. L’Iran menace notre porte-avions : et s’ils coulaient le Charles-de-Gaulle ?

Articles : Mai 2026Avril 2026Mar. 2026Fev 2026
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#webtube : Entre la gifle et la bombe atomique, nous n’avons pas vraiment de « grammaire de la dissuasion »… C’est désormais officiel : le porte-avions Charles-de-Gaulle, fleuron de notre Marine nationale, fait route vers le détroit d’Ormuz. Il est accompagné, selon la doctrine navale française, de son groupe aéronaval (GAN), c’est-à-dire d’un certain nombre de bateaux et d’avions qui vont l’appuyer dans son déploiement. En parallèle, le HMS Dragon, navire britannique, prend le même chemin. Effet d’annonce, peut-être, mais ce n’est pas rien que de mobiliser notre fleuron, même si la France, à ce stade, n’a pas proposé de débloquer le détroit d’Ormuz.

Pourtant, Kazem Gharibabadi, qui n’est pas le nom d’un boulevard parisien mais celui du vice-ministre des Affaires étrangères iranien, semble voir dans ce mouvement une menace envers le régime des mollahs. Il s’est donc empressé d’avertir la France et la Grande-Bretagne que la réponse de l’Iran serait « décisive et immédiate ». Depuis le Kenya, où il est en tournée africaine, notre Président, entre deux footings avec des marathoniens, a tenu à mettre les choses au clair : « Il n’a jamais été question d’un déploiement… mais on se tient prêt. » Bon. À quoi va servir ce porte-avions, alors ? On se perd en conjectures. Les États européens, même ceux qui, comme la Grande-Bretagne, n’appartiennent pas à l’Europe, ont toujours dit qu’ils apporteraient leur concours à une sécurisation du détroit d’Ormuz. Ils ont toujours affirmé, également, qu’ils ne débloqueraient pas eux-mêmes ce détroit. L’affaire semble donc entendue. Les commentateurs en sont réduits à commenter : les Iraniens ont inventé les échecs, les Américains ont inventé le poker ; quel jeu l’emportera ?

À ce sujet — [EDITO] Et maintenant, Macron dépossède les Français de leur langue !

Le raisonnement jusqu’à l’absurde

Toutefois… admettons que les Iraniens, dans un geste de folie, attaquent notre porte-avions. Admettons, comme dirait Jean-Marie Bigard dans son immortel sketch de la chauve-souris enragée. Il faut qu’ils nous visent sans que nous ne les détections. Nous avons des radars, des navires qui patrouillent dans le sillage du « Charles ». Mais admettons : ils nous visent. Nous avons des contre-mesures, des leurres, ils ne peuvent pas nous couler. Bon. Admettons qu’ils nous coulent. Oh, pas grand-chose de grave, une frappe zéro mort – du moins, c’est ce que l’on espère, car la mort d’un soldat français est toujours une tragédie intime. Alors, donc, ils frappent le porte-avions de manière à le toucher irrémédiablement et l’équipage évacue. Photos, vidéos, tweets et retweets, chaînes d’info en continu : le monde entier verrait, en contre-plongée aérienne, un grouillement de chaloupes abandonner le navire, tandis que s’enfoncerait, irrémédiablement, ce magnifique vaisseau dont nous sommes si fiers – à juste titre.

Pourquoi ce scénario morbide ? Parce qu’il s’agit, dans cette circonstance, de pousser le raisonnement jusqu’à l’absurde. Notre Président aime la projection de puissance, il aime dire que « pour être libre, il faut être fort, et pour être fort, il faut être craint ». Mais pendant ce temps-là, quand il n’est pas en train de rappeler à l’ordre le public d’« Africa Forward », il fait cuire des plats africains, sous le regard des caméras – deux séquences qui sont en train de devenir célèbres. Alors, s’il arrivait vraiment quelque chose à notre navire amiral, que se passerait-il ? Entre la gifle et la bombe atomique, nous n’avons pas vraiment de « grammaire de la dissuasion », parce que les trois derniers Présidents ont détruit notre outil de défense. Envoyer des troupes au sol ? C’est exclu. Frapper le territoire iranien ? Nous entrerions, de facto, dans une guerre dont nous ne voulons pas. Alors, tandis que notre porte-avions nucléaire sombrerait, provoquant une catastrophe écologique et un drame géopolitique, tout en nous déclassant définitivement aux yeux du monde, le cuisinier de l’Élysée, privé de tous les moyens de la puissance, n’aurait plus qu’à secouer les nouilles…

Arnaud Florac, dans BV

. Et maintenant, Macron dépossède les Français de leur langue !

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#webtube : Faire de la francophonie une occasion de cracher sur la France, c’est le propre de Macron… et de Mélenchon. En Égypte, ce 9 mai, Emmanuel Macron a inauguré un nouveau campus près d’Alexandrie. Pas n’importe lequel : celui de l’Université de la francophonie Senghor, « université internationale de langue française au service du développement africain ». Faut-il s’en étonner ? Le vibrant éloge de la francophonie auquel il s’est livré n’est pas exempt de mépris pour les locuteurs du doux pays de France.

Oublié, le Val de Loire

« L’épicentre de la langue française ne se trouve pas sur les quais de Seine mais dans le bassin du fleuve Congo »a-t-il déclaré. Une vision faussée par le parigo-centrisme, car l’épicentre de la langue française, historiquement, n’a jamais été la Seine mais le Val de Loire. Deux fleuves qui ne pèsent rien, face au Congo. Son bassin regroupe six pays et 155 millions de francophones. Suivant une vision quantitative des choses, là est en effet l’épicentre.

