– Fontainebleau, une forêt marquée par 700 ans d’incendies

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#webtube : Depuis dimanche, un incendie d’exception ravage une forêt historique déjà éprouvée par maints sinistres. L’incendie qui ravage actuellement la forêt de Fontainebleau ne peut que nous impressionner par son ampleur. Pourtant, face à ce malheur, l’Histoire et la mémoire nous apportent un espoir et un réconfort, celui de savoir que cet incendie exceptionnel, qui a déjà dévoré près de 2.000 hectares du domaine forestier, n’est pas le premier à frapper cette forêt des rois de France. Elle s’est toujours relevée des épreuves qui l’ont meurtrie. Ainsi, bien avant les Canadair, les sapeurs-pompiers et les plans de prévention, le feu représentait déjà la principale menace qui pesait sur cette forêt aux sols sableux, couverte de bruyères odorantes, de vieux résineux et régulièrement asséchée par les fortes chaleurs. Depuis plus de sept siècles, souverains, forestiers et habitants s’efforcent de protéger ce patrimoine naturel dont les paysages portent, malgré tout, encore aujourd’hui, les cicatrices des chauds étés d’antan.

Une menace identifiée dès le Moyen Âge

La crainte des incendies est si ancienne qu’elle apparaît dans les premiers textes réglementant la forêt. En effet, dès 1318, une ordonnance royale interdit de « faire des cendres dans la forêt », comme le rapporte, en 1878, l’historien et sous-inspecteur des Eaux et Forêts Paul Domet. Quelques décennies plus tard, en 1366, Charles V confirme les privilèges accordés aux villages riverains à la condition que leurs habitants participent à la lutte contre les incendies. Le risque est alors considéré comme une véritable affaire d’intérêt public. Les sanctions deviennent rapidement exemplaires. En 1518, des forestiers surpris autour d’un feu sont fouettés, marqués au fer rouge puis bannis à perpétuité. On ne badine pas avec le domaine royal. Au XVIIIᵉ siècle, la répression se durcit encore. En 1714, les récidivistes risquent la galère et les incendiaires volontaires la peine de mort.

Des incendies historiques

Malgré ces précautions, les chroniques anciennes montrent que les incendies rythment l’histoire de Fontainebleau. En 1625, un vaste feu détruit les bois autour de l’ermitage Saint-Louis. En 1661 puis en 1680, les fêtes royales organisées à Franchard par Monsieur puis par le Roi-Soleil, dont les rayons furent cette fois porteurs non de lumière et de gloire mais de flammes et de destructions, tournent à la catastrophe lorsque des flambeaux embrasent la végétation desséchée. En septembre 1726 survient l’un des plus grands sinistres connus. Pendant huit jours d’enfer, les flammes ravagent les gorges de Franchard et d’Apremont sans que rien ne puisse les arrêter. Seules quelques pluies célestes parviennent à mettre fin à l’incendie.

Au XIXᵉ siècle, l’essor du tourisme aggrave encore les risques. Avec l’invention de la locomotive, le cheval de fer sillonne désormais le pays. Mais il n’est pas seulement une machine de transport ; il devient parfois une machine d’enfer, crachant ses braises incandescentes le long des voies, tandis que l’imprudence de certains visiteurs, abandonnant un mégot encore ardent, suffit à embraser la forêt. Ainsi, plusieurs parcelles subissent l’apocalypse des flammes et conservent encore le souvenir de ces catastrophes jusque dans leur nom, comme le Mont enflammé ou le Chêne brûlé.

Les poètes et écrivains immortalisent ces tristes événements par leur plume et leur esprit. Théodore de Banville écrit ainsi, en 1857, un an après un nouvel incendie, dans À la forêt de Fontainebleau :

« N’est-ce pas, n’est-ce pas que vous étiez vivant,

Noir feuillage, immobile et triste sous le vent,

Comme une mer qu’un dieu rend docile à ses chaînes ?

Et vous, colosses fiers, arbres noueux, grands chênes,

À ce sujet — En plein incendie, les pompiers doivent aussi penser à l’AdBlue

Rien n’agitait vos fronts, par le temps centuplés !

