. Z comme Zizou…

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#webtube : Le journaliste français Christophe Gleizes, injustement emprisonné en Algérie, vient de renoncer à son pourvoi en cassation, ouvrant ainsi la voie à une éventuelle grâce présidentielle d’Abdelmadjid Tebboune. Dans le milieu du football, la FFF et la Ligue se sont exprimées sur l’affaire, mais le silence du PSG et de Zinédine Zidane demeure inexplicable. « Si M. Zidane devient demain sélectionneur de l’équipe de France, on attendra de lui une prise de position aussi claire que celle de Didier Deschamps. Il est essentiel que nous puissions entendre un engagement sans détour », a déclaré à la presse Thibaut Bruttin, directeur général de RSF.

On ne rappellera jamais assez le sort inique, infâme fait à notre confrère Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie depuis maintenant une année pour avoir fait son boulot de journaliste. Poser des questions. Enquêter. Il se trouve en effet que c’est son job. Cela n’a pas plu au pouvoir en place là-bas dont la conception de la liberté de la presse n’est pas très exactement celle que nous en avons ici, et plus généralement dans les pays libres, les démocraties véritables. Résultat pour le jeune reporter, le cachot. Direct.

Les jours, les semaines, les mois s’écoulent mais rien ne se passe. Certains de nos chefs à plume, y compris des plus hautes sphères, mais aussi des zélateurs du régime en vigueur à Alger, dont l’éblouissante Rima Hassam pour qui « la Mecque des révolutionnaires et de la liberté est et restera l’Algérie », n’ont pas craint d’aller là-bas livrer le spectacle pitoyable de leur soumission. Soumission ardemment assumée chez Hassan et ses potes encartés LFI, ridiculement ensevelie dans le déni chez nos caciques, dont le premier d’entre eux, l’hôte de l’Élysée.

Donc, bilan nul. Rien n’a bougé.

Christophe Gleizes croupit toujours dans les geôles de M. Tebboune dont on se demande si le bras ne va pas finir par se détacher de son buste à force de nous adresser tant et tant de bras d’honneur. Et avec une telle manifeste jouissance ! Apparemment, en haut lieu on aime ça puisqu’on n’entreprend pas grand-chose pour que ça cesse. Même que ceux qui osent prétendre qu’on devrait mettre tout de même un peu plus de biceps dans ce bras de fer interminable n’y sont considérés que comme de pauvres minables, des mabouls. C’est cela des mabouls, a dit celui-qui-sait.

Pour lui et sa cour, la stratégie en vigueur, encore et toujours, en réponse à la violence qui nous est infligée – à nous tous, à travers le sort et la personne de Christophe – se résume à offrir le spectacle tant prisé là-bas de la danse des sept voiles. Voilà le formidable plan !

A lire aussi: France Télévisions: Faites entrer l’accusé!

Aussi, ne voyant rien venir de positif de ce côté, et peut-être bien n’espérant plus rien, la famille de Christophe Gleizes se tourne-t-elle vers Zinédine Zidane, le futur sélectionneur de notre équipe nationale, notre champion du monde, dont le fils joue lui-même dans la sélection nationale algérienne, du fait de sa double nationalité.

On comprend évidemment la démarche de la famille et des proches du prisonnier. Voir en Zidane une sorte de Zorro, pouvoir un jour chanter en pleurant de joie quelque chose comme « Zizou est arrivé et Christophe est rentré » – bien sûr on en rêverait tous.

L’intéressé fera-t-il quelque chose qui réponde aux espoirs mis en lui par ces parents à bout d’espérance ? Le peut-il seulement ? S’y sent-il légitime, lui qui avec une habileté, une prudence, une réserve jamais démenties a si bien su se tenir à l’écart, au long de ces années, de toute implication peu ou prou politique ? Question délicate. Lui seul à la réponse.

Il reste que l’appel au secours, déchirant, des parents de Christophe, n’est autre, en réalité, qu’un sacré camouflet, une satanée paire de baffes lâchée à la figure de nos prétendus gouvernants, président de la République, Premier ministre, ministre de l’Intérieur, ministre des Affaires étrangères, toute la clique quoi ! C’est leur cracher au visage qu’on a pris acte de leur indicible médiocrité.

Même tirer un gosse de France embastillé arbitrairement entre les quatre murs d’une taule algérienne, ils en sont incapables ! Voilà ce que l’appel des parents de Christophe leur assène le plus clairement du monde.

Ce que eux sont incapables de faire, ce que Zizou ne peut sans doute pas, les quelques millions de Franco-algériens présents ici, sur le sol de France, ne le pourraient-ils pas, eux ? Ne pourraient-ils pas se mobiliser en masse pour la libération de Christophe Gleizes ? voilà qui aurait non seulement de l’allure mais qui ne contribuerait pas peu à vivifier le sacro-saint vivre ensemble dont tout un chacun se réclame. Et qui en a bien besoin.

Dominique Labarrière, Causeur

. [MIEUX VAUT EN RIRE] Mélenchon le dictateur ?

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#webtube : Avec Yann Barthès, et Marine Tondelier. Cette semaine, dans Mieux vaut en rire, Mélenchon sacré dictateur par Yann Barthès, une drag queen aux Molières, dégustation de Master Poulet sur BFM, le bide de Marine Tondelier et « chemin de croix », le mot interdit.

Source : BV

. Ouest-France : le groupe de presse paye très cher son virage à gauche

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#webtube : Entre pertes financières et audiences désastreuses, le groupe Sipa Ouest-France est dans la tourmente. « Ce rapport est le premier que nous publions sous ce format. Nous avons longtemps considéré que nos résultats parlaient d’eux-mêmes, et que la discrétion était consubstantielle à l’indépendance. Dans un moment où le paysage médiatique se recompose à grande vitesse et où les choix stratégiques du groupe méritent d’être expliqués, il nous est apparu nécessaire de rendre nos choix et nos résultats explicites, chiffres à l’appui. » Le groupe Sipa Ouest-France a publié son rapport d’activité 2025 et le présente en ces termes. Qui sait lire entre les lignes comprend que le groupe de presse va mal et que le présent document vise à rassurer les investisseurs.

Les chiffres le confirment. Le résultat net de l’entreprise est de -33,3 millions d’euros. En 2024, ce n’était déjà pas brillant : -17,4 millions. Plus globalement, depuis 2022, Sipa Ouest-France boucle en négatif. La faute à qui ? La faute à quoi ? Le document ne le dit pas mais ces chiffres sont en corrélation avec un changement de ligne éditoriale.

Cap à gauche

Depuis quelques années, le quotidien régional historiquement centriste a mis le cap à gauche. Sur les questions sociétales notamment, Ouest-France a laissé tomber sa position conservatrice pour devenir progressiste. Le journal qui en 2013 jugeait « inutile » de rendre le mariage des couples homosexuels possible consacre désormais toute une rubrique à l’actualité LGBT+. Il est aussi de ces titres de presse qui militent pour un égalitarisme sans borne et souvent sans réflexion quand il s’agit de comparer hommes et femmes ou encore racisés et non racisés. Ainsi, en 2025, le 10 août précisément, le quotidien régional s’est indigné que seuls 13,3 % des rues aient des noms de femmes et qu’il n’y ait pas près de 30 % de personnes de couleur dans le monde de la culture alors qu’elles représentent 30 % de la population française.

Plus récemment, Ouest-France s’est fait la tribune de Bally Bagayoko. Sur la chaîne Instagram du quotidien, le maire de Saint-Denis a pu réclamer la fermeture de CNews. Il est incontestablement le chouchou de Ouest-France si l’on en croit le nombre d’articles qui lui est consacré alors même qu’il n’est pas élu dans la zone de chalandise du quotidien.

À ce sujet — TNT : T18 et Novo 19, deux nouvelles chaînes aux « valeurs » de gauche

Outre ce virement de bord, la chaîne NOVO 19 a également plombé le groupe. Arrivée en septembre sur le canal 19 de la TNT, elle ne séduit guère. Chaque jour ou presque, sa part d’audience se situe sous les 1 %. Le talk-show « On a du nouveau », censé être une vitrine pour la chaîne, comptabilise en moyenne entre 14 000 et 17 000 téléspectateurs (0,1 %). Les invités de marque et marqués du programme tels que Karim Zéribi ou Jacques Attali ne changent Rieu à l’affaire pas plus que la présence sur le plateau de représentants de l’association MeToo ou de journalistes féministes et/ou racisées. Pire, ils font parfois tourner les débats à la caricature comme le 30 avril dernier sur la question du prix du carburant. À l’antenne, Nesrine Slaoui n’est pas à une aberration près pour mettre l’immigration au cœur de son propos. Elle parle de la possibilité d’effectuer des trajets en train pour « des voyages à l’étranger ou en Afrique parce qu’il faut savoir qu’il y a une très forte diaspora africaine en France ». Les fameux Paris-Marrakech et Paris-Abidjan au départ de la gare Saint-Lazare ! Elle poursuit ensuite, sur fond d’écologie, en pointant du doigt les personnes les plus aisées, « ceux qui peuvent dépenser sans compter et polluer sans compter ». Du grand n’importe quoi.

Naufrage à l’ouest

Résultat : certains jours les audiences de Novo 19 sont si faibles qu’elles ne sont pas mesurables. Avec de tels scores, inutile de préciser que les recettes publicitaires ne sont pas au rendez-vous et ne peuvent, de fait, pas compenser le coût annuel de la chaîne estimé entre 50 et 60 millions d’euros.

La conclusion est sans appel : le groupe Sipa Ouest-France doit se serrer la ceinture. Cela passera par « la cession d’actifs non stratégiques »« le désengagement futur du capital de 20 Minutes » et « une réduction provisoire des investissements, à hauteur de 25 % en 2026. » Le groupe précise en outre : « La discipline économique n’est pas la marque d’une ambition réduite. Elle est la condition pour que le Groupe reste maître de ses choix éditoriaux et de sa trajectoire de transformation. » Le gauchisme et le wokisme ne paient plus, Sipa Ouest-France ne peut que le constater, mais malgré cela le groupe veut persister dans cette voie. Le quotidien de l’Ouest s’efforce de devenir un quotidien à l’Ouest.

Sarah-Louise Guille, dans BV

. Querrien, le Canon Français, le Jarl, Erik Tegner…La presse quotidienne régionale bretonne, courroie de transmission militante ou organe d’information ?

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#webtube : Il existe en Bretagne, comme dans la plupart des régions françaises, un mécanisme journalistique qu’aucun lecteur attentif de la presse régionale ne peut sérieusement contester. Il fonctionne selon une grammaire simple, qu’il suffit d’observer pendant quelques semaines pour en saisir la régularité.

Prenons le cas le plus récent : le concert Ifern Noz, soirée de black metal organisée samedi 2 mai 2026 à la ferme du Boudiguen, à Querrien, dans le pays de Quimperlé. Une jauge de cent trente personnes selon les organisateurs, un lieu privé, un événement payant, une affiche connue depuis des semaines des amateurs du genre, aucune publicité ouverte au grand public. Strictement rien qui justifie qu’une rédaction nationale, régionale ou même locale s’y intéresse — sauf à passer en revue chaque samedi soir tous les concerts privés des fermes bretonnes, ce qu’aucun journal n’a jamais entrepris.

Et pourtant. Mardi 28 avril 2026, alerté par deux ou trois antifas locaux, les quatre députés bretons de La France insoumise — Pierre-Yves Cadalen, Mathilde Hignet, Murielle Lepvraud et Marie Mesmeur — adressent un courrier au préfet du Finistère pour demander l’annulation pure et simple du concert, en invoquant les supposées connexions de certains groupes programmés avec l’« extrême droite ». Le même jour, Le Télégramme publie une dépêche reprenant les éléments du courrier sans la moindre vérification. Ouest-France suit le même tempo. Les éléments-massue brandis par les députés s’effondrent pourtant à la première lecture sérieuse : Philippe Vardon, désigné comme « membre » du groupe Gorgon, n’apparaît dans aucun line-up de cette formation, ni passé ni présent — il l’a confirmé lui-même publiquement en précisant qu’il avait simplement croisé l’un des musiciens lors d’un concert il y a près de trente ans. Quant aux accusations de « néonazisme » portées contre les groupes programmés, elles ne reposent sur aucune analyse de leurs paroles, de leurs publications, de leurs positions publiques. Cinq minutes de recherche sur une base de données spécialisée auraient suffi à éviter cette propagation d’inexactitudes — mais aucun journaliste de la presse régionale ne semble avoir consacré ces cinq minutes au dossier.

Le concert s’est tenu samedi soir comme prévu, sans le moindre incident, comme l’a constaté la gendarmerie de Quimperlé. Le Télégramme s’est alors fendu d’une dépêche en chapeau bas pour acter le non-événement : « 130 personnes, aucun incident à signaler ». La gravité supposée de l’affaire avait justifié, quatre jours plus tôt, plusieurs articles, l’interpellation du préfet, des appels à l’interdiction. Le démenti factuel ne mérite, lui, qu’une brève à peine signalée.

Un collectif baptisé « Front commun antifasciste 22 » — dont personne, en dehors de ses membres et de quelques journalistes locaux, ne saurait dire combien il rassemble exactement de militants, quels sont ses statuts, son siège, ses dirigeants — annonce qu’il « réfléchit à des actions » contre l’ouverture d’une brasserie à Pléguien, dans les Côtes-d’Armor. Le projet, porté par deux entrepreneurs, est une brasserie artisanale labellisée 100 % breton, à base d’ingrédients locaux, qui prévoit une production de 200 000 litres par an et entend animer un bar avec terrasse et concerts. Une initiative économique modeste mais réelle, qui crée des emplois et s’inscrit dans le tissu local.

Or que retient Ouest-France dans son traitement du sujet ? Le projet de brasserie, certes. Mais surtout l’« annonce » du collectif antifa, traitée comme une information à part entière, avec ses « réflexions », ses « réunions » prévues, ses éventuels déplacements à venir. Le résultat est mécanique : le lecteur ne lit plus l’histoire d’une brasserie qui ouvre, il lit l’histoire d’une mobilisation contre une brasserie. La hiérarchie de l’information est inversée. Le projet économique devient l’arrière-plan ; la contestation idéologique devient le sujet.

À Quimper, même mécanique. Le Canon français, organisme événementiel privé, a réservé le parc des expositions pour un banquet le 5 décembre 2026. Un acompte de 5 000 euros a été versé sur un contrat estimé à 25 000 euros. 1 400 billets ont été vendus à ce jour. Un événement légal, dans une salle ouverte à la location, sans trouble objectif à l’ordre public — comme l’a d’ailleurs reconnu le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez devant le Sénat le 6 mai 2026 : « Il n’y a pas de risques de troubles à l’ordre public quand il y a ce type de manifestation, qu’on aime ou qu’on n’aime pas. »

Cela n’aura pas empêché Le TélégrammeOuest-France et la presse locale, en relais d’associations militantes, de transformer cette location de salle en affaire politique majeure, au point de mobiliser la maire socialiste de Quimper, le préfet du Finistère, des sénateurs, et finalement le ministre de l’Intérieur lui-même. Une location de salle, devenue affaire d’État.

Et pour le « Jarl », influenceur qui dérange, qui a mis fin à son engagement d’été avec la discothèque du Stirwen à Carnac à l’issue d’une soirée d’ouverture de saison :  articles dans Le Télégramme, dans Ouest-France en l’espace de quarante-huit heures, doublement renvoyés vers d’autres affaires antérieures, tout en le qualifiant d’influenceur d’extrême droite sans que l’on comprenne le rapport, le tout pour un différend commercial entre une patronne de discothèque et son prestataire.

Une mécanique constante, pratiquement jamais inversée

Il faut prendre la mesure de la régularité de ce mode opératoire. Lorsqu’un collectif antifasciste de quelques dizaines — ou parfois de quelques unités — de militants publie un communiqué appelant à se mobiliser contre une initiative classée à droite, le communiqué est repris, contextualisé, mis en valeur, parfois élevé au rang d’information principale. Les déclarations des dirigeants de ce collectif sont sollicitées, leurs propos rapportés sans contradiction, leurs intentions présentées comme des éléments de l’actualité. Lorsqu’un courrier de quatre députés est adressé à un préfet pour demander l’annulation d’un concert privé, le courrier est traité comme une information de premier plan, sans que personne ne prenne la peine de vérifier les faits qu’il avance.

À l’inverse, ce que l’on observe n’est pas tant une absence de couverture des sujets bretons. Ouest-France et Le Télégramme couvrent abondamment fest-noz, gouren, cercles celtiques, écoles Diwan, championnats de palet, et c’est tant mieux. Le problème est ailleurs. Il tient à la prudence systématique avec laquelle les rédactions abordent tout sujet susceptible d’être lu, même de loin, comme un marqueur identitaire revendiqué. Une initiative associative qui défendrait ouvertement la culture bretonne dans un registre identitaire assumé — plutôt que folklorique ou patrimonial — sera traitée avec une distance perceptible, des guillemets précautionneux, un encadré rappelant les éventuelles « polémiques » ou les « critiques » qu’elle a pu susciter, voire un rapprochement appuyé avec d’éventuelles connexions politiques classées à droite.

Cette frilosité n’est pas un hasard. Elle traduit une crainte permanente : celle de s’attirer les foudres de quelques militants vigilants, mais ultra minoritaires, ne représentant qu’eux mêmes, prompts à dénoncer toute couverture jugée insuffisamment critique d’une initiative étiquetée. Trois personnes sur les réseaux sociaux suffisent souvent à déclencher la prudence rédactionnelle. Les journalistes locaux savent qu’un papier trop bienveillant à l’égard d’un événement classable « identitaire » leur vaudra, dans les heures qui suivent, des reproches publics, des accusations de complaisance, parfois des courriers à la direction. À l’inverse, un papier qui relaie sans réserve les inquiétudes d’un collectif antifa ne génère aucun coût social pour le journaliste qui le signe. L’asymétrie incitative est totale, et elle produit l’asymétrie de traitement que tout lecteur attentif finit par repérer.

Cette asymétrie n’est pas accidentelle. Elle traduit une grille de lecture éditoriale assumée par une partie de la rédaction de ces journaux. Tout ce qui peut être classé « extrême droite » — quitte à étirer la qualification jusqu’à la corde — est traité comme un événement digne d’attention, à inscrire dans le cycle quotidien de l’information. Tout ce qui s’oppose, par symétrie, est traité comme normal, banal, et donc invisible.

Le résultat est une distorsion considérable de la réalité perçue. Un lecteur fidèle de Ouest-France ou du Télégramme finit par avoir l’impression que la Bretagne est traversée en permanence par une menace fasciste rampante, contre laquelle quelques courageux militants antifascistes mèneraient seuls le combat. Que des « repaires de fascistes qui avancent masqués » s’ouvrent dans toutes les communes. Que des « banquets identitaires » menacent l’ordre public chaque mois. Que les boîtes de nuit du Morbihan tomberaient une à une entre les mains de figures de la droite radicale.

Cette représentation déformée est ensuite mobilisée par les institutions. Les maires socialistes ou divers gauche prennent position, demandent des arrêtés d’interdiction, saisissent les préfets. Les préfets, à leur tour, sont contraints de se prononcer, parfois de prendre des mesures juridiquement bancales, comme l’a illustré l’épisode de Quimper Événements, où le gestionnaire du parc des expositions invoque maintenant des « risques de troubles à l’ordre public » que le ministre de l’Intérieur lui-même considère comme inexistants. Les procureurs de la République sont saisis. Les juges sont sollicités. Les députés interpellent le gouvernement à l’Assemblée. Les sénateurs interpellent le gouvernement au Sénat. Une mécanique politique entière s’enclenche — déclenchée, à l’origine, par un communiqué de quelques militants relayé sans recul par un journaliste local.

Des questions journalistiques élémentaires qui ne sont jamais posées

Posons quelques questions simples, que tout enseignant en école de journalisme devrait pourtant rappeler à ses étudiants en première année.

Pourquoi, dans le dossier du concert de Querrien, aucun journaliste régional n’a-t-il consacré les cinq minutes nécessaires à la vérification du line-up de Gorgon ? Le démenti factuel de Philippe Vardon, rajouté après publication de l’article (suite au notre) qui figure dans la dépêche du Télégramme lui-même en bas d’article, n’a-t-il pas conduit la rédaction à s’interroger sur la solidité globale du dossier insoumis qu’elle s’apprêtait à relayer ? Le fait que le concert se soit finalement tenu sans incident a-t-il déclenché une réflexion rédactionnelle sur l’emballement de la semaine précédente ? À l’évidence non, puisque la dépêche du 3 mai annonçant les 130 personnes et l’absence d’incident a été traitée en bref, dans une discrétion qui contrastait avec le bruit médiatique entourant les accusations initiales.

Combien de membres compte exactement le « Front commun antifasciste 22 » qui appelle à se mobiliser contre la brasserie de Pléguien ? Quels sont ses statuts juridiques ? Qui sont ses dirigeants ? Quelles sont ses sources de financement ? Combien de personnes ont assisté à sa dernière réunion publique ? Quelle est sa représentativité dans la population costarmoricaine ? Aucun journaliste de Ouest-France ou du Télégramme n’a, à notre connaissance, posé l’une de ces questions élémentaires avant de relayer ses communiqués comme s’il s’agissait d’une force sociale significative. À l’inverse, lorsqu’un dirigeant d’une organisation classée à droite est cité, son passé, ses connexions, ses sources de financement, ses fréquentations passées et présentes sont systématiquement épluchés et signalés.

Qui est le véritable initiateur de l’« information » selon laquelle un collectif local prévoirait une « action » contre tel ou tel événement ? Le journaliste a-t-il sollicité ce communiqué ou l’a-t-il reçu spontanément ? Existe-t-il, en pratique, un fil de discussion régulier entre les rédactions locales et certains militants antifascistes, qui transforme ces militants en sources privilégiées et auto-alimentées de la rubrique régionale ? Les exemples accumulés depuis plusieurs années suggèrent fortement que oui. La régularité avec laquelle de petits collectifs sans représentativité électorale ni base militante sérieuse parviennent à orienter l’agenda médiatique régional est trop frappante pour être attribuée au seul hasard.

Pourquoi le projet d’une brasserie artisanale créatrice d’emplois locaux fait-il l’objet d’un traitement journalistique centré sur la mobilisation contre elle, plutôt que sur ce qu’elle est : un projet d’entreprise dans une zone artisanale rurale ? Pourquoi un banquet privé, légal, où sont attendues 1 400 personnes, est-il transformé en « risque de troubles » alors que la situation factuelle ne le justifie pas ? Pourquoi un différend commercial entre une patronne de discothèque et son prestataire devient-il, dès lors que le prestataire est étiqueté à droite, un sujet récurrent de page régionale ?

Un journalisme militant…qui ne s’assume pas

Il faut nommer les choses pour ce qu’elles sont. Le journalisme n’est pas la transcription neutre des communiqués que l’on reçoit ; c’est, au minimum, un effort de mise en perspective et de hiérarchisation honnête de l’information. Lorsqu’un journaliste relaie systématiquement, avec déférence, les déclarations d’une poignée de militants tout en ignorant les positions et préoccupations de plusieurs milliers d’habitants des mêmes communes, il ne fait pas du journalisme. Il fait du militantisme. Sans en porter le nom, sans en assumer publiquement la fonction, mais avec les effets pratiques du militantisme. Et c’est précisément cette absence d’assumation explicite qui le rend pernicieux – C’est d’ailleurs pour cela qu’à Breizh-info, nous avons toujours assumé de faire du journaliste honnête…mais aussi militant, sans se cacher, en affichant clairement notre ligne éditoriale, sans avancé masqué.

Un militant assumé est un adversaire honnête. On peut discuter avec lui, contester ses positions, lui opposer les siennes. Un journaliste qui pratique le militantisme déguisé est un adversaire qui se présente sous l’uniforme de la neutralité, dont les outils — la mise en page, la hiérarchie de l’information, le choix des sources, l’angle éditorial — ne sont pas ceux du débat ouvert mais ceux d’un parti pris masqué.

Cette pratique n’est pas seulement choquante sur le plan déontologique. Elle est nocive sur le plan démocratique. Parce qu’elle déforme la perception qu’ont les citoyens de leur propre société. Parce qu’elle pousse les institutions, sous l’effet d’une pression médiatique fabriquée, à prendre des mesures attentatoires aux libertés publiques contre des cibles qui n’en méritaient pas tant. Parce qu’elle donne à des micro-collectifs militants une influence politique sans aucun rapport avec leur représentativité réelle. Parce qu’elle entretient un climat où la simple expression d’idées non conformes à la ligne éditoriale dominante devient, dans la pratique journalistique régionale, une affaire d’ordre public.

L’effet Streisand

Une dernière observation, qui n’a échappé ni aux organisateurs du Banquet breton à Quimper ni aux fondateurs de la brasserie de Pléguien : cette mécanique médiatique fonctionne souvent, en réalité, à rebours de ses intentions. Pierre-Alexandre de Boisse, cofondateur du Canon français, peut constater que 1 400 billets ont été vendus pour Quimper malgré — ou grâce à — la polémique. Erik Tegnér et Éric Rucklin n’auraient sans doute jamais espéré, au lancement de leur brasserie, le degré de notoriété nationale que leur a offert, gracieusement, la presse régionale.

L’« effet Streisand », du nom de la chanteuse américaine dont les tentatives de censure d’une photographie ont contribué à sa diffusion massive, joue à plein dans ces affaires. Les lecteurs intelligents — et il y en a, y compris parmi le lectorat fidèle de la presse régionale — finissent par comprendre les biais de leur quotidien. Et certains, parmi les plus libres d’esprit, vont voir d’eux-mêmes ce que la presse cherche à leur faire éviter, ne serait-ce que par curiosité ou par esprit de contradiction.

C’est peut-être, in fine, la principale conséquence de cette dérive militante de la presse régionale : elle finit par fabriquer ce qu’elle prétend dénoncer, en assurant gratuitement la promotion de ce qu’elle voudrait combattre. Et elle entame, surtout, sa propre crédibilité. Beaucoup de Bretons, vieillissants ou plus jeunes, lisent encore Ouest-France et Le Télégramme parce que ces titres font partie du paysage matériel de leur quotidien. Mais le lien de confiance, lui, s’effrite. Lentement, silencieusement, irrémédiablement. Une presse qui a perdu cette confiance peut continuer à exister par inertie. Elle ne peut plus prétendre informer.

Yann Vallerie

 breizh-info.com

. L’après Macron: la France est-elle encore sauvable ?

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#webtube : Emmanuel Macron a été élu sur des promesses: fin du «clivage artificiel» gauche/droite, modernité et esprit «startup» nation. Dix ans plus tard, il suffit d’ouvrir les yeux pour mesurer l’ampleur du fiasco: dette abyssale, surenchère de normes soviétoïdes, immigration de peuplement incontrôlée, insécurité sur l’ensemble du territoire, antisémitisme arabo-musulman exponentiel, effondrement du système éducatif, perte des valeurs républicaines, services publics aux abois… Lu dans Clauseur

Économie: croissance amorphe, dette folle

Le volet économique, cœur du projet macroniste en 2016, devait libérer les énergies par la réforme et la compétitivité. À l’arrivée, la France apparaît en 2026 comme la lanterne rouge d’une Europe qu’elle prétendait moderniser. La dette publique atteint environ 120% du PIB (près de 3500 milliards €), soit la proportion la plus élevée de la zone euro. En 2017, elle plafonnait à 101%. La politique budgétaire s’est figée dans le « quoi qu’il en coûte » permanent : pour le Covid, certes, mais aussi par clientélisme électoral, avec la politique du chèque pour tout et n’importe quoi.

Le déficit structurel persiste malgré la hausse des prélèvements. L’État obèse dépense toujours plus, tandis que la France a perdu plusieurs rangs en productivité. Le pays reste industriellement anémié: plus de 100 usines ferment chaque année, contre 70 en 2017. La promesse de réindustrialisation « verte » s’est dissoute dans les annonces sans suite, rongée par un coût de l’énergie explosif, conséquence de l’imprudence initiale sur le nucléaire et de la dépendance vis-à-vis du gaz importé. La charge des intérêts de la dette dépasse désormais 62 milliards € par an… Autant que le budget de l’Éducation nationale ! Une folie.

Ce tableau de recul industriel et de dette chronique illustre une France en voie de paupérisation : les Français sont écrasés par l’explosion des prix (dont celui de l’énergie, bravo pour Fessenheim) et la hausse constante de la fiscalité. Cette hausse globale des impôts, prélèvements et taxes déguisées rend probable une légitime rébellion populaire de type gilet Jaune. Et pire, à un soulèvement des Français qui travaillent, asphyxiés financièrement, dont le consentement à l’impôt s’effrite jour après jour. 

Le déclassement éducatif et culturel

L’école française, jadis moteur de l’ascension sociale, a subi sous Emmanuel Macron une double crise : celle des résultats et celle du sens. Comme sur tous les sujets, le « en même temps » a frappé : entre le très républicain Jean-Michel Blanquer et son successeur woke Pap Ndiaye, quelle cohérence idéologique ? Les études internationales confirment la dégringolade du niveau en mathématiques et en lecture. La France, autrefois première en Europe pour sa rigueur scolaire, n’est plus qu’en milieu de classement. Le décrochage affecte d’abord les milieux populaires, révélant l’incapacité de l’école de la République à corriger les inégalités qu’elle promet de réduire.

A lire aussi: Enfin des mauvaises notes!

Le mal n’est pas seulement quantitatif : il est aussi culturel. Les réformes successives ont substitué la communication à la transmission. L’enseignement supérieur, massifié sans moyens, s’uniformise dans la médiocrité et les « bullshit studies ». Dans ce contexte, la culture française a perdu son statut de phare intellectuel. Les institutions publiques culturelles, longtemps gardiennes du patrimoine, sombrent dans l’activisme woke. L’entre-soi de gauche règne dans la culture institutionnelle comme dans l’audiovisuel public, comme l’a montré la Commission parlementaire qui vient de s’achever. La propagande éco-citoyenne et progressiste a remplacé la neutralité et l’exigence éditoriale, le tout payé par le contribuable qui n’a rien demandé.

Le ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, à Dijon, 22 août 2024 © KONRAD K./SIPA

Immigration et insécurité culturelle : la « nouvelle France » chérie par les progressistes, de Macron à Mélenchon

L’un des angles morts du macronisme est sa politique migratoire, plus marquée par la communication que par l’action. Les flux migratoires ont continué d’augmenter depuis 2017, et les retours forcés des OQTF demeurent marginaux.

Macron, en refusant de rompre avec la logique de ses prédécesseurs, a favorisé une immigration économique et familiale africaine et subsaharienne que les structures d’intégration ne parviennent pas à absorber. Et que la France n’a pas les moyens de financer, sauf par la dette publique que paieront nos enfants et petits-enfants.

Sur ce terreau, l’entrisme des Frères musulmans s’est amplifié. Les lois de 2021 sur le « séparatisme » ont certes affiché une volonté d’ordre, mais elles ne sont pas appliquées : associations dissoutes reconstituées, financements étrangers tolérés, influence idéologique grandissante. Dans les banlieues françaises, l’islam politique s’impose comme une norme sociale acceptable, avec la complaisance d’élus locaux de gauche et d’extrême gauche dépendants électoralement de ces réseaux communautaires.

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À cette sécession rampante s’ajoute la montée de l’antisémitisme de banlieue, longtemps niée par le pouvoir. Les tensions importées du Proche-Orient trouvent un écho brutal dans les cités françaises, où la haine d’Israël sert de masque à une hostilité générale envers la République et ses valeurs, dont la laïcité. Le gouvernement, paralysé entre le déni et la peur de « stigmatiser », n’a pas enrayé cette régression. Malgré les alertes de Boualem Sansal et de nombreux intellectuels spécialistes de cet entrisme, le pouvoir laisse faire. Mieux vaut vanter les mérites de la créolisation du pays à marche forcée que de passer pour un « islamophobe ». A cet égard, Macron ne vaut pas mieux que Starmer, Sanchez, et Merkel avant eux. Cette lâcheté se paiera cher.

Institutions verrouillées et effondrement démocratique

Le macronisme devait « libérer » la République de ses vieux carcans. Il aura au contraire multiplié les verrouillages. Dans la haute administration comme dans les grandes entreprises publiques, les nominations politiques ont consolidé un système de cooptation idéologique, tourné presque exclusivement vers des profils issus de la technostructure ou de la gauche sociale-libérale. De l’ARCOM au Conseil constitutionnel, en passant par la Cour des comptes et France Télévisions, les postes stratégiques sont entre les mains de fidèles et des compagnons de route de la gauche.

Cette concentration du pouvoir, alliée à l’usage inflationniste du 49.3 et à deux gouvernements censurés, a creusé un fossé inédit entre le pouvoir et les Français. Le pays cumule désormais déficit économique, déficit démocratique, instabilité politique et perte de confiance : près de 80% des Français affirment que « la démocratie ne fonctionne plus ».

Un pays déclassé

Emmanuel Macron restera le président de l’illusion réformatrice. Son règne aura marié la rhétorique du progrès et les résultats d’un déclin. La France qu’il laissera en 2027 est plus endettée, plus fracturée, moins instruite, moins confiante dans son avenir que sous François Hollande. Une forme d’exploit dans l’échec. Le prochain président — qui espérons-le sera libéral et rationnel —aura du pain sur la planche pour enrayer l’effondrement général du pays, et la radicalité politique qui fracture la société. Il devra redonner la parole aux Français, par la voie du référendum, sur tous les grands sujets évoqués plus haut, sur lesquels ils n’ont jamais été consultés. Ainsi seulement pourra-t-on sortir le pays du fossé, et calmer la fièvre insurrectionnelle qui monte dans les rangs de la majorité silencieuse.

David Angevin, Causeur

. Union européenne : le Parlement refuse la transparence sur les salaires dans les ONG

Articles : Mai 2026Avril 2026Mar. 2026Fev 2026
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#webtube : Gauche et centre refusent un amendement renforçant la transparence des ONG financées par l’Union européenne. « Cet amendement a été retoqué par le centre et toute la gauche. » Pour Virginie Joron, eurodéputée RN, le vote intervenu cette semaine au Parlement européen en dit long sur le malaise de Bruxelles autour de la transparence financière des ONG subventionnées.

L’élue RN avait défendu un amendement visant à imposer davantage de clarté sur les rémunérations des dirigeants d’associations financées par des fonds européens. Une proposition rejetée par les groupes du centre, de la gauche et des écologistes. « Tout l’argent qui vient de Bruxelles à destination des ONG, nous voulons de la transparence, notamment par rapport à la rémunération des dirigeants », explique-t-elle à Boulevard Voltaire.

26 000 euros – le salaire tranquille d’un PDG d’ONG…

Dans la série, les votes les plus dingues au Parlement européen, la majorité refuse que la Commission impose aux dirigeants d’ONG de publier leurs salaires…

Certains PDG d’ONG vont pouvoir continuer d’obtenir des…

— Virginie Joron (@v_joron) May 6, 2026

Pour Virginie Joron, ce refus entretient une opacité difficilement justifiable alors que certaines ONG bénéficient de financements publics massifs, nationaux comme européens.

« Des salaires affolants »

La polémique s’est cristallisée autour d’un chiffre : « 26 000 € par mois pour le PDG de Save the Children », lance l’eurodéputée RN, évoquant la rémunération du dirigeant de l’ONG, subventionnée à hauteur de 38 millions d’euros par l’Union Européenne en 2024. Selon elle, les montants observés dans certaines grandes ONG justifient précisément des obligations renforcées de publication. « Quand on regarde de plus près, ils ont des salaires ahurissants », affirme-t-elle.

Les critiques s’appuient également sur plusieurs révélations concernant les rémunérations au sein d’ONG internationales. Selon des documents révélés par le quotidien britannique The Times, plusieurs dirigeants d’Oxfam basés à Nairobi percevaient des rémunérations pouvant atteindre jusqu’à 185.000 euros par an, alors que l’ONG perçoit plus de 600 millions d’euros de l’Europe sur dix ans.

À ce sujet — Immigration : au Parlement européen, l’union des droites change la donne

Des chiffres qui alimentent les interrogations sur l’utilisation des fonds dans des structures bénéficiant régulièrement de financements publics ou institutionnels.

Des millions d’euros d’argent public

Car les montants en jeu sont loin d’être anecdotiques. En France comme à Bruxelles, plusieurs grandes ONG actives sur les questions migratoires ou environnementales vivent largement grâce à l’argent public.

Selon la Fondation IFRAP, France Terre d’Asile a reçu plus de 6,5 millions d’euros de subventions publiques en 2022. Présidée par l’ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem, l’association figure parmi les principaux opérateurs associatifs de la politique migratoire française.

À l’échelle européenne, les sommes changent encore de dimension. Le Fonds Asile, Migration et Intégration (FAMI), principal outil budgétaire de l’Union européenne sur ces questions, représente près de 10 milliards d’euros pour la période 2021-2027. Une partie de ces crédits finance directement des structures associatives impliquées dans l’accueil, l’intégration ou l’accompagnement des migrants.

Certaines ONG écologistes bénéficient également de financements européens via le programme LIFE, destiné à soutenir les politiques environnementales et climatiques.

Une transparence à géométrie variable

C’est précisément cette utilisation massive d’argent public qui alimente aujourd’hui les critiques des élus souverainistes et conservateurs. Car contrairement aux grandes entreprises cotées ou aux responsables politiques, les dirigeants d’ONG ne sont pas systématiquement soumis aux mêmes exigences de transparence.

Les rémunérations des patrons du CAC 40 sont publiées chaque année dans les documents financiers des entreprises. Les indemnités des ministres, parlementaires ou élus locaux sont également connues du public. Mais dans le monde associatif subventionné, les obligations de publication restent beaucoup plus variables, voire inexistantes.

Pour les défenseurs de l’amendement rejeté, le problème n’est pas seulement le militantisme des ONG, mais l’opacité qui entoure certaines rémunérations financées indirectement par le contribuable. Selon eux, une organisation bénéficiant massivement d’argent public devrait être soumise aux mêmes exigences de transparence que les grandes entreprises cotées ou les responsables politiques.

Le rejet de l’amendement par le centre et la gauche risque désormais d’alimenter davantage les critiques contre Bruxelles. Car derrière cette bataille parlementaire, une question continue de s’imposer : jusqu’où peut-on utiliser l’argent public sans devoir rendre totalement transparents les salaires de ceux qui le gèrent ?

Yann Montero, dans BV

. Allégorie à la Concorde : le vrai vivre ensemble a détruit le fantasmé !

Articles : Mai 2026Avril 2026Mar. 2026Fev 2026
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#webtube : Les émeutiers, refoulés des Champs-Élysées, se sont rabattus sur une expo de Yann Arthus-Bertrand : « Vivre ensemble ». Dans la nuit de mercredi à jeudi, après la victoire du PSG sur le Bayern, Paris a une nouvelle fois offert le spectacle désormais classique des « débordements ». Pudeur lexicale de rigueur. Résultat : 127 interpellations, des dizaines de blessés, dont plusieurs policiers. Au matin, la France se réveille avec la gueule de bois et l’on nous explique doctement que « cela aurait pu être pire ». Comme toujours. On n’ose quand même pas tenter le coup des supporters allemands. Dire que l’on envoie le Charles-de-Gaulle vers Ormuz… Que ne le dirige-t-on vers la Seine ?

Place de la Concorde !

Mais le plus savoureux — ou le plus tragique — s’est joué place de la Concorde. Les émeutiers, refoulés des Champs-Élysées, se sont rabattus sur une exposition de Yann Arthus-Bertrand intitulée Vivre ensemble. Tout un programme. Une exposition montée avec le démographe Hervé Le Bras, celui-là même qui expliquait, encore récemment, qu’« il n’y a pas de Grand Remplacement ».

Le projet, soutenu par l’État et la mairie de Paris, se voulait « artistique, culturel et citoyen ». Des centaines de portraits avenants d’une nouvelle France (Hervé Le Bras déclare d’ailleurs, au sujet de ces photos : « Yann et moi avons été saisis de la rapidité avec laquelle la France change. » Pas de Grand Remplacement, donc, mais un grand changement. On avance). La France des plaquettes institutionnelles et des éditos de Télérama.

À ce sujet — Demi-finale de Ligue des champions : le PSG l’emporte, Paris déguste

Et voilà que cette utopie trop lisse finit éventrée, renversée par ceux-là mêmes qu’elle célèbre. On aurait voulu écrire une allégorie qu’on n’aurait pas osé aller si loin : place de la Concorde (!), le « vivre ensemble » détruit en direct par les acteurs mêmes de cette France festive et multiculturelle dont on nous vante chaque jour les mérites. On pourrait en faire un tableau, façon Delacroix (pardon, « Delacroissant », plus adapté pour le sujet) : après La Liberté guidant le peuple, « La Vérité détruisant l’utopie ».

De l’art contemporain…

La scène est, du reste, presque une œuvre d’art contemporain involontaire. L’on introduit le chaos dans un décor harmonieux : le Vagin de la reine à Versailles, le plug anal place Vendôme…. Et hier, les émeutiers place de la Concorde… Ce village-monde Potemkine en papier glacé aux sourires trop appuyés, aux slogans implicites droit sortis des paroisses progressistes des années 1980 — « si tous les hommes voulaient se donner la main » —, vole en éclats, comme soufflé par une météorite. Le vrai vivre ensemble piétine le fantasmé. Le plus fascinant reste la réaction de Yann Arthus-Bertrand lui-même. Très affecté, d’abord, il a ensuite expliqué qu’il préférait retenir « la gentillesse » de ceux qui étaient venus aider à réparer et que cet épisode démontrait finalement… que le vivre ensemble existait. À ce degré-là, ce n’est plus de l’optimisme, c’est une foi mystique.

L’idéologie diversitaire ressemble à ces maris trompés de boulevard qui refusent de voir l’amant en caleçon caché dans l’armoire. Ils referment soigneusement la porte et en veulent à ceux qui les ont prévenus.

Et l’on notera, au passage, l’étrange asymétrie morale du système. Si des militants d’extrême droite avaient détruit cette exposition – et en toute logique, selon leur récit, c’est l’extrême droite qui aurait dû le faire, en ennemie de la culture et du vivre ensemble -, gageons qu’aussitôt, les victimes n’auraient pas minimisé les faits ni détourné le regard pour le garder sur les « belles personne » venues à leur secours.

Gabrielle Cluzel, dans BV

. Le recteur de la Grande Mosquée et le cochon diabolique : la France doit s’excuser d’exister !

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#webtube : Un scandale insoutenable ! Quatre mille Gaulois mal dégrossis, réunis autour d’un cochon à la broche, en train de chanter du patrimoine français, de trinquer au vin et de célébrer ce qu’ils osent encore appeler « leur culture » !  

Le crime de lèse-islam est patent. Le recteur Chems-eddine Hafiz, depuis son noble minaret  subventionné, a donc dégainé la sentence suprême : ces banquets du Canon français excluent symboliquement  les musulmans et  rappellent aux autres qu’ici, en France, ils ne sont pas chez eux .

Au fait, comment se fait-il qu’il y ait des millions de musulmans qui, sachant que les Français aiment le porc, le jambon, le saucisson, la fête du cochon, la chasse au sanglier, le ragoût de sanglier… ont fait des pieds et des mains (et bien plus pour certains) pour venir vivre en terre cochonne ? 

On appréciera la finesse du raisonnement de ce crétin de recteur… Même pas du niveau du certificat d’études ! Manger du porc, cette pratique millénaire des rustres du cru, devient soudain un acte de guerre communautaire. Parce que, bien sûr, en France, la norme devrait être de s’autocensurer en permanence pour ne surtout pas froisser la sensibilité d’une partie de la population qui, elle, ne s’est jamais sentie tenue de s’adapter aux coutumes locales (quid des voiles insultants pour les femmes dans nos rues, au fait ?) et, justement de se mettre à déguster de bons saucissons, par exemple… Ben voyons !

Imaginez le drame : un Français qui fait griller une andouillette sans demander préalablement l’autorisation du Consistoire halal. L’outrage ! L’exclusion ! On frôle du doigt la fatwa culturelle.

Monsieur le recteur, permettez une petite mise au point de comptoir : en France, on bouffe du cochon depuis les Gaulois et même avant. On en met dans les boudins, les rillettes, les saucissons, les terrines… C’est pas du prosélytisme, c’est de la gastronomie. Si la vue d’un jambon cru vous donne des vapeurs et que des milliers de personnes joyeuses en train de ripailler vous rappellent cruellement que vous n’êtes pas en territoire conquis, il y a peut-être un problème… de votre côté. Et rien ne vous empêche de partir sous d’autres cieux, 58 pays musulmans sans cochonnaille, ça vous fait par rêver ?

La France n’a pas à s’excuser d’être la France. Elle n’a pas à transformer ses banquets en cantine halal pour ménager les complexes d’une minorité qui supporte mal la majorité chez elle. Le jour où l’on interdira le porc pour ne pas « exclure », on aura officiellement acté que c’est la France qui est de trop sur son propre sol.

En attendant, continuons de rôtir nos cochons, chers amis, Français ou pas, en chantant des chansons paillardes, histoire de dérider les coincés en tous genres. Et surtout, n’oubliez pas la moutarde à offrir au recteur, puisse-t-il s’en étouffer de rage. Et de jalousie, non ? Jamais il n’a pu ni ne pourra vivre une inoubliable fête du cochon avec ses chants, son bon vin (glups, j’avais oublié que Chems-eddine Hafiz, comme tous les musulmans obéissants est AUSSI  privé du premier délice des dieux… (le pauvre homme ! aurait dit Orgon dans lTartuffe ), il y a de quoi rendre amers, jaloux et méchants ceux qui, par obéissance imbécile à un dogme inventé par un pédophile misogyne violent, se privent des plaisirs et des beautés de la vie.

Tant pis pour eux. Bien fait pour eux. Quand on arrive à l’âge vénérable de 72 ans et que non content d’obéir à un homme mort il y a 1400 ans on est en plus jaloux du bonheur de ceux qui ne sont pas musulmans, c’est qu’on est sacrément idiot.

Christine Tasin

https://resistancerepublicaine.com

P.S Ôtez-moi d’un doute, Lecornu et ses sbires n’ont pas encore déposé de projet de loi pour interdire de manger du cochon au motif que ce serait raciste ?

Allez, vous voulez rire, malgré tout ? Écoutez la malhonnête et ridicule sortie du recteur et buvez un bon coup de rouge accompagné de tranches de saucisson au sanglier…

Une fois de plus on applaudira Gilles Platret, maire de Châlon-sur-Saône :

« On a le droit de faire la fête sans être accusé d’exclusion » : Gilles Platret répond au recteur de la grande mosquée de Paris

« Il est très lié (NDLR : Hafiz Chems-eddine) au régime algérien et il est en train de nous dire qu’en France, si vous vous retrouvez pour manger un bout de cochon, vous excluez ceux qui n’en mangent pas. Mais attendez, on est quand même dans le délire. » Avant d’annoncer : « Alors moi, je reçois le Canon français à Chalon, et ce sera d’ailleurs pour un banquet ». L’élu ajoute :« On a le droit de faire la fête sans être accusé d’exclusion ». Le Figaro

Christine Tasin, Riposte Laïque

. Nucléaire français : le rebond ?

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#webtube : Après le sabotage du nucléaire français par la Gauche (Jospin, Hollande, Macron), la France accumule les retards et peine à structurer une véritable offre export. En revanche, la Russie a réalisé ce qui tenait presque de l’impossible : reconstruire, en moins de vingt ans, une filière nucléaire civile crédible, compétitive et projetable à l’international. Pourtant, tout les condamnait après Tchernobyl.

Alors, que s’est-il passé ? Et surtout, comment la France peut-elle en tirer les leçons pour redevenir elle-même une grande puissance nucléaire exportatrice ? Telles sont les questions centrales d’une note remarquée du Millénaire, signée Louis Thomassin1, qui mérite d’être lue comme un manuel de reconquête plus que comme un constat d’échec.

Car l’essentiel n’est pas de regretter le passé. Il est de comprendre pourquoi la France, qui dispose d’atouts considérables – un parc nucléaire maîtrisé, des industriels de rang mondial (EDF, Framatome, Orano), une recherche de pointe –, a vu sa part de marché à l’export s’éroder. Et de proposer une feuille de route pour rebâtir un véritable « instrument de puissance » nucléaire.

Une France qui a perdu le réflexe export

Le premier mérite de la note est son diagnostic lucide. La France n’a pas perdu son savoir-faire technique. Elle a perdu sa capacité à l’organiser, à le financer et à le projeter. La Cour des comptes l’a rappelé dès 2025 : Flamanville 3, c’est 23,7 milliards d’euros, des années de retard, une rentabilité médiocre. Et le programme EPR2 reste, à ce jour, sans devis définitif ni plan de financement stabilisé.

Sur le marché intérieur, cette fragilité est déjà préoccupante. Sur le marché export, elle est rédhibitoire. Car un pays qui hésite sur sa propre trajectoire nucléaire a du mal à convaincre un État étranger de s’engager pour quarante ans. Dès lors, à chaque fois que la France se disperse entre plusieurs acteurs – EDF, Framatome, Orano, Bpifrance Assurance Export, Direction générale du Trésor, ambassades –, elle perd en lisibilité et en crédibilité.

Le constat du Millénaire est clair : nous avons les briques, mais pas l’architecte. Nous avons la technologie, mais pas l’offre intégrée. Nous avons des diplomates, des ingénieurs et des banquiers, mais ils ne parlent pas toujours le même langage, ni ne suivent le même calendrier.

L’urgence d’un chef d’orchestre

La première série de propositions de la note vise donc à mettre fin à la juxtaposition et à recréer une chaîne de commandement lisible.

Proposition 1 : créer un Comité export du nucléaire sous l’autorité du Premier ministre. Distinct mais rattaché au Conseil de politique nucléaire, ce comité se réunirait tous les deux mois en format resserré : Matignon, Élysée, Direction générale du Trésor, Quai d’Orsay, Agence des participations de l’État, Bpifrance Assurance Export, EDF, Framatome, Orano et GIFEN. Sa mission : arrêter une liste courte de pays-cibles, valider les offres, arbitrer le financement public et suivre l’exécution ;

Proposition 2 : désigner EDF comme chef de file unique de l’offre export. Non pas pour effacer Framatome ou Orano, mais pour clarifier les responsabilités. À l’international, un client doit savoir à quel interlocuteur s’adresser. Aujourd’hui, cette lisibilité fait défaut ;

Proposition 3 : ouvrir chez Bpifrance Assurance Export une enveloppe nucléaire dédiée, pluriannuelle et annoncée publiquement. La France a su le faire ponctuellement – le prêt garanti de 5 milliards de livres sterling pour Sizewell C en 2025 en est la preuve –, mais il faut transformer cette capacité en doctrine permanente. Une enveloppe visible, c’est un signal de stabilité pour les pays acheteurs.

Proposition 4 : créer, pour chaque pays prioritaire, une équipe-projet interministérielle et industrielle. Avec un responsable unique nommé pour cinq ans, associant ambassade, DG Trésor, EDF, Framatome, Orano et Bpifrance. Ce type de dispositif existe déjà ponctuellement – le forum nucléaire franco-tchèque de Prague en 2024 en est un exemple –, mais il doit devenir la règle ;

Proposition 5 : doter chaque ambassade dans un pays-cible d’un plan nucléaire pays, actualisé tous les six mois. Un document opérationnel de quatre volets : état du programme local, besoins de formation et de financement, position des concurrents, stratégie française ;

Proposition 6 : adosser l’export à une programmation nationale stable. La France a publié en 2026 sa Programmation pluriannuelle de l’énergie 2026-2035, et le Conseil de politique nucléaire a réaffirmé en mars 2025 le caractère stratégique de la relance. Mais tant que le programme EPR2 restera financièrement incertain, l’offre export sera vulnérable. D’où l’idée d’ajouter à la programmation nationale un volet export explicite, avec revue annuelle devant le Parlement ;

Proposition 7 : limiter à 6 ou 7 le nombre de marchés prioritaires sur cinq ans. Le nucléaire ne se gagne pas par une présence commerciale diffuse, mais par une relation dense, préparée et suivie sur une décennie.

Reconstruire une offre intégrée

La deuxième leçon, tirée de l’échec français autant que de la réussite russe, est que le nucléaire export ne se limite pas à la technologie. Un pays client, surtout s’il est primo-accédant, attend un écosystème complet : financement, combustible, formation, maintenance, assistance réglementaire, et engagement sur la durée de vie de la centrale (40 à 60 ans).

Or la France a tendance à présenter ses composants séparément. D’où l’idée d’une marque « France nucléaire 4e génération », qui prendrait le relais du projet Superphénix. L’argumentation du Millénaire sur ce point est particulièrement solide :

  • Rareté de l’uranium 235 : les réacteurs à eau pressurisée (REP) dominants utilisent une ressource fissile rare. À long terme, la production mondiale plafonnera autour de 100 000 tonnes par an. Les réacteurs à neutrons rapides permettent d’utiliser l’uranium 238, cent fois plus abondant ;
  • Recyclage des déchets : la 4e génération offre la capacité de réduire drastiquement le volume des déchets à long terme, une condition sine qua non pour la durabilité de l’offre nucléaire ;
  • Adaptabilité commerciale : ces réacteurs conviennent aussi bien aux petits réseaux des pays primo-accédants (Rwanda, etc.) qu’au renouvellement des parcs des pays du Nord ;
  • Avantage stratégique sur la Chine : Pékin, qui construit pourtant le plus grand nombre de réacteurs au monde, n’est pas encore positionné sur la 4e génération. La France a là une fenêtre de tir ;

Proposition 8 : structurer l’offre sur toute la durée de vie. Dès la première phase de négociation, inclure combustible, arrêts de tranche, maintenance, mises à niveau, inspections, et si nécessaire démantèlement. Framatome et Orano disposent déjà de ces compétences ; il faut les rassembler dans une offre unique ;

Proposition 9 : doter la France d’un mécanisme anti-OPA pour la filière nucléaire. Pour garantir la souveraineté stratégique, toute acquisition d’une entreprise nucléaire française par un acteur étranger devrait être soumise à autorisation préalable du gouvernement.

Vaincre la pénurie d’ingénieurs

Dernier volet, trop souvent négligé dans les débats français : la ressource humaine. La filière nucléaire française souffre d’une pénurie d’ingénieurs et de techniciens qualifiés. Faute de vivier, les savoir-faire se perdent dans certains métiers critiques : tuyauteurs, chaudronniers, soudeurs, échafaudeurs, contrôleurs de soudure ;

Proposition 10 : lancer des filières de formation spécifiques pour ces métiers sous tension. Un effort de planification qui relève de la souveraineté industrielle ;

Proposition 11 : maintenir le nucléaire dans la taxonomie verte européenne. L’inscription du nucléaire dans la directive RED III est un atout décisif pour l’attractivité du secteur auprès des jeunes diplômés et des fonds d’investissement sensibles aux critères ESG. Les élections européennes de 2024 ont montré que cette reconnaissance n’était pas acquise une fois pour toutes ; il faut la défendre bec et ongles ;

Proposition 12 : créer un abattement fiscal sur l’impôt sur le revenu jusqu’à 35 ans pour les ingénieurs nucléaires, français et étrangers. Dans la guerre mondiale des talents, la France doit aligner des incitations concrètes ;

Proposition 13 : mettre en place un contrat gagnant-gagnant sur le modèle de la fonction publique : l’État prend en charge les études, l’ingénieur s’engage pour quinze ans de service. En cas de rupture anticipée, remboursement du coût des études. Les collectivités territoriales accueillant des bassins nucléaires pourraient abonder ce dispositif ;

Proposition 14 : créer un « parcours Talents du nucléaire » valorisant les missions à l’étranger. Les jeunes ingénieurs et techniciens aspirent souvent à la mobilité internationale. Pourquoi ne pas organiser cette mobilité autour du réseau des contrats d’exportation français, offrant ainsi un véritable parcours de vie structuré ?

Une conclusion qui n’a rien d’une utopie

Au total, la note du Millénaire propose 15 mesures concrètes, dont la plupart ne relèvent ni de la grande loi ni du traité européen, mais du décret, de la circulaire ou de l’arbitrage budgétaire. Elles sont donc réalisables à court terme, si la volonté politique suit.

Son message essentiel est le suivant : l’avenir du nucléaire français ne se joue pas seulement à Flamanville ou à Penly. Il se joue aussi à Dacca, au Caire, à Ankara, à Prague ou à Varsovie. Parce que c’est à l’export que se testent la crédibilité industrielle, la stabilité de la doctrine énergétique et la capacité à projeter une influence.

La France a tous les atouts pour redevenir une grande puissance nucléaire exportatrice. Elle a la recherche, l’industrie, l’ingénierie, le cycle du combustible et une légitimité historique. Lui manque encore une organisation à la hauteur de ses ambitions.

Jean Lamolie, dans Riposte Laïque

. En 2027, pas une seule voix pour ceux qui ont détruit votre pays et l’avenir de vos enfants

Articles : Mai 2026Avril 2026Mar. 2026Fev 2026
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#webtube : Droite dite « de gouvernement », centre, gauche et extrême gauche, tous ceux qui ont été associés au pouvoir sont coresponsables du naufrage économique, sécuritaire et identitaire de notre malheureux pays. Ils doivent payer leur trahison. Ne vous trompez pas en 2027 !

Notre France paradisiaque des années 1970 n’existe plus. Elle est abandonnée par ses élites qui n’ont que mépris pour le peuple et pour notre fabuleux roman national. Tous sont des mondialistes, donc les fossoyeurs de notre identité, pour lesquels les mots « patrie » ou « patrimoine culturel » n’ont plus aucune signification.

La France appartient désormais à tous ceux qui s’y installent, au point que le mot « clandestin » a disparu du vocabulaire puisque plus personne ne risque l’expulsion. Un sans-papiers est tout simplement un prétendant à des papiers en règle, qu’il obtiendra tôt ou tard. Même un dangereux délinquant n’est jamais expulsé.

Mais le pire est que cette France ouverte à toute la misère du monde appartient de moins en moins aux natifs, héritiers de ceux qui l’ont bâtie au fil des siècles dans le sang et les larmes.

Car ceux qu’on accueille à bras ouverts nous contestent de plus en plus le droit de vivre comme bon nous semble, selon notre art de vivre bien gaulois tout en goûtant pleinement notre célébrissime gastronomie, qui fait à la fois notre bonheur festif et notre renommée de bons vivants. Bref, on nous conteste nos traditions millénaires et les élites se couchent.

Dans notre France de 2026, déguster quelques tranches de saucisson et un bon camembert normand avec un verre de rouge, c’est du racisme, une marque d’exclusion envers les minorités qui ne partagent pas nos traditions culinaires. Observez la rage médiatique qui s’acharne sur les banquets du Canon français. N’est-ce pas le signe d’une France en perdition, de plus en plus intolérante envers ceux qui défendent leurs traditions et leur mode de vie ancestral ?

Dans notre France millénaire, faut-il dorénavant s’excuser de vivre à la française ?

Seule Marion a parfaitement réagi aux propos scandaleux du recteur de la grande mosquée de Paris.

« Monsieur @chemshafiz, nous sommes en France : ici, nous mangeons du cochon sous toutes ses formes, depuis toujours et partout. Si cela ne vous plaît pas, vous pouvez toujours aller vivre dans un pays qui applique la charia. »

Aucun immigré au monde n’est mieux accueilli qu’en France, y compris si c’est un clandestin.

Dans notre France de 2026, l’AME qui soigne les sans-papiers sans limitation de dépenses est passée en 20 ans de 155 000 bénéficiaires à 465 000, pour un coût qui atteint 1,3 milliard. Un assuré social qui travaille et cotise est finalement moins bien soigné et remboursé qu’un bénéficiaire de l’AME.

La France délivre aussi des titres de séjour aux étrangers malades, un dispositif unique au monde, largement exploité par des filières d’immigration selon le directeur de l’OID.

Dans notre France de 2026, le droit à l’hébergement inconditionnel pour les migrants est inscrit dans la loi. C’est unique au monde. Selon la Cour des comptes, de 40 à 60 % des logements d’urgence sont occupés par des illégaux. 40 % des places d’hébergement d’urgence dans l’UE se trouvent en France.

L’hébergement d’urgence pour les clandestins coûte 1 milliard par an. La demande d’hébergement a augmenté de 50 % en cinq ans. Plus de 60 000 migrants et clandestins sont logés à l’hôtel chaque soir. Le système est saturé. 61 % des demandes sont refusées, notamment pour des Français ou de migrants réguliers en situation de grande précarité.

Dans notre France de 2026, le droit d’asile est ouvert à tous et pas seulement aux réfugiés. Sur les 70 000 demandeurs ayant obtenu l’asile en 2024, seulement deux l’ont obtenu pour persécution dans leur pays. L’asile est de plus en plus accordé largement. Selon les critères retenus pour l’asile, environ 600 millions de personne dans le monde pourraient prétendre à l’asile en France selon le directeur de l’OID.

Dans notre France de 2026, l’immigration est devenue incontrôlable, c’est-à-dire 3 fois supérieure au rythme des années 2000 et 25 fois supérieure à celui des années 1990.

Actuellement, 700 000 étrangers bénéficient de l’asile sur notre territoire

Inversement, au Danemark, les demandes d’asile ont chuté de 90 % en 10 ans.

La France a l’immigration qui travaille le moins de toute l’Europe. Seuls 43 % des immigrés extra-européens en âge actif occupent un emploi. C’est 25 % de moins que la moyenne nationale ! Ils occupent majoritairement des emplois peu qualifiés qui rapportent peu en impôts et cotisations sociales et ne compensent pas leur coût social.

Dans notre France de 2026, 30 % des naissances sont issues d’au moins 1 parent né hors de l’UE. Sur deux générations, 23 % de la population française sont d’origine immigrée.

On pourrait ainsi énumérer les bouleversements que l’immigration incontrôlée de déshérités entraîne pour le quotidien des Français. Sur le coût social en hausse constante, sur l’insécurité qui explose par refus des autorités de sanctionner, sur l’école qui n’intègre plus des élèves qui ne parlent pas français etc.

Mais ce qui est certain, c’est qu’aucun programme électoral n’aura la moindre chance de redresser la France si l’immigration n’est pas drastiquement régulée.

C’est pour cela qu’il est vain d’aller voter pour les partis qui ont déjà gouverné. Ils doivent payer leur trahison.

Seules des figures patriotes comme Zemmour, Sarah Knafo, Bardella, Marion, Ciotti, Dupont-Aignan, Philippot ont la volonté de redresser notre pays. Leurs adversaires politiques, qui se gargarisent avec leur soi-disant expérience, n’ont accumulé que des échecs et sont responsables de la destruction de la France que nous ont léguée nos aînés.

Si cette équipe arrivait au pouvoir, la France serait sauvée.

En 2027, pas un bulletin ne doit aller chez les fossoyeurs de la nation. On a suffisamment donné.

(source JD News)

Jacques Guillemain, Riposte Laïque