oppenheimer et de la trilogie The Dark Knight rêvait de mettre en scène l’Odyssée ; il attendait, semble-t-il, le bon moment pour ce faire.

Anarchie et retour à l’ordre

Peut-être moins politique que le film d’Uberto Pasolini, car plus axé sur l’imaginaire et l’épique, la version de Nolan ne se contente pas du retour d’Ulysse à Ithaque mais traite l’ensemble de l’épopée d’Homère. Entrecoupé de flash-back de la guerre de Troie, savamment dosés et finement introduits par un montage fluide et introspectif, le périple d’Ulysse et de ses hommes pour rentrer chez eux évolue parallèlement au récit de la décadence d’Ithaque. Une cité sans roi et sans verticale du pouvoir, dont la reine, Pénélope, fait depuis vingt ans l’objet de convoitises de la part de nombreux prétendants au trône (Robert Pattinson, excellent dans le rôle d’Antinoos). Ayant grandi sans le modèle paternel nécessaire à la construction de soi et à l’affirmation d’un caractère fort et combatif, Télémaque, le fils, assiste impuissant à ce triste spectacle. Sa mère et lui appellent alors de tous leurs vœux le retour d’Ulysse – le retour à l’ordre. Les contempteurs habituels du patriarcat, de l’autorité et de la violence inhérente à l’exercice du pouvoir n’apprécieront sans doute pas le message…

À ce sujet — [CINÉMA] The Return, Ulysse et le retour à l’Ordre

Nolan tend le bâton pour se faire battre

Hélas pour Pénélope et Télémaque, le héros de la guerre de Troie aura beaucoup d’épreuves à traverser avant de les retrouver. Assez fidèlement, le réalisateur enchaîne les épisodes connus, dévoile les monstres (Polyphème, Charybde, les Lestrygons) et évoque ces figures féminines qui ont jalonné le parcours d’Ulysse, pour le meilleur (Pénélope et Athéna) comme pour le pire (Circé et Calypso). Autant pour les propos ineptes de Lupita Nyong’o qui affirmait, lors de la promotion du film, qu’Homère n’avait pas su accorder de place aux femmes dans son œuvre… Celle qui incarne à l’écran Hélène de Troie et sa sœur Clytemnestre, manifestement, ne doit pas tant ces deux rôles à une quelconque passion pour la littérature antique qu’à sa couleur de peau et au goût affiché de Christopher Nolan pour la provoc chic et choc et la polémique facile (on a pu le voir, déjà, avec Dunkerque et son éviction lamentable des 35.000 soldats français ayant couvert la retraite de l’armée britannique lors de l’opération Dynamo de 1940). De là, également, la présence au casting d’Ellen Page, dans le rôle de Sinon, qui, depuis sa chimérique « transition de genre » (ablation des seins et prise de testostérone) en 2020, se fait appeler Elliot Page…

D’une impressionnante maîtrise

Peu cohérent entre sa façon de défendre une verticalité traditionnelle née dans la culture antique et son désir pathétique de se conformer à tout prix à son époque, Christopher Nolan n’en a pas moins réussi son pari ; le film est magnifique. Le cinéaste nous prouve, une fois encore, qu’il sait raconter une histoire, composer un cadre, faire évoluer ses échelles de plans, soigner sa lumière, fluidifier son montage et diriger des acteurs aux dialogues plus grands que nature. Déjà familiers de Nolan, Anne Hathaway et Matt Damon donnent véritablement le meilleur d’eux-mêmes.
Le film n’est assurément pas un chef-d’œuvre, mais cela s’est joué à peu de choses. Il aura au moins le mérite d’avoir su vulgariser auprès du jeune public un récit difficile à adapter au cinéma, offrant peut-être à l’avenir un support idéal aux professeurs des collèges qui feront étudier Homère à leurs élèves. C’est déjà beaucoup.

4 étoiles sur 5

Pierre Marcellesi, dans BV

– Il n’est pas encore trop tard…

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#webtube : Philippe Vardon, délégué général du mouvement IDL (Identité-Libertés) et conseiller régional PACA, a publié en avril dernier, aux Éditions Idées, une série de ses chroniques au micro de Radio Courtoisie intitulée Il est très tard mais… Il n’est pas encore trop tard. Engagé depuis l’adolescence dans le combat identitaire, il explique à BV la nécessité de cultiver l’« éthique de l’Espérance » : « L’engagement politique, dit-il, c’est passer son temps à semer sans savoir quand viendra la récolte. » De la chute du « système Estrosi » aux meurtres de Philippine Thomas, Lola, Quentin, Louis, des problèmes liés à l’immigration aux défaillances de la Justice et de l’État, Philippe Vardon nous rappelle « toutes les raisons de combattre ». Évoquant l’élection présidentielle, il appelle à un rassemblement des droites autour de la candidature du Rassemblement national pour aller « chercher la victoire » et « changer la vie des Français »

À ce sujet — [LIVRE] Philippe Vardon ou l’éthique de l’espérance militante

Yann Montero dans BV

– Après le fiasco Bluesky, retour à la case X pour les gauchistes

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#webtube : C’est l’une des innombrables chaînes d’extrême gauche qui pullulent sur les plateformes de streaming. Lancée tout récemment par le journaliste Mourad Guichard – passé par le Canard Enchaîné, L’Humanité, Libération, ou encore l’agence Reuters (!) – l’émission hebdomadaire Mon œil, par Moumou a déjà reçu, en un mois d’existence, toute la crème de l’ultra-gauche française, de Guillaume Meurice à Aymeric Caron, en passant par Pascal Boniface et Bruno Gaccio. Ce 16 juin 2026, c’était au tour de Catherine Tricot, directrice de la revue Regards, et du jeune chroniqueur Pablo Pillaud-Vivien. Les trois larrons y ont conversé au sujet du conflit israélo-palestinien, du meurtre de Lyhanna, ou encore de l’union souhaitée de la gauche plurielle aux élections. En fin de vidéo, ils se sont rejoints sur une « nécessité de reconstruire un espace de débat à gauche » d’autant plus ardente que le réseau social X, honni par leur camp, reste incontournable dans le champ politique. « J’étais d’accord pour qu’on quitte X, mais on ne peut pas ne pas voir que le fait que nous ne soyons plus sur X a contribué au fait que c’est plus difficile de relayer ce qu’on a à relayer, a avoué Catherine Tricot. Bluesky n’a pas fonctionné, c’est catastrophique… La situation est vraiment catastrophique ! »

Encore moins enthousiaste à l’idée de battre en retraite, Pablo Pillaud-Vivien a bien été obligé de reconnaître qu’un retour sur X était inévitable. « Quand je parle à des journalistes politiques, leur première source d’information, c’est Twitter ! », s’est-t-il lamenté. Et sa commère d’avouer amèrement : « D’ailleurs, nous, on va lire Twitter pour avoir nos infos. Donc, nous aussi on est des utilisateurs de Twitter, quand bien même on n’y est pas… »

L’histoire d’un boycott raté

Tout avait pourtant si bien débuté. Souvenez-vous, c’était fin 2024. Une vaste campagne de boycott de la plateforme X avait alors été lancée avec le concours des plus grands médias français. À la manœuvre, un certain « collectif » de gauche qui expliquait que X mettait en avant les « contenus d’extrême droite »« toxiques », et était devenu « une fabrique de division ». Comprenez : un lieu de débat libre où la gauche n’avait plus le monopole et se retrouvait fréquemment démentie par le réel. Une petite équipe de développeurs coordonnée par le CNRS – financé par l’État et censé être étranger à tout engagement militant – avait même sorti une application, HelloQuitteX, afin d’aider les utilisateurs de X à migrer vers BS, le X de gauche, sans perdre leurs contacts en cours de route. En France, la mairie de Paris, l’Institut Pasteur, plus de 80 associations, mais aussi de nombreux médias et politiques avaient suivi le mouvement, tels des moutons de Panurge. « Whaouh, on va passer les 17M ! », se félicitait alors le chercheur-militant David Chavalarias, également auteur du livre Toxic Data : comment les réseaux manipulent des opinions (Flammarion).

À ce sujet — Pablo Pillaud-Vivien, traumatisé par la violence de… La Guerre des boutons !

Malheureusement pour les anti-X, leur mayonnaise n’a pas pris. « On a essayé Bluesky : c’est Twitter, en vide », constatait ainsi le site Numerama, spécialiste du numérique, dès 2023. Le rival autoproclamé de X n’a jamais décollé, malgré l’intense promotion dont il a bénéficié à son lancement. Les déserteurs ont rapidement pris leurs jambes à leur cou et sont rentrés au bercail. « Eh oui, me revoilà dans l’arène !, annonçait par exemple le député écolo du Morbihan Damien Girard, en juin 2025. Je ne veux plus faire cadeau de mon silence à mes adversaires […] Ma voix est de retour ici. » Ses 3 500 followers lui en sauront gré… Même débandade pour Marine Tondelier et Raphaël Glucksmann qui, après avoir appelé au boycott, restent plus actifs que jamais sur le réseau social d’Elon Musk. On pense aussi à l’émission progressiste Quotidien qui avait annoncé son départ d’un grandiloquent « ADIEU X » en décembre 2023… alors que Julien Bellver et Jean-Michel Aphatie, figures du programme de TMC, continuent de tweeter à qui mieux mieux.

À l’heure où les instances nationales et européennes tentent de bâillonner les voix dissidentes, Bluesky apparaissait comme un réseau social parfait : un espace de discussion ultra-policé, épuré de toute voix dissonante et peuplé exclusivement de militants, universitaires et journalistes certifiés. Son échec a démontré que l’entre-soi tourne à vide et n’intéresse pas grand monde. Entre le réseau réservé aux prescripteurs officiels et l’agora chaotique mais ouverte à tous, c’est la seconde qui a triomphé.

Jean Kast, dans BV

– Arrêtons de jongler avec des flacons de nitroglycérine et écoutons Kadyrov

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#webtube : Avec 7500 drones lancés sur Moscou en juin, l’Occident joue avec le feu nucléaire Plus aucun leader occidental ne parle de paix. C’est la surenchère permanente, avec la certitude que le Tsar n’ordonnera jamais de frappes sur des cibles européennes. Et c’est bien là le danger, car si le peuple russe en a vu d’autres et n’est pas près de céder à un quelconque découragement, il réclame au contraire des réponses décisives contre tous ceux qu’il considère comme les ennemis de la Russie, France en tête.

Et chez les élites russes, hormis les « libéraux » qui espèrent le retour des bonnes affaires avec l’Occident, la plupart commencent à réclamer des frappes en Europe, n’acceptant plus l’argument facile comme quoi les peuples européens ne doivent pas être mis dans le même sac que leurs dirigeants crapuleux.

Voici deux déclarations qui reflètent le climat revanchard qui se propage en Russie depuis l’intensification des frappes ukrainiennes, donc occidentales, puisque rien ne serait possible sans Starlink et les « conseillers » otaniens.

L’analyste Igor Skurlatov déclare :

« Chaque citoyen est responsable des actions de ses dirigeants, les dirigeants de l’État.

Je viens de mentionner que la France devra répondre de sa participation à la Troisième Guerre mondiale contre la Russie. Si la faction du Kremlin à laquelle j’appartiens parvient à se faire une place dans l’opinion publique, ce scénario ne sera plus un fantasme, mais une réalité ! Des missiles s’abattront sur les postes de commandement militaro-politiques de Macron, comme ce fut le cas pour Kiev. Qu’il aille effrayer les vieilles dames sur le marché avec une riposte nucléaire ! »

Quant au leader Tchétchène Ramzan Kadyrov, il propose de frapper les pays de l’Otan

« Nous sommes des fantassins, et nous sommes prêts à avancer dans la direction que le Commandant Suprême indiquera. Les unités des forces spéciales brûlent d’envie d’exécuter des ordres de complexité accrue. La terre a toujours brûlé sous les pieds des ennemis de la Russie, et elle continuera de les consumer, Vladimir Vladimirovitch ! Vous n’avez qu’à donner l’ordre, et le reste, nous le ferons.

Il serait bon de commencer par les pays qui, sous le prétexte de l’acronyme OTAN, fournissent ouvertement et sans vergogne des armes, des données et tout autre soutien aux “ucro-fascistes”. S’ils ne comprennent pas que la Russie ne restera pas passive et ne regardera pas tout cela se dérouler, alors il est temps de ne pas seulement leur expliquer cela dans un langage simple et accessible, mais de leur faire comprendre tout cela de manière plus directe. Dès qu’ils sentiront l’odeur de la dynamite, dès qu’ils entendront le bruit des Kalachnikov et le fracas des T-90, ils comprendront tout et arriveront à la vérité. Il est temps d’ouvrir le feu, et ce n’est pas si compliqué !

Toute cette vermine satanique ne comprend que le langage de la force. Ils ne peuvent pas comprendre que la Russie mène actuellement des opérations militaires limitées, avec un minimum de pertes parmi la population civile. Mais dès que nous relâcherons les freins de notre machine de guerre, dès que nos engrenages commenceront à broyer leurs os, tous les dirigeants occidentaux se mettront en file pour exprimer leurs profonds regrets. »

Chacun accordera le crédit qu’il souhaite à ce genre de déclarations. Mais il est indéniable que toute escalade ne peut qu’acculer l’Ours russe et le pousser vers la politique du pire. Le peuple russe est élevé dans l’amour inconditionnel de sa patrie, maintes fois victorieuse, et dans le culte des héros qui ont écrit l’histoire de la Russie. Pour lui, une défaite russe est impensable.

Par conséquent, comment peut-on croire en Europe que Poutine et son peuple finiront par capituler devant des nations européennes qui ne veulent plus de guerre ? Deux Allemands sur trois refusent de se battre. Un jeune sur cent se porte volontaire pour le service militaire. Et en France, combien de nationaux accepteront de risquer leur peau pour l’Ukraine ? Combien de binationaux fuiront dans leur pays d’origine pour éviter une guerre qui n’est pas la leur ?

Assez de morts, assez de milliards jetés dans un puits sans fond pour une guerre que la Russie ne peut pas perdre. Poutine n’a jamais voulu recourir au nucléaire. Ne lui forçons pas la main.

Macron et son équipe de fous furieux ne savent pas ce qu’ils font. Il est temps de dire stop et de tous œuvrer à la paix et à la sécurité de toute l’Europe. Rien ne sera possible au sein de l’Union si elle se construit contre la Russie.

L’avenir de l’Europe est lié à la Russie, bien davantage qu’aux États-Unis qui attisent les braises pour nous diviser. Sans le coup d’État de la CIA en 2014 à Kiev, Ukraine et Russie vivraient en paix.

On se demande si Macron ne recherche pas l’incident gravissime avec Moscou qui lui permettrait d’invoquer la sécurité de la nation pour garder le pouvoir. Il est capable de tout. C’est d’ailleurs ce que fait Zelensky depuis 2024 en repoussant les élections et en reconduisant la loi martiale.

(source : blog Telegram Boris Karpov)

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– Finale de la Coupe du Monde 2026 : L’Espagne au sommet du monde

#webtube : Au terme d’un choc d’une intensité respirable au MetLife Stadium de New York New Jersey, l’Espagne a décroché la deuxième Coupe du monde de son histoire en s’imposant 1-0 après prolongation face à l’Argentine.

1. Un choc tactique et électrique en temps réglementaire

Dès le coup d’envoi, l’Espagne impose sa possession de balle étouffante autour de son capitaine Rodri. L’Argentine, emmenée par Lionel Messi et Julián Alvarez, répond par un bloc défensif agressif et des contre-attaques incisives. Malgré plusieurs frissons dans chaque surface, les deux gardiens, Unai Simón et Emiliano Martínez, restent imperturbables tout au long des 90 minutes.

2. Le tournant du match : le carton rouge

Alors que le match s’acheminait vers les prolongations, la tension a dépassé les limites dans le temps additionnel du temps réglementaire. Déjà averti à la 82e minute, le milieu argentin Enzo Fernández reçoit un second carton jaune à la 90+3e minute pour une faute en retard, laissant l’Albiceleste réduire à dix contre onze pour les 30 minutes de prolongation.

3. La délivrance signée Ferran Torres

En supériorité numérique, la Roja accentue la pression. La décision est tombée au début de la seconde période des prolongations : à la 106e minute, entré en cours de jeu, Ferran Torres hérite d’un ballon mal dégagé à l’entrée de la surface et décoche une frappe limpide qui trompe Emiliano Martínez.

L’Argentine a tenté le tout pour le tout dans les dernières minutes mais sans parvenir à cadrer la moindre tentative franche, scellant la victoire espagnole.

Récompenses individuelles du tournoi

L’Espagne a quasiment tout raflé lors de la cérémonie de clôture de la FIFA :

  • 🏆 Meilleur joueur du tournoi (Ballon d’Or) : Rodri 🇪🇸
  • 🧤 Meilleur gardien (Gant d’Or) : Unai Simón 🇪🇸
  • 🌟 Meilleur jeune joueur : Pau Cubarsí 🇪🇸

Avec ce triomphe, Luis de la Fuente devient, à 65 ans, le sélectionneur le plus âgé à remporter un Mondial, guidant cette jeune génération espagnole vers les plus hauts sommets du football international.

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