Articles : Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026 – Avril 2026 –
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : La France a été éliminée en demi-finale de la Coupe du monde par une Espagne qui a donné une véritable leçon de maîtrise collective. Le score de 2-0 ne souffre finalement guère de contestation, tant la Roja a contrôlé les différents temps du match. Analyse complète en fin d’article.
Une Espagne supérieure tactiquement
L’Espagne a imposé ce qui fait sa force depuis plusieurs années :
- une conservation du ballon remarquable,
- un pressing très haut à la perte,
- des sorties de balle propres,
- un milieu de terrain qui a constamment dicté le rythme.
Les Français ont rarement réussi à casser ce pressing. À chaque récupération, les Espagnols étouffaient rapidement les relances françaises.
Le tournant : le penalty
Les Bleus avaient plutôt bien débuté la rencontre avant le penalty concédé par Lucas Digne, transformé par Mikel Oyarzabal. Ce but a totalement changé la dynamique.
Après l’ouverture du score, l’Espagne a encore davantage monopolisé le ballon, obligeant la France à courir après le jeu.
Une attaque française inexistante
C’est probablement le constat le plus inquiétant.
Mbappé, Dembélé, Olise et Barcola n’ont pratiquement jamais trouvé d’espaces. Les occasions franches ont été extrêmement rares.
Le chiffre est révélateur : la France n’a produit que 0,3 expected goal (xG), soit son plus faible total dans une demi-finale de Coupe du monde depuis au moins soixante ans.
Un milieu dominé
Aurélien Tchouaméni n’a jamais réussi à prendre le dessus dans l’entrejeu, tandis que les Espagnols faisaient circuler le ballon avec beaucoup de fluidité.
Rodri (et l’ensemble du milieu espagnol) a constamment dicté le tempo, empêchant les Français de récupérer haut ou d’enchaîner les transitions rapides.
Une victoire logique
Le deuxième but inscrit par Pedro Porro a définitivement scellé le sort de la rencontre.
La sensation générale est que l’Espagne était simplement plus forte dans tous les compartiments :
- meilleure techniquement ;
- plus collective ;
- plus juste dans les choix ;
- plus sereine sous pression.
La France n’a jamais semblé capable de renverser la situation.
Et maintenant ?
Cette défaite met fin au parcours mondial des Bleus en demi-finale. Didier Deschamps a lui-même reconnu que son équipe avait été « deuxième partout » face à une Espagne supérieure. Les Bleus joueront désormais le match pour la troisième place contre le perdant d’Angleterre–Argentine.
À mes yeux, cette rencontre marque surtout un tournant : l’Espagne apparaît aujourd’hui comme la référence mondiale du football de possession et de maîtrise technique. La France possède toujours un immense potentiel individuel, mais face à une équipe capable de contrôler aussi parfaitement le ballon, elle a montré ses limites collectives.
Les notes des Bleus
Mike Maignan : 6/10
Il ne peut pas grand-chose sur les deux buts. Il réalise même plusieurs interventions qui empêchent un score plus lourd.
➡️ Le meilleur Français de la soirée.
Jules Koundé : 5/10
Très sollicité défensivement. Il s’est battu mais a énormément subi les dédoublements espagnols. Peu d’apport offensif.
Ibrahima Konaté : 5/10
Costaud dans les duels mais souvent obligé de défendre en urgence. Il a parfois été pris par la vitesse des enchaînements espagnols.
William Saliba : 5,5/10
Sans être mauvais, il n’a jamais réussi à installer cette sérénité qu’on lui connaît. Les Espagnols ont constamment trouvé des espaces.
Lucas Digne : 3/10
Le grand perdant de la soirée.
Le penalty qu’il concède est évitable et il a énormément souffert sur son côté. Offensivement, il n’a quasiment rien apporté.
Aurélien Tchouaméni : 4/10
C’est probablement sa prestation la plus décevante du tournoi.
On attendait qu’il impose sa puissance physique au milieu. Au contraire, il a couru après le ballon pendant 90 minutes.
Rodri lui a donné une véritable leçon de gestion du tempo.
Adrien Rabiot : 4,5/10
Il a essayé de casser quelques lignes mais n’a jamais réussi à prendre le contrôle du milieu.
Beaucoup d’efforts, peu d’influence.
Michael Olise : 4/10
Invisible.
On connaît son talent mais il n’a jamais trouvé les espaces entre les lignes.
Ousmane Dembélé : 3,5/10
Très grosse déception.
Quelques accélérations sans lendemain.
Beaucoup de pertes de balle.
Très peu de différences.
Kylian Mbappé : 4/10
On attend toujours des grands joueurs qu’ils changent le destin des grands matchs.
Hier, cela n’a pas été le cas.
Il a été parfaitement muselé par la défense espagnole.
Il a tenté quelques accélérations mais sans jamais réellement mettre le gardien adverse en danger.
Ce n’est pas uniquement de sa faute : il a reçu très peu de ballons exploitables. Mais un capitaine est aussi jugé sur sa capacité à créer quelque chose lorsque son équipe souffre.
Bradley Barcola : 4/10
Volontaire mais isolé.
Il n’a pratiquement jamais été servi dans de bonnes conditions.
Les remplaçants
Ils n’ont pas changé le cours du match.
La France était déjà dominée tactiquement avant leur entrée.
Didier Deschamps : 3/10
C’est ici que se situe, selon moi, la principale responsabilité.
L’Espagne joue pratiquement de la même façon depuis des années :
- possession,
- pressing,
- triangles permanents,
- mobilité incessante.
Or la France n’a jamais trouvé la solution.
Les Bleus ont attendu.
Ils ont subi.
Ils ont reculé.
Et ils ont laissé les Espagnols installer leur jeu.
À aucun moment on n’a senti une adaptation tactique.
Pourquoi la France a perdu
Pour moi, les raisons sont simples.
1. Le milieu espagnol était largement supérieur.
C’est là que le match s’est joué.
Quand on perd la bataille du milieu contre l’Espagne, on passe son temps à défendre.
2. Aucun pressing coordonné
Les attaquants pressaient parfois.
Le milieu suivait rarement.
La défense restait basse.
Résultat : des espaces partout.
3. Aucune maîtrise du ballon
Quand les Bleus récupéraient le ballon, ils le rendaient souvent en quelques secondes.
Impossible de souffler.
Impossible de faire courir l’adversaire.
4. Une Espagne arrivée à maturité
Cette équipe espagnole me rappelle par moments celle de 2008-2012 :
- techniquement exceptionnelle ;
- très disciplinée ;
- patiente ;
- capable d’accélérer au bon moment.
Mon sentiment
Je ne pense pas que la France soit devenue une mauvaise équipe.
En revanche, elle possède énormément de talent individuel, mais son jeu collectif dépend encore beaucoup des exploits de ses attaquants.
L’Espagne, elle, donne l’impression inverse : le collectif fait briller les individualités.
Hier, l’écart ne venait pas de la qualité des joueurs français, mais de la qualité du jeu produit.
Si je devais résumer la soirée en une phrase :
L’Espagne a joué au football ; la France a essayé de survivre au match.
C’est sévère, mais cela reflète assez bien l’impression laissée par cette demi-finale.
Webtube
En complément :




