– Château Poséidon – Le tour du propriétaire

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#webtube : Il y a un an, nous avons quitté Vancouver, vendu presque tous nos biens et relevé un défi impossible : restaurer un château du XIXe siècle abandonné, situé au cœur de la France et resté inoccupé pendant près de 40 ans.

Dans cet épisode, nous vous emmenons enfin pour une visite complète des lieux.

Du grand escalier orné de motifs évoquant Poséidon aux salons oubliés, en passant par l'ancienne chapelle, les pièces en ruine, la tour cachée, le sous-sol, le grenier, la maison du gardien et les sept hectares de parc envahis par la végétation : voici le château tel qu'il se présente aujourd'hui, avant le début de la prochaine grande phase de restauration.

Le Château Poséidon — autrefois appelé Château de la Borde — a été construit vers 1860 et conserve des éléments d'origine exceptionnels : pierre de tuffeau, vitraux historiques, papiers peints d'époque, cheminées, un escalier central spectaculaire et une devise gravée dans sa pierre : « Qui Veult Peut ».

Mais derrière cette beauté se cache la réalité : absence de chauffage, fenêtres brisées, dégâts des eaux, années d'abandon et une quantité colossale de travaux à venir.

Notre rêve est de redonner vie à ce château, non seulement pour en faire notre foyer, mais aussi pour en faire un lieu dédié aux mariages, à l'accueil, à la culture, à l'histoire et à la vie communautaire.

Source : Château Poséidon

– Maria Zakharova : Pour les Occidentaux, les vacances à Kiev sont terminées !

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#webtube : Avouez que cet avertissement interroge, alors que le sénateur républicain Lindsay Graham, un faucon et russophobe notoire, qui visitait une usine de drones à Kiev, est décédé d’une maladie « brève et soudaine » à son retour.

Sachant que les Russes pilonnent toutes les usines de drones que les services de renseignement découvrent, et que Graham faisait partie des pires ennemis de la Russie, les suppositions vont bon train. Mais apparemment, Maria Zakharova faisait référence à Ursula von der Leyen, en visite à Kiev.

En déplacement en Ukraine pour la onzième fois depuis 2022, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen aurait été contrainte de trouver refuge dans un abri souterrain à Kiev lors d’une alerte aérienne. Maria Zakharova, la porte-parole de la diplomatie russe, a été on ne peut plus claire :

« Les Occidentaux doivent comprendre : les vacances à Kiev sont terminées »

Il est vrai que dans le climat russophobe actuel, qui a gagné toutes les capitales occidentales et même le Vatican, il est de bon ton de se rendre à Kiev pour manifester son soutien à saint Zelensky, en s’assurant que les caméras sont en nombre suffisant.

Mais il arrive que les alertes aériennes perturbent ce petit scénario bien huilé et qu’il soit plus prudent de rejoindre un abri dans l’urgence. Un voyage qui peut même être fatal en cas d’attaque russe. Un missile Iskander est vite arrivé et ça ne pardonne pas.

Bref, se rendre en Ukraine, en bon petit candidat de 2027 pour faire comme tout le monde, va devenir risqué. Mais snober Zelensky, c’est signer sa propre défaite. Il faut choisir.

En ce qui concerne Lindsay Graham, nous ne connaîtrons jamais le fin mot de l’histoire, mais l’ancien analyste de la CIA Larry Johnson a fait valoir que le voyage du sénateur en Ukraine et son heure d’arrivée à son retour étaient impossibles.

« Lindsey Graham n’aurait pas pu mourir chez lui samedi soir », a déclaré Johnson. « Le voyage en Ukraine, ajouté au trajet de retour, rend impossible une arrivée à 20 h 30. Les initiés du Pentagone connaissent la vérité. Il est mort à Kiev. La version officielle est déjà contredite par de simples horaires. Les États-Unis méritent de connaître la vérité. »

La seule certitude qu’on a est que Lindsay Graham était dans le collimateur de Moscou depuis longtemps. Il avait souhaité à plusieurs reprises l’élimination de Poutine, ce qui n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd.

« Oui, j’espère qu’on s’en débarrassera. D’une manière ou d’une autre. Je me fiche de la façon dont on s’en débarrassera… Si John McCain était là, il dirait la même chose… Le monde se porterait mieux sans Poutine. »

McCain, c’était l’Américain arrogant type. L’usage de la force à n’importe quel prix, pourvu que cela serve l’Amérique. Mais la roue tourne. Chine et Russie ne sont pas la petite Serbie qu’on peut matraquer à qui mieux mieux sans aucun risque. Il va bien falloir que l’arrogante Amérique baisse d’un ton, de gré ou de force.

Lindsay Graham a-t-il fait un voyage de trop alors qu’il appelait à l’élimination de Poutine ? Nul ne sait. Certains pensent que la maladie « brève et soudaine » qui l’a emporté s’appelle Iskander.

Si c’est le cas, il n’y a rien de bien nouveau dans ce genre d’opérations. Tous les pays pratiquent les éliminations ciblées. Ennemis, opposants devenus dangereux  sont victimes d’accidents inattendus. Les services action sont faits pour ça et Israël, Russie, États-Unis, France, etc. ne s’en privent pas si besoin est.

L’espérance de vie en politique n’est quand même pas celle d’un Poilu à Verdun ou d’un soldat allemand à Stalingrad, mais on voit parfois des « suicides » étranges, comme un noyé dans une flaque d’eau ou un pendu avec les pieds touchant le sol. Cela dit, ils se battent tous pour y faire carrière, comme quoi la soupe est bonne.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– Pourquoi la gauche n’est plus à la mode

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#webtube : Pendant près d’un demi-siècle, la gauche n’a pas seulement exercé une domination politique ou intellectuelle ; elle a imposé un climat moral, une manière d’habiter le temps, une définition du bien et du mal qui paraissait aller de soi.

Être de gauche ne relevait plus simplement d’un choix parmi d’autres : c’était appartenir au camp de l’Histoire, à celui qui prétendait accompagner le mouvement même de l’émancipation humaine. On pouvait contester tel programme ou telle réforme, mais il semblait difficile d’échapper à cette évidence diffuse selon laquelle l’avenir parlait sa langue.

Atmosphère

La droite, quant à elle, paraissait condamnée à défendre les vestiges d’un monde promis à disparaître, à protéger des héritages dont les démocraties modernes entendaient précisément s’affranchir. Les universités, une grande partie de la presse, les institutions culturelles, le monde artistique, une large fraction des élites partageaient cette conviction avec une telle unanimité qu’elle cessait presque d’apparaître comme une idéologie. Elle devenait l’atmosphère même de l’époque.

