– Coupe du monde, La France a été éliminée en demi-finale. Analyse

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#webtube : La France a été éliminée en demi-finale de la Coupe du monde par une Espagne qui a donné une véritable leçon de maîtrise collective. Le score de 2-0 ne souffre finalement guère de contestation, tant la Roja a contrôlé les différents temps du match. Analyse complète en fin d’article.

Une Espagne supérieure tactiquement

L’Espagne a imposé ce qui fait sa force depuis plusieurs années :

  • une conservation du ballon remarquable,
  • un pressing très haut à la perte,
  • des sorties de balle propres,
  • un milieu de terrain qui a constamment dicté le rythme.

Les Français ont rarement réussi à casser ce pressing. À chaque récupération, les Espagnols étouffaient rapidement les relances françaises.

Le tournant : le penalty

Les Bleus avaient plutôt bien débuté la rencontre avant le penalty concédé par Lucas Digne, transformé par Mikel Oyarzabal. Ce but a totalement changé la dynamique.

Après l’ouverture du score, l’Espagne a encore davantage monopolisé le ballon, obligeant la France à courir après le jeu.

Une attaque française inexistante

C’est probablement le constat le plus inquiétant.

Mbappé, Dembélé, Olise et Barcola n’ont pratiquement jamais trouvé d’espaces. Les occasions franches ont été extrêmement rares.

Le chiffre est révélateur : la France n’a produit que 0,3 expected goal (xG), soit son plus faible total dans une demi-finale de Coupe du monde depuis au moins soixante ans.

Un milieu dominé

Aurélien Tchouaméni n’a jamais réussi à prendre le dessus dans l’entrejeu, tandis que les Espagnols faisaient circuler le ballon avec beaucoup de fluidité.

Rodri (et l’ensemble du milieu espagnol) a constamment dicté le tempo, empêchant les Français de récupérer haut ou d’enchaîner les transitions rapides.

Une victoire logique

Le deuxième but inscrit par Pedro Porro a définitivement scellé le sort de la rencontre.

La sensation générale est que l’Espagne était simplement plus forte dans tous les compartiments :

  • meilleure techniquement ;
  • plus collective ;
  • plus juste dans les choix ;
  • plus sereine sous pression.

La France n’a jamais semblé capable de renverser la situation.

Et maintenant ?

Cette défaite met fin au parcours mondial des Bleus en demi-finale. Didier Deschamps a lui-même reconnu que son équipe avait été « deuxième partout » face à une Espagne supérieure. Les Bleus joueront désormais le match pour la troisième place contre le perdant d’Angleterre–Argentine.

À mes yeux, cette rencontre marque surtout un tournant : l’Espagne apparaît aujourd’hui comme la référence mondiale du football de possession et de maîtrise technique. La France possède toujours un immense potentiel individuel, mais face à une équipe capable de contrôler aussi parfaitement le ballon, elle a montré ses limites collectives.

Les notes des Bleus

Mike Maignan : 6/10

Il ne peut pas grand-chose sur les deux buts. Il réalise même plusieurs interventions qui empêchent un score plus lourd.

➡️ Le meilleur Français de la soirée.


Jules Koundé : 5/10

Très sollicité défensivement. Il s’est battu mais a énormément subi les dédoublements espagnols. Peu d’apport offensif.


Ibrahima Konaté : 5/10

Costaud dans les duels mais souvent obligé de défendre en urgence. Il a parfois été pris par la vitesse des enchaînements espagnols.


William Saliba : 5,5/10

Sans être mauvais, il n’a jamais réussi à installer cette sérénité qu’on lui connaît. Les Espagnols ont constamment trouvé des espaces.


Lucas Digne : 3/10

Le grand perdant de la soirée.

Le penalty qu’il concède est évitable et il a énormément souffert sur son côté. Offensivement, il n’a quasiment rien apporté.


Aurélien Tchouaméni : 4/10

C’est probablement sa prestation la plus décevante du tournoi.

On attendait qu’il impose sa puissance physique au milieu. Au contraire, il a couru après le ballon pendant 90 minutes.

Rodri lui a donné une véritable leçon de gestion du tempo.


Adrien Rabiot : 4,5/10

Il a essayé de casser quelques lignes mais n’a jamais réussi à prendre le contrôle du milieu.

Beaucoup d’efforts, peu d’influence.


Michael Olise : 4/10

Invisible.

On connaît son talent mais il n’a jamais trouvé les espaces entre les lignes.


Ousmane Dembélé : 3,5/10

Très grosse déception.

Quelques accélérations sans lendemain.

Beaucoup de pertes de balle.

Très peu de différences.


Kylian Mbappé : 4/10

On attend toujours des grands joueurs qu’ils changent le destin des grands matchs.

Hier, cela n’a pas été le cas.

Il a été parfaitement muselé par la défense espagnole.

Il a tenté quelques accélérations mais sans jamais réellement mettre le gardien adverse en danger.

Ce n’est pas uniquement de sa faute : il a reçu très peu de ballons exploitables. Mais un capitaine est aussi jugé sur sa capacité à créer quelque chose lorsque son équipe souffre.


Bradley Barcola : 4/10

Volontaire mais isolé.

Il n’a pratiquement jamais été servi dans de bonnes conditions.


Les remplaçants

Ils n’ont pas changé le cours du match.

La France était déjà dominée tactiquement avant leur entrée.


Didier Deschamps : 3/10

C’est ici que se situe, selon moi, la principale responsabilité.

L’Espagne joue pratiquement de la même façon depuis des années :

  • possession,
  • pressing,
  • triangles permanents,
  • mobilité incessante.

Or la France n’a jamais trouvé la solution.

Les Bleus ont attendu.

Ils ont subi.

Ils ont reculé.

Et ils ont laissé les Espagnols installer leur jeu.

À aucun moment on n’a senti une adaptation tactique.


Pourquoi la France a perdu

Pour moi, les raisons sont simples.

1. Le milieu espagnol était largement supérieur.

C’est là que le match s’est joué.

Quand on perd la bataille du milieu contre l’Espagne, on passe son temps à défendre.


2. Aucun pressing coordonné

Les attaquants pressaient parfois.

Le milieu suivait rarement.

La défense restait basse.

Résultat : des espaces partout.


3. Aucune maîtrise du ballon

Quand les Bleus récupéraient le ballon, ils le rendaient souvent en quelques secondes.

Impossible de souffler.

Impossible de faire courir l’adversaire.


4. Une Espagne arrivée à maturité

Cette équipe espagnole me rappelle par moments celle de 2008-2012 :

  • techniquement exceptionnelle ;
  • très disciplinée ;
  • patiente ;
  • capable d’accélérer au bon moment.

Mon sentiment

Je ne pense pas que la France soit devenue une mauvaise équipe.

En revanche, elle possède énormément de talent individuel, mais son jeu collectif dépend encore beaucoup des exploits de ses attaquants.

L’Espagne, elle, donne l’impression inverse : le collectif fait briller les individualités.

Hier, l’écart ne venait pas de la qualité des joueurs français, mais de la qualité du jeu produit.

Si je devais résumer la soirée en une phrase :

L’Espagne a joué au football ; la France a essayé de survivre au match.

C’est sévère, mais cela reflète assez bien l’impression laissée par cette demi-finale.

Webtube

En complément :

https://www.fdesouche.com/2026/07/15/coupe-du-monde-contre-contre-performance-totale-des-bleus-elimines-par-lespagne-le-joueur-francais-lucas-digne-vise-par-des-racisme-anti-blanc-apres-avoir-concede-un-penalty

– L’Espagne : vers la régularisation de 3 millions de migrants ?

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#webtube : Au début c’était 500 000, puis 1,2 million. Suite à l’appel du pape lors de son voyage en Espagne, ce serait finalement peut-être 3 millions ? Mais en fait, ça pourrait être 4, 5 ou 6 millions. Ou plus, personne n’en sait rien. Il n’y a plus de frontières en Espagne, ni de police...

El Mundo :

Espagne assumera trois millions d’immigrants en situation régulière avec leurs familles en l’espace d’un an grâce au processus de régularisation extraordinaire impulsé par le gouvernement. C’est l’estimation des hauts responsables de l’Immigration, qui fondent leur calcul sur l’effet des regroupements familiaux que devraient demander les 1,2 million de requérants.

