. Des fondements de la République : de l’insoumission à l’insurrection

Articles : Mai 2026Avril 2026Mar. 2026Fev 2026
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#webtube : Dans ce texte, comme d’habitude très engagé, Guillaume d’Aram de Valada présente la République comme un régime fondé sur une logique permanente de tension, d’insoumission et de menace insurrectionnelle, dont LFI et le maire de Saint-Denis seraient aujourd’hui les héritiers stratégiques. Il dénonce plus largement les contradictions idéologiques républicaines — égalitarisme, laïcisme, universalisme et culte de l’« homme nouveau » — en les décrivant comme les causes profondes d’un système lancé dans une fuite en avant politique et civilisationnelle.

Saint-Denis et la mise en scène de l’insurrection

La République n’est jamais en reste pour imposer ses impératifs et ses contradictions.
Ses défenseurs les plus acharnés savent en user jusqu’à profusion.
Ainsi, Jean-Luc Mélenchon, en créant son parti « La France insoumise », en fidèle thuriféraire robespierriste, n’a fait que mettre à jour, toujours un peu plus, un régime qui a toujours construit sa légitimité sur une guerre civile permanente.
À la faveur des dernières élections municipales, de nouveaux sans-culottes se sont vus hissés sur le pavois de certaines de nos villes, et pas des moindres.

Saint-Denis, la commune la plus importante du 93, est devenue l’ombre de notre Cité royale d’antan où dorment la plupart de nos rois. Elle est maintenant tombée dans l’escarcelle de LFI, le parti de la « France créolisée ».
Il n’aura pas fallu plus de 24 heures pour que son nouveau maire, Bally Bagayoko, affiche clairement la couleur, sans mauvais jeu de mots.
« L’allégeance » et la soumission furent clairement avancées dès le soir des résultats, comme dans le village le plus reculé du Mali, d’où est originaire le nouvel édile.
Sans revenir sur les premières polémiques instrumentalisées par les médias de grand chemin, faisant de cette nouvelle icône le chantre de la « Nouvelle France » mélenchoniste, attardons-nous sur les derniers épisodes.

À deux reprises, monsieur Bagayoko a eu l’occasion de monter le curseur de la provocation médiatique.
Ainsi affirme-t-il, sans aucun complexe, que la future élection présidentielle sera le théâtre d’une « insurrection populaire » si la candidate ou le candidat du Rassemblement National devait accéder à l’Élysée.
Le politologue pontifiant au sourire narquois, Alain Duhamel, dans son style habituel de commentateur niaiseux et ampoulé, s’est empressé de relever sur RTL « des propos très maladroits et quand même un peu exagérés de la part d’un maire d’une grande ville ».

C’est bien évidemment tout le contraire !

Prendre pour de la maladresse un appel à l’insurrection de la part d’une nouvelle figure emblématique de LFI, c’est se voiler la face et ne rien connaître de la vieille stratégie de la tension, ce vieil outil si cher à l’extrême gauche depuis des lustres.
Alors, en ramenant tout à un combat d’egos secondaire, les commentateurs zélés des tubes cathodiques n’y voient que la potentielle concurrence faite à Jean-Luc Mélenchon par ce nouveau bateleur de la foire « insoumise ».

Que nenni !
Il n’y a aucune concurrence ici.

Il s’agit tout simplement d’une logique consistant à concentrer l’attention en vue d’une échéance potentiellement explosive en 2027. Autrement dit : mobiliser ses électeurs et terroriser les autres.

Il y a fort à parier que cette nouvelle provocation ne vise pas seulement à mobiliser les troupes LFI contre le fascisme fantasmé, mais surtout à démobiliser ceux qui seraient tentés de voter pour le candidat RN dans la course à l’Élysée.
Dans la droite ligne du bon vieux terrorisme intellectuel, il s’agit d’infuser la peur aux électeurs.
Ils renonceraient alors à voter RN en se disant, dans le tribunal de leur conscience, qu’un tel geste les condamnerait à subir une insurrection violente qui s’en prendrait tout autant à leurs biens qu’à leurs corps.

Éternelle ficelle politicienne : jouer sur la peur.

La meilleure manière de casser la dynamique RN, c’est de glacer le sang de ceux qui le soutiennent.

Cette hypothèse pessimiste, je le concède, n’est pas uniquement le fait d’un raisonnement fustigeant la frilosité de la nature humaine. La recette a souvent très bien marché. Il suffit, pour s’en convaincre, de se rappeler un passé électoral pas si lointain.

La stratégie révolutionnaire : mobiliser, terroriser, conquérir

Résumer ses philippiques à des foucades passagères revient ni plus ni moins à ramener la vie politique à une comédie de boulevard où les acteurs s’affranchiraient du souffleur en improvisant leurs textes.

Il n’y a pas de hasard en politique.
S’il existait, nous ne serions pas en République depuis plus de 150 ans !
La Révolution française n’a pas été le fruit du hasard, seules les circonstances lui ont permis de conduire son chemin, tracé de longue date, jusqu’à son terme.
Le temps est un des leviers dans la conquête du pouvoir, et rien ne peut mieux la desservir que l’absence d’une véritable stratégie. Sinon, c’est du temps perdu qui ne se rattrape jamais.
Précisément, la stratégie de cette extrême gauche suit méthodiquement le précepte de « l’Archange de la Terreur », leur inspirateur le plus déterminé :
« Ce qui constitue une République, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé. » Saint-Just.

Mélenchon n’hésite jamais à ramener la République à lui, et à lui seul. Le temps travaille encore pour lui, il le sait. Il ne lui reste qu’à marteler les fondamentaux en repoussant toujours plus loin ceux qui pourraient lui faire de l’ombre : « La République, c’est moi ! »

Le maire de Saint-Denis est un voltigeur pour Mélenchon. Il lui permet d’accompagner sa stratégie du « moi ou le chaos ». Et comme tout bon voltigeur, Bally Bagayoko se doit, quand le terrain est miné, d’en accepter les risques. Le déminage viendra peut-être plus tard, ou pas.
Garder un terrain médiatique miné, c’est aussi la meilleure assurance-vie d’un système aux abois.

Les sorties médiatisées du maire de Saint-Denis renvoient notre vieille République jacobine à n’être que le jouet des plus résolus de ses enfants !
Ses autres progénitures politiciennes, en bons notaires voulant s’assurer la permanence d’une transmission sans encombre, ne font que s’opposer mollement aux incantations insurrectionnelles. Leur conformisme et leur incurie politique apparaissent comme le prélude d’une fin de règne.

Les dernières saillies de Bally Bagayoko font tout simplement correspondre l’insoumission et l’insurrection, comme le fil conducteur implacable de toutes les révolutions.
Cette prédiction, en forme de rappel, serait-elle suivie en nombre suffisant pour faire basculer la Cinquième République en un sac en Seine ?
Le Rassemblement National, arrivant peut-être au pouvoir, saurait-il faire face et pourrait-il répondre à cette menace révolutionnaire ?

C’est toute la question des suites potentiellement réservées au futur mois de mai 2027.

L’image donnée par les dernières émeutes urbaines, place de la Concorde, préfigurait une fois de plus ce qui nous attend.
Comme sur la maquette du bac à sable d’un jeu de guerre, le maître du jeu déplace les soldats de plomb bigarrés au fil de l’actualité, en préservant son avantage.
Le discours du maire de Saint-Denis ne sert, en quelque sorte, qu’à mobiliser les troupes en prévision du « grand soir ». Il instrumentalise la République en espérant que ses désirs deviennent réalité.

La mystification républicaine de l’« homme nouveau »

La République, que ça plaise ou non, reste engoncée dans son corset idéologique fondateur « des droits de l’homme et du citoyen ». Son humanisme de façade apparaît comme un évident sauf-conduit pour démagogues toujours en quête de respectabilité. Ces derniers se servent du dernier leurre du triptyque jacobin, la « Fraternité », comme une justification de leur inconséquence assurant une immigration extra-européenne toujours plus incontrôlée.

Sa quête perpétuelle d’Égalité, au détriment du devoir le plus élémentaire d’Équité, la rend encore plus fragile sans qu’elle n’en connaisse vraiment la raison.

Celle-ci est pourtant simple.

Quand on s’érige en architecte d’un « Homme nouveau » affranchi de toute transcendance autre que son émancipation, on se réveille tôt ou tard la tête dans le sac.
La « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen » porte en elle le germe destructeur de l’amnésie institutionnalisée. Comme si l’histoire de France devait définitivement commencer le 26 août 1789 !

« L’homme moderne a pris toutes ses précautions contre le sublime. Il en était autrement au Moyen Âge ; les hommes y attendaient perpétuellement quelqu’un qui les dépassât. Cela les exposait à bien des erreurs et à bien des risques, mais il y avait des portes ouvertes là où, maintenant, il y a des portes fermées. »
Abel Bonnard — Saint François d’Assise — 1934.

Voilà, peut-être, en résumé, la redoutable mystification républicaine de « l’homme nouveau ».
On a créé un être constamment fragile, manipulable à merci, et en quête d’un salut qu’il ne saurait trouver que dans le Code civil !

Et, à force de vouloir frénétiquement tendre vers plus d’égalité, il aura fallu couper des têtes jusqu’à en sublimer les inspirateurs au fronton de nos bâtiments publics.
La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de 2024, à Paris, nous en avait livré la plus abjecte illustration.

Eh oui, la guillotine n’a pas vraiment disparu !

Elle a seulement changé son billot et son couperet.
Le billot est symbolisé par l’universalisme le plus dévoyé et son couperet par le tribunal médiatique.

Comme des amoureux transis de ce régime, les républicains les plus sincères refusent de voir toutes les contradictions et les dérives sectaires de leur idéal politique. Sous couvert d’unité et de concorde nationale, ils pensent devoir s’imposer à eux-mêmes et à leurs obligés un univers indépassable où l’homme serait son propre Dieu.
Tout le combat pour l’instauration de la loi de 1905 sur la séparation de l’Église catholique et de l’État trouve son aboutissement dans cette impasse du laïcisme le plus sectaire déroulé inlassablement.

La laïcité, le « camion fou » et l’usine républicaine

Alors que le nouveau maire de Saint-Denis, dans le sillage de son gourou Jean-Luc Mélenchon, récite ses gammes, le gouvernement enfourche son vieux canasson de la laïcité fragilisée par l’obscurantisme religieux.
Et la droite, comme souvent pour ne pas dire toujours, lui sert de marchepied en s’imaginant apporter un outil plus efficace pour lutter contre « l’entrisme islamiste en France ».
Ainsi, monsieur Retailleau, fort de son passé d’étoile filante au ministère de l’Intérieur et dans son positionnement de candidat aux élections présidentielles, a cru bon de déposer une proposition de loi en ce sens. Passé le préambule en trompe-l’œil, le texte affiche clairement la couleur d’un nouveau délit : celui « d’atteinte aux principes de la République permettant la dissolution d’association ».
Le contenu n’est en fait qu’un outil supplémentaire au service d’une magistrature bien en place et toujours plus occupée à réprimer la dissidence du camp national qu’à combattre un islam installé durablement grâce à un laxisme militant.
Sous couvert de renforcer un arsenal législatif visant à réprimer les atteintes à la « laïcité républicaine », ce texte servira surtout de caution au projet de loi, sur le même thème, de l’actuel ministre de l’Intérieur.
Laurent Nuñez ne s’est d’ailleurs pas fait prier pour rappeler à l’ordre le sénateur Retailleau en considérant sa proposition de loi comme une « œuvre inachevée », en y ajoutant l’éternel refrain bien connu :
« S’attaquer à toutes les structures ou individus séparatistes ou ultraviolents, comme les groupes d’ultradroite », ceux « qui provoquent à la discrimination, la haine, la violence » ou « ceux qui ont pour vocation d’attenter à la République ».

Les associations royalistes ou de sensibilité identitaire n’ont qu’à bien se tenir ! Elles en ont malheureusement l’habitude depuis l’application de toutes ces lois liberticides en vigueur depuis plus de 50 ans.
Quant aux associations d’obédience islamiste et de confession musulmane, censées être la principale cible, elles sauront sûrement contourner le sujet en utilisant l’épouvantail institutionnel de la « lutte contre la discrimination ». Le totem viral du « vivre ensemble » sera à nouveau brandi comme l’ultime référence permettant d’écarter de ladite loi les exceptions cultuelles et culturelles.
Les promesses d’insurrection populaire de monsieur Bagayoko en cas d’accession au pouvoir du Rassemblement National seraient dérisoires si elles n’étaient pas le symptôme de la déliquescence d’un régime ayant usé jusqu’à l’os de concepts idéologiques fallacieux portant le germe de la pire des guerres civiles.

« La République gouverne mal mais elle se défend bien », selon Charles Maurras, et pour mieux se défendre, elle accélère. Elle fonctionne comme un « camion fou » qui fonce sur tout ce qui bouge !

Ce « camion », chargé à bloc dans sa longue remorque, nous fonce dessus le pied au plancher. Il est immatriculé aux îles apatrides et ne s’arrête jamais.
Il est polycarburant et avale de l’électricité comme du petit lait. Son autonomie ne semble avoir aucune limite. Il nous écrase, fait marche arrière et nous repasse dessus. Ce « camion » est fabriqué dans une usine ultramoderne, très sophistiquée, où la chaîne de production marche en trois-huit et aux trois points.
Et ce semi-remorque de 38 tonnes ne peut pas arrêter sa course folle, ses freins sont limés depuis le début.
Il marche au frein moteur.
Ceux qui évitent sa collision s’accrochent au rétroviseur et montent dans la cabine en applaudissant frénétiquement le maniaque qui conduit.
D’autres s’écartent et sautent dans la remorque et dévalisent la cargaison en la répandant sur la route.
Des cartons entiers d’utopie égalitaire alimentent les quartiers et les écoles. La tournée est permanente.
On ne semble jamais connaître la rupture de stock.

Bon, j’arrête là le cauchemar du « camion » fou !

Alors, que faire ?

« Il faudrait prendre les clés du camion », nous dit-on !
Changer la caisse et vider la remorque !
Et pourtant, pour commencer, il faudrait plutôt prendre d’assaut l’usine de fabrication.
Ce n’est ni plus ni moins ce que propose monsieur le maire de Saint-Denis à ses sans-culottes maternés au biberon du multiculturalisme triomphant, avant peut-être de profaner une fois de plus la nécropole royale de la basilique-cathédrale pour la plonger dans une fosse commune comme en octobre 1793.

Fermer le ban !

Guillaume d’Aram de Valada, Polemia

. Hantavirus : panique médiatique, le retour des télétoubibs ! I-Média – TVL

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#webtube : L’image de la semaine : Le maire de Saint-Denis appelle à l’insurrection Bally Bagayoko, le nouveau maire de Saint-Denis, menace de refuser le verdict des urnes et d’appeler à une insurrection populaire en cas de victoire du RN. Le dossier du jour : Télétoubibs, le retour de la médecine de plateau Les « experts » du Covid-19 viennent de se reconvertir en experts de l’Hantavirus et sans surprise, ils racontent tout et son contraire. Une période qui signe le retour d’Agnès Buzyn, de la comédie des masques FFP2 et de la chasse aux complotistes.

Les pastilles de l’info :

  • France Info s’emmêle les pinceaux avec Edouard Philippe
  • Patrick Bruel : l’intouchable rattrapé par ses mœurs !
  • Julien Dray : « Je ne veux pas vivre avec ces gens-là »
  • La DJ des JO Barbara Butch rémunérée par la mairie de Paris : le gros scandale à 42 000 €

Source : Youtube – Chaîne officielle TVL

. Ravier lâche un avertissement BRUTAL.. Le Sénat reste FIGÉ !

#webtube : Face à une assemblée totalement passive, Stéphane Ravier a lâché un avertissement d’une brutalité rare. Pas de langue de bois, pas de ronds de jambe diplomatiques : une confrontation directe sur les sujets qui fâchent. Mais le plus frappant dans cette séquence, ce ne sont pas seulement les mots employés… c’est la réaction du Sénat. Ou plutôt, son absence totale de réaction. Un bloc figé, presque pétrifié. Enfin une prise de conscience ?

Source : Youtube – focus politique

. Brasserie Kerfave, Canon français… : Quand cessera-t-on d’accepter qu’une minorité hystérique dicte sa loi et terrorise la majorité silencieuse ?

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#webtube : Quatre cents manifestants ce jeudi 14 mai 2026 à Pléguien, dans les Côtes-d’Armor, massés devant la microbrasserie Kerfave pour empêcher son inauguration. Une centaine d’élus, militants à Caen quelques semaines plus tôt pour réclamer l’interdiction administrative des banquets du Canon français, relayés manifestement par leurs copains journalistes ou pigistes. Des pétitions à la chaîne, des reportages à charge, des saisines de procureurs sur la base de témoignages anonymes invérifiables, des courriers de députés socialistes au ministre de l’Intérieur pour exiger des interdictions administratives préventives. Des maires socialistes — comme à Quimper — qui refusent qu’une entreprise privée légale tienne un événement dans leur commune au seul motif qu’elle déplaît idéologiquement à la majorité municipale. Une marque bretonne historique, Coreff, contrainte de se justifier publiquement parce qu’une de ses enseignes lumineuses a été aperçue en arrière-plan d’une vidéo militante. Une cabale médiatique permanente, une chasse à l’homme administrative, juridique, économique et psychologique organisée méthodiquement contre toute initiative jugée idéologiquement suspecte.

Posons la question clairement, sans euphémisme : jusqu’à quand ?

Jusqu’à quand allons-nous tolérer cette dérive ? Jusqu’à quand allons-nous accepter qu’une minorité idéologique — bruyante, hystérique, structurellement implantée dans certains médias, certaines universités, certaines administrations centrales, certaines préfectures, certaines mairies — décide à notre place ce qui peut s’exprimer, ce qui peut entreprendre, ce qui peut exister sur le territoire ? Jusqu’à quand allons-nous nous laisser insulter, calomnier, ostraciser, dénoncer, fichés, sans réagir, comme des moutons qui ne mesurent même plus le caractère totalement anormal de ce qu’on leur impose ?

Une attaque frontale contre les libertés individuelles les plus élémentaires

Soyons précis sur ce qui se passe. Ce qui est en jeu dans les affaires Kerfave et Canon français, ce n’est pas de savoir si l’on aime ou pas Erik Tegnér, Pierre-Édouard Stérin, Frontières, CNews, les banquets identitaires, les bières bretonnes ou les chansons de Sardou. Ce qui est en jeu, ce sont les libertés individuelles les plus fondamentales sans lesquelles aucune société libre ne peut survivre.

La liberté d’entreprendre. Deux gars montent une microbrasserie. Ils investissent leur argent, recrutent localement, achètent du houblon en circuits courts, brassent de la bière bio. C’est leur affaire. C’est leur risque. C’est leur droit le plus absolu. Qu’une foule de quatre cents militants vienne hurler devant leur établissement pour exiger qu’on les empêche d’ouvrir — voilà qui devrait susciter la révolte unanime de tous ceux qui se réclament un tant soit peu de la liberté. À gauche comme à droite, à Brest comme à Marseille. Or il n’en est rien. Au contraire : des élus de la République applaudissent. Des journalistes de service amplifient. Des préfets prennent des arrêtés d’interdiction « par crainte de troubles à l’ordre public » — mais l’ordre public est précisément menacé par ceux qui manifestent, pas par ceux qui ouvrent une brasserie.

La liberté d’opinion. Erik Tegnér dirige un média marqué à droite. Et alors ? Depuis quand exercer un métier médiatique d’opinion priverait-il son auteur du droit d’avoir aussi d’autres activités économiques ? Une journaliste de Libération peut-elle ouvrir une fromagerie sans qu’on lui demande de quel parti elle est ? Évidemment. Le contraire est-il accepté ? Évidemment pas. Cette asymétrie idéologique est désormais la règle dans le pays. Une moitié de la population se voit accorder tous les droits, l’autre moitié doit constamment se justifier d’exister.

La liberté de réunion et de fête. Le Canon français organise des banquets. Cent mille personnes y ont participé en quatre ans, sans qu’aucune violence, aucune plainte, aucun incident grave ne soit officiellement enregistré dans les centres concernés. Les gestionnaires de salles, les communes hôtes, les responsables locaux contactés par Le Figaro le confirment unanimement : aucun incident à déplorer. Mais cela n’empêche pas la presse parisienne militante de fabriquer des « saluts nazis » à partir d’extraits vidéo de quatre secondes où quelqu’un lève le bras — pour danser, pour saluer un ami, pour poser la main sur l’épaule d’un copain. Cela n’empêche pas un député socialiste de demander l’interdiction administrative pure et simple de tous les banquets futurs. Au nom de quoi ? Au nom de rien, sinon du fait que ces fêtes échappent au contrôle idéologique des bonnes consciences urbaines.

La liberté de consommer ce qu’on veut. Si je veux boire de la Kerfave, c’est mon affaire. Si je veux participer à un banquet du Canon français, c’est mon affaire. Si je veux regarder CNews, lire Frontières, écouter Radio Courtoisie, déjeuner au McDo ou manger végan — c’est strictement mon affaire et celle de personne d’autre. Le rôle d’un État digne de ce nom est de garantir que je puisse exercer ces choix librement, sans avoir à craindre les représailles d’une milice idéologique. Or aujourd’hui, en France, on ne peut plus consommer librement sans s’exposer au fichage social, à la dénonciation publique, voire à des sanctions professionnelles. C’est une régression civilisationnelle sans équivalent depuis les régimes communistes d’Europe de l’Est.

L’envers du décor : un mépris de classe sidérant

Le plus révoltant dans cette séquence, c’est le mépris de classe absolu qui transpire de chaque manifestation, de chaque reportage, de chaque pétition militante. Qui sont les manifestants de Pléguien ? Pour la plupart, des retraités confortables ou des étudiants venus donner des leçons d’éthique à des artisans bretons. Qui sont les signataires des pétitions contre le Canon français ? Des journalistes du XIᵉ arrondissement, des cadres associatifs salariés à 4 500 euros par mois sur fonds publics, des élus LFI qui vivent de la République qu’ils prétendent combattre. Qui sont les « lanceurs d’alerte » anonymes des reportages à charge ? Des militants encartés que les journalistes complices se gardent bien d’identifier.

Et qui sont, à l’inverse, les ciblés ? Des artisans, des entrepreneurs locaux, des paysans, des restaurateurs, des employés des classes moyennes périurbaines, des gens du « pays profond » comme on dit avec dédain dans les salles de rédaction parisiennes. Des gens qui n’ont rien demandé à personne, qui voulaient simplement boire un coup, danser, manger ensemble, retrouver un peu de convivialité dans un monde de plus en plus atomisé et triste. Ces gens-là sont désormais traités, par une caste militante qui ne les a jamais croisés et qui les méprise viscéralement, de « beaufs », de « réacs », de « néonazis », de « fachos », de « personnes peu recommandables » — comme l’a écrit textuellement le député socialiste Arthur Delaporte.

« Personnes peu recommandables. » Mesurons un instant la violence symbolique d’une telle formule, prononcée par un parlementaire à l’Assemblée nationale à propos de Français ordinaires venus manger ensemble. Mesurons ce que cela révèle de la haine froide qui anime aujourd’hui une partie de la classe politico-médiatique française envers ses propres compatriotes. Ce n’est plus du débat démocratique. C’est de la stigmatisation organisée.

Une cancel culture importée et structurée

Le procédé est devenu industriel. Premier temps : un média militant — France Inter, Charlie HebdoMediapartBlast, France Télévisions — produit un reportage à charge construit sur des témoignages anonymes invérifiables, des extraits vidéo savamment montés, des accusations à mots couverts mais à effet maximal. Deuxième temps : des élus LFI ou socialistes saisissent en cascade le procureur de la République, le ministre de l’Intérieur, les préfets, les maires concernés. Troisième temps : des collectifs militants — antifas, syndicats étudiants, associations subventionnées par l’argent public — organisent une mobilisation devant l’établissement visé. Quatrième temps : la pression économique fait son œuvre. Les fournisseurs prennent peur, les clients hésitent, les communes prennent leurs distances. L’entreprise visée est étranglée financièrement, socialement, symboliquement.

C’est exactement le modèle de la « cancel culture » anglo-saxonne, importée d’outre-Atlantique par mimétisme militant, et adaptée au contexte français avec une efficacité redoutable. Sauf qu’aux États-Unis, au moins, le Premier Amendement protège juridiquement les minorités d’opinion contre l’État. En France, c’est l’État lui-même qui se met au service du harcèlement des minorités d’opinion — par l’arsenal administratif préfectoral, par les ouvertures d’enquêtes judiciaires sur des bases extrêmement minces, par les pressions sur les commerçants, par la complicité de la haute fonction publique culturelle.

La Bretagne, en première ligne

Et la Bretagne dans tout cela ? Eh bien la Bretagne se retrouve, malgré elle, sur la ligne de front de ce conflit. À Pléguien, donc, pour Kerfave. À Quimper, pour le Canon français, dont la maire socialiste Isabelle Assih a refusé d’accueillir le banquet — et qui se retrouve aujourd’hui sous protection après les insultes reçues sur les réseaux sociaux. À Carhaix, où la brasserie Coreff s’est pensé courageuse en allant jusqu’à dénoncer publiquement la présence…d’une enseigne lumineuse au nom de sa marque. Dans toute la péninsule armoricaine, on sent monter ce climat malsain où chaque entrepreneur, chaque restaurateur, chaque artisan se demande désormais si la prochaine pétition militante ne viendra pas viser son établissement.

Ce qui me révolte particulièrement, en tant que Breton attaché à sa terre, à son peuple, à ses traditions, à sa langue, c’est de voir que cette cancel culture importée vise désormais frontalement le substrat culturel breton lui-même. Quand des manifestants antifas hurlent « pas de bistrots pour les fachos » devant une microbrasserie qui fait du bio et du circuit court, c’est aussi à un certain art de vivre breton qu’ils déclarent la guerre. Quand des élus de l’UDB se rangent ouvertement aux côtés de LFI pour réclamer l’interdiction administrative d’établissements bretons, c’est une trahison politique majeure d’un mouvement qui prétendait représenter la singularité bretonne et finit par la sacrifier sur l’autel du gauchisme parisien le plus standardisé. Quand les chants bretons et les binious résonnent à l’inauguration de Kerfave pour couvrir les slogans haineux des manifestants — voilà, en réalité, où se trouve la Bretagne authentique. Du côté de ceux qui font, qui produisent, qui vivent. Pas du côté de ceux qui interdisent, qui dénoncent, qui salissent.

Ce que nous voyons fabriquer sous nos yeux

Qu’on me permette d’écrire ce que beaucoup pensent confusément mais que peu osent formuler clairement : ce qui se passe va très mal finir. Les militants antifas qui hurlent devant une microbrasserie ne mesurent pas ce qu’ils sont en train de fabriquer dans les classes moyennes périurbaines, dans les bourgs ruraux, dans les zones d’activité économique. Les députés LFI qui demandent des interdictions administratives à tour de bras ne mesurent pas la rancœur qu’ils accumulent. Les journalistes parisiens qui fabriquent quotidiennement des reportages à charge à partir de témoignages anonymes ne mesurent pas le mépris que leurs concitoyens ressentent désormais à leur égard.

Le sentiment qui domine aujourd’hui en Bretagne profonde — celui que je rencontre dans les villages, dans les marchés, dans les fest-noz, dans les zones artisanales, dans les bars de campagne — n’est plus l’indignation. C’est la haine froide. La haine de ceux qui mangent à nos frais grâce à nos impôts mais passent leur temps à nous insulter. La haine de ces fonctionnaires culturels qui se croient légitimes à nous dicter comment penser, ce que nous devons boire, ce que nous devons manger, ce que nous devons regarder, qui nous devons fréquenter. La haine de ces militants subventionnés qui débarquent dans nos communes pour donner des leçons à des gens qu’ils méprisent et dont ils ignorent tout.

Cette haine s’accumule, jour après jour, à bas bruit. Elle se cristallise. Elle se transmet entre voisins. Et un jour — nul ne sait quand, nul ne sait sous quelle forme — elle débordera. Ce ne sera pas joli à voir.

L’absence pesante d’une riposte politique réelle

Et que font, pendant ce temps, les élus censés représenter cette majorité silencieuse qui n’en peut plus ? Le Rassemblement national, qui pèse pourtant 30 à 35 % dans tous les sondages, communique. Reconquête publie des tribunes. Les Républicains tweetent. Les régionalistes/autonomistes bretons attachés à la défense de leurs traditions et de leurs libertés individuelles regardent ailleurs. Pas un seul n’a jamais frappé un grand coup. Pas un seul n’a organisé une vraie mobilisation. Pas un seul n’a pris la tête d’une initiative législative ambitieuse pour interdire les campagnes de harcèlement économique organisé. Pas un seul n’a appelé clairement à une bataille culturelle frontale comme l’ont fait Meloni en Italie, Orbán en Hongrie ou Milei en Argentine.

Cette pusillanimité politique est, à bien des égards, complice. Elle laisse les citoyens livrés à eux-mêmes. Elle abandonne aux militants extrémistes de gauche le monopole de l’action de terrain. Elle entretient l’illusion confortable d’une opposition parlementaire raisonnable qui « gagnera en 2027 » — comme si les centaines de jours qui nous séparent encore d’une éventuelle alternance suffisaient à arrêter la machine à broyer qui s’est mise en marche dans le pays.

Pour conclure : quelques principes simples

Que tout cela cesse. Que cesse immédiatement la stratégie d’asphyxie économique et sociale organisée contre les entreprises et les citoyens jugés idéologiquement déviants. Que cessent les appels à interdiction administrative préventive d’entreprises légales. Que cessent les campagnes médiatiques fondées sur des témoignages anonymes invérifiables. Que cessent les saisines abusives de procureurs sur la base de rumeurs. Que cessent les manifestations d’intimidation devant des établissements privés. Que cessent ces tentatives répétées de terrorisme économique et social contre des Bretons et autres habitants de ce pays qui exercent simplement leur droit fondamental à entreprendre et à s’exprimer.

Et que ceux qui ne supportent pas l’existence d’une microbrasserie bretonne, d’un banquet du terroir, d’un média marqué à droite, se taisent et passent leur chemin. Personne ne les force à boire la bière Kerfave. Personne ne les contraint à participer aux banquets du Canon français. Personne ne leur impose de regarder CNews ou de lire Frontières. Qu’ils vivent leur vie selon leurs convictions, leurs goûts, leurs choix — comme nous demandons à vivre la nôtre selon nos propres convictions. Que la liberté d’entreprendre, d’opinion, d’expression, de réunion et de consommation soit strictement et totalement préservée pour tous, sans exception, sans condition idéologique, sans procès en sorcellerie permanent.

C’est cela, et seulement cela, qu’on appelle vivre ensemble dans une société libre. Pas le règne d’une minorité hystérique sur une majorité bâillonnée. Pas l’État policier à géométrie variable selon les opinions politiques des citoyens visés. Pas l’asphyxie économique organisée contre les déviants idéologiques. Pas la calomnie permanente comme mode normal de débat public.

Sinon — et je l’écris avec un sentiment d’urgence croissant, en pesant chaque mot — tout cela va très mal finir. Pour nous tous. Et d’abord pour ceux qui auront cru, jusqu’au bout, qu’ils pouvaient sans conséquences mépriser, insulter et humilier les peuples de ce pays.

Julien Dir

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. IA : les métiers manuels et de terrain parmi les moins remplaçables

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#webtube : L’intelligence artificielle bouleverse déjà le marché du travail, mais tous les métiers ne sont pas logés à la même enseigne. Selon un rapport de Digital Planet, 136 professions seraient aujourd’hui relativement à l’abri de l’automatisation. Un constat qui rappelle une évidence souvent oubliée par les tenants du tout-numérique : les métiers concrets, physiques, techniques ou relationnels restent beaucoup plus difficiles à remplacer que les tâches standardisées de bureau.

L’étude s’appuie notamment sur l’évolution des tâches réalisables par l’humain ou par l’intelligence artificielle, ainsi que sur des données économiques, le nombre d’emplois et les niveaux de salaire. À l’heure où les logiciels génératifs rédigent, codent, conçoivent des visuels et analysent des données, les professions les plus exposées sont logiquement celles qui reposent sur des productions intellectuelles facilement numérisables : rédacteurs, développeurs, webdesigners ou analystes.

Le retour en grâce des métiers du réel

À l’inverse, la liste des métiers les moins remplaçables met en avant un monde professionnel très éloigné des bureaux et des discours managériaux. On y retrouve les plombiers, couvreurs, électriciens du bâtiment, carreleurs, aides-charpentiers, charpentiers de marine, installateurs d’ascenseurs, techniciens de maintenance éolienne, poseurs de panneaux solaires, conducteurs de grues ou encore mécaniciens de chantier. Autant de métiers qui exigent présence physique, adaptation au terrain, savoir-faire manuel et responsabilité immédiate.

Le soin et l’accompagnement humain résistent également : infirmiers anesthésistes, kinésithérapeutes, ostéopathes, podologues, auxiliaires de vie sociale, accompagnateurs de personnes âgées ou puéricultrices. Même logique pour certains métiers de sécurité, de secours ou d’intervention : pompiers, policiers d’intervention, maîtres-chiens, plongeurs démineurs ou convoyeurs de fonds. L’IA peut assister, calculer, alerter ; elle ne remplace pas encore l’engagement physique, le sang-froid et la présence humaine.

La fracture qui se dessine déjà

Cette recomposition du marché du travail se laisse déjà entrevoir outre-Atlantique. Selon une analyse de Goldman Sachs publiée en 2025, les jeunes travailleurs de la tech aux États-Unis figurent parmi les premières victimes de l’essor de l’IA. Le chômage des 20-30 ans du secteur technologique aurait bondi de trois points depuis janvier 2025, tandis que les offres pour les emplois juniors auraient chuté de 35 % depuis janvier 2023.

La leçon est rude pour une génération longtemps encouragée à tout miser sur le numérique. L’avenir ne sera pas seulement aux ingénieurs de l’IA, mais aussi à ceux qui savent réparer, bâtir, soigner, conduire, intervenir, transformer la matière ou servir concrètement leurs semblables. Dans un monde saturé d’algorithmes, les métiers enracinés dans le réel pourraient bien redevenir les plus solides.

Arthur Keraudren

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. Agriculture : les pétrodollars du Golfe poussent nos paysans vers la sortie

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#webtube : Des fonds des Émirats touchent des millions d’aides PAC pendant que les agriculteurs français sombrent. Les chiffres ont l’élégance brutale d’un coup de pelle dans un champ déjà ravagé. Selon le Guardian, des entreprises liées aux Émirats arabes unis auraient perçu près de 70 millions d’euros d’aides de la PAC, entre 2019 et 2024, grâce à des dizaines de milliers d’hectares acquis en Roumanie, en Espagne et en Italie. Une situation qui scandalise jusque dans les rangs agricoles et pose une question explosive : à qui profite encore réellement la politique agricole commune ?

Des aides européennes qui prennent la route du Golfe

Le groupe agroalimentaire émirati Al Dahra, via sa filiale Agricost, contrôlerait à lui seul près de 57.000 hectares en Roumanie. Des terres agricoles européennes qui ouvrent mécaniquement le droit aux aides de la PAC. « Le problème réside surtout dans l’accaparement de nos terres par des fonds d’investissement ou des entreprises étrangères », explique, à Boulevard Voltaire, l’eurodéputé RN Gilles Pennelle, membre de la commission Agriculture du Parlement européen.

— Le20h-France Télévisions (@le20hfrancetele) May 14, 2026

Pour lui, le scandale dépasse largement la question des subventions. « La majorité des produits de ces exploitations possédées par l’Émirat y sont expédiés », souligne-t-il. En clair : des terres européennes, des aides européennes, mais une production destinée au Golfe. Même colère chez Christian Convers, agriculteur et ancien président de la Confédération rurale. « L’aide doit venir aux agriculteurs qui travaillent, il y a beaucoup de tri à faire », dénonce-t-il, auprès de BV. Avant d’ajouter : « On met de l’argent partout, sauf là où il y en aurait besoin. »

La grande braderie du foncier agricole

Au-delà des aides, c’est surtout la question de la souveraineté foncière qui surgit. Les exploitations agricoles françaises et européennes deviennent peu à peu les proies de capitaux étrangers disposant de moyens financiers colossaux. « Vu la crise agricole actuelle, les jeunes n’ont plus les moyens d’accéder au foncier. On est la proie de fonds d’investissement étrangers », alerte Gilles Pennelle. L’eurodéputé cite également les investissements chinois massifs dans les vignobles bordelais, phénomène dénoncé depuis plusieurs années.

À ce sujet — Après l’effondrement de l’industrie, voici celui de notre agriculture

Christian Convers évoque, lui aussi, des soupçons dépassant le simple enjeu agricole : « Derrière ça, il y a sans doute des intérêts de nations, d’espionnage. » Certaines acquisitions de terres proches de sites industriels ou militaires interrogent, nous explique-t-il.

Pendant ce temps, les agriculteurs français, eux, croulent sous les charges, les normes et les dettes. Chaque année, plusieurs centaines mettent fin à leurs jours dans un silence devenu presque administratif. Dans ce contexte, voir des groupes étrangers capter des millions d’euros de subventions européennes agit comme un révélateur brutal du malaise agricole.

L’Ukraine, future bombe à retardement de la PAC

Pour Gilles Pennelle, le dossier émirati révèle surtout une autre menace : l’éventuelle entrée de l’Ukraine dans l’Union européenne. « Si, demain, l’Ukraine rentre dans l’Union européenne, elle toucherait plus de primes PAC que la France, pourtant contributeur net », affirme-t-il. Selon les estimations avancées par l’élu RN, Kiev pourrait capter jusqu’à 11 milliards d’euros d’aides agricoles, contre environ 9 milliards, aujourd’hui, pour la France. Un bouleversement colossal pour une PAC déjà fragilisée par les négociations budgétaires en cours.

L’eurodéputé dénonce également le projet de Bruxelles de réduire de 24 % le budget agricole européen à partir de 2027 et de mettre fin à sa « sanctuarisation ». « Le budget agricole serait noyé dans une immense enveloppe où il y aurait aussi la défense ou l’immigration », avertit-il.

Une Europe qui protège les marchés, plus les paysans

Au fil des années, la PAC semble avoir changé de nature. Pensée à l’origine pour garantir l’autonomie alimentaire européenne et protéger les producteurs, elle apparaît désormais comme un immense mécanisme technocratique où les logiques financières prennent le dessus. Pendant que Bruxelles négocie le Mercosur, ouvre davantage le marché européen et empile les normes environnementales, les exploitants français disparaissent les uns après les autres. Les plus jeunes peinent à reprendre les fermes, étranglés par le coût du foncier et la concurrence mondiale.

« Le gros sujet est plus là que sur les aides », insiste Gilles Pennelle. Derrière le scandale des millions versés aux Émirats, c’est finalement une question simple qui ressurgit : l’Europe veut-elle encore une agriculture européenne ?

Yann Montero, dans BV

. Une présidente de fédération LR rejoint Éric Ciotti. L’hémorragie continue…

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#webtube : Le cycle de la fausse droite est terminé » plaide le RN marseillais. Coup de tonnerre dans le ciel marseillais. La présidente de la fédération LR des Bouches-du-Rhône, Laure-Agnès Caradec, annonce, ce 12 mai, « faire le choix de l’UDR ». Une nouvelle prise symbolique pour le Rassemblement national qui remplit un peu plus son escarcelle par le biais du parti d’Éric Ciotti. Étonnant ralliement, tant Laure-Agnès Caradec, qui fit ses armes sous Jean-Paul Gaudin, apparaissait comme une proche de l’ancien maire emblématique de Marseille. Devenue présidente de la fédération des Bouches-du-Rhône en 2023, celle qui est aussi vice-présidente du conseil départementale dirigea la campagne de Martine Vassal alors qu’elle-même se présentait dans les IXe et Xe arrondissements. « J’ai mené la campagne municipale avec loyauté, mais aujourd’hui, je choisis une ligne claire, une droite à la fois libérale et sans compromission », a-t-elle expliqué, sur X. « Bienvenue chez toi, Laure-Agnès, a réagi Éric Ciotti, tu fais le choix de l’UDR et du courage. Comme des milliers d’adhérents et cadres LR. »

Opportunisme et sincérité

Au Rassemblement national, on se réjouit d’un « ralliement extrêmement important ». Olivier Rioult, maire RN des XIe et XIIe arrondissements de la cité phocéenne, directeur de campagne de Franck Allisio aux municipales, y voit le prolongement de « l’union sacrée » que ce dernier a prônée durant toute la campagne. Une union des droites où tous ceux « qui ont des convictions patriotes » peuvent se retrouver, explique-t-il, à Boulevard Voltaire. Dans l’entre-deux-tours, certains cadres LR ont plaidé la cause d’un accord avec le RN qui caracolait en tête et pouvait espérer l’emporter dans un duel. Laure-Agnès Caradec fut de ceux-là. Le refus de Martine Vassal et son maintien entraîna la candidate des Républicains dans les abysses électoraux. Un crash à 5 %, son score au second tour.

Pourquoi Laure-Agnès Caradec quitte-t-elle sa famille politique au lendemain des municipales ? Après le score famélique de la candidate LR, les plus sceptiques soupçonneront un certain opportunisme. « Je ne suis pas certain que ce soit un choix de conviction ferme et déterminé », confie un cadre RN à BV, tout en s’inclinant devant le bénéfice « politique » d’un tel ralliement. D’autres diront que les figures politiques féminines sont trop rares, à l’heure de la parité obligatoire, pour faire la fine bouche. Chez LR, on s’interroge sur le sens et la conjoncture d’un tel ralliement. « C’est d’autant plus étonnant qu’elle n’est pas très marquée à droite, c’est vraiment une disciple de Gaudin », s’interroge un cadre LR, auprès de BV. Y a-t-il eu monnaie d’échange ? Au RN, on dément une telle hypothèse.

« Évidemment qu’on aurait voulu que les choses se fassent plus tôt, mais la vérité, c’est qu’il n’est jamais trop tard. » Olivier Rioult, qui croit à « la sincérité » et « aux convictions », affirme surtout avoir le regard fixé sur « l’élection mère » : « Pour 2027, nous avons besoin de toutes les bonnes volontés pour pouvoir remporter l’élection présidentielle. »

« Rassemblement des patriotes »

La droite marseillaise a-t-elle encore les moyens de se relever de l’échec de Martine Vassal ? La partie paraît compromise, même si, en politique, rien n’est jamais acquis. Au RN, on veut croire que le temps des Républicains est passé. « Ils ont pris conscience que le cycle de la fausse droite est terminé », plaide Olivier Rioult. Après un parti « sans consistance intellectuelle et idéologique », place à un « rassemblement des patriotes et de la droite sincère », développe-t-il. « Le socle sociologique électoral des Républicains s’est évaporé », abonde un fin connaisseur des arcanes de la ville. Le parti de Bruno Retailleau a perdu toutes ses mairies de secteur au profit du RN ou de Benoît Payan. Il ne dispose plus que de quatre malheureux conseillers municipaux. Un chiffre divisé par quatre. Dans les Bouches-du-Rhône se profilent désormais les élections sénatoriales. La sénatrice Valérie Boyer, qui se représente, se retrouve avec un Renaud Muselier dans les pattes. Le président Renaissance de la région PACA, figure de la droite provençale, appartient désormais à la Macronie et a annoncé vouloir rejoindre le Sénat. Achèvera-t-il de couler le navire LR qui peine à se maintenir à flot ?

Yves-Marie Sévillia, dans BV

. Le film « L’Abandon » dissèque le péril islamiste et n’est pas apprécié par la bien-pensance

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#webtube : On dit souvent qu’un dessin ou un schéma vaut parfois mieux qu’un long discours, c’est vrai aussi pour un film. Un scénario bien monté, des acteurs de qualité, une histoire tragique mais prenante valent mieux que tous les livres et articles sur le thème que l’on entend dénoncer. Ce film, réalisé paraît-il en toute discrétion l’été dernier, retrace la vie des onze derniers jours du malheureux Samuel Paty, professeur d’histoire et géographie dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine, assassiné et décapité par un islamiste tchéchène, le 16 octobre 2020. Il a été présenté hors compétition au festival de Cannes.

Ce film, tiré de l’ouvrage de Stéphane Simon, « Les derniers jours de Samuel Paty« , publié chez Plon en 2023, a bénéficié du concours de la très courageuse sœur de la victime, Mickaëlle Paty qui a été associée au scénario. Je ne vais pas raconter le film, il faut le voir. Les acteurs sont sobres mais excellents, et tous parfaitement crédibles. Le scénario est au cordeau et d’une efficacité redoutable. Le film dévoile les lâchetés de certains professeurs qui ont laissé tomber en rase campagne leur collègue, pour les pires raisons qui soient. Il retrace les carences de certains organes de l’Éducation nationale, et notamment des processus bien trop compliqués avec les services du rectorat ; des policiers du renseignement intérieur qui n’ont pas pris la réelle mesure du danger ; les services de la police municipale et nationale, qui ont cru que les choses allaient se calmer.

Sont parfaitement mis en exergue les mensonges et actions délétères d’une élève musulmane notamment très mal notée au sein de l’établissement, et qui multipliait les incidents, de ses parents qui l’ont soutenue inconsidérément, malgré la preuve de ses mensonges, d’un faux-vrai imam, fiché S de surcroît, ainsi que des réseaux islamistes qui visiblement ont pris le dessus et ont eu barre sur certains services de l’État, faisant régner la terreur grâce à la lâcheté des uns et la peur des autres. La technique de « l’islamophobie », si chère à la gauche et à l’extrême gauche française, y est bien mise en évidence et s’est montrée redoutable, et surtout le prisme de la victimisation qui a fonctionné à fond.

Comme le souligne l’excellent Pierre Marcellesi sur Boulevard Voltaire, « le réalisateur Vincent Garenq n’hésite pas à employer à l’écran les mots qui fâchent, « salafistes », « djihadiste », « fatwa » et surtout, « le cinéaste a l’intelligence de réduire au strict minimum la représentation de l’assassin, dont le visage est indiscernable ».
Mais il y a une autre raison pour aller voir ce film. Je la tire d’un article scandaleux du Huffpost titré : « Festival de Cannes : L’Abandon sur la mort de Samuel Paty, nous a gênés, et pas pour le scénario ». Qu’est- ce donc qui a gêné ce parangon de la presse de gauche, suintant le politiquement correct ?

Après avoir dit tout le bien qu’il pensait du scénario, de la réalisation, des acteurs, du déroulement des faits, « malgré ses qualités indéniables », l’auteur de cet article nous lâche sa vraie mentalité. « Ce qui cloche véritablement avec L’Abandon, ce sont les intentions que l’on peut prêter au projet initial… En plus d’un timing de promotion douteux » – (pourquoi donc ?) -, le journaliste arrive enfin, laborieusement, aux vraies raisons de son dégoût : « Le film est adapté du livre de Stéphane Simon, auteur du livre mais aussi producteur du film, connu… pour avoir lancé le web de Michel Onfray, aujourd’hui chroniqueur sur CNews… Sa société de production Open Media Factory s’est également démarquée en travaillant pour Marine le Pen, Valérie Pécresse lors de la campagne de 2022… difficile de ne pas y voir une forme d’opportunisme et de sensationnalisme embarrassant dans cette mise en image express des dernières heures de Samuel Paty ». Proprement hallucinant !

Et de rajouter fielleusement et hypocritement : « C’est donc un malaise profond qui nous habite une fois la projection du film achevé. Pas à cause de son contenu, mais de tout ce qui l’entoure ». Voilà donc la vraie raison, le film est bon à tout point de vue, mais il a été fait par des personnes qui seraient disqualifiées intrinsèquement pour le faire, compte tenu de leurs opinions politiques réelles ou supposées, de leur travail précédent ; c’est proprement scandaleusement atroce, raison de plus pour se précipiter voir ce film.

Michel Festivi, Riposte Laïque

. Bilan Macron : un décennat apocalyptique en quelques images

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#webtube : Tandis que Macron espère redorer son blason avant son départ, en vantant un bilan positif imaginaire, la dure réalité des chiffres ne trompe plus personne. L’illusionniste de l’Élysée ne fait plus recette et les citoyens qu’il n’a cessé d’ignorer ou de mépriser depuis dix ans comptent les jours qui les séparent de sa fin de mandat. Un jour de délivrance pour beaucoup.

Selon un sondage Elabe du 6 mai, 20 % des Français lui font encore confiance dont seulement 4 % qui lui font totalement confiance. Autant dire que si ce bonimenteur déteste la France et son peuple, s’il n’a que mépris pour notre histoire, notre héritage culturel et nos racines judéo-chrétiennes, les Français le lui rendent bien. Personne ne regrettera ce fossoyeur de la nation, qui n’a cessé de livrer notre pays aux délires mondialistes.

Non seulement Emmanuel Macron n’a tenu aucune de ses promesses de campagne ou presque, mais il nous a totalement ruinés, a encouragé une immigration de masse qui ne s’intègre plus et nous entraîne dans une guerre suicidaire contre la Russie, pays ami et allié qui nous a débarrassés de la barbarie nazie en 1945. Sans les Russes, Hitler aurait gagné cette guerre, car aucun débarquement allié n’aurait été possible.

Mais laissons parler les chiffres qui résument ces deux sinistres mandats, les plus désastreux de la Ve République, puisque la France n’a jamais été aussi endettée, aussi pauvre, aussi éclatée entre les communautés et aussi peu sûre dans les rues. Un coupe-gorge avec 44 000 attaques au couteau chaque année. Et que dire de l’effondrement de notre industrie, de notre agriculture, de notre école, de notre système de santé ? On nous a promis la start-up nation, nous sommes en faillite.

De l’héritage légué par le Général, il ne reste que des ruines. La France coule à pic devant ses voisins européens médusés. Aucun président n’a fait autant de mal au pays.

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En admettant qu’un leader compétent arrive à l’Élysée, doté d’un sens aigu de l’État, il faudra des décennies de gestion radicale pour résorber nos 3 500 milliards de dettes. Quant à l’immigration, si rien n’est fait pour la maîtriser, c’est la libanisation assurée dans dix ans.

Après 10 ans sous la coupe de notre narcissique Président, la France ne pèse plus bien lourd auprès des grands pays du monde, comme le dit Alain Minc.

Cela dit, la balle est désormais dans le camp des électeurs de 2027…

Voudront-ils sauver l’avenir de leurs enfants en écartant tous les partis qui ont déjà gouverné et coulé le pays, de l’extrême gauche à LR, en votant pour un vrai patriote ? Ou bien vont-ils enfoncer le dernier clou sur le cercueil de la France, en reconduisant un clone de Macron ?

Il ne peut y avoir de changement de politique avec les partis qui ont détruit le pays. Il est temps de donner une chance aux seuls partis qui ne sont aucunement responsables du naufrage de la France. Ce sont de jeunes battants comme Bardella, Marion ou Sarah qui sauveront le pays, certainement pas un revenant complice du désastre. Tous ces fléaux ayant déjà sévi n’ont que l’expérience de l’échec depuis quarante ans. A fuir !

Leur seul programme c’est gouverner au centre et sans les extrêmes. Air connu.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Connor’s trip in US : Etait-ce une erreur de prendre cette route ?

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#webtube : Connor a découvert certains des plus beaux emplacements de camping sauvage des US, nichés dans les montagnes des Cascades, entourés de lacs alpins et de chemins forestiers à perte de vue. Mais il y avait un hic : la route pour y accéder était bien plus accidentée et étroite que prévu.

#webtube : I found some of the most beautiful dispersed campsites I’ve ever seen high in the Cascade Mountains, surrounded by alpine lakes and endless forest roads. But there was one problem: the road getting there was far rougher and narrower than expected.

Dans cet épisode, je tracte ma caravane tout-terrain au cœur de la région des lacs d'altitude de l'État de Washington, à la recherche du camping isolé idéal. Ce qui commence comme une incroyable journée d'exploration se transforme rapidement en une décision difficile lorsque je m'engage sur un chemin déversé et accidenté, parsemé d'ornières profondes et où il est quasiment impossible de faire demi-tour.

Après avoir traîné mes béquilles de remorque et négocié avec précaution ce terrain difficile, je dois décider si le risque en vaut la peine ou si m'engager sur cette route était une erreur.

Après une longue journée de recherche, je trouve enfin un emplacement paisible et adapté à ma caravane, prouvant que parfois, la meilleure décision est de savoir faire demi-tour et de continuer à chercher.

Si vous aimez le voyage en 4x4, le camping sauvage, la vie en camping-car et l'exploration des forêts de montagne reculées, cet épisode est fait pour vous.

In this episode, I tow my off-road trailer deep into Washington’s high-elevation lake country in search of the perfect remote campsite. What starts as an incredible day of exploration quickly turns into a tense decision when I commit to a sketchy, off-camber road with deep ruts and almost no room to turn around.

After dragging my trailer jacks and carefully navigating rough terrain, I have to decide whether continuing is worth the risk—or if turning down this road was a mistake.

After a long day of searching, I finally find a peaceful campsite that’s actually suitable for my trailer, proving that sometimes the smartest decision is knowing when to back out and keep looking.

If you enjoy overlanding, dispersed camping, RV living, and exploring remote mountain forests, this episode is for you.

Source : Youtube – Buckskin Drifter