. Image, sondages : la stature présidentielle d’Édouard Philippe se lézarde déjà

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#webtube : Le maire du Havre baisse de 5 points sur les compétences pour être un bon président… Est-ce la malédiction d’Édouard Balladur ou celle d’Alain Juppé son mentor qui s’abattent sur le candidat favori du camp présidentiel pour 2017 ? Toujours est-il que la timide embellie montée en mayonnaise après sa réélection au Havre, il y a un mois et demi est bien effacée, preuve de la fragilité de cette popularité artificielle.
À ce sujet — Édouard Philippe devrait se souvenir d’un autre Édouard…

Inquiétudes sur sa stature présidentielle

C’est le baromètre de l’institut Verian publié par Le Figaro Magazine qui, en week-end du 8 mai, vient doucher les espoirs de victoire de l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron. D’une part, dans un reflux général, c’est lui qui subit la baisse la plus forte. D’autre part, ce reflux touche des critères clefs pour la présidentielle : baisse de 5 points sur les compétences pour être un bon président, ainsi que sur sa vision claire de l’avenir, et de 4 points sur sa bonne représentation de la France et des Français ! Dur, pour un ancien premier ministre qui mise beaucoup sur son expérience. Conséquence : le président d’Horizons repasse derrière Marine Le Pen et Jordan Bardella, un Jordan Bardella qui lui a, le week-end dernier, à Mâcon, décoché des flèches assassines. Visiblement, son « Vous ne devriez pas vous présenter à la présidentielle. Vous devriez plutôt vous couvrir la tête de cendres et demander pardon au peuple français ! » est partagé par de nombreux Français. Alors, Édouard Philippe, vaincu avant même d’avoir combattu ?

Les macronistes en mode puzzle

Édouard Philippe pâtit évidemment du désarroi de l’électorat et des cadres macronistes devant les échecs patents du président sortant. Un parti rétréci, sans dynamique, et aux mains d’un rival, l’autre ancien Premier ministre de Macron, Gabriel Attal. Celui-ci peine à exister, et, preuve de leur faiblesse commune, il vient de confirmer ce jeudi 7 mai la rumeur sortie le week-end dernier d’un accord de désistement entre les deux hommes en janvier prochain ! « On a tous les deux à cœur d’empêcher un second tour qui sera terrible pour les Français », a-t-il déclaré sur Franceinfo. Ce qui serait terrible, selon lui, ce serait un second tour Mélenchon-RN. Un double 21 avril finalement, et le macronisme qui avait voulu réunir droite et gauche en les dépassant aboutirait à leur effacement, laissant face à face l’extrême gauche et le camp national, alors en position de rassembler largement. Dans cette hypothèse, un ancien ministre de centre-droit, Luc Ferry, a déclaré cette semaine qu’il voterait Bardella sans hésitation. C’est bien la question qu’il faudrait aussi poser à ces candidats macronistes à la peine. Édouard Philippe avait préféré voter communiste et Attal LFI, il y a juste deux ans. Et là, que feraient-ils ? En responsabilité, comme ils disent…

Frédéric Sirgant, dans BV


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