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#webtube : Des occupations violentes et particulièrement destructrices, des bâtiments inutilisables pour longtemps. Ce samedi, plusieurs universités ont été saccagées à l’issue d’occupations liées au mouvement étudiant né en solidarité avec le mouvement lycéen.
Nantes : le bâtiment Censive dévasté
Les forces de l’ordre sont intervenues, ce samedi matin, pour déloger les étudiants qui occupaient le bâtiment Censive, sur le campus du Tertre de l’université de Nantes. L’évacuation du bâtiment s’est faite dans le calme, mais après quatre jours d’occupation, les dégâts sont très importants : murs tagués, tas de pavés dans un couloir, extincteurs renversés, déchets. « C’est dévasté et on est dévasté », s’est ému, ce samedi matin, la présidente de l’université de Nantes, selon le média Ici.
Des jeunes radicalisés et violents
La présidente a confié avoir dû faire intervenir la police à cause du climat de violence qui régnait dans le bâtiment : « La situation s’est dégradée très rapidement, elle est devenue très inquiétante avec des personnes radicalisées, des appels à la violence, un élu étudiant menacé de mort au couteau. Le risque d’un accident grave était devenu majeur et c’était impossible que la situation reste telle quelle. »
En 2018, une précédente occupation du bâtiment Censive avait coûté environ un million d’euros en réparation à l’université.
À ce sujet — Université Toulouse Jean-Jaurès : un bâtiment neuf saccagé et pillé, mais personne n’en parle
Rennes 2 : scènes de désolation
Mêmes scènes de désolation – en pire – sur le campus de Villejean de Rennes 2, lui aussi sérieusement dégradé pendant les trois jours d’occupation de l’université. Plafonds éventrés, distributeurs de friandises cassés et vidés, bureaux retournés, murs entièrement tagués, appareils informatiques vandalisés, etc. : c’est ce que révèlent les photos diffusées par la présidence de Rennes 2, selon France Info.
Comme les étudiants, les personnels sont aussi priés de ne pas revenir sur site. Cela fait suite à la découverte de tags menaçants, dont l’un d’eux appelle à « tuer le président ».
Selon le journal Le Télégramme, une plainte a été déposée et une enquête judiciaire a été ouverte.
On semble assister à la reprise du mauvais film de 2023 où plusieurs universités avaient été occupées et saccagées lors du mouvement contre la réforme des retraites, comme à l’université Toulouse – Jean-Jaurès où le bâtiment du Gai Savoir avait été particulièrement touché.
Dans BV