Pourtant vos bras tordus et vos muscles gonflés,

Ces poses de lutteurs affamés de carnage

Que vous conserviez, même à cette heure où tout nage

Dans la vive lumière et l’atmosphère en feu,

Laissaient voir qu’autrefois, sous ce ciel vaste et bleu,

Vous aviez dû combattre, ô géants centenaires !

Au milieu des Titans vaincus par les tonnerres. »

Un danger vivace

Les archives évoquent d’importants incendies en 1897, en 1911 puis en 1921, lorsque 762 hectares sont détruits. Les années 1944 et 1945 sont également particulièrement destructrices, près de 1.771 hectares de forêt partant en cendres. Les décennies suivantes connaissent encore plusieurs grands départs de feu, notamment lors des étés les plus secs. Plus récemment, les incendies de 2017 puis celui de juillet 2026 rappellent que le danger n’a jamais disparu. Cependant, l’histoire de Fontainebleau enseigne aussi que la forêt sait renaître. Avec un ciel plus clément, de la patience, de la vigilance et le courage inlassable et admirable des soldats du feu, le bois des rois retrouvera, une fois encore, sa splendeur d’autrefois.

Eric de Mascureau, dans BV

– « Regardez ces filles ! » : une « police islamique » dans le métro à Paris ?

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#webtube : Un influenceur algérien a filmé des jeunes femmes dans le métro parisien et dénoncé leur manque de pudeur. Les jeunes Parisiennes seraient-elles sous surveillance d’une nouvelle police des mœurs ? C’est ce que laisse craindre une vidéo apparue sur les réseaux sociaux, ce dimanche 12 juillet. On y voit un Algérien commenter les tenues vestimentaires de jeunes femmes croisées dans les transports en commun parisiens. « Regardez ces filles que j’ai filmées, elles sont toutes mineures, elles sont toutes jeunes. Elles sont dans le métro entièrement nues ! On voit tout, on voit les seins, elles sont dénudées !, s’indigne l’Algérien, dans sa langue natale. La femme ne se respecte pas quand elle montre trop son corps […] La femme n’a plus aucune valeur ! »

Quelle est donc sa vision d’une femme qui « se respecte » ? Une silhouette recouverte d’un voile intégral ? Le jeune influenceur – qui compte 480.000 followers sur TikTok et 155.000 sur Instagram – ne le dit pas. On ignore, aussi, quel est l’âge réel des prétendues mineures « dénudées » qu’il a filmées sans leur consentement. Notons, au passage, qu’il s’agit de jeunes femmes d’origine africaine dont le style vestimentaire n’est sans doute pas partagé par l’ensemble des Parisiennes…

Retirée, depuis, du compte TikTok du « créateur de mini‑séries », la vidéo a été partagée sur X par le lanceur d’alertes Chawki Benzehra. Nous vous en parlions début 2025 : cet Algérien, traducteur de formation, vit en France sous protection depuis qu’il a publiquement dénoncé les agissements de plusieurs influenceurs étrangers qui appelaient à la haine sur les réseaux sociaux. Ses publications ont attiré l’attention du ministère de l’Intérieur et conduit à l’interpellation de plusieurs agitateurs, mais elles ont aussi déclenché une vague de menaces, dont certaines explicites et filmées. Il a déposé plainte contre une trentaine de personnes.

À ce sujet — Il est menacé de mort pour avoir révélé l’affaire des influenceurs algériens

Un « respect » à géométrie variable

De son côté, le dénommé « El Mouhajir213 » reste très actif sur les réseaux. Il multiplie les posts, en général pour y parler de football ou pour faire le récit de ses courses au Lidl du coin. Habitant manifestement en région parisienne, il a aussi publié une vidéo dans laquelle il fait mine de frauder en forçant les portes du métro. Dans une autre, il pose devant la tour Eiffel et ajoute en commentaire une formule disant, en substance « Ceux qui nous détestent n’ont qu’à assumer », accompagnée d’un petit drapeau algérien… Le message est sans ambiguïté.

Cet individu parle-t-il français ? Que fait-il sur le territoire ? De quoi vit-il ? Rassurez-vous, l’alimentation n’est manifestement pas un problème, pour lui. Au printemps dernier, l’influenceur s’était filmé en train de manger dans les rayons d’un supermarché et avait justifié le pillage au nom de l’islam. « Cette nourriture appartient à Allah le tout-puissant, avait-il prétexté. L’erreur que beaucoup font, c’est de sortir la nourriture du magasin. C’est considéré comme du vol ! Mais si vous mangez à l’intérieur, rien ne vous arrivera. C’est halal ! »

Prêcher la pudeur et le « respect » tout en justifiant le vol : étrange sens moral. Mais sur X, plusieurs internautes originaires du Maghreb ont condamné les agissements de l’influenceur algérien. « Chez les Marocains, les Tunisiens et les Kabyles, c’est impensable ! », a ainsi affirmé Hanan. D’autres ont rappelé que « dans un pays musulman, ce voleur serait en prison » et déploré le laxisme français : « La France est le pays le plus généreux et le plus tolérant de la galaxie. Aucun pays n’accepterait de garder sur son territoire autant d’énergumènes », a observé un Marocain prénommé Adrar. Un constat que certains élus français de droite formulent depuis des années, au risque d’être aussitôt accusés de racisme.

Jean Kast, dans BV

– Elie Semoun, sur RTL, a « vraiment peur du bordel organisé par LFI »

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#webtube : L’humoriste n’a pas peur de le dire : il trouve « la France Insoumise plus dangereuse que le Rassemblement National ». Les opinions tranchées et à contre-courant de la pensée dominante d’Elie Semoun ne devraient plus étonner personne. BV s’en est d’ailleurs déjà fait l’écho mais, ce jeudi 9 juillet encore, l’humoriste interrogé sur RTL n’a encore une fois pas craint de dire sincèrement ce qu’il pense du parti du Jean-Luc Mélenchon, avouant « ne pas [pouvoir] supporter cet antisémitisme affiché » et avoir « vraiment peur du bordel organisé par LFI ».

« Mon cœur va pencher plus du côté de la France »

Une fois encore, Elie Semoun a prouvé qu’il avait plus de volonté qu’une feuille morte et qu’il n’avait pas l’intention de se laisser porter par le vent de la doxa dominante dans le monde culturel. Dès le début de la séquence radio, le ton est donné : interrogé sur l’équipe qu’il soutient lors du match France-Maroc joué ce soir-là, Elie Semoun dit franchement, et ce, malgré ses racines marocaines par son père, « se sentir Français à 99,9 % » et, donc, soutenir les Bleus. Peut-être anodin, pour certains, ou bien frappé du coin du bon sens, pour d’autres, en sachant que l’humoriste est né à Paris, une telle prise de position montre déjà, en soi, qu’Elie Semoun, sans nier son lien avec le Maroc, ne renie pas non plus son pays de naissance. Il avoue qu’« honnêtement, si le Maroc gagne, [il serait] un peu triste pour la France quand même ». À l’heure où la mode est à la revendication de ses origines, sur RTL, Elie Semoun explique donc faire sincèrement le choix de la France malgré le « tiraillement » que peut représenter une double culture : « Mon cœur va pencher plus du côté de la France », dit-il sans équivoque.

À ce sujet — Élie Semoun, l’humoriste affranchi de l’ancienne gauche

« Surtout un opposant à LFI

Alors, faut-il s’en étonner, quand il est interrogé, en tant qu’« humoriste engagé », sur la condamnation de Marine Le Pen, sur la confirmation de sa candidature aux élections présidentielles et sur sa place de favorite dans les sondages, Elie Semoun ne donne manifestement pas au journaliste qui l’interroge la réponse qu’il attendait. Pourtant, en lui demandant s’il est « toujours un opposant au Rassemblement national, héritier du Front national », l’intervieweur oriente la question et invite l’humoriste à confirmer la proposition. Que nenni. S’il commence par expliquer que, selon lui, « ça traduit une grande colère dans le pays », qu’« on ne va pas dire que cette société va bien », il continue en s’étonnant que la candidate du RN, qui avait pourtant affirmé ne pas vouloir faire campagne avec un bracelet électronique, prenne quand même le risque de la terminer ainsi en se pourvoyant en cassation. Il choisit, en réalité, de « répondre comme un homme politique », puisque, dit-il sans ambages, il est « surtout un opposant à LFI ». À l’heure où un grand nombre d’humoristes ont signé la tribune de défense de Rima Hassan, il faut reconnaître à Elie Semoun, non seulement le courage de ses opinions, mais aussi le courage de les dire si franchement. D’ailleurs, il a bien conscience des risques qu’il prend, puisqu’il précise être « vraiment désolé pour les auditeurs qui nous écoutent et qui [l]’aiment bien ». C’est que « là, franchement, [il ne peut] pas supporter cet antisémitisme affiché [par LFI] » et, donc, ajoute-t-il, il a « beaucoup de mal avec ce parti ».

Qui a « vraiment peur du bordel organisé par LFI »

Courageux ! Et ce, d’autant plus qu’Elie Semoun ne tombe pas dans le politiquement correct de l’éternelle condamnation des extrêmes qui renvoie dos à dos le RN et LFI quand il s’agit de critiquer ce dernier sans se compromettre ou mettre en danger sa carrière. Loin de là, à la question de savoir s’il considère « La France insoumise plus dangereuse que le Rassemblement national », l’humoriste n’hésite pas et répond un « oui » franc et sincère. Il ne s’en excuse pas et explique craindre, avoir « vraiment peur du bordel organisé par LFI », puisque, « pour [lui], c’est pas une démocratie, ça ne ressemble pas à une démocratie ». Difficile d’être plus direct !

Sur LCI, dimanche 12 juillet, Manuel Bompard, député LFI des Bouches-du-Rhône, répondait à Elie Semoun qu’« il se trompe » et allait même jusqu’à mettre « au défi quiconque de trouver dans le programme de La France insoumise des propositions, des mesures qui sont des remises en cause des principes fondamentaux de la République française ». Aussi, affirmait-il avec beaucoup d’assurance, il prend le pari qu’Elie Semoun « comme d’autres qui disent ça aujourd’hui » voteront finalement pour La France insoumise en cas de second tour entre le Rassemblement national et La France insoumise. C’est que, explique-t-il, « il y a les discours, les caricatures médiatiques et puis, après, il y a la réalité des programmes »… Manifestement, la réalité est surtout trop dure pour l’élu LFI qui préfère se voiler la face et ne pas voir s’effriter le monopole culturel de la gauche.

Victoire Riquetti, dans BV

– Playlist « Printemps 2026 » sur Webtube. A vos casques !

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#webtube : Entre nostalgie des années 90, pépites indie-pop, envolées électro et douceur planante… Voici la bande-son idéale pour accompagner vos fins de journée, vos trajets ou vos moments d’évasion. Un joli mélange de genres qui s’écoute sans modération.

Au programme de cette sélection :

  • 🎸 L’indie/alternative hypnotique : de la dream-pop de Slowdive (theSlab) au rock sensuel de Garbage (Milk) et de Cigarettes After Sex (K).
  • 🥁 Le groove électro & trip-hop : l’énergie brute de K.Flay (Can’t Sleep), le classique Bug Powder Dust de Bomb The Bass, et le chill de Bakermat (Save My Soul).
  • La poésie mélancolique : la voix intemporelle de Cat Power (The Greatest), l’élégance de Rover (Call My Name), et la pop sombre de Madonna (Frozen).
  • 🌍 Les détours francophones et internationaux : de la douceur de Stromae (Pas Vraiment) aux notes italiennes de Biagio Antonacci (Sognami).

👉 Et vous, quel est le morceau qui tourne en boucle chez vous en ce moment ? Dites-le moi en commentaire !

