. Surprise : les Français font plus confiance au RN qu’à Renaissance pour réduire la dette

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#webtube : 36 % des Français font confiance au RN pour réduire la dette. Ils ne sont que 22 % à faire confiance à Renaissance… Lorsque nous passions des concours, il y a de cela six présidents de la République, nos chers professeurs nous rabâchaient, à juste titre, que tout compte, dans un concours : la moindre virgule à l’écrit, la moindre grimace à l’oral. L’élection présidentielle est un concours. Assez sélectif, il faut dire, mais un concours qui offre des débouchés plutôt intéressants, si l’on en croit le nombre de candidats potentiels pour 2027. Tout compte, dans un concours, mais il est probable que le sujet, certes important, de l’emploi du temps des collégiens et des lycéens, mis en avant sur TikTok, la semaine dernière, par le jeune candidat Gabriel Attal, sera sans doute moins développé que celui de la dette et du déficit publics.

Il faut dire que, jusqu’à présent, l’épreuve Dette et Déficit publics étaient affectée d’un coefficient assez ridicule, au concours d’entrée à l’Élysée. Tout compte, dans un concours, mais les candidats préféraient se concentrer sur les matières à plus fort coefficient : par exemple, l’épreuve sportive de Kärcher™ autotracté en banlieue chaude ou encore la chasse à la finance sur scooter de compétition. Il faut bien le reconnaître, il n’y avait guère que François Bayrou, qui fut trois fois candidat (2007, 2002, 2012) à l’agrégation présidentielle, à bûcher sur cette épreuve rébarbative qui, en plus, ne rapportait pas beaucoup de points. En gros, le jury – c’est-à-dire les Français – s’en moquait un peu.

81 % des Français préoccupés par la dette et le déficit

Après neuf ans de macronisme et, accessoirement, quelque mille quatre cents milliards d’euros de dette en plus, semble-t-il, le concours est en train de drôlement évoluer. En effet, un sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro révèle que 81 % des Français sont préoccupés par la dette et le déficit publics, soit quatre points de plus qu’en juin 2025. Nous l’évoquions la semaine dernière, chiffres d’Eurostat à l’appui, la France est l’homme malade de l’Europe. Être endetté n’est pas une tare en soi. S’endetter, à juste proportion, pour investir, c’est faire confiance dans l’avenir et préparer cet avenir. S’endetter pour fonctionner au quotidien, en revanche, c’est plus problématique. C’est malheureusement le cas de la France depuis des décennies. À cela s’ajoutent des budgets déficitaires depuis un demi-siècle. Un ménage qui vit comme ça termine interdit bancaire. Et les Français ont désormais compris que cette situation risque, à court terme, de se répercuter sur leur propre situation.

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Les cancres de la dette

D’où une évolution probable du concours. Du reste, ce sondage Odoxa-Backbone nous apprend que les Français ont déjà leur petite idée, non pas sur le niveau des candidats, mais sur celui des classes préparatoires qui, du matin jusqu’à tard le soir, les font bûcher sur de noirs bouquins en vue de l’épreuve reine. Ces classes prépa, vous l’aurez compris, ce sont les partis. Et là, il faut reconnaître que ce n’est pas brillant. En bas du tableau, le Lycée LFI : seulement 16 % des Français leur font confiance pour affronter la question de la dette et du déficit. Converti en note sur 20, ça fait 3,2/20. Dans un monde sérieux, c’est la note éliminatoire assurée. On a dit dans un monde sérieux…

Un peu moins mauvais, le lycée des Écolos (réputé pour son organisation de classes vertes) ne récolte que 20 % de Français qui leur font confiance (4/20). Avec un tel niveau, le proviseur, qui tient à ses palmes, n’envoie pas ses élèves au concours et les oriente vers autre chose. Viennent ensuite, en peloton groupé, les lycées socialiste et… Renaissance, avec seulement 22 % de confiance (4,4/20). Pourtant, le premier a fourni des promos entières de magistrats à la Cour des comptes. Quant au lycée Renaissance, on a même fait élever dans sa cour d’honneur un monument à son plus illustre élève, statufié en Mozart de la finance. La plupart des grands patrons, d’ailleurs, ne juraient, jusqu’à récemment, que par ce lycée.

Le « tableau d’honneur »

Enfin, en tête de ce classement, dans le « tableau d’honneur », si l’on peut dire ainsi, on trouve les lycées Les Républicains et Rassemblement national. Respectivement, 34 % et 36 % des Français leur font confiance pour préparer les épreuves de réduction de la dette et du déficit (6,8/20 et 7,2/20). Pas brillant, mais vu le niveau de nullité des autres, on frôle les félicitations du jury. Et puis, c’est un concours. Pour LR, il est possible que le label « parti de gouvernement » – quoique, aujourd’hui… -, mais aussi le lointain souvenir de figures comme Pinay et, plus récemment, de Balladur, aient joué dans ce classement des Français. Et pour le RN ? Est-ce le fait que la plupart des municipalités RN, depuis 2014, ont réduit la dette de leur commune ? Allez savoir. Tentons une autre piste d’explication : et si l’intention du RN de s’attaquer sérieusement à la question de l’immigration et à son coût pour le pays y était un peu pour quelque chose ? Allez savoir, là aussi.

Georges Michel, dans BV

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