#webtube : On croyait ce fantaisiste plus porté sur la carte des vins que celle du tendre. On se trompait. Telle que le démontre cette déchirante déclaration d’amour de l’humble troubadour à l’adresse de la belle Delphine, duchesse de France Télévisions.
D’abord, il y a ces vers tout en pudeur, foudroyants de beauté : « Delphine si t’avais connu ma pine. On aurait été si heureux. Delphine si t’avais connu ma pine. On aurait été amoureux. Delphine si t’avais connu ma pine. Tu aurais eu les larmes aux yeux. Delphine si t’avais connu ma pine. Ça aurait été merveilleux. » Patrick Sébastien participe donc de cette auguste lignée d’amoureux transis, capables d’ouvrir leur cœur tout en baissant leur caleçon. C’est du François Villon ; mais en mieux.
Il va sans dire que la belle Delphine ne pouvait que succomber devant une telle ode. Elle aurait pu laisser tomber son mouchoir en dentelle, afin que son soupirant le ramasse d’une main empressée. Elle a préféré lui envoyer du papier bleu. Leur belle histoire se poursuivra donc devant les tribunaux pour « outrage sexiste ». Une telle délicatesse l’honore. « Va, je ne te hais point », souffle Chimène à Rodrigue. « Mon Patounet, je t’aime toujours et tu le sais. Signé : Ta Fifine », semble-t-elle lui susurrer. C’est beau.
On sent bien qu’elle brûle d’envie de voir leur idylle naissante étalée sur la place publique, afin que son bonheur soit connu de tous, qu’il éclate enfin au grand jour.
« On aurait niqué en gondole »…
On imagine ainsi sa félicité quand ses avocats diront tout haut ce qu’elle espère tout bas, lorsqu’il leur faudra pénétrer les détails de ce lyrisme amoureux : « Je t’aurais emmenée à Venise. On aurait passé des nuits folles. T’aurais visité ma tour de Pise. On aurait niqué en gondole. » À côté, Jacques Brel et son Ne me quitte pas ne fait évidemment pas le poids. « Moi, je t’offrirai. Des perles de pluie. Venues de pays. Où il ne pleut pas. Je creuserai la terre. Jusqu’après ma mort. Pour couvrir ton corps. D’or et de lumière. Je ferai un domaine. Où l’amour sera roi. Où l’amour sera loi. Où tu seras reine » ? Tout cela est d’un vulgaire achevé; pas la peine d’avoir fait Hypokhâgne pour en convenir.
D’ailleurs, au contraire de Jacques Brel, Wallon ethno-centré, Patrick propose à Delphine de s’ouvrir au vaste monde : « Je t’aurais emmenée dans les îles. Pour faire l’amour où il fait chaud. Tu aurais pu bronzer tranquille. En caressant mes noix de coco. Mes jolies noix de coco toutes blanches. De plus de cinquante ans. »
Les aveux d’un poète…
Et notre poète, c’est manifestement plus fort que lui, d’en rajouter dans le registre du marivaudage exquis : « J’ai longtemps hésité avant de sortir cette chanson (…) C’est de la farce, de la blague. La seule chose qui me fait peur ce serait qu’elle tape à ma porte en me disant : “Finalement je voudrais la connaître”… » Il est un fait que notre homme n’est pas du genre à exhiber sa p(e)ine.
Ces délicieux prémices sentimentaux, on les a déjà vus dans Le Bonheur est dans le pré (1995) d’Étienne Chatilliez, quand Eddy Mitchell s’épanche en ces termes auprès de Sabine Azéma : « Ça suffit ma belle, pendant des années, chaque fois que tu me rencontrais, tu me regardais en ayant l’air de dire que ma bite avait un goût. » C’est pourtant le début d’une sublime romance éthérée, digne des plus belles heures de cet amour courtois, jadis si cher à la civilisation médiévale. À tel point qu’il faut ensuite quasiment leur jeter un seau d’eau froide pour les déboîter l’un de l’autre.
Et maintenant ? Tout ce que l’on peut espérer, à l’occasion d’un procès à l’occasion duquel on sondera les esprits, mais surtout les cœurs, c’est que Patounet puisse enfin faire de même des reins de Fifine.
#webtube : Il est devenu impossible, en France, de passer une semaine sans qu’un élu de gauche ou d’extrême gauche n’exige l’interdiction de quelque chose. Un concert dans une ferme bretonne, une fête de quartier rurale, un banquet patriotique dans un parc d’expositions, une conférence universitaire, un festival, un spectacle, un livre, un colloque, une chaîne d’information, un compte sur les réseaux sociaux, un café associatif, un drapeau, une croix dans une crèche municipale, une statue, un nom de rue, un canon historique sur une place, le port d’un signe d’appartenance, l’utilisation d’un mot devenu suspect, une publicité jugée déplaisante. La liste s’allonge à mesure que la liste des choses encore permises se réduit, jusqu’à donner le sentiment, fondé, que la France glisse insensiblement vers une société de l’autorisation préalable où l’individu n’est plus libre de rien tant qu’il n’a pas obtenu le visa de quelque conseil de la pureté idéologique.
Ce mouvement n’est pas neuf. Il s’est accéléré ces dernières années à un rythme qui aurait paru proprement délirant à un Français des années 1980, voire des années 2000. Il puise sa source dans une logique mentale ancienne : la conviction qu’il existe, quelque part, un Bien commun objectif, identifiable par une élite éclairée, et que toute déviance par rapport à ce Bien doit être empêchée par la loi, par la pression sociale ou, à défaut, par le tabassage de rue.