Il existait ainsi une véritable mode de gauche, mais ce mot de mode ne doit pas être entendu dans son acception frivole. Il désigne ici cette étrange puissance grâce à laquelle une vision du monde finit par s’imposer comme une évidence, jusqu’à rendre invisibles les présupposés dont elle procède. Les sociétés démocratiques aiment croire qu’elles raisonnent ; elles oublient souvent qu’elles obéissent aussi à des climats intellectuels, à des sensibilités collectives, à des formes de prestige dont elles ne prennent conscience qu’au moment où elles commencent à se dissiper. Pendant plusieurs décennies, les valeurs de la gauche ont bénéficié de cette autorité silencieuse. Elles définissaient moins une opinion qu’une respectabilité. Elles dispensaient ceux qui les partageaient d’avoir à démontrer leur légitimité, puisqu’elles semblaient se confondre avec la marche même du progrès.

Basculement

Mais aucune hégémonie culturelle n’est éternelle. Les constructions intellectuelles les plus solides ne meurent pas toujours sous les coups de leurs adversaires ; elles se fissurent lorsque le réel cesse de leur obéir. Les hommes supportent longtemps les discours qui simplifient le monde, à condition que leur expérience quotidienne continue, au moins en partie, de leur donner raison. Lorsque cette correspondance disparaît, lorsque les faits résistent obstinément aux récits destinés à les expliquer, une lassitude s’installe, puis une méfiance, enfin un basculement. Ce ne sont pas seulement les idées qui vieillissent : c’est la confiance que les sociétés leur accordaient qui s’épuise.

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Or c’est bien ce qui semble se produire sous nos yeux. L’Occident est entré dans une époque que peu avaient véritablement envisagée. Le retour de la guerre sur le continent européen, l’irruption durable du terrorisme islamiste, les migrations de masse, la fragmentation culturelle, l’affaiblissement des institutions chargées de transmettre une mémoire commune, les violences ordinaires devenues l’horizon banal de tant de vies, tout cela a fait resurgir des interrogations que l’on croyait définitivement ensevelies sous les certitudes de la mondialisation heureuse. Les frontières, la souveraineté, la continuité historique, la sécurité, l’identité collective, l’autorité de l’État, autant de notions que l’on disait appartenir au vieux vocabulaire des nations inquiètes, retrouvent aujourd’hui une vigueur inattendue parce qu’elles répondent à des expériences que nul discours ne parvient plus à effacer.

Plus portée par l’esprit du temps

Les priorités s’en trouvent profondément modifiées. Il ne s’agit pas de dire que les aspirations à davantage de justice sociale auraient disparu. Elles demeurent, et elles continueront sans doute d’habiter les démocraties modernes. Mais beaucoup découvrent qu’aucune solidarité ne peut durablement prospérer si le monde commun dans lequel elle devrait s’exercer se défait peu à peu. Avant de redistribuer les richesses, encore faut-il préserver l’espace politique qui rend cette redistribution possible ; avant de multiplier les droits, il faut maintenir les institutions qui leur donnent une réalité ; avant de célébrer l’autonomie des individus, il importe de conserver cette civilisation discrète, faite de règles, de transmissions, d’habitudes et de fidélités, sans laquelle la liberté elle-même finit par devenir une abstraction privée de chair.

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C’est pourquoi la gauche n’est peut-être pas rejetée autant qu’elle cesse d’être portée par l’esprit du temps. Son influence demeure considérable dans les lieux où se fabrique encore la légitimité culturelle, mais elle paraît répondre de plus en plus difficilement aux inquiétudes qui travaillent la vie quotidienne d’une partie croissante des peuples européens. Inversement, des thèmes longtemps frappés d’indignité morale retrouvent une force singulière. Non parce qu’ils auraient soudain conquis une supériorité éthique, mais parce qu’ils donnent le sentiment de nommer ce que beaucoup éprouvent confusément et que les anciens récits ne parviennent plus à désigner.

Sommes-nous vraiment devenus « conservateurs » ?

Marcel Gauchet dirait sans doute que nous assistons moins à la victoire de la droite qu’à l’épuisement d’un cycle historique. La gauche fut l’idéologie dominante du temps où les démocraties avaient pour tâche essentielle de libérer les individus des anciennes appartenances, des anciennes tutelles, des anciennes hiérarchies. L’époque qui s’annonce est d’une autre nature. Elle oblige les sociétés à s’interroger moins sur les conditions de l’émancipation que sur celles de leur propre continuité. Car une démocratie qui ne serait plus capable de transmettre sa culture, d’assurer sa sécurité, de préserver ses institutions ou de maintenir un monde commun suffisamment stable découvrirait bientôt que la liberté qu’elle prétend protéger n’est plus qu’un mot flottant au-dessus de ruines. Nous ne sommes peut-être pas devenus plus conservateurs ; nous découvrons seulement, avec un retard dont l’histoire mesure toujours le prix, que la protection n’est pas l’ennemie de la liberté, mais sa condition la plus profonde.

Le réel finit toujours par reprendre ses droits. Il revient avec la lenteur des choses inexorables, sous les traits de la violence, de la fragmentation des peuples, de l’effacement des héritages, de la difficulté croissante à transmettre autre chose que des droits privés de devoirs. Ce que l’on nomme aujourd’hui la droitisation n’est peut-être rien d’autre que l’éveil douloureux de sociétés qui découvrent qu’elles ne vivent pas dans l’histoire des idées mais dans celle des civilisations, où la liberté n’existe jamais sans les formes qui la protègent, ni la démocratie sans un peuple encore capable de croire qu’il existe quelque chose de plus grand que les individus qui la composent. Ce n’est pas la droite qui triomphe ; c’est peut-être l’illusion progressiste qui s’achève dans le fracas silencieux d’un monde qui retrouve le sens du tragique. 

Charles Rojzman, Causeur

– En Ré majeur, l’autre visage de l’île blanche

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#webtube : Loin des clichés d’une île envahie par les Parisiens, Valérie Solvit dévoile, dans Petit éloge de l’Île de Ré, l’autre visage de cette terre de pêcheurs et de paysans où s’entrecroisent l’histoire de France et ses souvenirs personnels.  

Valérie Solvit a fait de l’art de vivre, de la gourmandise et de la curiosité un métier. À la tête de son agence de communication, elle promeut avec la même passion bouchers et artisans d’art, cuisiniers et mécènes, musées et fromagers… Sans poser, elle a imposé sa marque : être là où on ne l’attend pas et bousculer les convenances avec bienveillance, jusqu’à faire de ses bureaux un véritable salon parisien où se croisent artistes et politiques, littérateurs et grands reporters, éditeurs et restaurateurs. Malgré cela, Solvit surprend encore. En publiant cet été Petit éloge de l’Île de Ré, elle dévoile, outre un talent de plume, son sens de l’humilité, celui nécessaire à l’exercice d’admiration – voire à la déclaration d’amour. Tel est le lien qui l’attache à cette île.