Cette question préoccupe énormément les experts du domaine. « Pour chaque personne dont la situation est régularisée, s’ajoutent au minimum trois autres si elle demande et obtient un regroupement familial. »

De plus, les chefs de service critiquent durement l’exécutif de Pedro Sánchez pour avoir, selon eux, écarté délibérément la Police nationale du contrôle des démarches — qui relève de sa compétence — pour le confier au ministère des Migrations. Cette décision affaiblit, selon eux, les mécanismes de vérification de l’authenticité des documents concernant les personnes en cours de procédure et ouvre la porte, avertissent-ils, à des vérifications erronées, par exemple des antécédents judiciaires. La confusion sur qui allait s’occuper du traitement des dossiers a été constante tout au long du processus. L’intervention des brigades des Étrangers se limite donc, révèlent les mêmes sources, à des tâches purement administratives. « La Police se limitera à documenter les cartes validées par le ministère des Migrations. »

Le malaise est manifeste face au fait que le personnel du ministère dirigé par Elma Saiz « n’est pas qualifié » pour traiter les demandes car il manque de « formation ». « La volonté du gouvernement est que tout le monde entre », tranchent les hauts responsables de la Police nationale. Le ministère de l’Intérieur, de son côté, renvoie au décret royal. « Un rapport policier sera demandé comme l’indique le décret royal », sans plus de précisions. La procédure se clôturera, selon les estimations de la direction policière, avec un volume de régularisations qui dépasse toutes les prévisions du gouvernement.

Les demandes enregistrées ont débordé l’administration centrale et ont donné raison à la Police nationale, qui dès le début du processus les avait estimées entre 1,2 et 1,3 million, soit plus du double des quelque 500 000 que le gouvernement avait prévues au moment d’approuver la mesure.« Ce processus est quelque chose que personne sain d’esprit n’aurait initié. L’Espagne est une exception, c’est clair », argumentent les hauts responsables du secteur consultés. Ils craignent que les mafias voient une aubaine dans les regroupements familiaux qui, insistent-ils, feront à nouveau exploser les prévisions. « Il peut y avoir des cas où des personnes de pays étrangers paient ceux qui sont déjà en situation régulière pour qu’ils se fassent passer pour des membres de leur famille, comme un fils ou des parents. C’est-à-dire payer pour des papiers et des certificats. On voit déjà des cas de ce genre, où ils amènent même des témoins, mais cela se détecte rapidement parce qu’il n’y a pas encore autant de demandeurs. »

La Commissariat général des Étrangers et des Frontières de la Police nationale a alerté dès le début sur le scénario que l’administration centrale lui a imposé. Elle s’est plainte de ne pas avoir reçu de directives sur la manière d’aborder cette réforme structurelle, qualifiée par le gouvernement d’« urgence sociale », et a même rédigé un rapport ferme dans lequel elle exprimait sa totale défiance à l’égard du processus et contestait, avec des données, l’« urgence » sur laquelle s’appuyait Pedro Sánchez.

Il s’agit d’une urgence électorale.

La gauche, appuyée par le patronat, est déterminée à poursuivre la politique que Biden a mené aux États-Unis : restructurer le peuplement du pays grâce à l’immigration pour gagner systématiquement les élections à moyen terme. Dans de telles conditions autant voir grand, d’autant que la droite espagnole demeure paralysée, incapable de renverser ce cartel de saboteurs.

D’ailleurs les Espagnols non plus. Cette invasion les laisse très calmes. Un peuple normal serait déjà affairé à incendier le quartier gouvernemental.

Pour l’Église catholique, dont on aurait tort de sous-estimer la capacité de destruction, le but est de remplir ses églises désertées pour peser politiquement dans l’avenir du pays, avenir qu’elle indexe sur son évolution raciale et démographique : toujours plus de populations du tiers-monde.

Trop de gens par ailleurs conscients du danger migratoire ne réalisent pas le péril que représente cette attitude destructrice : la masse contre les nations historiques. Les démocraties actuelles, portant au pouvoir de plus en plus de démagogues au nivellement par le bas, elle deviennent incompatibles avec la survie des nations historiques. Il faut préserver la démocratie bien sûr, mais il faut également préserver les nations et leur culture. Les deux doivent pouvoir cohabiter. C’est ce qu’on demande aux futurs dirigeant en Europe et notemment en France. C’est un gros défi qui ne se gagnera pas à coup de petites phrases…. A bon entendeur salut !

Inspiré de D.P.

– Marine Le Pen : stratégie risquée et épée de Damoclès

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#webtube : L’annonce de la candidature de Marine Le Pen, malgré une condamnation confirmée en appel, a beaucoup fait parler médiatiquement et politiquement. La candidate du Rassemblement national a formé un pourvoi en cassation et est considérée comme innocente. En attendant le verdict final, la campagne est donc lancée et Pierre Boisguilbert nous donne son avis sur cette situation exceptionnelle.

Un pari risqué ?