Webtube

– La chanson du jour, Indifférence – Eric Bouvelle Et Son Orchestre

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#webtube : S’il y a bien un morceau qui incarne à lui seul l’âme de la valse musette et le charme des bals parisiens, c’est « Indifférence ». Aujourd’hui, zoom sur l’interprétation magistrale d’Éric Bouvelle et son orchestre, qui redonne à ce chef-d’œuvre de Tony Murena et Joseph Colombo toutes ses lettres de noblesse. Une virtuosité étincelante : Éric Bouvelle survole le clavier avec une précision chirurgicale et une fluidité déconcertante. Les triples croches défilent, mais le jeu reste d’une légèreté absolue. Un shot de nostalgie joyeuse : Dès les premières notes, on est transporté sur les bords de Marne, dans une guinguette rétro, un verre de blanc limé à la main. Composé dans les années 1940, « Indifférence » est devenu le véritable « mètre étalon » pour tous les accordéonistes.

#webtube : If there is one piece that single-handedly embodies the soul of the « valse musette » and the charm of Parisian dance halls, it is « Indifférence. » Today, we spotlight the masterful rendition by Éric Bouvelle and his orchestra, which restores this masterpiece by Tony Murena and Joseph Colombo to its full glory. Dazzling virtuosity: Éric Bouvelle flies across the keyboard with surgical precision and astonishing fluidity. The thirty-second notes cascade by, yet his playing retains an absolute lightness. A shot of joyful nostalgia: From the very first notes, one is transported to the banks of the Marne—to a retro open-air café—with a glass of « blanc limé » in hand. Composed in the 1940s, « Indifférence » has become the true benchmark for all accordionists.

Source : Eric Bouvelle Et Son Orchestre

– Taux d’emploi par nationalité : ce que révèle la nouvelle étude de l’OID

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#webtube : Combien de temps encore pourra-t-on débattre de « l’immigration de travail » sans données précises par nationalité ? L’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID), fondé par Nicolas Pouvreau-Monti, vient de combler ce vide statistique avec une note publiée le 9 juillet, fondée sur les micro-données du recensement Insee de 2022. Premier constat, déjà connu mais désormais quantifié avec précision : les personnes nées étrangères occupent en moyenne un emploi moins souvent que les Français de naissance, et l’écart est bien plus large que ne le laisse penser la méthode de calcul habituelle de l’Insee.

Un écart deux fois plus important que ce que montre l’Insee

L’Insee calcule traditionnellement le taux d’emploi sur l’ensemble des 15-64 ans, étudiants et retraités compris, ce qui a pour effet de lisser les différences réelles. En excluant ces deux catégories censées ne pas travailler, l’OID obtient un tableau bien plus contrasté : l’écart entre Français de naissance et personnes nées au Maghreb passe ainsi de 11 points selon la méthode classique à 21 points selon ce calcul affiné, soit quasiment le double.

Un classement inédit, des Portugais en tête

Pour la première fois, l’étude propose un classement détaillé par nationalité de naissance. Les Portugais arrivent en tête avec un taux d’emploi de 81,7 %, devançant même les Français de naissance (79,6 %). Le reste du haut du classement est occupé presque exclusivement par des nationalités d’Europe de l’Ouest — Suisses, Allemands, Britanniques, Canadiens — à l’exception notable des Libanais, dixièmes. À l’autre extrémité, les Comoriens (50,8 %), les Haïtiens (51,5 %) et les Pakistanais (51,8 %) affichent les taux les plus faibles, loin derrière les natifs d’Algérie, de Turquie ou du Maroc, également mal classés.

Cet écart se vérifie à tous les âges de la vie active. Entre 25 et 54 ans, période de plein emploi théorique, l’écart avec les Français de naissance atteint environ 20 points pour les natifs du Maghreb et grimpe jusqu’à 25 points pour les natifs de Turquie. Seules les nationalités d’Europe du Sud — Italie, Espagne, Portugal — suivent une trajectoire quasi identique à celle des Français de naissance.

Le diplôme ne gomme pas les écarts

L’étude bat en brèche l’idée selon laquelle un niveau de qualification élevé suffirait à effacer ces différences. À diplôme équivalent, les écarts persistent, et parfois s’aggravent : les personnes nées en Afrique et titulaires d’un bac+5 affichent un taux d’emploi de 81 %, inférieur de 10 points à celui des Français de naissance ayant le même diplôme — et même inférieur à celui des Français de naissance n’ayant qu’un simple baccalauréat (82 %). Cette inadéquation se retrouve dans la nature des postes occupés : parmi les diplômés de bac+5, 65 % des Français de naissance sont cadres, contre seulement 48 % des personnes nées d’une nationalité subsaharienne. L’OID évoque plusieurs pistes explicatives, dont la reconnaissance imparfaite des diplômes étrangers et des résultats plus faibles aux tests internationaux de compétences de l’OCDE.

Un écart marqué entre hommes et femmes selon les nationalités

L’étude relève aussi une disparité entre les sexes particulièrement forte pour certaines origines. Si l’écart de taux d’emploi entre hommes et femmes reste limité chez les Français de naissance au pic de la vie active, il devient considérable pour d’autres nationalités : à quarante ans, plus de 40 points séparent le taux d’emploi des femmes nées françaises de celui des femmes nées turques, et 27 points pour les femmes originaires du Maghreb par rapport aux hommes de même origine. L’OID attribue ce phénomène à des facteurs culturels se traduisant par un fort taux de femmes au foyer dans certaines populations.

L’étude note enfin qu’une naturalisation ne comble pas entièrement l’écart pour les nationalités extra-européennes : marginal chez les personnes d’origine européenne naturalisées (2 à 5 points), l’écart avec les Français de naissance dépasse parfois 15 points chez les extra-Européens, même après acquisition de la nationalité française.

Le mirage des métiers en tension vu depuis Paris

Dernier volet de l’étude : la contribution réelle de l’immigration aux secteurs en pénurie de main-d’œuvre, souvent invoquée pour justifier le recours à l’immigration de travail. L’OID met en évidence un déséquilibre géographique majeur entre l’Île-de-France et le reste du pays. En région parisienne, 66 % des employés de restauration sont nés étrangers, contre seulement 21 % ailleurs en France ; même écart pour les ouvriers non qualifiés du second œuvre du bâtiment, à 59 % en Île-de-France contre 19 % dans le reste du pays. L’Observatoire y voit une explication au regard souvent déformé porté sur le sujet par des responsables politiques et des journalistes concentrés dans la capitale, alors que la majorité des salariés de ces métiers, à l’échelle nationale, demeurent des Français de naissance.

Breizh-info.com

– Elle a survécu à l’attentat de Nice : « C’est un tunnel qu’on traverse seul »

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#webtube : Dix ans après l’attentat de Nice, Virginie Leclercq raconte à BV l’épreuve et la reconstruction des siens. Virginie Leclercq est l’une des survivantes de l’attentat survenu à Nice le 14 juillet 2016. Ce jour-là, elle et ses trois enfants échappent au pire. Alors qu’un terroriste islamiste fonce sur la foule déambulant le long de la promenade des Anglais, son fils, Luca, est traîné par le camion meurtrier et grièvement blessé.

A l’occasion de la parution de son livre Parole de maman, parole de femme (Éditions Vérone), Virginie Leclercq se confie pour la première fois face caméra. Elle évoque pour Boulevard Voltaire le traumatisme, la solitude, l’abandon des institutions, mais aussi les difficultés qu’elle et sa famille ont traversées pour se reconstruire.

Alienor de Pompignan, dans BV

– La Suède durcit le ton pour les migrants qui ne mènent pas « une vie honnête »

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#webtube : Présenté en mars par le gouvernement suédois, ce projet de loi a été approuvé en juin par le Parlement. Le gouvernement suédois serre de nouveau la vis pour les migrants. Dimanche 12 juillet, une loi visant à expulser des migrants ne menant pas une « vie honnête » a été instaurée. Présentée le 24 mars dernier, elle a été adoptée le 9 juin par le Parlement. Cette loi illustre la volonté du pays de durcir sa politique migratoire en facilitant le retrait des titres de séjour des migrants.