Querrien, le canon de Quimper, le Cochon de Treffendel : le même schéma à l’œuvre
Les exemples bretons et hexagonaux récents sont d’une affligeante régularité. À Querrien, en pays de Quimperlé, quatre députés bretons de La France insoumise écrivent au préfet du Finistère pour exiger l’annulation d’un concert privé de black metal regroupant moins de quatre-vingts personnes dans une ferme. Les motifs avancés sont fondés sur des erreurs factuelles documentées et sur l’invocation d’un risque potentiel pour l’ordre public — l’ordre public de quoi, exactement, dans une grange perdue entre deux haies bocagères ? L’objectif réel saute aux yeux : éliminer un événement dont l’orientation idéologique déplaît, en faisant peser sur l’organisateur la menace administrative et médiatique.
À Quimper, le Banquet breton du Canon français a été annulé par la mairie de gauche après l’alerte d’une élue La France insoumise. Le motif officiel — des « débordements » imaginaires à l’autre bout du pays — était dérisoire. Le motif réel, là encore, transparent : la municipalité ne souhaitait pas voir son agglomération accueillir un événement marqué à droite. La rupture de contrat a été assumée et organisée, sans la moindre infraction de l’organisateur. À Treffendel, en Ille-et-Vilaine, c’est la fête du Cochon — manifestation festive séculaire — qui a fait l’objet de signalements répétés, sous prétexte que la consommation ostentatoire de porc constituerait une provocation envers une partie de la population. À Caen, à Rennes, dans toute la Normandie, dans tout l’Ouest, la mécanique fonctionne à l’identique : un élu signale, la presse régionale relaie sans recul, le préfet ou le bailleur cède, l’événement saute.
À chacun de ces épisodes, un même point commun : aucune infraction n’a été commise. Aucune justice n’a été saisie sur des faits avérés. Aucune procédure pénale n’a été ouverte sur des éléments concrets. La machine administrative et médiatique fonctionne en circuit fermé, à la seule lecture d’un courrier d’opinion d’un élu. Et tout cela, au nom de quoi ? Au nom du « vivre-ensemble », des « valeurs républicaines », du « risque de débordement », du « contexte sensible ». Autant de formules creuses qui dissimulent la réalité crue de la chose : l’élimination administrative d’opinions adverses.
L’égalité absolue est l’antichambre de l’oppression universelle
Cette pulsion d’interdiction n’est pas un accident de parcours. Elle découle d’une vision philosophique précise, qui irrigue toute la gauche française depuis deux siècles et qui domine désormais sans partage à l’extrême gauche : la conviction que l’égalité prime sur la liberté, et qu’il est légitime de restreindre indéfiniment la seconde au nom de la première. Cette inversion de la hiérarchie des valeurs est probablement la plus grande catastrophe intellectuelle de la modernité européenne. Là où la tradition libérale classique — qu’elle soit anglo-saxonne ou continentale — postulait que la liberté est première et que l’égalité ne peut s’envisager qu’en aval, dans le seul cadre d’une égale protection des libertés individuelles, la pensée égalitariste contemporaine renverse radicalement la formule : l’égalité doit être atteinte coûte que coûte, et la liberté n’est plus qu’une variable d’ajustement, sacrifiable dès lors qu’elle produit des situations jugées inégales ou choquantes.
Or l’expérience historique est sans appel. Toutes les sociétés qui ont tenté de mettre en œuvre cet idéal jusqu’au bout ont produit, sans exception, des massacres de masse. L’Union soviétique a tué entre vingt et soixante millions des siens, selon les comptages, dans les goulags, les famines organisées, les exécutions sommaires. La Chine maoïste a enseveli quarante à soixante-dix millions de paysans dans le Grand Bond en avant et la Révolution culturelle. Le Cambodge des Khmers rouges a liquidé un quart de sa population en moins de quatre ans. La Corée du Nord persiste à parquer sa population dans un cauchemar concentrationnaire dynastique. Cuba, le Venezuela chaviste, le Nicaragua sandiniste, l’Éthiopie du Derg, l’Angola de Neto, le Vietnam unifié : partout où l’idéologie égalitariste est passée du discours à l’acte, elle a produit des charniers.
Pourquoi ? Précisément parce que l’égalité absolue n’est pas un état naturel des sociétés humaines. Elle n’existe nulle part dans la nature, ni dans l’histoire. Elle ne peut donc être obtenue qu’en cassant violemment les structures, les hiérarchies organiques, les communautés, les libertés individuelles, les patrimoines hérités, les croyances religieuses, les structures familiales — bref, tout ce qui fait qu’une société tient debout. Une fois ces structures brisées, et comme elles repoussent inexorablement, il faut maintenir la pression révolutionnaire, donc l’oppression. La police politique, le Parti unique, les camps, le contrôle des consciences ne sont pas des dérives accidentelles du communisme : ils en sont la conséquence logique et nécessaire. Aucun communisme n’a jamais été démocratique, aucun ne le pouvait par construction, et tous ceux qui prétendent encore qu’« on n’a jamais vraiment essayé » mentent ou se mentent.
La version contemporaine, douce en apparence, oppressive en substance
Bien sûr, la gauche française contemporaine n’envoie pas — encore — ses contradicteurs au goulag. Elle préfère, conformément aux mœurs occidentales, recourir à la dissolution administrative de groupements, à la pression sur les bailleurs privés, au signalement préfectoral, à la déprogrammation, à la déplateformisation, à la cabale médiatique, à l’isolement professionnel, à la procédure-bâillon, au licenciement pour incompatibilité de propos, à la fermeture de comptes bancaires. Le résultat objectif est cependant identique en intention sinon en gravité : interdire à des concitoyens d’exister publiquement, de s’organiser, de s’exprimer, de se rassembler, de transmettre leurs convictions à leurs enfants, de pratiquer leur culte, d’organiser leur fête, d’élever leur drapeau.
Le mot communisme, prononcé aujourd’hui, fait sourire ou froncer le sourcil. Il appartiendrait au passé. Or l’esprit communiste n’a jamais cessé d’irriguer la gauche française, et particulièrement sa fraction insoumise. La conviction que la majorité doit imposer à la minorité ses normes morales, que l’État doit organiser la confiscation systématique des fruits du travail, que les enfants appartiennent d’abord à la collectivité avant d’appartenir à leur famille, que les associations doivent être surveillées, que les opinions doivent être triées entre acceptables et condamnables, que la propriété privée est un crime relatif et non un droit fondamental — toute cette mythologie, qui a produit les massacres du XXe siècle, est à l’œuvre aujourd’hui dans le discours quotidien de figures comme Marie Mesmeur, Pierre-Yves Cadalen, Mathilde Hignet, Murielle Lepvraud, Emma Fourreau ou tant d’autres qui occupent désormais des sièges à l’Assemblée nationale, au Parlement européen ou dans les conseils municipaux des grandes métropoles.
La complicité silencieuse de la droite
Mais ce serait trop facile, et profondément malhonnête, de désigner la seule gauche comme responsable de cette dérive. La droite française porte une part écrasante dans l’effondrement actuel. Pas par adhésion explicite, mais par lâcheté chronique. À chaque épisode de la mécanique liberticide décrite plus haut, la droite gouvernementale — celle qui occupe encore parfois Bercy, Beauvau, Matignon, et siège régulièrement au Conseil constitutionnel — cède au chantage moral. Elle valide les dissolutions administratives. Elle laisse passer les fermetures arbitraires. Elle ne défend pas les organisateurs lâchés par les communes socialistes. Elle ne prend pas la parole quand un préfet annule un concert privé sur la base d’une lettre d’opinion. Elle ne dénonce pas les municipalités qui rompent leurs contrats. Elle ne légifère pas pour protéger la liberté de réunion contre les pressions municipales. Elle ne s’oppose pas aux signalements abusifs au procureur. Elle laisse faire, en espérant que le verbe « modéré » la protègera, elle, le moment venu — alors même que la gauche radicale, l’expérience historique le prouve, ne fait jamais de cadeau aux modérés une fois en position de force.
Pire encore, une certaine droite collabore activement à l’entreprise. Elle appuie les dissolutions, croyant que celles-ci ne frapperont que ses adversaires politiques, sans voir que l’outil ainsi forgé pourra demain frapper ses amis. Elle participe à la cancel culture quand elle s’applique aux autres, sans comprendre qu’elle prépare son propre étouffement. Elle adopte le vocabulaire de l’adversaire — « extrémistes », « risque de débordement », « ordre public », « valeurs républicaines » — au lieu de défendre frontalement le concept simple de liberté de réunion, de liberté d’expression, de liberté d’association, de liberté d’entreprendre, de liberté d’éduquer ses enfants. Elle a abandonné la défense de la liberté à des marges intellectuelles isolées, à quelques journalistes courageux et à une presse alternative que la gauche entend désormais elle aussi étouffer.
Que reste-t-il à défendre ?
Il reste pourtant, dans la tradition européenne, un patrimoine intellectuel solide pour résister à cette dérive. Frédéric Bastiat, dans son immortelle Loi, expliquait dès 1850 que la liberté est première et qu’aucune fin sociale, fût-elle parée des plus beaux atours moraux, ne peut justifier sa restriction massive. Tocqueville, observant la démocratie américaine, avait pressenti les dangers du « despotisme doux » qu’engendre la passion égalitaire poussée à l’extrême. Bertrand de Jouvenel, dans Du Pouvoir, a analysé minutieusement comment la quête de l’égalité produit mécaniquement la croissance illimitée de l’État et la disparition des libertés concrètes au profit d’une liberté abstraite et inutilisable. Raymond Aron, à propos du totalitarisme, a démontré que les régimes égalitaristes intégraux sont toujours, par construction, des régimes oppressifs. Aucun de ces penseurs n’est lu aujourd’hui dans les écoles de la République. C’est sans doute, hélas, une partie de l’explication.
Et au-delà des grands auteurs, il reste le simple bon sens. Que l’on demande à n’importe quel Français, hors champ médiatique, s’il pense normal qu’un préfet annule un concert privé de quatre-vingts personnes dans une ferme. Qu’on lui demande s’il trouve normal qu’une mairie rompe un contrat de location signé pour des motifs d’opinion. Qu’on lui demande s’il trouve normal qu’un militant soit tabassé à mort pour ses idées. Qu’on lui demande s’il accepte que l’on dissolve administrativement un mouvement plutôt que de poursuivre individuellement les auteurs de violences. La réponse, on la connaît. Mais cette réponse silencieuse de la majorité ne pèse rien tant que les pouvoirs politiques, médiatiques et administratifs continuent de céder à la pression d’une infime minorité activiste qui sait, elle, ce qu’elle veut, et qui le veut farouchement.
La liberté ou la mort civile
Une société libre se reconnaît à un signe simple : tout ce qui n’est pas explicitement interdit est permis, et le périmètre des interdictions est étroit, précis et minutieusement justifié. Une société totalitaire se reconnaît au signe inverse : tout ce qui n’est pas explicitement autorisé devient suspect, et le périmètre des autorisations rétrécit chaque jour. La France, par dérive cumulative, glisse insensiblement de la première vers la seconde. Sans tank dans les rues, sans putsch militaire, sans révolution sanglante : par une accumulation patiente de règlements, de signalements, de dissolutions, d’auto-censures, de procès en sorcellerie médiatique, de lâchetés institutionnelles.
Il est encore temps de rebrousser chemin. Mais il faudra pour cela que la droite cesse de céder, que la presse cesse de relayer aveuglément, que les bailleurs privés cessent de plier, que les préfets cessent de signer ce qu’on leur demande, que les juges administratifs cessent de valider mécaniquement, et que les citoyens redécouvrent la formule lapidaire de Benjamin Franklin : ceux qui sont prêts à sacrifier une liberté essentielle pour acquérir un peu de sécurité temporaire ne méritent ni l’une ni l’autre, et finiront par perdre les deux. La France en est, hélas, exactement à ce point.
#webtube : En déplacement dans l’Ariège (09) à l’hôpital Lavelanet, lundi, le président Emmanuel Macron s’est fendu d’un commentaire sur «les mabouls» qui veulent «se fâcher avec l’Algérie». Il était alors agacé par les difficultés administratives que rencontrent les médecins possédant un diplôme étranger, notamment des Algériens, pour exercer en France.
Il y a des mots qui en disent long sur celui qui les prononce. « Mabouls », ainsi le président de la République a-t-il qualifié ceux qui, en France, osent s’indigner de la posture de capitulation permanente que leur pays adopte face à Alger. Un mot sorti de sa bouche avec désinvolture, dans un couloir d’hôpital, comme on chasse une mouche importune. Un mot dont l’étymologie ne laisse aucune place au hasard: « Maboul » vient de l’arabemahbûl, fou.
Laissons donc parler ces « mabouls »
Tout commence en février 2017, en pleine campagne présidentielle. Le candidat Emmanuel Macron accorde une interview à une chaîne de télévision algérienne et qualifie la colonisation de « crime contre l’humanité ». C’est ainsi que débute, dans une génuflexion spectaculaire, ce qui deviendra une constante de son action : la servilité érigée en diplomatie.
On vit ensuite les émeutes du printemps 2020, les attentats islamistes, analysés et réinterprétés sous le prisme de la guerre d’Algérie et de ses « mémoires manipulées ». Une politique mémorielle à sens unique, cultivée avec obstination, dont le bilan, sept ans plus tard, éclate à la face de chacun.
Car voilà où nous en sommes. François-Xavier Bellamy l’a dit avec une précision chirurgicale : « Le régime algérien insulte la France en permanence, refuse de reprendre ses ressortissants illégaux, agresse ses opposants réfugiés sur notre sol, détient toujours en otage un journaliste français. »
Faute de courage pour être ferme avec Alger, le président préfère insulter les Français qui refusent de se renier. La faiblesse revendiquée au sommet de l’État, et pour parfaire le tableau, exprimée en arabe dans le texte. Comme pour s’assurer que le message soit bien reçu à la bonne adresse.
On nous dit que la raison commande la retenue, que les relations bilatérales sont complexes, que la géopolitique réclame de la nuance. Soit. Mais la nuance est une chose, l’abaissement en est une autre. Il ne s’agit pas ici de se fâcher avec l’Algérie pour le plaisir, ni de rouvrir des plaies que le temps commence à cicatriser. Il s’agit de dignité nationale. Il s’agit de savoir, lorsqu’un partenaire vous méprise publiquement, que vous n’avez pas à sourire et à quémander davantage.
Alors oui, nous sommes les mabouls. Les mabouls qui pensons que la France n’a pas à s’excuser d’exister. Que la mémoire mérite d’être traitée avec équité de part et d’autre de la Méditerranée. Que la dignité d’un État se mesure aussi à sa capacité à dire non quand son honneur l’exige. Nous sommes les mabouls. Nous en sommes fiers. Et nous avons encore toute notre tête.
#webtube : Bilan de la semaine : Souveraineté,crises et vérités dérangées. Cette semaine a été marquée par une forte demande de décryptage sur des sujets de fond, loin des narratifs lissés. Vos lectures dessinent une tendance claire : une volonté de comprendre les rouages du pouvoir, qu’il s’agisse de la gestion de l’État français, des mutations géopolitiques ou des dérives idéologiques.En tête de vos préoccupations, on retrouve une critique acerbe du modèle libéral et des coulisses de l’audiovisuel public, signe d’une méfiance croissante envers les institutions officielles. La question de la survie — celle de nos paysans, de nos finances publiques ou de nos valeurs culturelles — a également largement dominé les débats.
L’exigence de vérité :Le succès de l’article sur la « faillite cachée » de l’État montre que la situation économique reste le premier sujet d’inquiétude.
Le regard vers l’Est :Les tensions internationales (Russie, Iran) continuent de captiver, prouvant que vous cherchez des analyses qui dépassent le cadre hexagonal.
La défense du terroir et de la culture :Du « sacrifice des paysans » à la figure de Boualem Sansal, vos lectures témoignent d’un attachement profond à la liberté d’expression et à la préservation de notre héritage.
Merci pour votre fidélité et pour la richesse de vos échanges !
#webtube : De l’abandon à la renaissance : bienvenue au Château Poséidon ! Dans cet épisode 41, on passe un cap majeur. On oublie les fenêtres brisées et la poussière des débuts ; aujourd’hui, le projet prend une forme concrète. C’est l’un des plus gros pas en avant depuis le début du chantier, et on se rapproche enfin de ce qui sera notre futur lieu de vie. On attaque les choses sérieuses, c’est parti !
#webtube : Avec Éric Coquerel, Bally Bagayoko, Sandrine Rousseau, Raphaël Enthoven et la direction du lycée Beltrame de Meyzieu. Aujourd’hui, dans Mieux vaut en rire, LFI à la rescousse de Master Poulet, Bally Bagayoko qui demande des excuses (sauf à Mélenchon) et Raphaël Enthoven fan de Jul.
#webtube : 36 % des Français font confiance au RN pour réduire la dette. Ils ne sont que 22 % à faire confiance à Renaissance… Lorsque nous passions des concours, il y a de cela six présidents de la République, nos chers professeurs nous rabâchaient, à juste titre, que tout compte, dans un concours : la moindre virgule à l’écrit, la moindre grimace à l’oral. L’élection présidentielle est un concours. Assez sélectif, il faut dire, mais un concours qui offre des débouchés plutôt intéressants, si l’on en croit le nombre de candidats potentiels pour 2027. Tout compte, dans un concours, mais il est probable que le sujet, certes important, de l’emploi du temps des collégiens et des lycéens, mis en avant sur TikTok, la semaine dernière, par le jeune candidat Gabriel Attal, sera sans doute moins développé que celui de la dette et du déficit publics.
Il faut dire que, jusqu’à présent, l’épreuve Dette et Déficit publics étaient affectée d’un coefficient assez ridicule, au concours d’entrée à l’Élysée. Tout compte, dans un concours, mais les candidats préféraient se concentrer sur les matières à plus fort coefficient : par exemple, l’épreuve sportive de Kärcher™ autotracté en banlieue chaude ou encore la chasse à la finance sur scooter de compétition. Il faut bien le reconnaître, il n’y avait guère que François Bayrou, qui fut trois fois candidat (2007, 2002, 2012) à l’agrégation présidentielle, à bûcher sur cette épreuve rébarbative qui, en plus, ne rapportait pas beaucoup de points. En gros, le jury – c’est-à-dire les Français – s’en moquait un peu.
81 % des Français préoccupés par la dette et le déficit
Après neuf ans de macronisme et, accessoirement, quelque mille quatre cents milliards d’euros de dette en plus, semble-t-il, le concours est en train de drôlement évoluer. En effet, un sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro révèle que 81 % des Français sont préoccupés par la dette et le déficit publics, soit quatre points de plus qu’en juin 2025. Nous l’évoquions la semaine dernière, chiffres d’Eurostat à l’appui, la France est l’homme malade de l’Europe. Être endetté n’est pas une tare en soi. S’endetter, à juste proportion, pour investir, c’est faire confiance dans l’avenir et préparer cet avenir. S’endetter pour fonctionner au quotidien, en revanche, c’est plus problématique. C’est malheureusement le cas de la France depuis des décennies. À cela s’ajoutent des budgets déficitaires depuis un demi-siècle. Un ménage qui vit comme ça termine interdit bancaire. Et les Français ont désormais compris que cette situation risque, à court terme, de se répercuter sur leur propre situation.
D’où une évolution probable du concours. Du reste, ce sondage Odoxa-Backbone nous apprend que les Français ont déjà leur petite idée, non pas sur le niveau des candidats, mais sur celui des classes préparatoires qui, du matin jusqu’à tard le soir, les font bûcher sur de noirs bouquins en vue de l’épreuve reine. Ces classes prépa, vous l’aurez compris, ce sont les partis. Et là, il faut reconnaître que ce n’est pas brillant. En bas du tableau, le Lycée LFI : seulement 16 % des Français leur font confiance pour affronter la question de la dette et du déficit. Converti en note sur 20, ça fait 3,2/20. Dans un monde sérieux, c’est la note éliminatoire assurée. On a dit dans un monde sérieux…
Un peu moins mauvais, le lycée des Écolos (réputé pour son organisation de classes vertes) ne récolte que 20 % de Français qui leur font confiance (4/20). Avec un tel niveau, le proviseur, qui tient à ses palmes, n’envoie pas ses élèves au concours et les oriente vers autre chose. Viennent ensuite, en peloton groupé, les lycées socialiste et… Renaissance, avec seulement 22 % de confiance (4,4/20). Pourtant, le premier a fourni des promos entières de magistrats à la Cour des comptes. Quant au lycée Renaissance, on a même fait élever dans sa cour d’honneur un monument à son plus illustre élève, statufié en Mozart de la finance. La plupart des grands patrons, d’ailleurs, ne juraient, jusqu’à récemment, que par ce lycée.
Le « tableau d’honneur »
Enfin, en tête de ce classement, dans le « tableau d’honneur », si l’on peut dire ainsi, on trouve les lycées Les Républicains et Rassemblement national. Respectivement, 34 % et 36 % des Français leur font confiance pour préparer les épreuves de réduction de la dette et du déficit (6,8/20 et 7,2/20). Pas brillant, mais vu le niveau de nullité des autres, on frôle les félicitations du jury. Et puis, c’est un concours. Pour LR, il est possible que le label « parti de gouvernement » – quoique, aujourd’hui… -, mais aussi le lointain souvenir de figures comme Pinay et, plus récemment, de Balladur, aient joué dans ce classement des Français. Et pour le RN ? Est-ce le fait que la plupart des municipalités RN, depuis 2014, ont réduit la dette de leur commune ? Allez savoir. Tentons une autre piste d’explication : et si l’intention du RN de s’attaquer sérieusement à la question de l’immigration et à son coût pour le pays y était un peu pour quelque chose ? Allez savoir, là aussi.
#webtube : Je pourrais m’abonner aux chaines de télévision françaises et les recevoir chez moi à Las Vegas comme si j’étais en France. (Guy Millière)
Je me contente de la partie de leur contenu qui est placée sur YouTube, et c’est amplement suffisant. Parfois je regarde une émission en entier, mais c’est très rare, et comme je le dis parfois en répondant à des commentaires, c’est en général en la regardant au second degré. Les émissions les plus pertinentes sont celles diffusées par Radio J et i24 news, une radio juive et une chaîne de télévision israélienne, ce sont aussi celles venant de CNews et Europe 1 (avec parfois quelques manques), c’est tout. Je ne veux surtout pas payer un centime pour recevoir les autres chaines. Et ce que je trouve dans la presse écrite française, hors de quelques rares articles, est au mieux très aseptisé, souvent très déformé.
Seuls ceux qui sont profondément ancrés dans un prêt à penser franco-français peuvent encore imaginer que le Figaro n’est pas un journal de gauche (chaque jour il y a un article négatif et perfide sur Trump, parfois deux, et les articles sur les Démocrates sont toujours élogieux, et on retrouve le même type de biais sur de nombreux sujets). Il en va de même pour les magazines Le Point et l’Express, et je ne parle, bien sûr, pas du Nouvel Observateur.
Seuls ceux qui ne perçoivent pas à quel point la transmission d’information en France est très largement biaisée peuvent penser que celle-ci est « pluraliste ». Essentiellement, elle ne l’est pas. Et je dirai même qu’elle l’est de moins en moins. Et j’en fais l’expérience personnelle. J’écris des livres et des articles depuis une cinquantaine d’années. Mes positions n’ont pas changé. Il en va tout autrement du contexte français qui, lui, a beaucoup changé. J’ai écrit dans le Figaro quand c’était encore un journal conservateur, dans le Quotidien de Paris aujourd’hui disparu, dans Causeur, jusqu’au jour où j’ai envoyé un article positif sur Trump. Il m’est devenu quasiment impossible de publier en France et d’être invité à parler à la radio et à la télévision. Et ce n’est pas la distance qui fait obstacle. Je peux parler sur des chaines israéliennes, et quand je suis invité sur Newsmax, chaîne américaine, je suis à 4500 kilomètres des studios.
Avant que je parte aux Etats-Unis, des chaines de télévision françaises m’invitaient encore, mais de plus en plus rarement. Frédéric Taddei, un homme respectueux de la liberté de parole, et que j’estime, m’invitait souvent : je sais que cela déplaisait à la direction de la chaîne, car il me l’a dit. Il n’est plus sur aucune chaîne. L’un de mes éditeurs m’a dit que pour de nombreux commentateurs, j’étais le « diable ». CNews m’a invité quatre fois en cinq ans. J’espère que cela se fera plus fréquent, mais je n’en sais rien.
Je suis libéral économiquement, et conservateur culturellement. Je suis proche depuis longtemps du Parti Républicain américain et j’ai compté parmi mes amis Martin Anderson, principal conseiller de Ronald Reagan à la Maison Blanche. Je défends résolument Israël et mes positions sont celles du Likoud, le grand parti conservateur israélien, j’ai une profonde estime pour Binyamin Netanyahou et je décris Mahmoud Abbas comme un chef de bande terroriste, car c’est ce qu’il est. J’ai de l’estime pour Donald Trump, et j’ai été invité à Mar-a-Lago par le CEO de Newsmax, Chris Ruddy, un homme admirable qui aime ce que j’écris en langue anglaise, et j’ai pu rencontrer Trump grâce à lui. Tout cela est censé faire de moi un « fasciste ». J’ai connu l’époque où un fasciste était un partisan de la dictature et un antisémite, je suis exactement l’inverse. Quand j’ai été rédacteur en chef d’une grande revue libérale aujourd’hui disparue, j’avais choisi pour slogan une phrase de Goethe : « Quand les mots perdent leur sens, les hommes perdent leur liberté ». J’ai publié dans la revue Alexandre Soljenitsyne, Mario Vargas Llosa, Jean-François Revel, Ronald Reagan, Margaret Thatcher, Binyamin Netanyahou, Vladimir Boukovsky, Nathan Sharansky (j’ai traduit du russe ses écrits quand il était encore un refusenik en prison), entre autres. Tous des « fascistes » sans doute.
Les mots en France ont perdu leur sens et les Français perdent leur liberté. Lorsque j’ai été président de l’Institut Turgot à Paris, tous les financements venaient d’entreprises américaines, les grands entrepreneurs français que j’ai rencontrés m’ont dit apprécier le travail de l’institut, mais ils m’ont tous répondus que s’ils s’affichaient comme libéraux, ils auraient des problèmes avec le fisc français. Sans doute aurais-je dû rencontrer Vincent Bolloré à l’époque, un homme dont j’admire le courage.
On m’a conseillé plusieurs fois de changer ma façon de parler, et de m’autocensurer (les gens qui m’ont conseillé passent aujourd’hui souvent à la télévision et s’autocensurent très nettement), et on m’a suggéré de dire par exemple, « bien sûr que Binyamin Netanyahou est un homme d’extrême droite détestable, mais il fait quand même des choses positives ». Je ne l’ai jamais fait. Une phrase à moitié mensongère et insultante est à mes yeux une phrase mensongère et insultante. Les phrases à moitié mensongères et insultantes en France côtoient les phrases totalement mensongères et pleinement insultantes. Je garde de l’un de mes maîtres à penser, Friedrich Hayek, dont j’ai traduit et adapté et fait publier plusieurs livres en langue française, une éthique intellectuelle. A mes yeux, respecter ceux à qui on s’adresse implique de respecter les faits et de s’efforcer de dire la vérité. La tâche d’un intellectuel est de donner à comprendre et à connaitre. Si on s’écarter de cette tâche, on devient un imposteur (j’ai d’ailleurs écrit un livre sur ce thème : Voici revenu le temps des imposteurs). L’imposture prédomine aujourd’hui dans les médias français.
Je dois dire qu’elle prédomine aussi dans une large part des médias américains, mais elle n’y est pas omniprésente. Je peux écrire ici pour le Gatestone Institute dont je suis Senior Fellow, et je suis libre d’écrire ce que je veux, à condition que ce soit factuel et pas mensonger. Le Gatestone Institute est l’un des grands think tanks américains, et j’ai, par mes articles écrits pour le Gatestone Institute, des lecteurs anglophones dans le monde entier.
En français, je ne peux écrire que sur Dreuz, et le travail de Dreuz devrait être plus connu. Je n’ai pas proposé d’article au JDD, Journal du Dimanche, je devrais le faire, mais je ne veux pas risquer de perdre mon temps, et à mon âge chaque instant est précieux. Que je ne puisse, pour l’heure, publier que sur Dreuz en langue française et sans risquer d’être censuré est, je pense, très significatif. Le fait que j’ai choisi de vivre à dix mille kilomètres de la France m’empêche de me rendre sur des plateaux, c’est peut-être, pour partie, un obstacle, mais je ne regrette pas mon choix. Certains de mes passages à la télévision quand je vivais encore en France m’ont valu des menaces de mort et des agressions dans la rue à Paris. Ma famille a été menacée. Je suis heureux et libre à Las Vegas.
Je le dis en tout cas, le risque d’agression fait partie des éléments qui poussent aussi des commentateurs en France à s’autocensurer, et le risque est très réel, j’en atteste.
Toujours est-il que ce que je viens d’écrire a globalement des conséquences, et je pense utile d’insister sur ce point.
Dès lors qu’il est quasiment impossible en France de dire la vérité sur Donald Trump, sur son action, sur le Parti Démocrate, tout comme il était impossible auparavant de dire la vérité sur l’administration Biden et sur l’administration Obama, l’opinion très massivement prédominante en France est que Biden a été un bon président et n’est devenu sénile qu’à la fin de sa présidence, qu’Obama a été merveilleux et rédempteur, et que Trump est un ignoble personnage, peut-être fou, totalement ignorant et incompétent, et entouré de gens aussi incompétents que lui qui mènent les Etats-Unis vers le naufrage. Les Etats-Unis étant la première puissance du monde, l’opinion qui a été installée dans la tête des Français n’a qu’une importance mineure : elle mène néanmoins à justifier certaines politiques prises par Macron et son gouvernement, elle peut rendre informulables certaines idées. Si vous proposez d’expulser massivement les immigrants illégaux coupables de crimes, on vous dira que c’est ce genre de politique qui a conduit l’ICE à tuer de braves gens innocents à Minneapolis (et bien sûr, on ne vous dira nulle part, sauf sur Dreuz, ce qui s’est réellement passé à Minneapolis). Les Etats-Unis sous Trump sont décrits de manière si épouvantable en France que le nombre de touristes français se rendant aux Etats-Unis est en très forte baisse (plus de 40 %). Et je ne parle pas de ce qui se dit sur la guerre contre le régime iranien : les dizaines de milliers d’Iraniens massacrés par le régime sont totalement oubliés, les menaces génocidaires du régime envers Israël et son peuple sont totalement oubliées aussi, le soutien du régime au terrorisme islamique mondial est lui-même laissé de côté, l’immense danger qu’aurait représenté une arme atomique aux mains de fanatiques n’est plus guère évoqué, et il se dit même parmi les journalistes français le régime iranien a gagné la guerre et qu’on se demande pourquoi Trump et Netanyahou ont attaqué l’Iran.
Lorsqu’il s’agit d’Israël, l’absence de vérité et l’omniprésence du mensonge sont bien plus graves, car Israël est l’État juif, et traiter Netanyahou d’homme d’extrême droite, dire que l’armée israélienne perpètre des massacres, fait clairement monter l’antisémitisme et renforce la haine anti-juive des musulmans français, et ce n’est pas un hasard si depuis des années les Juifs qui le peuvent quittent la France par milliers.
Je n’ai pas de sondages sur le sujet, mais je suis persuadé, effet des grands médias, qu’une majorité écrasante de Français considèrent que Viktor Orban en Hongrie était un sinistre personnage complice des crimes de Vladimir Poutine. Je suis persuadé aussi qu’une majorité écrasante de Français ignorent tout de la réalité de la situation en Ukraine et de l’ampleur de la catastrophe qui touche le pays. Et combien de Français pensent que le blocage par le régime iranien du détroit d’Ormuz est un cataclysme qui va ravager la planète entière ? Combien de Français pensent que les « Palestiniens » ont droit à un État ? Combien savent que toutes les organisations palestiniennes sont terroristes et on des buts génocidaires ? Que dès l’enfance on apprend aux petits « palestiniens » que leur devoir se terre est de tuer des Juifs en faisant des attentats ou en recourant à l’égorgement au couteau ? Le formatage des esprits par les grands médias français fait accepter des politiques profondément délétères pour le monde et pour la France. Hélas, ce formatage s’accentue.
C’est pour cela que je crains que le déclin, le changement de population, l’effacement civilisationnel se poursuivent en France, et ce qui se passe en France se passe ailleurs en Europe, d’une manière similaire.
Les Etats-Unis ne sont pas épargnés, non, et au vu de ce qu’est devenu le Parti Démocrate, son retour au pouvoir aurait des conséquences cataclysmiques pour les Etats-Unis et pour la planète entière. Ce ne sera pas dit en France, je sais.
Personne ne dit en France, à part moi, que le Parti Démocrate est devenu un parti d’extrême gauche résolument destructeur.
Faire un travail intellectuel digne de ce nom en France est devenu très difficile, presque impossible. Cela reste plus facile aux Etats-Unis. La gangrène gauchiste ronge la plupart des grandes villes du pays. New York, la ville où ont été perpétrées les attaques islamistes du 11 septembre 2001 a aujourd’hui un maire islamiste. C’est la plus grande ville juive des Etats-Unis et le maire est antisémite, donc le péril monte. Il y a sept ou huit ans, les saucisses de hot dogs vendues dans les rues étaient de la marque Nathan’s, et elles étaient casher. Je me suis rendu à New York juste avant l’élection de Zohran Mamdani, les saucisses de hot dogs étaient toutes halal, et c’était affiché partout. Nathan’s existe encore, à Coney Island. San Francisco est la plus belle ville du monde, mais le maire est gauchiste et les sans-abris et les drogués jonchent le sol de nombre de rues et d’avenues. La situation est la même à Los Angeles et à Chicago.
La situation est très différente à Las Vegas, et c’est pourquoi j’ai choisi d’y vivre et d’y investir. Dans un livre Time Life qui était dans la bibliothèque de mon père, un chapitre d’un livre sur l’Amérique avait un chapitre appelé The good life. Je me suis dit que plus grand je vivrais the good life et je la vis.
Il faut néanmoins se battre, et j’ai choisi de devenir américain, car la bataille à livrer ici est essentielle.
Si les Etats-Unis devaient tomber, c’en serait rapidement fini de la civilisation occidentale, cela doit être compris et expliqué.
Et concernant la France et l’Europe, tout comme le mensonge omniprésent m’indigne, je ne supporte plus les discours anesthésiants et anesthésiés disant que la situation en France et en Europe n’est pas si grave. La situation en France et en Europe est extrêmement grave. Dire le contraire est permettre au mal de continuer son action délétère.
#webtube : À en croire un certain Hervé Joly, une lumière du CNRS, je dois être un sacré con vu que je vote FN depuis quelques décennies. En effet, ce monsieur que je ne connais pas vient de déclarer à propos du débat actuel sur l’audiovisuel public (Jacques Guillemain)
« L’audiovisuel public n’est qu’un révélateur du problème de l’extrême droite : avec leur électorat Bac-3, ils sont marginalisés parmi tous ceux qui ont vocation à s’exprimer dans ces médias publics, les milieux culturel, artistique, académique, intellectuel, qui tous la dérangent ».
Comme des millions de citoyens, je suis la parfaite illustration de la « médiocrité intellectuelle » du RN.
Je ne m’étendrai pas sur la morgue de ce surdoué, pas plus que sur le mépris qu’il a des gens qui ne pensent pas comme lui, mais je reprendrai quelques réponses faites à ce parfait modèle de tolérance démocratique par quelques sous-doués Bac-3, plutôt bien inspirés.
Tout le monde n’a pas la chance de faire de longues études et de décrocher un diplôme de sociologie, ce qui vous propulse, si j’ai bien compris, au sommet du podium parmi les élites de ce pays, mais le bien-fondé des réponses de ces Bac-3 qui ne comprennent rien, vaut le détour :
« Il y avait un temps où la gauche se vantait de se battre pour les “Bac -3”. Depuis, votre public traditionnel vous a tourné le dos et, obligée de se trouver un « prolétariat de substitution », vous ne leur pardonnez pas »,
« Doucement, mon bonhomme, tu n’es qu’un petit sociologue. L’université en ch*e des milliers comme toi chaque année, et vous êtes infiniment plus inutiles et coûteux que les Bac-3 dont tu parles », etc.
Pourquoi ? Parce que tout demeurés qu’ils soient, des millions de citoyens savent très bien où les ont menés les ennemis du RN depuis quarante ans. À l’effondrement de la nation.
La France en faillite qui finira par passer sous tutelle du FMI, la France en plein naufrage sécuritaire, la France menacée par une grave crise identitaire vu l’échec de l’intégration, cette France méconnaissable qui se retrouve à des années-lumière de celle des Trente Glorieuses, ce n’est aucunement le bilan du RN, lequel n’a jamais gouverné. C’est le bilan de la droite, de la gauche et du centre, des partis peuplés de génies comme chacun sait.
Mais c’est en 2027 que nous compterons les points.