De la sorte, Macron dit clairement aux Français qu’ils n’ont aucun droit sur leur langue natale. Le centriste fait sienne une idée mélenchoniste. Selon le patron de LFI, en effet, la langue française « n’appartient plus aux Français » et il faudrait la rebaptiser en « langue créole »Mélenchon avait tenu cette thèse lors d’un colloque sur l’avenir de… la francophonie. Dans un monde en voie de « décolonisation » tous azimuts, un éloge de la francophonie doit passer par la dépréciation de la France et de ses autochtones.

À ce sujet — [POINT DE VUE] La grande idée de Mélenchon : débaptiser la langue française

L’arabe plutôt que le breton

L’année dernière, c’est aux langues des petites patries que s’en était pris Emmanuel Macron. Il avait accusé « ces langues vernaculaires, ces patois, ces différentes langues régionales » d’avoir été « un instrument, au fond, de division de la nation ». Il suffit d’écouter une fable d’Ésope lue en nos différents idiomes — comme le propose un site universitaire — pour mesurer l’appauvrissement qui résulte d’une telle logique jacobine. Cette logique a toujours cours, des élèves s’apprêtent à passer un bac basque… dans l’illégalité. Ce mépris de nos langues et langages qui ont fait la France, qu’il s’agisse du basque aux origines mystérieuses, de la langue d’oc des félibres ou de nos patois aux glossaires savoureux, émane de celui qui se déclarait, en 2021, « protecteur de la langue française et gardien de la richesse que constituent nos langues régionales ». C’est réussi.

« En même temps » qu’il reprochait aux langues régionales d’être des facteurs de division nationale, Macron favorisait l’enseignement de l’arabe dans l’Éducation nationale pour lutter contre le séparatisme ! D’où le décret n° 2022-916 du 21 juin 2022 signé, c’est de bon augure, avec l’Algérie. « L’arabe est la deuxième langue la plus parlée en France »a d’ailleurs souligné Macron, ce 9 mai« une réalité qu’il faut souvent rappeler ». Que l’arabe soit, possiblement, un ferment de division de la nation — bien davantage que l’alsacien, le cht’i ou le patois angevin —, il ne faut rien dire. Les quais de Seine ne sont pas encore l’épicentre de la langue arabe, mais persévérons !

Art, culture, langues : il ne nous reste rien

Macron a dénié aux Français tout art (« L’art français, je ne l’ai jamais vu »). Toute culture (« il n’y a pas une culture française, il y a une culture en France et elle est diverse »). Dans une tribune donnée au Figaro pour s’expliquer sur ce négationnisme, il en avait remis une couche. Dénonçant une culture « enchaînée à une religion » et la défense d’« une identité figée, rabougrie », il affirmait que « la culture française est un fleuve nourri de confluents nombreux ». On sait, désormais, que dans la géographie francophobe d’Emmanuel Macron, le fleuve Congo est le premier des affluents. Que reste-t-il aux Français ? L’appartenance à un monde global et fluide ne saurait tenir lieu d’identité.

Samuel Martin, dans BV

. Au 73e jour de guerre, Trump, toujours aussi irrésolu, paie le prix de son inconstance

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#webtube : S’il n’avait pas interrompu les frappes en 2025, alors que le peuple iranien était prêt à le soutenir, le régime aurait certainement chuté. Et s’il avait poussé son avantage il y a deux mois, comme le souhaitait Netanyahu, Téhéran ne fanfaronnerait pas comme aujourd’hui.

Aucun chef de guerre ne peut l’emporter s’il se montre indécis, hésitant et peu déterminé dans chacune de ses actions. Ajoutons à cette instabilité constante un déluge de messages contradictoires, de déclarations triomphales non justifiées, puisqu’à ce jour c’est toujours Téhéran qui mène la danse, surfant sur les reculs de Donald Trump.

Par conséquent, malgré ses rodomontades et l’écrasante supériorité technologique de son armée, Trump est tenu en échec par la théocratie chiite, en espérant toujours des négociations crédibles qui ne viennent pas. Tout cela peut durer des mois.

Au 73e jour de guerre, c’est Téhéran qui exige et Trump qui subit.

Comme le dit Netanyahu, le job n’est pas terminé et la menace nucléaire perdure.

Que demandent les Iraniens ?

– la fin de la guerre dans la région

– la levée du blocus américain des ports iraniens

– la libération des avoirs iraniens, bloqués depuis des années

– des réparations pour les dommages de guerre

– la reconnaissance de la souveraineté de l’Iran sur le détroit d’Ormuz

– et un vague calendrier pour traiter du nucléaire nucléaire

Ce à quoi Trump a répondu : Inacceptable !

https://www.linternaute.com/actualite/monde/9970081-guerre-en-iran-et-au-liban-des-propositions-mais-aucun-accord-de-paix-les-points-de-blocage

Le régime de Téhéran a aussitôt promis une « riposte forte et décisive contre les navires et les bases américains » en cas d’attaque.

Et pour faire bonne mesure il a menacé d’une « réponse décisive et immédiate » en cas de déploiement français ou britannique dans le détroit.

Ce à quoi Emmanuel Macron a répondu que la France n’avait « jamais envisagé » de déploiement à Ormuz. On se demande donc ce que le Charles-de-Gaulle va faire dans la zone tant que la paix n’est pas revenue. Sa mission : sécuriser mais sans intervenir. La tactique du « en même temps » sans doute…

Conclusion : personne ne sait où on va.

Netanyahu trépigne pour achever le travail, Trump temporise par peur des missiles sur les monarchies du Golfe et les bases américaines et les Gardiens de la Révolution continuent de mener tout le monde en bateau.

Quant au pétrole, il continue son yoyo autour de 100 dollars le baril.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque