. L’Égypte exige davantage d’argent européen pour « garder » ses migrants : 8,5 milliards d’euros par an, jugés insuffisants par Le Caire

Articles : Mai 2026Avril 2026Mar. 2026Fev 2026
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#webtube : Cinq ans après l’externalisation progressive de la politique migratoire européenne vers la rive sud de la Méditerranée, l’équilibre du donnant-donnant entre Bruxelles et Le Caire se tend. Le gouvernement égyptien affirme accueillir « plus de dix millions de migrants et de réfugiés » et chiffre le coût annuel de cet accueil à plus de 8,5 milliards d’euros. Pour les autorités du président Abdel Fattah al-Sissi, les milliards déjà promis par l’Union européenne ne suffiraient pas. Et le bras de fer se durcit.

Un partenariat « stratégique » à 7,4 milliards d’euros

En 2024, lors d’un déplacement très commenté de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen au Caire, l’UE a rehaussé sa relation avec l’Égypte au rang de « partenariat stratégique global » couvrant les domaines politique, économique, commercial, migratoire, sécuritaire et éducatif. Dans la foulée, Bruxelles a annoncé une enveloppe financière de 7,4 milliards d’euros pour la période 2024-2027, composée de 5 milliards d’euros de prêts à conditions avantageuses, 1,8 milliard d’euros d’investissements complémentaires et 600 millions d’euros de subventions. Sur ce total, 200 millions sont fléchés explicitement vers la « gestion des migrations ».

L’objectif assumé par les chancelleries européennes est limpide : faire de l’Égypte un État-tampon chargé de retenir, sur son sol, les flux migratoires en provenance de la Corne de l’Afrique, du Soudan, du Levant et de la péninsule arabique, afin qu’ils ne traversent pas la Méditerranée. Les autorités égyptiennes rappellent volontiers, dans leurs négociations, qu’aucune embarcation de migrants n’a quitté leurs côtes en direction de l’Europe depuis septembre 2016.

Une bataille des chiffres révélatrice

Le rapport de force se cristallise sur un point qui peut sembler technique mais qui pèse lourd dans les arbitrages budgétaires : le nombre réel de personnes accueillies. Le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty et le Premier ministre Mostafa Madbouly avancent le chiffre de plus de dix millions de migrants, réfugiés et demandeurs d’asile présents sur le territoire. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), de son côté, ne recense qu’environ 1,1 million de personnes enregistrées en février 2026, dont près de trois quarts de femmes et d’enfants.

L’écart, considérable, s’explique par les périmètres retenus. Le HCR ne comptabilise que les réfugiés officiellement enregistrés et les demandeurs d’asile en attente de statut. Les autorités égyptiennes y ajoutent l’ensemble des ressortissants étrangers résidant durablement dans le pays, en situation régulière ou non. Andrew Geddes, directeur du Migration Policy Centre de l’Institut universitaire européen, observe sans ambages, selon Euronews, que « les écarts de chiffres sont très significatifs » : pour Le Caire, ces nombres élevés servent à justifier des politiques et à amplifier la demande financière adressée à l’extérieur.

Soudan, Syrie, Palestine : un brassage que l’Égypte met en vitrine

L’origine des populations concernées est diverse : Soudanais, Syriens, Palestiniens, Sud-Soudanais, Érythréens, Éthiopiens, Yéménites, Somaliens, Irakiens. La guerre déclenchée au Soudan en avril 2023 entre l’armée régulière et les Forces de soutien rapide a profondément modifié la donne. Selon le HCR, les Soudanais constituent désormais le premier groupe avec plus de 830 000 personnes enregistrées en février dernier, et le nombre total de réfugiés et demandeurs d’asile a triplé depuis le début du conflit.

À la différence de la Jordanie, de la Turquie ou du Liban, l’Égypte ne dispose pas de camps formels ou de bidonvilles de toile. Les nouveaux arrivants se fondent — théoriquement — dans le tissu urbain du Caire, d’Alexandrie, de Damiette ou d’Assouan. Les autorités présentent ce modèle comme une réussite de l’« intégration ». Les agences humanitaires, elles, parlent plutôt d’une pression croissante sur le logement, les écoles, les hôpitaux et les services locaux, dans un pays qui compte déjà 120 millions d’habitants et traverse une crise économique sévère, marquée par une inflation urbaine de 14,9 % en avril 2026.

Une critique européenne étouffée par la realpolitik

Le partenariat n’est pourtant pas exempt de critiques au sein même de l’hémicycle européen. Des eurodéputés écologistes et des ONG ont dénoncé l’absence de garanties sérieuses en matière de droits humains, de protection de l’asile et de contrôle des financements. L’eurodéputée néerlandaise Tineke Strik (Verts/EFA), spécialiste des migrations, avait averti dès 2024 que la coopération avec le président Sissi aboutirait à « davantage de violence contre les migrants, davantage de répression, davantage de dissidents fuyant le pays ». Le rapporteur du Parlement européen pour l’Égypte, le Français Mounir Satouri, avait pour sa part rappelé que les sommes en jeu n’étaient pas des fonds privés mais bien de l’argent européen.

Plusieurs experts indépendants mandatés par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies ont alerté en mars sur une « campagne intensifiée d’expulsions, d’arrestations arbitraires et de violations des droits humains » visant les réfugiés sur le sol égyptien, particulièrement les ressortissants soudanais et syriens. Selon ces experts, les arrestations et expulsions se sont multipliées à partir de la fin de l’année 2025, sans évaluation individuelle des risques encourus en cas de renvoi.

La loi égyptienne sur l’asile, adoptée en décembre 2024, accorde par ailleurs aux autorités des pouvoirs étendus pour refuser ou révoquer le statut de réfugié, notamment au motif du non-respect des « valeurs et traditions égyptiennes ». Le Caire, lui, défend ses pratiques en évoquant des « mesures de précaution temporaires » destinées à vérifier les identités et à lutter contre les réseaux de passeurs et de trafic d’êtres humains.

Une dépendance européenne assumée

Au-delà des considérations morales, c’est bien une logique de dépendance que dessine le partenariat. Andrew Geddes le résume sans détour pour Euronews : le levier de l’Égypte sur l’Union européenne s’est considérablement renforcé à mesure que les gouvernements européens subissent la pression intérieure pour limiter l’immigration irrégulière. Plus la pression migratoire monte en Europe, plus la facture présentée par Le Caire s’alourdit.

L’agence onusienne aux réfugiés, prise dans cette équation, voit ses propres ressources s’effondrer. Le montant moyen disponible par réfugié en Égypte est passé d’environ 9,40 euros par personne et par mois en 2022 à moins de 3,40 euros en 2025. Le HCR a averti en avril que 20 000 familles, soit environ 87 000 personnes, risquaient de perdre toute aide financière si de nouveaux fonds n’étaient pas dégagés en urgence. À ce jour, seuls 2 % du budget nécessaire au programme d’assistance en numéraire pour 2026 ont été sécurisés.

Le précédent turc, en plus opaque

Le dispositif n’est pas sans rappeler l’accord conclu en 2016 entre l’Union européenne et la Turquie de Recep Tayyip Erdoğan, qui a vu Ankara devenir le gardien des portes orientales de l’Europe en échange d’enveloppes financières régulièrement renégociées à la hausse. Le modèle s’est étendu à la Tunisie en 2023, puis à la Mauritanie, et désormais à l’Égypte.

Le schéma est devenu un constant de la diplomatie migratoire bruxelloise : externaliser la gestion des flux vers des régimes peu regardants sur les droits humains, en échange de subsides présentés comme du « partage de responsabilité ». Le président chypriote Nikos Christodoulides a d’ailleurs récemment plaidé, lors d’un entretien avec Abdel Fattah al-Sissi, pour que l’UE assume davantage cette responsabilité collective.

Reste une question, sous-jacente à toute cette mécanique : combien de temps les opinions publiques européennes, déjà confrontées à des crises sociales et économiques internes, accepteront-elles de financer à fonds perdus une politique d’endiguement dont l’efficacité repose sur la bonne volonté — et la solidité financière — de régimes étrangers ? À mesure que la facture présentée par Le Caire s’alourdit, la réponse de Bruxelles risque, elle, de devenir de plus en plus difficile à justifier devant les contribuables européens.

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. Le GIEC redescend sur Terre : il n’y aura pas d’Apocalypse climatique

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#webtube : Les « experts » du climat révisent leurs maléfiques prédictions. Et c’est la grande victoire des climato-sceptiques que les ayatollahs du réchauffement climatique ont diabolisés et insultés durant des années, ignorant avec mépris les travaux des scientifiques les plus éminents, en désaccord total avec les écologistes intégristes imperméables au débat.

Souvenez-vous, quand le monde entier se prosternait devant Greta, une ado de 15 ans devenue la déesse de l’écologie par la grâce des médias hystériques. Plus elle insultait les grands de ce monde, jugés coupables de détruire la planète, plus ces derniers la remerciaient par des standing ovations. La planète des fous !

Le monde entier était en transes devant Greta, sauf Trump, qui avait balayé d’un revers de la main les conclusions de la COP 21, refusant de ruiner l’Amérique avec les délires climatiques des écolos. Il avait bien évidemment raison.

Comment l’homme pourrait-il influencer le climat et agir sur la puissance titanesque des éléments de la nature ? Quelle prétention ! Est-il pensable d’agir sur l’activité du soleil ? Est-il imaginable d’agir sur les courants marins, sachant qu’un simple mètre cube d’eau pèse une tonne ? Est-il possible d’agir sur les mouvements de la planète Terre ?

Or, le climat dépend de ces trois éléments et certainement pas de la pollution générée par nos activités industrielles. Trou dans la couche d’ozone provoqué par les aérosols, pluies acides détruisant nos forêts, troupeaux émetteurs de CO2, nécessité de la décroissance, tout cela se révèle n’être qu’une immense arnaque, profitant à quelques lobbys de l’environnement.

Que l’humanité se contente donc de combattre la pollution qu’elle génère, sans prétendre modifier le climat d’une planète qui a connu en alternance des périodes glaciaires et caniculaires depuis des millions d’années. La dictature de l’écologie punitive n’a que trop duré, portée par les modélisations bidon des « experts » du GIEC, refusant tout débat contradictoire.

Mais tout finit par changer, quand le bon sens devant les réalités reprend ses droits sur l’idéologie et le mensonge. Le GIEC dément ses propres prédictions de malheur.

« Depuis des décennies, des politiciens comme Al Gore, Clinton, Obama, les Verts partout sur la terre, le Vatican avec François, les financiers comme Soros ou Bill Gates nous prédisaient l’Apocalypse. » Toute vie sur Terre risquant de disparaître sans un sursaut planétaire contre le réchauffement.

Tout cela n’était que foutaises. Il n’est plus question de hausse des températures de 4 ou 5°, provoquant la hausse alarmante des océans, la destruction des récoltes et l’extinction de certaines espèces vivantes.

Avec ce retour à la raison, Trump jubile. Les Khmers verts avaient tort :

« BON DÉBARRAS ! Après 15 ans de promesses des Démocrates selon lesquelles le « changement climatique » allait détruire la planète, le Comité des Nations Unies sur le climat vient d’admettre que ses propres projections (RCP8.5) étaient FAUSSES ! FAUSSES ! FAUSSES ! »

Pour Trump, la supercherie n’a que trop duré.

Ce qui, malheureusement, ne mettra pas fin à l’arnaque des éoliennes et de la voiture électrique, qui sont des hérésies écologiques bâties à 100% sur le mensonge des lobbys concernés.

La disparition de l’humanité n’est pas pour demain, du moins pas à cause du climat. Mais l’homme étant capable du meilleur comme du pire, c’est peut-être l’arme nucléaire qui détruira un jour la planète.

Entre l’Iran qui veut se doter de l’arme atomique et l’illuminé  russophobe Emmanuel Macron qui veut partager notre dissuasion nucléaire avec l’Europe, le pire est toujours possible.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque