– Saxe-Anhalt. L’AfD lance sa campagne à Magdebourg avec 41 % dans les sondages

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#webtube : L’AfD de Saxe-Anhalt a tenu, ce samedi 18 juillet 2026, au sein du hall des foires de Magdebourg, le rassemblement électoral de lancement de sa campagne en vue des élections du 6 septembre 2026 pour le Parlement de Saxe-Anhalt. Cette formation politique est donnée dans les sondages à 41 %, alors que l’autre parti patriotique, celui de gauche, le BSW, est, lui, estimé à 5 %. Grâce au seuil électoral de 5 %, qui élimine les petits partis de toute représentation, ces deux formations patriotiques pourraient obtenir ensemble une majorité des sièges au sein de l’assemblée.

Au vu de l’importance considérable de ce scrutin, la coprésidente fédérale de l’AfD Alice Weidel a pris part à cet événement, alors qu’elle devait initialement se rendre à un mariage afin d’y être témoin. Ulrich Sigmund, la tête de liste de l’AfD en Saxe-Anhalt et candidat au poste de ministre-président, a été, bien entendu, présent. Des messages vidéo de soutien ont été adressés par les sections de l’AfD des autres États fédérés allemands, ainsi que par des représentants de partis patriotiques d’autres pays, notamment par le président du parti patriotique autrichien FPÖ Herbert Kickl.

La presse allemande du système, mais également les médias patriotiques allemands de réinformation, ont largement couvert l’événement, car l’ensemble de l’Allemagne a le regard tourné vers la Saxe-Anhalt, qui compte un peu moins de 2,2 millions d’habitants, l’Allemagne étant peuplée de plus de 83 millions de personnes.

Devant le public constitué de plusieurs milliers de personnes, Alice Weidel a déclaré : « Si Ulli, Ulrich Siegmund, devient ministre-président, nous nous souviendrons tous de ce jour. » Une vidéo a été projetée, montrant les flux d’immigrants traversant en 2015 les Balkans afin de se rendre en Allemagne, à la suite de l’ouverture des frontières par la chancelière démocrate-chrétienne de l’époque Angela Merkel, l’attaque contre un marché de Noël à Berlin en 2016 et Angela Merkel prononçant la phrase devenue tristement célèbre « Wir schaffen das » (Nous y arriverons), visant à intégrer massivement des immigrants.

En réponse, Ulrich Siegmund a déclaré : « Tout est possible ! Il est possible que le 6 septembre nous écrivions l’histoire et que nous reprenions notre État fédéré ! »

Reste à voir si l’AfD parvient à obtenir les 45 % nécessaires afin de disposer d’une majorité en sièges au sein du Parlement de Saxe-Anhalt, ou, sinon, à détacher une partie des élus du parti démocrate-chrétien CDU, une autre solution pouvant être un front transversal entre l’AfD et le BSW, ce dernier ayant indiqué jusqu’à présent être favorable à l’élection d’un ministre-président de Saxe-Anhalt indépendant des partis politiques chargé d’aller chercher des majorités au cas par cas au sein de l’assemblée.

L’avenir de la Saxe-Anhalt est donc incertain et pourrait conduire à une ingouvernabilité ou à un rapprochement entre les démocrates-chrétiens de la CDU et les post-communistes de Die Linke.

Comme un poisson dans l’eau

Malgré la présence de nombreux migrants et de quelques gauchistes dans les rues ou à la gare, l’AfD est en eaux favorables dans cet endroit. À l’issue de l’événement, les participants venus en transport en commun ont emporté des panneaux électoraux de l’AfD et des fanions aux couleurs allemandes en tram, puis à l’intérieur de la gare, sans que la police ne soit présente pour les protéger, et ont rencontré la sympathie de nombreux passants, à l’exception de l’un ou l’autre bobo roulant à vélo.

L’AfD de Saxe-Anhalt prévoit de remplacer les hauts fonctionnaires, de mettre fin au traité sur la radiodiffusion publique, de réviser les manuels scolaires d’histoire et de remplacer le nom de la campagne publicitaire de la Saxe-Anhalt « Penser moderne » par « Penser allemand ».

Les tee-shirts de campagne électorale à l’effigie d’Ulrich Siegmund portent dans le dos l’inscription : « Écrivons l’histoire ! » Le 6 septembre au soir, les dés seront jetés.

Lionel Baland

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– Dès 1947, Churchill voulait raser le Kremlin

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#webtube : La russophobie d’un Anglo-Saxon est gravée dans son ADN. Ce qui explique qu’au printemps 2022, Boris Johnson s’est précipité à Kiev pour que Zelensky refuse les accords d’Istanbul, qui ramenaient la paix en Europe.Curieuse façon de remercier l’allié russe qui a éliminé 80 % de l’armée allemande, permettant ainsi à l’Angleterre de préparer le débarquement de juin 1944 et d’offrir ainsi aux Anglo-Saxons les lauriers de la victoire. Il faut dire qu’Hollywood n’a pas ménagé ses efforts pour rafler la mise. En 2026, les 3/4 des Allemands pensent encore que ce sont les Américains qui les ont vaincus.

« En 1947 Churchill avait demandé au sénateur républicain Styles Bridges de persuader le président américain Harry Truman de lancer une bombe atomique sur l’URSS pour rayer de la surface de la Terre le Kremlin et transformer l’Union soviétique en un problème mineur. »

https://observateur-continental.fr/?module=articles&action=view&id=1974

Il est vrai qu’à cette date, l’Empire britannique était à son apogée, son démantèlement ne faisant que commencer avec la partition des Indes, qui donnait naissance à deux États indépendants, le Pakistan et l’Inde, afin de séparer musulmans et hindous.

On ne change pas un Anglais et sa vision du monde. À défaut de rester britannique, ce monde doit rester anglo-saxon, en passant le relais à la puissante Amérique.

Toutes les guerres, les coups d’État, les révolutions à travers le monde depuis 1945 ne sont que les soubresauts d’un Empire fatigué qui entend conserver son hégémonie planétaire coûte que coûte. La Russie est toujours l’ennemie.

Et on peut dire que le peuple russe revient de loin. Après les dix années de gestion calamiteuse de Boris Eltsine, qui ont laissé la Fédération de Russie exsangue, mise en coupe réglée par une poignée d’oligarques sans foi ni loi, les Anglo-Saxons étaient bien décidés à démembrer et à dépecer la bête à bouts de force. 75 000 milliards de richesses minières à se partager.

C’est l’arrivée de Vladimir Poutine qui a sauvé le pays des griffes de l’Aigle américain. Un leader à poigne face aux prédateurs de l’intérieur comme de l’extérieur. Un sauvetage que le peuple russe n’a pas oublié.

Mais aujourd’hui, si l’Europe entière suit docilement Londres et Washington dans leur croisade antirusse, comme un pitoyable troupeau bêlant, c’est parce qu’elle reste persuadée que sa survie dépend de cette Amérique dominatrice. 

Or, ce faisant, elle se suicide, oubliant les leçons du gaullisme.

Si l’Europe est en guerre contre la Russie, ce n’est que la continuité d’un conflit de longue date entre deux empires, le britannique et le russe, comme nous le rappelle le lien ci-dessous, que je vous invite à lire.

On ne répétera jamais assez que cette guerre est une guerre voulue et préparée par les Anglo-Saxons depuis la chute de l’URSS.

Qu’on nous explique pourquoi en 2008 la Géorgie et l’Ukraine ont été pressenties pour intégrer l’Otan. Qu’on nous explique pourquoi l’Alliance est passée de 16 à 32 membres depuis la fin de l’Union soviétique et la dissolution du pacte de Varsovie. Qui veut la guerre ?

Trump, qui ne cesse d’attiser les braises et de poursuivre son double jeu, n’a qu’une obsession : priver Poutine de ses revenus pétroliers et gaziers.

Il prive d’abord la Chine du pétrole vénézuélien et iranien, il tente ensuite d’interdire aux Indiens et aux Chinois d’acheter du pétrole russe, en les menaçant de taxes à 100 % sur leurs exportations vers le marché américain.

Conscient de sa faiblesse face au colosse chinois qui se renforce à grande vitesse, Trump espère l’attaquer dans le domaine énergétique, son point faible. Affaiblir à la fois la Russie et la Chine, tout en volant le pétrole d’autres pays, c’est la conception américaine du droit internationale. Rien de bien nouveau. Et tout a empiré depuis la fin de la guerre froide.

Je termine en rappelant aux Européens qu’ils ont bien de la chance d’avoir un sage comme Poutine aux commandes de la Russie. Car avec un faucon du genre Patrushev, après quatre années d’escalade irresponsable, il y a longtemps que toute l’Europe serait en feu.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– A l’heure où 2 et 2 font 5, réapprendre à calculer est une urgence

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#webtube : Alors que la nouvelle épreuve de mathématiques du brevet 2026 était censée marquer le retour de l’exigence, les enseignants ont dénoncé un sujet d’une grande facilité. Notre rapport au calcul s’est progressivement dégradé, au point de devenir une compétence en voie de disparition.

Sur les étals des librairies, les cahiers de vacances promettent aux plus jeunes de ne pas perdre le rythme pendant la période estivale, tout en permettant aux parents de se donner bonne conscience. Certains de ces carnets d’été sont consacrés à l’orthographe, actuellement en capilotade dans toutes les tranches d’âge et catégories sociales ; d’autres à l’anglais, demain nous serons tous bilingues « français de chez Wish/Wesh – globish » ; et enfin, au calcul. À l’heure où nous sommes entrés dans une civilisation qui a désappris à calculer, cette dernière compétence devait être urgemment revalorisée.

A lire aussi, Bruno Patino: « On clôt les cinq cents ans de l’ère Gutenberg »

Généralement, les plus madrés s’amusent à déceler, dans les messages postés dans les boucles WhatsApp ou sur les réseaux sociaux, les fautes d’orthographe de leurs congénères. Ils s’indignent aussi de temps en temps du manque criant de culture générale chez leurs semblables (« Victor Hugo, je sais pas c’est qui »), mais ils se désolent rarement de l’incapacité à effectuer un calcul mental. Bien sûr, les chiffres sont sans doute moins sexy que les belles lettres, mais n’est-ce pas le signe d’une dyscalculie généralisée que de si peu s’en inquiéter ?

Désormais, une addition en apparence simple nécessite l’usage, non plus de la calculette Casio fonctionnant à l’énergie solaire de notre enfance — et sur laquelle nous tapotions 713705 pour faire apparaître le mot « SOLEIL » une fois retournée — mais de la calculatrice intégrée à nos smartphones ou, plus simplement encore, de Grok. Et c’est ainsi qu’ils sont désormais d’usage pour calculer la somme de trois ou quatre nombres entiers. Il n’est pas nécessaire d’ajouter que les opérations plus complexes, comme une règle de trois, le calcul d’un pourcentage ou la résolution d’une équation, sont encore moins bien maîtrisées.

Compter, c’est déjà penser

Le calcul mental est la porte d’entrée vers les mathématiques qui nous emmèneront, au fil de notre scolarité, vers les probabilités, les statistiques, les logarithmes, la trigonométrie avec ses sinus et ses cosinus. C’est ainsi qu’un pays finit par former des ingénieurs et à façonner une marche du monde… qui ne dépendra jamais des étudiants en sociologie et de leurs recherches sur le genre. Bref, mieux vaut la tignasse ébouriffée d’Albert Einstein que la chevelure mauve et en broussaille de Myrtille. À l’inverse, un pays où deux et deux font cinq et qui ne sait plus calculer, de l’opération de base à un budget en équilibre, ne peut tourner correctement.

Signe encourageant, le génie français a accouché, à travers son histoire féconde, de grands mathématiciens dont on retient, indice révélateur du manque d’intérêt pour la discipline, souvent les à-côtés : Blaise Pascal, érudit touchant à toutes les disciplines et inventeur de la pascaline — ancêtre de la Casio —, Évariste Galois, plus connu pour le duel qui mit fin à sa vie de façon tragique que pour la théorie portant son nom, ou encore Henri Poincaré, précurseur du calcul infinitésimal et cousin de Raymond, qui fut président de la République. D’ailleurs, on ne peut que se réjouir du don de 50 millions d’euros de Bernard Arnault à l’École polytechnique, en vue de créer un institut de mathématiques à l’horizon 2030.

A lire aussi, du même auteur: Une brève histoire de la transformation de Paris à travers le PSG et ses supporters

Surtout, le calcul et tout ce qui en découle offrent bien des avantages à celui qui les maîtrise. Faites le test : vos interlocuteurs resteront ébaubis quand votre vivacité aura fini d’achever une opération de calcul. Mais, par-delà la passagère gaudriole, il y a plus essentiel encore : l’intelligence mathématique (ou rationnelle, ou cartésienne, ou logique) ouvre bien des portes. Si j’étais directeur des ressources humaines, je recruterais en priorité des candidats qui en sont abondamment dotés. D’ailleurs, il faut toujours se méfier des grandes vérités émanant des déconstructeurs, car bien souvent elles trahissent un manque d’exigence ou d’ambition, un fourvoiement idéologique ou, plus prosaïquement, une incapacité à être soi-même à la hauteur. Parmi celles-ci, le fait que l’intelligence serait devenue multiple, y compris émotionnelle. C’est évidemment aussi révélateur de l’époque que faux.

À l’ère de l’intelligence artificielle, il semble loin le temps où nous comptions sur les doigts de nos mains en trompant l’attention du professeur, où nous faisions des concours de tables de multiplication, où nous calculions des angles et où, simplement, nous entrions dans un nouvel univers. En pleine époque lacrymale où les émotions priment sur la raison, il fait parfois bon renouer avec l’implacable froideur des chiffres.

Gregory Vanden Bruel; Causeur

– Nouvelle tendance chez de nombreux footballeurs : un christianisme affiché avec fierté

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#webtube : Nos voisins espagnols affichent un catholicisme décomplexé qui se propage aussi en France. Et ailleurs. « J’ai une croix et une image de la Vierge. Elles me donnent beaucoup de foi », a déclaré le joueur espagnol Ferran Torres, après la victoire de son équipe, hier soir, en Coupe du monde de football. « Je porte toujours un ruban de Notre-Dame du Pilier. Comme je suis un peu coquet, j’en ai de différentes couleurs pour les assortir à ma tenue », a également affirmé Luis de la Fuente, le sélectionneur de l’équipe d’Espagne. Des déclarations qui témoignent de la foi affichée de certains de nos voisins espagnols.

Le même phénomène se retrouve outre-Atlantique, en Amérique du Sud plus exactement, où l’avion de la sélection brésilienne a été aspergé d’eau bénite par deux canons, le 2 juin dernier. Un « baptême » qui n’a pas permis au pays du football d’emporter une sixième étoile, mais qui lui a tout de même ouvert les huitièmes de finale. Cela illustre un phénomène courant chez les populations latinos, mais qui se manifeste depuis quelques années également en France.

Les Bleus parlent aussi de leur foi sans complexe

Le footballeur Olivier Giroud, aujourd’hui retraité, est l’un des premiers à avoir parlé publiquement de sa foi. Une vidéo de la Fédération française de football pendant l’Euro 2016 le montrait dans sa chambre en train de lire un livre, Un moment avec Jésus. Il citait également un verset de l’épître aux Hébreux qui le touche spécialement : « Courons avec persévérance dans le combat qui est devant nous. » N’ayant jamais caché sa foi, il porte aussi un tatouage du psaume 23, en latin, sur l’avant-bras : « Dominus regit me et nihil mihi deerit » (« L’Éternel est mon berger, je ne manque de rien »). Au moment de la parution de son livre Toujours y croire (Plon), en 2021, il déclarait : « Ma relation avec Dieu est l’une des explications à la force de caractère qui est la mienne. » En mai 2017, au stade de Wembley, dans une ambiance complètement déjantée, il avait gagné la Coupe d’Angleterre avec son club d’Arsenal et s’était affiché avec un tee-shirt blanc sur lequel était écrit « Je suis le chemin, la vérité, la vie. Jésus. »

D’autres footballeurs de l’équipe de France sont aussi ouvertement chrétiens mais restent mutiques sur le sujet, tel Antoine Griezmann. Ce dernier arbore sur les bras des tatouages de la Vierge Marie, du visage de Jésus et la statue du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro. Pour autant, il n’a quasiment jamais évoqué ce sujet en public, excepté en 2015 lorsque sa sœur réchappa de l’attentat du Bataclan : il avait confié : « Je remercie Celui qui est en haut. »

D’autres, encore, affichent aujourd’hui haut et fort leur appartenance à la chrétienté. Certains footballeurs sélectionnés en équipe de France durant le Mondial de 2026 s’affichent notamment sur les réseaux sociaux. Les joueurs Désiré Doué et Manu Kone écrivent tous deux, dans leur bio Instagram, « God is great », tandis que Maxence Lacroix se revendique « disciple de Jésus-Christ ». Par le passé, il a d’ailleurs posté des publications ou des vidéos en rapport avec Jésus. Il a même évoqué un miracle : Jésus l’aurait guéri après une prière. Désiré Doué, quant à lui, avait exprimé sa reconnaissance envers le Christ après la victoire du PSG en Ligue des champions face à Arsenal : « Je remercie mon Seigneur. »

À ce sujet — Antoine Griezmann, un footballeur comme autrefois. Et les Français aiment ça !

L’international Brice Samba a parlé sans détours de ses croyances dans une interview accordée au Parisien, en juin 2024 : « Il s’agit d’un pilier de ma vie. Je suis chrétien, je crois en Jésus-Christ. Cela me définit avant tout, même avant mes enfants, mon épouse ou ma famille. […] Mes parents, aussi, sont très croyants. Quand j’ai quitté la maison pour rejoindre à 11 ans le centre de formation, ils m’ont juste donné une Bible. »

Un phénomène qui s’étend

Loin de l’entrisme islamiste souvent dénoncé, il existe donc aussi une foi chrétienne dans le monde du ballon rond, et même par-delà nos frontières. Lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations, les joueurs nigérians s’étaient mis d’accord pour porter tous un bracelet muni d’une croix chrétienne. Une façon, pour eux, de témoigner leur soutien aux chrétiens persécutés au Nigeria. Les joueurs n’avaient pas communiqué sur le sujet, mais la marque Ballers In God avait tweeté : « La croix symbolise le sacrifice de Jésus, l’espoir au-delà de la souffrance et le souvenir de ceux qui ont perdu la vie pour leur foi ! »

Mode générationnelle ou volonté de suivre le Christ ?

Cette visibilité nouvelle de la foi chrétienne chez certains footballeurs révèle quelque chose de profond chez cette génération. La religion offre à ces jeunes sportifs de haut niveau un cadre rassurant dès lors qu’ils sont propulsés en stars mondiales engrangeant des millions d’euros, dans un univers où tout leur semble permis. En leur rappelant l’existence d’une autorité supérieure pour ceux qui y croient, la foi leur apparaît aussi comme une manière de demeurer alignés avec eux-mêmes. Elle les pousse à faire des choix plus conscients, dans un milieu où l’identité se confond souvent avec la performance.

Pourquoi cette génération semble-t-elle assumer publiquement ses convictions, peut-être davantage que ses aînés ? Pour Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’IFOP, la France est passée d’un « catholicisme de tradition » à un « catholicisme choisi ». Cette évolution s’inscrit dans un mouvement plus large de quête de sens. Selon les enquêtes de l’IFOP, 47 % des 18-24 ans déclarent être en recherche spirituelle, contre 30 % des 50-64 ans. Une partie de la génération Z cherche ainsi à se réapproprier un héritage culturel et religieux qui ne lui a souvent pas été transmis. Nul doute qu »elle sera sensible à cette foi qui s’affiche, comme dans ces images de la petite finale dont l’Angleterre est sortie victorieuse. Elles montrent des joueurs des deux équipes mélangés, en train de prier ensemble à l’issue du match. Sans doute l’une des plus belles images à retenir de cette Coupe du monde.

Thomas Bertin, dans BV



– Guerre en Iran, éviter l’erreur de Munich en 1938

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#webtube : Le régime islamique d’Iran consacre depuis des décennies ses énormes revenus pétroliers à son armement nucléaire, à la constitution d’un immense arsenal balistique hypersonique à grande portée et au financement du terrorisme international contre ce qu’il appelle « Le Grand Satan » (Les USA) et « Le Petit Satan » (Israël), et en général contre la civilisation occidentale de Liberté et de Justice, le tout en terrorisant, en persécutant, en affamant et même en privant d’eau potable son propre peuple.

Son but ultime est d’imposer l’islam à l’humanité entière, de gré ou de force.

Le monde largement déchristianisé, égaré et wokisé, y compris la gauche américaine, est prêt à se soumettre.

Seuls Israël et les patriotes américains vont résister.

Le régime islamique veut les détruire pour éliminer cet obstacle majeur à son projet de conquête et de soumission universelle.

En ce moment, les USA et Israël agissent militairement pour empêcher l’armement nucléaire de la République islamique d’Iran et détruire ses capacités balistiques.

Le président Trump et le Premier ministre Netanyahu sont présentés par les médias comme des hurluberlus et des va-t-en-guerre irresponsables, médias fortement influencés par l’entrisme sournois des Frères musulmans, avec leur inépuisable pactole qatari, et par l’égarement islamo-gauchiste ambiant.

La quasi-totalité des pays européens, menés par Macron, se désolidarise : « Ce n’est pas notre guerre ».

Dans un aveuglement suicidaire, ils refusent d’admettre que les agissements du régime islamique constituent une menace mortelle pour leur propre civilisation, et considèrent que la destruction éventuelle d’Israël n’est que le problème des Juifs et ne les concerne en rien.

Il y a là une répétition exacte du processus de 1938, avec la conférence de Munich.

Au lieu d’interdire fermement le réarmement massif de l’Allemagne qui était proscrit par le traité de Versailles de 1919 , Édouard Daladier et Neville Chamberlain s’inclinèrent devant Adolf Hitler et Benito Mussolini, trahissant honteusement leur propre signature des accords qui garantissaient la souveraineté de la Tchécoslovaquie.

L’holocauste du peuple juif et des tziganes était déjà amorcé par le IIIe Reich, mais ne chagrinait semble-t-il ni Édouard Daladier ni Neville Chamberlain.

Devant cette démonstration de veule lâcheté de la part du Français et de l’Anglais, Hitler mit en œuvre le soir même, en jubilant, avec un Hermann Göring radieux, un effort massif de réarmement.

Il ordonna à ses généraux de préparer des plans de bataille pour la conquête du continent entier.

Il était pourtant alors encore temps, en 38, de barrer la route à Hitler, mais cette occasion fut perdue et le résultat en fut la Seconde Guerre mondiale, avec 50 millions de morts et la dévastation du continent.

Et aujourd’hui, Macron, Starmer et cie, retombant dans les même travers de veulerie, exactement comme Édouard Daladier et Neville Chamberlain en 38, laisseraient bien volontiers le régime démentiel des mollahs s’armer indéfiniment et menacer la civilisation, en détruisant bien entendu Israël au passage.

Seuls le président Trump et le Premier ministre Netanyahu font aujourd’hui preuve d’intégrité et de courage pour éliminer la menace islamiste de barbarie conquérante et sauver la civilisation.

Il s’agit de désamorcer le djihad, quand il en est encore temps, en lui imposant des limites infranchissables, une muraille d’acier.

C’est la condition pour une pérennité du monde libre, l’alternative étant une islamisation endémique qui grignoterait progressivement toute la planète.

C’est ce que ne disent surtout pas les médias conventionnels dans leurs chroniques interminables.

Il est étrange que, artiste plasticien, je sois contraint de poser mes pinceaux pour énoncer des vérités qui crèvent les yeux et que les prétendus journalistes et Sciences Po ignorent superbement.

Jean-Loup Mordekhaï Msika, Riposte Laïque

– La chanson du jour, Feels like Summer – Staffan Carlén

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#webtube : Pas de paroles pour la « Chanson du jour », juste une mélodie instrumentale lumineuse, légère et incroyablement apaisante. Le genre de morceau idéal pour accompagner un café en terrasse, travailler au calme ou simplement se laisser porter par des vibrations estivales… Ben ouais c’est l’été quoi !

#webtube : No lyrics for the « Song of the Day »—just a bright, light, and incredibly soothing instrumental melody. It’s the perfect kind of track to accompany a coffee on a terrace, some quiet work, or simply letting yourself drift along on summer vibes… I mean, it is summer, after all !

Source : Youtube

– Vitoria, Bilbao, Eibar : des supporteurs de l’Espagne attaqués par des indépendantistes basques

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#webtube : Pendant que l’Espagne décrochait dimanche soir sa deuxième Coupe du monde face à l’Argentine, plusieurs villes du Pays basque espagnol connaissaient une soirée d’un tout autre genre. Agressions physiques, drapeau incendié, tentative de sabotage d’un écran géant : les incidents, imputés à la mouvance indépendantiste radicale, ont émaillé une journée par ailleurs festive dans le reste du pays.

Vitoria : trente assaillants, du gaz poivré et deux blessés

L’épisode le plus grave s’est produit à Vitoria-Gasteiz, capitale de l’Álava. Une trentaine de minutes avant le coup d’envoi, un groupe d’environ trente personnes — présentées par la presse espagnole comme proches des ultras d’Alavés — a pris à partie deux jeunes portant le maillot de la sélection espagnole, dans la calle Cuchillería, en plein centre historique.

Les agresseurs ont d’abord aspergé leurs victimes de gaz poivré, dispersant du même coup les personnes venues leur porter secours, avant de les rouer de coups de poing et de pied. À l’arrivée de l’Ertzaintza, la police autonome basque, les deux jeunes présentaient des visages tuméfiés et se trouvaient désorientés. Aucune interpellation n’a eu lieu sur place.

Ce n’était pas le seul incident de la journée dans la ville. La police locale a identifié trois jeunes ayant frappé un autre supporter de l’Espagne calle Portal de Legutiano. Celui-ci s’est débattu mais a encaissé plusieurs coups. Retrouvés par les agents, les agresseurs ont reconnu les faits, expliquant que tout était parti d’un simple croisement de regards. Faute de plainte déposée par la victime, aucune arrestation n’a suivi.

Bilbao : l’écran géant du PP pris pour cible

À Bilbao, la tension s’est cristallisée autour d’un écran géant. Le maire, Juan María Aburto, ayant refusé d’installer un dispositif municipal — faisant de la capitale biscayenne la seule d’Euskadi dans ce cas —, c’est le Parti populaire qui avait monté sa propre installation dans le parc de Doña Casilda, en plein centre-ville.

Ernai, l’organisation de jeunesse du parti Sortu, avait appelé à manifester dans plusieurs villes pour réclamer l’officialisation de la sélection basque. Partie de La Casilla peu après 19h20, la marche a convergé vers le parc. Sur place, plusieurs manifestants vêtus du maillot vert de l’Euskal Selekzioa ont tenté de renverser la structure et d’arracher les câbles d’alimentation. Des bouteilles et divers objets ont été lancés, des barrières dégradées, et les spectateurs pris à partie.

L’Ertzaintza est intervenue rapidement, établissant un cordon de sécurité pour protéger les centaines de personnes venues suivre le match. La diffusion, brièvement interrompue, a pu reprendre. Des incidents ont également été signalés place Campuzano, avec des jets de projectiles contre les policiers.

Eibar : drapeau brûlé sur la place du village d’Oyarzábal

À Eibar, en Guipuscoa, la symbolique était particulièrement appuyée. La plaza Unzaga, où un écran géant avait été dressé, se trouve dans la commune natale de Mikel Oyarzábal, l’un des joueurs de la sélection espagnole. Avant le match, des inscriptions y étaient apparues : « Puta España », « Espainolismoa borrokatu » (combattre l’espagnolisme).

Alors que la place rassemblait des milliers de personnes et que la rencontre était en cours, une demi-douzaine d’individus encagoulés ont allumé des fumigènes depuis un mirador et brûlé un drapeau espagnol. Ils ont déployé plusieurs banderoles : l’une barrant les drapeaux espagnol et français, accompagnée du blason « Zazpiak bat » et du slogan « Gurea Euskal Selekzioa » (la nôtre, c’est la sélection basque) ; une autre, de grandes dimensions, portant le mot « boycott » et l’écusson espagnol rayé. Le mouvement Zazpi Baietz avait également organisé une mobilisation dans la journée pour l’officialisation de la sélection basque. Aucune violence physique majeure n’a été signalée sur place.

Au total, l’Ertzaintza a identifié une vingtaine de personnes en Biscaye — dont l’une mise en cause pour menaces avec arme blanche et jets de projectiles, quatre autres proposées pour sanction administrative — et trois en Álava, où un homme a été arrêté pour agression sur un policier. Des tensions mineures ont aussi été relevées à Barakaldo lors de l’installation d’un écran. Les investigations se poursuivent.

Ces incidents ne constituent pas une nouveauté. Le rejet des symboles de l’État espagnol et de « la Roja » par une partie de la mouvance abertzale s’exprime régulièrement lors des grands rendez-vous sportifs — des scènes comparables avaient déjà été observées lors du sacre espagnol de 2010. La revendication d’une sélection basque officielle en constitue le versant politique, portée notamment par le PNV et EH Bildu, qui tenaient précisément le jour de la finale un meeting à Bergara sur la « nation basque et son droit à décider ».

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– Coupe du monde 2026 : après le Qatar, le deuxième Mondial de la honte version américaine s’est achevé au bout de l’ennui

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#webtube : L’Espagne est championne du monde. Sur le plan strictement sportif, personne ne trouvera à y redire : la Roja a remporté son deuxième titre mondial après 2010, seize ans plus tard, au terme d’un parcours d’une régularité écrasante — un seul but encaissé en huit matches, le Portugal, la Belgique et la France éliminés en route, trente-huit rencontres sans défaite, la plus longue série jamais réalisée par une sélection européenne ou sud-américaine. Rodri, élu meilleur joueur du tournoi, a soulevé le trophée. La logique a été respectée.

Le problème, c’est tout le reste.

Une finale que le football aurait préféré ne pas avoir à jouer

Dimanche soir au MetLife Stadium de New York, l’Argentine a livré une prestation qui restera dans les annales — pour de très mauvaises raisons. Jamais, dans l’histoire des finales de Coupe du monde, une équipe n’avait terminé le temps réglementaire avec zéro tir. L’Albiceleste a attendu la 117e minute pour tenter sa chance. Deux frappes au total sur l’ensemble du match, aucune cadrée. Zéro expected goal durant les quatre-vingt-dix premières minutes. Unai Simon, dans le but espagnol, n’a effectué aucun arrêt.

Ce n’est plus du réalisme défensif, c’est un refus de jouer. À plusieurs reprises, les Argentins ont dégagé en touche le plus loin possible, sans même chercher à conserver le ballon. L’objectif semblait clair : tenir jusqu’aux tirs au but et laisser la loterie décider. Une finale de Coupe du monde ramenée au statut de partie de pile ou face.

Et pour ceux qui, jusqu’ici – comme moi d’ailleurs – défendaient encore la garra argentine, cette manière d’aller chercher la gagne dans les interstices du règlement, il faut bien admettre que certaines limites ont été franchies. Le coup de coude de Leandro Paredes dans le dos de Rodri, gratuit, uniquement destiné à faire mal. L’expulsion d’Enzo Fernandez pour une grosse faute sur Pau Cubarsi dans le temps additionnel. Paredes encore, exclu après la rencontre pour avoir cherché la bagarre. Le sport de haut niveau connaît la roublardise ; là, on est passé à autre chose. Que dire du refus d’applaudir les espagnols brandissant le trophée ? On explique quoi aux gamins qui visionnent la rencontre ?

Il faut aussi dire un mot du Slovène Slavko Vincic, qui n’a jamais tenu ce match. Les duels à la limite de la faute se sont multipliés dans la surface argentine sans que rien ne soit sifflé. Un but de Nico Williams a été refusé à la 97e pour une faute de Merino sur Otamendi, décision au minimum discutable. Il a fallu attendre le temps additionnel de la première période de jeu pour qu’un second carton jaune sanctionne enfin l’accumulation. Quand Messi, à la 117e, frappe très fort dans le visage de Merino en tentant de marquer, on se dit que la rencontre aurait mérité d’être reprise en main bien plus tôt.

Torres délivre, Messi rate sa sortie

Il aura donc fallu un but pour départager tout cela : à la 106e minute, sur un centre de Pedri repris de la tête en retrait par Nico Williams, Ferran Torres a expédié le ballon sous la barre du pied gauche. Deux entrants, une action collective et technique, la seule séquence de la soirée digne d’une finale. Le coaching de Luis de la Fuente, qui pouvait se permettre de laisser Nico Williams sur le banc, a fait la différence.

Quant à Lionel Messi, à 39 ans, il quitte la scène mondiale par la petite porte. Stratosphérique tout au long du tournoi, huit buts, décisif à chaque tour, double passeur en demi-finale contre l’Angleterre, il est resté introuvable en finale. Ses larmes lors de la remise des médailles disaient assez ce que représentait cette dernière chance. Il ne sera probablement plus là en 2030.

Le Mondial de la honte, saison 2

Mais si cette finale laisse un goût aussi amer, c’est qu’elle vient couronner un tournoi qui aura été, du début à la fin, une longue démonstration de ce que le football est devenu.

On croyait avoir touché le fond au Qatar en 2022 : une Coupe du monde attribuée à un pays sans culture ni passé footballistique, dans des conditions dont l’odeur de corruption n’a jamais été dissipée, avec des chantiers construits sur l’exploitation de travailleurs migrants. On se trompait. L’édition américaine a trouvé d’autres moyens de faire pire.

Une FIFA qui fait et défait ses propres règles au gré des circonstances — la levée d’une suspension pour un joueur américain a nourri des accusations de favoritisme qui n’ont jamais reçu de réponse convaincante. Des prix de billets scandaleux pour ce qui reste, faut-il le rappeler, le sport populaire par excellence, celui des terrains vagues et des maillots numérotés au feutre. Une mi-temps de finale portée à vingt-sept minutes pour caser un spectacle musical et des écrans publicitaires supplémentaires : le match n’est plus l’événement, il est l’intervalle entre deux séquences commerciales. Le tout dans une compétition de trente-neuf jours calibrée pour les diffuseurs et les partenaires, ponctuée d’interruptions à l’américaine.

Le public, lui, ne s’y est pas trompé : Donald Trump et Gianni Infantino ont été copieusement sifflés lors de la remise du trophée. C’est à peu près le seul moment de la soirée où le stade a parlé d’une seule voix.

Des enfants chantant la paix

Reste l’image qui résume tout. À la mi-temps, des enfants chantant l’amour et la paix devant les caméras du monde entier, pendant que le pays hôte et son président bombardent l’Iran et quelques autres. On appelle cela du soft power. Autrefois, on aurait employé un mot plus court.

Le football ne va pas droit dans le mur : il y est déjà, et il accélère. Ce qui s’est joué dimanche à New York n’est que la conséquence logique d’un sport devenu une industrie du divertissement, où l’on vend des sièges à des touristes plutôt que des places à des supporters, où les règles sont négociables, où le spectacle prime sur le jeu. Que la meilleure équipe ait gagné est presque un accident heureux.

Il restera de ce Mondial une Espagne irréprochable, quelques matchs de haut niveau, quelques belles surprises aussi même si il faut être fou pour continuer à prétendre que 48 équipes, ça donne du beau spectacle. Ce sont les seuls motifs de satisfaction, et ils viennent du terrain — le seul endroit que la FIFA n’a pas encore complètement colonisé. Pour combien de temps ?

Ceux qui ont grandi avec le ballon savent ce qu’ils ont perdu. Les autres n’ont jamais connu autre chose que ce spectacle-là, et c’est peut-être le plus inquiétant.

YannV

breizh-info.com

– Pour le droit à la différence

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#webtube : « Cette année-là », l’émission d’Éléments sur TV Libertés, remonte le temps jusqu’à l’année 1980 et un numéro d’Éléments devenue emblématique, consacré au « droit à la différence », matrice intellectuelle de la Nouvelle Droite. Quarante-cinq ans plus tard, l’émission revient sur cette intuition fondatrice : comment préserver la continuité historique des peuples dans un monde qui tend à dissoudre les frontières, les appartenances et les mémoires ? Telle est la question que posait Éléments en 1980 et qui est plus que jamais d’actualité. Autour de François Bousquet, directeur de la rédaction, les analyses de Daoud Boughezala, Rodolphe Cart et Anthony Marinier. VIDEO

François Bousquet, Revue Eléments

– Film « L’Odyssée », Christopher Nolan se frotte à Homère et réalise son rêve

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#webtube : Le film est magnifique. Le cinéaste nous prouve une fois encore qu’il sait raconter une histoire, soigner sa lumière, fluidifier son montage et diriger des acteurs aux dialogues plus grands que la vie. L’an dernier, souvenons-nous, Uberto Pasolini sortait sur les écrans The Return, un récit centré sur le retour d’Ulysse en son île d’Ithaque qui mettait de côté les douze premiers chants de l’Odyssée. Un petit film d’auteur un peu fauché, parfois kitsch, qui bénéficiait malgré tout de la présence au casting de Ralph Fiennes et de Juliette Binoche, et qui était intégralement tourné en Grèce.

Avec un budget pharaonique estimé à environ 250 millions de dollars, une dizaine d’acteurs à succès et un tournage réparti sur plusieurs pays (Grèce, Sicile, Maroc, Islande et Écosse), la nouvelle adaptation de l’Odyssée, actuellement en salles, n’appartient pas du tout à la même catégorie de films. Assumant un mode de production hollywoodien, la version de Christopher Nolan fait le pari de plaire autant aux lecteurs d’Homère qu’aux amateurs de péplums et de cinéma d’action plus contemporain.
Depuis des années, le réalisateur d’Inception, d’Interstellar, d’Oppenheimer et de la trilogie The Dark Knight rêvait de mettre en scène l’Odyssée ; il attendait, semble-t-il, le bon moment pour ce faire.

Anarchie et retour à l’ordre

Peut-être moins politique que le film d’Uberto Pasolini, car plus axé sur l’imaginaire et l’épique, la version de Nolan ne se contente pas du retour d’Ulysse à Ithaque mais traite l’ensemble de l’épopée d’Homère. Entrecoupé de flash-back de la guerre de Troie, savamment dosés et finement introduits par un montage fluide et introspectif, le périple d’Ulysse et de ses hommes pour rentrer chez eux évolue parallèlement au récit de la décadence d’Ithaque. Une cité sans roi et sans verticale du pouvoir, dont la reine, Pénélope, fait depuis vingt ans l’objet de convoitises de la part de nombreux prétendants au trône (Robert Pattinson, excellent dans le rôle d’Antinoos). Ayant grandi sans le modèle paternel nécessaire à la construction de soi et à l’affirmation d’un caractère fort et combatif, Télémaque, le fils, assiste impuissant à ce triste spectacle. Sa mère et lui appellent alors de tous leurs vœux le retour d’Ulysse – le retour à l’ordre. Les contempteurs habituels du patriarcat, de l’autorité et de la violence inhérente à l’exercice du pouvoir n’apprécieront sans doute pas le message…

À ce sujet — [CINÉMA] The Return, Ulysse et le retour à l’Ordre

Nolan tend le bâton pour se faire battre

Hélas pour Pénélope et Télémaque, le héros de la guerre de Troie aura beaucoup d’épreuves à traverser avant de les retrouver. Assez fidèlement, le réalisateur enchaîne les épisodes connus, dévoile les monstres (Polyphème, Charybde, les Lestrygons) et évoque ces figures féminines qui ont jalonné le parcours d’Ulysse, pour le meilleur (Pénélope et Athéna) comme pour le pire (Circé et Calypso). Autant pour les propos ineptes de Lupita Nyong’o qui affirmait, lors de la promotion du film, qu’Homère n’avait pas su accorder de place aux femmes dans son œuvre… Celle qui incarne à l’écran Hélène de Troie et sa sœur Clytemnestre, manifestement, ne doit pas tant ces deux rôles à une quelconque passion pour la littérature antique qu’à sa couleur de peau et au goût affiché de Christopher Nolan pour la provoc chic et choc et la polémique facile (on a pu le voir, déjà, avec Dunkerque et son éviction lamentable des 35.000 soldats français ayant couvert la retraite de l’armée britannique lors de l’opération Dynamo de 1940). De là, également, la présence au casting d’Ellen Page, dans le rôle de Sinon, qui, depuis sa chimérique « transition de genre » (ablation des seins et prise de testostérone) en 2020, se fait appeler Elliot Page…

D’une impressionnante maîtrise

Peu cohérent entre sa façon de défendre une verticalité traditionnelle née dans la culture antique et son désir pathétique de se conformer à tout prix à son époque, Christopher Nolan n’en a pas moins réussi son pari ; le film est magnifique. Le cinéaste nous prouve, une fois encore, qu’il sait raconter une histoire, composer un cadre, faire évoluer ses échelles de plans, soigner sa lumière, fluidifier son montage et diriger des acteurs aux dialogues plus grands que nature. Déjà familiers de Nolan, Anne Hathaway et Matt Damon donnent véritablement le meilleur d’eux-mêmes.
Le film n’est assurément pas un chef-d’œuvre, mais cela s’est joué à peu de choses. Il aura au moins le mérite d’avoir su vulgariser auprès du jeune public un récit difficile à adapter au cinéma, offrant peut-être à l’avenir un support idéal aux professeurs des collèges qui feront étudier Homère à leurs élèves. C’est déjà beaucoup.

4 étoiles sur 5

Pierre Marcellesi, dans BV