Promenade le long des côtes

Son rapport à cette terre de pêcheurs et de paysans posée au large de la Rochelle n’est pas complexe, il est entier. C’est un rapport charnel et familial en prise direct avec la nature et l’histoire. L’histoire de France, qui se lit dans les pierres des maisons et celles des églises, l’histoire de son père, qui lui transmet dès l’enfance le goût de la voile et des connaissances agronomiques, l’observation de la mer et de la terre, toutes deux nourricières, et le bonheur profond de s’y enraciner : de les connaître et de les savoir en soi pour faire littéralement corps avec elles. De là découlent les joies simples des promenades le long des côtes à pied ou à vélo, des baignades, des pique-niques sur la plage… Les souvenirs s’entremêlent en même temps qu’ils se construisent face aux couleurs éclatantes des hortensias et des clématites ; face aux variétés succulentes de pommes de terre locales, (la recette rustique de la « cuisson au diable charentais » met l’eau à la bouche) ; face au vent ; face aux ports ; face aux bistrots qui abritent encore l’âme de Ré…

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Ancrage sincère

La place faite aux nourritures terrestres atteste d’un ancrage sincère, d’une pulsion vitale. Les pages consacrées aux sardines, à la roquette, aux entrecôtes, aux poivrons et aux homards n’ont rien d’anecdotiques. Les recettes qui se transmettent de génération en génération en disent souvent plus que n’importe quel album de photos. Quant au poulet rôti, il occupe une place de choix : l’anagramme de Valérie Solvit n’est-il pas « volatile servi » !  

Suivre l’auteur en son île, c’est aussi emprunter les sentiers qui mènent aux marais salants, là où se déclinent à l’infini les nuances de blancs et de roses. C’est également cheminer sur la route des églises, « elles sont le relief de ce paysage horizontal », et elles sont nombreuses : celles de Rivedoux-Plage, de Sainte-Marie-de-Ré, de La Flotte-en-Ré, de Saint-Martin-de-Ré, de Loix-en-Ré… et tant d’autres jusqu’à celle d’Ars-en-Ré, l’église Saint-Étienne, à laquelle Valérie Solvit consacre une grande partie de sa vie rétaise. Pour d’abord rénover son clocher noir et blanc planté « comme un crayon » vers le ciel, puis pour sauvegarder l’ensemble de l’édifice et ce qu’il renferme, elle a créé il y a plus de dix ans une biennale qui s’accompagne d’une vente aux enchères. Toutes les personnalités sollicitées (peintres, photographes, sculpteurs, écrivains, musiciens…) se prêtent au jeu : en offrant une œuvre à la vente, ils contribuent à la préservation du symbole, du trésor du village. À cette occasion, la galerie de portraits qu’elle brosse de ses amis artistes n’a rien de people, elle témoigne d’un long compagnonnage entre les créateurs et cette terre du golfe de Gascogne depuis toujours, et d’un lien d’amitié indéfectible qui s’y est naturellement noué. Voilà une autre leçon de générosité.

Pour découvrir l’Île de Ré loin des clichés, il ne vous reste qu’à suivre le guide…  

Jonathan Siksou, Causeur

Petit éloge de l’Île de Ré, Valérie Solvit, Éditions Les Pérégrines, 2026. 200 pages

– « Ticket Carbone » de Système U: quand le greenwashing mène droit à la contrainte

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#webtube : Présenté comme un simple indicateur écologique, le « ticket carbone » de la chaîne de supermarchés pourrait bien habituer les ménagères à voir leurs achats évalués, notés et, pourquoi pas demain, limités…

Une information est passée pratiquement inaperçue cette semaine, hormis dans la presse professionnelle spécialisée. Le groupe coopératif Système U annonce fièrement généraliser à l’ensemble de son réseau le « Ticket Carbone », après une phase pilote menée dans quatorze points de vente. Il reste à convaincre les petits fournisseurs artisanaux de passer sous les fourches caudines des contrôleurs, et de faire certifier l’empreinte carbone de tous leurs produits. Ils vont subir une contrainte supplémentaire et ils n’auront pas le choix, car « 100 % des produits seront étiquetés avec leur empreinte carbone », promet Système U. Contraintes complémentaires, coûts supplémentaires, car il faudra bien payer les cabinets spécialisés qui délivrent la certification. Ils s’engraissent confortablement dans ce nouveau business. Même si ça n’a rien à voir, Jean-Marc Jancovici, pape de la décarbonation, cofondateur du cabinet Carbone 4, qui vend des bilans carbone aux plus grandes entreprises françaises, siège aussi au Haut Conseil pour le climat, chargé de conseiller le gouvernement sur sa politique climatique. Vous avez dit « conflit d’intérêt » ? Circulez, il n’y a rien à voir !

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Système U devient ainsi la première enseigne de la grande distribution française à évaluer l’impact carbone global du panier. Concrètement, chaque produit glissé dans le caddie se voit désormais affublé d’une petite étiquette invisible: son équivalent CO₂. Une information supplémentaire, vertueuse, purement indicative, au service du consommateur éclairé. Rien d’obligatoire, rien de contraignant. Juste de la pédagogie. Cependant, l’histoire des grandes bascules sociétales nous enseigne que la première étape semble souvent anodine.

De l’information à la comptabilité

La technologie permettant d’aller bien au-delà d’un simple affichage existe déjà. En 2019, l’opérateur Mastercard s’est associé à la start-up suédoise Doconomy pour lancer la carte « DO », capable non seulement d’afficher l’empreinte carbone de chaque achat, mais surtout de bloquer purement et simplement la transaction une fois le quota d’émissions atteint (voir notre illustration ci-dessous). Cette carte ne laisse d’ailleurs aucune ambiguïté sur ses intentions : un plafond, et rien d’autre. Ni programme de fidélité, ni avantages premium, mais bel et bien un couperet numérique. Après la comptabilisation, la sanction peut pointer le bout de son nez.

De la comptabilité à la sanction

Car la décarbonation de l’économie est une nouvelle doxa, y compris dans l’esprit de nos décideurs. Le député Jean-Marie Fiévet en est un. Ce n’est pas un khmer vert, mais un benoît député Renaissance des Deux-Sèvres. Depuis 2018, il milite ouvertement pour la création d’un «compte carbone» individuel, estimant qu’il n’existe pas d’autre chemin vers la neutralité carbone à l’horizon 2050 et que ce compte permettrait d’y parvenir à la fois collectivement et individuellement. L’idée, popularisée en France depuis la Convention citoyenne pour le climat de 2020, est reprise dans la Stratégie nationale bas-carbone. Elle consiste à faire descendre chaque Français d’une empreinte moyenne actuelle voisine de douze tonnes de CO₂ par an vers un plafond de deux tonnes, la norme à ne pas dépasser pour respecter l’Accord de Paris.

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La feuille de route est donc claire : un compte qui se débite à chaque acte d’achat, un quota qui diminue chaque année, la création d’une Agence nationale du carbone, une carte qui refuse la transaction au-delà du seuil fixé : voilà les ingrédients du rationnement qui s’annonce inéluctable. Ne serait-ce pas un remake des tristement célèbres tickets de rationnement du passé ?

De la sanction à la prison

Bref, la notion de crédit individuel carbone qui émerge sera un carcan numérique pour chaque consommateur. Car, au-delà des achats de produits de grande consommation en supermarché, tout bien ou service est désormais comptabilisé pour son empreinte carbone. Ainsi, un e-mail, c’est 4 grammes de CO₂1 (mais 35 grammes avec une pièce jointe), une recherche sur Google entre 0,2 et 7 grammes de CO₂, l’article que vous lisez, c’est jusqu’à 4,6 grammes2, un verre d’eau du robinet 0,03 gramme, un verre d’eau minérale 100 grammes, un chien de taille moyenne 630 kg par an3, un voyage aller-retour aux Antilles 3 tonnes et un rouleau de papier toilette 250 grammes de CO₂4. Il faudra bientôt apprendre à arbitrer entre euthanasier Médor, se torcher, lire Causeur, boire un verre d’eau, manger un steak, aller passer un week-end à la campagne ou aller visiter ses enfants en Guadeloupe…

Le supermarché, idiot utile de l’ordre vert

Évidemment, Système U n’a rien demandé de tout cela. Par naïveté autant que par bêtise, l’enseigne ne fait que surfer sur la vague de cette « conso qui s’engage », comme elle le mentionne sur son site. C’est précisément ce qui rend l’affaire si inquiétante. Nul besoin de loi liberticide enfantée dans la douleur, ou de décret passé en catimini à la suite d’une Convention citoyenne pipeautée par des organisateurs militants : il suffit qu’un distributeur, mû par le seul opportunisme marketing, habitue des dizaines de millions de clients à voir leur caddie noté, évalué, comptabilisé. D’autant plus que les autres enseignes travaillent d’arrache-pied sur le sujet. Le conditionnement précède toujours la contrainte. Hobbes l’avait théorisé dès 1651 : le souverain ne gouverne pas en frappant sans cesse, mais en parvenant à « tenir tous les hommes en respect ». Le réchauffement climatique joue aujourd’hui ce rôle de spectre permanent : plus besoin de coercition brutale quand la peur de la catastrophe fait accepter d’elle-même n’importe quelle mesure présentée comme salvatrice. Le peuple, terrorisé, réclamera bientôt lui-même sa propre laisse, pourvu qu’on la baptise protection.

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Demain, quand le quota individuel deviendra réalité, plus personne ne s’en étonnera : nous serons préparés depuis des années, un ticket de caisse après l’autre. Sa mise en place sera presque vécue comme une délivrance, un acte de contrition pour « sauver la planète ». Système U ne dirige rien, ne légifère rien et ne contraint personne. L’enseigne se contente, par pur calcul commercial, d’exploiter la peur du grand réchauffement. Mais c’est justement ce calcul, aussi opportuniste que mesquin, qui, multiplié par des milliers de points de vente, rendra la marche vers le compte carbone obligatoire chaque jour un peu plus irréversible.

Étienne de La Boétie l’avait déjà compris au XVIe siècle : un tyran ne tient sa toute-puissance que du consentement de ceux qu’il asservit. Qu’ils cessent de coopérer, qu’ils refusent seulement de lui prêter la main, et l’édifice s’effondre de lui-même, faute de bras pour l’exécuter. Nul besoin de chaînes quand les sujets se les forgent eux-mêmes, par habitude, par lassitude ou par vertu affichée. C’est très exactement ce consentement que Système U, sans le vouloir ni s’en soucier, façonne, un ticket de caisse après l’autre : une servitude qui ne sera pas imposée, mais désirée, presque exigée par des consommateurs convaincus d’être vertueux, car «écoresponsables». Voici comment une nouvelle ligne anodine sur un ticket de caisse ouvre en douceur la voie à un nouveau contrôle social.

Jean-Marc Perrin , dans Causeur


  1. https://www.lsa-conso.fr/cooperative-u-generalise-le-ticket-carbone-une-premiere-dans-la-grande-distribution-en-france,466621 ↩︎
  2. ADEME ↩︎
  3. Website Carbon Calculator ↩︎
  4. Yavor, K.M., Lehmann, A., Finkbeiner, M. (2020), « Environmental Impacts of a Pet Dog: An LCA Case Study »Sustainability, vol. 12, n°8, article 3394, publié par le Department of Sustainable Engineering, Institute of Environmental Technology, Technische Universität Berlin ↩︎
  5. Product Carbon Footprints (2009), menée par le WWF, l’Öko-Institut, le Potsdam Institute for Climate Impact Research (PIK) et le think-tank berlinois THEMA1 — présentée à Berlin le 26/01/2009 ↩︎

– Ukraine : propagandes et réalités

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#webtube : Tout d’abord, il convient d’admettre la complexité de cette guerre, où chacun y va de son couplet, jusqu’à proposer des frappes nucléaires sur l’Ukraine, mais aussi sur l’Europe. Jamais Poutine ne cédera à cette extrémité aux conséquences aussi tragiques qu’inconnues. Ni Washington, ni Pékin n’accepteraient cette folie. Même Scott Ritter, encore fan du feu nucléaire il y a peu, reconnait aujourd’hui qu’il faisait fausse route.

D’ailleurs, si Poutine le décide, pas besoin de frappes nucléaires pour se débarrasser du régime kiévien. Les missiles hypersoniques à charge conventionnelle suffisent.

Que ce soit dans la presse ou sur les réseaux sociaux, on assiste à une déferlante de désinformation occidentale sans précédent. Et en matière de manipulation de l’opinion, reconnaissons que les médias français sont des modèles du genre.

Quand les Russes s’emparent d’une ville fortifiée du Donbass, après des semaines de durs combats, un simple flash y fait référence au 20 heures. Mais quand un drone ukrainien atteint exceptionnellement sa cible et provoque des dégâts mineurs sur une raffinerie, l’information tourne en boucle du matin au soir.

Il convient donc de faire le tri afin de démêler le vrai du faux. Cependant, s’il y a un point qu’il est difficile de contester, c’est l’avancée continue des troupes russes, sur un théâtre d’opérations difficile, puisqu’il a été fortifié pendant les huit années de guerre du Donbass, de 2014 à 2022.

Et si des milliers de drones occidentaux et ukrainiens frappent de plus en plus profondément au cœur de la Russie, n’oublions pas que l’Ukraine voit ses infrastructures énergétiques, ses voies ferrées, ses usines et ses installations militaires partir en fumée depuis quatre ans.

Et plus question pour les Ukrainiens de s’abriter derrière des boucliers humains, comme c’était le cas jusque là. Toute entreprise ou usine civile qui abrite des éléments militaires, est aussitôt pulvérisée dès que le renseignement russe découvre cette fourberie.

La difficulté de s’informer

Une large majorité de citoyens soutiennent l’Ukraine en Europe, pour la simple raison que le narratif occidental relayé par les médias a mis sous le tapis les causes réelles de la guerre et a fait de Poutine le Diable personnifié, coupable de tous les crimes.

Parallèlement, l’Occident a fabriqué de toutes pièces le héros Zelensky, oubliant que ce saltimbanque est cité dans les Panama Papers, que l’Ukraine vénère le boucher nazi Stepan Bandera et que certaines unités de son armée arborent des insignes SS. Sans parler de la corruption gigantesque et des détournements de fonds occidentaux qui alimentent les comptes offshore des oligarques ukrainiens.

Le postulat incontournable est simple : saint Zelensky se bat contre le criminel Poutine.

Qui écouter en dehors des médias mainstream ?

Si vous écoutez Gilbert Doctorow, un analyste politique indépendant basé à Bruxelles, Diplômé  de Harvard College et titulaire d’un doctorat en histoire russe de l’Université Columbia, il vous dira que la Russie va perdre la guerre. Voici son dernier podcast :

https://gilbertdoctorow.substack.com/p/russia-is-losing-the-war

“Ceux qui écoutent Scott Ritter, le colonel Macgregor et Larry Johnson lors de leurs interventions quasi quotidiennes dans leurs podcasts et qui croient que la progression inexorable des forces russes sur la ligne de contact dans le Donbass, en direction du Dniepr et de la conquête de l’ensemble du Donbass, signifie une VICTOIRE RUSSE, se trompent.”

Mais si vous écoutez précisément les trois analystes ci-dessus, ou bien Xavier Moreau et le colonel Baud, vous aurez une version opposée. « L’Ukraine et l’Otan ont déjà perdu cette guerre »

Pourquoi une telle contradiction entre victoire et défaite russe ?

En fait, Doctorow ne nie pas l’avancée russe dans le Donbass, mais pour lui la guerre ne s’arrêtera pas après l’annexion totale de la Novorossia par Poutine. Une affirmation peu convaincante. En fait, la contradiction entre victoire et défaite vient de Russie.

Il existe en Russie une classe biberonnée aux idées libérales depuis 1991. Toute une frange de la population aisée qui ne rêve que de paix et de retour au juteux business avec l’Occident.

Ils veulent la paix et agitent le spectre d’une destruction du tissu industriel de la Russie.

En face, il y a les partisans de la force pour lesquels cette guerre sans fin n’a que trop duré et pourrait se terminer en 48 heures en frappant au sommet du régime ukrainien et au besoin avec des missiles nucléaires. Ils pressent Poutine d’en finir et même de frapper les usines d’armement en Europe qui alimentent la guerre.

Une option impensable pour le Tsar, qui a toujours réclamé aux Occidentaux des garanties de sécurité pour toute l’Europe. Or, l’usage du nucléaire, c’est la mise au ban de la Russie pour des décennies. Une option que Pékin a toujours refusée pour l’instant.

Les soutiens de l’Ukraine surfent sur ces divisions internes en Russie, faisant circuler la menace d’un putsch. Or, Poutine reste le leader le plus soutenu par son peuple avec plus de 70% de cote de popularité. Macron doit être à 20% et les Français ne veulent pas mourir pour l’Ukraine. 

Les analystes anciens militaires ou spécialistes du renseignement sont crédibles

Entre Gilbert Doctorow et nos trois analystes Scott Ritter, le colonel Macgregor et Larry Johnson, faisons confiance à ceux qui connaissent le terrain et ont sillonné le Donbass. Scott Ritter, un ancien officier du renseignement ayant servi dans le corps des Marines, sait de quoi il parle.

Voici un résumé de sa dernière vidéo

Oui, l’intensité des combats est évidente, mais elle tourne à l’avantage de la Russie. Car la bataille de l’information fait rage et la fable d’une Russie déstabilisée ne durera pas longtemps.

Faire croire que l’Ukraine va gagner avec les drones qui s’abattent par centaines sur la Russie, ou que Poutine est menacé de renversement  par un peuple en colère, est un conte de fées.

C’est le discours défaitiste de Doctorow, alors qu’en réalité, seulement 5% des drones ukrainiens ont une chance d’atteindre leur cible.

Certes, la vie des Russes se complique mais il n’y a pas de panique en Russie. A chaque lapin sorti du chapeau par les Ukrainiens, les Russes finissent par trouver la parade. C’est le cas avec le réseau Starlink d’Elon Musk, qui guide les drones et missiles sur leur cible en Russie. Plusieurs zones d’Ukraine ont vu le réseau Starlink désactivé par les Russes. Poutine est en mesure de pulvériser toute la constellation Starlink. Mais ce serait une déclaration de guerre à l’Amérique. Poutine n’est pas fou.

Les Russes ont trouvé la parade contre le drone Hornet, le bijou occidental imparable.

Quant aux drones FPV1, leur charge de 60kg ne fait jamais de gros dégâts sur les raffineries. La plupart ont été remises en état en quelques jours. Mais les usines de FPV1, comme celle qu’a visitée le sénateur russophobe Lindsay Graham, disparaissent sous les missiles Iskander…

Les Russes ont une écrasante supériorité dans les domaines du renseignement, de la surveillance et de la reconnaissance. Ils voient tout et ont intégré l’IA dans tous les systèmes de commandement. Quant à leur panoplie de drones, bombes planantes et missiles, elle s’élargit régulièrement.

Chaque jour, les Russes détruisent 8 à 10 centres de commandement de drones. Cela représente une perte de 80 à 100 opérateurs qualifiés difficiles à remplacer.

Il n’y a pas de crise énergétique en Russie. La certitude de victoire est totale.

Poutine a stoppé les exportations de gaz et d’essence. Les files d’attente dans les stations-service, largement exploitées par les médias, se résorbent.

Toutes ces informations, Scott Ritter les obtient sur place en contactant les militaires de tous grades, les sénateurs, les députés, les intellectuels et élites du pays parfaitement au fait de la situation.

Le sommet Otan d’Ankara est une farce. Il n’y aura jamais de Patriot fabriqués sous licence en Ukraine. Qui peut croire que les Russes resteraient les bras ballants ? En fait, Zelensky n’a plus  de défense aérienne et toute usine, toute installation détruite, n’est pas reconstruite.

Poutine ne veut pas frapper l’Europe alors qu’il serait en droit de le faire. Le droit international est de son côté. Il pourrait frapper les Pays Baltes, comme l’Estonie qui est impliquée dans des frappes de drones ukrainiens sur Saint-Pétersbourg. 

Poutine est en train de gagner. Il n’a pas de timing en tête. Il peut tenir des années. Le pétrole, c’est 20% du PIB. Ce qu’il veut, c’est préserver l’économie, donc les investissements, car pour lui, l’avenir de la Russie, c’est son économie.

Pourquoi changer de stratégie ? Aucun pays au monde n’est aussi riche en sous-sol que la Fédération de Russie. Il y a certainement en Sibérie orientale et dans l’Arctique russe, des richesses qui dépassent l’entendement. C’est cela l’avenir.

Poutine n’est pas un ennemi de l’Occident. Il sait que l’avenir de la Russie est avec l’Europe. Il sait que les dirigeants actuels, les teigneux comme Starmer, Macron ou Merz ne font que passer.

Merz n’a pas d’armée et les 2/3 des adultes refusent de faire la guerre. Quant aux jeunes Allemands, moins de 1% sont volontaires pour le service militaire. Comme quoi, l’argent de la riche Allemagne ne sert à rien si le peuple ne suit pas.

L’avenir de l’Allemagne, c’est l’AfD qui mènera une politique à 180°

Notons que les Ukrainiens, qui perdent entre 25 et 35 000 soldats par mois, renversent les chiffres et attribuent ces pertes aux Russes. Mais si les Russes sont en mesure de prouver les pertes ukrainiennes, l’inverse est impossible.

En résumé, l’Otan et ses supplétifs de l’information gagnent sur les réseaux sociaux. Mais c’est Poutine qui gagne sur le terrain.

Toutes les villes russes d’Ukraine, Soumy, Kharkov, Odessa, finiront sous la coupe de Moscou. L’Ukraine sera dénazifiée. Il n’y a aucun avenir pour ceux qui sont liés au bandérisme. La Russie les connait tous.

Combien de temps cela prendra-t-il ? Peu importe, Poutine ne compte pas le temps qui passe.

La conclusion de tout cela est que la seule voix qui compte en Russie, c’est celle de Poutine. Tout le reste n’est que boniment d’Occidental.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– Coupe du monde, La France a été éliminée en demi-finale. Analyse

Articles : Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026
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#webtube : La France a été éliminée en demi-finale de la Coupe du monde par une Espagne qui a donné une véritable leçon de maîtrise collective. Le score de 2-0 ne souffre finalement guère de contestation, tant la Roja a contrôlé les différents temps du match. Analyse complète en fin d’article.

Une Espagne supérieure tactiquement

L’Espagne a imposé ce qui fait sa force depuis plusieurs années :

  • une conservation du ballon remarquable,
  • un pressing très haut à la perte,
  • des sorties de balle propres,
  • un milieu de terrain qui a constamment dicté le rythme.

Les Français ont rarement réussi à casser ce pressing. À chaque récupération, les Espagnols étouffaient rapidement les relances françaises.

Le tournant : le penalty

Les Bleus avaient plutôt bien débuté la rencontre avant le penalty concédé par Lucas Digne, transformé par Mikel Oyarzabal. Ce but a totalement changé la dynamique.

Après l’ouverture du score, l’Espagne a encore davantage monopolisé le ballon, obligeant la France à courir après le jeu.

Une attaque française inexistante

C’est probablement le constat le plus inquiétant.

Mbappé, Dembélé, Olise et Barcola n’ont pratiquement jamais trouvé d’espaces. Les occasions franches ont été extrêmement rares.

Le chiffre est révélateur : la France n’a produit que 0,3 expected goal (xG), soit son plus faible total dans une demi-finale de Coupe du monde depuis au moins soixante ans.

Un milieu dominé

Aurélien Tchouaméni n’a jamais réussi à prendre le dessus dans l’entrejeu, tandis que les Espagnols faisaient circuler le ballon avec beaucoup de fluidité.

Rodri (et l’ensemble du milieu espagnol) a constamment dicté le tempo, empêchant les Français de récupérer haut ou d’enchaîner les transitions rapides.

Une victoire logique

Le deuxième but inscrit par Pedro Porro a définitivement scellé le sort de la rencontre.

La sensation générale est que l’Espagne était simplement plus forte dans tous les compartiments :

  • meilleure techniquement ;
  • plus collective ;
  • plus juste dans les choix ;
  • plus sereine sous pression.

La France n’a jamais semblé capable de renverser la situation.

Et maintenant ?

Cette défaite met fin au parcours mondial des Bleus en demi-finale. Didier Deschamps a lui-même reconnu que son équipe avait été « deuxième partout » face à une Espagne supérieure. Les Bleus joueront désormais le match pour la troisième place contre le perdant d’Angleterre–Argentine.

À mes yeux, cette rencontre marque surtout un tournant : l’Espagne apparaît aujourd’hui comme la référence mondiale du football de possession et de maîtrise technique. La France possède toujours un immense potentiel individuel, mais face à une équipe capable de contrôler aussi parfaitement le ballon, elle a montré ses limites collectives.

Les notes des Bleus

Mike Maignan : 6/10

Il ne peut pas grand-chose sur les deux buts. Il réalise même plusieurs interventions qui empêchent un score plus lourd.

➡️ Le meilleur Français de la soirée.


Jules Koundé : 5/10

Très sollicité défensivement. Il s’est battu mais a énormément subi les dédoublements espagnols. Peu d’apport offensif.


Ibrahima Konaté : 5/10

Costaud dans les duels mais souvent obligé de défendre en urgence. Il a parfois été pris par la vitesse des enchaînements espagnols.


William Saliba : 5,5/10

Sans être mauvais, il n’a jamais réussi à installer cette sérénité qu’on lui connaît. Les Espagnols ont constamment trouvé des espaces.


Lucas Digne : 3/10

Le grand perdant de la soirée.

Le penalty qu’il concède est évitable et il a énormément souffert sur son côté. Offensivement, il n’a quasiment rien apporté.


Aurélien Tchouaméni : 4/10

C’est probablement sa prestation la plus décevante du tournoi.

On attendait qu’il impose sa puissance physique au milieu. Au contraire, il a couru après le ballon pendant 90 minutes.

Rodri lui a donné une véritable leçon de gestion du tempo.


Adrien Rabiot : 4,5/10

Il a essayé de casser quelques lignes mais n’a jamais réussi à prendre le contrôle du milieu.

Beaucoup d’efforts, peu d’influence.


Michael Olise : 4/10

Invisible.

On connaît son talent mais il n’a jamais trouvé les espaces entre les lignes.


Ousmane Dembélé : 3,5/10

Très grosse déception.

Quelques accélérations sans lendemain.

Beaucoup de pertes de balle.

Très peu de différences.


Kylian Mbappé : 4/10

On attend toujours des grands joueurs qu’ils changent le destin des grands matchs.

Hier, cela n’a pas été le cas.

Il a été parfaitement muselé par la défense espagnole.

Il a tenté quelques accélérations mais sans jamais réellement mettre le gardien adverse en danger.

Ce n’est pas uniquement de sa faute : il a reçu très peu de ballons exploitables. Mais un capitaine est aussi jugé sur sa capacité à créer quelque chose lorsque son équipe souffre.


Bradley Barcola : 4/10

Volontaire mais isolé.

Il n’a pratiquement jamais été servi dans de bonnes conditions.


Les remplaçants

Ils n’ont pas changé le cours du match.

La France était déjà dominée tactiquement avant leur entrée.


Didier Deschamps : 3/10

C’est ici que se situe, selon moi, la principale responsabilité.

L’Espagne joue pratiquement de la même façon depuis des années :

  • possession,
  • pressing,
  • triangles permanents,
  • mobilité incessante.

Or la France n’a jamais trouvé la solution.

Les Bleus ont attendu.

Ils ont subi.

Ils ont reculé.

Et ils ont laissé les Espagnols installer leur jeu.

À aucun moment on n’a senti une adaptation tactique.


Pourquoi la France a perdu

Pour moi, les raisons sont simples.

1. Le milieu espagnol était largement supérieur.

C’est là que le match s’est joué.

Quand on perd la bataille du milieu contre l’Espagne, on passe son temps à défendre.


2. Aucun pressing coordonné

Les attaquants pressaient parfois.

Le milieu suivait rarement.

La défense restait basse.

Résultat : des espaces partout.


3. Aucune maîtrise du ballon

Quand les Bleus récupéraient le ballon, ils le rendaient souvent en quelques secondes.

Impossible de souffler.

Impossible de faire courir l’adversaire.


4. Une Espagne arrivée à maturité

Cette équipe espagnole me rappelle par moments celle de 2008-2012 :

  • techniquement exceptionnelle ;
  • très disciplinée ;
  • patiente ;
  • capable d’accélérer au bon moment.

Mon sentiment

Je ne pense pas que la France soit devenue une mauvaise équipe.

En revanche, elle possède énormément de talent individuel, mais son jeu collectif dépend encore beaucoup des exploits de ses attaquants.

L’Espagne, elle, donne l’impression inverse : le collectif fait briller les individualités.

Hier, l’écart ne venait pas de la qualité des joueurs français, mais de la qualité du jeu produit.

Si je devais résumer la soirée en une phrase :

L’Espagne a joué au football ; la France a essayé de survivre au match.

C’est sévère, mais cela reflète assez bien l’impression laissée par cette demi-finale.

Webtube

En complément :

https://www.fdesouche.com/2026/07/15/coupe-du-monde-contre-contre-performance-totale-des-bleus-elimines-par-lespagne-le-joueur-francais-lucas-digne-vise-par-des-racisme-anti-blanc-apres-avoir-concede-un-penalty

– L’Espagne : vers la régularisation de 3 millions de migrants ?

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#webtube : Au début c’était 500 000, puis 1,2 million. Suite à l’appel du pape lors de son voyage en Espagne, ce serait finalement peut-être 3 millions ? Mais en fait, ça pourrait être 4, 5 ou 6 millions. Ou plus, personne n’en sait rien. Il n’y a plus de frontières en Espagne, ni de police...

El Mundo :

Espagne assumera trois millions d’immigrants en situation régulière avec leurs familles en l’espace d’un an grâce au processus de régularisation extraordinaire impulsé par le gouvernement. C’est l’estimation des hauts responsables de l’Immigration, qui fondent leur calcul sur l’effet des regroupements familiaux que devraient demander les 1,2 million de requérants.

Cette question préoccupe énormément les experts du domaine. « Pour chaque personne dont la situation est régularisée, s’ajoutent au minimum trois autres si elle demande et obtient un regroupement familial. »

De plus, les chefs de service critiquent durement l’exécutif de Pedro Sánchez pour avoir, selon eux, écarté délibérément la Police nationale du contrôle des démarches — qui relève de sa compétence — pour le confier au ministère des Migrations. Cette décision affaiblit, selon eux, les mécanismes de vérification de l’authenticité des documents concernant les personnes en cours de procédure et ouvre la porte, avertissent-ils, à des vérifications erronées, par exemple des antécédents judiciaires. La confusion sur qui allait s’occuper du traitement des dossiers a été constante tout au long du processus. L’intervention des brigades des Étrangers se limite donc, révèlent les mêmes sources, à des tâches purement administratives. « La Police se limitera à documenter les cartes validées par le ministère des Migrations. »

Le malaise est manifeste face au fait que le personnel du ministère dirigé par Elma Saiz « n’est pas qualifié » pour traiter les demandes car il manque de « formation ». « La volonté du gouvernement est que tout le monde entre », tranchent les hauts responsables de la Police nationale. Le ministère de l’Intérieur, de son côté, renvoie au décret royal. « Un rapport policier sera demandé comme l’indique le décret royal », sans plus de précisions. La procédure se clôturera, selon les estimations de la direction policière, avec un volume de régularisations qui dépasse toutes les prévisions du gouvernement.

Les demandes enregistrées ont débordé l’administration centrale et ont donné raison à la Police nationale, qui dès le début du processus les avait estimées entre 1,2 et 1,3 million, soit plus du double des quelque 500 000 que le gouvernement avait prévues au moment d’approuver la mesure.« Ce processus est quelque chose que personne sain d’esprit n’aurait initié. L’Espagne est une exception, c’est clair », argumentent les hauts responsables du secteur consultés. Ils craignent que les mafias voient une aubaine dans les regroupements familiaux qui, insistent-ils, feront à nouveau exploser les prévisions. « Il peut y avoir des cas où des personnes de pays étrangers paient ceux qui sont déjà en situation régulière pour qu’ils se fassent passer pour des membres de leur famille, comme un fils ou des parents. C’est-à-dire payer pour des papiers et des certificats. On voit déjà des cas de ce genre, où ils amènent même des témoins, mais cela se détecte rapidement parce qu’il n’y a pas encore autant de demandeurs. »

La Commissariat général des Étrangers et des Frontières de la Police nationale a alerté dès le début sur le scénario que l’administration centrale lui a imposé. Elle s’est plainte de ne pas avoir reçu de directives sur la manière d’aborder cette réforme structurelle, qualifiée par le gouvernement d’« urgence sociale », et a même rédigé un rapport ferme dans lequel elle exprimait sa totale défiance à l’égard du processus et contestait, avec des données, l’« urgence » sur laquelle s’appuyait Pedro Sánchez.

Il s’agit d’une urgence électorale.

La gauche, appuyée par le patronat, est déterminée à poursuivre la politique que Biden a mené aux États-Unis : restructurer le peuplement du pays grâce à l’immigration pour gagner systématiquement les élections à moyen terme. Dans de telles conditions autant voir grand, d’autant que la droite espagnole demeure paralysée, incapable de renverser ce cartel de saboteurs.

D’ailleurs les Espagnols non plus. Cette invasion les laisse très calmes. Un peuple normal serait déjà affairé à incendier le quartier gouvernemental.

Pour l’Église catholique, dont on aurait tort de sous-estimer la capacité de destruction, le but est de remplir ses églises désertées pour peser politiquement dans l’avenir du pays, avenir qu’elle indexe sur son évolution raciale et démographique : toujours plus de populations du tiers-monde.

Trop de gens par ailleurs conscients du danger migratoire ne réalisent pas le péril que représente cette attitude destructrice : la masse contre les nations historiques. Les démocraties actuelles, portant au pouvoir de plus en plus de démagogues au nivellement par le bas, elle deviennent incompatibles avec la survie des nations historiques. Il faut préserver la démocratie bien sûr, mais il faut également préserver les nations et leur culture. Les deux doivent pouvoir cohabiter. C’est ce qu’on demande aux futurs dirigeant en Europe et notemment en France. C’est un gros défi qui ne se gagnera pas à coup de petites phrases…. A bon entendeur salut !

Inspiré de D.P.

– Marine Le Pen : stratégie risquée et épée de Damoclès

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#webtube : L’annonce de la candidature de Marine Le Pen, malgré une condamnation confirmée en appel, a beaucoup fait parler médiatiquement et politiquement. La candidate du Rassemblement national a formé un pourvoi en cassation et est considérée comme innocente. En attendant le verdict final, la campagne est donc lancée et Pierre Boisguilbert nous donne son avis sur cette situation exceptionnelle.

Un pari risqué ?

Marine Le Pen a donc décidé d’être candidate à la présidence de la République. Elle le fait parce qu’elle le peut. C’est une raison nécessaire et suffisante. Elle est présumée innocente. Mais c’est un pari très difficile. Il est évident que, pour ses adversaires, la présomption d’innocence ne sera pas respectée, et ils dénonceront à chaque occasion la campagne d’une « délinquante ». Elle fera campagne avec une clochette de lépreux à chaque déplacement.

Et il y a pire : une décision de la Cour de cassation en pleine campagne, l’obligeant à terminer avec des bracelets électroniques et une condamnation définitive, est l’épée de Damoclès.

On s’aperçoit cependant que ce double handicap est intégré par l’électorat et qu’elle progresse dans les sondages, confortant pour le moment son statut de favorite. C’est dire à quel point le peuple n’accorde plus de crédit aux décisions de justice. Les juges l’ont compris, eux qui légitiment le jugement populaire, au final, dans l’arrêt d’appel.

La Cour de cassation est face à une décision de justice qui sera forcément une décision politique. On n’aimerait pas être à leur place, pas plus d’ailleurs qu’à celle de Marine Le Pen. Elle tente de passer en force et de forcer le destin. C’est un pari risqué pour le camp national. Bardella, renvoyé au rôle de second, sera-t-il à 100 % dans la campagne ? L’autre droite nationale, qui aura forcément un candidat ou une candidate, profitera-t-elle du doute de certains sur Marine, au risque de réduire son score du premier tour ?

Une stratégie antisystème assumée

Pour le moment, on voit bien le jeu de Mélenchon : « Elle ou moi ! » Mais reste l’inconnu des candidatures post-macronistes et de la gauche non mélenchoniste. La droite et le centre, divisés, seront éjectés dès le premier tour. La gauche, comme d’habitude, s’il le faut, se ralliera à Mélenchon dans la lutte contre le retour du fascisme. Pour le moment, tout tourne autour de Marine : un atout qui peut se transformer, au fil des mois, en handicap.

Le pari est risqué ; la clé est dans la force de la volonté de rupture avec le système. Marine Le Pen est condamnée sans appel à une stratégie antisystème, loin de celle de la dédiabolisation. Il lui faudra faire du Jean-Marie pour sauver Marine. En est-elle capable ? Le veut-elle ? Il lui faudra vite le faire savoir pour avoir une chance de gagner.

Il ne faut pas former le carré, il faut mener la charge et peut-être forcer sa nature, quitte à renoncer à une stratégie qui, malgré toutes les concessions et tous les reniements, a parfois mis sa candidature en péril. À une volonté indiscutable doit s’ajouter une nouvelle lucidité. Sinon, tout est perdu, sauf l’honneur — et il n’est même pas sûr alors que l’honneur, au final, soit sauvé.

Pierre Boisguilbert, Polémia

– La Chaleur, cette jeunesse qui fuit les responsabilités

Articles : Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026
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#webtube : Au cours d’une dispute avec Oscar, le jeune Marouane concourt involontairement à sa chute mortelle et camoufle le corps. Cinéaste diversifié mais plutôt inégal, Stéphane Demoustier – frère de la comédienne Anaïs Demoustier – a le grand mérite, néanmoins, d’être hyperactif et prolifique. Moins d’un an après L’Inconnu de la Grande Arche, le réalisateur sort en salles un nouveau film, La Chaleur. L’occasion de revenir au thriller, un genre qu’il connaît bien, lui qui avait mis en scène La Fille au bracelet et Borgo, deux longs-métrages tirés de faits réels.

Avec celui-ci, Stéphane Demoustier porte librement à l’écran le roman homonyme de Victor Jestin, paru en 2019 chez Flammarion, et lauréat du prix littéraire de la vocation et du prix Femina des lycéens.

Le récit nous raconte la dernière journée de vacances en camping de Marouane, un jeune lycéen de dix-sept ans, en passe de rentrer à l’université, qui, au cours d’une dispute survenue la veille au soir avec Oscar, un garçon de son âge, concourt involontairement à sa chute mortelle. Paniqué, Marouane retourne peu après sur le lieu de l’accident, déplace le corps sur une plage et l’ensable à un mètre ou deux de profondeur. Sa dernière journée sous le soleil plombant des Landes s’annonce alors particulièrement difficile pour lui, psychologiquement, entre sentiment de culpabilité et crainte de voir réapparaître le corps. Tandis que les gendarmes commencent à enquêter sur la disparition d’Oscar et que l’étau se resserre, Marouane se réfugie mentalement dans sa relation naissante avec Giulia…

Le mur du réel

Récit d’une jeunesse en perte de repères, qui déréalise les faits, fuit ses responsabilités mais souhaite jouir malgré cela des bienfaits de l’âge adulte, La Chaleur est à appréhender fondamentalement comme un film sur l’adolescence et la fin de l’innocence. Campé par le comédien amateur Hadrien Hussein, aux faux airs de Timothée Chalamet, Marouane a tout de l’ado taiseux et renfermé sur lui, mal dans sa peau, qui se compare sans cesse aux autres et cherche sa place parmi les jeunes de son âge. Atone, apathique, noyé dans ses pensées confuses, qu’il ne parvient jamais à exprimer au point de rendre perplexe son entourage, le personnage s’efforce de mettre de côté l’événement de la veille, comme pour se convaincre que rien de tout cela ne s’est produit.

À ce sujet — Cinéma : La Fille au bracelet, de Stéphane Demoustier

Le sens des responsabilités, nous dit Stéphane Demoustier en fin de récit, viendra peut-être par un autre biais, celui du rapport amoureux, sorte de rite d’initiation par lequel le garçon devient généralement un homme.

Plutôt convenu dans son propos, comme dans son dispositif, le film bénéficie d’un casting judicieux, d’une photographie inspirée et de quelques fulgurances dans la mise en scène, avec ses symboles et ses sous-entendus. On pense à Rohmer, parfois à Ozon, mais le film est surtout marqué de la patte habituelle de Stéphane Demoustier, avec son temps étiré et ses épées de Damoclès. Le réalisateur de La Fille au bracelet ne tient toujours pas son chef-d’œuvre mais creuse assurément son sillon.

3 étoiles sur 5

Pierre Marcellesi, dans BV