Marine Le Pen a donc décidé d’être candidate à la présidence de la République. Elle le fait parce qu’elle le peut. C’est une raison nécessaire et suffisante. Elle est présumée innocente. Mais c’est un pari très difficile. Il est évident que, pour ses adversaires, la présomption d’innocence ne sera pas respectée, et ils dénonceront à chaque occasion la campagne d’une « délinquante ». Elle fera campagne avec une clochette de lépreux à chaque déplacement.

Et il y a pire : une décision de la Cour de cassation en pleine campagne, l’obligeant à terminer avec des bracelets électroniques et une condamnation définitive, est l’épée de Damoclès.

On s’aperçoit cependant que ce double handicap est intégré par l’électorat et qu’elle progresse dans les sondages, confortant pour le moment son statut de favorite. C’est dire à quel point le peuple n’accorde plus de crédit aux décisions de justice. Les juges l’ont compris, eux qui légitiment le jugement populaire, au final, dans l’arrêt d’appel.

La Cour de cassation est face à une décision de justice qui sera forcément une décision politique. On n’aimerait pas être à leur place, pas plus d’ailleurs qu’à celle de Marine Le Pen. Elle tente de passer en force et de forcer le destin. C’est un pari risqué pour le camp national. Bardella, renvoyé au rôle de second, sera-t-il à 100 % dans la campagne ? L’autre droite nationale, qui aura forcément un candidat ou une candidate, profitera-t-elle du doute de certains sur Marine, au risque de réduire son score du premier tour ?

Une stratégie antisystème assumée

Pour le moment, on voit bien le jeu de Mélenchon : « Elle ou moi ! » Mais reste l’inconnu des candidatures post-macronistes et de la gauche non mélenchoniste. La droite et le centre, divisés, seront éjectés dès le premier tour. La gauche, comme d’habitude, s’il le faut, se ralliera à Mélenchon dans la lutte contre le retour du fascisme. Pour le moment, tout tourne autour de Marine : un atout qui peut se transformer, au fil des mois, en handicap.

Le pari est risqué ; la clé est dans la force de la volonté de rupture avec le système. Marine Le Pen est condamnée sans appel à une stratégie antisystème, loin de celle de la dédiabolisation. Il lui faudra faire du Jean-Marie pour sauver Marine. En est-elle capable ? Le veut-elle ? Il lui faudra vite le faire savoir pour avoir une chance de gagner.

Il ne faut pas former le carré, il faut mener la charge et peut-être forcer sa nature, quitte à renoncer à une stratégie qui, malgré toutes les concessions et tous les reniements, a parfois mis sa candidature en péril. À une volonté indiscutable doit s’ajouter une nouvelle lucidité. Sinon, tout est perdu, sauf l’honneur — et il n’est même pas sûr alors que l’honneur, au final, soit sauvé.

Pierre Boisguilbert, Polémia

– La Chaleur, cette jeunesse qui fuit les responsabilités

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#webtube : Au cours d’une dispute avec Oscar, le jeune Marouane concourt involontairement à sa chute mortelle et camoufle le corps. Cinéaste diversifié mais plutôt inégal, Stéphane Demoustier – frère de la comédienne Anaïs Demoustier – a le grand mérite, néanmoins, d’être hyperactif et prolifique. Moins d’un an après L’Inconnu de la Grande Arche, le réalisateur sort en salles un nouveau film, La Chaleur. L’occasion de revenir au thriller, un genre qu’il connaît bien, lui qui avait mis en scène La Fille au bracelet et Borgo, deux longs-métrages tirés de faits réels.

Avec celui-ci, Stéphane Demoustier porte librement à l’écran le roman homonyme de Victor Jestin, paru en 2019 chez Flammarion, et lauréat du prix littéraire de la vocation et du prix Femina des lycéens.

Le récit nous raconte la dernière journée de vacances en camping de Marouane, un jeune lycéen de dix-sept ans, en passe de rentrer à l’université, qui, au cours d’une dispute survenue la veille au soir avec Oscar, un garçon de son âge, concourt involontairement à sa chute mortelle. Paniqué, Marouane retourne peu après sur le lieu de l’accident, déplace le corps sur une plage et l’ensable à un mètre ou deux de profondeur. Sa dernière journée sous le soleil plombant des Landes s’annonce alors particulièrement difficile pour lui, psychologiquement, entre sentiment de culpabilité et crainte de voir réapparaître le corps. Tandis que les gendarmes commencent à enquêter sur la disparition d’Oscar et que l’étau se resserre, Marouane se réfugie mentalement dans sa relation naissante avec Giulia…