Un retrait possible des titres de séjour

Au moment de l’introduction du texte, le ministre de la Migration, Johan Forssell, avait déclaré : « Le respect des lois et des règles va de soi, mais il doit également aller de soi que nous faisons de notre mieux pour vivre de manière responsable et ne pas nuire à notre pays. » Avant d’ajouter : « Si, par exemple, vous ne payez pas vos dettes, si vous ne vous conformez pas aux décisions des autorités suédoises, si vous abusez du système d’allocations, si vous obtenez un permis de séjour suédois par des moyens frauduleux… alors, vous n’avez pas le droit d’être ici. »

À ce sujet — La Suède durcit l’accès à la citoyenneté

Cette nouvelle loi porte ainsi l’ambition de durcir la politique migratoire suédoise en établissant une liste d’exemples, comme le non-paiement de ses amendes ou de ses impôts. Les titres de séjour pourront également être retirés si les demandeurs d’asile ont menti dans leur dossier ou sont tout simplement considérés comme une menace par les autorités du pays. « Les déclarations, c’est-à-dire ce qu’une personne dit ou exprime, ne doivent pas en elles-mêmes être considérées comme une preuve d’un manque d’honnêteté, mais elles peuvent être un indice, par exemple, de liens avec l’extrémisme violent, ce qui peut alors être un signe de défaut de moralité », a précisé Ludvig Aspling, porte-parole en matière de politique migratoire du parti anti-immigration Démocrates de Suède, interrogé sur le sujet.

Une loi qui s’inscrit dans un tournant pour le pays

Cette loi vise également à supprimer les permis de séjour permanent. Les migrants ayant obtenu le statut de réfugié ou la protection subsidiaire en Suède ne peuvent désormais plus demander un titre de séjour pour résidence permanente. Cette mesure devrait aussi s’appliquer aux personnes arrivées via le mécanisme de réinstallation du Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).

Arrivé au pouvoir en 2022, le gouvernement de droite nationaliste a déjà présenté plusieurs réformes visant à durcir l’accès à la citoyenneté, notamment avec l’instauration de tests de langue obligatoires, une exigence de revenus minimums, des examens de culture et, enfin, une aide au retour pouvant aller jusqu’à 20.000 couronnes suédoises. Le but du gouvernement est de faire adopter cette série de réformes avant les élections législatives de septembre.

Thomas Bertin, dans BV

– Internet: Le Sénat ouvre la voie à une police « politique de l’information »

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#webtube : Le rapport du Sénat sur la “régulation de l’information dans l’espace numérique” vient de sortir. Ses 56 recommandations ne visent pas seulement à sanctionner les contenus illégaux : elles proposent aussi de définir la “désinformation”, d’invisibiliser certains utilisateurs, d’orienter les algorithmes et de favoriser les médias considérés comme fiables ou d’intérêt général.

Le danger est là : l’État ne se contenterait plus de faire respecter la loi, il participerait directement à l’organisation de ce que les citoyens peuvent voir, entendre et financer. Sous couvert de protéger le débat démocratique, ce dispositif pourrait devenir une véritable police politique de la visibilité.

1. Faire « invisibiliser » des utilisateurs avant les élections. Un nouvel observatoire de la désinformation pourrait demander aux plateformes de modifier leurs algorithmes ou de réduire la visibilité d’un utilisateur considéré comme fautif.

2. Suspendre des algorithmes pendant une campagne électorale. Le rapport envisage d’imposer aux plateformes des retraits plus stricts, voire la suspension temporaire de leurs systèmes de recommandation.

3. Faire définir officiellement la « désinformation » par le droit européen. Elle serait ensuite classée selon des niveaux de risque, faible, élevé ou « inacceptable », avec des catégories particulières pour le climat, la santé ou d’autres sujets sensibles.

4. Donner à des associations le pouvoir de poursuivre pour « fausse nouvelle ». Certaines associations déclarées depuis cinq ans pourraient se constituer partie civile, au risque de multiplier les procédures militantes contre des médias ou des particuliers.

5. Créer des délits de diffamation ou d’injure « non intentionnelles » liés à l’IA. Une personne ou une entreprise pourrait être sanctionnée lorsqu’un système d’IA produit un contenu diffamatoire, injurieux ou discriminatoire à la suite d’une simple négligence.

6. Faire des fournisseurs d’IA des éditeurs responsables. Ils seraient juridiquement responsables de la manière dont leurs algorithmes sélectionnent, organisent et produisent l’information.

7. Faire choisir par les pouvoirs publics les médias que les plateformes doivent promouvoir. YouTube, TikTok ou Instagram devraient paramétrer leurs algorithmes pour mettre en avant des « services d’intérêt général » désignés par les autorités.

8. Étendre ce privilège à certains influenceurs sélectionnés. Des créateurs d’information pourraient être reconnus comme services d’intérêt général, promus par les algorithmes et financés par de l’argent public.

9. Réguler les gros influenceurs comme des chaînes de télévision. Dès qu’un programme aurait une forte audience et présenterait des « risques sérieux », l’Arcom pourrait intervenir directement. Cette notion est suffisamment vague pour permettre une régulation politique très large.

10. Conditionner la reconnaissance officielle de la presse à des critères déontologiques. La CPPAP pourrait exiger une proportion minimale de journalistes professionnels, l’adhésion à certaines chartes et consulter des associations de déontologie avant d’accorder ou de retirer un agrément.

11. Retirer l’agrément aux médias utilisant trop d’intelligence artificielle. Le rapport propose de sanctionner une utilisation « disproportionnée » de l’IA, sans fixer clairement à partir de quel seuil elle le deviendrait.

12. Utiliser la publicité comme instrument de sélection idéologique. Les achats publicitaires publics devraient exclure les sites qualifiés de désinformation. Le rapport envisage même, si les incitations ne suffisent pas, d’obliger les annonceurs à investir davantage dans les médias d’information reconnus.

13. Financer la presse avec les amendes infligées par ses régulateurs. Un compte spécial alimenté par les sanctions de la CNIL et de l’Arcom servirait à subventionner les médias. Les autorités qui sanctionnent contribueraient ainsi directement au financement des acteurs qu’elles jugent utiles.

Pris séparément, certains dispositifs peuvent sembler techniques. Mis bout à bout, ils dessinent un système dans lequel les pouvoirs publics pourraient définir la bonne information, choisir les médias à promouvoir, réduire la visibilité des autres et orienter les financements publicitaires. Le véritable danger est moins une censure brutale qu’une administration politique de la visibilité.

Le pdf du rapport :

https://www.senat.fr/fileadmin/Commissions/Culture_Education_Communication/2025-2026/r25-8751.pdf

Vidéo intégrale :

Source : FDS

– Lille (59) : Louis, 24 ans, roué de coups à la tête par six individus aux cris de « sale Blanc » lors de la Fête de la musique

#webtube : Louis, 24 ans, affirme avoir été violemment agressé à Lille lors de la Fête de la musique par six individus qu’il décrit comme étant de type maghrébin. Selon son témoignage, recoupé avec les éléments de sa plainte, les agresseurs auraient notamment proféré des insultes et des menaces à caractère antiblanc.

Le jeune homme explique que l’agression aurait commencé lorsqu’un individu lui a tapé sur l’épaule avant de prétendre qu’il avait été bousculé. Louis assure ne pas avoir eu le temps de s’excuser avant de recevoir un premier coup. Un deuxième individu l’aurait ensuite saisi par le cou et jeté au sol.

« On va te tuer, sale Blanc, tu vas voir ce qu’on fait aux babtous », lui auraient déclaré ses agresseurs, selon son récit. Louis affirme avoir ensuite reçu plusieurs coups de pied à la tête avant de perdre connaissance.

L’agression lui a causé une fracture de l’orbite et une fracture du nez. Louis a déposé plainte dès le lendemain. Une témoin lui a laissé ses coordonnées, mais le jeune homme indique ne toujours avoir reçu aucune nouvelle de l’enquête.

Source : FDS