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#webtube : Thomas Guénolé appelle les Black Blocs à protéger les lycéens des policiers, au nom de la « légitime défense ». Thomas Guénolé sait faire parler de lui. Ce mercredi 7 octobre, le très médiatique « politologue » a publié, sur X, un ahurissant message de soutien aux manifestations lycéennes. Il y dénonce des « agressions » commises par la police et appelle les milices d’ultra-gauche à la rescousse. « Je demande l’intervention des Black Blocs pour protéger nos enfants, les lycéens, contre les policiers qui les agressent, écrit l’ex-chroniqueur de TPMP. Je ne leur demande pas d’aller à l’affrontement. Je leur demande d’intervenir chaque fois qu’un policier agresse un lycéen sans défense, car c’est de la légitime défense. »
Thomas Guénolé ne s’arrête pas là. Il appelle également les « street medics » à porter assistance aux lycéens blessés, les parents à filmer les interventions policières et les avocats à défendre les jeunes placés en garde à vue. Il invite même les personnalités publiques à venir servir de « boucliers humains » aux manifestants. Généreux, le militant annonce qu’il donnera lui-même de sa personne : « Dès jeudi, je le ferai. »
Je demande l’intervention des Black Blocs pour protéger nos enfants, les lycéens, contre les policiers qui les agressent. Je ne leur demande pas d’aller à l’affrontement. Je leur demande d’intervenir chaque fois qu’un policier agresse un lycéen sans défense, car c’est de la légitime défense. Je demande aux street medics et à toutes les personnes formées au secourisme d’aller apporter les premiers secours aux lycéens blessés. C’est votre devoir. Je demande aux parents de venir tout filmer, afin que les policiers agresseurs puissent être poursuivis pour "violences volontaires aggravées commises par une personne dépositaire de l’autorité publique". Je demande aux syndicalistes d’aider les lycéens à organiser un service d’ordre pour écarter les tarés qui brûlent des lycées et agressent des professeurs. Je demande aux avocats de défendre les lycéens placés en garde à vue, trop souvent pour rien. Je demande aux personnalités publiques de faire leur devoir, en venant servir de boucliers humains à nos enfants. Dès jeudi, je le ferai. Nous devons être à la hauteur du courage de nos enfants. Nous, les adultes, leurs parents, devons leur apprendre que non, en France, se faire casser la gueule et mutiler quand on manifeste pour ses droits, ce n’est pas normal. ThG
— Dr Thomas Guénolé (@thomas_guenole) October 7, 2026
Les Black Blocs ne sont pourtant pas un service d’ordre pacifique. Vêtus de noir et masqués, ces militants radicaux sont régulièrement pointés du doigt par les autorités françaises pour leurs exactions commises lors de manifestations. C’est précisément ce que dénonce Matthieu Valet, député français au Parlement européen. Il a annoncé son intention de signaler les propos de Thomas Guénolé au procureur de la République, au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale. « À mes yeux, Thomas Guénolé appelle les Black Blocs à attaquer nos policiers sous couvert d’une prétendue « légitime défense ». » Le porte-parole du RN prévient : « La « légitime défense » ne doit jamais servir de blanc-seing pour attaquer un policier de la République ! »
Des dérapages à répétition
L’appel aux Black Blocs n’est pas la première sortie fracassante de Thomas Guénolé. Au cours de l’été 2026, sur la chaîne YouTube « Témoin », il a comparé la France d’il y a quelques siècles à… l’Afghanistan. Dans la même interview, il a affirmé que la Guinée équatoriale était bien un pays noir, mais que la France n’était pas un pays blanc.
Pour l’intellectuel d’extrême gauche Thomas Guénolé, « oui » la Guinée équatoriale est un pays noir, mais « non » la France n’est pas un pays blanc. https://t.co/0rjzIQHbP1
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) July 29, 2026
À ce sujet — [POINT DE VUE] Thomas Guénolé ou la bonne foi de la gauche dans toute sa splendeur
Remontons à octobre 2024. Sur le plateau de Touche pas à mon poste !, le chroniqueur s’était emporté contre l’Église catholique : « Je déteste l’Église ! Elle a couvert des pédophiles, c’est dégueulasse. » Dans la même émission, il s’en était pris à Mère Teresa – une « sale conne » – et lui avait reproché ses positions contre l’avortement, la contraception et le divorce. Quelques jours plus tôt, le politologue avait également provoqué un tollé en déclarant : « Je suis pour raser le Sacré-Cœur. » Il avait, enfin, réclamé que la France indemnise les pays qu’elle avait colonisés, estimant qu’il y avait encore « matière à réparation ». Un vrai festival.
Une façon d’exister ?
C’est avant tout pour ces sorties de route que Thomas Guénolé est aujourd’hui connu. Après avoir rejoint La France insoumise, il a brutalement quitté le mouvement en 2019, dénonçant son fonctionnement interne et qualifiant Jean-Luc Mélenchon d’« autocrate ». Il est ensuite devenu une figure médiatique, chroniqueur à L’Obs, sur RMC puis chez Cyril Hanouna où il a fait entendre ses opinions très à gauche. Hélas pour lui, les grands plateaux lui semblent aujourd’hui moins accessibles et ses tribunes se limitent désormais à une participation au média numérique Le Crayon. Celui qui cultive l’art de se présenter sous différentes casquettes – politologue, « Dr », autiste Asperger, franc-maçon… – semble condamner à aller toujours plus loin dans la provocation pour rester dans la lumière. Son appel aux Black Blocs s’inscrit sans doute dans cette fuite en avant. Reste à voir si les médias doivent continuer à commenter ses dérapages contrôlés et, ainsi, entretenir sa notoriété.
Jean Kast, dans BV