Le mur du réel

Récit d’une jeunesse en perte de repères, qui déréalise les faits, fuit ses responsabilités mais souhaite jouir malgré cela des bienfaits de l’âge adulte, La Chaleur est à appréhender fondamentalement comme un film sur l’adolescence et la fin de l’innocence. Campé par le comédien amateur Hadrien Hussein, aux faux airs de Timothée Chalamet, Marouane a tout de l’ado taiseux et renfermé sur lui, mal dans sa peau, qui se compare sans cesse aux autres et cherche sa place parmi les jeunes de son âge. Atone, apathique, noyé dans ses pensées confuses, qu’il ne parvient jamais à exprimer au point de rendre perplexe son entourage, le personnage s’efforce de mettre de côté l’événement de la veille, comme pour se convaincre que rien de tout cela ne s’est produit.

À ce sujet — Cinéma : La Fille au bracelet, de Stéphane Demoustier

Le sens des responsabilités, nous dit Stéphane Demoustier en fin de récit, viendra peut-être par un autre biais, celui du rapport amoureux, sorte de rite d’initiation par lequel le garçon devient généralement un homme.

Plutôt convenu dans son propos, comme dans son dispositif, le film bénéficie d’un casting judicieux, d’une photographie inspirée et de quelques fulgurances dans la mise en scène, avec ses symboles et ses sous-entendus. On pense à Rohmer, parfois à Ozon, mais le film est surtout marqué de la patte habituelle de Stéphane Demoustier, avec son temps étiré et ses épées de Damoclès. Le réalisateur de La Fille au bracelet ne tient toujours pas son chef-d’œuvre mais creuse assurément son sillon.

3 étoiles sur 5

Pierre Marcellesi, dans BV

– En Allemagne, le taux de volontaires pour le service militaire est de 0,18 %

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#webtube : Soit 530 candidats sur les 298 200 jeunes qui auront bientôt 18 ans et que la Bundeswehr a contactés pour le service militaire volontaire. Autant dire qu’en dehors du revanchard Merz, qui veut nous rejouer Barbarossa, pas un seul jeune Allemand n’a envie de servir de chair à canon sous la mitraille russe. Par conséquent, stop au délire guerrier.

En France, 78 % des Français restent opposés à une implication directe dans le conflit

À part la Pologne et les Pays Baltes, inutile de compter sur des légions de combattants européens.

Voilà des décennies qu’on nous vante l’Europe de la paix en récoltant des dividendes post URSS, on voit donc mal les peuples occidentaux accepter dans l’allégresse le réarmement pour aller subir le sort des malheureux soldats ukrainiens, enrôlés de force avec des rafles en pleine rue.

Les crétins qui dirigent l’Europe fanfaronnent, tous réunis autour de Macron dans la tribune du 14 juillet, mais à quoi bon doubler les budgets militaires sans avoir les soldats pour faire la guerre, face à la première armée d’Europe qui plus est ?

Les robots, les drones et l’IA ne remplaceront jamais les hommes. Du moins pas encore…

Ils attisent les braises par intérêt, car une montée de la température en Europe permettrait à ces Rambo d’opérette de conserver le pouvoir, comme le fait Zelensky depuis 2024, prolongeant la loi martiale et repoussant les élections indéfiniment. Le rêve de Macron.

Tous les Européens mentent à leurs peuples et surfent sur la menace russe qui est pure invention.

D’ailleurs, on aimerait comprendre leur raisonnement. Macron ne cesse de nous dire que Poutine piétine dans le Donbass et que les Ukrainiens regagnent du terrain. Comment dans ces conditions le Tsar pourrait-il se lancer dans une guerre contre l’Europe, donc contre l’Otan ? Un peu plus de cohérence et un peu moins de mensonges ne serait pas de trop dans le discours guerrier de nos lumières en tenue de combat.

Au sommet de l’Otan à Ankara, ce fut une fois de plus « la paix par la guerre » contre Poutine, cet ogre insatiable.

Souvenez-vous, en 2022 :

« L’idée que nous allions envoyer du matériel offensif, que des avions, des chars et des trains entrent sur le territoire avec des pilotes et des équipages américains , ça, c’est ce qu’on appelle la “troisième guerre mondiale.” » Joe Biden

Mais en 2026, au sommet d’Ankara, Trump, le faiseur de paix, a approuvé les attaques ukrainiennes en profondeur sur le territoire russe !

