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#webtube : L’audiovisuel public dans toute sa splendeur ! Ce mercredi 28 octobre, l’interview de Sarah Knafo sur France Info a tourné à la garde à vue, pour ne pas dire au procès politique. Pendant 23 minutes, l’eurodéputée Reconquête a dû affronter les journalistes Simon Le Baron et Audrey Tison, dont les interruptions incessantes, le ton accusateur et les remarques péremptoires ont transformé l’entretien en véritable interrogatoire ou réquisitoire.
Une interview à charge
Dès les premières secondes, le dénommé Simon Le Baron attaque et présente son invitée du jour comme la « représentante d’un parti dirigé peut-être, s’il obtient ses 500 parrainages, par un candidat multi-condamné pour incitation à la haine raciale, entre autres ». La réaction de l’eurodéputée fuse : « Ça commence ! » La suite confirme cette entrée en matière.
🔴 Absolument TOUT LE MONDE devrait regarder l’intégralité du passage de Sarah Knafo sur France Info ce matin. C’est surréaliste.
— Marc Vanguard (@marc_vanguard) October 28, 2026
S’étant manifestement donné pour mission d’empêcher Sarah Knafo de développer la moindre idée, les deux journalistes ne l’ont quasiment pas laissée finir une seule phrase. Lorsque la jeune élue aborde ses propositions économiques, Simon Le Baron invoque des économistes qui contesteraient ses analyses, sans les nommer. L’eurodéputée lui demande alors s’il a lu son livre. Le journaliste finit par reconnaître à demi-mot que non, tout en poursuivant ses attaques sur le même ton hostile.
Je sors d’une interview lunaire sur France Info. Tellement révélatrice du comportement de ces militants d’extrême gauche qu’on paie avec nos impôts. Allez voir cette émission sur mon YouTube : https://t.co/mo4JFybDhd https://t.co/xg6Mzb1ppr
— Sarah Knafo (@knafo_sarah) October 28, 2026
Après l’émission, Sarah Knafo ne mâche pas ses mots. « Je sors d’une interview lunaire sur France Info. Tellement révélatrice du comportement de ces militants d’extrême gauche qu’on paie avec nos impôts », écrit-elle, sur X. Elle dénonce également le traitement réservé à ses propos sur l’attentat de Trappes : « Ce matin, sur France Info, on m’a sommée de condamner l’attentat de Trappes. Je l’ai fait, sans hésiter. J’ai ensuite posé la même question en retour : êtes-vous capable de dire que le racisme anti-Blanc tue en France ? On m’a répondu qu’on n’avait « pas à condamner ni à ne pas condamner ». Sur le service public, on exige des autres ce qu’on refuse de dire soi-même. »
Des « excuses » démenties
L’affaire ne s’est pas arrêtée à la sortie du studio. Selon le journaliste Clément Garin, un responsable de France Info aurait présenté ses excuses à Sarah Knafo après la séquence. Le directeur adjoint de la rédaction, Florent Guyotat, serait venu lui dire : « Eh bah, c’était explosif ! » L’eurodéputée lui aurait répondu : « Demandez à vos journalistes d’être professionnels, c’est une honte. » Clément Garin affirme qu’un cadre de la chaîne France Info s’est désolidarisé de l’interview, la jugeant « ni fait ni à faire ». La direction du média public oppose pourtant un démenti catégorique : « Franceinfo dément fermement avoir présenté des excuses à Sarah Knafo à la suite de l’interview du 8.30 ce matin. »
💣❌ 𝐈𝐍𝐅𝐎 𝐂𝐆𝐓𝐕. 𝐒𝐚𝐫𝐚𝐡 𝐊𝐧𝐚𝐟𝐨 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐒𝐢𝐦𝐨𝐧 𝐋𝐞 𝐁𝐚𝐫𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐀𝐮𝐝𝐫𝐞𝐲 𝐓𝐢𝐬𝐨𝐧 : 𝐮𝐧 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞𝐢𝐧𝐟𝐨 𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐬’𝐞𝐱𝐜𝐮𝐬𝐞𝐫 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐢𝐞𝐰 𝐥𝐮𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 Selon les informations de #CGTV, @knafo_sarah a reçu les excuses d’un responsable de @franceinfo après une interview très houleuse ce mercredi matin. Le directeur adjoint de la rédaction a lui-même reconnu et dénoncé une attitude militante des journalistes. En interne, la colère gagne plusieurs salariés, qui, contactés par CGTV, dénoncent un manque de travail et une simple envie "de se faire Sarah Knafo". 👉 https://t.co/VFmjZkVCa0
— Clément Garin (@cgtvoff) October 28, 2026
En attendant d’en savoir plus, notons que cette séquence n’est pas un incident isolé. Lundi 26 octobre, Simon Le Baron recevait Thomas Ménagé, député RN du Loiret. Là encore, l’entretien avait pris des allures d’interrogatoire. « Questions à charge, interruptions, ton accusateur : des séquences lunaires !, a commenté, sur X, son collègue Philippe Ballard. J’ai été journaliste quatre ans à France Info. Le service public singe la presse militante d’extrême gauche. Ce ne sont plus des journalistes, mais des militants. »
Un journaliste courtois… avec LFI
Le portrait de Simon Le Baron dressé il y a quelques mois par Télérama rend l’épisode d’autant plus frappant. Le journaliste y était décrit comme un professionnel apprécié, « souriant, gentil », réputé pour son approche calme et posée et sa manière d’interviewer les invités « sans couper la parole ni chercher le clash ». L’homme aurait-il changé de méthodes face à Sarah Knafo ?
Les comparaisons avec d’autres invités de la matinale sont éclairantes. La veille, Clémence Guetté, députée LFI, était reçue dans la même émission. Le ton de Simon Le Baron semblait nettement plus affable, ponctué de larges sourires. Trois semaines plus tôt, face à Mathilde Panot, le journaliste ouvrait l’entretien par une formule des plus courtoises : « Bonjour, Mathilde Panot, merci d’être avec nous. » Pourquoi n’a-t-il pas commencé l’interview en rappelant le palmarès judiciaire de Jean-Luc Mélenchon, comme il l’a fait pour Éric Zemmour ? Un deux poids deux mesures qui illustre la dérive idéologique d’un groupe audiovisuel financé par des contribuables floués.
Jean Kast, dans BV