Il est évident que ce sont des militaires occidentaux qui mettent en œuvre ces armes et qui ciblent les objectifs en Russie. L’implication directe de l’Occident n’est plus un tabou. Sans aucune réaction de Poutine autre que verbale, pour l’instant.

« Une guerre est en cours, c’est une véritable guerre. Tout a commencé par une opération militaire spéciale. Cela se poursuit comme une guerre, car Berlin, Paris, La Haye, Oslo et, malheureusement, Washington soutiennent Kiev. […] On les aide à viser grâce à leurs satellites, on les aide à diriger des armes étrangères vers nos cibles grâce à l’ensemble de leur infrastructure .» ~ Dimitri Peskov, 5 juillet 2026

« La Russie ne croira plus l’Occident lorsqu’il affirme vouloir des solutions négociées » car « cette réserve de bonne volonté et d’espoir est désormais entièrement épuisée. » Sergueï Lavrov 9 juillet 2026

Friedrich Merz, qui ne doute de rien, annonce la victoire alors que son armée est à reconstruire de A à Z :

« La Russie n’a aucune chance de gagner cette guerre. Elle n’atteindra pas ses objectifs de guerre. Plus tôt nous mettrons fin à cette guerre, mieux ce sera pour l’Europe, mieux ce sera pour la Russie et mieux ce sera pour la paix mondiale. »

Saluons le calme et la sagesse de Poutine, qui fait la différence entre les peuples européens et leurs dirigeants arrogants. Mais si Merz s’imagine qu’un budget colossal suffit pour gagner une guerre, il se trompe et subira la même débâcle qu’en 1945. Avec un budget Défense de 1000 milliards de dollars, les États-Unis ne font guère d’étincelles dans leurs expéditions coloniales.

Face aux attaques contre les raffineries russes qui posent de plus en plus de problèmes, Poutine minimise et tente de rassurer le peuple :

« Quant aux attaques contre les infrastructures critiques en général, et les infrastructures énergétiques en particulier, elles causent bien sûr certains problèmes. C’est évident. Cependant, je pense que ces problèmes ne sont pas critiques. Nous devons simplement augmenter la production des équipements correspondants, y compris les systèmes de défense aérienne, et améliorer les performances des unités engagées dans ce travail. »

Mais de nombreux Russes, exaspérés, attendent et réclament une frappe militaire contre l’Europe.

Personnellement, je l’ai déjà dit, je pense que la victoire du Tsar passe par une élimination des centres de décision ukrainiens. Frapper au sommet mais sans recours au nucléaire tactique et sans frapper un pays de l’Otan.

On ne fera pas la paix en Europe contre la Russie, mais réciproquement, Poutine n’obtiendra pas des garanties de paix durables contre l’Otan. Or, la paix de long terme face aux 32 nations de l’Otan est son objectif de guerre.

Malheureusement, le camp occidental attise les braises pour pousser Poutine à la faute, alors que les Européens ne peuvent gagner la guerre qu’ils prétendent préparer pour 2030. Ils en appelleront à l’Oncle Sam. Le mensonge de nos élites est criminel.

– L’Europe est ruinée, mais elle mettra cela sur le dos de Poutine

– Elle n’a aucune matière première, le nerf de la guerre

– Contrairement à la Russie, elle n’a pas transformé son économie en économie de guerre

– Les peuples européens soutiennent l’Ukraine mais sont farouchement opposés à la guerre

– L’Europe ne peut aligner que quelques troupes de combat, sans pouvoir compter sur une mobilisation générale

– On parle de 50 000 combattants face à la première armée terrestre d’Europe

Pour certains analystes, la menace russe n’est qu’une fable destinée à  relancer l’économie européenne en lambeaux. Rien de tel qu’un ennemi imaginaire pour développer une industrie de l’armement indépendante de celle des États-Unis.

Et quand on double les budgets Défense, on parle de centaines de milliards. Une partie de l’industrie allemande, plombée par la perte du gaz russe bon marché, se reconvertit dans l’armement.

Réarmer, mais sans les armes américaines. Rien à dire.

Conclusion

Si Poutine obtient la capitulation de l’Ukraine à ses conditions, en frappant au sommet de l’État ukrainien, il y aura un espoir de paix durable en Europe. Cela implique sans doute que la Novorossia passera sous la coupe de Moscou.

Mais si cette guerre s’éternise et que Poutine se retrouve acculé, c’est l’option nucléaire qui mettra tout le monde d’accord, que les Chinois soient d’accord ou pas. C’est pourquoi la fuite en avant des Occidentaux et l’escalade sans fin ne sont pas de bon augure.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque